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Tour du lac Léman (en 2 jours)

Samedi et Dimanche 28-29 août 2010: Ca n’a pas été facile, mais on a trouvé une place dans notre horaire super chargé de l’automne pour enfin faire pour de vrai le tour du lac, un projet que l’on a depuis plus de un an. C’est donc en ce samedi de mon anniversaire que l’on part assez tôt (9h) pour fair la première partie du tour par la rive droite. Le trajet d’aujourd’hui nous mènera de Genève, à Nyon, à Lausanne, à Montreux et un peu plus loin car on a décidé de s’arrêter à Lavey pour profier des sources thermales. C’est une distance additionnelle parce que ce n’est pas sur le trajet, mais le détour vaut la peine pour se faire dorloter.

Lors de la première journée, on fera 126 km le long du lac par une température incertaine, très nuageux et 17 degrés. Heureusement il n’y a pas eu de pluie, hourra!  On s’est rendu compte que nous avions déjà fait en vélo la plus grande partie du parcour, soit jusqu’à Vevey. La route est belle, le paysage toujours aussi beau à regarder. On termine la journée sur une superbe piste cyclable dans les champs sous les arbres pour arriver à la ville de Lavey, vraiment claqués et contents d’être arrivés. C’est une bonne distance, la plus longue jamais accomplie jusqu’à présent.

Lors de notre pause diner, nous avons choisi un petit resto pizzéria à Lausanne sur le bord de l’eau. A peine quelques mots et la fille derrière nous se retourne. C’est une québécoise qui est bien contente d’entendre notre accent. En fait, c’est l’entraineure de Joannie Rochette, elles sont les 2 à Lausanne pour l’entrainement. Ca aurait vraiment cool de rencontrer Joannie en personne…

A l’hotel, c’est plein, il y a vraiment beaucoup de monde et on a pris la chance de ne pas réserver avant, dommage pour nous il n’y ‘a plus de chambre et l’hotel le plus proche est à 3 km de là. En vélo, surtout après avoir profité des spas et bains thermaux, ce n’est pas génial de faire 3 km. On nous propose la seule chambre qu’il reste… une suite… Ouin, pas vraiment dans notre budget « normal » pour un hotel, mais on est là, c’est ma fête, autant en profiter. On est donc dans la suite de l’hotel avec l’accès aux bains inclus.

On profite de 3 heures dans les différents bains/spas. Piscine avec tourbillon, bulles, chutes et lumières,  suivi de salles de relaxation avec aroma-thérapie, luminothérapie. Ensuite un spa bio avec senteur, spa mixte très chaud et spa nudiste mixte aussi! Enfin, un  Hamman. La totale.. on aurait pu y passer la journée entière, mais 3 heures c’est suffisant. De toute façon, il fallait aller souper aussi question de compenser pour les calories brulées. Le buffet est plus hot que bien des restaurants à la carte… sur place il y a un chef qui te fait ce que tu veux. On peut choisir entre boeuf, cheval, canard, autruche, lapin, poulet, poisson servis avec sauce, patate et légumes, et ce à volonté. Avec un petit demi litre de vin, on a bien dormi je vous le jure.

Le lendemain, une petite journée de 100 km. Dès que l’on repose nos fesses sur le siège, une douleur intense nous rappelle que l’on a délaissé le vélo au profit du hicking et que nos fesses ont un peu oublié l’inconfort du siège. C’est très désagréable, mais avec 5 heures de route aussi bien s’y faire tout de suite. On reprend la route direction le lac pour terminer notre périple. Direction Evian, en France, retour ensuite en Suisse sur la rive gauche et passage par Genève centre-ville pour remonter chez nous. La route au retour est plus difficile que la veille, non pas que le chemin est plus difficile, mais parce que notre journée d’hier nous rentre dedans. On fait des petites pauses plus souvent. Il fait super soleil, alors c’est quand même agréable de faire le vélo. On s’est arrêté pour diner à Evian question de couper la route en deux.

Sur deux jours, nous avons parcouru un total de 226 km avec une moyenne de 20.2 km/h pour 11:09 re route. Les pause aux heures, les arrêts diner et autres temps morts ne sont pas inclus là-dedans…on n’est pas des machines quand même! On roulait à un bon rythme, mais les cotes et le vent nous ont un peu ralenti au retour. On a pris du soleil en masse la deuxième journée, car il faisait beau et chaud.

Ce post ne contient pas de photo, pas le goût de trainer le kodak, trop pesant et pas le temps de s’arrêter. On a en fait passé par les mêmes endroits plusieure fois (sauf la partie supérieure du lac entre Vevey Yvoire), mais cette fois-ci en continue. On a donc enfin fait notre petit exploit du tour du lac.

On refera surement du vélo cet automne, mais moins intense, tous les kilomètres passé 80 était longs, difficiles et pas super plaisants…. mais comme ont dit « tout ce qui nous tue pas nous rend plus fort » et bien on est un ti peu plus fort maintenant et on n’est pas mort! heureusement !

A suivre prochainement – un petit retour en arrière avec nos récits sur la Croatie que nous avions laissé un peu de côté pour profiter de l’été.

MAM et Brigitte

Tour du lac Léman

Dimanche 30 mai 2010: Ca y est, le grand jour est arrivé. C’est aujourd’hui qu’on fera le tour du lac Léman que l’on voulait faire par nous-même, mais que Brigitte a trouvé sur internet tout organisé en groupe, mais en une journée.

Extrait du site www.cyclotour.ch : Organisé par une association constituée d’une dizaine de bénévoles, le Cyclotour du Léman unit cyclotouristes et cyclosportifs. L’épreuve, ouverte à tous, vous fera longer les rives françaises et suisses du Lac Léman. Le tour du Lac Léman se décline en trois parcours plus ou moins longs, en fonction de son niveau et de ses conditions physiques. 1er Parcours, le tour complet du lac, part et arrive à Lausanne pour une distance de 180 km. 2e Parcours, le demi tour part d’Evian (en France) pour rejoindre Lausanne, distance de 110 km. 3e Parcours, reliant Genève à Lausanne, distance de 60 km.

Nous, on fait le grand tour, 180 km de pur plaisir. Ca commence par un départ de Genève à Lausanne le samedi (soit la veille) pour coucher à l’hotel question de se lever frais et dispo pour le dimanche. Le dimanche il faut être au départ à 6:00 am pour récupérer notre chandail, c’est très très tôt, mais on a 8-9 heures de route à faire, mieux vaut commencer tôt et finir à la clareté, c’est plus sécuritaire.

On met notre cadran à 5:00 am (oui oui), et c’est déjà le déluge dehors… on s’était dit que s’il pleuvait on le ferait pas… il fait trop froid pour être 8h sous la pluie… c’est quand même supposé être le fun! On remet le cadran un peu plus tard, pour voir si ça s’améliore. Vers 6:30, une heure avant la fermeture du départ la pluie s’est arrêtée et on décide de partir. Même si on est presque les derniers on le fera quand même, c’est surtout un défi personnel plutôt qu’une course. On roule une heure à un assez bon rythme, mais la pluie a recommencé à tomber et il fait de plus en plus froid. On est trempé au complet et même les souliers, il nous reste encore 6 heures à faire comme cela et la pluie ne fait que tomber de plus en plus fort. On s’arrête pour faire le point et même si c’est une grande déception pour nous, on décide que l’on prend le train pour Genève et on abandonne. Toutefois, ce n’est que partie remise, on se promet qu’on le fera seuls cet été, question de réaliser ce beau défi dans de meilleurs conditions.

Après être retourné chercher nos baggages, on est dans le train et on esseye de se sécher le mieux que l’on peut. On est décu, mais on n’est pas les seuls car on croise 2-3 autres cyclistes qui prennent le train aussi.

De retour à la maison (à 10h!), on prend une bonne douche chaude pendant plusieurs minutes, on fait sécher le stock et on fini nos posts du dernier voyage à Lucere et on prépare les prochains. On aura d’autres chances de faire le tour, peut-être en 2 jours pour pouvoir visiter aussi.

Donc, abandon après 1 heure et 60km, mais quand même, le point positif, c’est que les 60 km de Genève à Lausanne, pour aller au départ, on les a fait en 2:30 à une moyenne de 24km/h… ce qui est un record pour nous.

mam

Lucerne, vélo jour 2

Lundi 24 mai 2010: On se lève tôt question d’avoir le temps de visiter notre musée à notre arrivée à Lucerne. Le train pour le retour est à 4:00, donc il ne faut pas perdre de temps.

Dès 9:20, on roule ou plutôt on marche la majorité des premiers 6.5 km à 12 %. La route panoramique nous donne une vue hallucinante et les nombreux motocyclistes en profitent bien.

Habituellement on est rapide, on dépasse tous les autres cyclistes et ça roule bien notre affaire. Mais là, on se fait doubler par tout le monde, des vélos de compétiton et des VTT. On est tout de même chargés de toutes nos affaires, mais je m’attendais à au moins rouler pour monter les cotes, mais non ce n’est pas possible, c’est trop.

Après une heure et quart de montée, on se rend inévitablement en haut et c’est le temps de quelques panos et des photos, break pour manger et on sait que la descente sera facile, mais il nous faut 100% de notre attention et c’est les freins à fond que l’on roule. D’ailleurs, comme le chemin est en serpentin, il faut faire attention à tous les virages et ne pas prendre trop de vitesse. Sur quelques tronçons où on peut se laisser aller, j’ai atteint 59 km heures et Brigitte 50 km (c’est speedy Brigitte), elle qui a 30 km heures avait la chienne avant d’arriver en Suisse!

Sur un vélo 50 km/h c’est vite en titi, mais on a survécu. Il faut de dégourdir les doigts qui sont raides et crispés ainsi que nos jambes avant de repartir. Brigitte a les jambes qui tremblent après ce genre de descente tellement elle est concentrée et stressée. Définitivement, les cols ne sont pas fait pour nous. On (du moins Brigitte) n’apprécie pas autant ça, si on veut faire de la randonnée, on n’ira pas en vélo et on choisira des endroits différents, alors tant qu’à monter des pentes à pied, mieux vaut rouler sur un peu plus plat ou avec des pentes moins abruptes.

On est maintenant arrivé sur le bord d’un lac qu’on longe en direction de Lucerne. Tout ce passe bien le long du lac, c’est assez plat! Le super beau temps est toujours de la partie, la chaleur et le soleil aussi et les gens profitent des différentes plages et rives aménagées ou pas. Il y a plusieurs bateaux sur l’eau, les planches à voile sont sorties et les bikini aussi!


On arrive à Lucerne à 3:00 pm, il n’y a pas assez de temps pour le musée; dommage. On se prend un sandwich et retour à la gare pour attendre le train. A une lumière, je prends une direction et traverse la rue et Brigitte ne me suit pas, car ce n’est pas le bon chemin, ce qui fait que l’on se sépare momentanément et arrivé à la gare, plus de Brigitte. J’attend quelques minutes, fait des aller-retour, mais je ne la retrouve toujours pas. Le train part à 4:00 pm c-a-d dans 5 minutes, ultime solution, se retrouver au train. Je me rends donc sur le bon quai,  la seule place où je suis certain qu’elle devra passer et Brigitte est là! Un peu énervée évidemment et je me fais chicaner, car elle a aussi essayé de me chercher dans la gare sans me trouver, mais on a le temps de monter les vélos, prendre place et même de relaxer un peu avant le départ…. tout est bien qui fini bien!

Dans le train, j’écris les posts question de ne pas oublier et surtout de ne pas attendre des semaines avant de poster sur le site. Brigitte lit son livre et on essaie de se reposer avant notre arrivée à Genève.

Ce fut un difficile trajet et on s’est aperçu que l’on n’est pas très bon dans les montées et descentes. Sur route on est assez bon, mais en montagne ce n’est pas extra à part pour la vue. Nos prochains parcours seront plutôt des trajets linéaires et presque plats. En Suisse, il y a des trains partout alors on ne sera jamais pris et on pourra reprendre le train dans une ville différente de celle où on est arrivé.

Finalement, Lucerne c’est vraiment beau, avec son lac et ses montagnes. Il y a tout ce qui fait que la Suisse est un des plus beau pays au monde!

Nous avons parcouru 64km en 4h10 avec une moyenne de 15.3 km/h.

MAM et Brigitte

[Photos de vélo entre Sörenberg et Lucerne]

[Photos panoramiques]

Lucerne, vélo jour 1

Dimanche 23 mai 2010: On s’est levé assez tôt (8h) pour une journée de presque 100 km, alors il n’y a pas de temps a perdre. Notre projet est de faire une boucle de 160 km sur 2 jours pour revenir à Lucerne.

Comme à toutes les fois, sortir de la ville est pénible, car on ne connait pas la place et on se trompe d’abord de direction pour ensuite reprendre le droit chemin et c’est parti. On a une belle journée qui s’annonce, tant mieux car on a une grande route à faire aujourd’hui, près de 100km.

Durant une heure, on réussi à suivre les bonnes indications et soudainement il n’y a plus de pancarte qui annonce notre direction, mais plutôt une autre. Pour bien connaître les pistes cyclables suisses et son exactitude dans ses indications, on se dit tout de suite que l’on a manqué une bifurcation. On rebrousse chemin et quelques minutes plus loin on voit là où on a fait notre erreur et on reprend la bonne direction. Ouf, heureusement que nous n’étions pas trop loin, c’est plate de revenir sur ses pas surtout quand on sait qu’on a une grosse journée, chaque km est important.

C’est un trajet plutôt facile, ponctué de petites montées et descentes, mais quand même assez plat. Après 4 heures de route à une bifurcation, on fait le point sur une grande carte de toutes les pistes cyclables et bizzarement on voit un lac. On n’est pas supposé revenir si près de notre point de départ et on se rend compte que l’on n’est pas où on devrait être. Brigitte veut revenir à Lucerne vu qu’il semble rester trop de distance à faire pour rejoindre notre destination prévue et pas moi, ce n’est pas ce qui est prévu. On fait la pause, mange un peu et on décide d’enclencher le plan B, c-a-d ne plus suivre aucune pancarte et mettre notre destination finale dans le GPS et suivre ses indications. La difficulté vient du fait qu’on ne suis pas une seule route, mais plusieurs tronçons de la piste cyclable et sur le trajet proposé dans le livre, ils ne l’ont pas détaillé, alors à chaque fois qu’on voit une carte, il faut s’assurer que nous prenons la bonne direction. Suivons le GPS qui nous dit que nous avons 40km à faire pour atteindre Sörenberg.

On traverse quelques champs, c’est le temps des foin. Les tracteurs et fermiers sont en plein action pour retourner le foin et profiter du soleil pour le faire sécher. Les enfants et femmes des fermiers sont avec leurs grands râteaux pour râcler le foin où le tracteur pourra les mettre en ballots. On a même vu une machine qui était en train d’envelopper de plastique un ballot fraichement fait. Ca sent bon!


Plus on s’approche de Sörenberg, le panorama des montagnes vertes est partagé avec celui des montagnes rocheuses parsemé de neige. Bien oui, on est assez haut pour voir encore de la neige et ce même à la fin mai. Ca fait quand même bizarre de voir encore de la neige pendant que nous sommes en t-shirt et culottes courtes sans sentir le froid.

On est finalement arrivé a Sörenberg, un petit village de sport d’hiver avec une belle vue. Situé au pied des montagnes, on a dû se taper une grosse cote de 10% sur 2 km, un défi trop intense pour cette fin de journée et l’on décide que de marcher les deux derniers kilomètres est plus judicieux! Faut quand même rouler demain aussi. Le gros soleil nous a tapé sur la tête toute la journée et les effets se font sentir, vivement l’hotel.

On arrive à l’hotel épuisés, heureusement qu’il n’est pas trop tard. La chambre spacieuse, les lits confortables et la douche font du bien. On a pris notre souper au resto de l’hotel, pizza et spagetti. Dans ce petit village, il n’y a pas beaucoup de choix et on doit quand même avouer qu’on est un peu paresseux après notre ride de vélo. On relaxe un peu après le repas, on sort pour faire une petite marche de digestion. Dans la chambre, il y a la télé. Moi qui ne regarde plus la télé depuis au moins 5 ans, je suis content de trouver un poste français ici et j’écoute Shrek 2 (je crois), du moins celui où il a 3 bébés.

On sait très bien que la montée infernale d’aujourd’hui est un peu moins de la moitié de la montagne… on devra faire le reste dès le début de notre journée demain. Ce ne sera pas facile, mais on sera au moins frais et dispo. En fait, on traverse un col, alors vous pouvez vous imaginer le tyde de montée que nous devons traverser.

Nous avons parcouru 95km en 6h30 avec une moyenne de 14.5 km/h.

MAM et Brigitte

[Photos de la route entre Lucerne et Sörenberg]

En vélo mi-Octobre

Samedi 17 octobre 2009: Même s’il fait un peu plus chaud à Genève qu’au Québec, ce n’est pas le Mexique. La bise (vent de l’Europe du nord) soufflait en ce magnifique samedi ensoleillé, mais il ne faisait que 11 degrés celcius. On avait débuté notre journée en finissant le ménage et en écrivant nos derniers posts du Kenya (Les fiches des animaux et leur photos). On était bien parti. Sachant que Brigitte devait travailler dimanche pour espérer terminer des rapports importants, il ne nous restait que samedi pour tout faire, y compris sortir prendre l’air, ce que nous fimes.

C’est donc une fois la journée déjà pas mal avancée que l’on décide de se botter le cul et d’enfin s’habiller pour sortir profiter de l’automne qui débute ici. On décide de faire 2 heures de vélo avant le souper pour la fête à Barbara, la copine de Tarek, des amis rencontrés lors de notre magasinage de sac de voyage en décembre l’an dernier.

Donc, on s’habille chaudement, on prend la rive droite du lac, la route la plus facile et accessible pour un petit deux heures de vélo à bonne allure. Le vent dans la face nous force à rouler à quelques kilomètres heure de moins, mais on maintient une moyenne de 18-20 km/h.

Dès notre première heure terminée, et pas une minute de plus, on vire de bord pour faire la route inverse et ce, sans pause…. pas nécessaire, car on va se refroidir si on arrête. On retourne, le vent dans le dos cette fois, à la maison, toujours sous le soleil qui se couche rapidement.

Brigitte propose une route alternative et on découvre de nouveaux chemins pour arriver dans notre quartier (Petit Saconnex). C’est plus des rallongis finalement que des raccourcis, mais juste le fait de prendre d’autres chemins ça fait du bien. On croise même des moutons qui traversent le chemin pour aller brouter dans le pré de l’autre côté de la route. On se croirait en campagne, mais non à seulement une rue de la route principale.

Donc, ce fut bref mais ça fait toujours autant de bien, on rentre prendre notre douche et se préparer pour le souper entre amis. On a fait un petit peu plus de deux heures de vélo, pour 38 km au total, à une moyenne de 18 km/h. C’était plustôt frisquet, mais on était bien habillés et ce fut agréable. Si la bise peu arrêter de souffler et que les températures d’automne peuvent rester au dessus de 10 degrés, ça va aller pour quelques autres sorties, sinon on s’enligne pour le ski très bientôt.

La saison de ski organisée (comme l’année passée) avec le groupe de Pré-en-Bulle commence au mois de janvier, donc à notre retour de Montréal on s’en va en ski au moins une fois par semaine et plus si notre horaire le permet (surtout celui de Brigitte).

Notre soirée avec les nouveaux amis a été fort intéressante. On a rencontré les autres amis de Barbara et Tarek. Comme nous ne connaissions qu’eux et qu’ils devaient être auprès des autres invités et bien on s’est bien intégrés. D’ailleurs, il n’y en avait pas beaucoup qui se connaissaient, alors tout le monde était nouveau pour tous. On était une vingtaine, les filles ont mangé à un bout de table et les gars ensemble à l’autre extrémité. Nous avons rencontrés de très gentilles personnes, on élargi notre réseau! On se promet de répéter l’expérience avec eux.

Je vous souhaite à tous un bel automne et de profiter des dernières belles journées avant la neige.

mam

Yannick et Mélanie

Dimanche 23 et lundi le 24 août 2009. Nous avons reçu de la visite, des amis de Brigitte, Yannick et Mélanie sont passés par Genève dans leur périple à vélo. Ils sont tous les deux adeptes de vélo et sont complètement autonomes.

Ils sont donc partis de Lyon (France) et ont traversé une partie de la France pour arriver en Suisse. Nous nous étions donnés rendez-vous le dimanche à mi-chemin (Frangy) entre leur point de départ du jour et Genève. C’est une belle occasion de faire une sortie à vélo, de découvrir un nouveau chemin et de passer du temps avec eux. On s’est tapé une descente de 10km sur 600 mètre de dénivelé… et bien sur la remonté au retour pour nous, vraiment pénible, mais c’est tellement valorisant après de voir que même à 7km heure, petit train va loin. Ils ont bien apprécié notre escorte, principalement arrivés dans Genève où nous devions passer à travers la ville, donc les voitures, les bus et les trams. Quand on ne connait pas la ville, c’est difficile. D’ailleurs, lors de nos voyages précédents, on se perdait toujours lorsqu’on traversait une ville.

Arrivés à la maison, ils se sont reposés et on a soupé ensemble, on a bien mangé et bien bu. Lundi, travail oblige, Brigitte est allé au boulot et moi j’ai servi de guide. Pauvres eux, moi qui me perd partout (ça ils ne le savaient pas), j’étais leur guide. Mais bon, c’était mieux que rien. Ils avaient besoin de carburant pour leur petit poêle et on est allé en ville pour en acheter. Ca a été la galère pour trouver le bon adapteur pour leur matériel acheté à Montréal et pas très compatible Europe. Après voir fait quelques km à pied et environ 5 boutiques, on a enfin trouvé une place qui en avait, mais ça ouvrait dans une heure, on est donc revenu plus tard pour acheter cette fois la dite patente.

Mais bon, ça nous a permis de se promener dans Genève, la vieille ville, le centre-ville et notre petit coin. Ils ont apprécié la sortie sur le bord du lac et on est retourné à la maison pour manger de la fondue au fromage et se reposer, car demain ils repartent déjà. C’est toujours trop court lorsqu’on a de la visite, mais chaque petite minute passée en leur compagnie est très appréciée et gardée en mémoire jusqu’à la prochaine fois.

Mélanie et Yannick ont un bel objectif et un beau projet, ils vont traverser la Suisse. Ils ne feront pas le même trajet que nous, ils iront plus au sud vers le Grand St-Bernard. Ils ont une belle route assez longue, des cols et des montées. Ils auront des photos époustouflantes, mais surtout une très belle aventure. Bonne chance à vous deux et envoyez-moi vos photos pour nous donner le goût de dépasser nos limites et de souffrir un peu aussi.

Ah oui, j’ai copié les photos de leur appareil qui relatent le debut de leur voyage, vous pouvez avoir un avant goût de leur voyage.

mam

Et non, ce n’est pas une erreur, c’est bien un « bébé à bord » collé sur le vélo de Mélanie, car elle est enceinte de 5 mois. Son ventre est encore petit et ne l’encombre pas dans ses mouvements et ne vous inquiétez pas pour elle, elle est raisonnable et bien entrainée. Et Yannick est là! C’est une belle expérience pour vous deux (et demi), prends soin de toi. Bravo ma belle, tu as vaincue ta peur des avions pour venir me voir en Suisse. Merci encore d’être venue me voir.

Brigitte

[Photos de Yan et Mélan]

5e festival SlowUp à Genève

Dimanche le 2 aout 2009. Nous devions aller faire une randonnée au Salève, mais avant même que notre cadran ne sonne, il pleuvait à boire debout et on a décidé de rester couchés, surtout qu’on n’a pas très bien dormi. A midi, on était plein d’énergie et il était trop tard pour faire la rando prévue (le départ est à 10h). Et bien, on revient à notre idée originale, on va participer au Slowup.

Décidément un autre événement avec un nom bizzare. Le slowup, c’est une journée qui promouvoit la mobilité douce et pour l’occasion il y a un trajet réservé aux cyclistes, joggeurs, marcheurs, patineurs à roulettes et tout autre moyen de transport sans moteur. C’est un parcours de 26 km protégé dans la ville et surtout la campagne pour nous faire découvrir les régions de la rive gauche, perché en haut de la colline.

Ca commence par une petite balade sur la rive du lac Léman, une route que l’on fait souvent pour aller en France. Ensuite, c’est direction Cologny en haut de la côte. On se tape donc une montée de 4-5 km assez rude, mais on est entrainé et ça se passe plutôt bien, une moyenne de 10-15 km en montée, c’est très bon.

Ensuite, il y a de petits stands partout qui nous permettent de goûter divers produits du terroir ou des commanditaires. Mais ses arrêts là, c’est pour les touristes ou ceux qui se cherchent une raison de se reposer. Nous, full primer on continue à vive allure. On essaye de se frayer un chemin à travers les rollerblades, les enfants et les petites familles. Le gens s’arrêtent n’importe où, roule à 10km/h trois de large et regardent le paysage. En fait, c’est une journée familiale et il n’y a rien qui presse. Mais on est habitué de roulé, on se faie un petit chemin tout en étant prudent à leur côté. Nous on roule, on averti de laisser la voie de gauche libre et surtout de rouler droit (pour les enfants qui zigzagent de gauche à droite).

On a dû se faire dépasser par un maximum de 3 personnes qui roulaient plus vite que nous, sinon, c’était nous le « speedy gonzalez ». Il y a même des parents qui ont dit à leurs enfants de bien rester à droite pour laisser passer les « professionnels, les vrais professionnels ». Faut pas exagérer madame quand même, on va juste plus vite que vous et on est loin d’être des pros! On s’est enfin trouvé un madame en gougoune qui roulait avec un vieux bicycle qui faisait un bruit d’enfer, on dirait que tout allait lâcher, c’était plein de bruits bizzare. Mais la madame roulait à 25-30km, donc pas facile de la clencher, on la donc suivi jusqu’à ce que Brigitte décide de la semer dans la brume (elle est partie hi hi hi!). On a super bien roulé, et tout ce que l’on monte, on doit le redescendre.

S’ensuit une magnifique descente dans les vignes avec le lac en arrière plan, vraiment beau. Je n’ai pas pris de photos, c’était juste une petite sortie rapido et on y retournera. On s’est taper le trajet de 26km en 1h10 on est très content. En plus de l’aller-retour pour la maison ça nous fait une petite journée de 33km.

Voilà donc un petit journée, sur soleil, de l’exercice et un bon souper, demain c’est retour au travail.

mam

Traversée de la Suisse – Jour 10 – fin

Jour 10, Mercredi 1er juillet : Yverdon-les-Bains à Genève – 103 km

Initiallement, on devait faire Yverdon jusqu’à Lausanne (54km) et faire Lausanne à Genève (56km) le lendemain. Toutefois, arrivés à une intersection où on voit une route alternative jusqu’à Lausanne qui fait 13 km de moins, on pense à une nouvelle possibilité. Puisque mon amie de Lausanne est en vacances et ne passera pas la soirée avec nous et qu’on a hâte d’arriver chez nous (surtout Brigitte), on décide de prendre la route plus courte pour atteindre Lausanne et de se rendre jusqu’à Genève. On combine 2 jours en un, au lieu de 2 petites journées, on en fait une grosse. Finalement, ça c’est avéré une bonne décision, on était content d’arriver à destination plus tôt.

Il a fait une autre superbe journée. En prenant la nouvelle direction, on a eu droit à une méga cote qui n’en finissait plus et plusieurs vallons qui ont demandé beaucoup d’énergie à monter. Alors, même si en km le chemin était plus court, on se demande si en temps on a vraiment sauvé. Mais comme on n’a pas fait l’autre route, on ne sait pas si les cotes étaient aussi présentes. On se plait à se dire que si et que notre choix était le bon.

Quelques km avant notre arrivée, les nuages refont leur apparition et quelques gouttes s’en échappent. Ce qui est bien, c’est que le soleil qui nous tapait sur la tête était caché, et que le temps s’est rafraichi. Aussi, comme les gouttes de pluie étaient un peu timide, elles ne nous ont pas mouillé, on séchait au fur et à mesure et ça n’a pas duré. Ouf, on l’a échappé belle!

[photos de la dernière journée de la traversée Suisse]

[Panoramiques de notre traversée suisse]

Conclusion: Après nos quelques 680 km, on savoure notre retour à la maison, dans nos affaires. Etonnament, on n’est pas « racké », nos jambes sont en pleine forme. Sans grand étonemment, nos fesses ont un peu souffert, surtout les derniers jours. Nos poignets sont fatigués d’avoir supporté une partie de notre poids tout le long du trajet.

On n’a eu aucun bris mécanique, aucune crevaison, aucun pépin. Seulement il fallait surveiller de près nos chaines et break à cause de la pluie et de toutes les cochonneries (sable et gravier) qui y collaient.

On est content de retrouver notre langue. L’allemand, on n’y comprend rien. On a parlé anglais pendant tout notre voyage pour se faire comprendre. Une chance qu’on est bilingues. Mais c’est quand même demandant d’être dans un environnement où on ne comprend pas les menus, les pancartes, les gens qui parlent dans la rue. C’est une bonne raison de déballer notre CD + livre d’apprentissage d’allemand qu’on a acheté il y a quelque semaines!

On a 4 jours à l’appart pour décompresser, faire nos courses, écrire les posts de notre aventure, relaxer avant de repartir pour une autre semaine de vacances très différente. Au moment où vous lirez ces lignes, nous serons au Portugal……à bientôt

Brigitte

Traversée de la Suisse – Jours 8 et 9

Jour 8, Lundi 29 juin : Aarau à Bienne/Biel – 95 km en 5h15

Magnifique journée qui débute avec un soleil mur à mur. Il fait déjà très chaud, quelques 30 degrés. On avait quelques items à voir sur notre liste, mais comme les attraits touristiques ne sont pas directement sur la piste cyclable et qu’ils ne sont pas indiqués, on n’a rien vu, rien visité. Alors, on se concentre sur notre route et on roule et on roule tout en savourant le paysage qui défile sous nos yeux. Les champs s’étirent à perte de vue, les couleurs dorées du blé alternent avec le vert de la forêt différent du vert de la verdure des feuilles des plants de mais ou du gazon qu’on a vu tout au long de notre séjour.

C’est plutôt plat et on maintient une excellente moyenne. On s’arrête pour manger un peu. Dès qu’on voit des fontaines, on en profite pour remplir nos bouteilles d’eau qui se vident rapidement pour étancher notre soif. On a déjà passé le cap des 40 km au diner, on avance vraiment bien et on décide alors de ce concentrer sur le vélo à 100%, et ne pas chercher à trouver les items sur notre liste. On va faire notre 90km d’une traite, du moins ce qui en reste.

Presque arrivés à destination, la dernière pancarte disait que Bienne était à 5km, on rentre l’adresse des hotels de notre liste dans le GPS….merde, on a dépassé de 5km nos hotels. Faut croire qu’on a fait bien plus que les 5 km. Mais bon, comme la piste cyclable contourne un peu la ville habituellement et qu’on ne comprend pas l’allemand, il se peut qu’on n’ait pas compris la pancarte qui indiquait le centre-ville de Bienne. On décide alors d’aller voir 2-3 autres hotels tout près trouvés par le GPS. Soit ils sont trop cher, soit ils sont fermés. On se retourne vers notre plan B, un hotel à 3km au centre-ville qui était sur notre liste, un gros, le Continental de Best Western, mais à très bon prix, ça va faire l’affaire.

Une fois la douche prise, on va visiter la vieille ville toujours aussi jolie que le Vieux Québec, mais en Europe. On repère un bon petit resto où l’on mange un des meilleurs souper de notre voyage. Il fait encore très chaud à notre retour à l’hotel et il n’y a pas d’air climatisé. Comme il est encore tôt, on en profite pour regarder la télévision un peu, mais le sommeil nous appelle rapidement après une grosse journée de plein air au gros soleil.

[photos de la 8e journée de la traversée Suisse]

[photos de Bienne]

Jour 9, Mardi 30 juin : Bienne/Biel à Yverdon-les-Bains – 89 km en 5h15

Une autre journée sur les routes en vélo, on commence à compter les jours qui restent avant d’atteindre notre destination finale, notre chez-nous. L’énergie commence à diminuer, les fesses, on n’en parle même pas, Marc-André à un point dans le haut du dos qui fait des coucous désagréables, mais on va quand même super bien! Il fait un magnifique soleil et la chaleur est encore au rendez-vous, ça nous fait oublier les premiers jours sous la pluie!

On a plutôt mal dormi avec cette chaleur, mais un bon déjeuner complet, avec oeufs, bacon et saucisses nous remet rapidement sur le piton. Dans les autres hotels, les déjeuners se résumaient à petite viande, fromage, pain et jus d’orange, mais étaient quand même super bons, mais là ça fait différent et on apprécie.

On se met de la crème solaire pour ne pas brûler et on part pour une autre partie de l’aventure. On roule sur de superbes chemins de béton, des routes d’accès pour les machineries agricoles à travers les champs. On suit parfois la route nationale ou on est complètement dans le bois sur la gravelle. On suit aussi pour une bonne partie du trajet la rivière qui mène au lac de Neuchatel. On prend même notre goûter sur un petit quai.

On s’est perdu encore une fois. Brigitte a vu la pancarte, Marc-André n’a rien vu du tout….on suit la pancarte….on monte une grosse cote qui ne fini plus, on arrive dans le bois, au milieu de nulle part. Vite le GPS pour venir à notre rescousse à une intersection de 5 chemins, quelle direction devons-nous prendre? Pour une fois, il nous ramène sur la bonne voie du premier coup, mais ça nous prend quand même une bonne heure avant de retourner sur la piste cyclable.

D’ailleurs, on est arrivé à Estavayer-sur-le-lac, là où il y a une cité médiévale construite en 1’300. On prend le temps de s’arrêter, question de souffler un peu. Notre marche dans la cité nous mène d’une petite rue à l’autre, on croise même la rue St-Laurent, rien à voir avec celle de Montréal! Quelques terrasses, plusieurs petites boutiques, c’est vraiment mignon.

[photos de la cité médiévale]

On avait aussi entendu parler d’un musée de grenouilles empaillées. Trop weird, ça a piqué notre curiosité, mais il n’y a pas d’indication et on n’a pas d’adresse, évidemment! Bon an mal an, on se promène dans la ville et par pur hasard, on arrive en face de ce fameux musée. On doit mener une bonne vie!

C’est un petit musée bourré d’objets hétéroclites disposés partout. En plus des grenouilles empaillées, il y a d’autres animaux empaillés, des lanternes du CFF (compagnie de train comme le CN), des armes anciennes, des livres, des objets divers et une collection unique de toiles d’arraignées exposées. Plus bizarre que ça, tu meurs! D’abord, le Musée des Grenouilles propose une collection unique au monde de 108 grenouilles naturalisées prenant des postures humaines, évoquant des scènes de la vie courante du XIXe siècle. Un officier de la garde de Napoléon s’intéressa à ces batraciens aux environs de 1’850 et en fit son hobby. Il vida les grenouilles par la bouche et les remplit de sable avant de les mettre en scène. Ensuite, un monsieur (que le nom nous échappe), a réussi à « immortaliser » les toiles d’arraignées et à en faire des oeuvres et à décider de les offrir au musée pour les exposer avec les grenouilles. D’une façon gardée secrète, il « attrape » les toiles d’arraignées, les colore et les encadre. Unique en son genre!

[photos du musée des grenouilles]

Il ne nous reste que 20km avant d’atteindre Yverdon-les-bains. On voulait profiter du centre thermal avec ces bains, mais on est arrivé trop tard pour bien en profiter, alors on a laissé tombé. Initialement, on avait planifié resté une journée de congé ici, mais comme on a bien hâte de rentrer à la maison, on change nos plans et on repart en vélo le lendemain.

[photos de la 9e journée de la traversée Suisse]

Inextrémis, on a eu une chambre d’hotel suite à une cancellation juste comme on mettait les pieds sur les pédales pour quitter la ville…c’était moins une! Encore une fois, on visite la vieille ville et on trouve une autre terrasse pour notre souper. Ils nous ont servi du Pepsi en bouteille, du jamais vu. D’ailleurs, ici les petites bouteilles en vitre de Coca-cola sont encore à la mode.

[photos de la ville d'Yverdon-les-bains]

Traversée de la Suisse – Jours 6 et 7

Jour 6, Samedi 27 juin : Turbenthal à Aarau – 111 km en 7h

Aujourd’hui, on a un gros objectif de distance à accomplir, mais qu’on a rallongé non intentionellement puisqu’on a viré pas mal en rond. Donc, après avoir très bien dormi dans la superbe chambre d’hôte et bien déjeuner, on repart sur nos vélos….sous la pluie! La dame est bien triste de nous voir partir sous la pluie, mais on lui a dit que ça faisait partie du voyage. Il ne pleut pas beaucoup, mais quand même.

On reprend la route 5 en direction de Aarau, mais arrivés près de l’autoroute en sortant de la ville, on perd les indications. On demande l’aide au GPS qui nous fait revenir sur nos pas pour finalement nous dire qu’on était ok au début. Et là, il pleut à boire debout, le plus fort qu’il a mouillé jusqu’à présent. Imaginez-vous habillés chaudement et sauter dans la piscine, c’est exactement cet effet là qu’on ressent. L’eau flotte dans nos souliers, l’eau coule du casque et sur notre nez et on tourne en rond!

Enfin sortis de cette ville, on retrouve la piste cyclable 5 et maintenant tout va bien, même si on est encore trempés. La pluie cesse doucement et on commence à sécher grâce au soleil qui se pointe le bout du nez timidement. Maintenant on roule sur du gravier mouillé, on est vraiment tout sale. La bouette revole partout avec les petites roches, c’est génial! On va rouler ainsi sur presque la moitié du trajet…c’est long et ça va moins vite. Et pour couronner le tout, en changeant de direction parce qu’on n’avait pas pris le bon côté de la rivière, je me suis planté dans la bouette…..ici aucune blessure, mais bien beurré!

On s’arrête dans un abri-bus pour diner, protégés du soleil et de la pluie. On a passé cette petite pause avec un chat hyper indépendant qui ne voulait rien savoir de nous, mais qui est tout de même resté tout près tout le temps qu’on y était.

Suite à toute la pluie qui est tombée durant les derniers jours, il y a bien sûr des accumulations. Alors, arrivés sous un viaduc de train, on ne peut pas passer parce que la rivière est sortie de son nid. Il n’y a pas d’autres chemins ni à droite ni à gauche. On ne peut pas passer dans l’eau, car à peine à un mètre du bord on est déjà rendu à la moitié de la roue. J’ai la bonne idée de grimper et de voir si on peut passer par dessus, soit sur la voie ferrée. Ca y est, je suis en haut et ça passe. Ne reste qu’à monter un par un les sacs et les vélos. Chérie m’aide à monter le tout et le tour est joué. Il n’y a rien à notre épreuve, même si on n’avait jamais pensé faire de l’escalade avec nos vélos!

Heureusement, on a fini par arriver à Aarau à 9h pm, le soleil était sur sa dernière étape avant le coucher. On a un super hotel tout près d’une belle vieille ville qu’on visitera demain, jour de congé. Bien chanceux, il y a un resto annexé à l’hotel, car on est trop paresseux pour sortir pour trouver de quoi manger. C’est très bon….anecdote…..ils ont mis la facture sur notre note d’hotel et lorsqu’on a réglé le tout au départ….ça n’y était pas et bien sûr on n’a rien dit, on a sauvé 100CHF :-)

[photos de la 6e journée de la traversée Suisse]

Jour 7, Dimanche 28 juin : Congé à Aarau

WOW, journée complète de congé! On fait la grâce matinée jusqu’à la dernière minute pour profiter du déjeuner inclus. La dame à la réception nous explique les indications pour se rendre au centre thermal. Il faut prendre le train et marcher un peu et ça y est. On n’a pas pris le bon train, dans la bonne direction, mais qui ne s’arrêtait pas à notre arrêt. À Bruge, on demande à un contrôleur qui nous dit le numéro du prochain train…il faut attendre encore quelques minutes, mais ça y est, c’est le bon et on arrive finalement à bon port.

On a pris le combo, soit l’accès aux saunas et aux bains. Arrivés aux vestiaires section sauna, c’est mixte et les gens sont nus…..on retourne à la réception et elle nous explique qu’en Suisse, Sauna = bains nudistes. Bon, on veut aller dans les saunas, on n’est pas pudiques et on ne risque pas de rencontrer quelqu’un qu’on connait. Il y a une énorme piscine extérieure / intérieure et plusieurs enfants. Dans la section sauna, réservée aux 16 ans et plus, c’est assez calme et il y a surtout des hommes matures….des gais?

Bref, c’est un pur plaisir de sentir la chaleur, la vapeur sur notre peau. C’est hyper relaxant. On a vraiment apprécié la piscine froide qui fait le pont entre le bain chaud et la période de relaxation. On refait le circuit à quelques reprises : sauna-froid-relax… On a aussi profité de la piscine tourbillon / bulles à l’extérieur. Très bonne idée qu’on a eu!

De retour à Aarau en début de soirée, on profite de la belle lumière pour visiter la vieille ville et prendre quelques clichés. Il y a plusieurs terrasses remplies, mais l’activité s’y concentre puisque les boutiques sont fermées. C’est vraiment joli, les bâtisses ont un beau cachet rustique qu’on aime beaucoup. On a choisi une terrasse où on déguste un bon petit repas avec un bon rosé.

[photos de la 7e journée de la traversée Suisse]

MAM et Brigitte

Traversée de la Suisse – Jours 4 et 5

Jour 4, Jeudi 25 juin : Bregenz (Autriche) à St-Margrethen (Suisse) – 20 km

C’est reparti pour la dernière journée du tour du lac de Constance et c’est aussi une petite journée relaxe. Ce sont les rayons de soleil qui nous ont réveillé et dès qu’on ouvre les yeux, c’est avec bonne humeur qu’on aperçoit le ciel bleu sans nuage et le beau soleil. Youppi, c’est notre première journée de beau temps!

Après un bon petit déjeuner, on se dirige vers Pfänder et son téléphérique. C’est une montagne de 1’084 mètres sur laquelle on a la vue sur la région, le lac et plusieurs montagnes autour. Il y a plusieurs adolescents qui sont en voyage scolaire ou en sortie de camp de vacances qui mettent plein de vie dans cette nature.

Rendus en haut, ce n’est pas si wow qu’on pensait. Il y a beaucoup d’arbres qui cachent la vue et seulement 2 points de vue. Le haut est assez limité en surface et il n’y a pas beaucoup à faire. On décide de suivre un petit sentier qui nous mène à travers divers enclos de petits animaux plutôt communs (chèvres, cochons, lapins), mais ça nous fait une petite marche.

Après la descente en téléphérique, on reprend nos vélos et on se dirige vers St-Margrethen pour notre journée spa. Ca va couper notre voyage avant de repartir pour la traversée de la Suisse.

En plus, il fait encore beau alors on va profiter du soleil. On a fait trempette dans les piscines qui tourne, à tourbillon, à jets et dans le sauna à l’eucalyptus. Vraiment trop cool!!! Et ce pur plaisir durant un gros 3.5h. C’est une façon de remercier notre corp et de le dorloter, mais surtout pour nous de relaxer.

[photos de la 4e journée de la traversée Suisse]

Jour 5, Vendredi 26 juin : St-Margrethen à Turbenthal – 93 km en 6h

Bien reposés de nos 2 petites journées et grâce au spa, on est prêt pour une grosse journée de route. C’est un départ canon, il fait beau et chaud, on est en chandail et culotte courte et ça roule bien. Arrivés à l’indication qui termine officiellement notre tour du lac, on a le choix entre la route 33 qui coupe au travers ou la 5 qui repasse un peu sur le même chemin que la première journée. Allons-y pour la 33, la route des Ours.

Mauvais choix! Cette route est beaucoup moins bien indiquée que les routes nationales et évidemment, on perd la piste cyclable, on fait des détours, on zigonne dans la ville, on roule à 10km/h (autant dire qu’on n’avance pas!). Ca teste notre couple, même Brigitte ne sait plus quel chemin, quelle direction prendre. On prend le GPS qui nous fait virailler encore plus et j’essaie de prendre des racourcis, ce qui mélange encore plus le GPS….on veut sortir d’ici!!!

Malgré tout, il fait gros soleil et chaud, ce qui fait changement. Après 2h de viraillage on est de retour à peu près où il faut être et on part en direction de la ville de Will. De gros nuages noirs sont au dessus de nos têtes et ce qui deva arriver arriva…..une pluie battante se met à tomber. Eh que le temps change vite! On s’est abrités une grosse demi heure sous une petite tente, mais ça ne se calme pas. On n’a plus le goût de visiter la vieille ville de Will et on décide alors de quitter notre abri pour trouver notre hotel qui est à encore 1h de route.

Encore des côtes à monter, des toutes petites, mais avec la pluie, ça fait juste ajouter des obstacles pour nous compliquer la vie. J’ai décidé de quitter la piste cyclable pour rejoindre la route. Il y avait de la construction et du creusage, j’ai mal évalué la trajectoire en descendant la côte et je me suis retrouvé par terre dans la rue, le vélo dans le fossé et les pieds toujours attachés aux pédales. C’est merveilleux ces pédales qui clippent, mais il faut 2-3 secondes pour les détacher et je n’ai pas eu le temps. Je me suis égratigné la jambe gauche à 2 places et j’ai des echimoses sur le bras gauche. Heureusement qu’il n’y avait pas d’auto qui passait à ce moment là. J’ai mal, mais je n’ai pas pleuré :-)

Quelques minutes plus tard, on a rejoint la ville où on va coucher. C’est un petit village à quelques km d’une grande ville. C’est moins cher et c’est toujours sur notre route. 3 des 4 hotels sur notre liste sont fermés ou ne sont pas des hotels, bravo Google, pas fort! Heureusement qu’il y a un quatrième et cette fois c’est la bonne. C’est une pension, un genre bachelor super classe dans une maison fraîchement rénovée. Les hôtes sont super sympa et ils ont même séchés notre linge.

Ouf méchante journée! Beaucoup de kilomètres, plein de détours, du froid et de la pluie, mais on est en un morceau. Ne vous inquiétez pas pour ma blessure, rien de grave. Demain, on suivra la route 5 comme prévu initialement.

[photos de la 5e journée de la traversée Suisse]

MAM et Brigitte

Traversée de la Suisse – Jours 2 et 3

Jour 2, Mardi 23 juin : Ludwigshafen (Allemagne) à Friedrischafen (Allemagne) – 60km en 4h.

On se lève un peu tard, on est en vacances tout de même! Un bon petit déjeuner, des vêtements secs, Hourra! On repart en neuf sous un ciel nuageux vers 11h. Et devinez quoi? il se met à pleuvoir et il fait un peu froid. Un petit cracha de pluie, rien de trop fort, mais juste assez pour être désagréable et sous lequel on roulera toute la journée.

Sur notre route, on est attentif au paysage et aux petits villages qu’on traverse à l’affût de belles choses. Eh bien, un petit coup d’oeil à gauche et un château se dresse entre les bâtisses…..on s’arrête parce qu’on adore les châteaux. On prend quelques minutes pour marcher entre les tours et les murs de fortification. (photos 12 à 32 de la 2e journée)

Ensuite, on laisse les rives du lac de Constance pour s’enfoncer dans les terres en direction de Salem. Sur notre route on croise un monastère cistercien qu’on décide de visiter. Le monastère est très grand et est le mieux conservé du sud de l’Allemagne. C’est vraiment magnifique. Maintenant, c’est une école secondaire privée, donc les étudiants passent d’une bâtisse à l’autre au travers des touristes, c’est bizarre. L’endroit abrite aussi plusieurs petits commerçants – souffleur de verre qu’on a vu à l’action (très intéressant de voir d’où il part et tout ce qu’il fait pour arriver au résultat final), ébéniste, forgeron, ferblantier… Il y avait une écurie super bien présentée, hyper class, presque comme une chapelle. On a visité l’église avec ses statutes de marbre rose, mais on a surtout vu les bâtisses de l’extérieur. On n’a pas vu les pièces intérieures, il fallait être avec un tour guidé et ne parlant pas allemand et ayant peu de temps, on a laissé faire.

[photos du Monastère cistercien]

On se dirige maintenant vers notre objectif principal (raison pour laquelle on a quitté les rives) – une réserve de macaques. On demande au GPS de nous aider à trouver l’endroit rapidement afin de sauver du temps. Heureusement que madame GPS était là, car on était passé devant l’établissement caché derrière les arbres quand on est allé au monastère sans jamais l’avoir vu.

Après un petit pic-nic, on entre dans la réserve. Il y a plusieurs hérons qui ont élu domicile à cet endroit, c’est beau de voir ces grands oiseaux dans les nids immenses sur les toits des bâtisses. On entre dans une gigantesque cour grillagée pour voir et nourrir les quelques 200 macaques. On nous a donné une poignée de pop corn à leur donner un à un. On s’est bien amusés, les macaques sont très polis et bien élevés. Il y a une rampe en bois qui délimite le chemin de chaque côté. On peut les nourrir seulement lorsqu’ils sont assis sur la barrière, pas lorsqu’ils sont par terre. Ils sont tellement mignons, leurs doigts sont comme les notres, c’était un vrai plaisir de les nourrir pendant que Marc-André nous prenait en photo.

[photos des macaques]

Toujours avec l’aide du GPS et sous la pluie, on coupe au travers les champs pour retrouver le rivage du lac de Constance et arriver le plus tôt possible à notre destination finale de la journée, Friedrischafen. Une heure et demi plus tard, on arrive tout trempé, tout sale à l’hotel où la douche est plus que méritée. On termine la journée avec une bonne pizza et lasagne dans un petit pub vraiment mignon et rustique qui a du charme.

[photos de la 2e journée de la traversée Suisse]

Jour 3, Mercredi 24 juin : Friedrischafen (Allemagne) à Bregenz (Autriche) – 37km en 2.5h.

Troisième journée de notre périple. On débute la journée avec la visite du musée Zeppelin. Non, non, ce n’est pas lié à Led Zeppelin, mais à des immenses ballons gonflables. La fabrication et l’histoire de cette compagnie est marquante pour l’Allemagne, surtout durant la 2e guerre mondiale. Le tout a commencé par la fabrication de moteurs, ensuite de voitures sur mesure et finalement les ballons gonflables qui nécessitent des méga moteurs. En tout, 119 Zeppelin ont été construits. On en a même vu un dans le ciel le lendemain. Au musée, il y avait une reproduction, en partie, d’un ballon et dans lequel on est entré et visité les pièces (chambre, salon, fumoir). On a vu des moteurs et des modèles réduits de ballons gonflables. Bizarrement, il y avait une partie avec des toiles et des sculptures religieuses dans une des pièces du musée, la religion est partout. C’est une visite qui rempli bien le volet éducatif de notre voyage.

[photos du musée Zeppelin]

On reprend la route à vélo et on s’arrête sur l’île de Lindau (vivement suggéré par un couple qui a mangé près de nous le premier soir). C’est un magnifique petit village de pecheurs avec plein de passants, car c’est aussi un port important pour les traversiers du lac de Constance. On a vu un beau château et on a bien essayer de le visiter, mais on n’a pas trouvé le chemin pour s’y rendre. photos 7 @ 32 pour ile de Lindau

On a repris notre route en longeant le lac, les chemins de fer et en traversant champs et villages. On a croisé plusieurs chemins de fer, on zigzague d’un côté et de l’autre de la voie selon l’espace prévu pour la piste cyclable. A plusieurs reprises durant les 4 jours du tour du lac de Constance, les barrières se sont baissées devant nous pour laisser passer un train. Ils sont super prudents puisqu’ils baissent les barrières quelques minutes avant et les laissent baissées après le passage du train, soit beaucoup plus long que par chez nous.

Après les quelques kilomètres prévus pour la journée, on s’arrête à Bregenz. On a décidé de faire un petit trajet pour que le voyage soit des vacances et aussi pour profiter de la vue sur les alpes en prenant le funiculaire du Pfänder (à Bregenz). Comme c’est nuageux aujourd’hui, on aimerait le faire demain, alors on décide de coucher dans ce petit village qu’est Bregenz. On visite donc la vieille ville, on marche sur le bord du lac et on se couche tôt. photos 35 @ 50 bord de l’eau à Bregenz

[photos de la 3e journée de la traversée Suisse]

Traversée de la Suisse

22 juin au 1er juillet : Pour nos vacances, on voulait prendre de l’air, avoir le côté sportif mais aussi culturel, voir du pays et surtout profiter de l’Europe, mais sans trop dépenser (notre prochain voyage au Kenya coûte la peau des fesses). On a donc décidé de partir à vélo. On a pris le train jusqu’au nord-est de la Suisse, à Rorschach, on a fait le tour du lac de Constance et on est revenu vers Genève. Pour visualiser le trajet, voir la ligne rouge sur la carte.

On a parcouru un total de 686 km en 9 jours. On a connu la pluie, pas juste la pluie, la pluie diluvienne qui nous mouille jusqu’aux os en quelques secondes, mais aussi la pluie fine qui se sont alternés pendant 4 jours. La pluie a laissé sa place aux nuages pour 2 jours et ensuite au soleil et à la grosse méga chaleur pour les 3 derniers jours.

Les pistes cyclables ne sont pas toutes asphaltées, ainsi la « garnotte », la roche, le sable, la terre, le ciment et l’asphalte se sont alternés tout au long du trajet. On a eu plus qu’on en voulait des pistes non asphaltées et heureusement que mes roues de vélo sont plus grosses que celles des cyclistes de route, sinon le trajet aurait été pénible.

Bon assez pour l’intro, maintenant place au récit journalier de notre aventure à vélo.

Lundi 22 juin : Rorschach (Suisse) à Ludwigshafen (Allemagne) – 78km.
On part de Genève par le train de 8h45 et on arrive à Rorschach vers 1h20. Le temps de s’habiller et de préparer nos vélos et on part pour le tour du lac de Constance où on passera de la Suisse à l’Allemagne et ensuite l’Autriche pour revenir en Suisse. Eh oui, ce lac est au centre de 3 pays qu’on visitera, en partie du moins!

On est parti et il pleuvait quelques gouttes et il faisait frais. On s’est bien habillé avec nos kit de pluie, mais ce n’était pas assez car nos pantalons ne sont pas imperméables et l’eau reste dans nos souliers. L’eau s’accumule dans nos casques et il faut secouer notre tête fréquemment pour en expulser l’eau.

Notre objectif étant de voyager, de visiter et de se rendre à Ludwigshafen, on roule. On n’est pas fait en chocolat, on n’est pas fait en chocolat! (c’est une chanson de Tricot Machine qu’on a chanté tous les jours de pluie, ça nous a un peu consolé).

Après 2h sous la pluie, ça arrête et on sèche un peu. Juste le temps de passer le beau village de Constance où beaucoup de gens sont à vélo. Dans une rue, il n’y avait que des cyclistes partout. D’ailleurs, même sur la piste cyclable tout au long des 4 jours qu’a duré le tour du lac et ce, malgré la température moche, on a croisé une quantité impressionnante de cyclistes, autant des touristes que des locaux.

On s’arrête près de l’eau pour manger notre casse-croûte à Constance. Il y a des canards dont 2, un mâle et une femelle, qui sont à peine à 2 pieds de nous tout au long de notre goûter et qui attendent des miettes qui ne viennent pas. On se dit qu’ils doivent être habitués d’être nourris par les passants pour ne pas être peureux comme ça.

La deuxième partie de notre trajet nous mène droit sur de gros nuages et des éclairs. Pas de chance d’y échapper, il se met à pleuvoir, un vrai déluge. Pas question de s’abriter sous un arbre, c’est peine perdue, on est déjà trempés. Il faut rouler pour se réchauffer, car on commence à avoir froid surtout aux pieds qui flottent dans l’eau de nos souliers. En voyant les photos, vous vous direz « mais il ne pleut pas!!! », en fait on a profité des acalmies pour prendre des photos, sinon le kodak serait foutu avec toute l’eau.

La pluie s’arrête quelques minutes avant notre arrivée à l’hotel qu’on trouve rapidement et qui est libre (on a rien réservé de notre voyage pour nous laisser de la souplesse). Une bonne douche chaude pour nous réchauffer, on demande à l’hotesse de sécher une partie du linge pour le lendemain. Un très bon souper à un restaurant conseillé par un passant, merci!

Brigitte et MAM.

[photos de la première journée de la traversée Suisse]

Vélo Genève – Saint-Prex

Samedi 13 juin 2009. On reprend la route du vélo pour aller en direction Nyon (la plage de béton). On voulait essayer une nouvelle route que l’on a croisée lors de notre escapade dans le Jura, mais après à peine 1 km on a perdu les indications. Donc on est de retour sur notre route connue. On regardera la carte la prochaine fois pour faire se nouveau chemin plus en campagne. Moi je n’étais pas très excité de retourner à la plage de béton, même si c’était plein de monde. J’ai donc proposé à Brigitte de rouler 2:00 pile et d’arrêter où on serait rendu pour pic-niquer.

C’est ce que l’on a fait, deux heures de route, à toute vitesse, ça roulait merveilleusement bien, pas de vent, gros soleil. On a fait 45 km en 2 heures, un record de distance et de vitesse, on a dépassé nos limites.

On était donc plutôt loin de chez nous. On s’est arrêté à St-Prex, un ville fortifiée avec un château. Bof, un chateau faut le dire vite, c’est un village médiéval, entouré de fortifications. Il y avait surement une résidence pour le châtelin, ce qui fait qu’il y a un « château » mais ce n’était pas un chateau comme on s’attendait. On s’est trouvé un petit banc sur le bors du lac avec une vue magnifique sur Lausanne et sur les Alpes qui s’étendaient à perte de vue sur plusieurs couches successives.

Apres un super petit casse croûte, et deux supers muffins, on est reparti pour la maison. J’avais le « feeling » que l’on roulait super bien, des pointes de 45 km/h avec des moyennes de 30. Brigitte suivait très très bien, rien à redire. Mais notre speedomètre nous disait que l’on était plus lent que pour l’aller! bizarre

On a donc un peu été déçu de notre performance sur le retour et la fatigue nous a bien ratrappés dans la dernière demi heure. On est arrivé à la maison en prenant 5 minutes de plus pour le retour que pour l’aller, quand même pas pire pour des cyclistes du dimanche (surtout pour un samedi)

C’est donc 90 km au total que l’on a parcouru en 4:00. Une performance excellente. En fait, c’est la troisième plus longue randonnée en une journée à notre actif (1er-107km au petit train du nord, 2e-101km Evian-les-bains)

J’ai un peu mal aux fesses, mais ça va être correct demain. De toute façon, en super sportifs que nous sommes, demain dimanche c’est le hicking au Salève.

J’écris ce post, on est lundi, après le vélo et le Salève. Je suis top shape, sauf pour une petit irritation causée pas les vêtements trempés (de sueur). Il a fait super chaud, on a bu beaucoup et sué en masse !

mam

[photos de Saint-Prex]

n.b. le nouveau kit de vélo de Brigitte, sexy !

Vélo-Route du Jura (jour 4)

Dimanche le 24 mai 2009. Dimanche, le dernier jour: 4:45 de vélo et 80km. Sur le tracé, c’est moins long, mais il arrête à Nyon. C’est où il y a la plage de béton et qu’on va régulièrement. Tant qu’a être rendu là, on fait une heure de plus et on est chez nous à Genève!

Donc, c’est par une autre méga journée ensoleillée, trop même, on cuit qu’on entâme le dernier tronçon de notre voyage. Il fait plus de 30 degrés celcius sans nuage, un four. Dans le Jura, on était vraiment très haut ce qui faisait que la température de l’air y était plus fraîche. En descendant un niveau du lac, c’est comme un sauna, il n’y a pas d’air.

Pour descendre ça descendait. On avait 1’200 mètres de descente sur 27 km. Une vraie piste de course, nos freins n’en peuvent plus, c’était grisant de descendre à cette vitesse. On a même dû prendre des pauses tellement nos mains sont crispées en appuyant sur les freins et la concentration doit être à son maximum pour pas se planter!

On devait arrêter à Nyon pour reprendre nos bagages et le rapporter à la maison. C’était sur un chemin facile, plutôt plat et c’est sans aucun problème que l’on est revenu à la maison, fiers de notre exploit et surtout très fatigués et bronzés en cycliste! Je vous décris faute d’avoir une photo…trace pour les bas, les cuissards, les manches de chandails et les gants. D’ailleurs Brigitte a un « trou » dans chacun des gants créé par les velcros….très chic ses 2 petits ronds super bronzés sur le dessus de ses mains blanches.

Quatre jours de vélo, ce n’est pas beaucoup, mais c’est assez. Le lendemain on n’avait pas mal aux jambes, juste les os des fesses qui faisaient un peu mal. On a déjà prévu un 2-3 jours de canoe sur le lac/rivière de Genève avec la même agence. C’était parfaitement organisé, rien à redire.

Je nous trouve pas mal bon, Brigitte est beaucoup meilleure endurante/grimpeuse que je pensais, même après lui avoir transféré le sac. Faut espoir, ça ne l’a pas ralenti. Faut croire que les quelques mois d’entrainement font leur effet. Pour ma part, j’en ai arraché un peu plus que je pensais, mais c’est ok aussi, ça repousse nos limites.

On s’est laissé allé dans les photos, ce sont les meilleurs souvenirs. J’essaie de faire une sélection la plus variée possible, mais des fois c’est 150 photos par post. Je vous donne l’intégralité des photos que je garde, c’est pourquoi il y en a autant. Un futur album des « best of » sera un jour fait, ce qui donnera un résumé à ceux qui ne connaissent pas nos histoires et un retour dans le temps pour ceux qui nous on suivi.

[photos du Jour 4]