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Egypte/Jordanie (jour 12) Ferry pour la Jordanie

Après une petite pause, nous reprenons le récit de notre aventure en Egypte et Jornanie. Lors du précédent post, nous avions fait le long trajet en autobus pour se rendre à Nuweiba d’où nous prendrons le traversier pour la Jordanie.

Lundi 20 septembre 2010: Nous avons passé une très belle nuit à l’hotel et avons apprécié le petit déjeuner servi. Lors du check out, nous sommes avec 4 autres jeunes en sac à dos qui viennent d’Angleterre (comme nous!) et qui se dirigent aussi vers la Jordanie. Nous partageons alors le taxi avec eux pour se rendre au port. Arrivés là, on fait la ligne avec les truckers pour avoir un billet. Ca prend du temps et ça ne semble pas super organisé. A notre tour, nous donnons les 80 USD chaque et nos passeports et on attend encore le temps que le commis derrière traite les données. Après 10-15 minutes, nos passeports et nos billets nous sont enfin remis. Toutefois, il nous reste à clarifier à quelle heure le ferry partira puisque nous avons plein d’info contradictoires. On discute avec le manager qui nous dit que le traversier rapide partira à  2h, 3h ou selon l’heure qui lui plaira….ça veut dire qu’il faut être sur place au moins à 1h.

Il est presque 10h, nous avions prévu se rendre au Monastère Ste-Catherine en attendant, mais comme c’est à environ 1h de trajet d’ici et que le départ du ferry est plus tôt qu’on pensait, c’est trop serré pour prendre le risque de le manquer. On se joint au petit groupe pour relaxer sur une terrasse du coin où la télévision joue à tue-tête pour le soap du matin. On prend un coke, seule boisson disponible, on discute avec les jeunes et on regarde les livres de la Jordanie. Brigitte ne file pas trop, mal de coeur et de ventre, on reste à l’ombre, c’est moche. Heureusement qu’il y a une toilette tout près, mais finalement ça s’estompe un peu.

Il fait très chaud et il n’y a rien à faire d’autre au port que d’attendre. Vers 1h, on se dirige vers l’entrée du port pour s’approcher du bâteau et commencer les procédures d’embarquement. A part remplir un petit bout de papier, il n’y a rien d’autre à faire et on poursuit notre attente. Cette fois-ci, nous sommes dans une grande salle, bref je dirais plus que ça ressemble à un grand hangar et tout le monde attend. Il y a une section touriste pour nous séparer des camionneurs et locaux. Finalement, nous attendons jusqu’à 4h30 avant de commencer l’embarquement. On sort de la grande salle, enfin ça bouge, et on prend un bus pour 2 minutes qui nous amène au méga traversier. On doit laisser nos bagages en bas avant de monter au pont supérieur intérieur. On ne pourra aller à l’extérieur, car ils disent que c’est trop dangeureux vu que c’est un bâteau rapide. Au moins, l’intérieur est assez confo avec les banquettes et tables.

Comme on change de pays, on doit donner nos passeports pour avoir le visa et ils nous nous seront rendus qu’une fois arrivés à Aqaba en Jordanie. On savait que ça se déroulerait comme ça, alors nous ne sommes pas surpris de la façon bizarre de fonctionner. Il y a tellement de gens, on espère ne pas avoir de problème à retrouver nos passeports, mais comme c’est leur façon de faire, ils doivent avoir une méthode efficace. Durant la traversée, on relaxe un peu, on mange une cupper soup et on discute avec les gens d’à côté. Ils viennent de la Nouvelle-Zélande (près de l’Australie) et font un long voyage de 2 mois pour célébrer l’anniversaire de mariage d’un des couples du groupe (ils sont 8-10). Il y a aussi une jeune fille de l’Arabie Saoudite qui parle super bien l’anglais et qui aimerait venir étudier au Canada pour être dentiste, alors je lui ai donné mes coordonnées si elle veut plus d’infos. C’est vraiment agréable, nous faisons de super belles rencontres.

Enfin, à 6h30 nous accostons à Aqaba en Jordanie et le temps de sortir il est presque 7h15. Il nous faut maintenant récupérer nos passeports et trouver notre chauffeur privé. Ce fut très facile, car on a croisé notre chauffeur rapidement et il s’est occupé de trouver nos passeports…OUF! Disons qu’après les dernières péripéties, ça fait du bien d’être repris en charge et de n’avoir qu’à suivre notre guide.

Dès notre arrivée en ville, on remarque la nette différence avec l’Egypte….c’est propre, les voitures et les bâtiments sont plus luxueux et la conduite est plus agréable. Bref, nous sommes dans un autre pays, c’est le cas de le dire! L’hotel est aussi d’une catégorie supérieure et nous avons le souper d’inclus ce qui nous épargne de chercher un restaurant. Quelle surprise, nous sommes dans le même hotel que les néo-zélandais! Rassasiés par le bon petit buffet, nous nous rendons au café internet d’en face pour que je règle quelques derniers points sur un site qui avait été mis en ligne durant l’après-midi.

Durant ce temps, Brigitte fait quelques recherches sur la Jordanie dont voici une brève présentation. La Jordanie est entourée de la mer rouge au sud-ouest, de la mer morte , la Cisjordanie et Israël à l’ouest, l’Arabie Saoudite au sud et à l’est, la Syrie au nord et de l’Irak au nord-est. Ne partez pas en peur juste en lisant les noms des pays autour, car la Jordanie est un terrain « neutre », ce n’est pas un pays en guerre. La langue officielle est l’arabe, mais la plupart des gens parlent un très bon anglais. C’est un nouveau pays ouvert au tourisme qui grandit de plus en plus. La Jordanie est un grand plateau désertique avec des montagnes à l’ouest. L’Islam est la religion d’état, mais il y a environ 6% de chrétiens. D’ailleurs, savez-vous que le Jourdain auquel on fait référence dans la Bible est au nord de la Jordanie (d’où elle tient son nom)? Nous commençons ainsi notre voyage tout au sud par la ville d’Aqaba, passerons une nuit dans le désert de Wadi Rum pour ensuite on emprunte le chemin des rois pour se rendre à Petra au centre-ouest, un petit arrêt à la mer morte et à Jerash pour enfin arriver à la capitale Amman au nord du pays.

à demain pour la vraie aventure jordanienne!

MAM et Brigitte

[Photos de Nuweiba et du traversier]

à voir absolument, c’est le vidéo qui résume tout notre voyage en Egypte, qui montre vraiment l’ambiance. Je sais il est long, mais ça vaut la peine.
[Vidéo de l'Egypte 20:40]

Egypte (jour 11) Bus et encore bus

Dimanche 19 septembre 2010: Lors du dernier post, je vous ai laissé lorsque nous arrivions à la gare routière de Hurghada afin de prendre le bus pour se rendre à Sharm El Sheik. Notre chauffeur super gentil reste avec nous à la gare puisqu’il attend un autre bus et il tentera sa chance d’avoir des clients. Il sera là aussi au moment où notre bus arrivera pour nous indiquer lequel prendre puisque c’est assez rudimentaire, aucune pancarte ni affiche nul part indiquant la destination du bus.

Evidemment, le bus n’est pas à l’heure, sans grande surprise. Nous passons quelques heures dans la gare avec les locaux. Il y a surtout des hommes qui prennent le thé, fument la chicha et surtout qui ne semblent pas attendre de bus. Ils sont juste là, ça semble être un point de rassemblement. Ah oui, ici presque tous les hommes fument, c’est un de leur passe-temps favori.

Le bus prévu à 21h30 n’arrive qu’à 23h30, plein et aucune possibilité d’embarquer comme nous avions fait la veille. L’autre possibilité est de prendre un bus qui nous amènera jusqu’à mi-chemin à Suez et de là prendre un autre bus pour se rendre à notre destination désirée. Mais eux aussi sont tous pleins. D’habitude, ce n’est pas comme ça, là les gens retournent chez eux après les vacances/festival d’après Ramadan.

On ne peut attendre demain soir et voir s’il y a de la place, surtout qu’il y a peu de chance qu’il y en ait. On a rencontré un gars qui était là hier et il n’y avait pas de place et était de retour ce soir pour retenter sa chance. Il a eu l’occasion de rencontrer beaucoup de gens, des responsables qu’ils disent, mais personne ne peut faire grand chose à part nous dire d’attendre. On s’en va au même endroit que lui et on s’allie donc à lui dans nos négociations. Ils nous offrent une voiture privée pour 1’200 livres égyptiennes (240$) comparativement à 20$ pour le bus. Ils veulent notre peau!

On croise d’autres jeunes qui veulent aussi se rendre au même endroit et ils nous proposent d’embarquer avec eux dans un mini-bus. Trop risqué selon la police touristique, car si on se fait arrêter à un check point (c’est sur que ça arrivera), ils vont nous ramener ici car nous sommes des touristes et que le mini-bus n’a pas de permis pour transporter sur de longues distances des touristes, seulement des locaux. On ne prend pas le risque. Finalement, il y a un bus à 1ham (là il est minuit) qui va au Caire et qui y arrivera à 7h. De là, on pourra reprendre un autre bus en direction de Nuweiba, notre destination ultime pour prendre notre traversier qui va en Jordanie. Il y a de la place dans le bus, on peut réserver une place assise, le prix est raisonnable et c’est notre seule alternative qui reste si on veut sortir d’ici!

Enfin, à l’heure dite le bus par vers le Caire. On a notre place assise et il y a de l’air climatisé. On pourra dormir un peu avant de continuer notre aventure, car c’est le cas de le dire, c’est une aventure! Nous arrivons au Caire à 7h30 et il y a un bus en direction de Nuweiba à 9h30. On se compte chanceux dans notre aventure malgré tout, car tout fini par s’arranger. Ce sera juste une super longue route en bus, mais au moins on arrivera à l’endroit prévu à temps. Le trajet se passe bien, on a dormi presque tout le trajet. Le bus n’est pas plein et c’est calme, on a notre siège assigné et l’air climatisé est à fonds.

Enfin, après 16-17h de trajet en bus au total, nous arrivons à Nuweiba vers 18h. Il y a plein de camps sur le bord de l’eau, ça a l’air presque désert et abandonné. Nous ne sommes pas entré dans la ville, le bus nous a déposé près du traversier. Il n’y a pas d’hotel proche alors on prend un taxi jusqu’à un hotel proposé par le chauffeur. Il nous a proposé un camp avec huttes où il y a 2 lits seulement, mais on a besoin d’un peu plus de luxe après notre longue balade et nuit en bus. Il y a une autre personne avec nous dans le taxi et on va à son hotel pour voir. Finalement, ça fait bien l’affaire avec air climatisé, douche et accès à la mer rouge. Nous optons pour cet hotel, le Chaw hotel.

Il n’y a rien d’autre autour, mais heureusement qu’ils ont un petit restaurant sur place encore ouvert parce que là on a besoin de manger quelque chose de consistent. On n’a pas vraiment faim, mais on n’a mangé que quelques barres tendres et amandes durant la journée et notre souper d’hier date de trop longtemps. C’est ça la vie de voyageurs, mais nous aimons mieux voyager et profiter à la fois, pas seulement parcourir des distances. Par contre, il fallait faire cette journée de voyagement pour poursuivre notre voyage. Initialement, nous avions seulement 2h environ de traversier et 2h de bus, au lieu de quoi on s’est tapé 17h de bus… petite différence!

Le repas fut tout à fait délicieux, de grosses assiettes de shish kebab au poulet et sauté mariné excellent. C’est le meilleur repas que nous ayons mangé en Egypte, et ce n’est pas parce que nous avons faim, c’est vraiment bon. On peut maintenant aller prendre une bonne douche et dormir dans un lit confortable.

MAM et Brigitte

Egypte (jour 10) Apnée en mer rouge

Samedi 18 septembre 2010: Tel que promis, notre chauffeur nous attend après notre petit déjeuner pour nous conduire au bateau. C’est notre journée de snorkeling dans la mer rouge. Nous sommes contents, car nous ne sommes pas les seuls sur le bateau. Il y a un autre couple, une famille avec 2 enfants et un groupe d’adolescentes de la Belgique.

Lors de notre excursion, nous ferons 2 plongées en apné dans les récifs de corail, nous aurons un diner servi à bord du bateau et on fera un arrêt sur l’ìle du paradis pour relaxer et faire encore de la plongée en surface si on le veut. On fait une bonne balade avant de se rendre à notre premier arrêt. Sur le chemin, on a vu 2-3 dauphins qui ont fait quelques sauts, mais ils ont été un peu gênés et on ne les a pas vu longtemps.

Après quelques instructions pour se servir correctement du masque, du tuba et des palmes, on se prépare pour notre première sortie. Je suis toute excitée, c’est la première fois que je fais du snorkeling. Même si je sais nager, je prends une veste de sauvetage juste au cas où, surtout qu’il y a tellement d’autres choses à penser. Finalement, ce fut un bon choix car j’étais plus en sécurité même si je ne le tenais qu’au bout des bras, ce n’est qu’une question d’être accroché à quelque chose et surtout de ne pas paniquer lorsque j’ai de l’eau dans le masque ou le tuba.

Nous sommes à peu près dans 20 pieds d’eau juste au dessus d’un banc de corail. Nos plongeurs-guides donnent des petits morceaux de pain et les poissons s’agglutinent tout autour et très proche de nous. C’est génial!!! On voit plein de poissons de toutes les couleurs. On voit même un poisson Napoléon et un poisson clown (le fameux Nemo!) avec qui notre guide a joué un peu. L’eau est d’une clarté exceptionnelle et les récifs de corail sont vraiment beaux. Durant les 45 minutes de la plongée, on voit une grande diversités de poissons sans se lasser.

On doit bien suivre notre groupe, car il y a environ 10-15 autres bateaux et groupes de plongeurs et c’est facile de se perdre. On retient le nom de notre bateau au cas où, mais sinon notre guide le crie régulièrement afin que nous le suivions et ainsi on ne se perd pas. Marc-André fait quelques petites plongées dans l’eau pour aller voir plus loin et remonte ensuite à la surface pour reprendre son souffle. Je n’ose pas encore faire ça, je suis encore à m’adapter à respirer dans le tuba!

La deuxième plongée est moins riche en poissons, mais les coraux sont plus beaux et plus près de la surface. On ne doit pas y toucher ni en prendre, car ça les tue presque instantanément. Marc-André en a pris un déjà détaché et c’est piquant, lourd et assez dure. C’est super agréable, fantastique, calme, une des plus belle place au monde pour faire du snorkeling. Une belle activité qu’on peut faire dans quelques mètres d’eau et voir des choses assez différentes sans trop faire d’effort ou risquer notre vie. D’ailleurs, la nage avec les palmes fait que c’est beaucoup plus facile et comme on ne fait pas de grandes distances, ce n’est pas très épuisant. Aussi, comme il n’y a pas de vagues, c’est assez facile de flotter à la surface. Durant cette deuxième sortie, je n’ai pris que la veste de flotaison juste pour sécurité, mais je n’en ai pas eu besoin finalement.

Après le bon diner de riz, des légumes, des patates et un petit morceau de poisson pané, on arrive sur l’ile Paradise. On accoste au large et une chaloupe à moteur vient nous chercher. Nous installons notre serviette (empruntée à un des membres du bateau, car nous n’en avons pas) et relaxe environ 30 minutes question de digérer un peu. On s’en va ensuite faire un peu de plongée par nous-même sur le bord de la plage, car il y a quelques récifs tout près. On barbotte un peu ici et là, on va un peu plus loin au large pour en voir davantage. Un peu plus à l’aise, j’essaie de faire comme Marc-André et je ponge à quelques reprises au fond de l’eau. Finalement, ce n’est pas si compliqué, il suffit juste d’avoir assez de souffle à la surface pour souffler fort et faire sortir l’eau du tuba. On voit les mêmes poissons, des oursins et plein de corail.

Le temps passe vite, une heure déjà s’est écoulée depuis que nous avons commencé notre snorkling à la plage et on regagne tranquillement le rivage pour se faire sécher avant de retourner au port. Ce fut une superbe journée, une nouvelle activité qu’on aime. WOW trop cool!

De retour au port, notre même chauffeur de taxi nous attend comme convenu. Il nous avait offert de nous conduire chez lui pour prendre une douche et chiller sur le bord de la mer au lieu d’attendre 5h à la gare dans un endroit peu recommandable selon lui. Finalement, c’est à l’hotel qu’il nous conduit, un ami avec qui il a une entente. Une fois dans la chambre, on a beau essayer, on ne peut faire fonctionner la douche. Marc-André descend à la réception et comme on utilise la chambre plus longtemps, ils nous chargent. Il réussi à négocier pour 50 lives égyptiennes (10$) au lieu de 100 et ils nous changent de chambre. Bref, c’est une arnaque finalement et nous sommes tombés dedans à pieds joints. Bon on s’en est sorti pas si mal, on a été un peu stupide de penser que c’était gratuit. Au moins, nous sommes maintenant propres surtout que nous devrons passer les prochaines heures en bus.

Ensuite, on se promène un peu sur la route où il y a peu d’activité. On trouve un guichet pour retirer encore de l’argent. On a l’impression de toujours dépenser, c’est juste qu’il faut 5 fois plus de livres égyptiennes pour faire 1$, donc finalement on ne dépense pas tant que ça, du moins c’est toujours dans notre budget. On découvre une terrasse sur le bord de l’eau un peu en retrait de la route et des klaxons. C’est une bonne chose, car ils servent aussi des repas. Bon, ça a pris 35 minutes entre le moment où nous avons passé notre commande et celui où on a reçu notre assiette. Il faut dire que la cuisine est à un autre endroit. On pense que le resto déssert plusieurs terrasses, car c’est trop cher d’avoir une cuisine par terrasse. Notre tagine et pizza sont assez bon et c’est rassasiant. Heureusement malgré le délai, nous avons assez de temps pour manger sans se presser.

A l’heure dite, soit à 20h30, nous sommes de retour à notre point de rencontre fixé par notre chauffeur de taxi qui nous conduira à la gare. Malgré le petit tour de passe passe, il est super gentil, fait nos transfers gratuitement et nous a été d’une grande serviabilité. C’est vraiment bien de sa part de nous avoir pris en charge toute la journée pour seulement 20 livres égyptiennes (4$). Arrivés à la gare commence notre attente pour le bus….mais vous lirez la suite dans un prochain post.

Brigitte

[Photos de snorkeling en mer rouge]

Egypte (jour 9) Route de Luxor à Hurghada

Vendredi 17 septembre 2010: Ce matin, nous faisons le trajet en bus de Luxor (sur le bord du Nil) jusqu’à Hurghada (sur le bord de la mer rouge). Dès qu’on sort de l’hotel après un petit déjeuner-buffet, des chauffeurs de taxis nous attendent. Et ça recommence! Heureusement, ce matin nous avons besoin d’un taxi alors la négociation ne dure pas trop longtemps. Comme prévu, nous arrivons à 9h30 à la station Zanatka où le bus s’arrêtera.

Là, on attent sur de petits banc sà l’ombre que le bus arrive. Il n’y a pas foule, mais il y a 3 autres personnes qui attendent comme nous. Nous attendons et attendons encore. En fait, on vit l’expérience de l’heure égyptienne à fond, car l’autobus n’est pas à l’heure. Durant l’attente, un petit chiot nous diverti pendant que 2 adolescentes écoutent de la musique à côté de nous.

L’autobus tant attendu arrive enfin après 1h30 de retard, mais il est plein…full il n’y a plus de place. Nous n’avons pas d’autres choix, on monte quand même après avoir laissé nos sacs dans les compartiments sous le bus. Il n’y a pas d’autres bus plus tard et on veut profiter de la plage à Hurghada. On fera le voyage debout dans l’allée ou assis dans l’escalier. C’est toujours mieux que rien.  Brigitte passe la première heure assise sur le plancher près du chauffeur et on voit l’asphalte défiler à côté du bras de vitesse…rien de rassurant.

Nous sommes les seuls blancs du bus et on se sent vraiment touristes parmi eux. Le bus est super calme, tout le monde dort, peu parlent et les jeunes enfants sont incroyablements sages. Brigitte laisse sa place à un monsieur âgé qui embarque un peu plus loin et me rejoint debout dans l’allée. Heureusement que nous avons nos ipod pour écouter de la musique. Les rideaux sont tirés alors on ne voit pas le paysage défiler. A mi-chemin, on s’arrête dans un petit casse-croûte au milieu de nulle part. L’autre moitié du trajet se déroule bien et il y a même 2 personnes qui nous ont offerts leur place pour la dernière heure. Ca confirme que les Egyptiens sont des gens sympathiques, gentils et toujours prêts à nous aider.

Enfin arrivés à Hurghada vers 5h30 (après 6h de bus!), nous sommes fatigués de n’avoir rien fait! On prend le taxi pour se rendre à l’hotel avec notre chambre au 3e étage avec un balcon et une vue sur la piscine et la mer rouge à la fois. Notre chauffeur de taxi nous a appris qu’il n’y a pas de traversier pour se rendre à Sharm El Sheik pour la semaine puisqu’il est brisé. On a alors le choix de prendre le bus de nuit d’une durée de 12-13h ou l’avion avec escale au Caire qui coûte la peau des fesses. Ouain! On prendra le bus la nuit prochaine puisque nous n’avions pas réservé d’hotel à Sharm et nous profiterons d’une journée de plage demain à Hurghada (au lieu de Sharm tel que prévu).

Durant la soirée, on va se dégourdir un peu les jambes sur le bord de la plage et sur l’allée principale avant d’aller manger. On constate que l’ambiance est nettement différente ici. C’est beaucoup moins typique, plus touristique. Bref, il y a tellement de touristes que les vendeurs n’ont pas besoin de nous harceler…c’est une bonne chose. On opte pour un petit restaurant italien pour ne pas prendre un fast food. C’est un petit restaurant des plus chic que nous ayons eu depuis notre arrivée en Egypte, le repas est assez copieux et nos pâtes et lasagne sont délicieux.

Nous avons réservé notre excursion d’apnée (snorkeling) dans la mer rouge. En fait, la femme de notre chauffeur de taxi a une école de plongée et fait aussi des sorties d’apnée. Ce sera notre même chauffeur qui viendra nous prendre demain matin. Nous ne voulons pas faire de la plongée avec bouteille parce que nous n’avons pas nos cours, on manque de temps pour les suivre et c’est trop cher. On profitera du soleil et de la vue des poissons quand même.

On retrouve notre chambre d’hotel pour s’y assoupir. Nous avons eu une grosse journée. Elle fut assez épuisante même si on n’a rien fait. Une chance que nous n’avons pas trop de journée de transfer comme ça car ne n’est pas là qu’on visite et profite du pays!

MAM

[Photos de Hurghada]

Egypte (jour 8) Luxor

Désolée pour le délai dans les posts, ma soeur était à Genève la semaine dernière et nous avons profité au max du temps ensemble, alors nous avons délaissé nos publications pour mieux reprendre plus tard.

Jeudi 16 septembre 2010: On se lève vers 7h30 pour faire nos bagages, profiter d’un dernier déjeuner très copieux sur le bateau avant de se faire transférer à notre hotel de Luxor. Aujourd’hui, c’est assez relaxe puisque notre guide a tout combiné durant la journée d’hier, alors aujourd’hui on a seulement à flaner dans les rues de Luxor, aucune visite n’est officiellement prévue.

C’est une ville où il y a relativement peu de choses à voir, surtout que nous avons déjà visité les 2 temples (Karnak et Luxor). Tout est concentré près de la rue de la Corniche qui longe le Nil. Ainsi, arrivés à l’hotel, on s’installe pour relire un peu sur la ville question de voir ce qu’il y a à visiter d’autre. La fatigue nous rattrape et on s’endort pour une sieste d’avant-midi. Ah les vacances, c’est épuisant!

Après notre sieste, on part à pied pour aller visiter le petit musée de la momification sur les berges du Nil. C’est finalement super petit, on fait le tour en 30 minutes, et ce en ayant pris notre temps…c’est assez high tech, impeccablement présenté, il n’y a juste pas beaucoup de stock en vitrine. C’est comme un guide sur la momification qui nous raconte un peu les étapes du nettoyage du corps, l’extraction des organes, assèchement et enrobage avec les bandelettes de résine avant l’enveloppement final pour ensuite les installer dans les tombeaux. On y découvre aussi quelques instruments utilisés lors du procédé…c’est assez archaïque, mais ça faisait la job. Il y avait 2 momies authentiques (ou pas?) qui étaient exposées dans leur cerceuil décoré. En plus, il y avait une momie d’un babouin qui était vraiment belle. Bien sûr, il y a quelques sarcophages en très bon état. Visite vite fait, ce n’est pas un gros coup de coeur, mais c’est un arrêt agréable à l’air climatisé!

Ensuite, on s’aventure dans la ville de Luxor à pied parmis les habitants. Curieusement, plus nous sommes avec eux, moins on se fait achaler…bref c’est qu’on est sorti des zones touristiques où on se sent comme des proies :-) Ca fait du bien d’être moins achalés, car on peut se faire offrir une bonne vingtaine de fois des services qu’on doit refuser à chaque fois…ils ne sont pas méchants, ils essaient juste de vivre, mais nous nous essayons d’être en vacances et de relaxer. Durant notre trajet, on rejoint la gare afin de prendre des informations pour notre bus du lendemain matin que nous prendrons pour Hurghada. Au total, 3 personnes nous aident à trouver la billeterie du bus….tous nous donnent une indication différente, mais grâce à chacun on s’approche de plus en plus avant d’arriver finalement au bon endroit. On nous informe que le bus part près de l’aéroport, soit à 30 minutes du centre-ville et qu’on doit prendre les billets directement dans le bus. Une chance que nous nous sommes informés avant sinon on aurait couru demain!

On retourne à l’hotel pour se baigner un peu dans la piscine sur le toit. On mange un petit casse croûte dans le resto de l’hotel sur le toit aussi. Nous avons la vue sur le Nil et sur la ville. C’est bizarre de voir tous les toits un peu plus bas qui sont là pour accumuler divers articles. D’ailleurs, on a vu un toit plat avec tout plein de chaises…bizarre! On y passe quelques heures avant de retourner en ville en fin d’après-midi pour se dégourdir et saisir encore un peu de l’atmosphère égyptienne. Une calèche s’arrête près de nous et le cocher nous offre une balade d’une heure pour 5 livres éqyptiennes (1$) incluant la visite des souks et du marché de chameaux. Marc-André a les yeux qui brillent et on accepte leur offre en reconfirmant le prix. Les 2 cochers parlent français et nous expliquent ce qui se passe et ce qu’on rencontre durant la balade.

Après avoir traversé le souk de légumes et d’épices (on se fait beaucoup moins achalé comme ça!), on s’arrête au marché touristique de 3 étages, dont au 1er étage il y a du papyrus, au 2e des bibelots de divers matériaux et du parfum et au 3e des tapis et du cotton égyptien. A chacun des étages, il y a entre 5 et 10 personnes assises qui nous attendent, mais heureusement 1 seul nous suit et discute avec nous dès qu’on ose s’arrêter quelques secondes devant une étagère. On s’en sort bien, sans rien acheter puisque nous n’avons pas de place dans nos bagages pour ça. De retour à la calèche, notre cocher nous dit que le marché de chameau est terminé…on se met à douter…y a-t-il vraiment eu un marché de chameau?

A peine quelques tours de roue plus tard, ils nous annoncent que le tour coûte 50 livres égyptiennes (10$). Non mais c’est 10 fois le prix initial!!!!! On argumente, ils nous disent que ça ne couvrait que le souk. On a eu beau faire tout ce qui nous avait été suggéré dans le livre touristique (soit s’assurer que le prix est pour la calèche et non par personne, on a validé tout ce que ça incluait ainsi que la durée), mais ils ne sont pas de parole et ils s’essaient. Ca doit être que beaucoup de touristes tombent dans le piège. Mais bon, on a tenu notre bout et n’avons payé que le 5 livres égyptiennes. On a quand même failli se faire arnaquer.

Maintenant, on en a assez, on regarde alors pour se trouver un petit restaurant sur le bord du Nil. Nous sommes sur une petite terrasse sur le bord de la promenade. Il n’y a pas beaucoup de restaurants et celui où on s’arrête a presque l’air fermé et nous sommes les seuls clients…un peu inquiétant, mais c’est le seul que nous ayions vu. Nos assiettes semblent arriver d’un autre restaurant, mais c’est bon. En fait, on découvrira plus tard que nous sommes dans la portion bar du restaurant et que là où les repas sont servis c’est un peu plus loin. L’endroit aurait été plus agréable, mais l’important c’est de bien manger.

Après le repas, on marche jusqu’à notre hotel qui n’est pas trop loin. Là c’est plus calme et on ne se fait pas achaler…heureusement, car ça fini bien la journée.

MAM et Brigitte

PS – aucune photo

Egypte (jour 7) Vallée des rois, temples d’Hatchepsout, de Karnak et de Luxor

Mercredi 15 septembre 2010: Nous avons ajouté un petit tour de montgolfière à notre programme afin de profiter d’une vue différente des environs. Nous sommes à Louxor et on se lève à 5h30 pour être prêt à temps pour aller faire notre tour de ballon au lever du soleil. Notre guide nous attend à la réception pour le thé du matin avant de partir avec nos boîtes à lunch. Une voiture privée nous amène à un petit bateau-traversier que nous devons prendre pour se rendre sur l’autre rive du Nil (ouest).

Avec nous, il y a 2 autres Canadiens de Toronto, 1 Brésilien et des anglais d’Angleterre. Nous partagerons le ballon de 20 places avec un autre groupe de 10 personnes. Du haut des airs, la vue est superbe. On voit la montagne avec le temple de Hatchepsout et la vallée des rois que nous visiterons aujourd’hui. Aussi, on voit nettement la séparation entre la verdure des rives du Nil et le désert tout près. Une autre belle vue sur la rive est, soit la ville de Luxor avec son temple s’offre à nous avec le Nil bien sûr.

Pendant notre vol qui durera 45 minutes, on survolle les champs où les agriculteurs font la récolte. On voit les petites maisons, certaines mieux que d’autres, les champs verts, quelques animaux avant d’atterrir sur le bord du Nil. Dès que nous touchons le sol, tous les enfants acourrent auprès du ballon en espérant recevoir un peu d’argent ou des bonbons. Ce fut une belle balade, mais on aurait aimé être là plus tôt pour profiter du lever du soleil, mais on a dû attendre dans le petit traversier avant de prendre le ballon, ce qui nous a retardé.
[Photos du tour de montgolfière]

Après avoir retrouvé notre guide Chérife, on se dirige vers la Vallée des Rois où nous visiterons 3 tombeaux parmi la soixantaine datant du nouvel empire. Avant d’y aller, nous avons eu droit à une explication de l’évolution des tombeaux. En premier, durant l’époque préhistorique, avant même les pyramides, ils creusaient dans la terre pour y déposer les momies. Ensuite, ils ont commencé à construire des pyramides étagées avant d’avoir des pyramides triangulaires comme on connait. Finalement, durant le nouvel empire, la construction des tombeaux était fait en creusant dans la roche, dans les montagnes puisqu’ils étaient moins riches qu’à l’époque précédente. Ainsi, nous visiterons des tombeaux de cette dernière génération.

En fait, la Vallée des Rois est une série de montagnes rougeâtres dans lesquelles sont creusées des interminables chemins menant à des pièces où sont les tombeaux. En gros, ça ressemble à une grande fourmillière. A ce jour, 67 tombeaux ont été découvers et une quantité encore indéterminée reste à découvrir. D’ailleurs, quelques équipes d’archéologues y travaillent, mais les recherches coûtent hyper cher à financer. Le prix d’entrée permet la visite de 3 tombeaux que notre guide a sélectionné pour nous…d’ailleurs 3 c’est suffisant! Il a effectué son choix afin de nous montrer des choses différentes à chacun pour rendre la visite plus intéressante.

Le premier tombeau que nous visitons est celui de Thutmes III. Il a été tué par sa belle-mère Hatchepsout, celle dont nous visiterons l’immense temple plus tard. Donc, le tombeau de Thutmes III est le plus creux de ceux qui ont été découverts jusqu’à présent et juste le chemin pour s’y rendre est palpitant. Heureusement, c’est bien aménagé, pas comme dans la Pyramide de Dahchour où il y avait à peine 5 pieds de haut dans la descente. Arrivés en bas, il y a 2 grandes salles avec des plafonds hauts de 12 pieds au moins qui gardent des hiéroglyphes super colorés. On ne peut prendre de photos, alors vous devez vous contenter de vous faire une petite idée malgré le peu de détail fournis.

Dans un deuxième temps, nous visitons le tombeau de Ramsès I où tous les murs sont bleus et peints avec des figures par dessus en rouge et jaune. Il y a un gros sarcophage en granit rose presque plus haut que moi tout au centre de la pièce. C’est plus petit que l’autre tombeau, mais plus riche en décor. Enfin, le troisième tombeau est celui de Ramsès IX. Sur le plafond, il y a 2 nutes, soit la reine des nuits et matin. L’immense sarcophage est dans une assez grande salle, mais on ne peut pas s’approcher beaucoup.  Sur le site, on voit une équipe d’archéologues qui font des recherches, ou plutôt des gens du village engagés pour transporter les roches concassées par les archéologues.

A notre sortie de la Vallée des Rois, on s’arrête chez un artisan qui taille du granit, du calcaire, des améthistes, du grès et autres.  Brigitte a même participé brièvement aux diverses étapes de la fabrication, dont celle où il faut faire un trou pour le vase et « piocher » minutieusement sur le vase pour graver ou quelque chose du genre. Evidemment, nous sommes invités à l’intérieur pour regarder et éventuellement acheter un de leurs nombreux produits. Comme le veut la coutume, un thé nous est offert sans obligation d’acheter. Malgré les beaux bibelots et vases, nous n’achetons rien.

Notre prochain arrêt sera le temple de Hatchepsout qui est la première femme à monter sur le trône Egyptien en tant que « roi ». C’est elle qui a tué son beau-fils Thutmes III afin de pouvoir monter sur le trône. Son temple a 3 étages, rien de moins, et est creusé à même la montagne. Il y avait à l’époque 3 monuments dont un seul est encore sur pieds de nos jours. Autrefois il y avait une allée de sphynx devant le temple qui menait jusqu’au Nil et qui se poursuivait de l’autre côté toujours en ligne droite jusqu’au temple de Karnak. Une autre allée reliait Karnak au temple de Louxor et les 3 temples étaient installés afin de représenter une pyramide dont le temple d’Hatchepsout était le bout supérieur. Nous ne pouvons entrer à l’intérieur, mais notre guide nous fait le récit des histoires inscrites sur les murs extérieurs. C’est assez complexe et on ne comprend pas tout, mais ce n’est pas très important.
[Photos du Temple d'Hatchepsout]

C’est maintenant l’heure de retourner au bateau pour manger un peu suite à notre matinée hyper chargée. On en profitera pour se rafraichir et se reposer. Nous avons convenu avec notre guide de reprendre la visite des 2 derniers temples à 5h afin de profiter du soleil de fin de journée. Ouf, ça fait du bien de s’assoir et de somnoler un peu.

On poursuit la journée avec la visite du temple de Karnak qui est le plus vaste et le mieux conservé de tous ceux que nous avons visités. Un peu plus ils ne nous laissent pas entrer parce que nous sommes arrivés quelques minutes après la fermeture, mais on est en Egypte et tout se négocie! C’est assez impressionnant, c’est un complexe de 3-4 temples avec un méga bassin intérieur (lac sacré). Il y a une section avec 134 colonnes gigantesques et impressionantes tant par leur diamètre que par leur hauteur. Tout est démeseuré ici. Il y a plusieurs gravures sur les murs avec encore assez de couleurs imprégnée. Devant le lac sacré, il y a un gros scarabé dont la légende raconte que notre voeu se réalise si on tourne autour du scarabé 7 fois. Ne prenant aucune chance, nous formulons chacun notre voeu et effectuons les 7 tours requis…on verra.
[Photos du Temple de Karnak]

Suite et dernière visite, le temple de Louxor en plein centre de la ville. Ici, on voit les vestiges du fameux chemin de sphynx qui reliait au temple de Karnak environ 3 km plus loin. Certains des sphynx sont encore un super état, mais l’allée est beaucoup plus courte. Ce temple a été enseveli pendant des siècles sous le sable. Il était tellement enseveli qu’un village s’est construit sur lui avec des centaines de maisons et même une grande mosquée. Lors de fouilles, ils ont découvert le temple sous le village. Ils ont fait déplacer le village sauf la mosquée qui est encore sur pied à quelques 5 mètres plus haut que le sol du temple. On voit clairement les différences de niveaux entre les époques et c’est étonnant de voir à quel point le niveau du sol change.
[Photos du Temple de Louxor]

C’est la fin de notre visite et surtout de la croisière avec ses nombreux arrêts. On prend congé de notre guide qui nous reconduit à notre bateau avant de renter chez lui par train. Il aimerait bien avoir les souliers de Marc-André comme « tip », mais ils sont encore neufs et nous avons trop de jours de visite à faire…nous ne pouvons vraiment pas lui faire ce cadeau, ce serait un trop grand sacrifice, surtout qu’on ne trouve pas de Merrell en Suisse!

Merci pour ces belles journées et les nombreux apprentissages. Honnêtement, ce fut super enrichissant d’avoir un guide privé, car sans ça nous n’aurions vu que les ruines. Grâce à lui, nous repartons riches des histoires des divinités associées aux divers temples et tombeaux.

MAM et Brigitte

Egypte (jour 6) Edfou et spectacle

Mardi 14 septembre 2010: Ce matin on se réveille tôt, car on fait la visite du temple de Edfou. Malgré qu’on soit en vacances, on ne fait pas de grâce matinée puisqu’il faut profiter du début de journée où il fait moins chaud pour faire les visites. Une chance que les après-midi sont plus relaxes et on ne se couche pas tard.

Ainsi, à 7h on est prêt et attend notre guide dans le hall du bateau. Faut croire qu’il ne s’est pas réveillé, car on attend après lui avant de demander à la réception de lui faire un petit appel de courtoisie. Bizarrement nous semblons être les seuls à être debout car malgré qu’il y ait environ 60 personnes sur le bateau nous ne faisons pas les mêmes visites ou du moins pas à la même heure.

On a droit à un tour de calèche pour se rendre au temple d’Edfou qui est à 10  minutes du bord de l’eau. Il y a déjà une foule et c’est plein de français…depuis le début on avait que très rarement rencontré d’autres francophones ou des italiens ou allemands, mais juste des asiatiques qui sont partout et en grands groupes.

Nous sommes gâtés avec notre guide privé qui nous montre les particularités du site par rapport aux autres et aussi les similitudes sinon on aurait l’impression de toujours voir la même chose. Ainsi, on retrouve dans presque tous les temples une chambre sacrée, des divinités, des colonnes et une grande arche à l’entrée. Celui-ci représente le mariage entre Horus et Atour et on voit plusieurs scènes de la cérémonie sur les murs.

Le temple est assez bien conservé car il était enseveli dans le sable durant des siècles avant d’être découvert. Toutefois, il y a certains endroits où on voit du « grabuge » fait par les chrétiens coptes qui en avaient marre de la période pharaonique et de leurs Dieux qui sont partout. Certaines têtes, visage ou noms des divinités ont été martelées et détruites. Les coptes ont même utilisé le temple comme église et ont fait des feux à l’intérieur ce qui a recouvert les plafonds de suie. Sinon ailleurs on peut encore y voir de la couleur de la pierre qui était utilisée.

Les récits des dieux et divinités égyptiennes sont riches en histoire et diversité, il y en a pour tous les goûts. Il y a des hommes, femmes, le bien, le mal, le ciel, la terre, l’eau, le soleil….on a qu’à faire notre choix. Ce sont les prêtres qui font ériger un temple en l’honneur d’un Dieu X pour recevoir les offrandes du peuple et ils deviennent ainsi riches parce qu’ils utilisent les offrandes. Elles peuvent être liquides (lait, parfum) et solides (viande). C’est donc à leur avantage de sélectionner plus d’une divinité (souvent 3) et celles qui sont aimées par le peuple afin d’avoir le plus d’offrandes possible.

Le temple de Edfou est grandiose avec ses colonnes imposantes, les gravures plus grandes que nature du sol au plafond qui est à plus de 10 mètres. Ici aussi, il y a un nilomètre, mais beaucoup moins bien présenté que celui en puits de Kom Ombo (ici ce n’est qu’un escalier dans le mur). Une particularité du site est qu’il y a un grand couloir avec de grands murs qui fait le tour du temple et ses pièces intérieures. En calèche, nous retournons au bateau pour prendre notre petit déjeuner….très varié et complet avec du pain, yogourt, fruits, saucisses, omelettes, patates, fromage et toasts. C’est délicieux et parfait surtout qu’on commençait à avoir vraiment faim.
[Photos du temple d'Edfou]

Aujourd’hui, on relaxe sur le pont supérieur puisque c’est une journée de navigation. C’est une journée parfaite pour relaxer comme on fait lors des vacances de repos, mais malgré qu’on soit super actifs, c’est ce qu’il y a de mieux pour reposer notre esprit, car de rester assis à ne rien faire, notre cerveau a toute la liberté de repenser au travail….ce qu’on veut éviter. Depuis notre arrivée, il fait une grosse chaleur qui est moins suffocante qu’on le pensait. Le ciel est bleu sans aucun nuage, mais sur le Nil il vente assez fort, ce qui fait qu’on supporte mieux la chaleur. On boit des litres d’eau par jour, alors une de nos activité journalière est d’acheter des bouteilles d’eau, palpitant hein!

Pendant la navigation, on voit passer de petits villages sur le bord du Nil. Ce sont quand même de gros villages et aussi, ils habitent de vraies maisons / buildings et non pas des huttes ou tentes comme on aurait pu penser. Ils ont l’électricité grâce aux barrages et il y a plein de verdure sur les rives du Nil. Toutefois, on voit quand même à l’horizon que le désert n’est pas très loin. On croise plusieurs bateaux qui font le trajet inverse, soit de Luxor à Assouan.

Vers midi, on traverse une écluse. Tout le monde sort sur le pont supérieur pour regarder les matelots travailler. Ca a l’air d’être tout un boulot pour eux comparativement à ce qu’on connait. Ils font beaucoup de manipulation pour ralentir le bateau à l’aide des cordes pour enfin nous attacher durant le vidage de l’écluse. C’est une grosse écluse qui permet de faire traverser 2 bateaux à la fois et durant la grosse saison il peut y en avoir une trentaine par jour.

En fin d’après-midi on prend le thé avec notre guide et on discute de notre journée de demain qui sera super chargée. On en profite aussi pour faire un résumé avec lui des temples que nous avons visités jusqu’à présent, de leurs particularités et surtout de démêler les divinités. J’en profite donc pour faire une petite liste des divinités égyptiennes. Il est super patient, parce que nous avons un peu de difficulté à retenir les noms et surtout à les associer à leur « fonction ». Une chance que nous avons notre petit calepin pour prendre des notes.
[Photos du bateau et des écluses]

Après le souper, nous avons une soirée de danse orientale. C’est très semblable au spectacle que nous avions eu lors de notre première soirée au Caire. Le derviche tourneur est meilleur je crois que l’autre, mais nettement moins entertainer. Pour ce qui est de la danseuse du ventre oriental, elle est plus jeune, plus jolie, mieux habillée, mais moins sexy, plus gênée et moins expérimentée. Le spectacle est plus court, juste une chanson chacun. C’est bref, mais divertissant. La salle n’est pas pleine, mais l’ambiance est bonne. On est quelques filles a avoir été choisies pour danser avec la danseuse et je faisais partie du lot. Ce n’est pas facile comme danse et je n’ai pas vraiment le rythme.
[Photos du spectacle de danse 2]

Une autre belle journée qui prend fin.

MAM et Brigitte

Egypte (jour 5) Abou Simbel

Lundi 13 septembre 2010: Notre journée débute en pleine nuit afin de prendre le convoi qui part à 4ham. On se lève alors à 2h30, car notre chauffeur privé et notre guide francophone viennent nous chercher à 3h. En attendant que le convoi parte, notre guide Cherife nous explique plusieurs choses sur l’Egypte que nous insérerons au fur et à mesure dans le post.

Abou Simbel est à 300km de Assouan et située près de la frontière avec le Soudan. Aussi, comme il y a beaucoup de touristes, les policiers ou quelconque autre organisation, ont élaboré un horaire pour répartir les visiteurs durant la journée. Ainsi, les voitures et les bus venant d’Assouan doivent partir à 4ham pour arriver à 7h (ça ouvre à 6h). Nous ne sommes pas escortés, mais tous les véhicules et passagers sont enregistrés et on se suit à la queue leu-leu. Quelques fois, il y a des dépassements, comme si on jouait au chat et à la souris, c’est presque une course à qui arrivera en premier.

Nous sommes donc dans une voiture privée style limousine avec des rideaux aux fenêtres et de l’air climatisé. Il fait noir et nous sommes sur la seule route qui traverse le désert. On ne tarde pas à somnoler pour rattraper un peu le manque de sommeil tout en ne manquant rien de la vue extérieure. On se réveille à temps por voir le lever du soleil dans le désert.

Abou Simbel est un site archéologique sur lequel subsistent presque intacts 2 temples que Ramsès II a fait creuser dans le grès de la montagne occidentale avec vue sur le Nil. Les temples ont été déplacés parce qu’ils étaient menacés d’être submergés suite à la construction du haut barrage Nasser (en fait, lorsque le barrage a été construit sur le Nil, un nouveau lac a été créé soit le lac Nasser en innondant tout sur son passage). Comme les temples font partie du patrimoine protégé par l’Unesco, une grande opération de 36M$ durant 6 ans a permis de découper bloc par bloc les temples et de les remonter quelques 64 mètres au-dessus de leur emplacement initial sur un escarpement artificiel.

Ceci étant dit, arrivés à destination, notre guide passe devant la file et achète nos billets d’entrée (c’est un des avantage d’avoir un guide privé!). On passe par le petit sentier de gauche pour arriver au petit temple car il y a moins de monde. Le temple d’Hathor est précédé de 6 statues debout du pharaon Ramsès II et de sa femme Néfertari. Ainsi, on voit Ramsès II en 1er, 3e et 5e en partant par la gauche tandis. En plus petit, les filles de Ramsès II.

En entrant dans le temple, il y a une grande clé (celle que j’ai dans les mains sur une des photos). C’est en fait la clé de la vie et qui ressemble à une croix. Il y a deux façons de voir la clé. D’abord comme la carte de l’Egypte, car la longue partie verticale inférieure représente le Nil, supérieure le delta, la branche de gauche la mort et celle de droite la vie. L’autre représentation, celle de clé de vie, la partie verticale inférieure l’homme et supérieure la femme, à gauche les enfants garçons et à droite les enfants filles. Le lien entre la clé de la vie et notre voyage est la situation des sites que nous visitons. Lorsque nous sommes sur la rive droite (l’est), nous visitons des temples, tandis que sur la rive gauche (ouest), nous visitons des tombeaux. Ici à Abou Simbel, c’est différent puisque c’est à la fois un temple et un tombeau, car le pharaon Ramsès II ne faisait rien comme les autres.

Fin de la parenthèse….une fois à l’intérieur on prend quelques photos malgré l’interdiction, sinon il serait difficile de ramener des souvenirs avec nous et surtout difficile d’expliquer ce que nous avons vu. L’intérieur est orné de quelques colonnes qui sont toutes décorées de dessins/gravures comme le sont les murs. C’est vraiment grandiose, surtout sachant que ça date de plusieurs milliers d’années. Les dessins sont impeccables et super bien conservés.

Dans un deuxième temps, on s’avance vers le 2e temple/tombeau, le plus gros, celui de Ramsès II.  Quatre grands colosses sur la façade représentent le pharaon. Comme mentionné précédemment, Ramsès II était spécial et il a fait construire pour lui-même ce site majestueux. A l’intérieur, c’est plus difficile de prendre des photos car il y a beaucoup plus de monde, donc le gardien se promène un peu plus. Il y a 8 immenses colonnes et 8 statues avec des représentations de Ramsès II partout. Tout au fond, il y a une pièce divine où deux fois par année (le 22 octobre et 22 février), le soleil pénètre jusqu’au fonds de la pièce grâce à l’angle. Je savais que j’étais spéciale…je suis née le 22 octobre!

Le temps consacré à la visite s’écoule à la vitesse de l’éclair et c’est au pas de course que nous devons rejoindre notre guide qui nous attend afin de reprendre le convoi. Le site est vraiment spectaculaire surtout vu en début de journée comme ça. C’est incroyable comment c’est bien conservé….attention, lors du déménagement, ils n’ont pas reconstitué les parties déjà brisées, donc ce n’est en rien retouché ni réparé, c’est original. Heureusement qu’il y a des organismes pour aider à préserver ces sites uniques qui nous viennent des époques passées. Je ne sais pas ce que notre époque laissera….
[Photos de Abou Simbel]

Sur le chemin du retour, on s’arrête au fameux grand barrage d’Assouan, celui qui est à l’origine du lac Nasser. C’est un barrage hydroélectrique construit en 1970 sur le Nil à environ 7 km d’Assouan. Il est un des plus grand au monde et sa capacité de retenue est de 169 milliards de mètres cubes d’eau. Il a été construit pour supléer l’ancien qui ne donnait pas les satisfactions en terme d’efficacité et sécurité. La construction a été nécessaire pour arrêter les inondations annuelles du Nil suite à l’augmentation importante de la population et pour protéger les installations agricoles. Le but du projet était de réguler les crues, de produire de l’électricité pour le pays et constituer un réservoir d’eau pour l’agriculture. Le barrage fait 3.8km de long, presque 1km de large à la base et 111 mètres de haut et contient 12 générateurs électriques. Le lac Nasser est long d’environ 550 km sur 10km, ce qui fait de lui le plus grand lac artificiel.

Nous nous sommes arrêtés devant un grand monument représentant une fleur de lotus (fleur de nénuphare) qui est la fleur symbole de l’Egypte. Elle a été faite suite à la construction du haut barrage et représente les 5 doigts de la main pour souligner le travail de ceux qui ont permis la construction du barrage. Avec la voiture, nous nous sommes rendus sur le barrage puisqu’il y a une route qui le traverse. LG1 et LG2 ont tout à envier à celui-ci!

Le temple de Philae est notre prochain arrêt, mais pour s’y rendre, nous devons prendre un petit bateau car il est situé sur une petite île. Digne d’un temple, il y a des colonnes et encore des colonnes qui bordent la grande place. Il y a un petit temple de la musique qui représente les 5 jours de fête puisque les mois avaient tous 30 jours à l’époque, fois 12 mois et ça donne seulement 360 jours. Il fallait donc 5 jours pour compléter le calendrier qui furent dédiés à la fête, la célébration. Près de l’eau, il y a une superbe petite cour entourée de hautes colonnes intactes.
[Photos du haut barrage et temple Philae]
De retour sur la terre ferme, on récupère nos bagages à l’hotel avant de rejoindre notre bateau de croisière. C’est notre baptême de crroisière à tous les deux, c’est notre première expérience et nous commençons avec un petit bateau de 100 chambres, piscine, spa, 4 machines d’exercice, bar et terrasse. Notre chambre est chic et sobre…trop cool! On part les moteurs et on commence la navigation à 3h (bref ils nous attendaient avant de partir!). Ils ont été super gentils, ils ont gardé le buffet pour nous et un autre petit groupe qui est arrivé juste avant nous. Ensuite, on enfile notre maillot de bain pour profiter de la fin de l’après-midi sur le pont supérieur, relaxer au bord de la piscine. On fait une petite saucette, on se fait sécher et bronzer au soleil tout en regardant défiler les rives du Nil. Finalement, le Nil est plus étroit qu’on le pensait.

Il est 6hpm et on vient d’accoster à Kom Ombo pour visiter le temple du même nom. Celui-là ressemble beaucoup à celui de Philae que nous avons visité plus tôt aujourd’hui, mais sa particularité est d’être dédié à 2 divinités: Sobek (tête de crocodile) et Horus (tête de faucon). Le temple est divisé en deux parties égales, dont chaque côté est dédié à une divinité. Il est construit sur la colline d’où lui vient son nom: Kom = colline et Ombo = village…village sur la colline. Il y a un puit qui sert à mesurer l’importance des crues du Nil, qu’on appelle un nilomètre. Ceci sert à prévoir les impôts à récolter, car plus la crue est grandes, les récoltes seront plus importantes alors ils pourront prélever plus d’impôt. Astucieux! Nous avons profité de la lumière du coucher du soleil sur le temple, ce qui a rendu la visite plus féérique. On a trouvé le temple magnifique surtout avec le coucher du soleil, mais il y avait beaucoup de monde.
[Photos de la croisière et temple de Kom Ombo]

Une heure plus tard, nous sommes de retour à bord du bateau Le Nil Saray pour le souper et la nuit. Durant ce temps, le bateau reprend la navigation jusqu’à Edfou. Le buffet est diversifié et goûte bon. La dynamique du bateau est bien, ce n’est pas plein, à peine à moitié. Tant mieux, c’est plus calme, on a de la place partout où on veut aller et pas besoin de courir pour réserver sa place sur une chaise longue près de la piscine.

Ce fut une journée super remplie, riche en découvertes et c’est satisfaits que nous rejoignons les bras de morphée.

Brigitte

Egypte (jour 4) Assouan

Dimanche 12 sept 2010:  Nous sommes arrivés vers 9:00h avec le train couchette à la gare d’Assouan, légèrement en retard sur l’horaire. On emprunte la rue de la corniche le long du nil, le plus long fleuve du monde, pour trouver notre hotel. Après 20 minutes de marche, on le trouve enfin et encore une fois tout est propre et correct pour une nuit, avec bien sûr l’air climatisé car il fait une chaleur suffocante.

On s’informe tout de suite à la réception de l’hotel pour se rendre au point de départ des autobus pour notre voyage éclair à Abou Simbel tel que prévu à notre horaire. On a un gros problème, on nous informe qu’on aurait dû réserver une journée à l’avance pour aller voir le temple. Conclusion, il est impossible pour nous d’y aller aujourd’hui. La seule possibilité pour s’y rendre c’est de prendre le convoi et d’être sur la liste de la police touristique, aucune autre possibilité. Je suis un peu déçu, car c’est un hightlight de notre voyage, mais on se rabat sur une agence de voyage connue et reconnue pour voir si on peut tenter l’impossible. On nous explique la même chose et même avec des backshish il n’y a rien à faire… je suis triste!

Nous avons donc une journée de libre devant nous à Assouan puisque notre croisière ne débute que demain midi. On parcourt notre livre touristique afin de voir ce qu’il y a à voir ici. Il y a deux îles juste en face d’Assouan que l’on ne visitera pas avec notre guite et croisière, alors ce sera notre plan B. On réserve finalement un bateau moteur et un guide francophone avec l’agence comme ça on ne va pas perdre notre journée au moins. C’est évidemment un peu cher, mais il faut être flexible!

On embarque sur un petit bateau juste pour nous et le guide. On contourne l’île éléphantine pour rejoindre la rive gauche du fleuve où le monastère Saint-Siméon trône en haut d’une petite colline. Deux chameaux nous attendent, une autre balade à dos de chameau qui se passe très bien. Notre guide prend des photos de nous pendant que nos montures montent docilement la petite colline. Arrivés en haut, on suit notre guide qui nous raconte l’histoire du monastère catholique, sa construction, la vie des moines y habitant et son abandon après la guerre au 13e siècle. Le bâtiment assez grand habritait environ 200 moines dans un comfort plutôt surprenant pour une construction en brique, pierre et terre au milieu du désert. Pour être tranquilles, ils devaient l’être! Les chambres et les chapelles sont assez bien conservées et même certains dessins sur les murs sont encore visibles. Il y avait aussi une section pour les animaux et pour entreposer les marchandises.
[Photos du tour guidé]

En soi, le village nubien est étonnament calme, les gens se reposent ou sont à l'extérieur pour fêter la fin du ramadan, car on ne croise presque personne. Les maisons sont colorées et les intérieurs décorées de peinture et céramiques sont très propres. Je croise une fenêtre ouverte où je jette un coup d'oeil; une femme est assise à l'ordinateur en train de jouer au poker sur facebook... la technologie n'a pas de frontière! Bref, c'est surtout qu'on ne s'attend pas à ce qu'ils soient branchés sur internet vu leurs conditions de vie assez rudimentaires, aussi tous ont un cellulaire ou même deux. On s'arrête au musée des animaux empaillés que le guide fait ouvrir juste pour nous, son ami le propriétaire restant à l'étage supérieur. Il y a diverses photos des Egyptiens, de leurs coutumes, de leurs façons de vivre ainsi que des familles et habitations nubiennes. Une section est réservée aux animaux empaillés et à une petit boutique d'artisanat local. On nous sert un petit thé à la menthe et on relaxe. Les Egyptiens sont très accueillants et le thé fait partie de la bienvenue des hôtes. On leur achetera une petite boîte en bois avec des pierres incrustées, ça fera une belle boîte à bijoux et un beau souvenir, pas trop gros ni trop cher.

Ensuite, on s'en va à l'île de Kitchener, une île donnée à un général anglais ayant défendu avec son armée les Egyptiens, et comme cadeau, le gouvernement lui a donné 17 acres de terre, soit l'île au complet qui porte le nom du général. Ce monsieur aimait voyager et a importé des espèces d'arbres de tous ses voyages. L'île est un jardin botanique  représentant les différentes espèces d'arbres fruitiers et d'essences de bois spécial. Comme je vous le disais, c'est la fête de la fin du Ramadan et les Egyptiens sont en vacances. L'île est envahie de gens, des familles qui viennent ici pour pic-niquer et jouer dehors. Il y a du monde partout, mais pas de touristes, seulement des locaux. C'est beau de voir comment les gens profitent de ce petit paradis à deux pas des berges.
[Photos des îles Éléphantine et Kitchener]

De retour à l’hotel épuisés, on prend une douche pour se rafraîchir et on fait un petit dodo avant le souper. Vers 5h,  on part à la découverte du souk, c’est un très grand marché à ciel ouvert, un genre de bazar. Le souk de Assouan est divisé en trois sections, la section nubienne, égyptienne et arabe. Les boutiques vendent de tout, des boissons, des vêtements, des huiles et surtout des épices et du thé. Dès le premier magasin, le boutiquier capte notre intérêt et nous montre ses épices, nous les fait sentir et goûter. On n’est pas venu pour acheter, seulement pour voir et vivre l’ambiance du souk, mais les épices et les thés c’est pour moi comme un magasin de jouets pour les enfants. On se laisse finalement tenter par 3 thés, à la menthe, au citron et un autre local.

A la sortie, un jeune de 15 ans commence à nous jaser, on vient de quel pays, on parle français et nous parle du souk et des boutiques que nous croisons. Il est toujours poli et surtout n’a rien à vendre, il nous fait plus la description et la visite du souk. Grâce à lui, on se fait beaucoup moins achaler par les commerçants et on apprend un peu plus. On lui pose beaucoup de questions tout en déambulant à travers le souk. Il sera en fait notre guide improvisé pour environ deux heures. Il nous propose même d’aller visiter une mosquée qui est juste à l’extérieur du souk, ce que nous acceptons. Ici encore, Brigitte revêt une cape et il nous fait découvrir une partie de son monde à lui. Je prends des photos au coucher du soleil, c’est parfait.

De retour dans le souk, on repasse devant un autre vendeur d’épices et thé. Encore une fois, on sent les épices et thés et il nous offre de gouter un thé. Je me laisse encore tenter pour l’achat de thé, du thé égyptien cette fois. Le prix est élevé, on négocie et finalement on s’entend, mais on lui fait un petit coup de passe passe. Notre jeune guide/accompagnateur nous attend toujours à notre sortie (on est quand même resté presque 30 minutes à l’intérieur—c’est un rituel pour les vendeurs). Super contents de sa compagnie, nous lui donnons un peu d’argent pour le remercier sans qu’il ne nous demande quoi que ce soit. Je crois que c’est comme ça qu’il doit gagner sa vie ou du moins contribuer à se faire un peu d’argent. En fait, il nous a fait découvrir ce qu’est le vrai Egyptien, car ils ne sont pas tous « harcelants » comme ceux que nous rencontrons. D’ailleurs ceux-là sont devenus comme ça à cause qu’ils travaillent avec les touristes et que c’est un peu qui réussira à vendre quelque chose tellement il y a des commerçants.
[Photos du souk]

Nous devons retourner à l’hotel pour rencontrer notre responsable pour la croisière sur le nil. On en profite pour lui demander s’il peut nous organiser une visite à Abou Simbel en départ tôt le matin et de poursuivre avec notre programme de la journée. En deux coups de téléphone, il réussi à nous mettre sur la liste du convoi. Bingo, c’est possible!!! Il oganise le tout, on a notre voiture privée et notre guide qui nous rejoindront au milieu de la nuit pour faire le voyage à Abou Simbel (au lieu de commencer en matinée comme le programme initial prévu). On en profite aussi pour lui demander de nous conseiller un resto. Nous partons souper le coeur léger, déjà excités de notre visite de demain. C’est super bon, nous mangeons une tagine de boeuf aux légumes  (plat typique) et un poulet au curry.

On se couche tôt, notre chauffeur nous attendra à 3ham pour le départ du convoi à 4h et une longue route de 3h…mais ça en vaut la peine selon tout ce que nous avons lu. C’est bien comme les choses s’arrangent. Sans cet imprévu, nous n’aurions pas passé cette belle journée que nous avons eu…et le mieux, c’est que finalement on n’enlève rien à notre planning. Nous devons mener une bonne vie!

Marc-André et Brigitte

Egypte (jour 3 ) Le Caire: la vieille ville et le centre

Samedi 11 septembre 2010:  En ce beau samedi, chaud et humide, nous affrontons la ville animée qu’est le Caire. Nous prenons le métro super bondé pour 4 stations afin de se rendre dans le vieux Caire. Dès notre sortie du métro, nous arrivons face à l’église suspendue. Cette église consacrée à la Vierge a été surnommée « la suspendue » parce qu’elle fut bâtie au-dessus de la porte de l’eau dans l’ancienne forteresse romaine de Babylone. Aujourd’hui, c’est une église normale et au même niveau que les autres bâtisses, mais elle conserve son nom. Nous sommes arrivés à la fin du culte religieux où le prêtre bénissait les gens, mais on aurait plus dit qu’il les arrosait tellement il y avait de l’eau qui les éclaboussait. L’intérieur est chic avec les colones et la chaire de marbre. Nous n’avons pas beaucoup de mots pour la décrire, alors les photos vous refléterons mieux ce que nous avons vu.

Ensuite, nous sommes allé dans les jardins du couvent St-Georges où s’érige l’église St-Georges (une église chrétienne). Le jardin est paisible, il y a de la verdure et une pelouse (quelque chose d’assez rare en Egypte) et il y a plusieurs chapelles dans des petites grottes. Tout en haut d’un grand escalier imposant, nous faisons notre entrée dans l’église St-Georges. En fait, St-Georges a été connu dans tout le Moyen-Orient pour avoir enfreint le décret de l’empereur Dioclétien interdisant le culte chrétien et il aurait été martyrisé. Il y a donc des chaines symboliques dont les gens se couvrent le corps en mémoire du martyre de Saint-Georges.

On poursuit la visite du quartier copte (ou vieux Caire) en empruntant une ruelle profonde (sous le niveau normal du sol sans être un sous-terrain) qui nous conduit à d’autres églises et à la synagogue. On longe une ruelle bordée de livres et de souvenirs avant d’entrer dans un immense magasin. Tout y est, bijoux, vêtements, tapis, bibelots de pyramide ou sphynx, tables, cartes……une vraie caverne d’Ali Baba. On ne fait que s’y promener sans rien acheter. Par la suite, l’église St-Serge s’ouvre à nous et on y entre en descendant des marches (car le niveau du sol s’est élevé depuis sa fondation – c’est la plus ancienne église du Caire). La légende veut que la Sainte Famille s’y serait abritée dans une grotte sous l’autel. Jesus, Marie et Joseph auraient vécus en Egypte durant 3.5 ans….je crois que les histoires sont différentes d’un pays à l’autre. Et maintenant, savez-vous quelle est la signification d’allumer des bougies lorsque nous allons à l’église? Ici, ils disent que Joseph a fait des bougies et les a allumées lors de l’accouchement de Marie dans la grotte sous l’église.

Nous nous rendons ensuite à la Synagogue Ben Ezra. C’est le témoignage de la présence très ancienne et marquante des Juifs dans la région. Ici, c’est la plus ancienne synagogue d’Egypte et elle a subi de grosses restaurations dernièrement afin de la préserver. Grâce à un billet donné au gardien, nous avons pu prendre 2 photos dans la synagogue pour garder un petit souvenir. Enfin, nous entrons dans l’église Sainte-Barbara où il y a 2 rayons de lumière qui pénètrent par les fenêtres et l’effet est magnifique. Cette église est consacrée à une sainte tuée par son père parce qu’elle avait tenté de le convertir au christianisme. On sent que les chrétiens n’étaient pas trop appréciés ici à l’époque!

On sort du quartier copte (religion catholique orientale vs nous qui sommes catholiques romains) pour se diriger vers la citadelle et le Caire islamique. A peine sortis du quartier, on s’arrête à la Mosquée Amr Ibn el-As qui est le premier lieu de culte musulman en Egypte. Avant d’entrer, je dois passer par la porte de gauche, celle réservée aux femmes et où je dois enlever mes souliers et mettre une cape verte pour me couvrir de la tête aux pieds. Je peux rejoindre Marc-André un peu plus loin, car ce n’est pas le moment de la prière et qu’on peut être ensemble (sinon les femmes sont dans une salle séparée). La Mosquée est en fait une immense salle avec de grands tapis au sol et on dit qu’aucune de ses 200 colonnes n’est semblable à une autre. L’ambiance est calme et sacrée. Au centre, il y a une cour intérieure avec un style de gazebo en marbre. On n’y reste pas trop longtemps, mais je suis super contente d’avoir pu entrer dans un lieu religieux pour les musulmans. Pour votre information, les musulmans doivent faire 5 prières par jour et elle durent environ 4-5 minutes. Il y en a une juste avant le lever du soleil, une vers midi, une vers 4h, une au coucher du soleil et une vers 8h (ou plus tard selon l’heure du coucher du soleil). Ils sont flexibles et peuvent combiner 2 prières ensemble, surtout pour les gens d’affaire ou pour ceux qui travaillent avec les touristes.

On traverse plusieurs rues de la ville parmi les cairotes (ceux qui habitent au Caire), mais en fait on marche dans la rue comme eux. C’est sale, ça pue et il y a plein de déchets partout. Tous les taxis qui passent à côté de nous s’arrêtent et nous offrent de nous conduire, mais on refuse à chaque fois afin de sentir l’ambiance locale et de toute façon ce n’est pas très loin. Nous avons pu expérimenter la traversée des rues à l’égyptienne. Ca peut sembler bizarre, mais ici c’est assez périlleux, car il n’y a pas de passage piétonier, pas de feu de circulation ni de stop (ou très peu). Ici les gens traversent la rue en se faufilant entre les voitures qui continuent de rouler à leur vitesse, en ralentissant à peine. Et comme il y a beaucoup de voiture toujours dans les rues, il n’y a pas souvent de passages libres. Heureusement, nous avons essayé ça sur de petites artères, alors c’était moins risqué, mais on en a vu de toutes les couleurs durant notre voyage.
[Photos du vieux Caire]

On a rencontré plusieurs filles voilées durant notre marche dans la ville. D’ailleurs, la presque totalité des femmes sont voilées, mais il y en a quand même quelques unes qui ne le sont pas. Les filles voilées ici savent être très belles, chic et stylisées, car leur voile coloré et à motif ou brillants sont très tendance. Elles sont souvent habillées avec des couleurs assez vives. Il y a quelques femmes tout en noir et assez peu complètement voilées. Nous avons appris que celles en noir sont souvent celles qui sont bien installées dans leur vie de famille (elles ont un mari et des enfants) ou les plus vieilles. Aussi, on nous a informé que celles voilées au complet ne sont pas des juifs plus extrémistes ou plus pratiquant, mais c’est pour cacher la beauté d’une fille trop belle. Souvent, on lui suggère fortement de se voiler le visage ou elle le fait par elle-même. Bref, on ne peut dire que c’est la règle, mais ce qu’il nous a été dit.

De l’autre côté des grands murs de la citadelle, on arrive face à un building hyper moderne en verre et métal entouré d’une pelouse et d’arbres bien verts. Ca jure un peu dans le paysage. Nous sommes curieux de savoir quelle est cette bâtisse, c’est l’hopital pour enfants atteints du cancer. Malgré leur maladie, ils sont dans un super environnement, surtout si on s’imagine comment doit être l’intérieur. Toutefois, ça doit être privé et peu d’enfants dans le besoin ont la chance d’en bénéficier (il y a une grande séparation entre les riches et les pauvres ici).

Un peu plus loin, on essaie de trouver la Mosquée Ibn tulun sans grand succès, car on arrive dans de petites ruelles sales sans issue et sans minaret nous indiquant que c’est là. Heureusement, malgré l’aspect sale et délabré des endroits, on ne se sent jamais insécure ni menacé, car les gens sont super gentils. On marche encore un peu dans les rues, dans un marché, mais un peu avant 2h on commence à avoir notre quota de visiter. Aussi, c’est le moment d’une prière alors on ne peut plus entrer dans aucune mosquée. On ose prendre un taxi, mais seulement un blanc car il y a un compteur (si on prend un taxi noir il faut négocier le prix de la course…non merci!). Bref, on en trouve un blanc et on embarque. Il s’arrête quelques blocs à peine plus loin et on semble être arrivés, mais ce n’est pas là que nous voulons aller. On se rend compte qu’il ne comprend pas bien l’anglais et qu’il ne sait où on veut se rendre…ce n’est pas compliqué, c’est le musée du Caire, un endroit super touristique. On demande à des gens qui passent de nous aider un peu pour la traduction. Je trouve dans mon livre la phonétique en arabe de musée « mat-haf », la dame me comprend et l’explique bien au conducteur qui nous amène finalement au bon endroit.

Après 2 scanners avant d’entrer dans le musée, ils n’ont même pas vu le couteau suisse que j’ai dans mon sac, je me demande ce qu’ils scannent! Vous verrez que les photos ne sont pas super et qu’il n’y en a pas beaucoup, mais c’est que nous avons dû laisser le kodak dans un casier, mais on a réalisé que Brigitte avait son blackberry et ainsi on a pu prendre quelques clichés. Le musée est vaste et il y a une quantité impressionnante d’objets. Il y a des sarcophages et même quelques momies. Certaines salles présentent de petits objets en poterie, que ce soit des vases, figurines ou bijoux. Un des endroits très achalandé est la pièce dédiée à Toutankamon. C’est une des dernières découvertes qui fut très riches. Vous reconnaîtrez certainement le masque/casque en or qui recouvrait la momie de Toutankamon. Il y a aussi ces 3 sarcophages, un pour le corps, un qui recouvre le premier sarcophage afin de le protéger et ensuite un troisième pour la beauté de la chose. Bref, les 3 sont quand même d’une beauté rare et surtout bien conservés. Au rez-de-chaussé, il y a de grands objets dont des statues immenses qui sont assez imposantes.

Nous commençons à avoir faim et notre intérêt diminue lentement. Finalement, le musée ferme à 4h15 car c’est le festival, mais en 2h on a fait le tour et on est satisfait de ce que nous avons vu. On veut se trouver un petit resto pour manger un peu avant le souper qui sera servi tard dans le train. Finalement, on abouti dans un PFK, car il n’y avait rien d’autre à côté du musée. C’était le brouhaha à l’intérieur. Pendant que Marc-André se bat au comptoir pour passer et prendre notre commande, j’essaie de trouver une table libre. Il y a tellement de monde partout, il y en beaucoup qui sont debout juste à attendre qu’une table se libère. Enfin, on se retrouve pour manger les croquettes de poulet. Ca fait du bien.
[Photos du Caire centre]

Une fois rassasiés, on retourne à l’hostel qui est tout près pour récupérer nos sacs. On a du temps de libre devant nous avant de prendre le train de nuit qui nous conduira tout au sud à Assouan, alors on en profite pour commencer à écrire nos posts sur internet. C’est maintenant le temps de repartir et on reprend un taxi blanc pour se rendre à la gare de Gizeh. Heureusement que nous sommes allés chercher nos billets hier, car selon le livre et internet, le train partait de la gare Ramsès (centre-ville), mais lors de notre achat de billet on nous a dit que c’était à celle qui est à l’extérieur de la ville. Ca nous a évité beaucoup de souci, car sans ça nous serions allés à la mauvaise gare et aurions manqué le train! Donc, nous sommes partis 1h avant et ça à pris un peu plus de 30 minutes pour s’y rendre.

On arrive trop tôt à la gare, mais c’est mieux qu’en retard! Il y a beaucoup d’activité sur le quai et chaque train est plein à craquer de locaux qui voyagent. Heureusement, nous avons pris le train avec couchettes et il n’y aura que nous deux dans le compartiment. Le train entre en gare à l’heure prévue, tant mieux, car il parait que ce n’est pas toujours le cas (ici tout ce qui touche transport public part souvent quelques heures plus tard). On a notre petite cabine privée où notre souper du style de ceux qui sont servi en avion est servi. C’est bon, complet et consistent. Une fois débarassés et les lits installés, on ne tarde pas à se coucher, il n’y a pas grand chose à faire. Ca brasse un peu et on entend bien les moteurs, mais on réussi à dormir par intermittence jusqu’au petit matin.

Avant d’arriver à destination, notre petit déjeuner nous est servi à la cabine et on regarde défiler le paysage. Ce fut un long 12.5h de route, mais heureusement que nous avons réussi à dormir. (lire le récit de cette journée dans le prochain post)

Brigitte

Egypte (Jour 2) Pyramides à Dahchour, Saqqara et Gizeh

Vendredi 10 septembre: C’est la vraie première journée touristique en Egypte. Nous avions planifié de visiter la ville, mais le mec de l’hostel nous a dit que c’était une meilleure journée aujourd’hui pour visiter les pyramides, car il y aurait moins de monde. C’est toujours relatif, surtout au Caire qui compte 15 millions d’habitants en plus des touristes.

Ce matin donc, après un petit déjeuner, pain, marmelade, fromage, oeuf dur et thé, on a notre chauffeur qui nous attend pour nous conduire hors de la ville pour visiter les pyramides. Il y a 3 sites pour visiter les fameuses pyramides. Le plus connu et populaire est Gizeh (ou Giza) avec le Sphynx, mais il y a aussi Saqqara et Dahchour. Tous les sites sont dans le désert, il faut alors parcourir 60 km en un peu plus de une demie heure pour rejoindre le site le plus loin… le trajet est nettement moins stressant qu’hier, sûrement que l’on s’habitue!

Le trajet est en soi une découverte puisque nous traversons la ville et quelques petits villages. On a l’occasion de sentir un peu la vie au Caire ville, mais aussi le calme des villages à l’extérieur. C’est tout aussi sale partout, d’une part à cause du sable, mais aussi aux déchets qui trainent par terre. L’Egypte cultive des dattes, en fait c’est le plus gros producteur et nous sommes passés dans un village où ils ont toute une plantation. Le dattier ressemble à un palmier tout en étant plus haut et mince. Près des feuilles, il y a de grosses grappes de dattes. D’ailleurs, saviez–vous qu’on peut les manger fraîches? Et bien oui , car nous en avons mangé. C’est dur et croustillant, un peu plus dure qu’une pomme pas assez mûre, c’est fibreux et il y a quand même un peu de jus. C’est ce que les gens dans le désert mangent vu leur teneur en sucre et en eau. Ce n’est que très mûr que les dattes deviennent brunes et presque caramélisées comme nous les connaissons.

Nous avons fait une deuxième découverte (autre que les pyramides) lors de cette journée: le papyrus, le papier qui servait à écrire les manuscrits. On essaie de nous en vendre partout et il y a un gros marché de faux. Alors, notre chauffeur a tenu bon de nous amener dans une fabrique de papyrus, du vrai! Ainsi, nous avons vu la plante papyrus, une grande et mince plante verte avec des branches et en son bout une touffe. Pour fabriquer le papier de papyrus, il faut couper la tige en quelques lamelles sur le sens de la longueurs pour faire de longues tranches qui seront ensuite trempées dans l’eau une journée en changeant l’eau régulièrement. Ensuite, les tiges sont placées en couches et positionnées perpendiculairement les unes sur les autres et compressées. Normalement, seul un côté du papier était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle est appliqué afin d’éviter que l’encre ne coule. Chaque morceau ne dépassait pas un demi-mètre de longueur, mais on peut assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres pour former de longs rouleaux. Evidemment, nous sommes dans une boutique où ils vendent du papyrus, mais nous avons réussi à en sortir sans faire d’achat. C’est joli, mais juste un comme ça dans notre salon ça ne fit pas. D’ailleurs, qui nous dit que se sont réellement des vrais?

[Photos de la ville et de l'hostel]

On visite d’abord Dahchour, une région assez éloignée et retirée dans le désert à côte d’une base militaire. De toute façon ici il y a des policiers partout, nous ne savons pas ce qu’ils font, mais ils sont là. Sur le site de Dahchour, il y a deux pyramides remarquables, une pyramide à 2 pentes que l’on peut visiter et la pyramide rouge.  La première est considérée comme la première vraie pyramide égyptienne. Elle porte son som au fait que la pente était trop raide et qu’elle devenait instable, alors les bâtisseurs ont dû adoucir la pente pour l’achever.

On s’empresse de rentrer à l’intérieur après avoir gravi les marches qui mènent à l’entrée à quelques mètres au dessus du niveau du sol. Après, il y a une longue descente au coeur de la pyramide. C’est long, c’est noir et ça descend beaucoup. Si ce n’était que ça… mais non, c’est minuscule, le plafond est à maximum 3 pieds et c’est tout recroquevillés (pliés en deux) et à petits pas que l’on descend… l’enfer, j’ai les jambes qui tremblent, ma tête frotte au plafond, il faut chaud, ça pue et il n’y a pas d’air! Arrivés au bout, on découvre 3 salles rectangulaires avec le plafond en étage (c’est ça la pyramide), les salles sont vides soit elles ont été pillées soit les choses qui s’y trouvaient sont au musée du Caire. Il n’y a pas trop de choses à voir, mais on est au coeur d’une construction qui date de plus de 8000 ans, juste ça vaut la peine d’y être! On remonte, non sans peine la pente qui nous mène dehors et à l’air libre, car il faut avouer que l’oxygène se fait rare dedans! Je pompe comme un ti vieux de 70 ans à la sortie, Brigitte pense même que je vais péter au frette, mais non, car plusieurs minutes plus tard je retrouve mon souffle et on rejoint notre guide pour la prochaine pyramide qu’on ne regarde que de loin pour prendre quelques photos.

On reprend la route pour se rendre à Saqqara. Suite aux conseils de notre chauffeur, on décide de ne pas entrer sur le site, mais seulement regarder la pyramide à degrés, car il n’y a vraiment rien de plus à voir et on économise le prix d’entrée. Ainsi, on voit la pyramide à degrés de Djoser qui est en rénovation avec plein d’échafaud devant. On prend quand même quelques photos puisque nous ne reviendrons pas ici.
[Photos des pyramides à Dahchour et Saqqara]

Troisième escale, nous voilà arrivés à notre portion plus sportive si on peut dire. On est au plateau de Gizeh, haut lieu des plus anciennes, les plus hautes et les plus connues pyramides d’Egypte. Les pyramides servaient de tombeaux monumentaux aux pharaons. Sur le plateau, en plus du Sphynx, il y a un total de 9 pyramides soit:
- la Grande pyramide, la plus ancienne et la plus grande qui a été édifiée par Khéops.
- Pyramide de Khephren, fils de Khéops.
- Pyramide de Mykérinos, plus petite que les 2 autres.
- 2 groupes de 3 pyramides construites pour les épouses et proches parents des rois.

On a trouvé grâce à notre chauffeur une place où l’on peut faire un tour de chameau (plutôt un dromadaire) pour accéder au désert… car le site  fait 10 km et donc pas question de le faire à pieds. L’option des chameaux nous plait malgré que ce soit assez cher, mais on en profite durant qu’on est là. De toute façon ça inclus les entrées sur le site…. donc au total, c’est correct comme prix. Le guide nous avance même l’argent qui nous manque. Il nous sauve la vie, il est tellemnt serviable c’est incroyable. On loue donc un chameau pour moi et un cheval pour Brigitte et on est parti. Mon chameau est plutôt rebel, mais notre guide du désert (un autre que le chauffeur) lui impose les bonnes manières… il ne m’écoute pas c’est un chameau qui parle arabe, mais à la fin je fais ce que je veux avec, il est presque sympathique…

A l’entrée, on se fait fouiller question de ne pas avoir de bombe dans nos sacs, mais j’ai apporté un grand couteau pour pouvoir manger et couper le pain… et bien ils l’ont trouvé. Notre guide discute avec eux et réussi à nous le faire garder… toute une sécurité! On passe par le désert pour atteindre une petite butte d’où on a une vue parfaite sur les 9 pyramides à la fois… très impressionnant! D’un côté on voit le désert et de l’autre tout près la ville en arrière plan. Notre guide nous fait des photos et est très serviable. On ne peut pas approcher vraiment les pyramides, c’est interdit depuis que des jeunes ont monter dessus…. mais on peut approcher celle de Khéphren et monter un peu, moyennant un petit tip! Apres avoir escaladé 2-3 étages de la pyramide, on se promène dans des ruines annexées à celle-ci.

La vue est tout à fait splendide, c’est assez impressionnant et on a un peu de difficulté à réaliser que nous sommes effectivement au pied des pyramides. Parce que nous sommes en chameau, nous passons de l’autre côté des pyramides, alors on évite les hordes de touristes et on a un point de vue tout à fait différent d’eux. C’est génial d’être presque seuls, de ne pas se faire bousculer. Ici, on profite de la vue dans le calme du désert, ce qui rend notre visite mille fois plus intéressante à notre avis.

On se dirige ensuite toujours au pas de chameau en direction du Sphynx. Une foule, une marée de touristes arrivés par autocar s’engouffrent dans le passage menant au Sphynx. On ne peut y échapper cette fois-ci, on se mêle à eux afin de voir de plus près ce symbole égyptien…. les gens font des photos kitch et nous les imitons pour faire rigoler un peu. Le Sphynx est à quelque 15 mètres plus bas, ça veut dire que le sol était à cet hauteur lors de sa création il y a quelques milliers d’années. Le bas est super bien conservé puisqu’il a été enseveli par le sable pendant longtemps avant qu’on le dégage. C’est gigantesque et imposant, j’espère que les photos reflèteront cet aspect de grandeur. On ne peut pas approcher, on prend quelques photos et on repart. Le tour complet à Gizeh a pris 2-3h et c’est assez pour bien voir sans être pressé par le temps.
[Photos des pyramides de Gizeh et Sphynx]

De retour à l’hotel, on prend un douche. Avec tout ce sable et la grosse chaleur, on est sale sale. Malgré la chaleur, on a remarqué que tout le monde est habillé en long avec des vêtements légers. Bizzarement, on n’a pas très faim, on a grignoté en route pour le diner et on a réservé une soirée sur un bâteau de croisière avec buffet à volonté et spectacle de danse typique. Ca règle le probleme du souper (nous ne sommes pas dans un super quartier avec restos) et on aura un spectable de danse du ventre et un autre dont je ne comprends pas le nom quand il me le dit… on verra.

Notre hotel ne paye pas de mine, mais c’est vraiment propre, il y a tout ce qu’il nous faut et aussi deux ordi avec internet que l’on peut louer à l’heure. En attendant notre soirée, on commence l’écriture des posts.

Notre soirée était parfaite, notre chauffeur nous attendait à l’hotel, on passe dans le traffic du Caire pour arriver au bateau quelques minutes avant qu’il ne quitte le quai, notre table nous attend juste à côté de la petite piste de danse. C’est bondé de touristes chinois pas très discrets et aux manières peu raffinées.

Le bateau part une promenade sur le nil durant que notre serveur s’occupe de nos breuvages. On se met en ligne pour le buffet, très varié avec plus de 10 sortes de salade et 6 sortes de viande…. on prend un peu de tout… les chinois courent pour se servir et mangent comme si ça faisait 2 semaines qu’ils n’avaient pas mangé! pas de classe! Nous on prend ça relax.. un peu trop… car lorsqu’on a fini le repas il n’y a déjà plus de buffet. Les musiciens s’organisent pour commencer à jouer un peu de musique avec un petit casio en plastic et des micros à 5 dollars… mais ça fait du bruit et ça sonne arabe, ça fait la job.

Ensuite la danseuse du ventre arrive… elle n’a pas juste une bedainne mais aussi des bourlets et les seins remontés dans la gorge! Je ne suis pas un grand connaisseur en danse du ventre, mais c’était plus du « shaquage » que de la danse, mais plus le temps avançait plus elle s’améliorait. La musique, les photos et la sueur aidant c’était divertissant.

En deuxième partie, un nain apparait habillé avec un jupe très ample et il se met à tourner, tourner, tourner…. il fait monter et descendre sa jupe à la façon d’un hélicopter…. sans jamais arrêter de tourner… j’ai déjà mal au coeur, mais lui ça semble aller plutôt bien. Un grand mec le remplace. Le grand est habillé pareil, mais plus élégant et fait des manoeuvres plus difficiles et ce, toujours en tournant. Il tourne et fait aller sa jupe, fait des figures et se sert même un verre d’eau dans un cabaret et le boit! Dire qu’il y en a qui en renverse quand même assis à une table. Il tourne et se promène dans le public, fait de petits sketch, poses des questions au public, bref.. un entertainer! Il est drôle et ce qu’il fait est plutôt difficile… car il a tourné 15 bonnes minutes en continue. Le spectacle se termine sur la danseuse qui s’est changée et nous refait son petit show, avec quelques touristes choisi au hasard dans la salle… ouf je n’ai pas été choisi!

Ce sont en fait des derviches tourneurs et cette danse a pour origine un rite religieux d’une secte. En fait, ceux qui la pratiquent disent que la danse provoque un état de transe. Ils tournent comme des toupies habillés de costume de couleur vive et ils peuvent tourner super longtemps, presque pendant une heure.

C’était un spectacle attrape touristes, mais on n’avait pas eu la chance de voir ces danses sur de la musique traditionelle, le buffet était bon et on était en sécurité. L’autre option aurait été d’aller manger en ville par nous-même, un peu plus kamikase. On n’est jamais en danger, mais toujours être abordés par les gens, vendeux de cossins ou taxis pour savoir nos noms, d’où on vient et se faire offrir des service moyennant un backshish bien sûr. Ce n’est pas pour mal faire, c’est leur moyen de se faire de l’argent pour vivre. Notre journée nous a coûté un peu de tips, ici et là… mais les gens nous orientaient bien. Ce fut une super belle première journée en Egypte.
[Photos de notre soirée spectacle]

MAM

Egypte (jour 1) Arrivée au Caire

Jeudi 9 septembre 2010: Nous sommes enfin arrivés à notre voyage tant attendu en Egypte et Jordanie. C’est la première fois que nous allons dans le moyen-orient, ce sera l’occasion de repousser plus loin les barrières autant physiques que culturelles. Pour mettre les choses en perspective, ces deux pays sont musulmans, parlent l’arabe et il fait plus de 35 degrés celsius en ce moment de l’année, seulement avec ça c’est tout un choc. Pour les autres chocs, je laisserai la plume écrire au fur et à mesure que nous les vivrons.

Voici un bref sommaire de l’Egypte avant de commencer notre récit. L’Egypte est un pays du nord de l’Afrique et du moyen-orient. Il est bordé à l’ouest par la Libye, au sud par le Soudan, au nord par la mer Méditerrannée, au nord-est par Israël et à l’est par la mer rouge. Le nil traverse tout le pays du nord au sud et est la principale source d’eau. Sur les rives du nil, l’agriculture est pratiquée sinon le reste du pays est un désert. La ville principale est le Caire, première ville sur notre itinéraire. Ensuite, nous descendrons tout au sud en train pour Assouan d’où partira notre croisière de 4 jours sur le nil jusqu’à Luxor. De là, nous prendrons le bus jusqu’à Hurgadha à l’est, ville sur la rive de la mer rouge. Ensuite, un ferry nous fera traverser la mer rouge jusqu’à Sharm El Sheik, péninsule du mont Sinaï pour la fin de notre périple en Egypte d’une durée totale de 10 jours.

On a le temps durant la matinée pour finir les bagages et de partir vers 11h pour se rendre à l’aéroport. On voyage avec Air France, donc l’avion part à l’heure. On fait une brève escale à Paris et comme il faut passer les contrôles douaniers et qu’il y a plein de monde, on arrive vraiment juste pour la fin de l’embarquement de notre vol. Ouf, on a eu chaud! Le vol de 4h entre Paris et le Caire se passe sans problème ni turbulence (bref c’est ce qu’on attend d’un vol normal). Le repas était delicieux et on a écoute 2 films (L’arnacoeur et Prince of Persia).

Arrivés au Caire, la grosse chaleur nous accueille dès notre sortie de l’avion. Ensuite, on fait la file pour obtenir notre visa. Bref, ce fut tellement facile, on n’a pas dit un mot, ils n’ont posé aucune question et on a juste donné le 30 USD et on avait 2 visas. Finalement, c’est juste une façon de se faire de l’argent. Une fois mon bagage récupéré (l’autre étant en cabine avec nous), on part à la recherche de notre chauffeur.  C’est le début de l’aventure qui commence (ce n’est pas pour rien que notre site est notreaventure.com!)

Il y a plein de gens qui attendent à l’arrivée et quelques uns ont des pancartes. On cherche alors nos noms ou celui de l’hotel…..seul un Mr Marc sur une feuille de papier semble nous indiquer que c’est notre chauffeur. On s’assure avec peine et misère qu’il nous amenera au bon hotel avant de partir avec lui. C’est à la bonne franquette, en fait c’est un ami de l’hotel où on va qui est venu nous chercher (Bref, ce n’est pas un hotel, mais un hostel,  comme une auberge de jeunesse, mais pour adultes). Au parking, on rejoint sa bagnole (qui semble en bon état sans être de grand luxe) et deux policiers qui viennent lui parler. En fait, ils veulent se faire payer (un backshish qu’on appelle ici), mais pour aucune raison. Discussion s’ensuit entre eux et nous attendons incertains dans la voiture ne sachant si c’est ok ou non. Finalement il revient dans la voiture, nous explique ce qu’ils voulaient et on part.

On s’embarque alors dans la deuxième partie de l’aventure soit la conduite en Egypte. On commence en partant à l’envers du traffic (WOUAHHHHHH!!!) et à coups de klaxons, on sort de là indemnes, comme si de rien n’était. Dans quoi est-ce qu’on s’est embarqué? Le trajet sur la grande route n’est pas mieux où on zigzague entre les voitures, klaxonne et surtout sans rouler entre les lignes. Bref, les lignes ici ne sont que pure décoration, ce n’est surtout pas utile pour la circulation routière. Il ne semble pas y avoir de règles de conduite, tout le monde va où il veut, se promene de droite à gauche. Etonnemment, tout semble quand même en harmonie, même si on n’est pas à l’aise avec cette conduite, heureusement que ce n’est pas nous qui conduisons, nous ne survivrions pas (d’ailleurs c’est fortement déconseillé pour les non résidents!). Le clou du trajet, c’est lorsqu’une voiture et une camionette ont failli nous rentrer dedans et de notre côté en plus (côté passagers – Marc-André en avant et moi juste derrière lui)….heureusement sans nous toucher. On l’a échappé belle et là on commence vraiment à avoir hâte de terminer le trajet.

Malgré l’heure tardive, il y a plein de gens partout. Outre ceux qui sont en auto, il y a des gens partout à pied qui sont dans les parkings, sur la pelouse, sur le bord de la rue ou carrément dans la rue. Bref, les gens à pieds côtoient les voitures. Aussi, il y a plusieurs voitures arrêtées sur le bord de la route, soit en panne soit en attente de quelque chose. La raison pour laquelle il y a autant de gens ce soir dans la rue, c’est que le Ramadan vient tout juste de terminer. Alors, apres 30 jours de jeûne et pénitence, les gens peuvent maintenant fumer, sortir, manger et boire (durant le Ramadan, ils ne peuvent ni manger ni boire ni fumer pendant que le soleil est debout, ce qui change leur rythme de vie). Donc, tout le monde est dans la rue à célébrer et le festival se poursuivra durant 3 jours.

Finalement arrivés au centre-ville après 30 minutes de route, on s’arrête devant un building, nous sommes rendus. Je ne vois aucune pancarte annonçant l’hostel, mais surtout le building ne donne pas du tout confiance. L’intérieur est pire encore et on se demande si on doit suivre le chauffeur ou non. Mais disons qu’on ne le suit pas, que fait-on? On se dit qu’il faut le suivre et advienne que pourra! En sortant de l’ascenseur au 7e étage, il y a une pancarte pour le Wake Up Hostel. OUF! on a bien fait de la suivre finalement.

Notre chambre est au 10e étage dans une autre section de l’hostel. Mais il faut sortir au 11e étage et descendre par les escaliers jusqu’au 10e parce que l’ascenseur ne peut s’arrêter au 10e. Bizarre! Le garçon à l’accueil est une perle et il est vraiment sympathique. Il nous offre de nous donner des infos et cartes du Caire et nous donne des conseils sur notre itinéraire, tout ça à presque minuit. Aussi, il nous propose un chauffeur pour notre journéee de demain pour la visite des pyramides.

Il est maintenant super tard, les rues sont toujours aussi bondées, les magasins ferment à 2h am, mais nous on est fatigués. Dans la chambre, il y a l’air climatisé et on dormira bien au frais. Heureusement, car il n’y a pas vraiment d’air et c’est le concert des klaxons incessant à l’extérieur.

Brigitte