Lundi 12 septembre 2011: Nous voici déjà rendus à notre dernière journée en Islande et nous terminons avec la cerise sur le sundae puisque nous passerons du temps au Blue Lagoon pour profiter des bains dans les sources thermales et un bon massage. Avant d’arriver à ce moment de la journée pour se gâter, on fait un tour sur la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest.
Sur la route, on fait quelques arrêts, dont le premier pour voir un petit village de pêcheurs avec de minuscules maisons, simples et colorées sur le bord de l’océan. Aussi, un peu plus loin, nous nous sommes arrêtés dans une aire de repos pour regarder les pancartes informatiques et nous avons vu un escalier de bois qui descend dans le sol. En fait, il mène dans une cave formée par la lave et on prend le temps d’aller voir de plus près. C’est assez haut et large, mais c’est dommage que le plafond se soit écroulé, alors nous avons une cave à ciel ouvert.
Un moment que nous avons bien aimé est celui où nous avons vu un phare au loin et que nous avons emprunté le chemin en gravelle pour s’y rendre. Arrivés au bord de l’eau, nous avons marché jusqu’en haut de la butte et nous avions une belle vue sur l’océan, le rivage, le phare et au loin de la vapeur provenant de sources thermales. D’ailleurs, nous avons fait le chemin pour aller voir ces sources de plus proches juste après cet arrêt. Nous sommes restés sur le sentier aménagé pour éviter d’aller trop près de la marmite de la sorcière provenant de la légende disant qu’une sorcière habitait ici et s’occupait de sa grande marmite de boue qui bouillait. Les vapeurs transportant l’odeur de souffre nous envahit de temps à autre selon la direction du vent. Le sol chaud est multicolore à plusieurs endroits et c’est très spécial.
On poursuit notre route qui fait le tour de la péninsule jusqu’à Keflavik, là où nous arrêterons manger. Finalement cette ville n’a pas vraiment de charme. Il y a une grande rue commerciale, mais sans uniformité ni ambiance. Nous avons regardé pour des restaurants et c’est surtout de style fast food. On s’arrête chez Quiznoz pour manger des wraps, mais c’est annexé à une station service, alors pour le décor, ça fait dure. Bref, au moins le sandwich est excellent.
Quelques minutes plus tard, nous arrivons au Blue Lagoon situé au milieu des champs de lave et de lichen alimenté par l’eau de la centrale électrique géothermique voisine. La particularité de cette station thermale est la création d’un lac totalement artificiel de plus de 200 m de long dans une zone volcanique. L’eau utilisée dans le lagon est naturellement riche en sels minéraux, silicates et algues bleu-vertes. Ce sont ces algues qui donnent au lagon sa couleur bleue turquoise laiteuse. Grâce à un forage à plus de 2’000 mètres de profondeur, la centrale extrait une eau sous pression à 240°C réchauffée par l’activité volcanique de l’île qui permet de produire de l’électricité géothermique et de chauffer les villes de Grindavik et la capitale Reykjavik. L’eau chargée en silice ressort de la centrale entre 30 et 39°C et alimente directement la station thermale et le lac artificiel pour le plus grand bonheur des islandais et des curistes.
Le massage pour lequel j’avais fait la réservation la veille a été mal pris en note et au lieu d’avoir un traitement suivi d’un massage, nous n’avons que le massage. Les plages horaires étant complètes, il n’est pas possible de réparer leur erreur, alors on accepte le massage, c’est quand même mieux que rien. Mais avant de se faire masser, on va dans les bains. Une immense piscine naturelle s’étend derrière le bâtiment moderne. Plusieurs mini baies sont autour du grand lagon et les courants d’eau chaudes se promènent. Il y a aussi deux bains à vapeur, un sauna et une chute massage.
Munis de notre bracelet high tech qui ouvre notre casier, nous permet d’acheter des boissons au bar et de ne payer qu’en sortant, nous entrons dans l’eau. Elle est effectivement chaude, juste assez pour rester longtemps sans avoir trop chaud, mais avec quelques courant d’eau plus chaude à certains endroits. Des bols de silice blanche est à disposition pour se faire un masque facial, alors on s’enduit le visage et on attend que le masque sèche. Ah que ça fait du bien! Il fait une magnifique journée, le soleil est au rendez-vous, on ne peut demander mieux.
L’eau rend notre peau toute douce et nos muscles commencent à se détendre. Toutefois, ce n’est que sous les mains expertes du masseur qu’ils sont bien détendus. Nous avons pris un massage extérieur fait dans l’eau. On s’étend sur un matelas flottant, une couverte mouillée nous recouvre pour nous garder au chaud et le masseur nous fait le massage dans l’eau en nous faisant naviguer. Nous sommes sur le dos et le massage se fait en passant ses mains puissantes entre notre dos et le matelas. C’est un massage particulier, mais qui ne perd pas son efficacité. Aussi, on dirait qu’on danse avec lui dans l’eau puisque les mouvements qu’il fait pour changer de position nous fait virevolter sur la surface de l’eau. Pour nous garder au chaud, il fait en sorte de nous immerger un peu dans l’eau chaude de façon régulière tout en laissant notre tête sortie. C’est vraiment spécial et relaxant.
Les plaisirs de la vie ne peuvent durer éternellement, il est maintenant l’heure de rentrer au guesthouse pour être à l’heure pour le rendez-vous donné à la personne qui vient récupérer le véhicule. C’est ce qui est bien avec la compagnie que nous avons choisie (viking car rental via extreme island) c’est qu’ils viennent chercher le véhicule à l’heure et l’endroit que tu veux. Une fois le véhicule rendu, nous pouvons profiter des installations du guesthouse. Nous sommes dans le sous-sol très bien aménagé d’une maison, Thverholt à Keyflavik. C’est zen, simple et chaleureux. Nous avons deux repas lyophilisés que nous prenons ce soir puisqu’il y a une cuisine aménagée. Aussi, on refait la disposition de nos valises afin de remettre les vêtements chauds dans la grosse valise que nous laisserons à l’aéroport pendant nos quelques jours en Pologne.
Pendant que je rattrape le retard dans l’écriture des posts, Marc-André part à la recherche d’aurores boréales. Il marche dans le boisé derrière la maison lorsque le ciel commence à s’éclairer de vert. Il passe alors plus d’une heure à l’extérieur à prendre plusieurs photos dans des angles différents. C’est tout gelé qu’il revient se glisser sous les couvertes du lit, fier des belles photos prises.
Brigitte
[Photos du Blue Lagoon et pointe sud]
Dimanche 11 septembre 2011: Pour une deuxième journée consécutive, nous avons pris un voyage d’un jour organisé. Aujourd’hui, nous avons sélectionné un tour à cheval avec www.extremeiceland.is (viking tour) dans la région de Reykjanes, à quelques minutes à peine de Reykjavik. Cette fois-ci, nous serons plusieurs puisque la navette qui vient nous chercher à l’hôtel est pleine. Nous avons choisi un tour qui dure toute la journée, incluant le diner servi sur place.
La fin de l’introduction se termine par une montée de colline au galop que je fais très bien et où je me suis sentie à l’aise. Je me dis que ce ne sera pas si pire finalement. On rentre dans l’enclos avec nos chevaux et on enlève les selles et les mors par nous-même en suivant les instructions des guides. Ce n’est pas difficile une fois qu’on sait comment faire. Un petit goûter nous est servi, pas très complet puisqu’une soupe aux légumes et poulet avec du pain sont au menu. On comprendra plus tard que de retourner faire du trot en après-midi, c’était bien de ne pas avoir trop mangé.
Nous traversons un grand champs de lave et le paysage est magnifique. Il y a beaucoup de gens dans les champs qui cueillent des bleuets sauvages puisque c’est la saison. Je suis plus à l’aise sur mon cheval et lors du trot je réussis à ne tenir que les reines et non plus la selle comme ce matin. C’est beaucoup mieux comme ça. On fait une pause d’une vingtaine de minutes près d’un enclos de moutons et d’une grotte. On se dégourdit les jambes pendant que les chevaux prennent une pause et broutent de l’herbe. On marche jusqu’à l’enclos fait en roche, mais les moutons n’y sont pas. On en profite pour cueillir un peu de bleuets, c’est bon!
C’est notre dernière soirée à Reykjavik et nous avons réservé au Perlan, restaurant très réputé en Islande. Le restaurant tournant est au cinquième étage au dessus d’une terrasse panoramique. Le bâtiment était à l’origine un réservoir où est stockée l’eau chaude d’origine géothermique. En 1991, les réservoirs ont été rénovés et une structure hémisphérique fut mis au dessus et c’est là qu’est le restaurant. Nous avons pris le menu dégustation, soit cinq plats accompagnés de vin à chacun des mets. Ainsi, nous avons eu un carpaccio de veau en amuse-bouche, du saumon fumé, un petit médaillon de St-Jacques et un morceau de homard fris séparés en deux entrées, suivies de filet d’agneau pour Marc-André et de poisson pour moi et enfin une tarte style gâteau au fromage. Le repas était délicieux et bien accompagné par le vin. Le fait que le restaurant tourne peut donner quelques vertiges, mais en mangeant les yeux dans les yeux, les maux disparaissent. Nous nous sommes bien gâtés et avons eu un délicieux repas pour pas si cher que ça.
Samedi 10 septembre 2011: Aujourd’hui, nous nous sommes payés un tour guidé (mountainguides.is) que nous avions réservé lors de notre planification. Notre guide vient nous chercher à 8:30am et sera avec nous toute la journée pour nous faire découvrir la région au nord et nord-ouest de Reykjavik. Nous aurons l’occasion d’avoir un tour privé puisque personne d’autre ne s’est joint à nous. C’est parfait comme ça, on pourra marcher à notre rythme puisque la première partie est consacrée à une randonnée d’environ trois heures.
Une fois en haut, elle nous propose de prendre une collation avant de faire la descente par le même chemin. Marc-André n’aimant pas repasser sur ses pas demande s’il y a un autre chemin pour redescendre. Nous sommes chanceux, il y en a un autre qui franchi la rivière tout en haut et redescend de l’autre côté du canyon. Cette rivière est beaucoup plus large et il n’y a pas de pont ni série de rochers pour nous permettre de traverser au sec. Nous devons la franchir à gué et comme nos bottes ne sont pas imperméables, il est préférable de les enlever et de traverser pieds nus. Notre guide a des bottes imperméables et nous aide à traverser en nous tenant la main dans les passages difficiles ou glissants. L’eau est glacée, mais nos pieds tiennent le coup jusqu’à l’autre rive. Finalement, nous terminons la randonnée en 2.5h, ce qui est très bien. Nous avons eu un beau panorama tout au long de la randonnée.
On prend une pause diner dans un café tout près avant de reprendre la route autour du lac Þingvallavatn. En chemin, on s’arrête au milieu de nul part et notre guide sort les casques avec les lumières frontales; nous partons à la découverte d’une grotte, celle de Gjábakkahellir, longue de 364 mètres formée par la lave. Lors de la coulée de lave, la partie supérieure a figée, mais la lave bouillante encore en dessous a continué son avancée laissant derrière elle un tunnel vide sous la lave durcie. Cette grotte est ouverte aux deux extrémités, ce qui facilite sa visite. Il fait bien noir à l’intérieur, mais avec nos lampes torches, on éclaire juste assez pour voir devant nous. Il est difficile de marcher sur les gros morceaux de lave détachés qui sont en fait de grosses roches avec des formes particulières. A quelques endroits, le plafond est très bas, mais il est majoritairement élevé ce qui nous permet de marcher bien droit la plupart du temps. A l’intérieur, les parois offrent différentes couleurs et formes selon les minéraux. La visite est très intéressante malgré que ce soit trop court. C’est une découverte qu’on ne peut faire qu’avec un guide puisqu’il n’y a aucune indication et il est presque impossible pour nous de le trouver par nous-même. D’ailleurs, on ne s’y serait pas aventuré seuls.
Nous trouvons un petit restaurant sympathique au centre-ville et lorsque nous retournons vers la voiture, de belles aurores boréales vertes dansent dans le ciel. Heureusement que nous avons l’appareil photo avec nous, on va sur le bord de l’eau et on prend plusieurs photos. Il y a plein de gens qui s’émerveillent devant ce phénomène rare pour nous, touristes. Plusieurs essaient de prendre des photos, mais rien ne ressort puisque nous n’avons pas les bonnes programmation. Grâce à l’appareil performant et professionnel de Marc-André, on réussit à prendre de très belles photos. Nous sommes très contents de les avoir vues, c’est un des premier soir où le ciel est bien dégagé et qu’on peut les voir. Aussi, nous pensions devoir attendre minuit pour les admirer, mais dès 10h30pm elles éclairaient déjà le ciel. Nous étions au bon endroit au bon moment.
Vendredi 9 septembre 2011: Le ciel est tout bleu et il n’y a aucun nuage, ce sera une magnifique journée ensoleillée, mais le froid reste de la partie avec une température à peine entre 2 et 5 degrés celcius. C’est idéal pour notre activité de la journée, une randonnée dans une région des plus spectaculaires de l’Islande, le Landmannalaugar.
Nous contournons le camping vers le nord et ensuite vers l’est sur les montagnes avant de redescendre dans la vallée et la coulée de lave pour finalement rejoindre le camping. La descente est assez aisée et nous sommes maintenant dans la grande vallée entourée des montagnes. Là on se sent petit comparativement à lorsque nous étions tout en haut des montagnes. Nous traversons facilement la vallée en faisant attention de ne pas marcher dans l’eau puisqu’il y a plusieurs petits cours d’eau. Nous atteignons rapidement la dernière section, celle de la coulée de lave. Ainsi, on se promène entre les rochers de laves qui ont figé avec le contact de l’air frais. Autour de nous, toutes les roches sont noires et la verdure n’a pas encore pris possession de l’endroit même si quelques arbustes ont pris place.
Après la randonnée, on reprend la route pour visiter davantage de cette belle île qu’est l’Islande. Nous n’avons pas beaucoup d’arrêts de prévus, mais le paysage qui défile est magnifique et évolue d’un kilomètre à l’autre. Nous traversons des champs de lave durcie et ils sont tous différents les uns des autres; à certains endroits ce sont de gros monticules, d’autres de petits cailloux ou même de la poussière comme dans un désert. Une fois terminée le paysage lunaire des highland, nous reprenons la route asphaltée entourée de verdure. Les fermes et leurs animaux commencent à faire partie du décor.
Une réplique exacte de cette ferme a été construite quelques kilomètres plus loin à Skeljastadir en se basant sur les plans de la ferme de Stong et sur les descriptions d’habitat médiéval extraites des sagas. La ferme reconstituée s’appelle Thjodveldisbaer. Nous sommes en dehors de la saison estivale, alors nous ne pouvons visiter l’intérieur qui nous aurait fait découvrir l’aménagement. Toutefois, on peut avoir une bonne idée de l’extérieur avec la maison tout gazonnée. A l’extérieur, une petite église en bois debout jouxte la ferme, fermée elle aussi. Nous sommes un peu déçus de ne pouvoir voir l’intérieur et on ne peut même pas regarder à travers les fenêtres puisqu’il n’y en a même pas!
Jeudi 8 septembre 2011: Nous sommes rendus à la journée la plus trépidante et aventureuse de notre voyage, celle de la traversée des hautes terres. C’est une route en gravier d’une longueur de 240 km qui traverse du nord-est au sud-ouest l’Islande à travers le centre non habité, montagneux et aride. Selon nos recherches, la traversée devrait durer 10 heures puisqu’ils estiment que nous rouleront à environ 30-40km/hr. Comme nous voulons faire quelques arrêts pour faire des photos et se dégourdir, on ne veut pas partir trop tard pour éviter d’arriver à une heure décente au gîte.
Nous aurions pu emprunter la F35, mais elle est plus à l’ouest. Au début du chemin, nous croisons les chutes de Aldeyjarfoss et on décide de s’y arrêter aussi. Sur le reste du chemin, ce sera comme un désert avec peu ou pas d’arrêts, alors on profite de ceux qu’on a lorsqu’il y en a. On descend une pente à pied pendant quelques minutes avant d’avoir la chute qui coule au fond du canyon.
L’autre difficulté, ou plutôt particularité puisque nous n’avons eu aucune difficulté, était les passages à gué de rivières. Nous avions trois rivières à traverser directement dans l’eau, mais elles n’étaient pas larges ni creuses alors c’était presque comme traverser une grande flaque d’eau. Nous n’avons pas pris de chance, on a mis les quatre roues motrices pour s’assurer de ne pas rester pris. Je suis très fière de moi, j’ai traversé les rivières comme une grande. Nous avions vu des vidéos de traversées de rivières, mais c’était beaucoup plus difficile que celles que nous avons traversées. Tout doit dépendre de la saison à laquelle on y passe et la quantité de pluie qui est tombée. Alors, pour ceux qui feront la traversée un de ces jours, ayez en tête que ça peut être pire que ce que nous avons vécu et filmé.
Mercredi 7 septembre 2011: A notre réveil, on constate qu’il pleut fort et le ciel est bien couvert. On espère que le temps changera durant notre petit déjeuner, mais il y a de faibles chances puisque c’est ce qu’annonçaient les prévisions météorologiques. On prend donc notre temps puisque de toute façon nous restons une deuxième nuit à cette ferme et que nous n’avons pas de route à faire. Tout est à proximité et comme nous n’avons que des activités extérieures de prévues, mieux vaut attendre que ça cesse ou du moins diminue. Peine perdue, il est 11ham et la pluie tombe toujours autant. On prend notre courage à deux mains et on va affronter le mauvais temps, sinon on ne visitera rien.
On remarque une indication pour un site intéressant et on prend le petit chemin de terre en direction de Grjótagjá. A peine deux kilomètres plus loin et on voit de petites affiches. On fait une remarquable découverte, de belles caves avec des bassins d’eau chaude provenant de sources thermales. Dans la première cave, deux personnes se baignent et nous donnent envie de les imiter. Nous avons nos costumes de bain avec nous alors la décision est vite prise. Une fois enfilés, on trempe nos orteils qui sont vite ébouillantées! On essaie de les tremper petit à petit, mais c’est beaucoup trop chaud pour nous, alors on remet nos vêtements chaud pour retourner dans la tempête.
Nous arrivons à Hverir, quelques minutes à peine de Grjotagja pour admirer les marmites de boue en ébullition sur le mont Namaskaro. En descendant la colline, on aperçoit de la vapeur qui sort du sol et quelques voitures stationnées, ce sont des touristes aussi braves que nous. On enfile nos punchos par dessus nos manteaux pour essayer de se garder au sec malgré la neige fondante, mais avec le vent et le froid, nos punchos ne résistent pas. On fait un rapide tour des installations pour voir de plus près ces trous d’où sort la vapeur et bouillonne de la boue. La senteur de soufre est bien présente et on ne peut pas dire que ça sent bon.
La neige gicle notre visage et c’est avec les joues bien rouges, refroidies par le temps que nous retrouvons le calme et la chaleur du camion. On profite de ce moment au chaud pour grignoter et se sécher un peu. Juste en face, il y a la route qui mène à Kafla et au cratère Víti. La route monte en altitude et la neige n’est plus fondante du tout et s’accumule. C’est sur une route enneigée et avec une visibilité réduite que nous arrivons au bout du chemin quelques kilomètres plus loin. On fait quelques pas pour arriver au cratère Víti qui est en fait un cercle d’une circonférence d’environ 300 mètres. Ce cratère a été formé suite à la puissante explosion de 1724. D’ailleurs, cette explosion a marquée le début des activités nommées Myvatnseldar qui ont durées cinq ans et sont reconnues comme la plus longue éruption en Islande. Nous avons pris à peine quelques secondes pour faire un petit vidéo et prendre deux-trois photos, on ne voit pas très loin et il fait froid. C’est tellement dommage parce que nous aurions pu faire une belle randonnée sur la montagne Krafla s’il avait fait un peu plus beau, mais là avec cette neige, on ne voit pas le sentier et il n’y a pas de panorama, ça ne vaut pas la peine d’y passer plus de temps.
Le Hverfjall (en islandais la « montagne de la source chaude ») est un volcan situé sur le site du lac Mývatn. Il est apparu il y a 2 500 ans et est le résultat d’une seule éruption appartenant au cycle de Hverfjall du Krafla. Le cône fait environ 250 mètres de haut et 200 mètres de profondeur pour un diamètre de 1 200 mètres. Nous avons fait la montée assez facilement, mais arrivés en haut le vent soufflait encore plus fort. Nous n’avions pas une très belle vue à cause de la neige, mais sinon par temps clair nous aurions eu un magnifique panorama sur le lac et les montagnes environnantes. N’ayant pas cette chance, on ne passe pas de temps là haut et on redescend rapidement.
Il y a plusieurs sentiers qui nous font découvrir le site et chacun a une distance et durée différente. Les sentiers, jaune, rouge et bleu sont très clairement indiqués et il y a des cartes pour nous situer à plusieurs occasions sur le parcours. Avec les flocons de neige qui tombent, la visite du site est féérique. Les rochers de lave sont particuliers et les plus intéressants sont ceux qui ont un trou. A mi-parcours, on bifurque pour poursuivre sur le sentier qu’ils qualifient de difficile. Toutefois, il n’y a aucune réelle difficulté sauf qu’il n’est pas plat et passe plutôt à travers les rochers, nous faisant gravir des roches, passer sur de petits passages. Bref, le genre de sentier un peu plus sportif et qui nous fait découvrir de belles choses et sous un angle différent. L’heure que nous avons passée sur le site a été fort agréable et si ce n’eut été de la température et de l’heure, nous aurions passé plus de temps.
Mardi 6 septembre 2011: Nous avons changé notre programme de la journée puisque, après réflexion et analyse de la carte, on s’est rendu compte que ce que nous avions planifié ne fait pas de sens. Nous voulions aller voir Askja, un grand rassemblement de caldeira dont une qui est partiellement remplie d’eau (Öskjuvatn). Pour s’y rendre, nous devions faire une centaine de kilomètres sur une route en gravier et en plus, il fallait revenir. Le tout nous aurait pris beaucoup trop de temps pour n’aller voir que ça et il fallait aussi ajouter le temps de route pour se rendre à notre destination de la journée. Consensus obtenu, on refait notre itinéraire pour décharger la journée de demain et devancer quelques activités pour aujourd’hui.
Nous sommes au Parc National de Jökulsárgljúfur, le plus large et plus spectaculaire canyon de l’Islande avec ses 25km de long, 500m de large et une profondeur qui excède les 100m à plusieurs endroits. Au fond du canyon coule le fleuve Jökulsá á Fjöllum qui se jette successivement dans quatre chutes, celles de Selfoss, Dettifoss, Hafragilsfoss et Réttarfoss. Le parking est à la chute de Dettifoss puisqu’elle est la plus grande avec ses 45m de haut et 100m de large. Nous sommes tout en haut de la chute et on peut s’approcher tout près du bord pour voir le fond où atterrit l’eau projetée. De voir l’eau descendre à pleine vitesse combinée avec le bruit assourdissant et la hauteur, ça donne le vertige et je ne reste pas trop longtemps sur le bord. Marc-André, plus aventureux et désireux d’aller toujours plus loin et plus proche du point d’intérêt s’avance sur le rocher le plus près du bord et s’installe pour prendre ses belles photos. Ça me stresse un peu, mais il est prudent et avance doucement sans mouvement brusque.
On revient sur nos pas par le même sentier, la petite marche a valu le déplacement, ce que ne font pas tous les touristes qui se contentent de Dettifoss. Il n’y a pas de sentier pour se rendre à celle de Hafragilsfoss, mais on peut s’y rendre en voiture. Nous avons une vue plongeante sur cette chute et la suite du fleuve qui coule doucement dans le canyon. D’en haut, on voit bien le trajet de l’eau qui poursuit sa descente et sur le panorama environnant. C’est bien de combiner la vue sur la nature, ici une chute en l’occurrence et ses alentours, avec une activité sportive tout aussi simple que de la marche. La randonnée n’a pas besoin d’être longue ni difficile pour être appréciée, seulement bien aménagée avec un environnement intéressant et nous sommes comblés.
On s’est rendu en camion jusqu’au bout de la route qui nous a mené au fond de la forme de fer à cheval. De là, nous avons emprunté le sentier le plus court pour avoir un point de vue. Dans la gorge, où il y avait probablement une grande chute d’eau autrefois, on trouve aujourd’hui un petit lac avec beaucoup de canards d’espèces différentes. Il y a aussi (fait assez rare en Islande) un bois de bouleaux. Ainsi, nous avons marché une vingtaine de minutes dans cet endroit avant de revenir au camion. Cherchant une autre alternative pour avoir un meilleur point de vue et surtout voir la forme particulière de ce site, on examine la carte de plus près. On voit différents sentiers de randonnées, mais il ne nous reste pas assez de temps devant nous pour faire le plus long qui longe le canyon d’en haut. Toutefois, il y a un parcours moins long sur un rocher au centre du canyon qui nous offre un bon compromis.
Lundi 5 septembre 2011: C’est sous la pluie que nous débutons la journée et ce sera comme ça presque toute la journée. Heureusement, nous faisons principalement de la route, alors nous n’en subirons pas trop les conséquences. Pendant quelques kilomètres, nous sommes sous une petite pluie fine, les kilomètres suivants c’est dans le brouillard, ensuite, une pluie forte ou du soleil, tout ceci en alternance tout au long de la journée. Nous n’avons pas beaucoup d’arrêts selon notre programme, les attraits principaux sur ce tronçon étant les villages et le paysage.
Nous arrivons au village de Djupivogur et il fait beau. Nous en profitons pour aller marcher sur le sentier balisé qui nous fait découvrir des étangs propices à la nidification de plusieurs espèces d’oiseaux. Nous ne voyons pas beaucoup d’oiseaux puisque ce n’est pas la bonne période, mais la promenade est agréable. Ca fait du bien de se dégourdir les jambes et de respirer l’air marin et frais. Notre promenade dure environ une heure et de retour au village on trouve un restaurant pour diner puisque c’est l’heure du repas. Rien de très spécial ni typique, mais suffisant et bon dans un cadre simple.
Dimanche 4 septembre 2011: Après un bon petit déjeuner complet, nous sommes prêts pour débuter une autre journée de découverte de l’Islande. D’ailleurs, depuis le début de notre aventure en Islande, nous avons de très bons petits déjeuners avec un choix d’ingrédients pour plaire à tous. Ainsi, le ventre plein, nous sommes d’attaque pour aller découvrir le parc national de Skaftafell. Skaftafell couvre une surface d’environ 1’600 km carrés étendue sur trois vallées et une grande partie de l’espace est occupée par un immense glacier.
En quarante-cinq minutes, nous atteignons la chute de Svartifoss. Ce qui fait la renommée de cette chute n’est pas sa taille ou sa puissance, mais les magnifiques formations d’orgues basaltiques que l’on peut voir autour (style d’escaliers). Lorsque nous sommes tout en bas face à la chute, nous avons un mur de roche disposé en arc autour de nous. C’est ce mur qui est impressionnant grâce à la forme spéciale de ses roches. D’ailleurs, nous avons déjà vu ce type de roche hier juste à côté de la grotte. C’est tout à fait spécial et particulier.
De retour au camion, on mange notre casse-croûte avant de reprendre la route pour les prochains points d’intérêt. Sur la route, à Fjallsarlon, nous voyons une affiche avec un sigle qui signifie « point d’intérêt » et nous décidons de nous arrêter. Très bonne idée puisque devant nous s’étendent des blocs de glace (glaçons) détachés qui flottent sur un lac. Les glaçons sont d’une couleur bleu, sont de différentes grosseur et formes. La vue est magnifique malgré le temps couvert et les quelques gouttes de pluie qui tombent. Le lac est assez calme et les glaçons ne bougent pas beaucoup sauf les plus petits qui se laissent emporter par le faible courant créé par la rivière qui se dirige vers l’océan.
Nous avons traversé de l’autre côté de la rivière pour avoir un point de vue différent et nous avons vu un bateau qui offrait une promenade à travers les glaciers. Malgré l’heure tardive, ils offrent encore des tours et nous sautons sur l’occasion. La balade dure 30-40 minutes pour un coût de 30$ (3’000 ISK) par personne. Nous montons donc à bord du camion-bateau, enfilons nos beaux gilets de sauvetage orange fluo et commençons la balade. On commence sur la terre ferme avant de filer droit dans l’eau avec cet engin roulant et flottant à la fois. On navigue dans le lagon, mais on ne peut s’approcher des glaciers sinon nous pourrions faire comme le Titanic. Il y a une guide à bord avec nous qui nous donne un peu d’information sur le lagon et nous fait même goûter à la glace d’un glaçon repêché sous nos yeux dans le lagon. C’est la seule et unique fois que nous aurons l’occasion de goûter à de la glace aussi vieille! Enfin, ça goûte la même chose. Toutefois, cette glace fond moins vite puisqu’elle provient du glacier et la glace est beaucoup plus dense que celle qui est créé autrement à cause du poids que subit le glacier. Nous terminons le tour de bateau sous la pluie battante et c’est tout trempés que nous retrouvons le camion et reprenons le chemin de la ferme qui nous héberge ce soir.
Samedi 3 septembre 2011: A notre réveil, nous sommes bien contents de constater que le ciel est clair et qu’il fera beau. Nous ouvrons la fenêtre pour faire entrer l’air frais dans la chambre et c’est le calme plat à l’extérieur. Nous avons la vue sur le pâturage des moutons qui montent dans la montagne. Quelques uns broutent l’herbe tout en haut, elle doit être meilleure que celle d’en bas!
Notre premier arrêt est Dyrholaey, une péninsule / promontoire de 120 mètres de haut près de la petite ville de Vik. De là haut, nous avons une vue sur l’arche volcanique dont son nom signifie l’île haute avec le passage de porte. En fait, les bateaux peuvent naviguer à travers le trou. Nous ne sommes pas situés au meilleur endroit pour voir le trou d’un bon angle (« rocher percé »), mais n’avons pas trouvé d’autre sentier pour avoir une meilleure vue. De plus, avec la pluie, la visibilité n’est pas très dégagée. Toutefois, je savoure le son des vagues qui se fracassent sur les rochers et la plage, bruit que je ne me lasse pas d’écouter. A quelques reprises, on peut voir un bel arc-en-ciel qui prend fin dans les champs verts, mais toujours trop loin pour valider la légende du sceau rempli de pièces d’or.
D’où nous sommes, on voit deux pics de Reynisdrangar et nous espérons mieux les voir lors de notre prochain arrêt à Vik. Juste avant d’arriver au village de Vik, on emprunte une route accessible que par les 4X4 et qui monte jusqu’en haut de la falaise (149 mètres d’altitude). De là, on a une superbe vue sur les aiguilles de Reynisdrangar, sur le village de Vik vers l’est et le « Rocher Percé » vers l’ouest.
Nous avons parcouru les douze premiers kilomètres en quarante-cinq minutes environ et établissons que ça nous prendrait beaucoup trop de temps pour se rendre et surtout il faut revenir par le même chemin, et ce pour avoir une vue sur un volcan dont on ne sait même pas si on pourra bien voir vu la visibilité réduite par la pluie qui tombe encore. Nous sommes en fin d’après-midi et on décide de rebrousser chemin. Je retraverse la rivière, cette fois-ci avec plus d’assurance et on refait le chemin chaotique en sens inverse. Nous avons pris la bonne décision puisque nous sommes quand même arrivés à l’hôtel à 6h30pm.
Vendredi 2 septembre 2011: Nous dormons très bien dans les lits douillets en Islande et nous sommes réveillés avant le cadran. Une belle journée semble se promettre à nous, mais ici le temps peut changer rapidement et à plusieurs reprises, alors on prend le temps comme il vient. Nous ne ferons pas beaucoup de route aujourd’hui puisque toutes nos activités sont proches l’une de l’autre. Je prends le volant de mon gros camion 4X4 et on se promène dans la partie sud-ouest de l’île.
En route, nous apercevons les chutes de Seljalandsofoss que nous avions identifié comme point intéressant à voir lors de notre préparation. La chute, mesurant 65 mètres de hauteur se trouve à proximité de la chute de la Skogafoss. Ce qui est bien en Islande, c’est qu’il y a une route principale, la N1, qui fait le tour de l’île et tous les points intéressants sont indiqués et parfois visibles de cette route. Aussi, tous les points touristiques que nous avons vu jusqu’à présent sont naturels, aménagés et gratuits. Ainsi, nous laissons la voiture dans le stationnement et partons à pied pour voir de plus près cette chute. La particularité de celle-ci et la raison principale qui a fait que nous l’avons mis dans notre programme, c’est que nous pouvons marcher derrière la chute. Il y a un petit sentier qui fait le tour et nous passons à flanc de montagne sous la chute, sans se faire arroser ou du moins quelques gouttes à peine.
De retour au camion, on reprend la route afin de se rendre à notre rendez-vous avec un guide pour une promenade de trois heures sur le glacier. Nous avons du temps devant nous alors on fait le trajet lentement et on prend le temps de s’arrêter pour photographier le paysage, les fermes et les animaux qui veulent bien se prêter à la séance photo. Nous avons vu plusieurs vieilles bâtisses basses avec du gazon qui remonte sur le toit et aussi certaines construites presque dans le flanc de la montagne. On s’est arrêté pour en visiter une et à l’époque ils croient que la section dans la roche (grotte) servait d’entreposage pour le foin tandis que la partie rectangulaire en bois servait de forge.
Nous sommes étonnés de constater que le glacier n’est pas tout blanc, il y a plusieurs endroits noirs, comme si la glace était sale. En fait, c’est parce que le glacier est situé sur un volcan et lors des éruptions précédentes, la cendre a recouvert certaines parties du glacier et y est restée collée, ce qui fait qu’à plusieurs endroits c’est noir. Aussi, la cendre protège le glacier et ralenti relativement la fonte de celui-ci. A la queue leu-leu, nous commençons l’ascension facile sur le glacier. Ce n’est pas de la glace à proprement dit, ça ressemble plutôt à de la neige durcie ce qui fait que nos crampons agrippent bien sans avoir à donner de grands coups de pieds.
Nous n’aurions pas pu choisir meilleure journée pour faire notre tour sur le glacier puisque le beau temps est au rendez-vous. Ici en Islande, la température change très souvent et il n’est pas rare d’avoir du soleil, du vent et de la pluie dans la même journée, voire dans la même heure ou en même temps. Aujourd’hui, le temps est à prédominance ensoleillé avec quelques gouttes de pluie ici et là. Avec notre guide, nous faisons simplement une randonnée assez facile, ce n’est pas une sortie de spéléologie, ni d’escalade, c’est une découverte du glacier. La marche est agréable, instructive sans être incroyable. C’est une activité originale, instructive et c’est la seule façon d’aller sur un glacier et de faire un peu plus que de prendre une photo de loin. C’est une occasion presque unique puisqu’il n’y a pas des glaciers partout, mais ici il y en a plusieurs. Nous nous promettons d’aller faire du ski sur le glacier au Mont-Blanc, un de ses jours.
La chute large et haute fait un vacarme fou tandis qu’autour les moutons broutent calmement de l’herbe dans les champs verts. On s’avance sur le sable noir jusqu’au pied de la chute, mais on ne peut s’avancer trop près puisque l’eau crée un grand courant d’air et projette les gouttelettes d’eau qui nous mouillent rapidement. Un grand escalier permet de monter tout en haut de la chute d’où nous avons une superbe vue en plongée. Un sentier longe le cours d’eau et nous fait découvrir d’autres cascades un peu plus loin. La vue sur la rivière, la plaine et les montagnes autour est magnifique. Nous marchons ainsi pendant un peu plus de trente minutes avant de rebrousser chemin.
Jeudi 1 septembre 2011: C’est sous la pluie que nous commençons cette journée de visite, une petite pluie fine, mais constante. Toutefois, la chance est avec nous puisqu’elle s’arrête en cours de route, avant notre arrivée à notre premier arrêt. Au programme pour aujourd’hui, nous avons la visite du Golden Circle ou Triangle d’or qui est une route très prisée par les touristes. Le circuit est au nord-est de Reykjavik et passe par les villes de Thingvellir (Þingvellir), Geysir et Gulfoss.
C’est aussi le lieu où on peut voir clairement la séparation des plaques tectoniques eurasienne et américaine. Nous arrivons donc du côté de la plaque tectonique des Amériques et on voit de l’autre côté de la crevasse celle de l’Europe. Ici, c’est le seul endroit au monde où on peut voir cette séparation au dessus du niveau de la mer, sinon elle est toujours située au fond de l’océan. Encore une fois, il faut bien le savoir, car aucune pancarte ne l’indique sur place sauf un plan en trois dimensions à l’entrée du site. Ces deux caractéristiques uniques font de ce site un endroit exceptionnel et c’est pour cela qu’il est classé au patrimoine de l’UNESCO depuis 2004.
Vers midi, après un peu plus d’une heure à marcher sur ce lieu unique, on retourne au véhicule pour reprendre la route. On poursuit sur la même route, un peu plus vers l’est. Au moment où on se dit que nous devrions bientôt arriver à Geysir, on voit un centre d’information. Dès qu’on descend du camion, on s’aperçoit que nous sommes rendus puisque des petits jets de vapeur à la senteur de souffre sifflent juste à côté de nous.
C’est en fait une grande mare d’eau avec un peu de bouillons jusqu’à ce qu’une grosse bulle d’eau se forme et rapidement se transforme en jet d’eau qui s’élance vers le ciel. Des fois, c’est un petit jet très bref tandis que d’autres fois le jet s’élance très haut. Nous restons pour regarder quelques jets avant de se promener sur le site. Il y a plusieurs autres petites mares d’eau chaude, mais il n’y a plus d’activité dans celles-ci et aucun jet d’eau en sort. Sur le sol, il y a du calcaire partout et l’odeur du soufre emplit l’air. Quand on est près d’une marre, on ressent bien la chaleur en passant dans les nuages de vapeur. Une fois le tour fait, on peut reprendre la route pour voir les chutes situées à quelques kilomètres de là.
Gullfoss (la chute d’or) est une succession de deux chutes d’eau d’Islande situées sur la rivière Hvítá. Son nom provient de l’arc-en-ciel que l’on peut souvent voir au-dessus. D’une hauteur de 32 mètres et d’une largeur de 70 mètres, elle se trouve à quelques kilomètres du site de Geysir et forme avec celui-ci et Þingvellir le cercle d’or.
Avec la location du camion, nous n’avons pas pris de GPS puisque la plupart de nos activités n’ont pas d’adresse. Nous revenons aux bonnes vieilles méthodes et utilisons les cartes. Dans le camion, il y a deux bons livres / atlas pour les routes, ce qui nous est d’une grande utilité même si les routes sont bien indiquées. Il faut quand même savoir dans quelle direction aller avant de voir la pancarte de la ville que nous cherchons. Marc-André pratique son sens de l’orientation, mais ce n’est pas toujours facile avec les très longs noms avec des lettres qui se succèdent sans rien dire pour nous. Nous retenons les premières lettres seulement et surtout, ça ne vaut pas la peine d’essayer de le prononcer.
Mercredi 31 août 2011: C’est le début de notre voyage en Islande. Pourquoi visiter cette île située tout au nord de l’Europe tout près du pôle nord? D’abord pour la photo. Les plus belles photos que j’ai eu la chance de voir, avec des ciels magnifiques, des paysages somptueux et des couleurs magiques ont souvent été prises ici. Vous pouvez voir plusieurs de ces photos sur le site d’un photographe professionnel et grand voyageur : http://www.luminous-landscape.com/index.shtml. Aussi, c’est totalement dépaysant, après des 35 degrés en Chine, de venir se refroidir les idées ici, où il fait maximum 10 degrés en cette période ‘chaude’ de l’année ça nous plaisait. Aussi, l’Islande est un pays où la vie est extrêmement cher et à cause de la crise et d’une dévaluation énorme de sa monnaie dans les dernières années, c’est devenu une destination plus ‘accessible’ quoi que c’est toujours le double des prix que l’on paie en Europe.
Aussi dans tout le pays, il y a des fermiers qui élèvent moutons, chevaux et vaches, mais ne cultivent pas vraiment les terres, car le sol est volcanique et surtout, il fait froid, donc ce n’est pas terrible pour l’agriculture. On peut donc coucher chez l’habitant tout le long de la côte, en suivant la route principale la N1. On passe de ferme en ferme et presque partout on peut coucher dans une maison adjacente à la ferme, soit directement dans la maison du fermier. On a réservé d’avance avec : http://www.farmholidays.is/ les prix sont corrects et le confort très bon. On dort bien, on mange bien, que demander de plus.
Après un tour de reconnaissance de la ville en camion, on s’arrête dans le stationnement de la superbe et très originale église de Hallgrímskirkja qui veut simplement dire : église de Hallgrímur (Pétursson). Construite de 1945 à 1986, elle est en béton et sa flèche mesure 75 m. Elle a été le plus haut bâtiment d’Islande jusqu’à la construction de la tour Smáratorg. Son orgue possède plus de 5 200 tuyaux. Ici les églises sont de confession évangélique-luthérienne. L’église d’Islande ou Église évangélique-luthérienne d’Islande est l’Église nationale en Islande qui est de confession luthérienne qui, elle-même, a le statut de religion d’État. La statue au pied de l’église représente Leifur Eiríksson, fils d’Erik le Rouge, qui a découvert l’Amérique.
La faim commence à nous tourmenter et ce serait le temps de manger. Comme Brigitte a toujours le goût de manger les choses locales, on fait la recherche des resto avec des plats islandais au menu. N’ayant rien trouvé de vraiment typique, on se rabat sur un resto sympathique et à l’ambiance agréable. C’est de loin l’un de meilleurs repas que l’on a mangés depuis longtemps, Soupe, salade vraiment très bien apprêtée, digne des meilleurs restaurants où on a eu la chance de manger. C’est donc une super première expérience et surtout un léger choc quant à la facture. Pour un diner composé de trois entrées, une facture de 7900 isk. On doit compter un peu pour finalement arriver à la conclusion que c’est 79 $!
De retour à l’auto, on décide d’aller au musée national de l’Islande, supposément gratuit le mercredi (l’hiver seulement). Il se fait déjà tard, le musée ferme à 5pm. On perd un peu de temps à le chercher, surtout à trouver l’entrée. Il nous reste seulement un peu plus de 30 minutes pour visiter, la dame au comptoir nous fait un rabais et on passe à travers les deux étages d’exposition rapidement. Le premier étage est plus sur l’histoire du peuplement de l’île par les Vikings, les objets usuels et quelques squelettes. Il y a même une coupe transversale de sol exposée entre deux vitres nous montrant les différentes explosions de l’un des volcans les plus connus d’Islande et également l’un des plus actifs. On y voit les différentes couches plus ou moins épaisses de cendre qui a recouvert l’île. Sur le deuxième étage, des bateaux, des maisons (habitation typique) et des explications sur la vie des gens de l’époque.