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Kenya – Animaux

Voici un résumé de nos apprentissages et observations des différents animaux lors de notre safari. Outre les animaux populaires, nous avons vu diverses sortes / races d’animaux moins communs pour un total d’environ 36 sortes d’animaux et 11 d’oiseaux. Ainsi, pour notre propre mémoire et pour partager avec vous, on a préparé une fiche qui sommarise les différences et habitudes de vie des animaux qui ont fait de notre safari une réussite. Toutefois, ce résumé n’est pas complet puisque ce n’est pas un documentaire même si on s’est aidé d’internet et de livres pour compléter et ne pas dire de bêtises.

Les photos sont grosses, mais ça fait une belle mise en page « punché » et ça permet d’avoir la description dessous l’image, c’est plus pertinent que d’avoir les photos une à la suite de l’autre dans un « slide-show ».

Le post vient tard, il n’est pas aussi complet que nous l’avions souhaité au départ, mais là il faut passer à autre chose et les animaux les plus importants, qui nous ont le plus marqués sont ici.

ELEPHANT: Il y a 2 types d’éléphants en Afrique : éléphants de savane d’Afrique et éléphants des forêts d’Afrique. L’éléphant de savane est très grand (mesure 4m) et a de grandes oreilles. Leur crâne est à peu près plat et tous les individus portent des défenses qui sont plus longues et habituellement incurvées en avant. Les éléphants des forêts sont en général plus petits, ont les oreilles plus petites et plus circulaires que les éléphants de savane. Aussi, leurs défenses sont plus minces, plus droites et plus courtes. Leur peau est plutôt lisse comparativement à l’éléphant de savane qui a une peau très plissée. Après analyse méticuleuse de nos photos, on conclu que nous n’avons vu que ceux de la savane.

Les éléphants vivent dans une société matriarcale et les troupeaux sont composés de 10 à 20 têtes en moyennes et pouvant aller jusqu’à 50. Il est possible que quelques troupeaux se regroupent ensemble et sont souvent issuent d’une même famille. Ainsi, la soeur ainée prend en charge le groupe, c’est la matriarche. On a vu un troupeau de 28 éléphants qui devait être composé de 3 familles et bien sûr il y avait un très gros éléphant au milieu, sans doute la matriarche (voir post du vendredi matin 4 sept). Les mâles sont plus solitaires et peuvent se regrouper entre mâles. Il est rare de voir des mâles avec les troupeaux d’éléphantes et d’éléphanteaux. Dès que le jeune mâle est mature, il est rejeté du troupeau par la matriarche. Les éléphants sont herbivores et se nourrissent d’herbes, de plantes, de feuilles, de racines, d’écorces et même du bois.

On a remarqué que les dépôts des éléphants ressemblent à des guimauves géantes qui est en fait des herbes hyper compacté et sec. Selon wikipédia, ça prend 2-3 jours de digestion et 40 à 60% de la nourriture n’est pas digérée.

Dans le parc du Tsavo Est, on les nomme éléphant rouge puisqu’ils se couvrent de la terre rouge pour se protéger du soleil et des moustiques. Les éléphants s’aspergent à l’aide de leur trompe ou se roulent tout simplement dans la terre.

GIRAFE (Twiga en Swaéli): Il y a deux sortes de girafes, les girafes Masaï ou du Kenya ont des taches plus foncées et avec des formes irrégulières tandis que les girafes réticulées sont un peu plus pâles et leurs taches sont plus carrées. Aussi on peut voir que les lignes entre les taches de la girafe réticulée sont plus minces et étroites. Selon nos photos, il semble que nous n’ayions vu que des girafes Masaï.

Les girafes ont 2 cornes qui se terminent avec des pompons poillus. Certaines en ont une troisième, mais on n’a pas trouvé pourquoi. En fait, nos sources donnent des raisons différentes, soit que ce sont les vieilles girafes ou tout simplement certains mâles. Leurs cornes sont aussi dures que l’ivoire.

On a noté que les girafes, bien qu’elles vivent en troupeaux, sont assez dispersées. Elles ne sont pas collées les unes contre les autres comme peuvent l’être les éléphants ou lions. Chaque membre du troupeau est à vue, même jusqu’à 1 km à la ronde. Les girafes sont en troupeaux de 2 à 40 têtes mixtes, et un troupeau est composé soit d’un grand mâle ou quelques fois jusqu’à 8 grands mâles, avec des femelles, des ados et des jeunes de différents âges.

Les girafes sont herbivores, elles broutent les feuilles et les tiges d’une large variété d’arbres de grande taille. Leur long cou leur permet de brouter jusqu’à 6 mètres au-dessus du sol. Elles aiment bien les acacias et ne sont pas gênées par les épines. Elles récoltent les feuilles avec leur longue lèvre supérieure et leur langue protactile.

Lorsqu’elles boivent de l’eau, elles doivent écarter fortement leurs pattes de devant (puisqu’elles sont très grandes) et elles sont alors très vulnérables aux attaques des prédateurs. Une girafe peut galoper à vive allure, atteignant 50 km/h d’une façon bien curieuse. Pour se défendre des lions (principal prédateur), elles bottent avec leurs pattes avant, comme des coups de karaté.

LION (Simba en Swaéli): Il est surnommé le « roi des animaux » en référence à sa crinière qui ressemble à une couronne. D’ailleurs, seuls les mâles ont une crinière, mais tous les mâles n’en ont pas nécessairement une (dans le parc national du Tsavo, les mâles sont dépourvus de crinières). Leur pelage entre jaune or et brun ocre est court et uniforme sauf pour les lionceaux qui sont marqués de taches. Leur pelage est plus laineux que les adultes et les taches disparaissent avec l’âge.

Les lions vivent en groupes familiaux, mais il n’est pas rare de voir un mâle seul. Le lion est polygame. Les lionnes se regroupent avec leurs soeurs pour élever leurs lionceaux. Elles ont entre 2 à 4 petits par portée et restent avec leur mère jusqu’à 18 mois. Les lionceaux sont très enjoués et ne sont pas complètement adultes avant l’âge de 3 ans. Puisqu’elles vivent en famille, les lionnes peuvent nourrir les lionceaux des autres femelles, sans discrimination. L’éducation des lionceaux incombe ainsi à toutes les femelles du groupe.

Les jeunes mâles restent 2 à 3 ans dans le groupe avant d’être chassé par le lion dominant. Les femelles,elles, restent toute leur vie dans le groupe.

Le lion est carnivore et se nourrit principalement d’antilopes, d’impalas, de zèbres, de gnous ainsi de jeunes éléphants et hippopotames. Les lions chassent en groupe pour menacer un groupe et diriger la proie vers une embuscade où souvent une femelle attend et attaque la proie, car ce sont le plus souvent les lionnes qui tuent. Toutefois, ils peuvent chasser seuls surtout des animaux faibles, blessés, vieux ou petits. Les femelles partagent leur proie tandis que les mâles ont plus tendance à manger chacun leur tour en suivant bien la hiérarchie.

On a vu deux lionnes se lécher mutuellement. En général, les lions de pratiquent pas de toilettes mutuelles complètes (comme le font les chats), mais ça peut arriver d’effectuer un soin de fourrure lorsqu’il y a du sang des proies. Le lèchement de la tête, des épaules et du cou de l’autre est aussi un signe d’affection.

HIPPOPOTAME: L’hippopotame a une robe gris brunâtre foncé qui tire sur le rosâtre sur la tête. Il peut peser jusqu’à 3 tonnes! Les hippopotames sont amphibies et sont bien adaptés à la vie dans l’eau. C’est leur refuge naturel où ils se « cachent » lorsqu’ils se font déranger. Ils nagent très bien et plongent dans l’eau en moyenne pendant 2 minutes, mais ils peuvent rester sous l’eau jusqu’à 6 minutes. Pour savoir où ils sont, nous n’avons qu’à être attentifs aux bulles qui remontent à la surface.

Ils passent la journée entière à dormir et à se reposer dans l’eau ou sur la rive. Ils vivent en groupe, souvent les femelles sont au centre avec les petits tandis que les mâles les entourent pour les protéger. La nuit, les hippopotames regagnent la terre ferme et vont se nourrir d’herbe.

RHINOCEROS: Il y a des rhinocéros noirs et des blancs. Les blancs sont plus grands, leur tête est plus longue, leur museau plus large et carré. Pour bien les distinguer, les rhinocéros blancs ont une bosse sur la nuque. Ils ont deux cornes sur la tête dont une plus petite en haut et la plus grande est au bout du nez.

Les rhinocéros sont des animaux très placides et de caractère égal. C’est pour cette raison que nous avons pu nous approcher aussi près sans crainte, ils chargent très rarement, ce qui fait contradiction à la croyance populaire.

ZEBRE: Sont-ils noirs rayés blanc ou blancs rayés noir? Selon les livres que j’ai lus, ils sont de couleur générale blanche avec des raies noires.

Il y a deux types de zèbres qu’on distingue principalement par leurs rayures. Les zèbres de Grévy ont des rayures fines tandis que les zèbres de Burchell sont plus larges (c’est d’ailleurs le zèbre qu’on connait plus.) Les petits, zébreaux, ont une couleur plus brune et ils ont sur le dos des raies brunâtre foncé. Leurs rayures n’étant pas utile pour le camouflage, elles ont surtout un effet stroboscopique lorsque le troupeau court ce qui rend flou le contour de l’animal aux yeux du prédateur.

Les zèbres mangent du gazon et ils souffrent particulièrement des périodes de sécheresse. Ils se regroupent en familles de 5 à 20 têtes et se joignent souvent aux Gnous lors des périodes sèches.

PHACOCHERE: Il n’y a qu’une espèce de phacochère qui est reconnue universellement. Un phacochère est en fait un porc sauvage qui a une longue crinière sur le haut du dos et deux défenses dirigées vers le haut. Les défenses peuvent atteidre 60 cm chez les vieux individus. Elles lui servent à déterrer des racines ou des bulbes, mais aussi à se défendre contre ses prédateurs (lions, léopards, hyènes, hommes).

Les phacochères ont un pelage rare et hérissé avec une crinière de longs poils raides sur le cou et les épaules. Ils ont une queue mince et longue, toute droite lorsqu’ils courent (ce qui les caractérise).

Ils se nourrissent principalement de graminés courtes et de plantes. Les phacochères mangent souvent avec les pattes avant repliées, installés sur ses genoux.

HYENE: Les hyènes sont principalement nocturnes même si on peut les voir le jour. Ils vivent seuls ou en couple et en petit groupe lors de la chasse. Ils mangent principalement des petits mammifères ou les petits des grandes espèces, mais leur régime se compose surtout de charognes, particulièrement des restes d’animaux tués par les lions. Les vautours et les chacals sont leurs concurrents pour les charognes….BEURK!

Même si la hyène ressemble à un gros chien, elle ne fait pas partie de la même famille. L’arrière-train est plus bas que le devant du corps ce qui rend son allure bizarre. Leur pelage peut être rayé ou tacheté et est de couleur tirant sur le marron. Bref, ils sont assez laid.

GAZELLE: Les gazelles ressemblent à des chevreuils et il y a plusieurs espèces qui ont de petites différences au niveau de la taille et de la couleur du pelage.

Elles vivent en troupeaux de 5 à 60 têtes avec un seul mâle adulte, mais il n’y a pas vraiment de hiérarchie à l’intérieure. Le groupe est dirigé par une femelle âgée.il n’y a qu’un seul mâle par troupeau. Les autres mâles vivent souvent ensemble et ne rejoignent que les femelles au moment de la reproduction.

Principalement, les gazelles sont herbivores, mangeant de l’herbe, des feuilles et ds pousses. Elles ne sont les proies de peu d’animaux puisqu’elles sont très vives et peuvent courir très vite. Les gazelles s’amusent aussi à bondir pour montrer qu’elles sont en pleine forme et décourager les prédateurs.

Gazelle de Waller ou gazelle-girafe: Elles se distinguent par leur long cou, des membres allongés et très fins et de larges oreilles. Son dos est légèrement plus foncé que le reste de son corps et son ventre est tout blanc.

Gazelle de Thomson: Les gazelles de Thomson sont les plus communes de l’Afrique. La plus élégante des gazelle se distingue par sa finesse et ses couleurs vives. Elle a une large bande noire le long des flancs avec le ventre blanc et son dos brun-roux. Sa queue, complètement noire, fait contraste avec son arrière-train blanc bordé par une étroite raie noire. Les mâles ont des cornes droites et annelées et celles de la femelles sont plus fines et droites.


Gazelle de Grant: Très semblable à l’impala, ses cornes sont moins courbées et son derrière est plus blanc. Sa queue est noire avec une touffe à l’extrémité tandis que celle de l’impala est blanche sans touffe.

ANTILOPE:C’est une grande famille qui regroupe plusieurs espèces assez différentes les unes des autres. Une principale caractéristique est qu’ils se regroupent en troupeau protégé par un mâle dominant.

Impala: Ressamblant aux gazelles et antilopes, il est de couleur fauve roux vif, plus pâle sur les flancs, une ligne étroite noire sur les fesses/cuisses et fesses blanches.

Les impalas sont toujours en groupe et chaque mâle dispose d’un harem de 15 à 20 femelles. Il n’y a qu’un mâle dominant par troupeau, plusieurs femelles, leur progéniture et d’autres mâles impubères. Sinon les autres mâles se retrouvent ensemble, sans aucune femelle.

Antilope sing-sing ou Cobe à croissant ou waterbuck: C’est une antilope plus foncée que les autres espèces. Son poil est un peu plus long et il est de taille plus petite. Son autre caractéristique est le cercle blanc sur son derrière autour de sa queue. Eux aussi vivent en troupeau de femelles et de jeunes gardé par un mâle qui les protège.

Eland: L’éland est la plus grande des antilope d’Afrique. Leur pelage est gris pour les mâles et beige pour les femelles. Les deux ont des stries sur les flancs et des taches noires sur les pattes. Ils ont des cornes très droites et torsadées qui vont vers l’arrière.

Gnou:Il fait partie de la famille des antilopes. Nous avons vu des gnous bleu (à queue noire), ça ressemble un peu à des buffles mais c’est plus petit. Les gnous sont gris noir, ont une barbe à poils raides, une petite crinière et des cornes à pointes dirigées vers l’intérieur.

Ils vivent en troupeau et ils sont plutôt sédentaires sauf si la nourriture devient insuffisante. Alors ils effectuent des migrations très importantes. C’est souvent vers septembre-octobre qu’ils traversent des kilomètres et durant cette migration, des zèbres, gazelles et élands les accompagnent pour former des rassemblements de plus de 2 millions de têtes. Les gnous en migration se rassemblent pour traverser les rivières. C’est une étape difficile et plusieurs gnous périssent durant cette traversée.

Topi: Le topi est aussi une espèce d’antilope. La façon rapide pour le distinguer des autres antilopes est que le topi a des taches grises-noires sur les cuisses et sur les pattes avant. Le reste du corps est brun pourpre comme les autres antilopes et il y a des cornes sur leur crâne.

A chaque fois que nous avons vu des topis, ils étaient seuls. Toutefois, ils ne sont pas solitaires et vivent habituellement en troupeau.

BUFFLE: Nous avons vu des buffles du Cap qui sont plus grand, noirs et ont des cornes lourdes, assez proches l’une de l’autre à la base sur le crâne qui sont incurvées d’abord vers le bas et les extrémités dirigées vers le haut. En fait, le buffle est le seul mammifère africain qui ressemble à un boeuf domestique.

Ils vivent autant en forêt dense que dans des clairières. Toutefois, ils ont tendance à se regrouper avec d’autres troupeaux lorsqu’ils sont à découvert dans la savane puisqu’ils sont moins protégés. Ils ne nourissent avant tout d’herbe, mais aussi de feuilles et de jeunes pousses.

BABOUIN: On n’est pas certain des espèces de babouins que nous avons vu alors c’est difficile d’en parler précisément. Ils ont un pelage assez uniforme, un dos légèrement incliné, avec un crâne et un museau qui sont presque dans un même axe. Sa queue monte d’abord vers le haut avant de « casser » et de redescendre à angle vers le bas.

Celui-ci semble être différent, mais peut être le mâle de l’autre babouin sur la photo précédente. Comme nous ne les avons pas vu en safari, nous n’avons pu profiter des explications du guide. Nous les avons principalement vu sur les camps, alors on conclu qu’ils ne sont pas gênés par notre présence puisqu’ils sont assez près et ne se sauvent pas lorsque nous bougeons.

SINGE: Les petits singes que nous avons vu sont des singes vervet. Ils ont le visage, les mains et les pieds noirs et n’ont pas de poil à ces endroits. Mais ce qu’il y a de particulier, c’est que les mâles ont un scrotum bleu, ce qui nous a permis de bien l’identifier.

Ces petits singes sont très actifs et confirment l’expression « grimper comme des singes ». Ils sont très agiles, grimpaient partout et s’amusaient tout près de nous. Nous en avons vu partout sur les camps et à l’hotel sur le bord de la plage. J’ai même cotoyer une jeune singe qui a mangé dans ma main à l’hotel. Leurs doigts ressemblent aux notres, sont très fins et agiles.

Les petits sont accrochés sous le ventre de la mère et s’ils osent s’en détacher, la mère surveille tout ce qui bouge autour et est très proactive pour remettre le bébé à l’abris sous son ventre.

AUTRUCHE: L’autruche est un oiseau qui ne vole pas. Pour compenser, elles ont des longues pattes musclées qui lui permettent de courir 30km/h et même atteindre 70km/h! Ses pattes sont aussi très utiles pour les coups de pattes meurtrier, les autruches n’ont donc pas de prédateur.

Les mâles ont un plumage noir avec l’extrémité des ailes blanches tandis que les femelles ont un plumage brun terne. On a remarqué que les autruches vivent en petits groupes de 5-6 et souvent bien équilibré en nombre de mâles et femelles.

Etrangement, aucune des autruches que nous avons vu n’avait la tête dans le sable. En fait, elles ont souvent la tête à ras le sol pour nettoyer leur nid et retourner ses oeufs car elle pond dans un trou, ou bien elle rapproche sa tête du sol pour mieux percevoir les bruits et vibrations des prédateurs, mais elle ne met pas sa tête dans le sable. Et bien, l’expression « faire l’autruche » est basée sur de fausses croyances.

DikDik

Nyala

Varan

Kenya – Hotel et Mombasa – Jours 9, 10 et 11

Mercredi, jeudi et vendredi le 9, 10 et 11 septembre 2009: Fini les levés matinaux, c’est la fin, pas de notre voyage mais du safari en tant que tel. A cause des péripéties de réservations, on a 3 jours de relax à l’hotel pour terminer le voyage. Notre plan de match était de visiter la ville et de profiter de la plage. Pour ce qui est de la plage, il y a beaucoup d’algues, des marées et surtout beaucoup de gens qui t’agressent pour te vendre des cossins, c’est déplaisant. Donc on a décidé de se tenir loin d’eux pour éviter d’avoir à leur dire non ou d’avoir de grandes négociations. On a donc passé notre temps autour de la magnifique piscine de l’un des trois hotels du complex.

[Kenya - Jour 9 - Hotel]

On avait pensé aller visiter par nous-même la ville, avec le « vrai peuple », mais on est trop blanc parmi tous ces noirs plutôt pauvres et il faut avouer que c’est un peu risqué. On décide donc de prendre un tour guidé organisé par l’agence de l’hotel (même que le safari), c’est plus instructif et surtout plus sécuritaire.

On part donc vendredi le 11 avec notre guide à 8:30 am. En fait, ils sont toujours en retard, ils ne sont pas pressés les gens au Kenya, c’est « polepole » ce qui veut dire en Swahili : lentement ! et ils ne sont pas à l’heure non plus. Donc lorsqu’ils arrivent vers 9:00h ou plus tard, je n’ai plus la notion du temps et de toute facon on s’en fou nous aussi, on entreprend le chemin pour se rendre à la ville de Mombasa.

On passe par un petit village très pauvre adjacent à l’hotel pour passer dans une ville plutôt ordinaire et propre, mais pas riche on s’entend. On apprend en route que les défenses blanches surmontant la rue principale que l’on appelle les « tusk » sur la Moi avenue sont un point de passage obligé, un peu comme leur stade olympique. C’est défraîchi et un peu plate, mais c’est un « must », chose faite, been there, done that.

Pour votre information voici un petit descriptif de la signification des défenses Les Tusks, (ce qui veut dire « défenses d’éléphants », en anglais) sont l’emblème de Mombasa et marquent l’entrée symbolique de la ville quand on vient du port. Il s’agit d’une arche monumentale formée de quatre énormes défenses d’éléphants, en métal peint en blanc, qui enjambent, deux par deux, Moi Avenue. Ce monument impressionnant a été érigé en 1952 à l’occasion de la visite de la ville par la reine Elisabeth d’Angleterre. Leur disposition au-dessus de l’avenue forment un «M», initiale de la ville, et voulaient alors symboliser l’union entre l’Empire Britannique, représenté par sa reine, et la deuxième ville de sa colonie kenyane.

Ensuite pour ce qui est de sa population et de sa densité, notons seulement que Mombasa c’est 707’000 habitants pour une superficie de 295 km² soit une densité de 2’254 hab./ km², c’est du monde en titi (vs 3 au km² au Canada!! oui oui 3). Du monde partout, certains qui quêtent, qui « vedgent », qui travaillent comme ils peuvent, transportent de l’eau en charettes ou conduisnet des camions qui empestent le diesel cheep. Nairobi, la capitale, c’est presque 3 million de personnes. Le Kenya n’a pas de problème de renouvellement de la population, mais manque cruellement de ressources pour les nourrir et les employer et il y a un très haut taux de chomage. Les habitans parlent plus de 42 dialectes selon les tribus d’origines, mais l’anglais est enseigné à l’école ainsi que le swaili.

Mombasa est une île de 13 km carré, reliée au nord par un pont et au sud par un ferry boat. Il y a une quantité phénoménale de gens toujours en mouvement peu importe l’heure de la journée, il y a de l’activité constante. Une des plus grosse industrie de la région, Bamburi Cement est une filiale de Lafarge, une compagnie française. Les différentes ressources naturelles sont le mais, le coconut, le café, le thé, le cotton, la canne à sucre et surtout le tourisme avec les animaux. Le marché central, qui distribue les produits pour les locaux, fruits, légumes et vêtements est bondé de monde et juste de passer dedans c’est une aventure, j’ai quelques photos, allez voir ça.

La vieille ville à été construite par les Arabes et ça se voit par l’architecture et par ses nombreuses mosquées. Il y a toujours ces fameux méga dos d’âne, les seules affaires qui semblent réguler la circulation, pas de stop et très peu de lumières, ça fait la job.

Dans la vieille ville, on laisse le camion pour se promener parmi les gens, s’imprégner un peu plus de leur quotidien. On se promène dans les rues qui grouillent de monde, entre les gens qui essaient tant bien que mal à vendre leur mince récolte ou quelques produits. Ils ont un problème de vidanges, ca traine partout et pas trop de system pour s’en débarassé. C’est un peu degeu, mais c’est ce qui va nous arriver dans pas long si on continue à consommer autant.

Le tour guidé nous fait passer par une super bijouterie qui veut nous vendre les divers pierres précieuses disponibles au Kenya. Amhétiste, opale, saphir et autres pierres sont soit montées soit en vrac. On ne fait pas d’achat, nous ne sommes pas intéressés. C’est la seule place où les gens ATTENDENT que l’on parle avant de nous vendre quelque, je suis tout déstabilisé.

[Kenya - Jour 11 - Mombasa]

Notre tour se termine par la visite du Fort Jesus. On a deux options: payer pour le visiter rapido ou faire le tour extérieur gratis. On choisi l’option numéro 2, car ça n’a pas l’air très excitant et le guide ne peut nous dire plus que « c’est un musée »…peu vendeur surtout pour le peu de temps que nous avons. C’était quand même sur notre liste des « must » mais c’est comme le reste, vieux décrépit et sale. Ca termine donc notre tour de la ville. Instructif et interessant, mais on bien fait de ne pas y aller seul, trop différent de notre environnement habituel, un bain de culture !

[Kenya - Jour 11 - Fort Jesus]

La dernière journée se résume par plage et piscine. Mais sur la plage, on n’est pas des victimes, mais des acheteurs aguéris et on s’en va faire de la business. C’est très drôle de voir 10 personnes qui essayent d’avoir ton attention pour que tu ailles voir leurs cossins. J’ai donc décidé d’acheter un éléphant, pas cher pas cher. Brigitte de son coté deal un pareo pour quelque cossin que l’on a pris de nos bagages et 5 dollard US. Pour ma part, après une très longue discussion avec mon nouvel meilleur ami qui veut me vendre 3 éléphants, je décide d’aller voir son compétiteur et deal un plus gros éléphant pour un stylo, une paire de bas et 3 euros, un bon deal !

[Video J10-11-12, 4:26 minutes]

[Kenya - Jour 10 - Hotel]

En fin d’après-midi, on laisse derrière nous l’océan, la plage et les piscines, on s’en va à l’aéroport pour refaire les quelques 15 heures de trajet. On voyagera toute la nuit pour arriver à Genève le samedi midi avec tous nos bagages et tous nos morceaux. Ce fut un très beau voyage, dépaysant certe. On profite de la 3e semaine de vacance à Genève pour trier les photos, écrire les posts, faire des courses et relaxer.

MAM

Kenya – Masai Mara et Mara Buffalo Camp – Jour 8

Mardi 8 septembre: Ça y est, nous sommes arrivés à notre dernière journée de safari et dernier lever à 5h30 pour une sortie de brousse à 6:00h. On a vu un autre superbe lever de soleil orangé vraiment spectaculaire. C’est un pur plaisir à voir surtout au centre de l’Afrique entourés de ces animaux. C’est calme et les animaux se réveillent doucement au même rythme que le soleil. On devrait se lever plus souvent pour aller voir le lever du soleil et se recoucher après s’il le faut….

A cause de la pluie de la veille, la route est glissante lorsqu’on passe sur la terre en pente ou une roche. On dérape un tout petit peu, mais nous avons un bon conducteur qui réussi à passer à des endroits que je n’aurais même pas essayés. On longe les buissons, toujours dans l’espoir de voir un léopard, mais peine perdue il n’y en a pas. On apprécie pour une dernière fois les girafes, gazelles, gnous, zèbres et sangliers qui croisent notre chemin.

A la fin de notre sortie safari, on reçoit un appel d’un autre camion qui a trouvé 2 lions qui mangent un gnou. Par le temps qu’on arrive, on était plutôt loin, un des lions était parti, mais il en reste au moins un toujours en train de déguster. Selon les guides, les deux mâles ont chassés ensemble. Ceci est rare chez les mâles, mais comme ils sont encore jeunes et qu’ils sont frères, ils peuvent s’aider. Donc, celui qui a tué la bête a droit de manger en premier comme récompense, ainsi celui qu’on voit n’est pas le héro de cette chasse!

[Kenya - Masaï Mara, dernier matin]

C’est au tour de notre ventre de crier famine, mais je n’aurais pas partager le repas du lion :-) Il est temps qu’on retourne au camp, car ma vessie va exploser et il n’y a pas eu de bush toillette! Le petit déjeuner à la chandelle est très bon et bien complet, bravo au chef. Notre serveur commence à me taper sur les nerfs, il nous colle au cul comme une mouche, il rôde toujours autour de la table et reste même posté derrière un de nous..ggrrrrrr. En plus, on ne comprend pas quand il parle, il lui manque trop de dents et ça rend sa prononciation difficile. Il faut tout répéter, il ne nous comprend pas non plus et il n’est pas vite vite.

Le gardien de nuit de ce camp est tout un personnage. Il se promène avec sa carabine sur l’épaule, parle, marche et agit un peu comme Michel Barette quand il incarne HIHA Tremblay. Il joue bien son rôle en nous escortant de notre camp à la terrasse du resto ou aux camions…pour nous protéger!

On fait nos derniers au revoir au camp, à la savane et aux animaux avant de reprendre l’avion qui nous ramène à notre hotel à Mombasa. Nous y passerons 3 jours sur la plage avant le retour à Genève.

Tout au long de notre safari, nous avons été en très bonne compagnie. Dès la première journée, on a été en bon terme avec Barbara et Suzanne. Dans l’autre camion, il y avait la petite famille (Philip, Gail, Laura et Emma) et un couple d’Italiens (Felipo et Ilaria). On s’est bien intégré et on a fait de beaux échanges, autant au niveau des photos que d’expérience que culturel. On s’est fait de nouveaux contacts, mis en pratique notre anglais et on a eu beaucoup de plaisir. Mais ça ne s’arrête pas ici, ils sont logés sur le même resort, alors on les recroisera.

On arrive à l’hotel pour l’heure du diner et on peut profiter de la belle température tout en passant à quelques reprises à la réception pour récupérer des serviettes et une deuxième fois pour des oreillers, car il n’y en avait pas dans la chambre. Nous passerons donc les prochains jours à manger, dormir, nager, se faire bronzer et lire.

[Kenya - Hotel Dolphin]

[Video J8, 1:09 minute]

Brigitte

Kenya – Masai Mara et Mara Buffalo Camp – Jour 7

Lundi 7 septembre, Jour 7: C’est encore à la noirceur que nous sortons des bras de Morphée. Etonamment, nous sommes en grande forme, on n’a pas de difficulté à se lever, sans doute grâce aux après-midi relax et aux nuits qui commencent tôt. Ainsi, dès 6h, nous sommes déjà dans le camion avec Mini, notre nouveau guide, pour une longue sortie matinale. Nous prendrons le petit déjeuner en route, ce qui ne fait pas trop notre bonheur de partir le ventre vide.

Il fait très frais et le vent n’améliore pas la situation. Une chance qu’on a nos petits gilets et que j’ai apporté mon foulard-cachemire. On est entouré de plusieurs animaux (girafes, phacochères, gnous) à notre sortie du camp comme s’ils nous attendaient pour nous accueillir. On assiste au lever du soleil derrière la montagne, ce fut un très beau moment. Le soleil monte assez vite et on le voit presque bouger à l’oeil nu. D’ailleurs sur les photos que Marc-André a prises, on voit nettement la différence à l’intérieur de 2 minutes maximum d’intervalle.

On voit pour la première fois des hyènes. C’est un animal très laid! Ils ont une forme bizarre, en fait c’est leur posture au niveau du cou qui fait spécial. Leur poil est tout mêlé, la couleur est moche et ils ont une de ces têtes…..ce n’est vraiment pas beau :-(

Un des camions de notre groupe (on est maintenant 16 personnes répartis en 3 camions puisque 6 autres nous ont rejoint lors du transfert en avion) a repéré un lion, un mâle. On fait le plus vite qu’on peut à travers les bosses pour rejoindre les autres et admirer ce roi des animaux. Rien à voir avec celui qu’on a vu en cage dans la réserve. Lui, il est tout à fait libre. Il reste couché tout près sans broncher osant même appuyer sa tête sur ses pattes ou sur le côté et de fermer les yeux quelques secondes. Selon Mini, il doit juste finir de manger, car il semble avoir un ventre bien rempli et c’est pour ça qu’il est si calme. Fabuleux!!!

A peine quelques minutes après avoir laissé monsieur le lion sommeiller, on aperçoit 2 lionnes et 5 lionceaux qui se promènent dans la savane. Les petits trottinent derrière la première lionne qui marche tout lentement malgré qu’on soit 6 camions autour. Le petit clan vient de manger un gnou que la deuxième lionne traine dans sa gueule sur une certaine distance, mais délaisse la carcasse pour accompagner l’autre lionne et mettre les petits dans les buissons à l’abri de nous sans doute. On les a suivi pendant plusieurs minutes jusqu’à ce qu’on les perdent de vue dans les bosquets.

Sans en avoir la certitude, on croit qu’ils ont eu une très bonne chasse puisqu’il y a une deuxième carcasse de gnou un peu plus haut. Selon notre guide, il est fort probable que ce soit eux ou le lion, car chaque famille a son propre territoire et ça semble être trop près pour être une autre famille. Celui-ci est maintenant le festin de 3 vautours. Ils sont assez gros ses vautours, beaucoup plus gros qu’on se l’imaginait.

[Kenya - Masaï Mara, jour partie 1]

La suite de notre safari nous mène sur la colline, celle d’où le soleil s’est levé et qui semblait si loin pourtant. Sur le flanc de la colline, il y a une réserve pour les rhinocéros. Ils sont gardés à cet endroit qui est loin des routes afin de dissuader les chasseurs et mieux les repérer vu la position de la réserve. Les rhinocéros ne sont pas en cage et il n’y a pas de cloture non plus, ils sont libres en quelque sorte, mais gardés par des rangers armés.

Juste à l’entrée, il y a un rhinocéros qui broute de l’herbe nonchalament. Ensuite, accompagnés par un des rangers, nous partons à pied pour s’approcher des rhinocéros. OUF, ils sont gros ces rhinos! Les 3 bêtes mangent de l’herbe à quelques pieds de nous. Ils sont très sages et comme les autres animaux, ne semblent pas trop dérangés par notre présence. La réserve héberge et protège 6 rhinocéros; 2 mâles, 2 femelles et 2 bébés. Ils sont protégés pour assurer leur pérennité. Ils sont recherchés par les braconniers qui en veulent à leur corne frontale et leur peau. Ils paient même des locaux pour essayer de les tuer parce qu’ils ont accès plus facilement à la réserve. Toutefois, ils semblent être bien dans cette réserve sous bonne surveillance. Le tour est très rapide, mais au moins on a vu des rhinocéros libres et tout près.

Enfin l’heure de notre petit déjeuner est arrivée, il est plus que temps puisqu’il est rendu 10h quand même! On est sur un petit site aménagé au mileu du parc. Franchement, un autre point négatif pour le chef, l’idée du pic-nic et les items qui le composent ne font pas l’unanimité. On attend le diner avec impatience et espérons qu’ils soit meilleur et plus complet.

Un autre point fort de notre matinée fut l’immense groupe d’hippopotames qu’on a vu dans la rivière. Il y en avait entre 125-135, oui oui une grosse centaine d’hippo collés et empilés un par dessus l’autre. Ils sont tous de taille différente dont un extra immense au centre. Ils ont de belles oreilles et une belle couleur gris-rosé assez foncé On a eu droit à une petite symphonie de leur grognement, de toute beauté! C’est très bien de les voir dans leur milieu et surtout en action; outre ceux qui dorment, certains baillent, plongent dans l’eau, nagent, refait surface et on a même eu droit à une petite chamaille entre 2 bêtes. C’est beaucoup mieux qu’au zoo même si à Granby on peut les voir sous l’eau grâce à une section immergée. C’était tout à fait impressionant à voir.

[Kenya - Masaï Mara, jour partie 2]

De retour au camp, le diner n’est pas un succès non plus. On mange la même chose que la veille au soir, du poisson, mais avec des accompagnements différents. Heureusement que le chef a modéré le sel et que les accompagnements sont ok. Finalement, je confirme le précédent post, c’est le moins bon cook que nous avons eu jusqu’à présent, snif snif.

Le safari de fin de journée a été assez long à démarrer. En fait, nous étions partis à la chasse au léopard, sans arme bien sur :-) C’est le seul animal du Big Five que nous n’avons pas encore vu (Big Five étant éléphant, lion, buffalo, léopard et rhinécoros noir). Alors on longe les buissons lentement, on est très attentifs, on regarde par terre, mais aussi dans les branches où il pourrait être juché. Imaginez-vous qu’on ne voit aucun léopard et la pluie de met de la partie. On baisse le toit et il faut aussi fermer les fenêtres, car la pluie entre. Ca rend notre chasse plus difficile, car on ne voit pas super bien à travers les vitres où ruissellent les gouttes d’eau. Toutefois, on ne se plaint pas trop puisque la pluie est une bonne chose pour eux.

Nous apercevons juste devant nous la petite famille de lionnes et lionceau qu’on a vu le matin. Ils marchent sous la pluie et s’arrêtent devant nous pour se lécher. Les mamans lèchent les petits et se lèchent mutuellement. C’est un beau moment. On a quelques bons clichés avec les langues en action et même une lionne qui se secoue et l’eau qui éclabousse. WOW! Le petit spectacle se poursuit un peu plus loin où les lionceaux se mettent à jouer ensemble. Ils se roulent dans la boue, se font des coucous derrière les bosquets, font des roulades un par dessus l’autre. Ils ont bien du plaisir et nous ont gardés captivés pendant plusieurs minutes. Très beau moment, on y serait resté pendant des heures à les regarder! Heureusement qu’on a vu ces lions pour cette sortie safari sinon on aurait été déçu.

Une autre famille de lions croise notre chemin un peu plus loin. Cette fois-ci, c’est une maman avec 3 bébés qui sont plus vieux que les lionceaux précédents. On les a dérangés et ils sont partis plus loin. En fait, ils faisaient le guet pour essayer d’attraper une gazelle.

Il se fait tard et il faut rentrer au camp pour, cette fois-ci, un bon petit repas pris en charmante compagnie. Ce soir, on célèbre le 20e anniversaire de mariage du couple avec nous. Félicitations!

[Kenya - Masaï Mara, soir]

[Video J7, 6:22 minutes]

Brigitte

Kenya – Masai Mara et Mara Buffalo Camp – Jour 6

Dimanche 6 septembre, Jour 6: Ce matin c’est la grâce matinée puisque nous ne ferons pas de safari. On se lève donc à 8h, on fait nos bagages et on prend un bon petit déjeuner tranquillement. C’est le moment de dire au revoir à Ali notre super guide. On a eu bien du plaisir avec lui, il a fait tout son possible pour que notre safari soit inoubliable (mission accomplie!) et c’est avec tristesse qu’on le laisse derrière nous.

On se dirige par la suite sur la piste d’atterrissage pour prendre un petit avion bi-moteur de 16 places. On assiste à l’atterrissage où quelques personnes descendent pour faire quelques jours de safari au Kimana. Pour notre part, nous nous dirigeons vers le parc du Masaï Mara, dernier parc de notre itinéraire. Nous avons eu une heure de vol très relaxe, car il n’y a presque pas de nuage ni de vent. C’est très intéressant de survoler le parc qu’on a parcouru en camion et surtout de voir les différences de paysage. On identifie rapidement les lacs déssechés puisqu’il n’y a aucune végétation, que du sable comparativement aux bordures de rivières où c’est assez vert. On voit aussi les minuscules villages qui sont souvent en rond et ne contiennent que quelques huttes.

A notre arrivée au Masaï Mara, nous sommes accueillis par trois gros Land Cruiser et leurs conducteurs, nos nouveaux guides. Nous prenons place avec de nouvelles personnes, en fait c’est avec la petite famille qui était dans l’autre camion lors de la première partie de notre séjour. Nous passerons ainsi la deuxième et dernière portion de notre safari avec eux. Nous sommes contents puisque nous les trouvons super sympathiques et le papa connait plein de choses qu’il partage avec nous. Une des filles fait ses études pour être vétérinaire, alors elle est très intéressée et pose beaucoup de questions au guide, on en profite aussi!

Nous passerons les deux prochaines nuits au Mara Buffalo Camp, un des plus gros camp où on est allé avec plus de 60 chambres, qui sont en fait des huttes en triangles avec deux lits simples, chambre de bain privée et balcon. Notre chambre donne directement sur la rivière Mara où un hippopotame a élu domicile, c’est très charmant. Le site est assez grand, il y a des petits sentiers entre les maisons et c’est aussi bien entretenus que les autres sites.

En attendant sur la terrasse que le diner soit servi, on a remarqué qu’il y avait un groupe d’hippopotames, une quinzaine, qui se fait bronzer au soleil juste en face du camp. On est vraiment chanceux que les animaux viennent à nous comme ça sans rien demander. On a le loisir de les observer tranquillement et en toute sécurité tout en haut du talus.

Il y a aussi quelques macaques et chats qui ont élu domicile au camp. Ils ne sont pas farouches et un chat nous tient compagnie tout le long du repas. En fait, ce n’est certainement pas notre compagnie qu’il aimait, c’est ce que mes voisins de table et moi lui donnions à manger incognito!

On poursuit la même routine que les jours précédents en relaxant une bonne partie de l’après-midi. Les filles lisent leur livre tout en se faisant bronzer sur la terrasse et tandis que moi j’en profite pour rattraper le retard dans l’écriture des notes pour les posts avant de repartir pour une sortie safari.

[Kenya - Mara Buffalo camp et avion]

Le Masaï Mara est la plus fameuse réserve animalière du Kenya. A une altitude de 1’650 mètres, elle s’étend sur 1’792km2 de savane. La réserve est traversée de nombreuses rivières le long desquelles les forêts prospèrent. Seulement 512km2 sont protégés, c’est-à-dire que toute construction y est interdite. Sur la portion restante, les tribus Masaïs ont installé leur village et troupeaux. Le Masaï Mara offre un paysage de vastes plaines herbeuses qui s’étendent à perte de vue et ponctué de collines parsemées d’arbres. La réserve héberge la plus importante population de lions d’Afrique. Et bien, on en a vu des lions (mais pas aujourd’hui)!

Entre la mi-août et mi-septembre, on assiste à l’apogée de la migration des gnous, lorsque quelques centaines de milliers de gnous tentent de traverser la rivière Mara. On ne s’est pas rendu à cet endroit sur la rivière pour les voir traverser, mais on a tout de même vu une quantité impressionante de gnous sur les collines qui étaient en préparation pour cette traversée qui est reconnue pour être la plus grande migration au monde. (un gnou, ça ressemble à un buffle, mais plus maigre et avec une barbiche).

Dès les premiers instants de notre sortie safari, on remarque la différence avec les autres parcs. C’est un peu plus vert, les arbres et arbustes sont différents et c’est plus valloneux. Ici, il n’y a pas d’éléphant parce qu’il n’y a pas leur nourriture préférée. Les chemins aussi sont différents. Dans les autres réserves il y avait des chemins à suivre, plus officiels tandis qu’ici c’est un peu le free for all, il y a des traces un peu partout même si les guides essaient de suivre les pistes déjà faites. C’est plus facile pour se rendre rapidement là où on veut et surtout pour éviter les méga sillons créés par les pluies dans les pentes.

On longe les bosquets afin de trouver des lions et des léopards. Il fait trop chaud et ils sont bien cachés, alors on n’en voit aucun. Par contre, on voit plusieurs gnous et zèbres parce qu’il y a du gazon. Il y a des phacochères qui se promènent autour. C’est un animal que Laura (une des filles du couple qui voyage avec nous) aime beaucoup, ainsi on s’arrête à quelques reprises pour les prendre en photo de près. Elle nous a fait remarquer que leur queue est toute droite et dans les airs quand ils courent tandis qu’elle est relâchée autrement. Aussi, ils sont tout drôle lorsqu’ils se mettent à genou (seulement les 2 pattes avant) pour manger. Aussi, on croise plusieurs gros oiseaux, des vautours et des aigles. Malgré que la majorité des animaux sont les mêmes qu’aux parcs précédents, la dynamique est différente.

[Kenya - Masaï Mara]

De retour au camp, on apprécie une bonne douche chaude et on enfile nos gilets à manches longues. Le souper est plus que salé et il est franchement moins bon que les autres repas qu’on a eu jusqu’à présent. D’ailleurs, ce chef sera le pire de tous. J’avais un peu peur pour la nourriture avant de partir, alors on avait apporté des collations au cas où. En fait, dans ce safari organisé, on y mange très bien et amplement. Les déjeuners sont complets avec un thé, café, jus, pain, fruits, oeufs brouillés et céréales, tout ce qu’il faut pour bien commencer la journée. Ensuite, les diners et les soupers sont biens garnis avec une soupe et une entrée de salade, suivis du plat principal et d’un dessert. Nous qui pensions mourir de faim, on a plutôt bien mangé et certainement trop mangé considérant le peu d’activité physique que nous faisons….

[Video J6, 3:54 minutes]

MAM

Kenya – Kimana et Zebra Lodge – Jour 5

Samedi 5 septembre, Jour 5: Ce matin nous avons eu droit à un programme différent. Nous sommes allés en safari juste avant le lever du soleil qu’on a pu admirer au milieu des animaux. Il fait un peu trop noir pour prendre des photos, mais comme le soleil se lève rapidement, on ne reste pas longtemps à la noirceur. Dès notre sortie, on a pu admirer le mont Kilimanjaro qui est sorti derrière les nuages. On peut voir la neige sur la crête droite, partie populaire pour les randonneurs aventuriers (photos 20 à 24 de jour). La sortie fut brève puisqu’elle ne durait qu’une heure, mais nous avons vu plusieurs animaux de toute sorte. Nous sommes revenus au camp pour déjeuner, ce n’est pas super de sortir le ventre vide.

Ensuite, escortés par notre guide Tom (un Masaï), nous sommes allés faire une promenade à pied pour voir des hippopotames. Ca fait du bien de marcher au lieu de se faire trimbaler en camion. On arrive à une petite crique où il y a 4 hippopotames. Par le passé, Tom avait l’habitude d’en voir une trentaine, mais ils ont migré vu le manque de pluie et de nourriture. D’ailleurs, il y avait un hippo qui était sur le côté dans l’eau, il est mort. Il n’y a rien à faire, on ne peut que constater son décès et espérer que les autres hippos migreront pour éviter de subir le même sort.

[Kenya - Sur le camp et Promenade avec Tom]

Notre promenade suivant le cours de la rivière et le petit lac nous a montré une autre facette de la nature. Ici, c’est vert, il y a de l’herbe et des feuilles dans les arbres. Toutefois, lorsqu’on regarde plus au loin, on voit que ça s’estompe et que la sécheresse reprend le dessus. Lors de notre sortie après le petit déjeuner, on a longé la rivière avec le camion et il y avait beaucoup d’animaux, des petits animaux (gazelles, phacochères, macaques et oiseaux). Aussi, ça doit être un point d’eau important parce que les troupeaux d’éléphants que nous avons rencontrés se dirigeaient vers cette rivière où ils y passent la nuit selon Ali.

Nous avons croisé un troupeau d’éléphants qui traversait la route. Notre guide, toujours prudent, est sur le qui-vive, la première vitesse est enclenchée et il est prêt à partir au moindre signe agressif des éléphants qui passent à moins de 20 pieds du véhicule. Ils poursuivent leur route sans trop se préoccuper de nous sauf un qui nous montre qu’il nous a vu et qu’on le dérange juste un peu.

Nous avons déjà fait référence au manque de pluie dans nos posts précédents. Ici, on sent vraiment les conséquences de la sécheresse. En général, il y a deux périodes de pluie par année, en novembre ce sont les petites pluie et en mars ce sont les grosses pluies. Toutefois, depuis 2 ans, il n’y a pas eu de grosses pluies et à peine de petite pluie. Ainsi s’il ne pleut pas en novembre, ça fera 3 ans sans pluie. C’est une des plus grande préoccupation de la population actuellement, mais elle ne peut rien y faire sauf prier et prier. Nous sommes un peu surpris parce qu’on avait regardé la météo de Mombasa avant de partir et il annonçait de la pluie à tous les jours et il avait plu tous les jours avant notre départ. Et bien, il pleut effectivement presque à tous les jours à Mombasa, ville près de l’eau avec principalement des buildings. Comme le dit si bien Ali, les bâtisses n’ont pas besoin de pluie, mais ils ont de la pluie tandis qu’ici en brousse on en a plus que besoin et il ne pleut pas. Nos compagnes qui viennent d’Angleterre aussi y notent de l’injustice puisqu’il pleut beaucoup chez eux et elles aimeraient en donner un peu au Kenya…

Les conséquences du manque de pluie se fait sentir en premier lieu sur l’herbe qui disparait assez rapidement ou qui n’est plus aussi riche. Non seulement les zèbres n’ont presque plus rien à manger, mais en broutant les pousses ils avalent de la terre / sable / minéraux, ce qui n’est pas bon pour eux puisque ça bloque leur système digestif. Ainsi, les zèbres sont très affectés et on a vu plusieurs carcasses sur notre chemin ce matin; on en a compté plus d’une douzaine. Les corps sont ici et là et aucun prédateur ne les mange sauf les vautours. En fonction de leur emplacement, on peut deviner qu’ils ne se sont pas caché pour mourir, mais ont plutôt essayé de tenir jusqu’à la fin.

Ali nous a amené à une tour d’observation qui est située sur un lac asséché depuis plusieurs années et on sent la désolation tout autour. De là, on peut voir un zèbre qui a une patte cassée. Il se déplace très difficilement ce qui rend sa quête de nourriture presque impossible étant donné qu’il n’y a pas de gazon autour de lui. Il est fort probable que d’ici une semaine ce zèbre sera mort, c’est triste, mais ça fait partie de la vie.

On repart de cet endroit avec le moral à terre puisque la mort nous afflige en pleine face avec ces carcasses de zèbres en plus de l’hippopotame mort à la rivière vu ce matin, les 2 corps de phacochères morts et les animaux blessés qui subiront sans doute le même sort prochainement. On ne peut rien y faire et je crois que c’est ce qui nous chagrine le plus.

[Kenya - Kimana, jour]

La pause d’après-midi où nous faisons une petite sieste nous revigore un peu de notre avant-midi de tristesse. Notre safari d’après-midi est beaucoup plus joyeux, le point fort est la visite d’une réserve pour lions. Ils ont recueillis 3 orphelins, 2 femelles et 1 mâle, il y a quelques années. Une des femelles a eu deux lionceaux ce qui porte la réserve à un total de 5 lions. Le lion a une grande cage à lui seul tandis que les femelles partagent la leur avec les lionceaux. Ils sont gardés en captivité afin d’assurer leur reproduction et leur protection. Il est prévu de relâcher les petits dans quelques mois tandis qu’il est trop tard pour les adultes qui risquent de moins bien s’adapter en pleine nature.

Ils sont nourris d’un demi agneau une fois par jour pendant 5 jours et deux fois par jour pendant 2 jours et ainsi de suite. Nous arrivons juste à temps pour leur goûter du soir et on voit qu’ils connaissent bien la routine puisqu’ils sont très attentifs. Nous sommes surpris par la façon dont ils dégustent leur nourriture, car on s’attendait à ce qu’ils dévorent, ce qui n’est pas du tout le cas (voir dans le vidéo). Aussi, on a pu voir la hiérarchie entre les 2 lionnes lors de leur repas. C’est la mère et les 2 petits qui ont mangé en premier tandis que la seconde lionne attendait patiemment son tour. Vraiment surprenant!

[Kenya - Kimana, soir partie 2]

A notre sortie de la réserve, on croise un autre petit troupeau d’éléphants qui s’est arrêté près d’un acacias pour se nourrir. On en voit un qui s’asperge de terre avec sa trompe à quelques reprises. On est très très près d’eux et comme d’habitude notre guide surveille leur comportement. Les éléphants sont pacifiques et préfèrent garder une certaine distance entre nous. Ils sont assez tolérants, ce qui nous permet de les regarder de près et de bien profiter de leur présence majestueuse. Vraiment, on est gâtés en éléphants!

[Kenya - Kimana, soir partie 1]

[Video J5, 8:38 minutes]

MAM

Kenya – Tsavo Ouest, Kimana et Zebra Lodge – Jour 4

Vendredi 4 septembre, Jour 4: Après une autre bonne nuit de sommeil, nous sortons à la noirceur pour prendre le petit déjeuner au grand air. On est bien gâtés avec des oeufs brouillés, des saucisses et des bines aux tomates, mmmiammm!

C’est reparti pour un avant-midi de transfert entre 2 camps. Nous devons faire quelques 450km avant d’arriver à destination. On fait plusieurs kilomètres sur l’autoroute, en fait c’est plus une rue à une voie dans chaque direction où on roule à 70-80km/h. Il y a plein de camions, car c’est la route principale entre 2 grosses villes. Ca dépasse souvent même quand il y a une courbe ou une côte, mais notre conducteur est raisonnable et ne prend pas de risque. On a croisé deux camions renversés sur le bord de la route. Ali nous a expliqué que les chauffeurs font 3-4 jours de route sans dormir, ce qui cause ces accidents.

Au cours du trajet, on s’arrête quelques instants pour écouter le récit de la construction meurtrière d’un pont. En 1898, la compagnie britannique impériale d’Afrique de l’Est a engagé Patterson pour superviser la construction d’un pont pour permettre le passage du chemin de fer au dessus de la rivière Tsavo. Au mois de mars de la même année, des attaques de lions eurent lieu contre les ouvriers travaillant sur le chantier. Malgré toutes les précautions prises (strict couvre-feu, feux de camps maintenus toute la nuit, barrières d’épines…), les attaques s’amplifièrent au point que la construction du pont cessa à cause de la peur et du départ de nombreux ouvriers. Le comportement des lions est inhabituel puisque ce n’est pas dans leurs habitudes de s’attaquer aux hommes. Toutefois, 2 mâles furent responsables de la mort de plus de 140 personnes (ouvriers et autochtones) avant d’être tués par Patterson lui-même le 9 et le 29 décembre 1898. Cette histoire vraie a inspiré 1 livre et 3 films dont un populaire, L’ombre et la Proie avec Val Kilmer.

On quitte ensuite la route asphaltée pour traverser le parc du Tsavo Ouest qui souffre beaucoup du manque de pluie. On remarque qu’il y a beaucoup d’arbres comparativement au Tsavo est, mais ces arbres n’ont pas de feuille. Il est plus difficile de repérer des animaux entre ces arbres qui longent la route, ainsi on voit peu d’animaux. Finalement, on a principalement vu des zèbres.

A peine entrés dans le parc, il y a un message d’erreur qui apparait sur l’écran de mon appareil photo. Allume, éteint, prend une photo, peine perdue, il ne fonctionne plus, je ne peux plus prendre de photos….. Heureusement qu’on en a 2 et que celui de Marc-André fonctionne très bien. Snif Snif! On va juste prendre moins de photos de la même chose et ça va faciliter notre tri de photos, il faut voir le bon côté des choses.

Nous sommes arrivés à un endroit où on doit être escorté par un garde armé pour traverser un secteur (environ 30 minutes). La raison ne nous est pas expliquée, mais c’est obligatoire et plus sécuritaire ainsi il parait. Ainsi, on embarque un garçon et son arme avec nous pour faire le trajet.

On traverse une vallée de lave durcie provenant d’une tragique éruption volcanique. Il y a un peu moins de 100 ans, le volcan s’est réveillé et a littéralement démoli tout autour et rempli de lave la vallée où nous circulons. Les autres volcans autour ne sont plus actifs, mais le volcan du Diable l’est encore. Les habitants, ignorants, ont pensé qu’un mauvais sort leur avait été jetté et ont attribué ce nom au volcan. C’est noir partout, le sol ressemble à de gros morceaux de charbon. Ca ne sent rien de particulier, mais on ressent encore la frayeur des gens à l’époque de l’éruption.

Un peu plus loin, toujours en compagnie de notre escorte armé, on croise de petits villages de huttes rondes, mais il y a très peu d’habitants. Comme vous avez pu voir sur les photos des posts précédents et d’aujourd’hui, les gens sont pauvres. Toutefois, je trouve qu’ils sont quand même bien habillés et semblent être bien installés, ce qui n’empêche pas le fait qu’ils ne s’alimentent sans doute pas suffisamment. Malgré qu’ils aient de bons troupeaux de chèvres et/ou vaches, ils ne les tue que s’ils ont vraiment faim. Nous ne sommes pas dans la partie la plus pauvre, donc on ne voit pas ces enfants avec des gros ventres que nous montre Vision Mondiale. Tant mieux, je ne suis pas certaine que mon coeur aurait supporté.

A la sortie du parc où notre escorte armé descend, on est envahi par des locaux qui vendent des souvenirs. Tout en demeurant polis, ils (3-4 vendeurs à la fois) entrent leurs bras par les fenêtres du véhicule pour nous montrer leurs cossins et essaient de nous les vendre. On n’en veut pas de leurs cossins, mais dès qu’on leur parle un peu (je vous rappelle qu’ils ont appris l’anglais) ils se mettent à « barginer » et ils sont très bons manipulateurs. Je m’en suis sauvée en les ignorant totalement. Pauvre Marc-André, il est trop gentil avec eux et il aime beaucoup parler, donc de longues discussions s’ensuivent « non merci, c’est trop gros, pas de place dans nos valises » et là le gars qui sort une autre babiole à peine plus petite. « trop cher »….et bla bla bla le vendeur a toujours une autre réplique et autre chose à offrir. Je termine par donner aux enfants mon sac de noix et fruits secs que j’avais apporté pour grignoter. Si on refait un voyage de ce genre, on apportera notre vieux linge pour leur donner en échange car ils ont bien essayé d’obtenir les souliers, la casquette et le crayon de Marc-André.

[Kenya - Tsavo Ouest et route]

La suite de la route qui nous attend est plus que cahotique et très sabloneuse. On se fait bardasser et empoussiérer pendant une grosse heure pour finalement arriver au Zebra drive, notre camp pour les deux prochaines nuits. Les maisons avec les toits en triangle en makuti (paille et branchaille) sont situées sur le bord de la rivière Kimana. Comme les autres jours, on relaxe jusqu’à 16h.

[Kenya - Zebra Lodge]

La réserve de Kimana est un sanctuaire situé près du mont Kilimanjaro et s’étend sur 64 km2 à 1’240 m d’altitude. Il y a un aéroport privé sur le sanctuaire, le Bamburi Airfield, opéré par African Safari Club. Cet aéroport permet de relier rapidement Nairobi et Mombasa pour les personnes qui veulent faire un safari plus court ou pour nous transporter à une autre réserve.

Notre safari d’après-midi a commencé en force avec un troupeau d’éléphants. En fait, on a vu principalement des éléphants à ce parc. Il y a environ 5 familles d’éléphants sur le sanctuaire. Un des troupeau qu’on a croisé comptait 28 éléphants incluant des éléphanteaux de 2 mois et un peu plus vieux, des éléphantes dont une très imposante, la matriarche. C’est vraiment impressionnant de les voir avancer doucement, à la queue leu leu ou côte à côte. Les mamans protègent bien leur petit en les plaçant entre eux. On s’est placé dans leur trajectoire pour bien les voir de face et ce n’est qu’à la dernière minute qu’ils changent leur chemin ou que le camion avance un peu. Ils sont vraiment imposants ces éléphants!

On a aussi vu de belles autruches d’assez près. D’abord, on a vu un couple et par la suite le groupe a grossi pour atteindre 4 mâles et 6 femelles. Les autruches sont toutes mignonnes quand elles marchent, mais surtout quand elles courent. Elles sont hautes sur pattes et elles ont des cuisses bien musclées. Leur plumes sont toutes fluffy et virevoltent lorsqu’elles courent.

Autre moment fort de notre sortie fut la visite d’un village masaï au centre du sanctaire. C’est une tribu qui nous accueille chez eux pour nous montrer de quelle façon ils sont installés et vivent. Nous sommes accueillis par les mamans qui chantent pour nous et ont invité les femmes de notre groupe (en fait tout le monde sauf Marc-André) et on a dansé ensemble. J’ai pris rapidement le rythme qui est bien simple et répétitif, mais pour les paroles ce sera pour une autre fois… J’ai dansé entre 2 belles femmes colorées dont une avait un petit bébé tout rond en bandouillère dans son dos. Je l’aurais bien pris dans mes bras, mais je me suis retenue. Les femmes ont aussi chanté une prière pour remercier leur Dieu de notre présence. Les enfants nous ont regardé danser et semblaient bien impressionnés par nous. Les enfants autant que les grands aiment bien regarder les photos qu’on a pris d’eux. Les femmes et les hommes ont des tonnes de boucles d’oreilles avec des billes multicolores. D’ailleurs leur lobes sont troués et les trous sont agrandis. BEURK! (ps c’est une nouvelle tendance dans les pays occidentaux).

Dans le village, il n’y a que les enfants et les mamans ainsi que 2 hommes. Les autres hommes sont partis avec les vaches pour les nourrir là où il y a de l’herbe et ils sont à quelques 70km du village. Ils nous ont montré leurs enclos pour garder les chèvres et moutons la nuit afin de les protéger. On a eu droit d’entrer dans une hutte pour en voir l’intérieur. Les maisons sont construites par les femmes et ce sont elles aussi qui les entretiennent. Elles sont fait de bouse de vache fraiche, de terre, de paille et branches. Si une femme n’est pas capable de construire une maison, elle est rejetée par son mari. La maison que nous avons visitée avait 3 minuscules pièces, dont une cuisine et deux chambres. Les lits sont fait de branches et des peaux de vaches séchées sont placées dessus, ce qui est quand même confortable. Les parents ont leur propre chambre et les enfants partagent l’autre. Au centre de la cuisine, un petit feu réchauffe pendant la nuit et permet d’y faire la cuisine. Ils ont même une petite lampe à l’huile pour les éclairer. Ils sont bien installés et organisés malgré que ce soit assez élémentaire.

A notre sortie, on ne peut éviter de passer par leurs étalages de produits, principalement des colliers et bracelets. Chaque femme a son petit kiosque et travaille fort pour qu’on regarde et surtout achète ses produits. Je me sens vraiment harcelée, je n’aime pas être le centre d’attraction où tout le monde veut attirer ton attention et te vendre son produit. Je me suis laissée tentée par un bracelet, mais une fois sortie, je me suis dit que j’aurais dû acheter le collier assorti. J’ai eu une occasion un autre jour et j’ai maintenant un kit complet.

Cette visite a mis fin à notre safari du soir. Juste avant le souper, nous avons eu droit à une danse d’hommes Masaï autour du feu. Leur bruit gutural est spécial, mais accompagne bien leurs mouvements et sauts. Les Masaï sont reconnus pour sauter et il y en a un qui saute vraiment haut, on dirait qu’il a des spring au lieu des jambes. A suivi un super bon souper, d’ailleurs c’est ici au Zebra Drive qu’on a le mieux manger, bravo au cook!

[Kenya - Kimana]

[Video J4, 6:38 minutes]

Brigitte

Kenya – Tsavo Est et Sagala Lodge – Jour 3

Jeudi 3 septembre, Jour 3: Je me réveille juste avant le cadran au Crocodile Camp et je suis top shape après une bonne nuit de sommeil, malgré qui ne soit que 5h du matin. Il est recommandé de commencer le safari tôt afin de voir les animaux qui s’éveillent et qui sont assez actifs à ce moment de la journée. Il est 6h am et on part après un bon petit déjeuner pendant lequel on a vu le soleil se lever. Etonnamment, il se lève très rapidement et il fait clair vite.

A peine 1 km en sortant du camp, il y a un éléphant avec 2 bébés. On a d’ailleurs été gâtés en éléphants aujourd’hui, on en a vu plusieurs troupeaux, des familles de 3-4 ou de 7-8 membres. On a vu un petit troupeau qui était à la rivière pour boire un peu et une maman avec son éléphanteau qui avait traversé et qui remontait de l’autre côté. L’éléphante montre au petit comment faire, comment monter, par où passer.

Ici, les éléphants sont appelés éléphants rouges puisqu’ils se roulent ou s’aspergent de la terre qui est rouge pour se protéger des moustiques et du soleil. Ils sont très beaux avec leurs belles grandes oreilles et leur trompe qui est fort utile. Elle sert à s’abreuver, se nourrir, manipuler des branches ou diriger l’éléphanteau. La plupart des éléphants ont des défenses et certaines ont eu la vie dure puisqu’elles sont cassées.

On est retourné à l’endroit où les lionnes dégustaient leur festin la veille. Elles y étaient encore et s’appretaient à traverser la rivière à notre arrivée. C’est vraiment bien de les voir en action, pas juste en faisant la pause devant nous. Ainsi, on les a vu progresser dans la rivière, toutes les femelles suivaient la chef en prenant soin de laisser un espace entre eux. C’est comme si elle montrait le chemin ou s’assurait que la piste était sécuritaire. Nous sommes super chanceux puisque ça faisait presque 2 mois que notre guide Ali n’en avait pas vu.

[Kenya - Tsavo Est, matin partie 1]

Notre randonnée a aussi été riche en girafes, on en a vu des vraiment toutes proches. Elles sont bien grandes et élancées. Leurs taches, différentes les unes des autres, m’ont bien intéressées. Elles sont petites ou grosses, plus foncées ou pâles, je les trouve bien mignonnes. Il y a aussi leurs antennes sur la tête entre leurs belles oreilles. Elles sont poilues avec des pompons tout au bout.

On a vu des gazelles en quantité importante, un peu partout. C’est plus petit que je ne le croyais, en fait ça ressemble à des faons. Il y a divers types de gazelles qu’on peut différencier par le pelage de couleur différent, leur derrière avec les queues différentes et leurs cornes différentes. Nous ferons un résumé avec les distinctions des types d’animaux à la fin des posts.

On a eu droit à quelques troupeaux de zèbres, à gauche, à droite, il y en avait partout. Habituellement, les zèbres ont tendance à se sauver lorsqu’on arrive, alors on a eu beaucoup de photos de derrières. D’ailleurs, on a bien rit tout le long de notre séjour à ce propos et on appréciait d’autant plus lorsqu’on avait la chance de les voir de face ou de profil. Heureusement que ça c’est produit assez souvent, je veux dire de les voir de face!

[Kenya - Tsavo Est, matin partie 2]

Notre avant-midi a été riche en animaux. Ca vaut la peine de se lever tôt! Comme la veille, on arrive au camp, cette fois au Sagala Lodge, pour le diner après 250km. Le site est encore très mignon avec de petits chalets privés avec galerie et balançoire. C’est très calme et apaisant comme endroit, on n’entend que le bruit de la nature. On mange sur une terrasse près d’une petite fontaine où des oiseaux et un buffle viennent s’abreuver. Il y a 3 animaux, un buffle et deux gazelles, qui sont venus sur le terrain durant notre diner. Ils doivent être des habitués de la place puisque notre présence ne les a pas importunés.

Nous avons relaxé sur une terrasse au deuxième étage avec une vue sur la brousse et les montagnes pour ensuite passer sur le bord de la piscine. On apprécie ces moments de repos où on peut dormir, lire, se promener et écrire notre journée pour nos futurs posts. J’en profite aussi pour écrire un petit email à nos parents pour ne pas qu’ils s’inquiètent trop. On mange bien, on est en sécurité et bien entourés, alors tout va pour le mieux.

[Kenya - Sagala Lodge]

Il est déjà 16h et on est prêts pour une autre sortie en brousse. Cette fois-ci, il y a peu de surprise au niveau des animaux qui ont croisé notre route sauf pour les dromadaires domestiques qu’on a vu en sortant du parc. Les personnes qui gardaient les troupeaux ne voulaient pas qu’on s’arrête pour prendre leurs bêtes en photos alors on en a prises quelques unes à la volée. On ne s’attendait vraiment pas à voir des dromadaires, disons que ça fait un peut plus désert que safari.

Il y avait aussi des antilopes qui, en fait, ressemblent à des reines. On a aussi vu un tout petit animal, des mangus qui ressemblent à des rats. C’est gris et frippé. Il y avait un troupeau d’éléphants et un de buffles qui étaient à un étang artificiel actionné par une pompe. Les points d’eau sont assez rares et lorsqu’on en rencontre, il est presque assuré qu’on y verra des animaux et en quantité importante.

[Kenya - Tsavo Est, soir]

Ce soir, on a eu droit a un souper sous les étoiles. Bref, elles étaient derrière les nuages qui faisaient un ciel presque apocalyptique. On a eu un délicieux souper toujours en agréable compagnie. Le serveur a appris le français à l’école alors il s’est bien forcé à nous parler en français qui était bon. On a eu quelques minutes pour lire avant que l’électricité ne coupe, bonne nuit.

[Video J3, 3:38 minutes]

Brigitte

Kenya – Tsavo Est et Crocodile Camp – Jour 2

Mercredi 2 septembre, Jour 2: Nous voilà à notre première vraie journée en Afrique, au Kenya pour notre aventure en safari. L’avant-midi est réservé au transport pour se rendre au camp parce que nous sommes à l’hotel au bord de la plage et que les animaux sont à quelques 400km, plus en brousse.

Pour notre culture générale, le Kenya est situé en Afrique de l’est. Il partage des frontières avec le Soudan et l’Ethiopie au nord, la Somalie à l’est, l’Ouganda à l’ouest et la Tanzanie au sud. Le Kenya est bordé par l’océan Indien à l’est, où notre hotel a une plage directe sur l’océan. Le pays s’étend sur une superficie de 582’640 km2 et sa capitale est Nairobi. Sur les côtes, la température est plutôt chaude et humide tandis que dans les terres c’est plus sec et froid. La majorité du Kenya, soit le deux tiers du pays, a un climat désertique ou semi-désertique. Vous avez certainement entendu parlé du Kilimanjaro, et bien la montagne très connue pour ses ascensions est située en Tanzanie, mais on a une vue magnifique sur celle-ci lorsqu’elle sort des nuages. Les langues officielles sont le swahili et l’anglais….c’est pour ça que les vendeux de cossins sont capables de nous parler et nous « harceler »!!!

Ainsi, nous avons quitté la plage pour nous diriger au premier parc national, le Tsavo Est. Pour s’y rendre, nous avons été conduit par Ali, qui sera notre guide des 4 premiers jours. Deux dames ont été jumelées à nous pour l’expédition, Barbara et Suzanne, originaires d’Angleterre et avec qui ont a eu bien du plaisir. Une petite camionnette blanche Nissan nous a servi de véhicule pour tout notre safari. Le toit se lève pour nous permettre de se mettre debout et prendre des photos, c’était tout à fait génial et on en a profité au max durant les safaris.

Mais là, il faut quand même se rendre au parc avant de vraiment entrer dans le safari en soi. Toutefois, le voyagement pour s’y rendre est aussi une aventure en soi. Une infime partie des routes est asphaltée, donc on arrive rapidement sur des routes de gravier, de terre et de sable. Les routes ont des trous (oui des nids de poule comme à Montréal, mais en quantité plus importante), des ornières rongées par les pluies et les camions. Comme notre chauffeur est habitué, il roule quand même à 60km/h sur cette route plus ou moins carossable. On s’est fait brasser en masse, mais ça fait partie du forfait! Ce n’est pas surprenant que le véhicule ait l’air vieux, tout bouge partout, on dirait que les fenêtres veulent tomber. Pourtant on a appris plus tard que tous les véhicules de African Safari Club sont changés à tous les 2 ans…

Ah oui, autre surprise, ils conduisent à droite. Evidemment puisque c’était une colonie britannique jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Et bien, ça pris un petit moment avant qu’on ne s’habitue, mais une chance qu’on ne conduisait pas. En plus, il y a peu d’indications et on s’est un peu moqué en se disant « au trente-deuxième bosquet tu tournes à droite et à la première roche à gauche… ».

Durant le trajet, on voit comment les gens vivent puisque nous passons à travers les villages. On est surpris de voir tous ces gens qui sont sur le bord de la route, ils sont là à attendre. Attendre quoi? simplement que la journée passe j’imagine puisqu’ils n’ont rien à faire. Il y a aussi plusieurs personnes qui marchent en bordure, soit avec des marchandises ou des bidons d’eau. Les bébés sont en bandouillère sur les dos des femmes attachés avec des tissus. Elles doivent souvent marcher plusieurs kilomètres pour aller chercher de l’eau. Aussi, il y a plein de vélos et de mobilettes qui circulent partout. Il y a beaucoup d’action sur le bord des routes, toute la vie s’y passe et dans les villages en soit, c’est le calme.

On a vu les changements de paysages : on sort de la ville pour entrer dans de plus petits villages et ensuite ils s’espassent pour ne plus en voir du tout à la fin de l’avant-midi. Ensuite, comme on quitte la partie humide, la végétation change aussi beaucoup. Ainsi, il y a moins de verdure, surtout moins de gazon. Les arbres sont plus petits, mais surtout les types d’arbres sont différents. Portez attention lorsque vous regarderez les photos et même les photos de jour en jour montre des paysages très différents.

[Kenya - Sur la route]

A midi, nous arrivons au Crocodile Camp, là où on passera la nuit. C’est un petit site de quelques maisons individuelles situé sur le bord de la rivière Galana où on aperçoit déjà un hippopotame, une autruche, un éléphant et quelques oiseaux. Et oui, les animaux viennent à nous….ils sont tout près. L’endroit est très joli, calme, propre et bien équipé. Puisque nous sommes au milieu de nul part, il n’y a pas d’électricité. Une génératrice est mise en fonction le matin et le soir afin de fournir de l’électricité. On apprend à planifier nos recharges de batteries et même pour prendre une douche à l’eau chaude. Ce sera le cas tout le long de notre voyage.

Après un bon petit diner, on se repose jusqu’à 16h pour notre première sortie en brousse. En après-midi, il fait plus chaud et les animaux se cachent, alors on fait la siesta comme eux. En fait, on apprécie aussi ces moments de repos, car on est en vacances quand même!

[Kenya - Crocodile Camp]

Nous allons parcourir une partie du parc national Tsavo Est qui est la plus grande réserve protégée du Kenya avec ses 11’747 km2. Il est à peine plus grand que le parc du Tsavo Ouest qu’on traversera le lendemain et qui est adjacent. La rivière Galana traverse le parc d’ouest en est et est bordée de galeries d’arbres. Le paysage plat est surtout composé de savane arbustive et herbeuse pour ensuite devenir une zone semi-désertique dans la partie plus au nord. Le terrain est sec par manque de pluie et fait en sorte que c’est très poussiéreux. Ici, la terre est rouge et il y a plusieurs buttes rouges avec de drôles de formes, ce sont des termitières.

Juste à l’entrée du parc, il y a une boutique avec pleins de babioles souvenir où on s’arrête. C’est une façon pour eux de nous vendre les produits locaux. Ils nous font passer dans la boutique pour nous amener en arrière à la rivière où un des garçon nourrit un immense crocodile. Il lui donne des morceaux de chèvres, le crocodile n’a pas d’effort à fournir et nous on a un bon show à quelques mètres de nous.

Par la suite, on voit des éléphants qui s’abreuvent dans la rivière Galana. Magnifique! Ils sont un petit groupe avec plusieurs éléphanteaux. C’est tout mignon de les voir collés à leur maman et qui font presque les mêmes mouvements en sychronisation. C’est totalement différent que de les voir en cage au zoo. Ici, ils sont libres tandis qu’ils sont limités en cage ce qui nous rend triste même si bien traités. Nous avons vu 3 troupeaux d’éléphants dont deux dans une rivière. Selon l’angle des photos de la deuxième horde, on croirait que les éléphants sont dans la neige, ce qui fait un drôle d’effet. Les éléphants sont majestueux et on remarque qu’ils sont très calmes de par leurs mouvements.

L’autre chauffeur nous avise qu’il a vu des lions qui mangent leur proie. On ne fait ni une ni deux et on se rend parmi les bosquets. Il y a environ 10-12 lionnes qui mangent un buffle. Elles partagent sans se chicaner, elles ont chacune leur petite portion. On s’approche très très près, disons 20 pieds. C’est juste WOW! Bon disons qu’on est peut-être un peu près pour être tout à fait à l’aise, alors après une vingtaine de photos on décide de continuer. A peine quelques mètres plus loin, l’autre camion a fait non pas une mais deux crevaisons. S’il avait à choisir l’endroit, il n’aurait pas fait mieux!!! En deux temps trois mouvements, les pneus sont changés…pendant qu’un chauffeur s’occupe du pneu l’autre surveille les alentours pour ne pas servir de lunch aux lions.

Ali, notre guide, nous a avoué plus tard qu’on était en zone interdite par les véhicules lorsqu’on est allé voir les lions et les premiers éléphants. Si un garde nous avait pris en flagrant délit, Ali aurait perdu sa license pour 3 ans. Mais Ali pourra continuer à faire son merveilleux travail puisque nous n’avons vu aucun garde. OUF!

[Kenya - Tsavo Est]

De retour au camp, il fait noir. Ici le soleil est couché à 19h, ce qui fait qu’on ne se couchera pas trop tard…l’électricité arrête à 22h. Comme nous sommes arrivés plus tard que prévu pour le souper, on n’a pas le temps de souffler et on mange un très bon repas. Après le souper, on assiste au traditionnel repas des crocodiles. Le staff procède à un rituel pour appeler les crocodiles, comme une chanson et il tape sur la rambarde avec un coussin pour faire un son plus fort. Il y a deux crocodiles qui répondent à l’appel, ainsi on nourrira Maria et Philip. Ils ont déjà eu jusqu’à une vingtaine de crocodiles, mais vu le bas niveau de la rivière, les crocos ont migrés plus au sud. Ils dévorent les morceaux de chèvres qui leur sont donnés avec les os. Les crocos les croquent à peine, ne mastiquent pas et avalent tout rond. Leur estomac et intestins auront tout un boulot de digestion à faire pendant la nuit. (voir les dernières photos de Kenya – Crocodile Camp). Suite à ce divertissement, on se rafraichit et rapidement on trouve le sommeil.

[Video J2, 3:28 minutes]

MAM

Kenya – Départ

Mardi 1er Septembre: Afin de faire un récit complet, il est nécessaire de retourner un petit peu dans le temps. L’idée du safari est née dans la tête de Marc-André principalement parce que c’est intimement lié à photo, on dit souvent safari-photo. C’est un projet qui m’intéressais aussi puisque c’est synonyme d’aventure, c’est un périple unique et pourquoi ne pas en profiter puisque nous ne sommes pas si loin et qu’on a plein de semaines de vacances… C’est en février-mars que le projet prend forme lorsque que Marc-André découvre une agence de safari lors d’une foire du tourisme à Genève. On fait quelques recherches et finalement décide de réserver pour septembre avec cette agence. Il nous semble que c’est trop loin, mais il nous a été déconseillé de le faire en juillet, car c’est trop chaud. Septembre étant une meilleure période pour les migrations, donc plus grandes chances de voir des animaux.

On a eu quelques frayeurs lorsque la date du départ a été annulée. Chanceux dans notre malchance, il y a de la place pour le départ du 2 septembre (au lieu du 3 initialement) et on peut changer notre vol d’aller par la peau des fesses. En fait, notre billet d’avion n’était pas changeable, mais un des 3 vols de l’aller (oui 3 vols au total pour l’aller et 3 autres au retour!!!) était cancellé, alors on a eu la possibilité de devancer d’une journée notre vol. OUF!

C’est ainsi que lundi soir le 31 août, moment où je commence officiellement mes vacances, on prépare nos bagages. On a peine à croire qu’on est rendu à la veille du départ, périple qui semblait si loin quand on a fait nos réservations. On est vraiment tout énervés….. C’est après une nuit blanche à préparer nos bagages qu’on embarque dans le taxi, à 4h am, pour nous rendre à l’aéroport. C’est à ce moment que débute les attentes, les vols, les escales…bref le voyagement.

On est arrivés tôt, trop tôt à l’aéroport, alors on profite qu’on est seuls à la porte d’embarquement pour prendre des photos amusantes. On somnole aussi un peu sur les bancs avant le décollage. Notre premier vol d’une durée de 1h30 fait escale à Amsterdam au Pays-Bas. La vue à l’aterrissage est super belle. Il y a plein de canaux (rivières) entre les maisons et les terres. Malheureusement, on n’a pas pu prendre de photos car l’appareil photo était dans le coffre au dessus de nos têtes. Nous avons dû marcher 20 bonnes minutes pour se rendre à la porte de départ pour notre prochain vol, ce qui a écourté notre temps d’attente. Il y avait des tapis roulants, alors on a fait quelques allers-retours pour s’amuser à prendre des photos. Tous les moyens sont bons pour passer le temps!

Notre deuxième avion est immense….63 rangées de 10 sièges! Nous sommes à la rangée 37, sièges E et F, donc au plein centre de la rangée du centre, ce qui fait qu’on n’a aucune vue dans les hublots. On a un écran de télévision individuel avec plusieurs choix de films, musique et même des jeux électroniques. Tant mieux, car le vol va durer 8 heures! En fait, 9h, car on est restés au sol pour une heure, il parait qu’il y avait des problèmes électriques. Finalement, après une heure de délai, notre avion se met en mouvement. Le vol a été très calme, sans turbulence. On y a pris le diner et le souper. On a regardé 2 films entre quelques assoupissements.

Arrivés à notre 2e escale à Nairobi (capitale du Kenya), on doit récupérer notre bagage pour aller dans une bâtisse minus pour les vols locaux. On voit tout de suite le changement de classe! Grâce à notre heure de retard pendant lequel on était installés confortablement, il ne nous reste qu’une heure d’escale dans cette salle inhospitalière. Au moins les gens sont gentils. On avait l’air perdus pour faire le changement et les gens qu’on a croisé nous ont bien indiqué comment se rendre à la porte de départ.

Le dernier vol, et non le moindre, prend quelques 45 minutes. Heureusement, à notre sortie de l’aéroport, il y avait notre navette qui nous attendait pour nous conduire à l’hotel. Tout un soulagement! Petite mise en situation : on ne savait pas quel hotel nous avait été alloué par l’agence et j’ai essayé à plusieurs reprises durant la semaine avant notre départ d’obtenir le nom et l’adresse, car s’il n’y avait pas le monsieur avec son papier et nos noms écrits dessus, on aurait fait vraiment dure, surtout à minuit! En plus, notre safari commençait le lendemain matin, on ne sait toujours pas à quelle heure, d’ailleurs… Bref, ça c’est bien passé, mais m’a stressé jusqu’à ce que je vois nos noms sur son carton.

Notre route n’est pas terminée puisque ce n’est qu’après 30 minutes de voiture qu’on arrive enfin à notre hotel, le Dolphin à minuit et demi. L’accueil est super, ils nous attendaient avec un sandwich aux tomates et du thé. L’endroit ressemble à la République Dominicaine, un petit resort et il fait chaud et humide. Il nous semble voir l’océan, mais il fait trop noir et on est fatigués pour aller à la découverte. On en profitera davantage après notre safari, car on restera à l’hotel 3 jours avant de revenir à Genève. Bonne nuit, courte tout de même car le réveil est à 7h pour le départ officiel en safari à 8h.

[Kenya - départ]

Brigitte

Vacances au Kenya

Lundi 31 août, Enfin, elles sont arrivées ses vacances bien méritées! Certains diront que nous en avons déjà eu et vous avez bien raison, mais bon il faut tirer profit de tous les avantages européens, dont les 5 semaines de vacances. Autre avantage, mes heures supplémentaires sont transférables en vacances…. J’en ai travaillé des heures ces 2 dernières semaines, je n’ai fait que ça ou presque. Marc-André ne me reconnait presque plus…c’est une joke, je rentrais coucher quand même.

Ca y est, notre périple au Kenya est à nos portes. Il semblait si loin quand nous avons réservé et là nous sommes à quelques heures du grand départ et j’ai peine à y croire (ehhhh traduction québécoise – j’ai de la misère à y croire :-) ). J’ai bien hâte d’y être, de vivre le safari, de voir les paysages et j’espère voir des tonnes d’animaux.

Alors, au moment d’écrire ces lignes, nous sommes le mardi 1er septembre, il est 1h du matin, nos bagages ne sont pas fait, on décolle dans 7h et on écrit les posts qui seront publiés durant notre voyage pour ne pas prendre de retard sur les activités passées. Vous vous en doutez certainement, on aura plein de choses à vous raconter à notre retour. C’est aussi une façon pour que vous ne vous ennuyez pas trop.

Nous serons de retour le 12 septembre, bien reposés et dépaysés. En attendant, un avant goût de ce que vous découvrirez bientôt en photos et en mots!