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Berlin – Histoire de la deuxième guerre mondiale

Histoire de la deuxième guerre mondiale: Je vous le répète, courez, faites un détour, téléchargez, demandez à des amis, mais écoutez la série en six épisodes de « Apocalypse-The Second World War » ou en français : Apocalypse, la 2e Guerre mondiale. C’est une série télévisée retraçant l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de ses origines à la fin de la guerre. Elle regroupe des documents d’époque connus ou inédits et relate les grands événements de la guerre, basés sur des images d’archives restaurées et colorisées. Ce film est dédié à toutes les victimes de tous les totalitarismes. Le meilleur document historique jamais fait. C’est un outil pour comprendre notre monde et vous allez surtout vous demander pourquoi vous étiez si peu attentif lors des cours  d’histoire tellement ennuyants à l’école. C’est l’histoire racontée de façon vraiment intéressante, pleine de rebondissements et de personnages plus intéressants les uns que les autres.

Il faut remonter dans le temps pour prendre du recul et comprendre. Ne vous inquiétez pas, je ne retourne pas aux dinosaures, mais seulement jusqu’à la première guerre mondiale.

La Première Guerre mondiale fut un conflit mondial qui se tint principalement en Europe de 1914 à 1918. Les origines de la guerre : des rivalités économiques et territoriales. L’Allemagne, première puissance industrielle d’Europe, inquiète l’Angleterre et la France. Les pays européens se disputent les colonies. La France veut récupérer l’Alsace Lorraine allemande depuis 1871. L’Autriche-Hongrie et la Russie veulent étendre leur influence dans les Balkans. De nombreuses minorités nationales (Polonais, Roumains) veulent des états indépendants.

S’ensuit la triple-Alliance et Triple-Entente. La Triple-Alliance rassemble l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et l’Italie. La Triple-Entente unit la France, la Russie et le Royaume-Uni. Les dépenses militaires augmentent fortement. C’est la course aux armements. La guerre est déclenchée le 28 juin 1914 lorsque François-Ferdinand, l’héritier de l’Empire austro-hongrois, est assassiné à Sarajevo. L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet. Alliée de la Serbie, la Russie mobilise son armée contre l’Autriche-Hongrie. L’Allemagne déclare la guerre à la Russie le 1er Août. Le bordel est pris, la guerre est partie.

Les peuples s’engagent dans la guerre sans enthousiasme mais avec patriotisme. Chacun pense qu’elle sera courte. Le 2 août 1914, l’Allemagne envahit la Belgique puis la France. Cela provoque l’exode des civils. En septembre, le général Joffre arrête l’invasion près de Paris après la bataille de la Marne (6-9 septembre 1914). C’est alors la course à la mer. Sur le front oriental la Russie est battue. Cette guerre de mouvement est très meurtrière à cause d’armes nouvelles (gaz, avions, chars).

 Fin 1914, la guerre de mouvement devient une guerre de position. Les armées s’enterrent dans les tranchées. Les « poilus » combattent dans le froid, la pluie, la boue et la saleté, les poux et les rats, parmi les cadavres. Ils souffrent de la faim, de la soif. Ils meurent par milliers lors d’offensives inutiles. A chaque assaut un homme sur trois est tué. De 1915 à 1917, certaines offensives sont des échecs sanglants, 30 000 morts en un jour. La guerre s’étend à toute l’Europe. L’Allemagne et l’Autriche-Hongrie reçoivent l’appui de l’Empire ottoman et de la Bulgarie.

 En février et en octobre, deux révolutions renversent le tsar de Russie. Les bolcheviks s’emparent du pouvoir avec Lénine. Ils instaurent une dictature communiste. Ils signent la paix de Brest-Litovsk avec l’Allemagne en 1918. Les soldats comme les civils sont las de la guerre. Les soldats sont épuisés par les attaques inutiles et les épouvantables conditions de vie. Au printemps 1917, des mutineries (révoltes de soldats) éclatent. La vie est chère et les difficultés de ravitaillement causent grèves et manifestations à l’arrière.

Pour répondre au blocus de leurs ports par la marine britannique, les sous-marins allemands coulent tous navires ennemis. En janvier 1917, l’Allemagne déclare la guerre sous-marine. Les États-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne le 2 avril 1917. L’Amérique voit son commerce menacé par la guerre sous-marine de l’Allemagne dans l’Atlantique et veut garantir la victoire de ses principaux débiteurs. La guerre devient mondiale. 

En 1918, la guerre de mouvement reprend. En septembre, le renfort de deux millions de soldats américains et de nombreux chars permet la victoire des Alliés. En Allemagne, une révolution chasse l’empereur Guillaume II. Le nouveau gouvernement républicain signe l’armistice (accord qui suspend les combats) le 11 novembre 1918.

La paix consacre le triomphe des démocraties et la mort des empires autoritaires. Le président américain Wilson, en 1918, défend le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et propose la création d’une association de nations (avant l’ONU) pour garantir la paix. Le Traité de Versailles veut empêcher l’Allemagne de refaire une guerre. Une Société des Nations (SDN) est créée pour maintenir la paix dans le monde. 

Le traité de Versailles entre les vainqueurs et l’Allemagne est signé le 28 juin 1919. L’Allemagne est rendue responsable de la guerre. Elle doit payer des réparations pour dommages de guerre aux vainqueurs. Elle perd 1/7 de son territoire et 1/10 de sa population. Elle perd toutes ses colonies. L’armée allemande est réduite à 100 000 volontaires et privée de tanks, navires ou avions. Elles est humiliée par le traité de Versailles qu’elle considère comme un « diktat ».

 Les traités de paix font naître un sentiment de revanche et d’humiliation chez les Allemands et les Italiens. Beaucoup d’états ne se satisfont pas de leurs nouvelles frontières.

La guerre a fait 10 millions de victimes, 7 millions d’invalides, des millions de blessés. En 1919, la grippe espagnole a provoqué un million de morts. Le déficit des naissances pendant la guerre et la surmortalité des hommes adultes, crée des classes d’âge creuses. La population de l’Europe vieillit. L’industrie de l’Europe a diminué de 40%. La production agricole et industrielle est en baisse. Les vainqueurs de la guerre sont ruinés. La France, avec 1,4 millions de morts et 3,5 millions de blessés, est la plus touchée.

Durant la guerre, l’Europe s’est affaiblie et appauvrie mais les États-Unis, eux, se sont enrichis. Les États-Unis sont devenus les créanciers de l’Europe. Ils ont approvisionné l’Europe en blé et en armes. En 1919, ils possèdent la moitié du stock d’or mondial. Seuls les États-Unis sortent renforcés de la guerre. Ils dominent le monde par leur puissante industrie. L’Europe, qui avait dominé le monde jusqu’en 1914, connaît le déclin.

Ouf, tout une guerre, on n’y était pas, faut les croire sur parole. En résumé, l’Allemagne fait la guerre, l’Angleterre et la France réagissent, aidés à la fin par les États-Unis qui supporte plus que ne s’implique et fini par être le grand gagnant en récupérant les dettes. D’ailleurs, qui contrôle les dettes contrôle les biens (demandez à votre banque ce qu’elle en pense, elle détient votre maison!). L’Allemagne a trainé sa dette de guerre jusqu’au 3 octobre 2010, date à laquelle elle a soldé définitivement sa dette héritée de la Première Guerre mondiale, près d’un siècle après son début.

Petit retour en arrière….Adolf Hitler nait en 1889 en Autriche-Hongrie. Vers l’âge de 12 ans, il commence à définir sa pensée et philosophie de ce que devrait être l’Allemagne. Il ne deviendra pas un fonctionnaire comme le veut son père, mais un peintre (comme on en voit dans le vieux port à Montréal avec ceux qui font des caricatures). Durant la première guerre mondiale, il est un « front line runner » c’est-à-dire un coursier qui porte les nouvelles du front, un peu comme un téléphone, mais humain. Ce métier hyper dangereux, où la moyenne d’espérance de vie est de deux semaines, lui, réussira à faire cela pendant 4 ans, un record, qui a été dépassé par seulement une autre personne. Après la guerre, il devient espion pour l’Allemagne, mais dans un concours de circonstances, change de camp et devient une figure montante du parti de droite qu’il espionnait. Hitler a une charisme fou, est un grand orateur et les gens aiment bien ses idées révolutionnaires. A cette époque, les Juifs sont très riches en Europe et exercent un monopole sur l’économie et les commerces. L’Europe et l’économie d’après-guerre va mal et les gens veulent du changement et deviennent plus radicaux, plus à droite.

En janvier 1922, Hitler est condamné à trois mois de prison (dont deux avec sursis) pour coup d’État manqué. Il aura le temps d’écrire son livre, Mein Kampf (Mon Combat). Il contient des éléments autobiographiques, l’idéologie politique du nazisme et diverses réflexions sur la propagande ou l’art oratoire. Donc, les gens ayant voté et élut Hitler savaient ce qu’il pensait et il a seulement mis en pratique ce qu’il croyait fermement. C’est comme aujourd’hui, quand il y a des élections, on n’élit pas un homme, on choisi une plateforme électorale.

S’ensuit une période folle d’inflation suite au lourd tribut de guerre que doit payer l’Allemagne en réparation à la France suite au traité de Versailles. Cet état de fait donne exactement ce qu’il faut à un parti extrémiste pour prendre le pouvoir, ce qui arrivera en 1933. Le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (Nationalsozialistische deutsche Arbeiterpartei : NSDAP), souvent dénommé Parti nazi, était un parti politique allemand communément qualifié d’extrême droite bien qu’un mouvement ouvrier en fût à l’origine. Fondé en 1920 avec Adolf Hitler au poste de chancelier de l’Allemagne. Le terme « nazi » (abréviation de l’allemand national-sozialistisch) est utilisé en référence aux membres de ce parti ou aux adhérents de l’idéologie politique du nazisme.

Durant son règne, il manipulera la démocratie parlementaire pour avoir de « supers pouvoirs » qui lui permettront de mettre en application des lois sans vraiment être passé à travers le processus démocratique de vote. A la fin de cette période où il pouvait faire absolument tout ce qu’il voulait, les magasins juifs étaient interdits et les gens ne devaient plus acheter de ses personnes, sinon ils étaient arrêtés et emprisonnés. Son plan, plutôt subtil à l’époque, était d’opprimer les juifs au maximum pour les forcer à émigrer et quitter l’Allemagne de leur plein gré. Dans un certain sens, ça a bien fonctionné, mais c’était très long. Il a donc fait passer son plan en deuxième vitesse, arrestation, incarcération, déportation. Son but ultime étant de réunifier l’Allemagne germanique séparée depuis la fin de la première guerre mondiale.

Il avait aussi une idéologie purificatrice. Les mariages et procréations d’enfants entre Allemand « pure » et toutes autres races étaient interdits et punis, les handicapés étaient tués, les gypsi ou rom étaient aussi éliminés et les homosexuels subissaient le même sort. Tout cela dans une idéologie où seulement les purs, les forts, les meilleurs devaient rester dans un pays fort. C’est ce que l’on appelle de l’eugénisme, c’est une philosophie qui existe depuis des centaines d’années. Elle a été pratiquée plus ou moins ouvertement dans tous les pays, à travers toutes les civilisations et souvent pour de bonnes raisons. Mais légalement, c’est plutôt une pratique douteuse qui ne doit pas être généralisée.

Durant cette période, on peut penser que « tout le monde » pensait comme Hitler et était d’accord avec lui, ce qui n’est pas tout à fait le cas. Si tu étais un Allemand pur, arien, de droite et fasciste, parfait, tout allait bien pour toi, sinon tu était persécuté et ce, même si tu étais Allemand. Son pouvoir, ses lois, sa police (SS) et surtout ses actions faisaient en sorte que si tu ne votais pas pour ses lois, si tu ne pensais pas comme la ligne de parti ou que tu ne soutenais pas le reich et ses actions, tu étais pointé du doigt, humilié, torturé, emprisonné et/ou tué. Au final, il ne restait que des gens qui étaient d’accord avec lui, réellement ou seulement pour sauver leur peau.

Il faut bien comprendre que même si au final, les juifs sont ceux qui ont le plus souffert des crimes de la deuxième guerre (6 million de morts), ils ne sont en aucun cas les seuls à avoir souffert, ils ne détiennent pas le monopole de l’oppression et de l’obsession de Hitler pour atteindre son but. Tout ceux qui n’étaient pas ariens pur, c’est-à-dire blond aux yeux bleus étaient considérés comme impurs, donc à exterminer, ça en fait du monde ça! Avant la guerre, le but est d’abord de chasser les Juifs par une persécution sans cesse plus radicale. La liste des métiers interdits s’allonge sans fin, celle des brimades et des interdictions aussi : toute vie normale leur est rendue impossible afin de les contraindre à l’émigration hors du Reich. Mais beaucoup refusent de quitter leur pays et à partir de 1938, la volonté nazie d’expansion territoriale met cette politique dans une impasse : à chaque agrandissement, le Reich absorbe plus de Juifs qu’il n’en sort de ses frontières.

Au cours des années 1938 et 1939, il y a plusieurs conflits régionaux en Italie, Japon et en Allemagne afin d’agrandir leurs territoires. Ainsi, l’Allemagne essaie de récupérer les territoires et colonies perdues lors du traité de Versailles et envahit la Pologne. L’entrée en guerre officielle rassemblant les plus grandes puissances de l’époque (France, Royaume-Uni) dès le 3 septembre 1939 puisqu’elles savent qu’elles seront les prochaines cibles des attaques. L’URSS et les États-Unis entreront dans le conflit en 1941, ce qui en fait une guerre mondiale, la deuxième.

Voici la partie la plus funeste de la deuxième guerre mondiale, les camps de concentration. On doit parler de camps de concentration et non d’extermination, car le but était vraiment de concentrer tout les non-allemands dans des sortes de prison pour les déporter et ainsi purifier l’Allemagne des indésirables, pour qu’à la fin il ne reste que les « vrais » Allemands en Allemagne réunifiée. Je ne parlerai pas de Juifs dans le camps, mais des prisonniers, car il n’y avait pas que des Juifs, c’est donc faux de se limiter à ce terme. Donc, les prisonniers des camp étaient forcés de travailler, certains mourraient, ce qui réglait le problème, pas besoin de les déporter. Les plus forts fournissaient une force de travail nécessaire à l’effort de guerre, ce qui faisait aussi l’affaire des Allemands, tout allait bien. Les camps de concentration ont été utilisés dans toutes les guerres. Il y en avait partout, en France, en Allemagne, en Espagne et même au Canada. Le camp, ça fait partie de la guerre.

Selon wiki, les objectifs des camps de concentration mis en place par le régime nazi sont notamment : d’écraser toute opposition politique et syndicale. D’anéantir les mouvements de Résistance. De purger la population des personnes considérées comme inutiles ou nuisibles. D’exploiter un grand nombre de travailleurs forcés (camp de travail). Les personnes incarcérées dans de tels camps le sont souvent pour des motifs politiques, religieux, raciaux, d’une façon générale en raison d’une discrimination ou d’un soupçon à leur encontre. Les déportés internés y sont séparés de leurs proches, gardés dans des conditions très précaires et difficiles, souffrant de malnutrition aigüe, forcés à travailler et maltraités par les gardiens. La mortalité est variable selon le statut des camps : extrêmement élevé dans les camps d’extermination, sensiblement moindre dans les camps de travail.

Le 1er septembre 1939, Hitler autorise personnellement l’action T4, qui entraîne l’extermination par gazage de plus de 150 000 handicapés mentaux allemands en deux ans, dans des « centres d’euthanasie » prévus à cet effet. Les forces nazies fusillent en outre systématiquement les malades incurables qu’elles trouvent en Pologne et en URSS occupées. La continuité entre cette politique d’eugénisme criminelle et la Shoah est très importante : nombre de spécialistes de l’euthanasie sont ensuite réaffectés au gazage massif des Juifs, qui survient à son tour à partir de la fin 1941.

L’élimination physique des Juifs a commencé à partir de la nuit de Cristal du 9 novembre 1938, pogrom planifié d’en-haut qui fait 91 morts à travers toute l’Allemagne et entraîne l’arrestation de 30 000 Juifs conduits en camp de concentration, la dévastation de centaines de magasins et la destruction de dizaines de synagogues. Le 30 janvier 1939, pour le sixième anniversaire de sa prise du pouvoir, dans un discours tonitruant devant le Reichstag, Hitler « prophétise » qu’au cas où les Juifs « provoqueraient » une nouvelle guerre mondiale, la conséquence en serait « l’extermination des Juifs d’Europe ». Or c’est à l’accomplissement de cette « prophétie » que lui-même comme Goebbels et de nombreux responsables nazis feront de nombreuses références au cours de la guerre.

En particulier, lorsque la guerre devient mondiale en décembre 1941 avec l’agression japonaise à Pearl Harbor et la déclaration de guerre du Reich aux États-Unis, Hitler et son entourage se persuadent qu’il faut « punir » les Juifs, jugés responsables de la guerre que l’Axe a elle-même provoquée, et donc vus comme coupables des pertes allemandes au front ou des bombardements sur les villes. Hantés par le mythe mensonger du « coup de poignard dans le dos » (l’Allemagne aurait perdu la guerre en 1918 sans être militairement vaincue, mais parce qu’elle aurait été trahie de l’intérieur, entre autres par les Juifs), les nazis veulent aussi anéantir la menace imaginaire que représenteraient les communautés du continent. Beaucoup de tortionnaires seront persuadés de mener contre ces civils désarmés une lutte toute aussi méritoire que celle des combattants au front.

Vers les années1940, les juifs qui sont les prisonniers majoritaires dans les camps et qui sont maintenant l’obsession de Hitler comme étant les responsables de la guerre et des problèmes allemands deviennent les personnes à abattre, tuer et faire disparaître. Aussi, il est arrivé un temps où durant cette guerre, des centaines de milliers de personnes étaient incarcérées dans ses camps et les possibilités de les déporter dans d’autres pays devenaient de plus en plus compliqué et de plus en plus long. Hitler mis en place le programme d’extermination le plus efficace et le plus meurtrier jamais connus. Les camps de d’extermination mobiles commencent à faire leur apparition, ce sont des camions où l’on entasse des centaines de personnes pour les gazer avec les émanations du pot d’échappement. Ils sont ensuite jetés et brulés dans des fosses communes. La police exécute aussi des centaines de personnes un peu partout sur son territoire lors des différentes invasions des villes et villages. C’est plus facile de conquérir un village et d’y tuer tous les opposants et les rebelles directement sur place que de les déporter. A travers tout l’Europe, des centaines de fosses communes sont découvertes et des centaines d’autres restent à trouver. L’ampleur du massacre n’est pas encore totalement révélée.

Alors, l’extermination par les camions étant assez efficace, mais longue, l’idée de construire des camps dédiés à tuer les prisonniers devint une réalité et la solution finale est donc mise en place. Les camps d’extermination se distinguent des camps de concentration par leur unique activité : l’assassinat de masse. Les camps d’extermination nazis réalisent la mise en pratique de méthodes industrielles pour le massacre organisé des Juifs, des homosexuels et des Tziganes. Dans le cas des Juifs, cette politique d’extermination fut appelée « la solution finale de la question juive » par les fonctionnaires nazis. Le premier camp d’extermination fut celui de Chelmno qui ouvrit au printemps 1942 dans le Warthegau (la partie de Pologne annexée à l’Allemagne en décembre 1941). Le plus grand camp d’extermination fut celui d’Auschwitz-Birkenau en Pologne.

Voici des chiffres officiels de la population juive estimée avant guerre par apport à la population juive exterminée et le pourcentage de tués. En Pologne     3.300.000 / 3.000.000 / 90 %, Pays baltes : 253.000 / 228.000 / 90 %, Allemagne et Autriche : 240.000 / 210.000 / 90%, Slovaquie : 90.000 / 75.000 / 83 %, Grèce : 70.000 / 54.000 / 77 %, Pays-Bas : 140.000 / 105.000 / 75 %, Hongrie : 650.000 / 450.000 / 70 %, Belgique : 65.000 / 40.000 / 60 % etc, etc, etc… Sur un total de 8.861.800 de Juifs en Europe, 5.933.900 furent exterminé dans les camps d’extermination ou tués ou sont morts au travail dans les camps de concentration. C’est 67 % de toute la population juive qui est disparue en 6 ans. Il est absolument impossible de nier l’immense perte de la population juive  durant la guerre, ce qui ne rend pas moins important celle des autres classes de la population qui ont aussi souffert. Enfin, la communauté internationale en 2009 a reconnu que les homosexuels, les Sinti et les Roms ont aussi été persécutés et la fondation fédérale Mémorial aux juifs assassinés d’Europe s’occupe également des mémorial destinés aux autres persécutés. Il est extrêmement important de parler de ce qui s’est passé et surtout de ne jamais oublier. Le monument destiné aux Juifs assassinés en est un bon exemple. Un autre exemple est la ville de Hiroshima (au Japon) jamais reconstruite, car elle demeure un exemple de ce que peut faire une bombe nucléaire lancée sur une ville et surtout, de ne jamais l’oublier!

De retour à la fin de la deuxième guerre ou pourquoi elle à pris fin. Les idées de grandeur et les attaques de Hitler multipliées sur tous les fronts lui ont valu une opposition de tous les autres pays et lui ont fait perdre la guerre. On a appris que dans le dernière année, il était parano et ne dormait presque plus, car il avait peur de se faire assassiner (ce qui était assez vrai) et se mettait des gouttes dans les yeux. Ces gouttes étaient faites d’extraits de testicules de boeuf (équivalent du redbull) et de cocaïne liquide ce qui devait le garder assez réveillé et devait aussi l’affaiblir psychologiquement à la longue.

Si vous écouter attentivement le film sur la deuxième guerre mondiale, vous comprendrez que Hitler, son parti, son armée et organisation, étaient bien plus fort, mieux organisés, plus nombreux, mieux équipés et surtout avaient des stratèges éminemment plus efficaces que tous les autres pays qu’il attaquait. Il gagnait avec peu ou pas de pertes les pays qu’il attaquait. Ses victoires et ses visions grandioses lui ont valu de s’affaiblir, ce qui a donné aux armées de la coalition une chance pour attaquer l’Allemagne. De mauvaises décisions basées sur des fantasmes et non sur des faits l’ont rendu vulnérable et ont fait qu’il a perdu la guerre au final. Ce ne sont pas les alliés qui ont gagné la guerre, c’est plutôt l’Allemagne qui a perdu! Pour moi, tout était du côté des Allemands, ils auraient dû gagner la guerre, mais Hitler, qui vers 1944-1945 étais plus un malade mental en psychose qu’un grand leader a, par sa faute, précipité son armée à la défaite. Heureusement que les alliés ont gagné, mais ils avaient tout contre eux!

Certains diront que Hitler est le pire dictateur de l’histoire, c’est tellement relatif. C’est sans se rappeler des noms comme Mussolini (Italie), Staline (Russie), Pinochet (Chili), Kadhafi (Lybie), Kim Jong Hill (Corée du Nord), Mobutu (Congo), Mugabe (Zimbabwe), Castro (Cuba), Chávez (Venezuela) et Napoléon (France) pour ne nommer que ceux la. Eux et d’autres ont été aussi fous et meurtriers, ont tué, violé, affamé, exécuté et emprisonné au nom d’idéologie. Il faut étudier l’histoire pour mettre les choses en perspective et se rappeler que ce n’est pas parce que l’on parle beaucoup d’Hitler que c’est le pire, c’est surement le plus connu par nous les nord américains. Si on restait en Afrique, je ne suis même pas certain qu’il serait dans les 10 plus connus.

Un dernier commentaire, l’ONU est maintenant le gardien du monde et un agent important dans la résolution des conflits. Il est maintenant interdit de ne pas faire cesser un génocide quand un régime politique fait subir à une partie de sa population ce que les Juifs ont vécu. Mais maintenant on est plus subtil. Ce qui s’est passé au Rwanda entre les Hutu et les Tutsi, c’est un génocide, mais jamais aucun pays n’a osé utiliser ce mot, et ils se sont entendus pour appeler ça une guerre civile. Donc une guerre civile, c’est un problème interne, un génocide, c’est un problème où l’on doit intervenir. Finalement, le massacre a eu lien et personne n’a levé le petit doigt pour aider le peuple qui se faisait massacrer. C’est vrai au Rwanda, il n’y a pas de pétrole ni de mine d’or, donc ce n’est pas vraiment intéressant. L’humanité, dans son intégralité est responsable et complice de ses massacres pas ses inactions. De fermer les yeux et de tourner le dos n’est pas que rester neutre, c’est d’encourager quelque chose d’inacceptable. Le Vatican et la Suisse à la fin de la deuxième guerre mondiale ont accueilli à bras ouverts des centaines de hauts dirigeants nazi, riches à craquer et qui demandaient asile pour se sauver des futurs procès pour crime de guerre et crimes contre l’humanité. Avons-nous laisser faire ça? Avons-nous puni les coupables?

Le procès de Nuremberg qui fut intenté contre 24 des principaux responsables du Troisième Reich, accusés de complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l’humanité. Il se tint à Nuremberg du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946. Ce procès se déroula sous la juridiction du Tribunal militaire international de Nuremberg, créé en exécution de l’accord signé le 8 août 1945 par les gouvernements des États-Unis d’Amérique, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, de l’Union des républiques socialistes soviétiques et par le gouvernement provisoire de la République française, afin de juger les dirigeants du Troisième Reich. Il aboutit à la condamnation à mort par pendaison de douze condamnés : Martin Bormann (par contumace), Hans Frank, Wilhelm Frick, Hermann Göring (qui se suicide juste avant l’exécution de la sentence), Alfred Jodl, Ernst Kaltenbrunner, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Alfred Rosenberg, Fritz Sauckel, Arthur Seyß-Inquart et Julius Streicher. Des peines de prison allant jusqu’à la perpétuité sont prononcées contre Karl Dönitz, Walther Funk, Rudolf Hess, Konstantin von Neurath, Erich Raeder, Baldur von Schirach et Albert Speer. Enfin, Hans Fritzsche, Franz von Papen et Hjalmar Schacht sont acquittés. Si vous pensez que ce simulacre de justice est la fin d’un régime complètement fou, bien content pour vous. Moi je pense que les vrais coupables, ceux qui décidaient, ceux qui exécutaient et ceux qui ont laissé faire sont toujours libres ou vivent une belle vie, tranquilles et loin de tout soupçon.

En espérant que cette tranche d’histoire de l’humanité vous a plus, j’espère ne pas recevoir 1000 courriels de bêtises ou d’insulte, si vous avez des commentaires constructifs ou des corrections à apporter, tant mieux, je les lirai, sinon garder vos commentaires pour vous! J’ai zéro intérêt à entrer en argumentation avec vous sur des détails historiques, considérant que le texte ci-haut ne se veut pas un récit exact des faits, mais plutôt une synthèse des informations recueillis sur internet et lors de notre visite guidée. Vous n’y étiez pas et moi non plus!

MAM

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Berlin – Jour 2

Dimanche 15 mai 2011: Étant dans un état de grande fatigue et après une journée bien occupée hier (samedi), on a un peu récupéré et c’est vers 9:00h qu’on se lève, petit déjeuner simple et rapide durant lequel on planifie ce que l’on fera aujourd’hui. Après la grosse journée d’hier, il ne reste en fait qu’à approfondir les sites, visiter les différents musées et faire la visite guidée thématique de la journée, une visite de deux bunkers qui servaient à protéger la population lors des bombardements de la deuxième guerre et durant la guerre froide.

La compagnie qui fait visiter les bunkers, c’est berliner-unterwelten.de, une petite compagnie privée qui offre différents tours. On choisi le tour #1 « Les mondes obscurs, un bunker authentique de la Seconde Guerre mondiale ». Premièrement, heureusement que l’on était vraiment d’avance pour aller acheter les billets, car a eu beaucoup de difficulté à trouver la place. On ne peut pas acheter les billets d’avance et on doit se présenter le jour même. Les billets sont achetés, on a 2 heures à tuer avant le début de la visite, on va donc visiter le marché aux puces pas trop loin.

Brigitte nous guide aujourd’hui pour arriver dans un grand parc avec une barrière où plusieurs vélos sont accrochés, où se pressent des dizaines de personnes, on doit être arrivé. C’est effectivement là, ça a l’air de rien, des tables chambranlantes, des petits toits en morceau de bois recouvert de plastic, ça n’a rien à voir avec le marché aux puces St-Martin de Laval ou n’importe quel autre commerce que l’on connait. C’est plutôt un bric-a-brac dans un terrain vague, disons que ça ressemble à un mega vide grenier. Mais quand même, c’est la place pour trouver tout et n’importe quoi en ce dimanche. Les gens cherchent, fouillent, achètent et se promènent. Il y a énormément de monde, regardez la vidéo et vous comprendrez.

En résumé, c’est une fouillis où on peut trouver autant des vêtements faits de façon artisanale que des vêtements de seconde main. Il y a de l’artisanat pur comme de la couture, de la verrerie et aussi de la brocante, c-a-d des vieux items, des vides grenier, du stock de restant de vente de garage, des restants de lignes de produit et aussi un peu de petits détaillants de nourriture maison. On se laisser même tenter par un kiosque qui vend de longues pizza à la viande et tomate avec une petite salade. On ira manger cela dans un parc avoisinant, vraiment très bon et surtout assez soutenant pour notre visite de cet après-midi.

On n’a donc plus de temps à perdre… il faut retourner à notre point de départ pour ne pas manquer notre tour. On arrive 5 minutes d’avance, il y a déjà 25 personnes qui attendent. On suit le guide qui nous conduit à l’entrée d’un bunker. C’est évidemment fermé, mais il y a une affiche devant, car les habitants doivent être au courant où est le bunker, car lors de bombardement ou d’une alerte, il faillait que la population sache où aller. On aura droit dans la première salle au bla bla de base, pas de photo, suivez le groupe, poser des questions, ne capotez pas quand la porte blindée se referme derrière vous.

Voici l’histoire du bunker que nous visitons. Il a été construit lors de la construction du métro et servait en fait d’espace de stockage pour le matériel, la nourriture et de repos pour les travailleurs du métro. Le métro, que l’on entend très bien passe juste au dessous de nous et fait vibrer tout l’espace. Suite à la fin de la deuxième guerre mondiale, c’est la guerre froide entre les russes et le reste du monde qui s’installe et la menace de bombe nucléaire fait vivre tous les européens et les américains dans la peur de bombardement. C’était tellement réel pour les Berlinois, qu’ils ne se demandaient pas s’ils allaient être bombardés, mais plutôt quand. Les dirigeants devaient rassurer la population et c’est à ce moment là qu’ils ont reconverti cet espace en bunker. Ce qui est tout à fait farfelu quand on sait que si une bombe nucléaire russe (ou américaine) tombait sur Berlin ou n’importe où en Allemagne, étant donné que l’Allemagne était divisée entre Russe, Américain, Anglais et française), la bombe et/ou la radiation allait tuer des compatriotes, ce qui était absolument inacceptable. Jamais aucune bombe nucléaire n’a été utilisée! Heureusement!

L’espace est fait de façon à ce qu’aucun corridor ne soit en ligne droite, ce qui fait que si une bombe explose, elle devra perforer plusieurs murs et l’explosion perdra de plus en plus de force jusqu’à arrêter ce qui protègerais les gens dans les différentes pièces. Notre guide, toujours très drôle, nous pose plein de questions/réponses. A la question, combien de temps pouvons-nous rester dans ce bunker pour nous protéger suite à une éventuelle hypothétique explosion atomique ? réponse (de moi) deux semaines….. notre guide rit et me dit « très optimiste ». La réponse est 2 jours au maximum, après tout le monde dehors et on recommence la vie. Sachant très bien que les retombées radioactives et la destruction quasi intégrale de tout dans un rayon de 25 kilomètres, on aurait peut-être dû mourir lors de l’explosion.

C’est un « gros » groupe de 1300 personnes maximum qui aurait pu être « sauvé » dans ce bunker. Avec les quelques autres bunkers, il y aurait sur 2 millions de civils en Allemagne que 0.8 % des personnes sauvées. Ri-di-cu-le, les gens voyaient les bunkers comme quelque chose que la ville, leur pays faisait pour les sauvegarder d’une attaque nucléaire, mais n’avaient absolument aucune idée de l’inutilité et surtout du peu de chance d’être dans le 0.8% de personnes sauvées. Les gens ne savaient pas cela dans le temps, heureux les innocents!

Il n’y avait pas vraiment d’organisation ni de gestion de bunker en période de crise et c’était supposément autogéré. Sur le 1300 personnes, il devait avoir assez des gens formés pour faire la sécurité à l’entrée et gérer la quantité de monde qui doit entrer (armée, policier, pompier). Ensuite, les psychologues ou les travailleurs sociaux s’occuperaient des crises et de calmer la population. Les docteurs, qui étaient appelés avant tout le monde avaient priorité, mais étaient aussi accueillis comme premier arrivé, premier sauvé. A la fin, les ingénieurs et mécaniciens seraient ceux qui feraient marcher les divers systèmes électroniques et de ventilation.

Pour vous prouver comment c’était farfelu, la ventilation fonctionnait non pas avec une génératrice, non pas solaire ou éolienne, mais était simplement connectée sur le courant normal. Toutefois, lors de l’explosion d’une bombe, les chances que les centrales électriques fonctionnent encore sont vraiment mince. Il y avait tout de même un plan B, on faisait fonctionner le système de ventilation à la main. C’était prévu que les 1300 personnes, hommes, femmes, enfant, vieillards devaient, pour que le système fonctionne, actionner un moulinet pendant 10 minutes. Une action qui permettait tout juste à l’air du dehors d’être refroidie, filtrée, épurée de la radioactivité et envoyée dans les divers conduits. 10 minutes de travail forcené, un maximum d’effort, pour seulement survivre. Dès les premières heures, les gens exerçant cette activité auront très très chaud et la température à l’intérieur du bunker serait au minimum de 40 degrés avec 100% d’humidité ce qui ferait que la sueur et la condensation tomberait du plafond. Après deux jours à vivre dans ces conditions sans nourriture et avec 4l d’eau / personne, le système de ventilation est saturé de radiation et il faut évacuer le bunker. Il était prévu que les gens sortiraient alors du bunker, traverseraient la rue (jonchée de débris et de poussières radioactives) et iraient dans des autobus qui les transporteraient à l’aéroport pour les envoyer dans un autre pays plus sur. C’est bien mais d’où viennent ces autobus, est-ce-que l’aéroport existe encore, y a-t-il encore des avions, de l’essence, etc? Autant de détail que les gens ne pensaient pas et que les autorités n’avaient pas prévu non plus. Il valait mieux qu’il n’y ai pas de bombe, car leur plan aurait vite été prouvé pas très efficace.

Autre détail, le bunker aurait pu survivre à l’explosion d’une bombe nucléaire de une mégatonne qui aurait explosé à 16 kilomètres de là. On sait très bien que durant la guerre, la Russie et les États-Unis avaient des bombes de 100 mégatonnes et pas juste une! Donc, très beau bunker, mais complètement inutile.

On se dirige ensuite en prenant le métro, une station plus loin, et on débarque à Pankstrasse, une station de métro, qui est en elle-même convertible en bunker. Le métro s’y arrêterait, alignerait ses portes avec des portes dans le mur et les gens entreraient dans le bunker, un immense complexe sur 4 étages pouvant héberger 3300 personnes (encore tellement peu). Les entrées du métro seraient fermées avec de grosses portes hermétiques afin de bloquer les radiations provenant de l’extérieur. On passe à travers des différents endroits où des chaises, des lits et des simili douches sont installées. C’était plus pour faire comme à la maison que étant vraiment utile. Ce bunker lui par contre a été conçu avec des génératrices du même type de ceux des sous marins. Le bunker est réellement entretenu, et le matériel y est stocké et renouvelé. Il y a seulement 2 stations qui sont semblables et convertibles en bunker. Cette station/bunker pouvait avec la nourriture et l’eau qui y est entreposé faire survivre les gens 2 semaines au maximum. Ils auraient eu droit à de la goulache et de la soupe aux pois tous les jours!

Donc, si tu réussis à te rendre dans un bunker, que tu n’es pas irradié, que tu survis à deux semaines de bouffe rationnée, que tu ne meurs pas d’une maladie que tu aurais attrapée par la proximités des autres rescapés, que pas de violence n’éclate dans le bunker, que tu n’es pas tué par un fou à l’intérieur, que tu ne te suicides pas à cause du manque d’avenir à la sortie où que toute ta famille est morte, après deux semaines, il y aura les autobus « magiques » qui t’apporteront à l’aéroport pour le reste de ta future vie. Si j’avais écris un film avec ce scénario, je me serais fait traiter de fou, et ce qui est pire, c’est qu’ici c’est la réalité!

Pour terminer, notre guide Slôn Davies, nous explique que le petit vert hopital, malade qui recouvre tous les murs des bunker est la couleur qui apaise et donne le moins envie de se suicider. Le porte des toilettes et des douches ne sont que des rideaux pour pouvoir avoir accès à n’importe quel temps aux personnes qui « s’enfermeraient » dans la toilette pour se suicider. Tous les conduits de ventilation ne sont soutenus que par le petit encrage qui fait que si quelqu’un voulait se pendre, les encrages lâcheraient. Que de bonnes inventions pour garder nos rescapées d’une bombe nucléaire en vie. Il y avait même 60 lits pour bébé, en prévision des accouchements possible dans ces deux semaines. Quelle est la chance qu’il y ait 60 femmes enceintes qui aient été capable de rallier les bunkers, se faufiler parmi la foule qui s’agglutinait aux portes et finalement accoucher d’un bébé en pleine santé dans un espace si peu accueillant, mais bon, vaut mieux prévenir que guérir.

Suite à ces 90 minutes très instructives, on continue notre visite à pied sur les traces de la visite d’hier. Premier arrêt, le Reichstag, le parlement avec la superbe coupole de verre. A l’entrée, il y a un super contrôle. Tous les gens qui entrent ont un badge, sont scannées et vérifiées par la police. On se fait dire qu’il fait faire la demande au moins une semaine à l’avance pour être sur la liste. On n’est pas sur la liste, pas de chance, on ne verra pas l’intérieur! NEXT! On passe à la visite du mussé du mémorial aux juifs assassinés d’Europe et du centre d’information sous le mémorial. C’est une histoire des familles juives d’Europe, leur vie avant, pendant et après la guerre, des lettres trouvées de personnes déportées.

[Photos de Berlin - Dimanche partie 1]

A l’entrée, il y a une ligne historique où un résumé des événements marquants de l’avant-guerre, de la guerre et de la fin du conflit est affiché. Si vous n’avez pas lu le récit historique (post précédent), voici l’essentiel de mes notes. 1933-1937-Le parti national socialiste (nazi) veut que le juifs soit exclus de tous postes importants. 1938-le Pogrom, la destruction de tous les commerces juifs, la nuit de cristal. 1939-début de la guerre, 1 septembre 1939 attaque de la Pologne, dignitaire catholique, Polonais, juifs sont victime d’exécutions. Les gypsi et les homosexuels sont aussi opprimés. 1940-Émigration forcée des Juifs et non Allemands de l’Allemagne qui s’agrandit. Déportations, exécutions et créations des ghettos juifs à Varsovie (Pologne). Terribles conditions de vie, hygiène exécrable et plusieurs personnes meurent de maladie, malnutrition et d’infections. 1941-Allemagne attaque l’URSS le 22 juin. A la fin de 1941, 500 000 juif soviétiques sont déjà morts dans les camps de concentration à cause des travaux forcés. Le génocide commence. Été 1941, meurtre dans des camions mobiles d’extermination. Les ghettos sont vidés et durant le transport, les juifs sont gazés dans les camions et disposés dans des fosses communes. 150 000 à 320 000 personnes furent ainsi exterminées. 1942-la solution finale est discutée et mise en marche. Pour pouvoir exécuter 11 millions de personnes, des Juifs et d’autres prisonniers de toute l’Europe. 8 mai 1945, fin de la guerre, de 5.4 a 6 million de personnes ont été exécutées dans les camps de concentration. Il ne faut jamais que le monde oublie ça.

Ouf, ce n’est pas rigolo comme visite, mais ça permet d’en savoir plus et surtout de mieux comprendre la honte des Allemands d’après guerre et aussi de la persécution des juifs. Je n’entrerai pas dans la discussion sur Israël et la Palestine, j’ai des amis qui ne seraient pas contents. Mais au final, il y a eu des injustices qui ne doivent en aucun cas être réparées par d’autres injustices. En tout temps sur la terre, il y a 17 guerres, civiles, militaires où des gens meurent à tous les jours, des armées se battent, des villes sont bombardées. La fin de la deuxième guerre mondiale est en aucun cas la fin DES guerres, c’est juste la fin de la plus grosse. La guerre est présente, se vie et est une réalité pour plusieurs peuples dans le monde, aujourd’hui!

Bon assez de « préchi-précha », on continue notre tour pour aller visiter le musée en plein air « La Topographie de la Terreur » situé sur le site des bâtiments qui, au cours du régime nazi de 1933 à 1945, ont été le siège de la Gestapo et la SS , les principaux instruments de la répression pendant l’ère nazie. On peut y voir encore les vestiges des cellules où Himmler a fait incarcérer et torturer plus de 10 000 personnes pour avoir des informations. Les gens étaient encouragés à espionner ses voisins et dénoncer tous actes non patriotiques. Être gai, handicapé, fréquenter une juive, ne pas penser comme Hitler ou être un gypsi était considéré comme une traîtrise et encourait la peine de mort. Au sortir de la guerre le ministère avait des fiches d’information sur 1/3 de la population. Assez intéressant, beaucoup de photos d’époque et de textes qui expliquent le système de répression et de gestion en temps de guerre. Il y a autant de photos et de vidéos de cette guerre parce que Hitler voulait garder trace de sa guerre et montrer aux gens à quel point il était fort et puissant, alors il a demandé à ce que le plus de moments soient capturés pour le futur.

Notre suite de promenade nous mène à la place des églises jumelles, place gendarmemarket, où encore, on ne pourra entrer ni visiter l’église, vraiment pas chanceux! Même sur l’île, le Berliner Dom, la plus grande église de Berlin, la plus belle aussi est fermée, surtout réservée à ceux qui assistent au concert. On n’a pas de billet et les 3 gros gardes nous laissent dehors. Il est grand temps de prévoir notre retour, 30 minutes de train pour l’aéroport, 30 minutes pour manger un sandwich rapido et on fait la ligne pour passer l’enregistrement. On est fin prêt pour notre retour, l’avion est plein à craquer et notre vol, comme à l’habitude se passe sans problème. On arrive à Genève, prend l’autobus et retourne à la maison, assez tôt pour vider les sacs et se préparer pour la semaine de travail à venir.

Nous avons passé deux superbes journée dans une ville où il y a beaucoup à voir. On a vraiment parcouru plusieurs kilomètres à pied, mais on a, je crois, surtout beaucoup appris. Ce n’est pas évident pour les Allemand d’être fier d’être Allemand, d’ailleurs ce n’est que récemment qu’ils ont recommencé à présenter leur drapeaux lors d’événements importants. Leur histoire les a un peu salis. C’est tellement pas tout le monde que l’on peut rendre responsable des atrocités de la guerre. En temps de guerre, les gens font des choses qu’ils ne feraient pas pour sauver leur peau. Au final, on est un peu moins ignorant de notre histoire et surtout on va réécouter les six épisodes de Apocalypse avec un intérêt renouvelé et un oeil plus critique. Berlin, contrairement à d’autre ville, ce n’est pas un coup de coeur, ni même un top 10, mais c’est un livre d’histoire à ciel ouvert où tu vis l’histoire plus que tu ne la vois, car la majorité des édifices, après 5 ans de bombardement ont été reconstruits à neuf ou détruits.

Personnellement, j’aime mieux les châteaux, les vignobles et la marche en montagne. On sera servi sur ce plan dans nos prochains voyages. A Berlin, c’était la pause historique… Je sais, j’ai pris 4 pages de notes, j’ai écris des posts incroyablement longs. C’est tellement pas dans mon habitude, mais j’espère que vous avez apprécié l’effort de recherche et l’investissement de temps pour essayer de vous parler d’une ville, d’une époque et d’un pays qui vaut la peine d’être connu. Sur ce, au plaisir de vous raconter nos prochains périples, mais je crois que je vais me concentrer plus sur les photos, Brigitte prendra le relais des prochains textes qui seront surement plus légers et plus agréables à lire.

MAM

[Photos de Berlin - Dimanche partie 2]
[Photos de Berlin - PSD et panoramiques]
[Vidéo de Berlin, 12:02 minutes]

Berlin – Jour 1

Samedi 14 mai 2011: Pourquoi visiter Berlin? Tout d’abord, l’idée c’était d’aller visiter le camp de concentration de Auschwitz. On s’est vite rendu compte que Auschwitz-Birkenau, les camps les plus importants de la deuxième guerre mondiale ne sont pas en Allemagne, mais en Pologne. On rajoutera donc la Pologne sur notre liste et on ira donc rendre visite au mur de Berlin. Autre déception, après recherche, le fameux mur est tombé le 9 novembre 1989 (vous allez voir le 9 novembre est une date très importante).

Donc, de retour à notre voyage, on vole avec EasyJet et les heures de vol sont très bonnes, donc on part très tôt le samedi, vers 5 heures du matin, pour un départ vers les 7:00. On arrive à Berlin à l’aéroport de Schönefeld vers les 9h, ce qui nous donne une grande partie de la journée et le dimanche au complet, car notre départ est prévu seulement pour 8h du soir.

On a donc, comme à l’habitude et encore plus dans les circonstances où on a juste deux jours pour voir les principaux points d’intérêt de la ville, prévu un tour guidé à pied. On avait deux choix, un tour de 6h, oui oui 6h avec un guide pour 12 euro ou un tour de 3.5h gratis. Ce n’est pas vraiment gratis, tu donnes ce que tu veux, au final c’est vraiment pas cher de toute façon. On se rend au point de rencontre de la compagnie Brewers Berlin Tours pour 10h où une fille hyper dynamique vient nous prendre pour nous amener au point de ralliement où notre guide de la journée nous prendra en charge. On est un petit groupe de 15 personnes (venant d’Australie, Californie et Chine), c’est tout à fait raisonnable.

Notre guide nous donnera une tonne d’information, j’ai pris des notes. Je vais, au meilleur de ma connaissance, vous présenter l’histoire de l’Allemagne, de la deuxième guerre mondiale et du parti de Hitler. Rassurez-vous, je ne suis pas un professeur d’histoire. Il faut garder en tête que l’histoire n’a pas juste une version, mais plusieurs. La version des vainqueurs est souvent la version officielle, je tenterai d’être le plus neutre possible. Je vais aussi vous raconter les différents point d’intérêts par lesquels elle nous fait passer et vous expliquer ce que c’est… voilà c’est un départ, 6h de tour guidé!

N.B. Ayant retranscrit mes notes, qui font déjà plus de 3 pages de texte, on fera un article séparé seulement sur l’histoire de la deuxième guerre mondiale. C’est pour alléger le texte et surtout pour ceux qui veulent en savoir plus. Je croyais connaître un peu l’histoire, ayant fait des recherches, écoutant et lisant beaucoup et c’est fou comme j’ai appris durant ces 6 heures de cours accéléré.

Le tour commence devant la nouvelle synagogue. Pendant les pogroms (assaut avec pillage et meurtres) de la nuit de cristal du 9 novembre (encore cette date) 1938, le parti nazi commence à mettre le feu aux synagogues. Un policier appelle les pompiers qui réussissent à éteindre le début d’incendie, préservant ainsi la synagogue de la destruction. C’est un des seuls édifices Juif à avoir survécu cette fatidique nuit, les autres synagogues ayant été totalement ou partiellement détruites. 162 000 juif habitaient Berlin au début de la deuxième gurre mondiale, moins de 7000 restaient à la fin.

Autre information intéressante, la prostitution étant légale en Allemagne, le soir cette rue (Oranienburger Straße) est le « red light » où les prostituées font leur travail, elles privilégient cet endroit car les touristes sont très présents, il y a beaucoup de circulation automobile. Donc, les prostituées, la police (sécurité pour la synagogue) et la religion font bon ménage et ce, tous dans la même rue.

On se déplace ensuite vers le plus grand édifice du quartier du Mitte sur la rue Oranienburger Straße, l’ancien édifice de la poste, converti en musée et récemment vendu pour en faire un hôtel de luxe. Cet édifice est un modèle d’extravagance, de luxe et d’architecture soigné ou un exemple de ce que l’on peut faire, quand l’argent n’est pas un problème. C’est un des plus beau édifice que j’ai pu voir. Nous n’avons pas le temps de visiter l’intérieur, de toute façon il y a une exposition, un peu bizarre, avec une voiture renversée à l’entrée qui signifie ?&#$*%?$ (j’en sais rien, c’est de l’art!)

On passe ensuite dans une rue moins « neuve » où on peut voir certains édifices dans l’état original de la fin de la deuxième guerre mondiale. La façade est martelée d’impacts de balles et de fragments d’explosion d’obus. Les caves de cet édifice et de beaucoup d’autres servaient de bunker privé lors des bombardements. Berlin, durant la guerre, était bombardée 5 fois par jour, 7 jours par semaine. Le gens avaient développés un système de contrôle de taux d’oxygène dans les caves à 3 niveaux de chandelle. Une chandelle était placée au niveau des genoux d’une personne de grandeur normale, une autre au niveau de la taille et une autre au niveau des épaules. Si la chandelle no. 1 (aux genoux) s’éteignait, il y avait moins d’oxygène. Si la chandelle #2 s’éteignait, on devait prendre les enfants dans ses bras. Et si la chandelle #3 s’éteignait, on devait se tenir sur la pointe des pieds et évacuer la cave, car il ne restait plus suffisamment d’oxygène. Système ingénieux, mais ça devait tellement être stressant d’entendre le bombes tomber et de savoir que l’on pouvait aussi mourir asphyxié dans les caves. Un système de tunnel avait été creusé pour pouvoir évacuer les caves si l’édifice s’écroulait et que l’on devait évacuer.

On passe devant une école juive où lors des rafles allemandes, les enfants étaient exécutés sans raison, les femmes violées et les gens battus. Des histoires toujours plus atroces les unes que les autres font partie de la guerre, mais le allemands, du moins le parti nazi, pour des raisons qui leur paraissaient justes, on fait subir aux juifs, aux personnes handicapées et aussi à tous ceux qui n’étaient pas ariens des atrocités que je ne vous raconterai pas dans les détails. Les gens demandaient pourquoi cet édifice est abandonné et que rien n’explique ce qui s’est passé ici (aucune pancarte ni plaque). Trois raisons, d’abord, il y aurait des pancartes sur presque tous les édifices qui on survécu à la guerre. Ensuite, il s’est passé des atrocités partout dans la ville et de constamment raconter et parler du passé ferait que les gens ne voudraient JAMAIS vivre dans des maisons, quartiers ou édifices où des viols, des meurtres et de la torture a été faite. Aussi, la ville est tellement dans le trou financièrement qu’elle n’a pas le budget pour démolir les édifices honteux et reconstruire d’autre choses à la place, donc ils restent placardés et inhabités, personne n’en veut et on ne peut rien en faire.

Vient ensuite la pause « obligatoire » du cours d’histoire. Je suis extrêmement intéressé et à ma demande on aura la version détaillée. Pour bien comprendre une ville, on doit savoir ce qui s’y est passé. Dans l’article dédié à ces explications, vous aurez le résumé de la deuxième guerre mondiale tel qu’expliqué en 15 minutes par notre guide. Tous ceux qui s’intéressent un tant soit peu à cette période se doivent d’écouter la série en six épisodes de « Apocalypse-The Second World War » le meilleur document historique jamais fait. Comme le répétait Gilles Proulx, grand historien et animateur de radio, il faut savoir d’où on vient pour savoir où on va! Dans le temps, je ne comprenais pas trop cette phrase, maintenant je la comprends mieux. Le monde n’a pas commencé à tourner quand on est arrivé au monde!

Notre prochain building important sur notre route est le grand centre d’achat, maintenant abandonné et utilisé depuis la fin de la guerre par les artistes. Ils squattent l’édifice, se sont fait déménager, jeter à la rue, sont revenus et on été rejetés à la rue par la ville qui ne veut pas les voir là. Depuis peu, ils payent un loyer pour pouvoir rester tranquille. Aux dernières nouvelles, l’édifice a été vendu et sera transformé en appartement, nous dit-on… on verra. Pour l’instant, ce sont surtout des artisans sculpteurs de fer qui occupent la cour arrière et des artistes peintres l’intérieur. Ca soude, ça coupe et ça crée des pièces, petites et grandes à l’intérieur, mais surtout à l’extérieur de cabanes de fortune faites de bois et de plastique. En fait, de loin ça avait l’air d’un taudis habité par des SDF (sans domicile fixe) et jamais je ne me serais approché et encore moins visité ça. Notre guide nous demande si ça nous intéresse. Les gens, c’est tellement plate, ne réponde jamais, moi je dis que oui et surtout c’est plein de graffitis, donc des opportunités photos intéressantes.

Dehors, c’est un marché où les sculptures sont à vendre. Ils travaillent et exposent les arts dans un dédale de ruelles où se croisent des punks, des touristes et des artistes. C’est franchement irréel comme endroit. Après 5 minutes bien compté, on repart et on passe devant l’entrée officielle du building où pas un pouce carré est sans « tag » et ça sent le pipi. Je demande si on peut visiter, elle dit que oui. Ce sont des salles abandonnées sur des étages où les peintres travaillent sur leurs toiles. On a 4 minutes top chrono pour monter et aller voir ça. L’odeur d’urine est très forte et on court un peu pour finalement arriver au dernier étage à une exposition de très grandes toiles, de 7 pieds x 10 pieds assez intéressantes avec dans un coin l’artiste qui travaille ou jase avec le client/touriste. En redescendant, on prend un peu de temps pour faire des photos et retrouve le groupe pour quitter l’édifice. Je suis très content d’être passé par là, tout seul je ne serais jamais entré et en fait c’est totalement public!

Il est maintenant midi et comme dans toutes les villes où l’on va, Brigitte essaie de manger des plats typiques de l’endroit. Ici c’est le currywurst qui est typiquement berlinois. C’est une saucisse coupée en morceaux agrémentée de sauce au curry  et enterrée sous une montagne de ketchup et ce avec des frites ou pain. On prend aussi une petite brochette de poulet au cas où. Ce n’est pas très chic, mais c’est très bon. On aura assez de force pour le reste de la promenade.

On passe par l’allée de tilleuls, grande allée bordée des drapeaux avec la svastika dans les années 40. Les arbres ont été replantés et sont aussi catalogués. Chaque arbre a son numéro. On sait donc qu’il y a 247 000 arbres à Berlin, Ah les Allemands toujours aussi précis et rigoureux! Pour ceux, qui comme moi, pensent que la svastika est un signe nazi, vous être totalement dans le champs. En fait c’est un mot masculin, le svastika,  tel qu’on le représente la plupart du temps, est un symbole religieux que l’on retrouve de l’Europe à l’Océanie, apparaissant dès l’époque néolithique. On peut le décrire comme une croix composée de quatre potences prenant la forme d’un gamma grec en capitale (Γ), d’où son autre appellation de croix gammée. Ce symbole est notamment utilisé en Orient dans la symbolique jaïne, hindoue et bouddhique, en Chine pour symboliser l’éternité. En Occident, le svastika pointant vers la droite et généralement incliné de 45 degrés, a été adopté comme emblème par les Nazis et acquis dès lors une forte connotation négative qui en a fait quasiment disparaître l’usage en Occident, après la Seconde Guerre mondiale. Voilà qui est rétablie, c’est un symbole religieux et n’a rien à voir avec les nazis. Si les nazis avaient pris la marguerite comme emblème, elle serait devenue illégale? c’est n’importe quoi.

On arrive finalement à la Porte de Brandebourg à l’entrée ouest de l’ancien Berlin. Elle fut construite de 1788 à 1791 en style néoclassique. Tous les événements importants de l’histoire de Berlin sont liés à la porte de Brandebourg comme symbole de la ville mais aussi de l’État. Ainsi, c’est sous la pression de plus de 100 000 personnes que 28 ans après sa construction le mur fut enfin rouvert au niveau de la porte le 22 décembre 1989. Le site est impressionnant avec ses nombreux touristes et ses ambassades et édifices importants autour de la place. Un hôtel, l’hôtel Adlon, juste devant la porte est célèbre pour être la place où les roi et reine du monde débarquent lors de leur voyages. La reine Elizabeth y logeait et c’est aussi l’endroit où feu Michael Jackson a tenu dans ses bras par la fenêtre au dessus du vide un de ses enfants, grand moment de l’histoire et une autre preuve d’intelligence de l’homme.

Tous les bâtiments sont neufs et on été reconstruits selon les plans des édifices originaux. Lors de la 2e guerre mondiale, tous les édifices de la place ont été démolis et seule la porte est demeurée presque intacte. Ensuite, cette place a servi de grand terrain vague pour la séparation de l’est et de l’ouest. En aucun cas, on ne pouvait traverser cette place, sinon nous étions tués sur le champs.

Après cette visite, on se dirige vers l’édifice le plus impressionnant de Berlin, le Parlement qui s’appelle le Reichstag. C’est immense et presque identique comme il était lors de la guerre. Le toit, grande coupole de verre a été refait. Complètement transparente, elle représente ce que veut être la politique après Hitler, c-a-d transparente! On s’assoit devant, sur le gazon pour se faire expliquer l’histoire du mur. C’est très intéressant. A la fin de la deuxième guerre mondiale, l’Allemagne perdante est le tribut des guerres des gagnants. Tout le monde veut une partie, donc elle sera divisée également entre les Anglais, les Américains à l’ouest et les Russes à l’est. (les Anglais et Américains ont ensuite donnée une partie de leur terrain à la France). Berlin étant la plus grande ville et capitale, est située dans l’Allemagne de l’est et ils décident d’appliquer le même split sur Berlin que pour le reste de l’Allemagne. Ainsi, il y a une partie anglaise, française et américaine au centre de l’Allemagne de l’ouest.

Étant donné que les Russes sont communistes, les Allemands, qui font maintenant partie de l’Allemagne de l’est deviennent donc sous la loi des russes communistes. Ca ne plait pas trop et certains décident d’aller en Allemagne de l’ouest où c’est plus démocratique. Des centaines de millier de personnes, sur plusieurs mois, fuient l’Allemagne de l’est pour passer à l’ouest. C’est facile, tu marches où tu prends ton auto, il n’y a pas de frontières réelles. Voyant un exile de leur force de travail et de leur meilleurs cerveaux, l’Allemagne de l’est décide de fermer la frontière et de mettre des contrôles, c’est le rideau de fer. Les gens peuvent encore passer, mais il faut des autorisations de travail ou de visite. A partir de 1949, des centaines de milliers d’Allemands émigrent vers l’ouest dans l’espoir d’échapper à la dictature communiste. La même situation existe à Berlin où les gens essaient de passer de Berlin est vers Berlin ouest. Cela dit les soviétiques décident de la construction d’un mur, c’est la naissance du mur de Berlin. Dès lors, il est impossible de passer d’un côté à l’autre de Berlin, ceux qui essaient se font tirer dessus et tuer.

Le mur de Berlin, le « mur de la honte » pour les Allemands de l’ouest et « mur de protection antifasciste » d’après la propagande est-allemande, est érigé en plein Berlin à partir de la nuit du 12 au 13 août 1961 par la République démocratique allemande (RDA), qui tente ainsi de mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA), soit l’est. Le mur sépare physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de vingt-huit ans et constitue le symbole le plus marquant d’une Europe divisée par le Rideau de fer. Plus qu’un simple mur, il s’agit d’un dispositif militaire complexe comportant deux murs de 3,6 mètres de haut avec chemin de ronde, 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés dressés vers le ciel. A certains endroits, l’espace entrer les 2 murs pouvait aller jusqu’à 500 mètres…c’est long à traverser sans se faire tirer! Environ 160 ressortissants de la RDA perdent la vie en essayant de le franchir, les gardes-frontière est-allemands et soldats soviétiques n’hésitant pas à tirer sur les fugitifs.

En 1989, la situation géopolitique change. Les Soviétiques annoncent leur retrait d’Afghanistan sans victoire. Au printemps, la Hongrie ouvre son « rideau de fer ». Certains observateurs pensent qu’une contagion de liberté va gagner aussi les Allemands. À la fin de l’été, les Allemands de l’Est se mettent à quitter le pays par centaines, puis par milliers, sous prétexte de vacances en Hongrie où les frontières sont ouvertes. En trois semaines, 25 000 citoyens de la RDA rejoignent la RFA via la Hongrie et l’Autriche. À Prague, à Varsovie, des dizaines de milliers d’Allemands de l’Est font le siège de l’ambassade de RFA. En RDA, la contestation enfle. Les églises protestantes, comme celle de Saint Nikolai à Leipzig, accueillent les prières pour la paix.

Cinq jours plus tard, une conférence de presse est tenue par Günter Schabowski, retransmise en direct par la télévision du centre de presse de Berlin-Est, à une heure de grande écoute. À 18h57, vers la fin de la conférence, Schabowski lit de manière plutôt détachée une décision du conseil des ministres sur une nouvelle règlementation des voyages, dont il s’avère plus tard qu’elle n’était pas encore définitivement approuvée.

Schabowski lit un projet de décision du conseil des ministres qu’on a placé devant lui : « Les voyages privés vers l’étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs — motif du voyage ou lien de famille. Les autorisations seront délivrées sans retard. Une circulaire en ce sens va être bientôt diffusée. Les départements de la police populaire responsables des visas et de l’enregistrement du domicile sont mandatés pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les conditions actuellement en vigueur n’aient à être remplies. Les voyages y compris à durée permanente peuvent se faire à tout poste frontière avec la RFA. »

A la question d’un journaliste : « Quand ceci entre-t-il en vigueur ? »Schabowski, feuilletant ses notes et n’ayant pas de réponse dit : « Autant que je sache — immédiatement. » C’est sur cette phrase et ce communiqué d’un ministre peu informé que des centaines de milliers de gens sortent de chez eux pour aller aux différents postes frontaliers du mur. Les gardiens, pas encore informés de cette annonce, ne savent pas trop quoi faire, ils devraient tuer toutes personnes qui tentent de franchir le mur, mais ils ne peuvent quand même pas tirer sur un foule de plus de 100 000 personnes, ils les laissent donc passer. C’est comme cela, que le 9 novembre (encore !) 1989, la chute du « mur de la honte », suscitant l’admiration incrédule du « Monde libre » et ouvrant la voie à la réunification allemande. Presque totalement détruit, le Mur laisse cependant dans l’organisation urbaine de la capitale allemande des cicatrices qui ne sont toujours pas effacées aujourd’hui. Le mur de Berlin, symbole du clivage idéologique et politique de la Guerre froide. Il y a quelques pans du mur à travers la ville et dans les différents musées, mais généralement, il n’en reste rien, sauf quelques marquages au sol.

La guerre a laissé de profondes cicatrices dans la population et surtout parmi les juifs qui ont été les principaux (mais pas les seuls) visés par la folie d’extermination Nazi. Dans les dernières années, il a été plutôt admis qu’il fallait faire quelques monuments à la mémoire des juifs morts durant la guerre. Le Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe, également appelé Mémorial de l’Holocauste, situé au centre de Berlin, entre la porte de Brandebourg et la Potsdamer Platz, perpétuant le souvenir des victimes juives exterminées par les nazis au cours de la Shoah. C’est un « champ » de 19 073 m2, couvert de 2 711 stèles disposées en maillage. Les stèles font 2,38 m de long, 0,95 m de large et de 0 m à 4,7 m de haut. Elles sont censées produire une atmosphère de malaise et de confusion, représentant un système supposé ordonné qui a perdu le contact avec la raison humaine. Sous ce champ de stèles, se trouve la « Place de l’Information », qui contient le nom de toutes les victimes juives recensées par le musée israélien Yad Vashem. Nous irons visiter le centre d’information demain.

[Photos du tour de Berlin - partie 1]

On passe devant la chancellerie du Reich. C’est l’administration du Reich allemand.  La Neue Reichskanzlei construite sur les ordres d’Hitler et dans laquelle il se suicide (plus précisément dans le Führerbunker) le 30 avril 1945. Sérieusement endommagée lors de la bataille de Berlin, ce bâtiment fut rasé quelque temps après. Les bunkers, parlons-en. Ce sont des bâtiments enterrés pour protéger lors des bombardements. Il y en a plein partout disséminer dans la ville. Certains sont connus, certains détruits et plusieurs autres reste encore à découvrir. On s’assoit dans un parking gazonné où notre guide nous décrit comment Hitler gérait la guerre de son bunker. Au final, Hitler était devenu complètement fou dû à un excès de cocaïne liquide qu’il s’administrait par les yeux et le manque de sommeil à cause qu’il voyait des gens qui voulaient l’assassiner partout (ce qui devait sûrement être vrai). Il a donc perdu la guerre à cause de ses ambitions folles, sa perte de contact avec la réalité et surtout les mauvaises décisions qu’il a prises à la fin.

On apprend que Hitler était « virtuellement » marié à l’Allemagne et n’avait donc pas de femme. Une journée avant d’abandonner et de capituler, il s’aperçoit que l’Allemagne l’a abandonné et est très déçu de ses concitoyens. Il peut donc se marier à une femme, Eva Braun, la seule compagne qui lui est restée fidèle. Ils n’ont pas eu d’enfants ensemble, ni même de relations sexuelles il parait. Au lendemain du mariage, ils croquent du cyanure et se tirent, les deux une balle dans la tête à la sortie du bunker, sachant que la guerre est terminée et qu’ils ont perdu. On est assit exactement à l’endroit le plus important du vingtième siècle, là où la deuxième guerre mondiale a pris fin et où Hitler, le leader de la plus forte armée du monde, le meurtrier reconnu et le visionnaire le plus fou est mort. Il n’y a rien, sauf une petite pancarte qui montre les plans du bunker à l’entrée du parking. Elle nous racontera aussi l’histoire de Magda Goebbels (elle tua ses six enfants), une folle d’Hitler et de Heinrich Himmler (chef de SS) et grand idéologue et metteur en scène de la « solution finale ». Pour plus d’infos voir wiki, mon texte est déjà assez long comme ça!

On peut se demander pourquoi un endroit aussi important est devenu un parking pour des blocs appartement. Notre guide nous explique. Si on en fait un musée ou un monument à Hitler, ça va glorifier un meurtrier fou et donner un endroit aux extrémiste nazi pour se regrouper, se recueillir sur le leader mort. Si on ne fait rien, détruit tout et construit un centre d’achat (disons) c’est comme nier que l’histoire s’est déroulée ici. Donc pour l’instant le bunker est toujours sous terre, inondé et murer, c-a-d non accessible. Ils ont fait un parking au dessus et ne nient pas l’importance du site, mais ne font pas sa promotion non plus. C’est fou d’avoir autant de monuments, de terrain qui ont marqué l’histoire de l’humanité et toujours être dans une position où si tu ne fais rien, ce n’est pas correct et si tu fais quelque chose, c’est aussi mal. C’est ce que l’on peut appeler un catch 22. Livre culte des pacifistes opposés à la guerre du Vietnam, Catch 22 est une satire féroce de l’armée, de la hiérarchie et de la Seconde Guerre mondiale. Il raconte l’histoire d’un capitaine ,  de bombardier B-25, qui tente à tout prix de sauver sa peau en simulant la folie. Mais l’article 22 du règlement prévoit que « Quiconque veut se faire dispenser d’aller au feu n’est pas réellement fou. ».

On marche encore un peu pour arriver au Ministère de l’Air du Reich, le bâtiment à Berlin qui abrita le ministère de l’Air du Troisième Reich en Allemagne sous le régime national-socialiste. Il abrite aujourd’hui les bureaux du ministère fédéral des Finances. Au cours des années 1935/1936, on construisit un bâtiment abritant 2 000 bureaux sur 56 000 m2, pour le ministère dont les effectifs avaient entre temps fortement augmenté. Il était le plus grand bâtiment administratif de la capitale. Bizarrement, et pour vous montrer comment la coalition n’était pas très bonne pour faire la guerre, ce bâtiment n’a jamais été bombardé. C’était le plus grand bâtiment de Berlin, le point de décision de toutes les frappes de l’armée et personne n’a jamais réussi à le toucher avec un bombe. Mais les alliés ont réussit à bombarder leur propre ambassade (Anglais) et aussi à tuer le seul éléphant du zoo. C’est pour vous dire comment les bombardements étaient complètement aléatoires et peu efficaces.

On se rend au musée en plein air, la seule place où le vrai mur dans l’état réel reste encore debout. C’est le musée de La Topographie de la Terreur situé sur le site des bâtiments qui, au cours du régime nazi de 1933 à 1945 ont été le siège de la Gestapo et la SS , les principaux instruments de la répression pendant l’ère nazie. On peut y voir encore les vestiges des cellules où Himmler a fait incarcérer et torturer plus de 10 000 personnes pour avoir des informations. Les gens étaient encouragés à espionner ses voisins et dénoncer tous actes non patriotiques. Être gai, handicapé, fréquenter une juive, ne pas penser comme Hitler ou être un gypsi était considéré comme une traîtrise et encourait la peine de mort. Au sortir de la guerre le ministère avait des fiches d’information sur 1/3 de la population.

Notre visite se termine bientôt, nos pieds n’en peuvent plus et je suis certain que vous êtes déjà tannés de lire. On se rend au célèbre « check point charlie » que notre guide déteste. Elle a certainement raison et nous explique que c’est le summum d’un attrape touriste. Tout y est faux. Les gens déguisés en garde américain, sont des danseurs pornos et demandent 2€ pour prendre une photo avec eux. Le cabanon est en fait une reconstitution. Les photos de garde russe et américain, bardé de médailles ne sont historiquement pas juste et n’étaient pas là réellement. Les vendeurs de stock de l’armée sont des arnaqueurs et souvent des acteurs pornos dans la vie. Il y a même un gars qui a des étampes et qui peuvent étamper ton passeport avec l’étampe de la Russie, de la France,  de l’Angleterre, des Etats-Unis, de l’Allemagne et de check point charlie, ce qui rend ton passeport nul/invalide. Quelle bonne idée que de faire invalider ton « bon » passeport par un acteur porno déguisé en garde américain et ce pour  5 euros! On profitera plutôt de ce temps pour aller manger un morceau de gâteau dans un bon petit restaurant juste à côté.

Durant le temps que l’on marche pour aller au prochain point intéressant, on apprend que dans les années 1920, l’Allemagne était le lieu de perdition où les excès les plus fous étaient possible. La prostitution, la cocaïne, l’héroïne, l’alcool et l’opium étaient légales. Je vous laisse le soin d’imaginer les party qui étaient possible de faire dans les bars des environs. Elle nous raconta une histoire qui ne plairait vraiment pas à ma mère alors je vous en fais grâce, mais imaginer les débauches les plus extrêmes que vous puissiez penser, multipliez par deux et c’est encore plus fou. La seule personne qui a pris la parole et c’est ouvertement dit contre ses débilités et excès c’est  Hitler qui a mis un stop à tout ça. C’est aussi une des raisons pourquoi il a eu des gens qui étaient d’accord avec lui. L’Allemagne était rendu un pays de débauche et il a remis un peu d’ordre dans tout ça.

C’est presque la fin de nos 6h et plus de tour guidé, on passe à travers le plus beau square de Berlin: Le Gendarmenmarkt ou Place du Marché des Gendarmes qui est située au centre de Berlin, dans l’arrondissement de Mitte. Elle est bordée par le Konzerthaus (salle de concert) et les deux cathédrales réformées (française et allemande). Au centre, se dresse une statue du célèbre poète Frédéric Schiller. La place fut créée par Georg Christian Unger à la fin du XVIIe siècle, qui lui n’était pas catholique, mais disait que toutes les religions ont droit d’exister et fit construire une église aux pères catholiques. Les catholiques étaient tellement contents qu’il firent construire une église en l’honneur des protestant. Donc, une église catholique construite par les protestants et une église protestante construite par les catholiques, et ce presque identiques placées l’une face à l’autre, Berlin est plein de contradictions. Le édifices tout neufs qui entourent la place ont été refaits, car presque tout Berlin, c-a-d 80% des édifices après la guerre avait été détruits.

On se rend au point d’intérêt tout près de La Bebelplatz, une place publique de Berlin. La place est sur le côté sud de l’avenue Unter den Linden, l’un des axes principaux est-ouest dans le centre de la ville. Elle est délimitée à l’est par l’Opéra d’État (d’où son nom d’avant-guerre), à l’ouest par des bâtiments de l’Université Humboldt et au sud par la cathédrale Saint-Edwige, la plus ancienne église catholique romaine de Berlin. Cet ensemble trouve son origine dans un plan urbanistique entrepris sous le règne de Frédéric II de Prusse. Un opéra, une académie des sciences, un château étaient projetés. Ce rêve de grandeur a cependant pâti des mauvaises finances du roi de Prusse grevées par les guerres et des aménagements successifs qui ont déséquilibré l’ensemble. Seul l’opéra fut construit selon les plans initiaux.

La Bebelplatz est surtout connue comme le site de l’autodafé des livres qui s’est déroulée le 10 mai 1933 par les membres de la SA et des groupes de jeunes nazis, sur l’instigation du ministre de la propagande, Joseph Goebbels. Ce jour-là, des étudiants brûlèrent 20 000 livres « non allemands » pris dans les bibliothèques et les librairies. Les étudiants firent la chaîne pour jeter les livres dans les flammes, dans les hourras, pendant qu’un condisciple déclamait les noms des auteurs concernés. Après Karl Marx et Karl Kautsky, vinrent les noms de 19 écrivains parmi lesquels entre autres, Bertolt Brecht, Alfred Döblin, Lion Feuchtwanger, Sigmund Freud, Erich Kästner, Heinrich Mann, Carl von Ossietzky, Erich Maria Remarque, Kurt Tucholsky, Franz Werfel, Arnold Zweig et Stefan Zweig.

Il y a le mémorial qui fait suite à l’Autodafé (brulé les livres). C’est une vitre au sol où l’on peut voir une bibliothèque vide avec une place pour chacun des livres brûlés. On peut y lire la phrase suivante : Le 11 mai 1933 à Berlin « Là où on brûle des livres, on fini aussi par brûler des hommes.  »— Heinrich Heine, Almansor, Un visionnaire ?

Le tour se termine , enfin ! sur l’ile aux musées devant L’Altes Museum (soit Vieux Musée en allemand), un des nombreux musées de l’île aux Musées à Berlin. Depuis sa restauration en 1966, il abrite la collection d’œuvres antiques des Musées Nationaux de Berlin. Il fut le premier musée public de Berlin où un grand bol en marbre est posé devant. Pas trop impressionnés par la sculpture, on apprend que c’est le plus grand bloc de marbre jamais découvert, une pièce immense, qu’ils ont sculpté en bol et mis devant. En le déposant, ils l’ont échappé et l’on brisé! Moi je trouve ça très drôle! L’édifice impressionne par ses colonnes et son état est un musée. C’est de là que Hitler faisait ses rassemblements et discours.

Sur cette place, on peut voir Le Berliner Dom, cathédrale historique de Berlin située sur l’île aux Musées. L’empereur Guillaume II a voulu pour l’église luthérienne une cathédrale digne de la grandeur de la capitale impériale. Il la fit alors construire sur le lieu d’une ancienne cathédrale du XVIIIe siècle . Sa construction s’étala entre 1894 et 1905. L’édifice est de style de la haute renaissance italienne. On ne pourra même pas la visiter le dimanche, il y avait un concert.

Ouf, c’était un méchante journée, j’ai la tête qui tourne, on est crevé et il commence à pleuvoir. On prend congé de notre guide en la remerciant de tout et on prend le métro pour se rendre à notre hotel, en fait une auberge de jeunesse située un peu à l’extérieur du centre de Berlin, à 5 stations de métro. On fait le check-in et on prend une mini pause pour ensuite repartir aux alentours pour se trouver une place pour manger. On est dans le quartier des étudiants, donc les restaurants sont bien et pas cher. On mangera un super souper dans un resto correct, sans plus, mais la nourriture était excellente pour 36 euro total. Il est grand temps de retourner à l’hôtel et ça ne prend pas 5 minutes que l’on est couché et on dort profondément. Ce fut une très longue journée, mais combien enrichissante sur le plan culturel.

MAM

[Photos du tour de Berlin - partie 2]