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Porto (jour 6)

Jour 6, Samedi 11 juillet : Nous voilà déjà à notre dernière journée de vacances au Portugal. La semaine est passée à une vitesse incroyable, mais nous a tout de même permis de voir plein de belles choses. Comme on ne prend l’avion qu’en début de soirée, il nous reste encore plusieurs heures pour profiter au max de cette dernière journée. Le ciel est couvert et c’est un peu frisquet comparativement aux autres journées, mais tant qu’il ne pleut pas, on est content. Ce sera une journée parfaite pour faire le tour de bus touristique qu’on n’a pas fait hier.

Ca y est, on est dans le bus pour presque 2 heures. On a choisi le trajet des châteaux qui va un peu à l’extérieur du centre de Porto et longe le Douro (trajet jaune sur la carte). Pendant que l’histoire nous est racontée dans nos écouteurs, on défile le long de la route où les pêcheurs avaient bâtis leurs maisons pour être près de l’eau. On arrive au premier château, qui est plutôt une fortification d’où son nom : Fort Sao Joao Baptista. C’est la première fortification dans le nord de Porto afin de protéger le nord du Douro. C’est très simple, rien de grandiose et on poursuit notre randonnée de bus.

Le narrateur nous a raconté une belle tradition. Vous connaissez tous la fête de la St-Jean. Eh bien, ici aussi ils célèbrent la St-Jean à la même date. Comme nous, il y a des feux d’artifice, c’est une grande fête qui dure toute la nuit. Toutefois, là où la tradition diffère est qu’ici ils prennent un poireau pour frapper gentiment son voisin pour lui souhaiter bonne chance. De nos jours, le marteau en plastic a remplacé le poireau, mais la tradition persiste. Aussi, la rosée de la nuit de la St-Jean a les mêmes propriétés que l’eau bénite. Ainsi les feuilles de houx, de laurier et autres plantes du genre sont bénites avec cette rosée.

On poursuit notre chemin sur l’avenida da Boavista qui est la plus grande artère commerciale. Plusieurs complexes résidentiels, commerces et grands hotels y sont tout près. Le quartier est plus récent et plus chic. Les propriétés sont plus grandes, riches et bien entretenues.

Autre chose que nous avons apprise durant notre trajet : le camélia est la fleur emblématique de Porto. En hiver, il y en a partout, des blanches, des roses et des rouges. On n’est pas dans la bonne saison, alors pas de chance. Il y aurait plus de 600 sortes dont quelques 184 sont originaires de Porto. D’ailleurs, ils se plaisent à dire que Porto est la patrie du camélia.

On a rejoint la ville de Matosinhos où il y a le 2e plus grand port national, le Leixôes. Il y a plusieurs navires avec des quantités impressionnantes de containers. Dans le port, il y a la caserne de pompiers. Ils ont participé à plusieurs incendies et accidents navals. Ils ont un livre où sont recensés toutes leurs interventions. Il y en a eu plusieurs puisqu’ils sont situés à la côte noire, nommée ainsi puisqu’il y a eu plusieurs naufrages. La construction du phare Boa Nova, 46 mètres de haut, a réduit considérablement les accidents.

Le bus avance sur une grande allée qui longe le Douro ainsi qu’une très longue plage. On y voit un deuxième château, qui encore une fois est un fort. Celui-ci était pour protéger l’entrée du fleuve, mais abrite maintenant les bureaux de la douane. On n’est pas choyés en châteaux, mais au moins la balade est intéressante.

[photos du tour de bus touristique]

A la fin du tour, on marche en direction d’un autre bus pour faire un deuxième circuit qui se concentre sur les ponts de Porto. Malheureusement, la personne qui devait remplacer le chauffeur durant sa pause diner n’est pas entré au boulot, donc le prochain départ est annulé. On ne fait ni une ni deux, on marche jusqu’à l’autre rive où il y a toutes les caves. Aujourd’hui, on veut en visiter une et faire des dégustations. On retraverse le pont Luis, celui construit par M. Eiffel. Il y a plein de gens sur les quais et plusieurs tours de bâteau nous sont offerts.

[photos du Douro]

[photos des caves]

En arrivant à la cave Taylor (on l’a choisi car c’est un nom très connu mondialement), on nous indique que la prochaine visite est dans une heure. Comme c’est l’heure du dîner, la majorité des cave est fermée, alors on accepte la proposition de faire notre dégustation de portos avant la visite guidée. De plus, il y avait un visionnement sur l’histoire de la maison de porto Taylor qu’on a regardé tout en dégustant nos 2 portos, un blanc et un rouge. Le blanc est un porto sec avec un goût plutôt acide. Le rouge est un LBV 2003 qu’on a apprécié.

Taylors est une des premières cave de la région, elle date de 1692. Les vignes sont situées assez loin des caves, 150 km, car les sols sont plus propices à la culture tandis que l’emplacement des caves est judicieux puisque c’est tout près de l’eau pour faciliter les expéditions. Le fondateur de Taylor était un commerçant, un marchand de laine très reconnu. Ils a profité de l’occasion de se lancer dans le marché du porto, ce qui fut une belle réussite. D’ailleurs, le sigle utilisé par Taylor, le 4XX, vient de l’élevage des moutons. Son bétail était marqué de 4XX, sa marque en quelque sorte qu’il a aussi utilisé pour identifier son porto. Le signe a été conservé en son honneur.

Taylor utilise des barils usés, car ils ne veulent pas transmettre le goût de bois dans leur porto. Ainsi, les producteurs qui veulent avoir ce goût se défont des barils dès qu’il ne transmet plus assez le goût, mais qui sont encore très bons. Taylor a lancé le LBV pour améliorer l’image des Ruby et vendre plus les porto jeunes qui ne se vendaient pas très bien et avaient une moins bonne réputation.

Le guide était vraiment intéressant. Ils nous a donné plein d’informations autant sur le porto en soi, sur son histoire en plus de nous parler de Taylor. On voit qu’il aime bien son entreprise, mais il est surtout un grand amoureux du porto. Son récit nous a été raconté dans les caves parmi les barrils. On a bien aimé notre visite qui fut bien enrichissante.

[photos de la cave Taylor]

Après notre visite, le timing n’est pas bon pour faire un 2e tour de bus touristique. Alors, on s’arrête dans un bar à porto que Marc-André avait « spotté » la veille. C’est en fait un endroit qui est fort conseillé sur internet lorsqu’il avait fait ses recherches et qu’on a vu par pur hasard. Le bar est tenu par un français, un grand connaisseur du porto. C’est d’ailleurs lui qui nous a fait la présentation des 6 portos du forfait qu’on a choisi. On a bu un blanc sec de 15 ans (Dry Old Port), un blanc doux (Quinta Seara Dordens)**, un Ruby spécial réserve (Magal Haes)***, un Ruby Vintage 2006, un Tawny réserve et un Tawny de 10 ans (Casal dos Jordeos).

Notre dégustation a été un pur plaisir, autant pour les papilles qui s’en sont données à coeur joie, que pour les jambes qui se reposaient et notre cerveau qui était noyé par l’alcool. Bon timing, on fini notre dégustation comme prévu pour aller prendre l’avion. On fait un bref arrêt à l’hotel pour récupérer nos sacs à dos de voyage et on file direction métro. En fait, le métro c’est un mix de métro sous terre et tram hors terre. Une chance qu’il y avait un contrôleur pour nous aider à acheter nos billets, car il n’y avait aucune pancarte.

Etant donné qu’on a acheté des bouteilles de porto et que les bouteilles on plus de 100ml, évidemment!!!, on ne peut pas les garder en cabine avec nous. Habituellement, on ne met aucun bagage en soute, ça coûte moins cher et on sauve du temps en arrivant à la dernière minute et en n’attendant pas nos bagages à l’arrivée. Ici, il faut faire exception et on ne prend pas le risque de les passer en cabine avec nous…..les douaniers se feraient trop plaisir de saisir nos belles bouteilles! Il ne nous reste plus qu’à croiser nos doigts pour qu’ils prennent soin de notre bagage et que les bouteilles ne brisent pas. Nos prières ont été entendues, aucun dégât. OUF!

De l’autre côté des douanes, on a avalé à la vitesse de l’éclair nos lasagnes qu’on a acheté pour souper. Et finalement, en arrivant à la porte d’embarquement, on nous annonce que l’avion est en retard de 45 minutes. Trop tard, on a déjà fini et notre estomac est bien plein. On prend l’avion directement sur la piste, alors on marche pour s’y rendre. C’est ça typique des low cost (compagnies aériennes à bas prix), on se croirait en République Dominicaine!

On a bien aimé notre voyage au Portugal. On a été servi en français presque partout et la langue nous a moins posé problème qu’en Allemagne et Suisse alémanique. La température a été clémente tout le long du voyage et on a bien bronzé. Ce n’est pas un voyage de tout repos pour le corps (on a marché et marché), mais pour l’esprit c’était l’idéal.

[photos de la ville de Porto]

En plus de nos visites très enrichissantes et les miliers de photos prises, on a pris plaisir à prendre d’autres photographes en action.

[photos des photographes en action]

En plus, vous vous souvenez sans doute des céramiques qui couvrent les façades de maisons de Lisbonne. Je crois bien qu’on les a toutes prises en photo. C’est toute une banque de photos que Marc-André s’est construite là. Voici donc les meilleures.

[photos des céramiques]

Finalement, comme on a eu des vues imprenables tout au long de notre trajet, Marc-André a pris plusieurs panoramiques que voici. C’est en quelque sorte un résumé-conclusion sur notre escapade au Portugal.

[Panoramiques du Portugal]

Brigitte

Porto (jour 5)

Nous revoici, on reprend la suite de notre aventure au Portugal. Les 2 derniers jours ont été passés à Porto dont voici le récit de la première journée.

Jour 5, Vendredi 10 juillet : Nous devons retourner le véhicule qu’on avait loué pour faire la route entre Lisbonne et Porto. Toutefois, il faut faire le plein d’essence avant, ce qui ne fut pas très facile. On tourne en rond, on zigzague dans les petites rues en essayant de suivre les indications du GPS. Finalement, on trouve une petite station et on repart encore à travers la ville pour trouver cette fois-ci le bureau de location. C »est encore la galère des petites routes….imaginez-vous que pour faire 3 petits kilomètres, ça nous a pris 30 minutes!

Il y avait une scratch sur la porte de côté, on croit qu’un bus nous a accroché lorsqu’on était à la tour de Bélem. Mais j’ai réussi à faire passer l’affaire en disant qu’on l’avait identifié en faisant l’inspection avec le commis, mais que je ne savais pas s’il l’avait noté ni comment, alors rien à payer. Ah oui, en passant, l’hotel qui avait oublié de nous charger le souper lors de notre voyage de vélo, et bien, ils nous ont envoyé la facture par la poste…snif snif, c’était trop beau pour être vrai.

Comme on est vachement loin du centre ville de Porto, on prend notre mal en patience et on profite de l’occasion pour faire la visite de ce coin là. A peine quelques minutes de marche et on voit un arrêt de bus touristique comme on a l’habitude de faire pour visiter la ville. Quelle chance, il doit passer dans 10 minutes, alors ça vaut la peine d’attendre. Finalement, l’autobus ne s’est pas pointé. On lui a même laissé 15 minutes de grâce, mais tant pis, on a Porto à visiter nous!

On se dirige alors vers le jardin du palais de cristal qui est en fait un grand parc avec des vues surprenantes sur le Douro (rivière qui divise Porto). Au centre du jardin, il y a une grosse bâtisse qui n’a rien à voir avec un palais, surtout pas de cristal….mais l’attraction n’est pas ça, c’est le jardin en soi.

[photos des jardins du palais de cristal]

Ensuite, c’est au tour de la vieille ville de nous ouvrir ses ruelles. On se concentre sur la zone identifiée comme patrimoine national. On fait le même constat qu’à Lisbonne, c’est vraiment vieux, délabré, mais encore plus vieux et bien moins entretenu. Ca contraste avec les vieilles villes qu’on a au Québec. Faut dire qu’elles sont bien plus vieilles ici et qu’elles ont plus d’histoires, elles ont vécu la guerre. C’est tout à fait dépaysant.

On a visité le Palacio do Bolsa (palais de la bourse) qui abrite l’Association commerciale du Porto. On a dû passer entre les filets, on a visité le palais sans payer, sans guide et on a pris quelques photos malgré les pancartes l’interdisant. Je me suis même prêtée au jeu de juge dans la salle d’audience, mais j’ai dû faire vite car un groupe de visite guidée arrivait. Bien caché, il y avait une petite pièce où on pouvait déguster 3 vins gratuitement. D’abord on a goûté à un vin blanc, nommé vin vert. Son apellation vient du fait qu’il ne parvient pas à maturité en raison de la trop grande rigueur du climat. Ont suivi, 2 vins rouge de la région également.

[photos du Palacio do Bolsa]

La prochaine attraction a été l’église Sao Francisco qui fait partie du patrimoine de l’Unesco. C’est l’ancien couvent franciscain qui a été construit par les frères qui avaient de la difficulté à se faire accepter dans la ville. Tout a été recouvert de feuilles d’or, mais la richesse exagérée a fini par mettre le clergé mal à l’aise tellement qu’il a décidé d’interdire l’église au culte. C’est facile à s’imaginer, tout est en or, tout tout tout. Ici, aucune photo n’est permise. Malgré la nonchalance du gardien, on ne s’est pas risqué à prendre des photos puisque le clic résonne trop quand on prend une photo. On a visité la sinistre crypte, tout en noir et blanc, qui fut utilisée comme cimetière.

[photos de l'église Sao Francisco]

On revient un peu sur nos pas pour aller faire une visite des locaux de l’organisme qui certifie les vins et porto de Porto et bien sûr, faire une dégustation. Cet organisme fait les contrôles sur la qualité et le suivi des exportations. Les viticulteurs soumettent leur vin à une catégorie « x » pour contrôle, ce sont eux qui décident la catégorie en fonction de leur attente, s’ils pensent avoir un LBV, un vintage, un 10 ans, 20, 30 ou 40 ans. (voir plus loin les différences). Ainsi, pour éviter le favoritisme et les biais, chaque bouteille est masquée pour ne pas reconnaitre le producteur. L’organisme fait dans un premier temps les tests chimiques (teneur en acidité, sucre, composition de minéraux…) et en deuxième temps, le test de dégustation. Si le porto ne se qualifie pas dans la catégorie à laquelle il a été soumis, il est rejeté et ne peut être commercialisé. C’est le viticulteur qui décide s’il conteste, soumet l’échantillon à une autre catégorie, le cas échéant il doit refaire tous les tests requis (pas les mêmes critères).

La partie dégustation est très contrôlée. Ils sont 7 dégustateurs et ils sont supervisés de près. Pour s’assurer qu’on peut se fier à leur verdict, 10% des vins qu’ils goûtent à chaque séance sont en fait des vins qu’ils ont déjà testé et noté. Ceci est fait pour s’assurer qu’ils donnent les mêmes qualificatifs, donc qu’ils sont constants dans leur appréciation afin de guarantir un haut degré de qualité. Nous aussi on s’est prêté au jeu de la dégustation puisque nous avons pris un forfait de dégustation de 6 vins. Suite à notre dégustation, on s’est laissé tenté par les bouteilles qui nous faisaient des clins d’oeil et on a acheté 2 bouteilles de porto, 1 rouge et 1 blanc.

[photos de l'institut du Porto]

Alors voici le partage de nos apprentissages sur le Porto. Sa découverte remonte à plusieurs années lorsque la France et l’Angleterre étaient en guerre. Les importations de la France étant boycottées par l’Angleterre, ils ont trouvé un nouvel endroit propice à la culture du vin : Portugal. Toutefois, le chemin étant long en voilier pour atteindre l’Angleterre, le vin tournait en vinaigre durant le trajet. Ainsi le Porto est né – un vin dans lequel on a ajouté de l’eau de vie pour favoriser sa conservation à long terme.

Les portos blancs sont peu connus puisqu’ils vieillissent moins bien. Il y a, outre le porto blanc, 2 familles de porto : Tawny et Ruby. Le Ruby, c’est un porto plus jeune tandis que le Tawny a vieillit en fût. Lorsqu’on qualifie un porto de « Réserve » (autant Ruby que Tawny), c’est une sélection des meilleurs vins de plusieurs années qui sont combinés pour créer un porto spécial. Ensuite, il y a LBV (late bottle vintage), qui est en fait un Ruby d’une seule année qui a été sélectionné pour sa grande qualité et mis en bouteille après une période de vieillissement allant de 4 à 6 ans. Aussi, il y a le porto Vintage, considéré comme le joyau de la couronne des vins de Porto qui vieillit en bouteille. Il peut vieillir progressivement pendant 10 à 50 ans en bouteille. Finalement, il y a les Tawny 10, 20, 30 et 40 ans. C’est une sélection de quelques vins de diverses années et la moyenne détermine si c’est un 10, 20, 30 ou 40 ans. Plus le porto blanc vieillit, plus il fonci tandis que le porto rouge pâli en vieillissant. Ce qui fait qu’un porto blanc vieux se rapproche de la couleur d’un vieux porto rouge.

Notre visite de Porto se poursuit sur le bord de l’eau. Des jeunes se baignent et s’amusent à sauter des terrasses et du pont. C’est au bord de l’eau, sur le quais qu’il y a de la vie et de l’ambiance. Il y a plusieurs petites terrasses, les unes à côté des autres avec vue sur le Douro et l’autre rive, là où il y a les caves. On traverse le pont duquel les jeunes se lancaient dans l’eau pour rejoindre un parc avec une vue panoramique sur les 2 rives. On s’y repose un peu, car la fatigue nous rattrape.

Quand la faim nous réveille, on revient vers les terrasses où on mange une pizza et un hamburger. On « regrimpe » la rue nous menant à notre hotel. Le chemin qu’on emprunte nous fait voir des maisons sous le pont, ce ne sont pas des riches. Au plus grand bonheur de Marc-André, on a vu presque 20 chats en à peine quelques minutes. Tout près de l’hotel, il y a la place de la liberté où il y a une exposition d’étudiants en art. Ils ont pris des mannequins qu’ils ont décoré chacun à leur façon.

Une autre nuit de sommeil bien méritée nous ouvre les bras!

Brigitte

Portugal (jour 4) sur la route entre Lisbonne et Porto

Jour 4, Jeudi 9 juillet : On débute cette 4e journée de notre voyage avec la visite du Palacio da Pena qu’on n’a pu visiter la veille. On s’organise pour arriver à l’ouverture puisque nous avons une autre journée chargée en plus de la fin du trajet en voiture à faire pour atteindre notre destination finale, Porto.

Le Palacio da Pena, construit en 1840-1850 est le nec plus ultra de l’architecture romantique. En fait, c’était une maison ordinaire avant d’être transformée en palais. C’est une résidence royale privée que le roi n’utilisait pas dans le but de faire des réceptions grandioses, c’était leur chez eux simple. Bon, pas si simple, c’est un palais quand même!

L’extérieur est bien spécial avec toutes ces couleurs, des tourelles partout et une passerelle qui en fait presque le tour. D’un côté on est dans le vent qui souffle de toute ses forces et de l’autre, c’est le calme. Du côté du vent, on voit le village de Sintra où on était la veille, une vue panoramique puisque le palais est situé au sommet de la colline.

Nous avons visité l’intérieur qui était vraiment super beau, richement décoré avec des pièces bien remplies. Dommage, on ne pouvait prendre de photos pour partager avec vous et pour garder des souvenirs. Habituellement, ça n’arrête pas Marc-André qui en prend quand même, mais là il y avait des gardiens partout, pas de chance. Ainsi, on a vu les appartements privés de la reine (une chambre pour coucher, une autre pour l’habillage, une pour la toilette, un petit salon et encore une autre pièce pour la lecture). Chaque activité a une pièce dédiée, c’est pour cette raison que les maisons sont des palais ou château et que c’est si grand. Et en plus, il y a ceux du rois, des descendants, des domestiques….et j’en passe. Ils ont même leur propre chapelle.

Leur cuisine principale est au sous-sol et est tout simplement immense avec des marmites énormes. La salle à diner était bien petite comparativement aux autres qu’on a visité, mais elle était bien garnie et richement décorée. Il y avait 7 verres par personnes et des ustensils en argent à n’en plus finir.

[photos du Palacio da Pena]

On quitte la ville de Sintra pour se diriger vers Obidos où il y a une ville fortifiée. On s’est promené sur les fortifications d’où on avait une belle vue sur le petit village intérieur ainsi que sur les champs extérieurs. Attention, c’est authentique, il n’y a pas de barrière, ça ne passerait pas à l’inspection CSST! A l’extrémité, on redescend dans la ville pour voir autre chose que les toits des maisons. Tout est bien cordé, les maisons sont en rang d’oignon, serrées les unes contre les autres. Les rues sont pavées et peu larges et l’ambiance est charmante.

On n’est pas resté très longtemps puisque le tour est fait rapidement. Toutefois, on a pris le temps de manger un peu. Ce n’était pas de la grande cuisine, loin de là, mais ça bouche un trou. En quittant la ville fortifiée, on a croisé des dizaines et des dizaines de Chinois (du moins des asiatiques) qui avaient tous une casquette bleue du Portugal. Notre timing est bon, je ne nous imagine pas avec ce gros groupe dans ce tout petit village.

[photos de la ville fortifiée Obidos]

On reprend la route pour se rendre cette fois-ci à Alcobaça où il y a le Mosteiro de Santa Maria de l’art cistercien. Le nom de Alcobaça provient du fait que la ville est située à la confluence de 2 rivières, l’Alcoa et la Baça. Le monastère est assez sobre et modeste. Les pièces dans le cloître sont immenses. On est allé dans le dortoir des moines, c’est difficile de s’imaginer que c’est un dortoir parce que la pièce n’a aucun mur, que des colonnes avec des plafonds très travaillés. Il y a une cuisine avec une cheminée grosse comme une maison! Une chose qui nous a frappé est le détail des pierres, des murs et des colonnes. Rien n’est laissé au hasard.

[photos du Mosteiro de Santa Maria d'Alcobaça]

Notre dernier arrêt, et de justesse en plus, est le Mosteiro da Batalha. On est arrivé 10 minutes avant la fermeture. Heureusement la dame à l’accueil nous laisse entrer, c’est juste assez de temps pour visiter rapidement. En 1385, suite à la victoire contre les Castillans, le roi fait construire le monastère à la gloire de la Vierge. Il y a d’ailleurs une pièce où une tombe du Soldat inconnu est présentée en l’honneur des combatants de la guerre. D’ailleurs, il y a 2 vrais soldats qui montent la garde à tous les jours devant la tombe en guise de symbole.

Un aspect très spécial caractérise ce monastère et le rend beaucoup plus impressionant que les autres. Il y a une rotonde qui communique avec le monastère qui n’est pas terminée, elle porte le nom de chapelles inachevées. Les murs sont montés, les chapelles sont préparées, mais il manque le toit. Les colonnes sont élevées mais finissent dans le vide. Vraiment impressionant. Ca nous rappelle la Segrada Familia à Barcelone que nous avons visité à Noël dernier. Les tourelles qui se ressemblent (pointues et travaillées), mais surtout l’aspect d’inachevé.

On a eu notre lot de monastères ces derniers jours. Ils sont tous différents, mais ça revient à la même chose finalement. On a vu différents styles, beaucoup de colonnes et du détail. Contrairement aux églises qu’on a visitées dans nos autres voyages, les monastères sont assez dépouillés au niveau statues et toiles religieuses. Surtout, il n’y a pas autant d’or et c’est vraiment plus sobre.

[photos du Mosteiro da Batalha]

Dernier bout de chemin pour atteindre Porto….ouf il nous reste encore 2h30. On pensait avoir fait plus de route, mais en fait c’était des croches à travers les villages pour se diriger d’un attrait à un autre sans vraiment avancer pour la peine. La route est belle, mais on reste sur les autoroutes pour arriver plus vite. Ici en Europe, quelques tronçons d’autoroute sont payant, alors on a sortis nos EUROS!

Arrivés à Porto, on trouve assez rapidement notre hotel. Toutefois, ils n’ont pas notre réservation. Je regarde pour lui montrer ma confirmation que j’ai reçue sur mon blackberry….en descendant et en lisant bien toutes les informations, je me rends compte qu’on n’est pas au bon hotel. OUPS! on se disait aussi qu’il semblait chic pour ne payer que 50€ par nuit. Et bien, on repart à la recherche de notre vrai hotel cette fois-ci. Quelques rues plus loin, on le trouve et il et bien plus central, ce qui fait notre affaire. Question look, c’est moins chic, mais très bien. On est quand même au Grand Hotel de Paris!

L’hôte est super sympathique, il nous donne une carte et nous indique les endroits à visiter pour le lendemain. Il nous conseille aussi un petit resto rapide et bon pour qu’on puisse manger, il est déjà 9h.
Grosse journée bien remplie toujours bien accompagnés par le soleil. En mangeant tard comme ça, c’est difficile d’aller se coucher tôt. On en profite alors pour prendre des notes pour écrire nos posts et nous faciliter l’écriture, car on voit tellement de choses qu’il faut bien les démêler.

On a aussi fait un vidéo qui regroupe les destinations de la journée, vidéo du jour 4

Portugal (jour 3) Sur la route entre Lisbonne et Porto

Jour 3, Mercredi 8 juillet : On quitte Lisbonne pour se diriger vers Porto. Malgré que la route ne soit que de 3 heures environ, nous allons prendre 2 jours pour faire le trajet. On a plusieurs arrêts, des coups de coeur selon notre livre-guide touristique. Nous on aime ça les coup de coeur et en plus on a du temps, alors on ne veut pas les manquer.

Pour faire le trajet, vous aurez deviné que nous avons loué une voiture afin d’être autonomes. Une attente interminable pour récupérer la voiture. Déjà qu’on était en retard sur notre horaire….ben oui, même en vacances on s’est préparé des horaires, sinon c’est facile de ne rien faire. Alors, une fois notre à tour, ils nous disent que notre voiture arrivera dans une quinzaine de minutes, car elle est à la succursale de l’aéroport. Ils nous offrent un véhicule 2 places et on accepte pour éviter le temps additionnel d’attente. Eh bien, on se ramasse avec une camionette comme si on allait faire de la rénovation. Au moins, nos sacs ne manqueront pas de place en arrière!

Notre premier arrêt se trouve à peine à quelques km de Lisbonne. La ville de Belém (Bethléem en portugais) est une ville située au bord du Tage et abrite deux des plus beaux édifices de style manuélien du Portugal : le mosteiro dos Jeronimos et la torre de Belém. Le style manuélien vient du nom du roi du Portugal, Manuel 1er. Il se caractérise par une abondance de motifs décoratifs sur les édifices religieux et monuments de l’époque.

Ainsi, on a débuté par la visite de la torre (tour) de Belém qui est sur la rive du Tage. C’est l’ancienne résidence du capitaine du port qui se trouvait à l’origine au milieu de l’estuaire afin d’en défendre l’entrée. Suite au fameux tremblement de terre de 1755, le cours du Tage s’est modifié, ce qui fait qu’aujourd’hui on peut accéder à la tour par une simple passerelle en bois. C’est une tour de 5 étages qui ressemble à un château de sable bien carré et droit avec des tourelles. L’intérieur est très sobre et surprenament petit. Dans le sol du rez-de-chaussée, on a vu et marché sur des orifices par lequel on précipitait les condamnés enchaînés dans le fleuve. Enfin, sur la terrasse on avait une remarquable vue sur le Tage et les environs. Durant notre visite de la tour, on avait en bruit de fond la musique de flûte pan jouée par un artiste ambulant. On s’est laissé charmer par les mélodies et on a acheté le CD.

[photos de la Torre de Belém]

On marche ensuite en direction du 2e attrait important à Belém, le mosteiro dos Jeronimos (Monastère des Hiéronymites). Il a été construit avec l’argent ramassé lors des découvertes des navigateurs comme symbole de la puissance du royaume, toujours durant la période où Manuel 1er était roi.

La bâtisse est imposante, elle est faite tout en longueur. L’église est simple tout en exposant bien sa richesse, mais le cloître derrière est tout simplement grandiose. Les détails des colonnes, des murs et des plafonds, tout est présenté avec goût. La cour centrale est épurée avec de la verdure bien entretenue.

[photos du Mosteiro dos Jeronimos]

Avant de repartir sur la route, on prend une crème glacée. Marc-André se laisse tenter par la crème glacée au chocolat 3 boules avec coulis au chocolat et pépites de chocolat, tandis que je choisi la fraicheur et l’exotisme d’un shake glacé aux fruits de la passion et mangue. Tout simplement délicieux!

On fait encore quelques km pour atteindre le Palacio de Queluz. Une chance qu’on avait le GPS qui nous disait que nous étions rendu et que c’était ici…mais comme on ne lui fait pas totalement confiance, on s’est aussi fié aux pancartes touristiques qui confirmaient qu’on était bel et bien rendus. Aussi, une chance que c’était suggéré par notre livre, car avec la vue de l’extérieur, on ne serait jamais arrêté ici, ça n’a tout simplement pas l’air d’un palais et ce n’est pas bien entretenu. On relit même le livre pour s’assurer que ça vaut vraiment la peine à visiter. Ils osent le comparer au Château de Versailles, je cite « une sorte de Versailles portugais »…..on lui donne sa chance et bien heureux, ça a valu la peine.

L’intérieur est richement décoré, on voit toutes les pièces meublées au style de l’époque. Les chaises, miroirs, lustres, tables, lits, accessoires, tout est très beau. On est autorisés à prendre des photos, alors on s’est lâché lousse! La visite se termine par une promenade dans le parc à l’italienne tout aussi peu entretenu que l’extérieur du palais. Toutefois, les jardins à la française sont bien entretenus et sont très beau avec les fontaines et statues.

[photos du Palacio de Queluz]

C’est reparti pour un autre tronçon de route qui nous amène cette fois à Sintra. On aimerait bien atteindre le Palaciò da Pena, mais le GPS a perdu le nord. Il nous fait grimper dans une de ces montagnes avec des chemins très pentus et sinueux. On ne réussit jamais à arriver à destination et il nous fait tourner en rond. Il n’y a aucune pancarte pour nous aider, alors ça doit être ailleurs. On redescend au village et s’arrête à l’information touristique. Il est trop tard pour visiter le palais, elle nous suggère de le faire demain, car il ne reste pas assez de temps pour que ça vaille la peine ce soir. La jeune fille nous conseille une visite à faire, la Quinta da Regaleira qui n’était pas sur notre liste. Entre temps, son patron nous offre de nous aider pour trouver un hotel et nous propose quelques choix. Il s’occupe de réserver pour nous dans un bed and breakfast qu’on a choisi. Quel service!

WOW! On a beaucoup de plaisir à visiter la Quinta da Regaleira. La propriété se cache derrière de hauts murs à flanc de la colline. Outre la maison principale dans un style manuélien, on s’est promené dans des grottes, des passages sous-terrains. On a vu des chutes, des étangs avec des pierres au centre pour le traverser. Il y a plein de passages dans le parc à l’anglaise où la nature est exubérante à souhait. Il y a des passages secrets, des portes en pierre qui bougent pour fermer le passage par lequel on est passé. De vrais petits scouts qui ne voulaient rien manquer et qui courraient presque dans tous les petits chemins et passages pour tous les faire et découvrir ce qu’il y a au bout de chacun. C’est notre coup de coeur du voyage.

[photos de la Quinta da Regaleira]

On s’est payé un petit resto sympa dans le village et on a marché pour retourner au bed and breakfast….encore une côte à monter… La maison d’habitant est très calme et spacieuse.

On a aussi fait un vidéo qui regroupe les destinations de la journée, vidéo du jour 3

Portugal (jour 2) Lisbonne

Jour 2, Mardi 7 juillet : On débute notre deuxième journée par la visite du jardin botanique qui est en fait principalement composé d’arbres au détriment des fleurs. C’est agréable de se promener dans un grand jardin avec plusieurs diversités de plantes et d’arbres. Il y a une serre où des papillons sont élevés en captivité. Il y a majoritairement des monarques qui se reproduisent très facilement à cette période de l’année. La responsable nous montre des chenilles de monarques, des oeufs sous une feuille ainsi que des chrysalides (cocons). Le clic clic de nos appareils photos s’est laissé aller pour prendre plusieurs clichés.

[photos de Lisbonne - Jardin Botanique]

Ensuite, on se promène dans la ville un peu plus moderne. On croise l’imposant bâtiment de l’Assemblée nationale de Lisbonne où 2 gardes prennent leur rôle au sérieux. On a même vu l’embassade canadienne au milieu de nulle part parmi des résidences. Encore ici, entre les résidences un peu plus cossues, il y a des bâtisses à l’abandon et détruites. Le quartier est beaucoup plus calme, il y a très peu d’activité et pas de touristes.

Il faut monter et encore monter pour arriver à la Basilica da Estrêla (basilique de l’étoile). Elle a été construite à la suite d’un voeu de Maria 1re qui désespérait d’avoir un héritier. La façade est de style néoclassique tandis que l’intérieur est plutôt de style baroque. Ce qui nous étonne, c’est que les églises n’attirent pas que les touristes. Les résidents sont très présents dans les églises, ils prient et certains récitent même leur chapelet.

On profite de la belle température pour prendre une pause dans le magnifique jardin d’Estrêla où il y a de petits étangs, des fontaines et plusieurs bancs qui longent les petits chemins. On fait même une petite sieste à l’ombre sur un banc. A notre réveil, on se laisse tenter par un marchand de crème glacée.

Tranquillement, on rejoint le Tage où se dresse le Museu nacional de Arte antiga. Les collections sont extrêmement variées :paravents japonais, objets liturgiques, poteries, meubles royals, peintures religieuses et portraits de diverses époques. On a été impressionés par la richesse des services de table et surtout par les grandioses centres et décorations de table. C’est intéressant de voir l’évolution des décorations et plats entre les époques, mais aussi entre les différents pays.

[photos de Lisbonne - Museu Nacional de Arte Antiga]

Maintenant qu’on a bien profité de l’air climatisée du musée, on retourne se promener dans la ville puisqu’il est trop tôt pour souper. Ici, les gens mangent entre 20h et 22h. Sur notre chemin, on se retrouve dans une ruelle bien spéciale. D’abord, il y a un téléphérique sur rail en fonction, pour passer de la basse à la haute ville. Ensuite, cette rue du téléphérique se trouve au centre, plus bas. Je m’explique – à droite, la rue descend vers la rue du téléphérique et à gauche aussi. D’ailleurs, il y a un passage dans le vidéo qui montre l’endroit. On voit bien que Lisbonne est constuit à flan des collines en suivant les courbes naturelles sans remplissage.

On atteint aussi une terrasse avec une vue panoramique. Cette fois-ci, on est en face du Castelo Sao Jorge à un niveau un peu inférieur. Il vente encore et ça rafraichi le fond de l’air. Après quelques photos, on se dirige vers la place du Marquis de Pombal. Juste derrière son imposante statue, qui est au centre d’un gros carrefour giratoire, s’étend une grande allée de gazon avec larges trottoirs qui mènent à un immense drapeau du Portugal qui claque au vent. Il y a une bande du drapeau qui est en train de se défaire. Durant notre promenade, la bande s’est décousue jusqu’au point de ne tenir qu’à un fil. Ce n’est qu’une question de minutes avant que le tissu ne se décroche vu la force du vent, mais ça ne s’est pas produit pendant qu’on y était.

On a cherché un peu un resto suggéré dans notre livre, mais on ne trouve pas la rue et les indications qui sont données dans le livre ne nous mènent pas à la rue. Alors, on va dans un autre petit resto sur notre chemin. La bouffe est ordinaire, mais on a du bon vin pour compenser. On a les pieds en feu d’avoir beaucoup marché toute la journée en plus de la veille. Aujourd’hui, on a mis de la crème solaire, heureusement, car c’était une autre journée chaude et hyper ensoleillée.

[photos de Lisbonne - Photos du jour 2]

Brigitte

Et pour terminer, un petit résumé en vidéo de Lisbonne. Regarder le vidéo

Portugal (jour 1) Lisbonne

Jour 1, Lundi 6 juillet : Pour la dernière semaine de vacances, on a décidé d’aller au Portugal, une destination, plus précisément Porto, très attendue par Marc-André. On s’est levé à 4h30…OUF! pour prendre l’avion à 7h. Le vol s’est bien déroulé, mais la fille assise derrière nous est une vraie pie.

Arrivés à Lisbonne, on va porter nos sacs à l’hotel et ensuite on part à la découverte de la ville. Avant de commencer le récit de notre journée, il est important de savoir que Lisbonne (Lisboa en portugais) est la capitale portugaise qui est bâtie sur sept collines qui dominent l’estuaire du Taje, au sud du Portugal. C’est de là que sont partis les vaisseaux des grands explorateurs comme Vasco de Gama et Cabral et Lisbonne bénéficie des retombées des découvertes qui rapportent beaucoup à cette époque. D’ailleurs, plusieurs monuments ont été construits à cette même période.

Aussi, le 1er novembre 1755, un tremblement de terre transforme Lisbonne en un champ de ruines et près du tiers de la ville est détruit par le séisme et l’incendie qui s’ensuit. C’est une date super importante, car on l’a vu partout dans toutes nos visites puisque ça a influencé beaucoup l’architecture de la ville. Les bâtisses reconstruites sont plus basses, plus solides et dans un style différent.

Enfin, nous avons remarqué qu’il y a beaucoup de céramique de tous genres sur les murs des bâtisses. En fait, c’est pour embellir la ville et sans doute pour montrer un peu de sa richesse. Ca nous a donné une idée, soit de les prendre en photo et de bâtir une base de donnée que Marc-André mettra sur internet.

Donc, on a commencé avec l’itinéraire 1 de notre livre – la Baixa. Il faut partir de l’hopital où on se rend assez facilement. Toutefois, une fois rendue sur place, on ne trouve pas la fameuse rue par laquelle le vrai trajet débute. La meilleure façon de trouver, c’est de marcher et de regarder les autres noms de rues pour bien se situer sur la carte. Ca nous a pris presque 30 minutes pour bien se situer et finalement revenir au même point…..c’était la rue d’à côté!

On passe là où il y avait le premier téléphérique sur rail de la ville. Comme la ville est fait sur le flan de collines, il fallait trouver des moyens de monter plus haut facilement. Le rail n’est pas long, mais le dénivelé est important. Notre itinéraire nous mène ensuite dans une petite rue piétonne avec plusieurs terrasses et petites boutiques. Ce sont les rues que je préfère, c’est là qu’il y a de la vie tout en étant calme à la fois.

A notre gauche, l’église Sao Domingos se dresse. Elle a été incendiée en 1959 et l’intérieur garde un aspect fantasmagorique. C’est vraiment spécial à voir les murs qui ont changé de couleur, les différents impacts sur le marbre rose, le marbre blanc et la pierre. Tout a été laissé tel quel, mais ils ont réparé le reste pour que l’église soit encore utilisée. En fait, ça crée un sentiment que malgré tout ce qui peut arriver, les murs sont solides et que malgré les dégâts, ça peut être joli (photos 38 @ 46).

A notre sortie, on arrive sur 2 places importantes (praça en portugais). La première, celle de Praça da Figueira d’où on voit le castelo de Sao Jorge qui siège tout en haut de la colline. Au centre, il y a une statue équestre de Jao 1er, roi qui a lancé les premiers navigateurs portugais sur la mer (photos 47 @ 52). La 2e place est la Praça Dom Pedro IV, plus fréquemment appelée Rossio, est le véritable coeur animée de Lisbonne, le point de convergence où se mêlent touristes, foules pressés et petits commerçants. Au centre se dresse la statue de Pedro IV, premier souverain du Brésil avec qui le Portugal a fait beaucoup de commerce (photos 57 @ 75).

Avant de poursuivre notre route, on casse la croûte au Mac Donald, car c’est un terrain connu, mais c’est surtout rapide comparativement aux terrasses voisines. Sur notre chemin, on voit le premier ascenseur vertical de Lisbonne qui est toujours en marche. Ca détonne un peu, car il est situé en plein centre de la rue piétonne entre les bâtisses et c’est assez imposant.

On termine notre premier itinéraire à la Praça do comércio sur le bord du Tage. C’est en construction, donc on ne peut pas remarquer l’ampleur de la place qui mesure 180 X 200 mètres. C’est l’endroit où il y avait le palais de Manuel 1er qui a été détruit lors du séisme de 1755. On passe quelques minutes sur le bord de l’eau, mais comme ce n’est pas vraiment aménagé on ne reste pas longtemps. C’est ce qu’on déplore un peu de Lisbonne, il n’y a pas d’aménagement pour profiter du Tage.

[photos de Lisbonne - Baixa]

On ne fait ni une ni deux, on poursuit avec le 2e itinéraire, car la journée est encore jeune. Cette fois-ci, on se concentre sur la vieille ville et le quartier de l’Alfama, soit le berceau historique de la cité. La Sé, l’une des plus anciennes cathédrales portugaises et le plus ancien édifice religieux de Lisbonne, débute le bal. Sa silhouette de forteresse est typique des premières grandes cathédrales portugaises. Elle a subi plusieurs transformations, principalement suite au tremblement de terre de 1755 (les tours sont maintenant plus basses). L’intérieur est sobre et simple, mais grandiose par ses dimensions. (photos 8 @ 14)

A notre sortie, 2 points de vue sur le quartier de l’Alfama et le Tage avec un beau panorama. On y voit les toits en tuile rouge des maisons, le pont, l’autre rive et quelques bateaux. On a été surpris de voir qu’il y a des bâtisses détruites entre les maisons sur pied, que certains toits étaient démolis tandis que d’autres sont neufs (photos 19 @ 46).

Ensuite, en modifiant le trajet, on se perd jusqu’au Campo de Santa Clara. En fait, on ne se perd jamais vraiment à Lisbonne, on sillonne les rues et les ruelles et on retrouve un nom de rue sur la carte et on reprend notre chemin. De cette façon, on voit comment et où les gens vivent. C’est une vieille ville, alors on a trouvé que c’est vieux, peu entretenu et ça sent la pauvreté. Bien sûr, pas celle comme en Haiti, mais disons les quartiers moins nantis de Montréal. Donc, le Campo de Santa Clara est maintenant devenu le panthéon national qui abrite plusieurs tombeaux de portugais célèbres. On n’a pas pu le visiter, car c’était fermé. (photos 55 @ 61)

[photos de Lisbonne - Alfama]

Toujours en se perdant dans la ville, on prend une ruelle qui débouche sur des ruines. On ne sait pas de quoi, sans doute quelques maisons quelconque. Finalement on abouti au Castelo Sao Jorge, étape tant attendue. C’est une vieille forteresse d’où on a un panorama imprenable sur Lisbonne. Il y a plusieurs tours et une grande terrasse. Il y avait un tournage d’émission télévisée qu’on a regardé quelques minutes sans rien comprendre ni savoir le but. C’est vraiment impressionnant la quantité de roches que ça a pris pour bâtir cette forteresse et surtout d’amener tout ça en haut de la colline. Vraiment, chapeau à ces hommes qui ont fait ça sans outil mécanisé!

[photos de Lisbonne - Castle Sao Jorge]

On a bien voulu attendre que le soleil descende pour prendre des photos plus au coucher du soleil, mais c’est qu’il se couche très tard lui! C’est trop long, alors on retourne marcher au gré des ruelles dans le quartier de l’Alfama jusqu’au Tage. La faim nous dirige vers la petite ruelle piétonne du matin où un serveur nous aborde et nous montre son menu. Vendu, on va à son resto. C’est bon, je mange une spécialité, soit un mijoté quelconque et Marc-André mange un saumon.

Pour retourner vers l’hotel, on traverse la Praça dos Restauradores. C’est une large esplanade rectangulaire où un obélisque de 30 mètres de haut est dédié aux restaurateurs de l’indépendance du Portugal qui se soulevèrent contre la domination espagnole en 1640. Ensuite, on a remonté sur l’avenida da Liberdade (liberté) qui est l’artère la plus large de Lisbonne (90 mètres) et fait 1.5km. (photos 96 @ 114)

Notre nuit de sommeil est bien méritée, c’était une journée bien chargée. Le soleil était de la partie et a bien coloré notre peau.

Brigitte