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Autriche – Jour 5, ski à Innsbruck (Igls)

Vendredi 12 mars 2010: Nous voilà rendus à notre dernière journée de ski en Autriche. C’est après une longue analyse et comparaison des 7 différentes stations offertes avec le billet de ski d’Innsbruck que l’on choisi la montagne dans le village de Igls 900m-2’250m, le mont Patscherkofel. C’est tout petit et pas très haut, mais cette station a deux avantages: elle est très très près de notre hotel et de l’autouroute et l’offre télésiges/pistes est intéressante. Même s’il n’y a pas trop de pistes et de télésièges, on peut faire les pistes de haut en bas et remonter directement au sommet… ce qui est plutôt rare ici. Si c’est vraiment poche, on pourra toujours prendre le shuttle et transférer à n’importe quelle des 6 autres montagnes, c’est inclus dans le billet. Heureusement, on n’aura pas à le faire… on a pris une bonne décision, continuez à lire, vous comprendrez.

C’est donc, selon la documentation, une montagne qui a été développée pour les olympiques, c’est donc pentu et presque juste des pistes rouges. On est content! Aussi tout est olympique ici, télécabine olympique, piste olympique, restaurant olympique. La première cabine que l’on prend pour se rendre au sommet en une fois date vraiment des année olympiques, c’est-à-dire 1976. C’est tout juste si elle ne fonctionne pas au charbon, mais c’est ok, on se rend en haut. Pour le reste des chaises, c’est très haute technologie, des chaises neuves. On a aussi pris de petites chaises à une place avec une chainette comme garde pour ne pas tomber, c’était vraiment n’importe quoi la sécurite dans les années 70, mais bon, on a survécu.

Dès la première descente, la piste est parfaite, bien pentue, avec 1’000 mètres de dénivelé, assez pour se payer une vrai descente olympique, pourquoi pas! Aussi, étant entourés de plus gros centres de ski, cette montagne est un peu délaissée par les gens, on est donc très peu sur les pistes, c’est parfait. Il n’y a aucune piste facile, donc pas d’enfants et peu de snowboarders, c’est vraiment un bon choix que nous avons fait, sans avoir pensé à tous ces avantages collatéraux. C’est une belle journée de ski et même si on refait et refait les mêmes pistes, c’est toujours aussi agréable.

Le gros soleil est encore au rendez-vous et il n’y a pas de vent. Notre peau nue, sans crème solaire commence à s’en ressentir et on bronze en raton laveur avec une belle marque de lunette de ski… mais bon, je n’ai pas de défilé de mode cette semaine, ça ne sera pas trop grave! On a commencé la journée une heure plus tôt, car c’est à peine à 15 minutes de l’hotel, on finira donc plus tôt pour se taper les 5:30 de route et un petit souper pour couper le trajet.

A trois heures, on est dans l’auto, prêts à partir, petit changement de vêtements et c’est un départ. Le GPS nous confirme les 600 km, tout est parfait. On ne s’égarera pas, on rencontrera 40 minutes de traffic en passant près de Zurich, mais rien de bien grave, on arrivera un petit peu plus tard c’est tout. On s’arrête dans une halte routière avec plein de magasins et de restaurants et j’ai la grande joie de retrouver un de mes restaurant préféré de Montréal, le Mövenpick. On mange ici c’est certain, tout a l’air tellement bon. Après avoir mangé, c’est reparti.

Cette semaine, on aura parcouru à peu près 1’800 km de route, c’est toute une trotte, mais on a skié sur des montagnes magnifiques, on a eu des conditions impecables presque partout et on a terminé sans blessure ni accident. J’ai deux gros bleus sur les cuisses à cause des chutes lors de carving un peu trop prononcés, mais c’est juste de ma faute, je testais la limite pour des virages très très anglés.

Il reste tellement de montagnes à skier que l’on quittera la Suisse et l’Europe en en ayant skié que quelques une. Les plus grandes, les plus hautes, les plus connues surement, mais aussi celles qui nous ont été suggérées par des amis. On aura encore l’occasion de skier cette année et l’année prochaine, mais là ça sent vraiment le printemps, les vélos vont sortir bientôt. On rangera nos ski sans aucun regret car cette année on en a eu pour notre bonheur. Brigitte et moi finissons la saison un peu meilleurs dans notre technique et aussi avec plein de paysages dans la tête. J’espère que vous apprécierez les photos, mais rien ne vaut d’être sur place. Face aux montagnes on se sent tellement petit, tellement insignifiant, ça nous remet en perspective et nous rapproche aussi des choses importantes dans notre quotidien.

Je vous ai aussi fait une série de photos panoramiques. Elles incluent toutes les journées dans un slideshow, car c’est vraiment long à faire et elles n’étaient pas prêtes lors des autres posts.

mam

[Photos de Igls]

[Panoramas d'Autriche]

Autriche – Jour 4, visite de Innsbruck

Jeudi 11 mars 2010: Nous avons décidé de faire une journée relaxe, sans ski pour visiter la ville de Innsbruck. Il y a une portion vieille ville, comme la plupart des villes vous me direz, ainsi qu’un château, des montagnes et des installations olympiques.

On prend donc la carte d’accès prépayée de Innsbruck qui nous permet de faire le tour guidé à pied de la vieille ville, de prendre le bus touristique avec commentaires en français, plusieurs accès gratuits dans divers musées, églises et tours, et finalement l’accès à quelques téléphériques / remontées mécaniques.

La journée de visite débute avec le tour d’autobus qui ne donne finalement pas trop de commentaires, mais ils sont tout de même utiles et intéressants. Nous apprenons que 120’000 habitants résident à Innsbruck et quelques 30’000 étudiants à l’université réputée. A travers la ville, on remarque qu’il y a beaucoup de gens à vélo malgré que nous soyons en plein hiver…mais en ville, il n’y a pas de neige.

Nous descendons à notre premier arrêt, Schloss Ambras (château d’Ambras). Voici un extrait qui explique les origines du château. L’archiduc Ferdinand II (1529-1595), fils de l’empereur Ferdinand 1er et prince-régent du Tyrol, fit transformer la forteresse médiévale d’Ambras en château de style Renaissance. C’est là que résida sa femme Philippine Welser en compagnie de leurs deux fils, Andreas et Karl. Le prince fit construire un musée privé destiné à abriter ses fameuses collections et qui figure aujourd’hui parmi les plus anciens musées modernes.

Ainsi, nous avons visité les salles d’armes et d’armures qui contiennent essentiellement des armures de tournoi du XVe siècle qui proviennent des collections de l’Empereur Maximilien 1er. Les salles sont remplies de petits soldats en armures et quelques chevaux grandeur nature. Je croyais qu’ils seraient plus grands, mais étonnamment ils sont de la même grandeur que moi. J’ai appris qu’il y a des armes et armures pour la bataille/guerre et d’autres pour les parades. Elles ont donc comme utilité outre l’arsenal en temps de bataille, une référence idéologique pour commémorer les valeurs : défense des valeurs, protection de la population et support de la justice.

Dans une autre section, on découvre les arts et curiosités exposés dans la salle d’origine comme lorsque Ferdinand les avait mis, c’est-à-dire dans des armoires jusqu’au plafond avec une vitre devant. Chaque vitrine contient des objets de même matériau, le fond et les tablettes sont peints en fonction de ces objets afin de les mettre en valeur. Par exemple, la vitrine avec des statuettes en ivoire est peinte en vert, celle des statuettes de bronze en rouge, celle des objets en cuivre est en rose et ainsi de suite.

Il y a aussi une pièce avec des bustes et têtes présentés dans 85 niches murales. Contrairement aux objets qu’on voit dans les autres musées, ceux-ci ne sont pas d’origine grecque, mais sont plutôt des reproductions fabriquées localement.

La prochaine pièce est sans doute la plus grandiose du château, c’est la salle espagnole qui fut construite de 1569-1572. Deux grandes portes en bois travaillées datant de 1571 donnent l’accès à la belle salle des empereurs. De style de la Renaissance, c’est une grande salle en long avec des fresques partout sur chaque parcelle de mur qui représentent des portraits plein pieds avec des couleurs vives. Le plafond de bois est haut et texturé, tandis que le plancher est de marbre rouge, blanc et noir.

La dernière section de la visite nous mène à la salle de bain privée de la princesse Philippine Welser (fille de Ferdinand) où il y a une immense baignoire avec en son centre un petit banc. Enfin, nous avons visité la chapelle privée de la famille qui date du 14e siècle.

[Photos du château d'Ambras]


De retour dans l’autobus touristique, nous nous promenons à travers quelques installations olympiques. Innsbruck a été la capitale des Jeux Olympiques d’hiver de 1964 et 1976. Nous avons vu la grande rampe du saut à ski ainsi que le complexe de l’aréna (Olympia World) qui fait quelques 10 terrains de football.

Ceci nous mène au début de notre tour guidé à pied. Ce n’est pas facile, car nous sommes les seuls qui parlent anglais, les autres parlent l’allemand. Ainsi, la guide raconte tout ce qu’elle a à dire en allemand et ensuite en quelques phrases à peine traduit pour nous en anglais. Je crois qu’elle nous résume l’essentiel de ce qu’elle dit en allemand.

La vieille ville a débuté entre la montagne et la rivière. Comme les citoyens devenaient un peu à l’étroit, ils ont traversé la rivière et on bâti ce qui est aujourd’hui considéré comme la vieille ville. Cette partie était entourée d’une muraille pour les protéger. Aujourd’hui, des maisons ce sont construites pour remplacer la muraille, ce qui fait qu’il y a un mur de maisons bien collées qui délimite encore bien la vieille ville de la nouvelle ville.

A l’intérieur de la vieille ville, les commerces y sont présents, plusieurs boutiques, cafés et restaurants. Bien sûr, cet endroit est sans voiture. Pour permettre à ceux qui ne savent pas lire de se retrouver dans la vieille ville, les habitants et commerçants ont mis des crochets avec des enseignes aux coins des rues avec différents animaux. D’ailleurs, c’est de là qu’est né l’enseigne en fer forgé qui orne certains commerces.

Afin de tenir les maladies hors de la ville, l’hôpital a été construit juste en dehors des murs de la vieille ville dans la partie nommée nouvelle ville. Malgré que son nom évoque la nouveauté, ce n’est pas encore moderne. Cette partie nous n’est pas familière, car nous n’avons pas eu le temps de la visiter.

Comme les habitants paient leurs taxes en fonction de la façade de leur maison, on a pu remarquer que les bâtisses sont plutôt étroites et sont construites en profondeur. Souvent, les maisons ont une petite cour intérieure, mais nous avons visité une cour d’une famille riche qui est assez grande comparativement à celle de ses voisins.

Au centre de la vieille ville, il y a une tour qui servait de guet à l’époque et de prison. Suite à un tremblement de terre, la partie supérieure s’écroula. Lors de la reconstruction à l’époque de la Renaissance, ils ont fait le haut de ce style tandis que le bas était de style gothique. Ca fait un drôle d’effet! Nous avons eu l’occasion de monter les quelques centaines de marches pour aller tout en haut de la tour où nous avions une belle vue sur les toits de la ville. A cause du brouillard, on n’avait pas la vue sur les montagnes. Toutefois, on a pu voir la structure de la ville avec les maisons qui forment l’ancienne muraille, les mini cours intérieures des différentes maisons, la diversité des toits (tôle rouge, verte ou grise, terre cuite rouge).

La ville contient différents styles, car nous avons vu une façade de maison en style rococo. Juste à côté, il y a la façade célèbre avec le toit d’or qui représente les mariages de Maximilien. Il s’est marié une première fois et eut 2 enfants. Sa femme est morte en tombant d’un cheval. Ensuite, il s’est remarié avec une italienne qui vient de Milan. Fait cocasse, il n’est pas allé à son mariage et a envoyé un ami pour le représenter. Il parait que ce n’est pas une nécessité d’assister à son propre mariage!


Nous sommes entrés dans la Cathédrale St-Jacques qui est très grande. Il y a du marbre rose, un orgue doré et immense ainsi que des fresques gigantesques. Cette cathédrale est destinée à Marie et son enfant. Durant la période du carême, il y a une grande toile qui couvre la peinture qui les représente. Ainsi, à la fin du carême, les pratiquants sont heureux de revoir et retrouver Marie. C’est une représentation spéciale qui est un symbole particulièrement chéri par les citoyens. D’ailleurs, il y a 28 églises catholiques et 2 protestantes dans la ville.

Notre tour de la vieille ville se termine par la visite du château impérial. Contraints par les rénovations majeures de la bâtisse, nous n’avons accès qu’à la salle principale, la salle des géants. A l’époque Maximilienne, cette salle fut décorée par des tableaux de géants. Marie-Thérèse a fait faire pour elle et sa famille des portraits. Ainsi, chacun de ses 16 enfants est représenté. D’ailleurs, on a appris que Marie-Antoinette, épouse du roi de France Louis XIV est la plus jeune des filles de Marie-Thérèse. Au dessus de ces portraits, il y a une rangée de petits tableaux représentants les petits enfants, gendres et belles-filles de l’impératrice. Dommage, nous n’avons pu prendre de photos, il y avait une surveillante sur nos talons.

Enfin, nous sommes montés à la montagne par un cable-car et ensuite un téléphérique. A cause de la mauvaise température en hauteur, il y avait du brouillard tout en haut, ce qui nous a empêché d’avoir une vue sur la ville. Heureusement qu’à mi-chemin nous avions une vue plus claire.

Juste avant d’arrêter pour manger, on fait une halte dans un petit musée qui ferme plus tard que les autres. Quelle chance, c’est là qu’est exposée la tombe vide que Maximilien a fait construire pour lui-même 17 ans avant sa mort afin que les gens se souviennent de lui. Il y a des immenses statues en bronze, 40 au total, qui ornent la tombe centrale. C’est assez impressionnant.

Après un petit repas simple au wok, on se rend à la piste de descente de ski en auto. Malheureusement, l’accès est interdit après les heures d’ouverture et on ne peut que la regarder de loin…..trop loin pour Marc-André qui passerait volontiers par-dessus la barrière pour aller prendre des photos de plus près.

Ce fut une journée assez remplie, mais surtout enrichissante.

Brigitte

[Photos de Innsbruck]
[Vidéo de Innsbruck, 5:52 minutes]

Autriche – Jour 3, ski à Kitzbühel

Mercredi 10 mars 2010: Bien oui, une autre station qui donne full de points au scrabble. Aujourd’hui, nous avons suivi le GPS et il nous a amené à une école de ski un peu perdue dans le « no where ». Brigitte n’écoutant que son courage, va demander notre chemin et la personne nous envoie à un parking gratuit à Kirchberg. Bon, je suis déjà un peu stressé, ce n’est pas le bon nom de station, mais il parait que c’est OK et en plus le parking est gratuit… on verra. Brigitte a beau me dire que ce n’est que l’autre versant de la montagne, je ne suis pas rassuré, je veux aller à Kitzbühel!

Arrivés au parking, il y a une piste et une gondole, c’est déjà ça de bon. C’est de là que l’on va partir. Après avoir acheté les billets, on commence à étudier le plan et on comprend que le billet est bon pour tout le domaine qui s’étend sur 170 km de pistes et 54 remontées mécaniques, de quoi s’amuser. Le Kitz Ski Unlimited, comme il l’appelle ici, est composé de Kitzbühel, Kirchberg, Reith, Aurach, Jochberg, Mittersill et Hollersbach.

Déjà à notre première montée, une petite cabine qui monte de 800 mètres à 1’800 mètres en 20 minutes. C’est magnifique, il fait gros soleil, il n’y a presque pas de vent et +2 degrés Celsius. On fait une descente, moitié bleu / moitié rouge : hallucinante. Parfaites conditions, très large, presque pas de monde, aucune bosse et orientée au nord. La neige est donc dure et on a le soleil dans le dos…. Je vous dis, le paradis.

En ayant tiré le gros lot dès la première descente, Brigitte insiste pour répéter afin de profiter au maximum de cette belle piste qui nous donne du challenge et j’acquiesce. C’est vraiment que l’on ne peut demander de mieux pour le ski et une piste à notre niveau en plus…. Il faut dire que l’on fait rarement 4 jours de ski collés et notre corps commence à nous le faire savoir. Petit étirement dans le mollet, raideurs au cou, cuisse qui élance. Mais après une heure de ski, tout est rentré dans l’ordre et rien ne peut nous arrêter.

Contrairement à mon habitude d’aller cherche la piste non ouverte, passer là où il ne faut pas, prendre la direction fermée, interdite ou danger…durant toute la semaine je suis resté sur les pistes balisées, je ne suis presque pas tombé et j’ai mal presque nulle part, je vous le dit, je deviens vieux et raisonnable. Hein papa, tu vois que ton petit conseil avant de partir à porté fruit :-) Suivant quand même mon instinct, je veux aller voir du pays et on s’aventure sur une autre montagne où les pistes ont l’air pas mal bien (oui oui, c’est balisé et ouvert).

Moi, dans mon fantasme, je voulais skier sur la piste où il y a eu la descente olympique, une piste mythique (il parait). Il faut absolument qu’on passe par là, mais pour l’instant ça ne regarde pas bien sur le plan, on dirait que ce bout de montagne est coupé des autres et il faudrait prendre une navette pour revenir sur les autres versants. Bon, allez, une chose à la fois, mais je veux la faire quand même! Je m’assure donc que chérie sache vraiment que je veux au moins une fois faire la piste de descente du slalom des olympiques, mais entre temps, il y a plein d’autres pistes à faire.

Dans le plus fou, j’ai fait une piste noire avec un mur à 70 degrés d’inclinaison. Tout le long, tu ne pense qu’à une chose, ne pas tomber et rester sur les « edges » des skis. C’est parfait, il n’y a pas de bobo. Brigitte, moins téméraire et sentant la fatigue, prend la voie plus facile et reste en vie…. J’ai quand même encore besoin d’elle comme co-pilote… sinon je ne retrouverais pas l’hotel….

La journée alterne entre gondole et chaise pour faire des pistes nettement moins excitantes et moins belles que la super première piste de 1’000 mètres…. 25 minutes pour la descendre, mais c’est encore du très beau ski. En fin de journée, on termine la descente de type coupe du monde (celle tant attendue). Vraiment magique la piste avec une vue imprenable sur la ville. Des courbes avec angulation que les skieurs doivent prendre à toute vitesse…. Malade!… Nous, on se contente de la vitesse pépère, surtout que c’est la dernière descente.

[Photos de Kitzbühel - ski]

Fin de journée, retour au parking de l’autre versant où on attend la navette pour retourner à la voiture. En auto, on revient vers le petit village de Kitzbühel. On fait une petite marche dans le village plein de boutiques partout, mais pas trop de resto. On fini par trouver une place assez typique et sympathique. Ce soir, on mange grillade, soupe à l’oignon, steak en sauce et ribs. C’était assez bon pour 52 euros. Heureusement que l’on a un bon 10 minutes de marche pour retrouver l’auto, sinon on roulerait tellement on est plein!… Il reste encore 1 heure de route pour le retour et on est claqués.
Mam

[Photos de Kitzbühel - village]

[Video de Kitzbühel, 4:35 minutes]

Autriche – Jour 2, ski à Ischgl

Mardi 9 mars 2010: Aujourd’hui, c’est à Ischgl que nous skierons. En tout cas, ce mot-là au Scrabble vaudrait beaucoup de points avec toutes ces consonnes et une seule voyelle. Qui arrivera à le prononcer correctement?

C’est sous le soleil pour une deuxième journée consécutive que nous partons en ski. La montagne, qui fait partie du massif Silvretta, est tout près de celle de St-Anton, mais on sort quelques sorties plus tôt sur l’autoroute et nous devons faire une quinzaine de kilomètres sur une petite route en serpentin. Ca y est, on voit le village de Ischgl et on trouve un parking assez rapidement. Il est gratuit celui-là et nous sommes tout près du téléphérique.

Le billet de ski en main, coût de 43 euros, nous montons dans la cabine à 11h. C’est une cabine de luxe où 18 personnes entrent assises avec les skis pendus au plafond. La montée nous offre une vue panoramique sur les montagnes environnantes. On traverse quelques montagnes avant de se rendre au point de jonction d’une demi-douzaine de télésièges. Lequel prend-on?

Sous l’embarras du choix de téléphériques, Marc-André veut celui qui nous amène le plus haut. Alors, nous prendrons le B3. Heureusement que les télésièges et les pistes ont des numéros et non des noms, parce qu’en Allemand les mots sont hyper longs avec pleins de consonnes qui ne nous disent rien. Alors, comme ça c’est plus facile à lire et surtout à retenir.

Le domaine skiable est immense, les pistes sont larges comme des autoroutes, bien damées et il y a un choix incroyable. Les pistes sont parfaitement entretenues comparativement à hier à St-Anton, car c’est bien plat et il n’y a aucun amoncellement de neige sur les pistes. Il y a beaucoup de monde, surtout au croisement des télésièges où c’était noir de monde, mais juste un peu plus loin, il n’y avait presque plus de monde. C’est tellement grand que les gens sont vite dispersés et ce n’est pas dérangeant et l’attente aux télésièges n’est pas si long.

Nous skions donc au gré des pistes et des télésièges, toutes les pistes sont belles et agréables à skier, quelles soient bleus (faciles), rouges (intermédiaires) ou noires (experts). Bien oui, nous sommes arrivés sur une pente noire qui n’était pas si pire, mais difficile à cause de son inclinaison assez forte. Un virage à la fois et on y arrive. La piste nous fait penser à un vrai mur et lorsque Marc-André s’arrête au milieu de la piste, il n’en est que plus impressionné. Une chance que je ne me suis pas arrêtée, sinon j’aurais eu la trouille!

C’est vraiment une belle journée de ski malgré le fonds de l’air froid et le vent du nord. A presque 3’000 mètres d’altitude, le froid est mordant et on ne peut y échapper, mais c’est agréable. Les conditions ont été impeccables toute la journée et chaque piste que nous avons skiée était très belle. Comparativement à hier où une seule piste était à notre goût et que nous avions fait à plusieurs reprise, ici à Ischgl nous avons fait plusieurs fois la même piste, car elles sont toutes belles.

Sur le domaine skiable, il y a une piste longue de 11km que nous avons empruntée pour terminer notre journée et nous ramener tout droit au centre du village. C’est une piste très occupée en cette fin de journée et elle n’est plus à son meilleur. On va tranquillement, nous sommes un peu fatigués et ce n’est pas le temps de se faire mal avec les plaques de glace et les tas de neige folle. De haut en bas, ça nous a pris presque 40 minutes.

[Photos de Ischgl - ski]

On change nos bottes de ski pour nos running shoes et on se promène dans le beau village d’hotels, de magasins, de restaurants et de bars. L’ambiance est franchement festive, les bars sont remplis, les gens chantent, dansent, la musique bat son plein et il y a plein de gens qui se promènent dans la rue piétonne.

Un petit restaurant pizzéria nous fait un clin d’œil et c’est là que nous savourons une soupe crémeuse à l’ail, une pizza antique et une lasagne le tout arrosé d’un quart de litre blanc et d’un autre quart de litre rouge dans un décor rustique. Très bon et le tout pour 30 euros!

[Photos de Ischgl - village]

[Vidéo de Ischgl, 0:54 minute]

Brigitte

Autriche – Jour 1, ski à St-Anton

Lundi 8 mars 2010: En cette journée internationale de la femme, nous irons skier à St-Anton, montagne qui nous a été recommandée par des amis.

Nous, comme des beaux innocents, on se dit que le GPS nous conduira à la montagne de ski seulement en y entrant le nom. Brigitte ne le trouve pas, nous ne sommes pas encore assez près. On prend sur l’autoroute une mauvaise bifurcation nous menant sur une autoroute payante à 8 euros, direction je ne sais pas trop où, mais certainement pas la bonne. On s’est arrêtés dans un truck stop où je suis allé voir sur une carte et j’ai trouvé le fameux nom de la ville du mont St-Anton à Arlberg, fallait savoir! Nous rebroussons chemin et réussissons à ne pas payer une deuxième fois le péage, merci madame!

Rendus à la station, c’est un peu le bordel pour trouver un parking, mais après quelques essais et erreurs, on en trouve finalement un tout près d’une télécabine pour 7 euros. Il est 11h, il est tard en titi, mais on décide de sauter le diner, de souper plus tôt et profiter de la journée de ski qui nous a coûté 43 euros (plus 5 euros pour la carte magnétique qui nous sera remboursée à la fin).

St-Anton est un immense centre étendu sur 3 versants dans la région du Tyrol. Cette station fait partie d’un resort de 5 montagnes à Arlberg – St-Anton, Lech, St-Christophe, Zurs et Stuben. Les 3 premières descentes ressemblent plus à ce que j’appelle du « commuting », c’est-à-dire une piste qui va vers une autre afin de prendre un télésiège. Pas de chance, les pistes que l’on fait sont laides, achalandées, plein de tas de neige et glacées par endroit, dommage :-(

Une chance que la température est en notre faveur : ciel bleu, aucun nuage, mille et un rayons de soleil et il fait -7 degrés. Ils annonçaient froid, on s’est bien habillés, mais là on crève de chaud.

Moi mon but sur une nouvelle montagne, c’est d’aller tout en haut question d’avoir la vue et le choix des pistes. Mais ici, c’est bordélique. Il faut bien choisir son remonte-pente, car chacun dessert qu’une, deux ou peut-être trois pistes et surtout ils ne montent pas jusqu’en haut. Toutefois, les télésièges sont assez high tech, car il y a des barrières qui donnent le « go » pour aller à la chaise, comme des barrières de départ pour les courses. Ensuite, il y a un tapis roulant qui nous amène jusqu’à l’endroit exact où la chaise va nous prendre. Vive l’ère mécanique!

On décide donc de quitter la montagne principale pour aller voir plus loin sur un autre versant, loin, assez loin. Vers 1h30, nous sommes rendus. En fait, on est rendu à St-Christophe. On y va un peu au hasard et on tombe sur une piste bleue. Habituellement, on vise les pistes rouges, mais celle-ci est parfaite, large avec une pente raisonnable, damée, pas trop achalandée, en plein soleil et longue d’au moins 3 kilomètres….enfin on a trouvé une piste qui fait notre bonheur. On fera encore et toujours cette descente jusqu’à 3h15 où il nous reste exactement 1h pour rentrer, soit à l’autre extrémité de la montagne.

Sur notre chemin de retour, nous avons croisé un chien qui était en grogne après le téléphérique. En fait, les barrières et les recouvres cabines en plastiques se referment automatiquement lorsque nous descendons. Le chien était enragé après le mécanisme….bref, les images valent milles mots, alors nous l’avons filmé pour vous montrer.

Nous avons retrouvé notre point de départ en temps et en heure, sans se presser, notre auto nous attendait sagement. Heureusement que nous avions trouvé cette superbe piste, car les autres que nous avons prises pour retourner à l’auto étaient tout aussi bossées et décevantes que les premières de la journée.

[Photos de St-Anton - ski]

Nous nous promenons dans le petit village de St-Anton, question de visiter, de profiter de l’ambiance après-ski et de faire passer le temps, car il est trop tôt pour manger. Finalement, il est 6h, le soleil se couche, il fait plus froid et on commence à avoir faim. On déniche un petit resto sympa et pas cher où on mange une goulash (soupe tomate avec morceaux de viandes), une escalope viennoise avec frites et un club sandwich accompagné d’un petit vin local pour un total de 44 euros.

[Photos de St-Anton - village]

Il ne faut pas partir trop tard, car on a une heure de route avant de regagner notre hotel.

MAM

St-Anton : altitude de 1’304m à 2’811m, 260km de piste

[Vidéo de St-Anton, 5:05 minutes]

Vacances de ski en Autriche

Dimanche 7 mars 2010: C’est finalement notre semaine de vacances de ski. Brigitte étant toujours très occupée, elle se lève plus tôt pour finir son travail avant de partir la tête en paix. Ca y est, nous sommes prêts à partir pour l’Autriche, notre destination ski!

Pour notre semaine de ski en Autriche, on a loué une auto ce qui nous permettra une plus grande autonomie et de ne pas être tributaire des navettes d’hotel et des centres de ski qu’ils desservent, surtout que les stations de ski que j’ai sélectionnées sont à quelques 1h de route de l’hotel. J’avais fait ma liste des places où je voulais skier, Brigitte elle qui ne fait pas de caprice, elle suivra où on ira. J’ai fait une liste de 7-8 centres de ski, les must, mais ma chérie me fait remarquer que l’on skiera 4 ou 5 fois maximum si tout va bien puisque nous ne serons partis que 6 jours, dont 2 de voyagement. Mon enthousiasme toujours débordant a besoin quelque fois d’être remis en perspective et je fais donc mes choix…. 4 montagnes selon moi incontournables : St-Anton, Ischgl, Kitzbuhel et Innsbruck.

Mais avant de penser à skier, il faut tout de même penser à se rendre et c’est quand même 5:30 heures de route. C’est principalement de l’autoroute suisse, magnifiques conditions, soleil et pas trop de trafic, c’est parfait. A la frontière de l’Autriche, c’est comme d’habitude, un simple passage, pas de questions, on passe c’est tout, on ne s’arrête même pas. Notre entrée en Autriche est saluée par une route qui traverse les montagnes, mais comme en Suisse on a le Jura et les Alpes, les montagnes ça ne nous impressionne plus trop, mais c’est tellement beau!

Direction la ville de Innsbruck, j’ai décidé que l’on allait rester là, car c’est le point central pour les quatre montagnes choisies. On n’est pas vraiment à côté, mais a une centaine de kilomètres au plus loin, c’est-à-dire une heure, une heure et demi max, on est rendu!

Une petite anecdote : Pour se rendre à Innsbruck, il a fallu passer à travers une multitude de tunnels. C’est connu : contourner la montagne c’est plus long que de passer à travers, alors ils font des tunnels et des tunnels. Un tunnel en particulier le Arlberg Schnellstrasse, Arlber Strussentunel fut le plus long tunnel que j’ai jamais fait. Selon les indications, il fait plus de 10km de long. Un cauchemar pour les claustrophobes, mais on s’en est sortie et surprenemment ce fut le seul poste de péage de tout le voyage, 8.50 euro, un deal… quand on pense que le petit tunnel du Mont-Blanc coûte environ 35 euro pour juste 2km.

Arrivés à Innsbruck, on trouve notre hotel très facilement grâce au GPS, il est plus de 7 :00 et on est affamé. Heureusement que l’on peut manger dans l’hotel, mais la salle a manger a été prise d’assaut par un groupe de 50 Italiens qui parlent fort et prennent toute la place. On devra donc attendre qu’ils aient fini… 8 :15….. enfin on mange. Ce n’est pas très bon, mais ça bouche un trou. Direction dodo demain on a une grosse journée.

MAM et Brigitte