Histoire de la deuxième guerre mondiale: Je vous le répète, courez, faites un détour, téléchargez, demandez à des amis, mais écoutez la série en six épisodes de « Apocalypse-The Second World War » ou en français : Apocalypse, la 2e Guerre mondiale. C’est une série télévisée retraçant l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de ses origines à la fin de la guerre. Elle regroupe des documents d’époque connus ou inédits et relate les grands événements de la guerre, basés sur des images d’archives restaurées et colorisées. Ce film est dédié à toutes les victimes de tous les totalitarismes. Le meilleur document historique jamais fait. C’est un outil pour comprendre notre monde et vous allez surtout vous demander pourquoi vous étiez si peu attentif lors des cours d’histoire tellement ennuyants à l’école. C’est l’histoire racontée de façon vraiment intéressante, pleine de rebondissements et de personnages plus intéressants les uns que les autres.
Il faut remonter dans le temps pour prendre du recul et comprendre. Ne vous inquiétez pas, je ne retourne pas aux dinosaures, mais seulement jusqu’à la première guerre mondiale.
La Première Guerre mondiale fut un conflit mondial qui se tint principalement en Europe de 1914 à 1918. Les origines de la guerre : des rivalités économiques et territoriales. L’Allemagne, première puissance industrielle d’Europe, inquiète l’Angleterre et la France. Les pays européens se disputent les colonies. La France veut récupérer l’Alsace Lorraine allemande depuis 1871. L’Autriche-Hongrie et la Russie veulent étendre leur influence dans les Balkans. De nombreuses minorités nationales (Polonais, Roumains) veulent des états indépendants.
S’ensuit la triple-Alliance et Triple-Entente. La Triple-Alliance rassemble l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et l’Italie. La Triple-Entente unit la France, la Russie et le Royaume-Uni. Les dépenses militaires augmentent fortement. C’est la course aux armements. La guerre est déclenchée le 28 juin 1914 lorsque François-Ferdinand, l’héritier de l’Empire austro-hongrois, est assassiné à Sarajevo. L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet. Alliée de la Serbie, la Russie mobilise son armée contre l’Autriche-Hongrie. L’Allemagne déclare la guerre à la Russie le 1er Août. Le bordel est pris, la guerre est partie.
Les peuples s’engagent dans la guerre sans enthousiasme mais avec patriotisme. Chacun pense qu’elle sera courte. Le 2 août 1914, l’Allemagne envahit la Belgique puis la France. Cela provoque l’exode des civils. En septembre, le général Joffre arrête l’invasion près de Paris après la bataille de la Marne (6-9 septembre 1914). C’est alors la course à la mer. Sur le front oriental la Russie est battue. Cette guerre de mouvement est très meurtrière à cause d’armes nouvelles (gaz, avions, chars). Fin 1914, la guerre de mouvement devient une guerre de position. Les armées s’enterrent dans les tranchées. Les « poilus » combattent dans le froid, la pluie, la boue et la saleté, les poux et les rats, parmi les cadavres. Ils souffrent de la faim, de la soif. Ils meurent par milliers lors d’offensives inutiles. A chaque assaut un homme sur trois est tué. De 1915 à 1917, certaines offensives sont des échecs sanglants, 30 000 morts en un jour. La guerre s’étend à toute l’Europe. L’Allemagne et l’Autriche-Hongrie reçoivent l’appui de l’Empire ottoman et de la Bulgarie. En février et en octobre, deux révolutions renversent le tsar de Russie. Les bolcheviks s’emparent du pouvoir avec Lénine. Ils instaurent une dictature communiste. Ils signent la paix de Brest-Litovsk avec l’Allemagne en 1918. Les soldats comme les civils sont las de la guerre. Les soldats sont épuisés par les attaques inutiles et les épouvantables conditions de vie. Au printemps 1917, des mutineries (révoltes de soldats) éclatent. La vie est chère et les difficultés de ravitaillement causent grèves et manifestations à l’arrière.
Pour répondre au blocus de leurs ports par la marine britannique, les sous-marins allemands coulent tous navires ennemis. En janvier 1917, l’Allemagne déclare la guerre sous-marine. Les États-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne le 2 avril 1917. L’Amérique voit son commerce menacé par la guerre sous-marine de l’Allemagne dans l’Atlantique et veut garantir la victoire de ses principaux débiteurs. La guerre devient mondiale. En 1918, la guerre de mouvement reprend. En septembre, le renfort de deux millions de soldats américains et de nombreux chars permet la victoire des Alliés. En Allemagne, une révolution chasse l’empereur Guillaume II. Le nouveau gouvernement républicain signe l’armistice (accord qui suspend les combats) le 11 novembre 1918.
La paix consacre le triomphe des démocraties et la mort des empires autoritaires. Le président américain Wilson, en 1918, défend le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et propose la création d’une association de nations (avant l’ONU) pour garantir la paix. Le Traité de Versailles veut empêcher l’Allemagne de refaire une guerre. Une Société des Nations (SDN) est créée pour maintenir la paix dans le monde.
Le traité de Versailles entre les vainqueurs et l’Allemagne est signé le 28 juin 1919. L’Allemagne est rendue responsable de la guerre. Elle doit payer des réparations pour dommages de guerre aux vainqueurs. Elle perd 1/7 de son territoire et 1/10 de sa population. Elle perd toutes ses colonies. L’armée allemande est réduite à 100 000 volontaires et privée de tanks, navires ou avions. Elles est humiliée par le traité de Versailles qu’elle considère comme un « diktat ».
Les traités de paix font naître un sentiment de revanche et d’humiliation chez les Allemands et les Italiens. Beaucoup d’états ne se satisfont pas de leurs nouvelles frontières.
La guerre a fait 10 millions de victimes, 7 millions d’invalides, des millions de blessés. En 1919, la grippe espagnole a provoqué un million de morts. Le déficit des naissances pendant la guerre et la surmortalité des hommes adultes, crée des classes d’âge creuses. La population de l’Europe vieillit. L’industrie de l’Europe a diminué de 40%. La production agricole et industrielle est en baisse. Les vainqueurs de la guerre sont ruinés. La France, avec 1,4 millions de morts et 3,5 millions de blessés, est la plus touchée.
Durant la guerre, l’Europe s’est affaiblie et appauvrie mais les États-Unis, eux, se sont enrichis. Les États-Unis sont devenus les créanciers de l’Europe. Ils ont approvisionné l’Europe en blé et en armes. En 1919, ils possèdent la moitié du stock d’or mondial. Seuls les États-Unis sortent renforcés de la guerre. Ils dominent le monde par leur puissante industrie. L’Europe, qui avait dominé le monde jusqu’en 1914, connaît le déclin.
Ouf, tout une guerre, on n’y était pas, faut les croire sur parole. En résumé, l’Allemagne fait la guerre, l’Angleterre et la France réagissent, aidés à la fin par les États-Unis qui supporte plus que ne s’implique et fini par être le grand gagnant en récupérant les dettes. D’ailleurs, qui contrôle les dettes contrôle les biens (demandez à votre banque ce qu’elle en pense, elle détient votre maison!). L’Allemagne a trainé sa dette de guerre jusqu’au 3 octobre 2010, date à laquelle elle a soldé définitivement sa dette héritée de la Première Guerre mondiale, près d’un siècle après son début.
Petit retour en arrière….Adolf Hitler nait en 1889 en Autriche-Hongrie. Vers l’âge de 12 ans, il commence à définir sa pensée et philosophie de ce que devrait être l’Allemagne. Il ne deviendra pas un fonctionnaire comme le veut son père, mais un peintre (comme on en voit dans le vieux port à Montréal avec ceux qui font des caricatures). Durant la première guerre mondiale, il est un « front line runner » c’est-à-dire un coursier qui porte les nouvelles du front, un peu comme un téléphone, mais humain. Ce métier hyper dangereux, où la moyenne d’espérance de vie est de deux semaines, lui, réussira à faire cela pendant 4 ans, un record, qui a été dépassé par seulement une autre personne. Après la guerre, il devient espion pour l’Allemagne, mais dans un concours de circonstances, change de camp et devient une figure montante du parti de droite qu’il espionnait. Hitler a une charisme fou, est un grand orateur et les gens aiment bien ses idées révolutionnaires. A cette époque, les Juifs sont très riches en Europe et exercent un monopole sur l’économie et les commerces. L’Europe et l’économie d’après-guerre va mal et les gens veulent du changement et deviennent plus radicaux, plus à droite.
En janvier 1922, Hitler est condamné à trois mois de prison (dont deux avec sursis) pour coup d’État manqué. Il aura le temps d’écrire son livre, Mein Kampf (Mon Combat). Il contient des éléments autobiographiques, l’idéologie politique du nazisme et diverses réflexions sur la propagande ou l’art oratoire. Donc, les gens ayant voté et élut Hitler savaient ce qu’il pensait et il a seulement mis en pratique ce qu’il croyait fermement. C’est comme aujourd’hui, quand il y a des élections, on n’élit pas un homme, on choisi une plateforme électorale.
S’ensuit une période folle d’inflation suite au lourd tribut de guerre que doit payer l’Allemagne en réparation à la France suite au traité de Versailles. Cet état de fait donne exactement ce qu’il faut à un parti extrémiste pour prendre le pouvoir, ce qui arrivera en 1933. Le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (Nationalsozialistische deutsche Arbeiterpartei : NSDAP), souvent dénommé Parti nazi, était un parti politique allemand communément qualifié d’extrême droite bien qu’un mouvement ouvrier en fût à l’origine. Fondé en 1920 avec Adolf Hitler au poste de chancelier de l’Allemagne. Le terme « nazi » (abréviation de l’allemand national-sozialistisch) est utilisé en référence aux membres de ce parti ou aux adhérents de l’idéologie politique du nazisme.
Durant son règne, il manipulera la démocratie parlementaire pour avoir de « supers pouvoirs » qui lui permettront de mettre en application des lois sans vraiment être passé à travers le processus démocratique de vote. A la fin de cette période où il pouvait faire absolument tout ce qu’il voulait, les magasins juifs étaient interdits et les gens ne devaient plus acheter de ses personnes, sinon ils étaient arrêtés et emprisonnés. Son plan, plutôt subtil à l’époque, était d’opprimer les juifs au maximum pour les forcer à émigrer et quitter l’Allemagne de leur plein gré. Dans un certain sens, ça a bien fonctionné, mais c’était très long. Il a donc fait passer son plan en deuxième vitesse, arrestation, incarcération, déportation. Son but ultime étant de réunifier l’Allemagne germanique séparée depuis la fin de la première guerre mondiale.
Il avait aussi une idéologie purificatrice. Les mariages et procréations d’enfants entre Allemand « pure » et toutes autres races étaient interdits et punis, les handicapés étaient tués, les gypsi ou rom étaient aussi éliminés et les homosexuels subissaient le même sort. Tout cela dans une idéologie où seulement les purs, les forts, les meilleurs devaient rester dans un pays fort. C’est ce que l’on appelle de l’eugénisme, c’est une philosophie qui existe depuis des centaines d’années. Elle a été pratiquée plus ou moins ouvertement dans tous les pays, à travers toutes les civilisations et souvent pour de bonnes raisons. Mais légalement, c’est plutôt une pratique douteuse qui ne doit pas être généralisée.
Durant cette période, on peut penser que « tout le monde » pensait comme Hitler et était d’accord avec lui, ce qui n’est pas tout à fait le cas. Si tu étais un Allemand pur, arien, de droite et fasciste, parfait, tout allait bien pour toi, sinon tu était persécuté et ce, même si tu étais Allemand. Son pouvoir, ses lois, sa police (SS) et surtout ses actions faisaient en sorte que si tu ne votais pas pour ses lois, si tu ne pensais pas comme la ligne de parti ou que tu ne soutenais pas le reich et ses actions, tu étais pointé du doigt, humilié, torturé, emprisonné et/ou tué. Au final, il ne restait que des gens qui étaient d’accord avec lui, réellement ou seulement pour sauver leur peau.
Il faut bien comprendre que même si au final, les juifs sont ceux qui ont le plus souffert des crimes de la deuxième guerre (6 million de morts), ils ne sont en aucun cas les seuls à avoir souffert, ils ne détiennent pas le monopole de l’oppression et de l’obsession de Hitler pour atteindre son but. Tout ceux qui n’étaient pas ariens pur, c’est-à-dire blond aux yeux bleus étaient considérés comme impurs, donc à exterminer, ça en fait du monde ça! Avant la guerre, le but est d’abord de chasser les Juifs par une persécution sans cesse plus radicale. La liste des métiers interdits s’allonge sans fin, celle des brimades et des interdictions aussi : toute vie normale leur est rendue impossible afin de les contraindre à l’émigration hors du Reich. Mais beaucoup refusent de quitter leur pays et à partir de 1938, la volonté nazie d’expansion territoriale met cette politique dans une impasse : à chaque agrandissement, le Reich absorbe plus de Juifs qu’il n’en sort de ses frontières.
Au cours des années 1938 et 1939, il y a plusieurs conflits régionaux en Italie, Japon et en Allemagne afin d’agrandir leurs territoires. Ainsi, l’Allemagne essaie de récupérer les territoires et colonies perdues lors du traité de Versailles et envahit la Pologne. L’entrée en guerre officielle rassemblant les plus grandes puissances de l’époque (France, Royaume-Uni) dès le 3 septembre 1939 puisqu’elles savent qu’elles seront les prochaines cibles des attaques. L’URSS et les États-Unis entreront dans le conflit en 1941, ce qui en fait une guerre mondiale, la deuxième.
Voici la partie la plus funeste de la deuxième guerre mondiale, les camps de concentration. On doit parler de camps de concentration et non d’extermination, car le but était vraiment de concentrer tout les non-allemands dans des sortes de prison pour les déporter et ainsi purifier l’Allemagne des indésirables, pour qu’à la fin il ne reste que les « vrais » Allemands en Allemagne réunifiée. Je ne parlerai pas de Juifs dans le camps, mais des prisonniers, car il n’y avait pas que des Juifs, c’est donc faux de se limiter à ce terme. Donc, les prisonniers des camp étaient forcés de travailler, certains mourraient, ce qui réglait le problème, pas besoin de les déporter. Les plus forts fournissaient une force de travail nécessaire à l’effort de guerre, ce qui faisait aussi l’affaire des Allemands, tout allait bien. Les camps de concentration ont été utilisés dans toutes les guerres. Il y en avait partout, en France, en Allemagne, en Espagne et même au Canada. Le camp, ça fait partie de la guerre.
Selon wiki, les objectifs des camps de concentration mis en place par le régime nazi sont notamment : d’écraser toute opposition politique et syndicale. D’anéantir les mouvements de Résistance. De purger la population des personnes considérées comme inutiles ou nuisibles. D’exploiter un grand nombre de travailleurs forcés (camp de travail). Les personnes incarcérées dans de tels camps le sont souvent pour des motifs politiques, religieux, raciaux, d’une façon générale en raison d’une discrimination ou d’un soupçon à leur encontre. Les déportés internés y sont séparés de leurs proches, gardés dans des conditions très précaires et difficiles, souffrant de malnutrition aigüe, forcés à travailler et maltraités par les gardiens. La mortalité est variable selon le statut des camps : extrêmement élevé dans les camps d’extermination, sensiblement moindre dans les camps de travail.
Le 1er septembre 1939, Hitler autorise personnellement l’action T4, qui entraîne l’extermination par gazage de plus de 150 000 handicapés mentaux allemands en deux ans, dans des « centres d’euthanasie » prévus à cet effet. Les forces nazies fusillent en outre systématiquement les malades incurables qu’elles trouvent en Pologne et en URSS occupées. La continuité entre cette politique d’eugénisme criminelle et la Shoah est très importante : nombre de spécialistes de l’euthanasie sont ensuite réaffectés au gazage massif des Juifs, qui survient à son tour à partir de la fin 1941.
L’élimination physique des Juifs a commencé à partir de la nuit de Cristal du 9 novembre 1938, pogrom planifié d’en-haut qui fait 91 morts à travers toute l’Allemagne et entraîne l’arrestation de 30 000 Juifs conduits en camp de concentration, la dévastation de centaines de magasins et la destruction de dizaines de synagogues. Le 30 janvier 1939, pour le sixième anniversaire de sa prise du pouvoir, dans un discours tonitruant devant le Reichstag, Hitler « prophétise » qu’au cas où les Juifs « provoqueraient » une nouvelle guerre mondiale, la conséquence en serait « l’extermination des Juifs d’Europe ». Or c’est à l’accomplissement de cette « prophétie » que lui-même comme Goebbels et de nombreux responsables nazis feront de nombreuses références au cours de la guerre.
En particulier, lorsque la guerre devient mondiale en décembre 1941 avec l’agression japonaise à Pearl Harbor et la déclaration de guerre du Reich aux États-Unis, Hitler et son entourage se persuadent qu’il faut « punir » les Juifs, jugés responsables de la guerre que l’Axe a elle-même provoquée, et donc vus comme coupables des pertes allemandes au front ou des bombardements sur les villes. Hantés par le mythe mensonger du « coup de poignard dans le dos » (l’Allemagne aurait perdu la guerre en 1918 sans être militairement vaincue, mais parce qu’elle aurait été trahie de l’intérieur, entre autres par les Juifs), les nazis veulent aussi anéantir la menace imaginaire que représenteraient les communautés du continent. Beaucoup de tortionnaires seront persuadés de mener contre ces civils désarmés une lutte toute aussi méritoire que celle des combattants au front.
Vers les années1940, les juifs qui sont les prisonniers majoritaires dans les camps et qui sont maintenant l’obsession de Hitler comme étant les responsables de la guerre et des problèmes allemands deviennent les personnes à abattre, tuer et faire disparaître. Aussi, il est arrivé un temps où durant cette guerre, des centaines de milliers de personnes étaient incarcérées dans ses camps et les possibilités de les déporter dans d’autres pays devenaient de plus en plus compliqué et de plus en plus long. Hitler mis en place le programme d’extermination le plus efficace et le plus meurtrier jamais connus. Les camps de d’extermination mobiles commencent à faire leur apparition, ce sont des camions où l’on entasse des centaines de personnes pour les gazer avec les émanations du pot d’échappement. Ils sont ensuite jetés et brulés dans des fosses communes. La police exécute aussi des centaines de personnes un peu partout sur son territoire lors des différentes invasions des villes et villages. C’est plus facile de conquérir un village et d’y tuer tous les opposants et les rebelles directement sur place que de les déporter. A travers tout l’Europe, des centaines de fosses communes sont découvertes et des centaines d’autres restent à trouver. L’ampleur du massacre n’est pas encore totalement révélée.
Alors, l’extermination par les camions étant assez efficace, mais longue, l’idée de construire des camps dédiés à tuer les prisonniers devint une réalité et la solution finale est donc mise en place. Les camps d’extermination se distinguent des camps de concentration par leur unique activité : l’assassinat de masse. Les camps d’extermination nazis réalisent la mise en pratique de méthodes industrielles pour le massacre organisé des Juifs, des homosexuels et des Tziganes. Dans le cas des Juifs, cette politique d’extermination fut appelée « la solution finale de la question juive » par les fonctionnaires nazis. Le premier camp d’extermination fut celui de Chelmno qui ouvrit au printemps 1942 dans le Warthegau (la partie de Pologne annexée à l’Allemagne en décembre 1941). Le plus grand camp d’extermination fut celui d’Auschwitz-Birkenau en Pologne.
Voici des chiffres officiels de la population juive estimée avant guerre par apport à la population juive exterminée et le pourcentage de tués. En Pologne 3.300.000 / 3.000.000 / 90 %, Pays baltes : 253.000 / 228.000 / 90 %, Allemagne et Autriche : 240.000 / 210.000 / 90%, Slovaquie : 90.000 / 75.000 / 83 %, Grèce : 70.000 / 54.000 / 77 %, Pays-Bas : 140.000 / 105.000 / 75 %, Hongrie : 650.000 / 450.000 / 70 %, Belgique : 65.000 / 40.000 / 60 % etc, etc, etc… Sur un total de 8.861.800 de Juifs en Europe, 5.933.900 furent exterminé dans les camps d’extermination ou tués ou sont morts au travail dans les camps de concentration. C’est 67 % de toute la population juive qui est disparue en 6 ans. Il est absolument impossible de nier l’immense perte de la population juive durant la guerre, ce qui ne rend pas moins important celle des autres classes de la population qui ont aussi souffert. Enfin, la communauté internationale en 2009 a reconnu que les homosexuels, les Sinti et les Roms ont aussi été persécutés et la fondation fédérale Mémorial aux juifs assassinés d’Europe s’occupe également des mémorial destinés aux autres persécutés. Il est extrêmement important de parler de ce qui s’est passé et surtout de ne jamais oublier. Le monument destiné aux Juifs assassinés en est un bon exemple. Un autre exemple est la ville de Hiroshima (au Japon) jamais reconstruite, car elle demeure un exemple de ce que peut faire une bombe nucléaire lancée sur une ville et surtout, de ne jamais l’oublier!
De retour à la fin de la deuxième guerre ou pourquoi elle à pris fin. Les idées de grandeur et les attaques de Hitler multipliées sur tous les fronts lui ont valu une opposition de tous les autres pays et lui ont fait perdre la guerre. On a appris que dans le dernière année, il était parano et ne dormait presque plus, car il avait peur de se faire assassiner (ce qui était assez vrai) et se mettait des gouttes dans les yeux. Ces gouttes étaient faites d’extraits de testicules de boeuf (équivalent du redbull) et de cocaïne liquide ce qui devait le garder assez réveillé et devait aussi l’affaiblir psychologiquement à la longue.
Si vous écouter attentivement le film sur la deuxième guerre mondiale, vous comprendrez que Hitler, son parti, son armée et organisation, étaient bien plus fort, mieux organisés, plus nombreux, mieux équipés et surtout avaient des stratèges éminemment plus efficaces que tous les autres pays qu’il attaquait. Il gagnait avec peu ou pas de pertes les pays qu’il attaquait. Ses victoires et ses visions grandioses lui ont valu de s’affaiblir, ce qui a donné aux armées de la coalition une chance pour attaquer l’Allemagne. De mauvaises décisions basées sur des fantasmes et non sur des faits l’ont rendu vulnérable et ont fait qu’il a perdu la guerre au final. Ce ne sont pas les alliés qui ont gagné la guerre, c’est plutôt l’Allemagne qui a perdu! Pour moi, tout était du côté des Allemands, ils auraient dû gagner la guerre, mais Hitler, qui vers 1944-1945 étais plus un malade mental en psychose qu’un grand leader a, par sa faute, précipité son armée à la défaite. Heureusement que les alliés ont gagné, mais ils avaient tout contre eux!
Certains diront que Hitler est le pire dictateur de l’histoire, c’est tellement relatif. C’est sans se rappeler des noms comme Mussolini (Italie), Staline (Russie), Pinochet (Chili), Kadhafi (Lybie), Kim Jong Hill (Corée du Nord), Mobutu (Congo), Mugabe (Zimbabwe), Castro (Cuba), Chávez (Venezuela) et Napoléon (France) pour ne nommer que ceux la. Eux et d’autres ont été aussi fous et meurtriers, ont tué, violé, affamé, exécuté et emprisonné au nom d’idéologie. Il faut étudier l’histoire pour mettre les choses en perspective et se rappeler que ce n’est pas parce que l’on parle beaucoup d’Hitler que c’est le pire, c’est surement le plus connu par nous les nord américains. Si on restait en Afrique, je ne suis même pas certain qu’il serait dans les 10 plus connus.
Un dernier commentaire, l’ONU est maintenant le gardien du monde et un agent important dans la résolution des conflits. Il est maintenant interdit de ne pas faire cesser un génocide quand un régime politique fait subir à une partie de sa population ce que les Juifs ont vécu. Mais maintenant on est plus subtil. Ce qui s’est passé au Rwanda entre les Hutu et les Tutsi, c’est un génocide, mais jamais aucun pays n’a osé utiliser ce mot, et ils se sont entendus pour appeler ça une guerre civile. Donc une guerre civile, c’est un problème interne, un génocide, c’est un problème où l’on doit intervenir. Finalement, le massacre a eu lien et personne n’a levé le petit doigt pour aider le peuple qui se faisait massacrer. C’est vrai au Rwanda, il n’y a pas de pétrole ni de mine d’or, donc ce n’est pas vraiment intéressant. L’humanité, dans son intégralité est responsable et complice de ses massacres pas ses inactions. De fermer les yeux et de tourner le dos n’est pas que rester neutre, c’est d’encourager quelque chose d’inacceptable. Le Vatican et la Suisse à la fin de la deuxième guerre mondiale ont accueilli à bras ouverts des centaines de hauts dirigeants nazi, riches à craquer et qui demandaient asile pour se sauver des futurs procès pour crime de guerre et crimes contre l’humanité. Avons-nous laisser faire ça? Avons-nous puni les coupables?
Le procès de Nuremberg qui fut intenté contre 24 des principaux responsables du Troisième Reich, accusés de complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l’humanité. Il se tint à Nuremberg du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946. Ce procès se déroula sous la juridiction du Tribunal militaire international de Nuremberg, créé en exécution de l’accord signé le 8 août 1945 par les gouvernements des États-Unis d’Amérique, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, de l’Union des républiques socialistes soviétiques et par le gouvernement provisoire de la République française, afin de juger les dirigeants du Troisième Reich. Il aboutit à la condamnation à mort par pendaison de douze condamnés : Martin Bormann (par contumace), Hans Frank, Wilhelm Frick, Hermann Göring (qui se suicide juste avant l’exécution de la sentence), Alfred Jodl, Ernst Kaltenbrunner, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Alfred Rosenberg, Fritz Sauckel, Arthur Seyß-Inquart et Julius Streicher. Des peines de prison allant jusqu’à la perpétuité sont prononcées contre Karl Dönitz, Walther Funk, Rudolf Hess, Konstantin von Neurath, Erich Raeder, Baldur von Schirach et Albert Speer. Enfin, Hans Fritzsche, Franz von Papen et Hjalmar Schacht sont acquittés. Si vous pensez que ce simulacre de justice est la fin d’un régime complètement fou, bien content pour vous. Moi je pense que les vrais coupables, ceux qui décidaient, ceux qui exécutaient et ceux qui ont laissé faire sont toujours libres ou vivent une belle vie, tranquilles et loin de tout soupçon.
En espérant que cette tranche d’histoire de l’humanité vous a plus, j’espère ne pas recevoir 1000 courriels de bêtises ou d’insulte, si vous avez des commentaires constructifs ou des corrections à apporter, tant mieux, je les lirai, sinon garder vos commentaires pour vous! J’ai zéro intérêt à entrer en argumentation avec vous sur des détails historiques, considérant que le texte ci-haut ne se veut pas un récit exact des faits, mais plutôt une synthèse des informations recueillis sur internet et lors de notre visite guidée. Vous n’y étiez pas et moi non plus!
MAM
Dimanche 15 mai 2011: Étant dans un état de grande fatigue et après une journée bien occupée hier (samedi), on a un peu récupéré et c’est vers 9:00h qu’on se lève, petit déjeuner simple et rapide durant lequel on planifie ce que l’on fera aujourd’hui. Après la grosse journée d’hier, il ne reste en fait qu’à approfondir les sites, visiter les différents musées et faire la visite guidée thématique de la journée, une visite de deux bunkers qui servaient à protéger la population lors des bombardements de la deuxième guerre et durant la guerre froide.
On n’a donc plus de temps à perdre… il faut retourner à notre point de départ pour ne pas manquer notre tour. On arrive 5 minutes d’avance, il y a déjà 25 personnes qui attendent. On suit le guide qui nous conduit à l’entrée d’un bunker. C’est évidemment fermé, mais il y a une affiche devant, car les habitants doivent être au courant où est le bunker, car lors de bombardement ou d’une alerte, il faillait que la population sache où aller. On aura droit dans la première salle au bla bla de base, pas de photo, suivez le groupe, poser des questions, ne capotez pas quand la porte blindée se referme derrière vous.
L’espace est fait de façon à ce qu’aucun corridor ne soit en ligne droite, ce qui fait que si une bombe explose, elle devra perforer plusieurs murs et l’explosion perdra de plus en plus de force jusqu’à arrêter ce qui protègerais les gens dans les différentes pièces. Notre guide, toujours très drôle, nous pose plein de questions/réponses. A la question, combien de temps pouvons-nous rester dans ce bunker pour nous protéger suite à une éventuelle hypothétique explosion atomique ? réponse (de moi) deux semaines….. notre guide rit et me dit « très optimiste ». La réponse est 2 jours au maximum, après tout le monde dehors et on recommence la vie. Sachant très bien que les retombées radioactives et la destruction quasi intégrale de tout dans un rayon de 25 kilomètres, on aurait peut-être dû mourir lors de l’explosion.
Pour vous prouver comment c’était farfelu, la ventilation fonctionnait non pas avec une génératrice, non pas solaire ou éolienne, mais était simplement connectée sur le courant normal. Toutefois, lors de l’explosion d’une bombe, les chances que les centrales électriques fonctionnent encore sont vraiment mince. Il y avait tout de même un plan B, on faisait fonctionner le système de ventilation à la main. C’était prévu que les 1300 personnes, hommes, femmes, enfant, vieillards devaient, pour que le système fonctionne, actionner un moulinet pendant 10 minutes. Une action qui permettait tout juste à l’air du dehors d’être refroidie, filtrée, épurée de la radioactivité et envoyée dans les divers conduits. 10 minutes de travail forcené, un maximum d’effort, pour seulement survivre. Dès les premières heures, les gens exerçant cette activité auront très très chaud et la température à l’intérieur du bunker serait au minimum de 40 degrés avec 100% d’humidité ce qui ferait que la sueur et la condensation tomberait du plafond. Après deux jours à vivre dans ces conditions sans nourriture et avec 4l d’eau / personne, le système de ventilation est saturé de radiation et il faut évacuer le bunker. Il était prévu que les gens sortiraient alors du bunker, traverseraient la rue (jonchée de débris et de poussières radioactives) et iraient dans des autobus qui les transporteraient à l’aéroport pour les envoyer dans un autre pays plus sur. C’est bien mais d’où viennent ces autobus, est-ce-que l’aéroport existe encore, y a-t-il encore des avions, de l’essence, etc? Autant de détail que les gens ne pensaient pas et que les autorités n’avaient pas prévu non plus. Il valait mieux qu’il n’y ai pas de bombe, car leur plan aurait vite été prouvé pas très efficace.
Pour terminer, notre guide Slôn Davies, nous explique que le petit vert hopital, malade qui recouvre tous les murs des bunker est la couleur qui apaise et donne le moins envie de se suicider. Le porte des toilettes et des douches ne sont que des rideaux pour pouvoir avoir accès à n’importe quel temps aux personnes qui « s’enfermeraient » dans la toilette pour se suicider. Tous les conduits de ventilation ne sont soutenus que par le petit encrage qui fait que si quelqu’un voulait se pendre, les encrages lâcheraient. Que de bonnes inventions pour garder nos rescapées d’une bombe nucléaire en vie. Il y avait même 60 lits pour bébé, en prévision des accouchements possible dans ces deux semaines. Quelle est la chance qu’il y ait 60 femmes enceintes qui aient été capable de rallier les bunkers, se faufiler parmi la foule qui s’agglutinait aux portes et finalement accoucher d’un bébé en pleine santé dans un espace si peu accueillant, mais bon, vaut mieux prévenir que guérir.
Ouf, ce n’est pas rigolo comme visite, mais ça permet d’en savoir plus et surtout de mieux comprendre la honte des Allemands d’après guerre et aussi de la persécution des juifs. Je n’entrerai pas dans la discussion sur Israël et la Palestine, j’ai des amis qui ne seraient pas contents. Mais au final, il y a eu des injustices qui ne doivent en aucun cas être réparées par d’autres injustices. En tout temps sur la terre, il y a 17 guerres, civiles, militaires où des gens meurent à tous les jours, des armées se battent, des villes sont bombardées. La fin de la deuxième guerre mondiale est en aucun cas la fin DES guerres, c’est juste la fin de la plus grosse. La guerre est présente, se vie et est une réalité pour plusieurs peuples dans le monde, aujourd’hui!
Nous avons passé deux superbes journée dans une ville où il y a beaucoup à voir. On a vraiment parcouru plusieurs kilomètres à pied, mais on a, je crois, surtout beaucoup appris. Ce n’est pas évident pour les Allemand d’être fier d’être Allemand, d’ailleurs ce n’est que récemment qu’ils ont recommencé à présenter leur drapeaux lors d’événements importants. Leur histoire les a un peu salis. C’est tellement pas tout le monde que l’on peut rendre responsable des atrocités de la guerre. En temps de guerre, les gens font des choses qu’ils ne feraient pas pour sauver leur peau. Au final, on est un peu moins ignorant de notre histoire et surtout on va réécouter les six épisodes de Apocalypse avec un intérêt renouvelé et un oeil plus critique. Berlin, contrairement à d’autre ville, ce n’est pas un coup de coeur, ni même un top 10, mais c’est un livre d’histoire à ciel ouvert où tu vis l’histoire plus que tu ne la vois, car la majorité des édifices, après 5 ans de bombardement ont été reconstruits à neuf ou détruits.
Le tour commence devant la nouvelle synagogue. Pendant les pogroms (assaut avec pillage et meurtres) de la nuit de cristal du 9 novembre (encore cette date) 1938, le parti nazi commence à mettre le feu aux synagogues. Un policier appelle les pompiers qui réussissent à éteindre le début d’incendie, préservant ainsi la synagogue de la destruction. C’est un des seuls édifices Juif à avoir survécu cette fatidique nuit, les autres synagogues ayant été totalement ou partiellement détruites. 162 000 juif habitaient Berlin au début de la deuxième gurre mondiale, moins de 7000 restaient à la fin.
Notre prochain building important sur notre route est le grand centre d’achat, maintenant abandonné et utilisé depuis la fin de la guerre par les artistes. Ils squattent l’édifice, se sont fait déménager, jeter à la rue, sont revenus et on été rejetés à la rue par la ville qui ne veut pas les voir là. Depuis peu, ils payent un loyer pour pouvoir rester tranquille. Aux dernières nouvelles, l’édifice a été vendu et sera transformé en appartement, nous dit-on… on verra. Pour l’instant, ce sont surtout des artisans sculpteurs de fer qui occupent la cour arrière et des artistes peintres l’intérieur. Ca soude, ça coupe et ça crée des pièces, petites et grandes à l’intérieur, mais surtout à l’extérieur de cabanes de fortune faites de bois et de plastique. En fait, de loin ça avait l’air d’un taudis habité par des SDF (sans domicile fixe) et jamais je ne me serais approché et encore moins visité ça. Notre guide nous demande si ça nous intéresse. Les gens, c’est tellement plate, ne réponde jamais, moi je dis que oui et surtout c’est plein de graffitis, donc des opportunités photos intéressantes.
On arrive finalement à la Porte de Brandebourg à l’entrée ouest de l’ancien Berlin. Elle fut construite de 1788 à 1791 en style néoclassique. Tous les événements importants de l’histoire de Berlin sont liés à la porte de Brandebourg comme symbole de la ville mais aussi de l’État. Ainsi, c’est sous la pression de plus de 100 000 personnes que 28 ans après sa construction le mur fut enfin rouvert au niveau de la porte le 22 décembre 1989. Le site est impressionnant avec ses nombreux touristes et ses ambassades et édifices importants autour de la place. Un hôtel, l’hôtel Adlon, juste devant la porte est célèbre pour être la place où les roi et reine du monde débarquent lors de leur voyages. La reine Elizabeth y logeait et c’est aussi l’endroit où feu Michael Jackson a tenu dans ses bras par la fenêtre au dessus du vide un de ses enfants, grand moment de l’histoire et une autre preuve d’intelligence de l’homme.
Étant donné que les Russes sont communistes, les Allemands, qui font maintenant partie de l’Allemagne de l’est deviennent donc sous la loi des russes communistes. Ca ne plait pas trop et certains décident d’aller en Allemagne de l’ouest où c’est plus démocratique. Des centaines de millier de personnes, sur plusieurs mois, fuient l’Allemagne de l’est pour passer à l’ouest. C’est facile, tu marches où tu prends ton auto, il n’y a pas de frontières réelles. Voyant un exile de leur force de travail et de leur meilleurs cerveaux, l’Allemagne de l’est décide de fermer la frontière et de mettre des contrôles, c’est le rideau de fer. Les gens peuvent encore passer, mais il faut des autorisations de travail ou de visite. A partir de 1949, des centaines de milliers d’Allemands émigrent vers l’ouest dans l’espoir d’échapper à la dictature communiste. La même situation existe à Berlin où les gens essaient de passer de Berlin est vers Berlin ouest. Cela dit les soviétiques décident de la construction d’un mur, c’est la naissance du mur de Berlin. Dès lors, il est impossible de passer d’un côté à l’autre de Berlin, ceux qui essaient se font tirer dessus et tuer.
La guerre a laissé de profondes cicatrices dans la population et surtout parmi les juifs qui ont été les principaux (mais pas les seuls) visés par la folie d’extermination Nazi. Dans les dernières années, il a été plutôt admis qu’il fallait faire quelques monuments à la mémoire des juifs morts durant la guerre. Le Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe, également appelé Mémorial de l’Holocauste, situé au centre de Berlin, entre la porte de Brandebourg et la Potsdamer Platz, perpétuant le souvenir des victimes juives exterminées par les nazis au cours de la Shoah. C’est un « champ » de 19 073 m2, couvert de 2 711 stèles disposées en maillage. Les stèles font 2,38 m de long, 0,95 m de large et de 0 m à 4,7 m de haut. Elles sont censées produire une atmosphère de malaise et de confusion, représentant un système supposé ordonné qui a perdu le contact avec la raison humaine. Sous ce champ de stèles, se trouve la « Place de l’Information », qui contient le nom de toutes les victimes juives recensées par le musée israélien Yad Vashem. Nous irons visiter le centre d’information demain.
On peut se demander pourquoi un endroit aussi important est devenu un parking pour des blocs appartement. Notre guide nous explique. Si on en fait un musée ou un monument à Hitler, ça va glorifier un meurtrier fou et donner un endroit aux extrémiste nazi pour se regrouper, se recueillir sur le leader mort. Si on ne fait rien, détruit tout et construit un centre d’achat (disons) c’est comme nier que l’histoire s’est déroulée ici. Donc pour l’instant le bunker est toujours sous terre, inondé et murer, c-a-d non accessible. Ils ont fait un parking au dessus et ne nient pas l’importance du site, mais ne font pas sa promotion non plus. C’est fou d’avoir autant de monuments, de terrain qui ont marqué l’histoire de l’humanité et toujours être dans une position où si tu ne fais rien, ce n’est pas correct et si tu fais quelque chose, c’est aussi mal. C’est ce que l’on peut appeler un catch 22. Livre culte des pacifistes opposés à la guerre du Vietnam, Catch 22 est une satire féroce de l’armée, de la hiérarchie et de la Seconde Guerre mondiale. Il raconte l’histoire d’un capitaine , de bombardier B-25, qui tente à tout prix de sauver sa peau en simulant la folie. Mais l’article 22 du règlement prévoit que « Quiconque veut se faire dispenser d’aller au feu n’est pas réellement fou. ».
Notre visite se termine bientôt, nos pieds n’en peuvent plus et je suis certain que vous êtes déjà tannés de lire. On se rend au célèbre « check point charlie » que notre guide déteste. Elle a certainement raison et nous explique que c’est le summum d’un attrape touriste. Tout y est faux. Les gens déguisés en garde américain, sont des danseurs pornos et demandent 2€ pour prendre une photo avec eux. Le cabanon est en fait une reconstitution. Les photos de garde russe et américain, bardé de médailles ne sont historiquement pas juste et n’étaient pas là réellement. Les vendeurs de stock de l’armée sont des arnaqueurs et souvent des acteurs pornos dans la vie. Il y a même un gars qui a des étampes et qui peuvent étamper ton passeport avec l’étampe de la Russie, de la France, de l’Angleterre, des Etats-Unis, de l’Allemagne et de check point charlie, ce qui rend ton passeport nul/invalide. Quelle bonne idée que de faire invalider ton « bon » passeport par un acteur porno déguisé en garde américain et ce pour 5 euros! On profitera plutôt de ce temps pour aller manger un morceau de gâteau dans un bon petit restaurant juste à côté.
Le tour se termine , enfin ! sur l’ile aux musées devant L’Altes Museum (soit Vieux Musée en allemand), un des nombreux musées de l’île aux Musées à Berlin. Depuis sa restauration en 1966, il abrite la collection d’œuvres antiques des Musées Nationaux de Berlin. Il fut le premier musée public de Berlin où un grand bol en marbre est posé devant. Pas trop impressionnés par la sculpture, on apprend que c’est le plus grand bloc de marbre jamais découvert, une pièce immense, qu’ils ont sculpté en bol et mis devant. En le déposant, ils l’ont échappé et l’on brisé! Moi je trouve ça très drôle! L’édifice impressionne par ses colonnes et son état est un musée. C’est de là que Hitler faisait ses rassemblements et discours.