Category Archives: Pologne

Pologne (jour 4) Château Wawel

Samedi 17 septembre 2011:Vous devez commencer à nous connaître davantage grâce à tous ses récits de voyage des trois dernières années pour savoir que nous profitons au maximum de chaque jour dans la ville visitée. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que nous allons visiter le château Wawel sur la colline du même nom en matinée juste avant d’aller prendre notre avion en après-midi. Hier, nous avions acheté nos billets d’entrée pour la première visite afin de s’assurer d’avoir une place disponible puisque les entrées sont limitées à un certain nombre puisqu’il faut être accompagné d’un guide.

Nous arrivons un peu avant l’ouverture de la cathédrale et surprise, les portes sont grandes ouvertes et personne pour nous réclamer les billets d’entrée. On en profite pour se faufiler et on rejoint par le fait même un groupe d’Italiens qui se font une petite messe intime enjolivée par les chants entonnés par tous. Après quelques chants, ils commencent la visite de la cathédrale, toujours commentée en italien. On les suit même si on ne comprend pas, c’est plus facile de se faufiler avec eux. L’intérieur est simple, sans plus. C’est l’extérieur qui est intéressant avec le toit des chapelles qui ont un style différent puisqu’elles ont été construites à différentes époques par des architectes de différents styles, ce qui crée un ensemble totalement hétéroclite.

L’heure de notre visite est arrivée et on se rend au contrôle avant de pouvoir joindre notre guide. C’est une dame super dynamique qui sera notre guide pour la prochaine heure. Elle nous fait découvrir les appartements royaux. Les pièces sont décorées et meublés avec des articles de l’époque, mais ne provenant pas nécessairement du château. Les hauts plafonds sont bien ornés avec des motifs en trois dimensions et des couleurs sobres ou colorées. Les murs sont habillés de tapisseries ou de grandes toiles de divers artistes. La prise de photos n’étant pas permise et un garde dans chaque pièce nous a contraint à ne pas prendre quelques clichés au vol.

La guide et ses explications fait toute la différence et rend la visite très intéressante. Autrement, on ne ferait que marcher de pièce en pièce sans rien vraiment comprendre. Elle parle vite, les informations se succèdent et il ne faut pas perdre le fil. Nous avons beaucoup à voir en peu de temps. Nous sommes passés dans une pièce couverte de tapisserie de cuir qui couvre tous les murs du plancher au plafond. C’est très avant-gardiste, fragile et unique. Heureusement que c’est une petite pièce dans la tour avec des fenêtres en quantité parce que la tapisserie est très foncée et grâce à la clarté des fenêtres, c’est moins sombre.

Nous avions réussi à acheter des billets pour faire une deuxième visite juste après celle-ci. Elle n’est pas guidée, alors on peut la faire rapidement afin de se rendre à l’aéroport à l’heure. Finalement, on dirait qu’on ne fait que traverser les salles, en jetant un bref coup d’œil parce que ça ressemble aux autres pièces visitées juste avant. Aussi, sans guide, c’est beaucoup moins intéressant. Sur le site du château, il y a quatre forfaits de visite et il faut acheter des billets séparés et pour chacune une heure de visite nous est attitrée que nous devons respecter. Pour ceux qui veulent visiter toutes les expositions / salles, il faut compter environ 5h selon la dame à l’accueil.

On refait le trajet inverse pour se rendre à l’aéroport, mais pour trouver le train qui nous y mène, ce n’est pas aussi facile. À la gare, on tourne un peu en rond, on demande à quelques personnes avant de demander au poste d’information que nous croisons enfin. Elle nous indique le trajet pour se rendre au bon quai d’embarquement. C’est de justesse que nous embarquons dans le train. On s’était quand même gardé de la marge de manœuvre, nous aurions pu prendre le prochain sans arriver en retard, mais mieux vaut arriver d’avance. Comme la majorité de nos vols avec Easyjet, tout s’est passé tel que prévu, sans retard jusqu’à notre destination qu’est Paris.

Brigitte

(aucune photo puisque non autorisé à l’intérieur)

[Photos Best of Pologne - psd et panos]

[Vidéo de Cracovie, 7:03 minutes]

Pologne (jour 3) Tours guidés à Cracovie

Vendredi 16 septembre 2011: La ville de Cracovie regorge d’endroits à visiter et gagne à être découverte. Comme dans la plupart des grandes villes européennes, des tours guidés gratuits sont offerts d’une durée de trois heures environ. Cracovie ne fait pas exception à la règle et deux tours gratuits sont offerts, soit un de la vieille ville et un autre pour le quartier juif. Ayant une journée libre et désireux d’en apprendre plus sur la ville, nous nous joignons aux deux tours guidés, un en fin de matinée et l’autre en milieu d’après-midi.

Le premier tour début à 11ham et se concentre sur la vieille ville médiévale et la colline du château Wawel. La particularité des tours offerts en Pologne c’est qu’uniquement les locaux peuvent devenir guide puisqu’ils doivent passer un examen en Polonais et que ce n’est pas une langue très courante, contrairement aux autres grandes villes où se sont des expatriés qui deviennent guides. Ainsi, un grand Polonais super dynamique est notre guide pour le premier tour. Il sait comment nous captiver, rendre les histoires intéressantes et surtout simplifier ce qu’il nous raconte surtout la partie historique qui est bien complexe.

Durant les trois heures qu’ont duré le tour guidé, nous en avons appris un peu plus sur l’historique de Cracovie et par ricochet un peu de la Pologne. Ils ont un passé meublé de guerres avec tous les voisins et la Pologne était impliquée dans plusieurs conflits. Au début de leur histoire, elle gagnait presque toutes les guerres, mais le vent à tourné de côté et ils ont essuyé plusieurs défaites à la fin. Sans faire un cours d’histoire, nous savons que la ville date de quelques siècles, a été la capitale durant la majorité de cette période avant que le roi ne décide de déménager la capitale à Varsovie puisque c’est une ville plus centrale. Depuis ce temps, ça date quand même du 18e siècle, il existe une rivalité entre ces deux villes, mais Cracovie demeure quand même la capitale culturelle de la Pologne.

La ville de Cracovie n’avait pas les proportions qu’elle a aujourd’hui, elle était restreinte à une faible superficie entourée de fortifications. Quelques 45 tours étaient disposées afin de protéger la ville de style barbican, c’est-à-dire que la tour comporte 9 portes en forme de L ce qui obligeait le char sur roue de bois des ennemis qui avait pénétré la première porte de se retourner. Cette manœuvre prenait beaucoup de temps à cause des roues de bois du char, ce qui permettait aux gardes de se défendre et de contraindre les envahisseurs. Ces tours sont très efficaces.

Nous avons été surpris de constater que les bâtiments ont l’air quand même vieux, on s’attendait à voir une ville reconstruite suite à la deuxième guerre mondiale. En fait, la Pologne a capitulé rapidement après l’envahissement des Allemands. Les bâtiments datent d’environ 150 ans seulement puisque toute la ville avait été ravagée par un incendie déclenché par des noix. Quand des noix sont en feu, elles explosent et créent plusieurs foyers d’incendie. Les Polonais juifs avaient été accusés à l’époque, d’ailleurs lorsque quelque chose de mal arrivait, comme des épidémies, les juifs étaient blâmés. La ville a été reconstruite, les juifs évincés de la ville se sont installés dans un village juste à côté, Kazimierz. De nos jours, ce village fait maintenant partie de Cracovie et fait partie de la deuxième visite guidée.

Aussi, les bâtisses autour de la place du marché ont un ou deux niveaux de sous-sol. C’est dû au sol de la rue qui a augmenté progressivement au cours des années par l’ajout de terre au lieu de balayer et les débris causés lors du grand incendie qui sont demeurés dans les rues au lieu de les déplacer ailleurs. Ainsi, le niveau de la rue est beaucoup plus élevé qu’il y a une centaine d’années. Aussi, quand on se promène dans les rues de la vieille ville médiévale, on rencontre quelques personnes qui tiennent une pancarte de magasin ou restaurant. Nous avons demandé à notre guide pour quelle raison ces gens étaient là. Il nous a expliqué que c’est moins cher de payer le salaire d’une personne à tous les jours pour tenir la pancarte / affiche de la dite compagnie que de payer un permis de la ville pour afficher la pancarte sur le mur.

Après la deuxième guerre mondiale, la Pologne fut communiste. Tous les commerces et les produits vendus étaient contrôlés autant en terme de quantité que de nature. Le premier commerce privé ouvert fut un restaurant McDonald. Les gens faisaient la file durant des heures pour entrer dans le restaurant et ce, non pas nécessairement pour manger ni parce qu’ils aimaient les produits, mais simplement parce que c’était une façon de voir comment était le reste du monde. Les enfants, encore aujourd’hui, sont très attirés par le McDo, mais pas pour les mêmes raisons que nous.

Nous terminons le premier tour guidé sur la colline Wawel avec un palais et une cathédrale qui trônent sur le sommet. La cathédrale est dissimulée derrière quelques chapelles avec une toiture différente. Chacune a son style construite avec des matériaux, styles et couleurs différentes. Chaque chapelle contient une tombe d’un roi précédent. Nous visiterons l’intérieur le lendemain et en discuterons davantage dans le prochain post. D’ailleurs, avant de repartir et une fois ce tour guidé terminé, nous sommes allés acheter le billet d’entrée pour visiter l’intérieur du palais pour le lendemain matin.

[Photos du tour guidé de Cracovie ville]

Nos billets en main, nous prenons un sandwich kebab en route pour arriver à l’heure au second tour guidé qui commence à 3hpm. Comme écrit plus haut, ce tour se concentre sur le quartier juif de la ville et nous commençons par Kazimierz, ancien village annexé maintenant à la ville de Cracovie. Cet quartier de Kazimierz a été créé par les juifs Tchèques qui s’y sont installés suivis des juifs de Cracovie suite à leur expulsion (accusés d’avoir mis le feu tel qu’écrit plus haut). Ils ont donc formé une très grande communauté juive.

Par la suite, nous avons marché jusqu’à une partie qui était le ghetto de 1941 à 1943. 17’000 personnes vivaient dans un endroit pouvant en accueillir habituellement seulement 3’000. Pas besoin d’expliquer dans les détails que des problèmes de salubrité et d’épidémie se répandaient plus rapidement dans ces conditions. Comme nous avons expliqué dans le post des camps de concentration, lorsque les juifs ont quitté le ghetto, ils ont emporté les fournitures, mais ont laissé les meubles. Une fois l’appartement libéré, les nazis sortaient les meubles des appartements et les empilaient sur la place centrale, ce qui a créé un immense tas. Pour commémorer ceci, des chaises en bronze sont installées sur toute la place.

Nous avons vu divers quartiers juifs et en fait ils ressemblent aux autres quartiers de la ville. Nous avons terminé le tour par la visite de la fabrique Schindler. Je me suis permis de copier le texte du site internet « http://www.jewishkrakow.net/fr/see/oscar-schindlers-factory/ » puisqu’il explique bien le récit autour de Schindler.

« Son histoire et sa personne (Oscar Schindler) sont devenues célebres grâce au film de Steven Spielberg « La Liste de Schindler ». C’était une personne controversée et déchirée intérieurement. Au début de la guerre, il semblait être intéressé uniquement par l’argent qu’il pouvait gagner grâce aux évenements tragiques de l’époque. Comme tous les autres Allemands, Schindler reprenait les entreprises juives – deux usines de vaisselles émaillées. En octobre 1939 à Zabłocie (Cracovie), l’usine de vaisselles émaillées « Emalia » est une des usines reprises par Schindler. Il a fait fortune en utilisant ses connexions commerciales et la main d’oeuvre pas chère des ouvriers juifs. Il a mené une vie très active et a profité de tous les avantages accessibles grâce à la position sociale qu’il occupait.

La cruauté du régime nazi a contribué à la métamorphose de Schindler, l’homme pour qui le seul but était de gagner le plus d’argent possible s’était transformé en homme dont la mission consistait à sauver le plus de vies humaines. Les atrocités de la guerre ont transformé Schindler. A chaque fois que ses ouvriers étaient menacés par la déportation vers les camps de concentration, il arrivait à obtenir des permissions nécessaires pour les garder à l’usine. Son action était possible car son usine était très importante pour l’industrie allemande de guerre. Sans cela, il n’aurait pas eu la possibilité de sauver autant de personnes. Si cela était nécessaire, il falsifiait les documents, les risques qu’il encourrait étaient immesurables – p.ex. les personnes figurant sur les listes comme les ouvriers qualifiés n’étaient en réalité que des enfants. Grâce à cela, ses ouvriers ont pu survivre à l’extermination.

Quand le ghetto de Cracovie a été liquidé, en mars 1943, Schindler a profité de ses relations proches avec le commandant du camp de Płaszów – Amon Goethe, et a créé sur le site de l’usine une sorte de « filiale » du camp, ou malgré les conditions défavorables, il a assuré aux ouvriers un bon traitement. En octobre 1944, au moment de l’approche de l’Armée Rouge, Schindler a obtenu la permission de créer une usine à Brünnlitz (Brnenec) en Tchéquie. Mais avant que ses ouvriers aient pu le joindre, ils ont été déportés à Auschwitz et à Rogoźnica (Gross Rosen) – camp de concentration à proximité de Wrocław. Schindler a réussi à les sortir de là-bas. Au total, dans la nouvelle usine environ 1 100 personnes ont trouvé refuge; toutes ont été traitées aussi bien que le permettaient les conditions. L’usine de ce brave homme existe toujours, elle est située dans la rue Lipowa, au numéro 4, (arrêt Plac Bohaterów Getta), 20 à 30 minutes à pied depuis Kazimierz. »

Voilà, nous avons visité cette usine qui est maintenant un musée qui montre plusieurs publications, reportages de l’époque avec des décors très ressemblant et nous ramène à la réalite de l’époque. Nous y avons passé une rapide heure puisqu’il est maintenant tard, que mon ventre crie famine et que nous devons retourner au centre de la vieille ville pour trouver un restaurant intéressant.

[Photos du tour guidé de Cracovie quartier juif]

Brigitte

Pologne (jour 2) Camps de concentration et mine de sel

Jeudi 15 septembre 2011: Les camps de Auschwitz et Birkenau (aussi appeler Auschwitz II) étaient les camps de concentration et d’extermination les plus connus de la deuxième guerre mondiale, mais il y en a eu plusieurs autres, disséminés dans tout l’Europe. Suite à notre voyage à Berlin, en Allemagne, c’est tout naturellement que nous voulions visiter ces endroits maintenant devenus des musées. On a réservé un tour guidé, avec chauffeur privé, c’est donc tout organisé pour nous. On a combiné ce tour avec la visite de la mine de sel, qui sera notre arrêt d’après-midi.

Les camps sont des endroits extrêmement touristiques et visités, c’est donc en petit groupe de 25-30 personnes avec guide et écouteur que nous passerons à travers les différents bâtiments et secteurs du premier camp. Auschwitz, le plus petit pouvait contenir plus de 20 000 prisonniers détenus dans des conditions pitoyables et difficiles. C’est une ancienne base militaire, convertie en camp de concentration suite à l’invasion de la Pologne par les Nazis. Ils ont bien sûr construit plus de bâtiments pour les prisonniers et les gardes, mais l’espace était déjà sécurisé. Les gens qui habitaient autour de la base ont été expropriés pour éloigner le plus possible les témoins de leur base où ils exécutaient et emprisonnais les gens. Le camp et les environs sont bordés de barbelées, souvent en deux rangées pour être certain de son étanchéité avec des gardes armés et autorisés à tirer si les gens s’approchaient des barrières ou les touchaient. De toute façon, elle était électrifiée ce qui électrocutait les plus hasardeux.

Au début, les camps servaient à emprisonner les Polonais, mais durant la guerre, les Juifs ont été déportés ici, car dans les guettos, leur nombre était rendu trop grand. Notre guide nous fait passer par diférents bâtiments numérotés. Dans ce camp, ils étaient entre 400 et 700 dans une bâtisse de brique et étaient plusieurs à partager le même lit dans un dortoir. Le building numéro 7, les dortoirs, un endroit très froid et peu confortable était une sorte de grande grange avec 2 ou 3 étages de lits superposés. La façon de s’en sortir était de s’allier aux autres détenus, de s’entraider pour mieux vivre malgré les conditions et de dormir plusieurs par lits pour garder la chaleur, surtout en hiver. Certains avaient droit à un matelas en dortoir ou sur le sol tandis que d’autres couchaient sur des lits de paille, le pire des endroits.

Les grands espaces entre les bâtiments et les terrains servaient à compter les gens de chacune des baraques. Les Allemands, des gens très rigoureux, comptaient chaque jour tous les prisonniers, ce qui leur servait à savoir s’il en manquait, si certains s’étaient échappés ou combien étaient morts durant la nuit.  Après seulement trois semaines d’utilisation du camp, une première personne s’est évadée, ce qui a mis les nazis en colère et pour savoir comment c’était possible, tous les gens de ce bâtiment sont restés debout dehors au froid et sans nourriture ni dormir pendant 19 heures jusqu’à ce que quelqu’un parle et explique où était la personne manquante et surtout comment elle s’y était prise. Ça a dissuadé les autres d’essayer de s’évader, un peu comme les éxecutionx publiques et les mauvais traitements.

Le bâtiment numéro 1 était une salle d’interrogatoire et d’exécution des prisonniers. Les nazis avaient plusieurs types de cellules pour toturer et « casser » les prisonniers les plus forts et résistants. Il y avait des cellules où l’on enfermait plusieurs personnes sans nourriture durant des jours pour les faire souffrir de la faim. D’autres cellules n’avaient qu’un petit trou vers l’extérieur, ce qui fait que les prisonniers entassés dans la cellule mourraient par suffocation. D’autres cellules de 1 mètre sur 1 mètre servaient à entasser 5 personnes debout après leur journée de travail où ils devaient passer le reste du temps debout et aucun ne pouvait se coucher ni s’asseoir pour dormir.  Souvent, ils mouraient de fatigue et d’épuisement. Il y a un espace derrière un bâtiment avec un mur en planches de bois qui servait aux exécutions silencieuse des prisonniers les plus dangereux ou rebels. Les interrogations, la torture et le mauvais traitemenet étaient courant et certains devaient aller à l’hopital de la base, où contrairement à ce que l’on peut penser, n’était pas pour soigner, mais servait à diverses expériences encore plus macabres et ils finaissaient morts de toute façon.

La bâtisse numéro 10 servait de centre d’expérimentation sur les femmes où le docteur Clauberg, génicologue allemand, faisait diverse expériences pour forcer artificiellement les femmes à tomber enceinte de jumeau et diverses méthodes pour tuer les fétus, enfants et personnes. Des expériences maccabres et totalement inhumaines furent poursuivies dans le but de créer plus d’Allemand ariens et exterminer les sous-races nuisibles à l’expansion des nazis à travers l’Europe.

Le batiment numero 4, reste un de ceux les plus marquant et les plus unique car c’est une ancienne chambre à gaz, avec four crématoire djacent. A la fin de la guerre, les allemand savait que la défaite étais imminente et qu’il fallais détruite les preuves de leurs atrocités. Les 4 chambres à gaz et four crématoire de Birkenau furent dynamitées pour effacer toute trace, mais celui de Auswitz fut conservé car à la fin de la guerre, il servait d’abris anti-bombe pour les nazis.

Les Allemands recevaient de plus en plus de gens déportés de tout l’Europe, principalement des juifs.  Le petit camp de Auschwitz est devenu rapidement trop petit. Les expériences d’extermination de masse ici avaient été couronnées de succès, mais devaient être mises à exécution sur une plus grande échelle. Le camp de Birkenau fut construit à 3 km de celui de Auschwitz.

Birkenau est construit sur un immense terrain vague. Les camps étaient extrêmement bien organisés et parfaitement gérés. Plus de 100 000 prisonniers pouvaient être ici emprisonnés. Les gens arrivaient au camp par train après plusieurs jours de trajet sans eau ni nourriture. Alors qu’ils descendaient, un Nazi les classait en les dirigeant soit vers la droite, soit vers la gauche. D’un côté, il envoyait les femmes, enfants, personnes âgées et malades, et ce pour être directement exécuté dans les chambres à gaz. De l’autre, les hommes les plus forts et les gens avec compétences particulières étaient emprisonnées pour travailler pour les nazis jusqu’à épuisement ou tombaient malade et/ou finissaient eux aussi dans les chambres à gaz. Les prisonniers-travailleurs construisaient les baraques, creusaient des fosses, brûlaient les corps, séparaient les items laissés par les prisonniers ou simplement étaient considérés comme de la main d’oeuvre disponible pour tout autre projet.

Les Allemands ne voulaient pas de paniques dans les camps. Donc à la sortie du train, les gens se faisaient dire qu’ils allaient prendre une douche et allaient ensuite avoir quelque chose à manger et boire, embelli avec des promesses de vie meilleure. Les prisonniers pouvaient même voir le camion de la Croix-Rouge sur le camp qui les suivait jusqu’aux douches, mais en fait il servait à livrer le gaz pour leur exécution. Les fausses douches où étaient entassées les prisonniers étaient en fait les chambres à gaz. Pour ajouter au ridicule, certains recevaient même une serviette pour s’essuyer au sortir de la douche. Après avoir entassé 2000 personnes nues, les nazis faisaient tomber des grumaux de produit qui, activés par la chaleur humaine se transformaient en gaz mortel. Après 30 minutes, les gens étaient morts étouffés par le gaz. La pièce était aérée et les corps étaient montés au premier étage pour être incinérés dans les nombreux incinérateurs. Avant l’incinération, les cheveux étaient rasés pour être vendus et utilisés comme matériel pour tisser des vêtements, faire des couvertures ou rembourrer des matelas. Les cendres étaient réparties dans les champs aux alentours ou étaient déversées dans un puit ou la rivière pour ne laisser aucune trace des exécutions.

Certaines salles d’exposition à Auschwitz étaient dédiées aux objets empilés par catégorie. C’est de loin l’exposition qui donne le plus froid dans le dos, car on comprend bien, en voyant les montagnes d’items, la quantité de personnes mortes. Ces salles où des cheveux, des souliers, des valises, des brosses à cheveux  ainsi que des lunettes font prendre conscience que c’était les biens les plus précieux des gens qui sont venus ici dans l’espoir d’avoir une vie meilleure. Les bijoux et les dents en or étaient aussi récupérés et donnés au plus haut gradé de nazis ou envoyés dans les banques en Allemagne. Certains autres articles étaient expédiés en Allemagne et distribués auprès de la population. C’es entrepôts d’items divers, empillés dans 3 bâtisses dans les camp s’appelaient Canada 1-2-3, car pour eux, le Canada était un pays riche et ici étaient entassées toutes les richesses des prisonniers.

Comme les Polonais et les Juifs pensaient qu’ils allaient enfin vivre mieux que dans les guettos, les diverses photos prises légalement ou illégalement par les nazis montrent des gens assez heureux. Ils ne connaissaient pas encore le sort qui leur était réservé car personne ne revenait des camps pour raconter les atrocitées qui s’y passaient. Au final, les Allemands avaient assez séparé les tâches que même les exécutants ne connaissaient pas l’ampleur du massacre. Les gens qui faisaient entrer les gens dans les « douches » ne tuaient réellement personne, mais devaient bien comprendre puisqu’ils ne revoyaient jamais ces gens. Ils devaient bien se douter qu’il  y avait une procédure un peu spéciale qui s’y passait. Selon les documents historiques, il n’y avait pas 10 personnes dans les nazis qui connaissaient l’ampleur et le détail de la procédure complète de la solution finale.

Les Allemands, comme d’autres peuples, étaient fiers de se qu’ils voulaient accomplir et documentaient par photos et vidéos leur grande colonisation et épuration de l’Europe pour enfin faire, selon eux, le monde idéal de leur rêve. C’est pour cette raison qu’il y a des quantités importantes de récits, images et vidéos originaux sur cette époque et les activités. Lors de la fin de la guerre, ils ont bien essayé de faire disparaitre les preuves, mais comme tout fini par se savoir, ici et là, des documents ont été confisqués, volés ou gardés précieusement pour enfin témoigner de l’horreur et de la réalité de la guerre.

La visite des camps, quoi que assez touchante, était toujours froide, car on avait de la difficulté à visualiser l’ampleur du projet. Seulement quelques bâtiments restant, des terrains vagues et des ruines. Le guide est absolument essentiel avec ses commentaires pour nous faire saisir les détails de ce que l’on voit et essayer d’imaginer l’enfer que tous ici, autant les comdamnés à mort dans les chambre à gaz que le prisonniers, survivants, maltraité, battus, mourant de froid et de faim. Les gens devaient se battre entre eux pour survivre ou s’allier pour réussir à rester en vie. C’était la loi du plus fort où même la logique n’avait pas le dessus et certains survivants, par chance ou par talent, ont réussi à passer au travers de ce système ou à se faire oublier.

A la fin de la guerre, les Allemands ont accéléré les manoeuvres d’extermination pour laisser le moins de monde dans les camps. Lors de la libération, il ne restait que des gens malades et incapable de travailler, les Allemands ayant réunis la majeure partie des plus forts pour les transférer en Allemagne comme esclave dans les champs ou usines. Cette déportation, une longue marche de plusieurs centaines de kilomètres à pied, dans le froid et sans nourriture, a tué une grande partie des prisonniers. Cette marche connue comme la marche de la mort a été la dernière scène avant l’effondrement et la perte de la guerre par les nazis.

Les Allemeands ont emprisonné à Auschwitz 1 300 000 personnes dont 1.1 million ont été exécutées, surtout des Juifs, 140 000 Polonais, 23 000 gypsies, 15 000 Soviétiques. Une phrase écrite sur un mur dit : « Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le reproduire ou le revivre ». – George Santayama. Les camps doivent rester des témoins d’une période où la guerre et la folie d’un peuple ont été l’instrument d’opression des autres. On peut se dire que c’est le pire, mais encore aujourd’hui, la guerre, les génocides et les exterminations sont en ce moment faite dans les pays en guerre. C’est seulement dans quelques années que l’on saura si la deuxième guerre mondiale a été la plus meutrière, mais c’est certainement la plus connue.

Je suis très content d’avoir bouclé la boucle de cette page de l’histoire avec la visite de Berlin et ensuite de la Pologne et des camps. Ce n’est vraiment pas des visites Walt Disney et on sens la lourdeur d’avoir à vivre avec un passé toujours bien réel. De voir des photos, des films ou des expositions, c’est une choses. De se promener dans les camps, les baraques, les chambres à gaz et les crématorium c’est vraiment autre chose. On peut mesurer la détermination d’un peuple à en anéantir un autre. C’est moins solonel que je l’aurais crus, chacun vivant cela à sa manière. On a croisé plusieurs Juifs sur le site, qui eux-même visitent le site à leur façon. J’ai pris des photos pour essayer de me rappeler le plus possible ce que j’ai vu durant les deux heures de visite, mais il reste beaucoup à lire et à voir pour vraiment comprendre l’histoire de cette guerre. De toute façon, il faut lire différents ouvrages pour avoir différents points de vue avant de se forger une opinion.

[Photos des camps de concentration de Auschwitz et Birkenau]

Suite plus légère de la visite guidée d’aujourd’hui, une heure de route pour se rendre à Wieliczka, ville de Pologne de près de 20.000 habitants, située à 14 km de Cracovie et mondialement connue pour sa mine de sel. J’avais vaguement entendu parlé de cette mine et comme notre tour guidé avait la possibilité de l’inclure dans la même journée ce fut fait. Après un bref arrêt pour manger quelque chose sur la route, on arrive sur le site où des visites en anglais sont organisées à toutes les 30 minutes. Il est déjà tard, près de 4:15pm, on sera donc du prochain groupe de 4:30pm. Notre guide de la mine n’est pas très dynamique, car c’est son quatrième groupe aujourd’hui. On commence par une longue descente des 54 demi-étages par les escalier pour arriver enfin au premier niveau de la mine.

Ce n’est pas, ou plus à proprement dit une mine, où l’on extrait les sels, mais plus un centre culturel sous terre où il y avait des opérations à l’époque Aujourd’hui, c’est un musée et nous avons l’occasion de se promener à travers les différents couloirs et salles de la mine. L’entrée de la mine est un dédale de couloirs fait de rondains de bois, des murs montés pour soutenir le plafond pour éviter les effondrements. Depuis plus de 700 ans, Wieliczka exploite son gisement de sel gemme souterrain sur 9 niveaux et 300 km de galeries. C’est la plus ancienne mine de sel d’Europe encore exploitée à ce jour. Elle abrite aujourd’hui un centre de conférences de plus de 1000 places permettant d’organiser des spectacles et des compétitions sportives à 125 m sous terre et un musée. Enfin, à plus de 200 m sous terre se trouve un sanatorium.

La mine mesure 9km par 4 km par 300 mètre de haut. On visitera 3 niveau (1-2-3) et 19 chambres, mais la mine comporte 9 niveau et 2021 chambres. On ne visitera pendant les deux heure seulement 1% du total de la mine. Les différentes salles sont surtout une suite de mises en scène de divers étapes de l’extraction du sel ou simplement de plus ou moins grande sculptures. Les sculptures de sel sont un ensemble de sculptures taillées dans les blocs de sel illustrant la légende de la découverte de la mine et accueille les visiteurs à son arrivée au premier niveau souterrain. Ici TOUT est fait en sel, les murs, les plafonds, les planchers, les sculptures.

Notre guide nous raconte qu’à l’époque médiévale, le sel était plus précieux que l’or ou l’argent, car il servait pour conserver la viande. On voit aussi une mise en scène de chevaux qui tiraient les chariots de blocs de sel. Ça peut paraître bizzare, mais c’était très pratique. Les chevaux vivaient sous terre durant 5 ans et après cette période, ils étaient remontés à la surface et n’y revenaient plus. Ils ont été utilisés jusqu’en 2002 où ensuite la mécanisation pour continuer à extraire le sel a été utilisée, mais en moindre quantité.

La mine accueille jusqu’à un million de visiteurs par an. C’est très demandant pour les guides, et celui qui nous fait faire le tour, ne parle pas fort, a l’air épuisé et veut juste finir sa journée. La visite peut être incroyablement intéressante ou simplement plate et ce, à cause du guide. On entendait d’autres guides très dynamiques qui nous donnaient presque le goût de changer de groupe, ce qui est impossible, on doit rester ensemble, pour ne pas perdre les gens.

Ici et là, des petits bassins sont replis d’eau de couleur verte, car ça vient des minéraux contenus dans le sel (impuretés). L’eau est très dangeureuse dans la mine, car elle érode le sel et affaibli les murs qui s’effondrent ensuite. C’est pour cette raison qu’ils créent des bassins pour récupérer l’eau qui est ensuite évacuée à l’aide d’une pompe. La mine est aussi bizzarement un lieu de culte et contient 20 chapelles. On n’en visitera que 3, dont la plus grande où même le pape Jean-Paul 2 est venu faire une messe. Tous les murs de la mines sont renforcés avec du bois, beaucoup de bois, car ici avec l’air sec, il se conserve très bien et certains morceaux de bois ont plus de 500 ans et sont toujours en bon état.

A une centaine de mètres de profondeur se trouve la plus belle salle de la mine : la chapelle de la bienheureuse Kinga de Pologne (Cunégonde), entièrement fait de sel, qu’il s’agisse du sol, des reliefs, des statues, des sculptures ou même des lustres. De nombreuses scènes bibliques sont représentées (la fuite en Egypte, le miracle de Cana, l’ordre d’Hérode, le massacre des Innocents, le Christ enseignant dans le temple, saint Thomas l’incrédule, la Cène, le Christ crucifié). On y trouve également une crèche de Noël avec tous ses personnages. Cette œuvre unique au monde valut à la mine d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1978. La mine fut visitée par de nombreuses personnalités, telles que Jean-Paul II, Javier Solana ou encore George Bush.

Notre dynamique guide (c’st de l’humour ironique), nous passe sa cassette des différents mythes et légendes associées à la découverte de la mine et à son exploitation. Étant très peu intéressant, je vous fait la joie de ne pas vous raconter ces histoires à dormir debout. Il a même une blague à chacun des arrêts ce qui en fait le guide-clown-triste le plus pathétique du monde.

La conclusion de ce tour de trois heures: 2 heures de visite et 1 heure d’attente pour prendre l’ascenseur pour nous remonter à la surface. Nous passons ce moment d’attente dans une boutique de souvenir en sel, bibelots, bijoux et photos. Les touristes sont rassemblés dans la salle pour les faire patienter avant de prendre l’ascenceur pour remonter. Heureusement que l’on remonte en ascenceur les centaines de marches descendue plus tôt. Le clou de la visite, c’est une file d’attente de 200 personnes pour prendre un ascenceur de 2×9 personnes à la fois. On fait la file plus d’une heure pour avoir le droit de remonter à la surface dans une cage d’ascenceur minuscule où même des sardines auraient été plus à l’aise que ici. Heureusement, la montée en tant que tel est extrêmement rapide, 4 mètres par seconde et on est finalement délivré de notre cage pour revoir l’extérieur et retrouver notre driver pour retourner à l’hôtel.

En résumé, la mine vaut la peine d’être visitée, c’est un monument unique tant au niveau de l’architecture que de l’histoire. Il ne faut pas s’attendre à savoir comment la production de sel fonctionne, ce n’est pas le but de la visite, c’est un musée. Le guide vaut pour plus de 80% de l’expérience et si c’est très occupé, vous allez vous emmerder à attendre la sortie sans possibilité de prendre l’escalier. Donc, expérience 50% agréable 50% désagréable, mais « for the record » on va se rappeler juste de la partie intéressante. En passant, les photos ne sont pas super, car sous terre il fait évidemment noir et c’est assez mal éclairé, faut croire que même ici ils essaient d’économiser sur la facture électrique.

[Photos des mines de sel]

Marc-André

Pologne (jour 1) Cracovie

Mercredi 14 septembre 2011: C’est pour son passé célèbre et triste que nous avons ajouté la ville de Cracovie dans nos destinations voyage. C’est en Pologne, tout près de Cracovie que les plus gros camps de concentration, ceux de Auschwitz et Birkenau sont situés, endroits que nous voulons visiter pour enrichir notre culture sur ce qui s’est passé lors de la deuxième guerre mondiale. Aussi, c’est le pays d’origine du pape Jean Paul II et de Chopin, ça ajoute ainsi de l’intérêt. Alors, tant qu’à s’y rendre, on en profite pour passer quelques jours dans la ville de Cracovie et voir ce qu’elle nous réserve.

Nous arrivons à Cracovie en milieu d’après-midi après un court vol de Paris avec Easyjet. Nous prenons le train en direction de la gare centrale, trajet qui prend une quinzaine de minutes et qui est le plus rapide et économique pour se rendre au centre-ville. De la gare, on marche quelques minutes jusqu’à l’auberge de jeunesse, Hostel Mosquitos. Nous sommes très bien accueillis, l’endroit est vivant, dynamique, jeune et très près du centre. Comme nous avons réservé une chambre privée avec lit double, nous n’aurons pas à dormir dans un dortoir avec d’autres gens. Nous avons même une galerie pour notre chambre uniquement, c’est le grand luxe. Nous sommes très contents de notre choix.

La température est à la pluie à notre arrivée et on hésite sur ce que nous devrions faire pour le reste de la journée. On part quand même à la découverte de la vieille ville munis d’un parapluie emprunté à l’accueil, mais il n’a pas été utile puisque la pluie a cessé dès notre sortie. Nous n’avons pas de trajet particulier, nous ne faisons que nous acclimater en découvrant les rues de la vieille ville. Nous passons par une grande porte d’un mur de fortification, ce qui marque l’entrée dans la vieille ville médiévale et arrivons rapidement à une grande place marquée par la Basilique Sainte-Marie et au milieu de laquelle on trouve le Sukiennice (Halle aux draps remplie de petites boutiques de souvenirs). La place du marché est très animée avec toutes les terrasses qui la bordent et la quantité de gens qui s’y promènent. Nous sommes impressionnés par la quantité de touristes en cette période et surtout en milieu de semaine, nous ne nous y attendions pas.

On profite que la Basilique Sainte-Marie soit ouverte pour aller la visiter après avoir acheté nos billets d’entrée. C’est une basilique de style gothique et elle est particulièrement réputée pour son retable de bois réalisé par Veit Stoss qui domine la nef principale. Deux tours carrées ont été construites sur la façade de la Basilique et la plus haute (80 mètres), coiffée d’un casque gothique pointu fut ornée par la couronne dorée en 1666. Du haut de cette tour, toutes les heures, un messager / annonciateur sonne du clairon (hejnal) un air traditionnel, transmis à midi en direct par la radio Jedynka dans tout le pays. Ceci rappelle à tous le joueur de trompette du XIIIe siècle qui fut transpercé d’une flèche alors qu’il donnait l’alarme d’une invasion tartare, mythe ou réalité, ça n’empêche que 96 fois par jour la trompette est jouée en haut de la tour (4 fenêtres X 24 hrs). Cette triste histoire fut démentie par un guide et il nous a expliqué que cette légende fut créée par un touriste américain qui a écrit un livre sur la Pologne et à qui un guide avait inventé sur le vif cette fausse histoire. Bref, la basilique ressemble aux autres que nous avons visitées en Europe, sans différence majeure.

Lors de notre promenade dans la ville, on s’arrête dans d’autres églises dont celle de Ste-Barbara, l’église dominicaine où une messe était en cours et celle de St-Pierre et Paul. D’ailleurs, dans cette dernière, des concerts de musique classique sont offerts comme dans plusieurs autres églises et nous décidons d’acheter des billets pour la représentation de ce soir qui joue les plus grands succès classiques. On poursuit notre découverte autour du château de Wawel perché sur une colline en la contournant à la base en passant près de la rivière. Nous reviendrons un autre jour avec un tour guidé, alors nous ne montons pas sur la colline et on se concentre sur la rivière avant de retourner sur la grande place centrale pour manger.

On trouve un restaurant qui offre un cadre charmeur et la nourriture servie y est très bonne. On ne peut pas dire que les Polonais ont une cuisine bien particulière, alors on ne recherche pas particulièrement les plats traditionnels. On mange léger pour éviter de somnoler durant le concert et nous arrivons à temps pour la représentation de 8hpm. Un petit public a pris place dans les premiers rangs de chaises de l’église et nous écoutons attentivement les violonistes, contre-bassiste et violoncelliste jouer de beaux morceaux. Lors d’une pièce musicale, une dame qui joue de la flûte traversière se joint à eux et pour deux autres morceaux c’est au tour d’un trompettiste de compléter le groupe. On reconnait plusieurs morceaux bien exécutés et enjolivés par l’atmosphère dégagé par l’église et l’acoustique de la salle. Le spectacle ne dure qu’une heure, alors on retrouve l’auberge de jeunesse pas trop tard.

Brigitte

[Photos de Cracovie ville]