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Jordanie (Jour 18) Amman et châteaux du désert

Dimanche 26 septembre 2010: Nous débutons la dernière journée de notre périple Egypte-Jordanie et encore une fois nous avons un programme bien chargé. En début de matinée, nous parcourons en voiture la capitale de la Jordanie, Amman. Nous passons à travers des quartiers riches où toutes les maisons sont en granit blanc, elles sont immenses et les avenues sont bordées de gros arbres bien fournis.

Nous faisons un arrêt obligé à la Citadelle d’Amman, c’est en fait le site de l’ancienne capitale Rabbah-Ammon dont les fouilles ont révélé de nombreux verstiges des époques romaine, byzantine et du début de l’ère islamique. La Citadelle est située sur une colline d’où elle surplombe le reste de la ville. Nous y faisons le tour par nous-même et découvrons le temple d’Hercule, l’église byzantine ou du moins ces vestiges et enfin le Palais omeyyade qui date de 750 après JC. Ce dernier est le seul bâtiment encore sur pieds et on peut y entrer pour découvrir les 4 niches voûtées. La grande allée bordée de colonnes traverse tout le palais avec des constructions en ruine de part et d’autre.

Sur le site, il y a aussi le musée archéologique avec les célèbres manuscrits de la mer morte, des poteries, statuettes, bijoux, jarres….datant des diverses époques passant de l’âge de pierre, de fer, de bronze,  néolithique, byzantine, romaine, mamluk, juive…

Un peu plus loin sur notre route, nous nous arrêtons à une mosquée qui a été construite en commémoration de 7 personnes qui auraient vécues dans une cave et seraient restées endormies durant 309 ans. Mythe ou réalité? Peu importe la réponse, cette histoire fait partie des croyances chrétiennes et musulmanes, ce sont les 7 dormants d’Éphèse. Pour entrer sur le site, j’ai du revêtir une cape afin de respecter le lieu culte. Nous sommes entrés dans la cave et avons vu les tombeaux où sont maintenant enterrés les 7 corps à l’endroit même où ils auraient dormi toutes ses années.
[Photos de la ville d'Amman]

Notre programme principal de la journée est la visite de 3 châteaux Omeyyades du désert. Ce sont des exemples de l’architecture et de l’art du début de l’ère islamique alors vous ne serez pas trop étonnés de voir que ça ne correspond pas à notre définition de château. Appelés châteaux en raison de leurs imposantes structures, les bâtisses du désert avaient différentes fonctions et permettaient aux lointains souverains de resserrer les liens avec les bédouins locaux. Ils pouvaient servir de station pour les caravanes, de centre agricole et commercial ou d’hotels.

Le premier château visité, celui de Qasr Al Khareneh, date du 8e siècle. Du premier coup d’oeil, ça a l’air d’une grosse bâtisse carrée, plutôt une forteresse qu’un château. Toutefois rendus à l’intérieur, tout est bien conservé, tout est encore sur pieds et on peut se promener dans toutes les pièces qui sont réparties sur 2 étages. C’est comme un labyrinthe qu’on s’amuse à parcourir de pièce en pièce. C’est assez grand, mais évidemment aucune salle n’est meublée. Avant de repartir, nous prenons le thé sous la tente bédouine installés comfortablement sur les coussins. Ah ce délicieux thé bédouin!

Le château Qasr Amra, l’un des monument les mieux préservés, est classé patrimoine mondial de l’Unesco. A l’intérieur les murs et plafonds sont recouverts de fresques et deux autres pièces sont pavées en mosaïques colorées. Ce château est particulier puisqu’il y a un moulin à l’extérieur ainsi qu’un grand bain. En somme, il est beaucoup plus petit que l’autre et n’avait sans doute pas la même utilité que le précédent.

Enfin le troisième est totalement d’un autre style puisqu’il est construit avec du basalte noir. Ainsi, le fort Qasr Azraq est tout noir, a été bâti par les romains et reconstruit par les arabes durant les croisades. D’ailleurs il a été célèbre durant la première guerre mondiale losque Lawrence d’Arabie l’utilisa comme base militaire pendant la Révolte arabe contre les turcs. Il y a une grande cour intérieure avec une mosquée en son centre. Il y avait aussi un puit qui était relié par un canal jusqu’à un oasis tout près au cas où le fort serait piégé. Ils pensaient presque à tout.

[Photos des châteaux du désert 1/2]

[Photos des châteaux du désert 2/2]

Notre agenda de visite de la Jordanie est épuisé, nous avons vu tout ce qui était prévu et même un peu plus grâce à notre excellent chauffeur qui nous a fait des surprises. Il est 3h et nous n’avons pas encore mangé alors notre chauffeur Issam nous amène dans un super resto typique jordanien. Malgré l’heure tardive, le restaurant est assez achalandé autant par des touristes que des locaux. Il a commandé pour nous et ce sont 11 petits plats qui arrivent devant nous contenant du houmus, autres purées semblables, salade, saucisses, pain spécial, olives, mais ce ne sont que des entrées puisqu’ensuite un autre plat avec du poulet, du kebab et de l’agreau grillés arrive. C’est tout à fait délicieux! Grâce à Issam nous avons pu goûter la nourriture traditionnelle, merci!

Bien rassasiés nous retournons à l’hotel pour préparer une dernière fois nos bagages et essayons de dormir un peu car nous partirons à 2ham pour l’aéroport et attraper notre vol à 4h25 am. Petit clin d’oeil, comme quoi le hasard fait drôlement les choses, juste à côté de cet hotel il y a une succursale de Ernst & Young (mon employeur)…il est temps de retourner travailler!

Pour conclure sur notre voyage de la Jordanie, c’est un très beau pays avec des gens sympathiques qui gagne à être mieux connu alors il faut oser venir le visiter. C’est en venant ici que nous avons mieux compris certaines choses. Ce voyage nous a permis de mettre les choses en perspective et surtout de ne pas mettre tous les pays du Moyen-Orient dans le même panier. Malgré tous les pays autour qui sont soit en en conflit ou en guerre, la Jordanie est paisible et neutre. Aussi, de manière générale avant de critiquer les gens (dans notre cas les musulmans), essayons de mieux les connaître et mieux les comprendre. Leur culture est différente, mais pas nécessairement mauvaise. Voici donc la morale de notre voyage.

Sur ce, une autre aventure prend fin.

MAM et Brigitte

[Photos du retour en avion]
[Vidéo de la Jordanie 24:49]

[Photos panoramiques de l'Egypte et de la Jordanie]

Jordanie (Jour 17) Jérash

Samedi 25 septembre 2010: Nous avons encore quelques heures pour profiter de la mer Morte avant de repartir pour la ville et d’autres découvertes. Ainsi, on se lève assez tôt et on s’en va directement au bord de l’eau pour faire trempette et s’enduire de boue avant de retourner à l’hotel pour prendre le petit déjeuner. Le choix du buffet est tout aussi gastronomique, complet et délicieux que lors du souper de la veille. Nous arrivons 30 minutes avant la fin, alors je prends 2 assiettes pour être certain de ne rien manquer….j’ai trop mangé évidemment, mais c’est tellement bon les omelettes avec les saucisses, le bacon , les fruits, les céréales, le yogourt.

Vers 11h, notre chauffeur Issam nous rejoint afin de poursuivre notre visite de la Jordanie. Avant de se rendre à Jérash, nous faisons un petit arrêt au musée de l’automobile où le roi Hussein nous dévoile sa collection riche et volumineuse de voitures et de motos. En déambulant dans le musée, nous avons croisé des grosses bagnoles de l’époques jusqu’à des voitures plus récentes. La plupart sont de haute gamme, assez sobres, mais il y a aussi une collection de voitures sport datant des dernières années. Nous avons pu admirer des Mercedez, des Rolls-Royce, Bugati, Harley Davidson, Porsche, Buick, BMW, Ferrari et des voitures de rallye.
[Photos du musée de l'automobile]

Ensuite, nous nous dirigeons vers la deuxième attraction touristique de la Jordanie, l’ancienne cité de Jerash. La cité remonte à l’Empire romain et c’est un des sites romains les mieux préservés au monde. Dès notre arrivée, nous traversons l’Arc d’Hadrian pour commémorer la visite de l’Empereur en l’an 129. C’est imposant et ce n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend pour le reste de la visite.

Mais avant d’aller plus loin, nous voyons une affiche qui annonce un spectacle romain payant où quarante-cinq légionnaires revêtis de leurs armures nous présentent les manoeuvres et tactiques de l’armée romaine, dix gladiateurs qui combattent sous nos yeux et 3 chariots romains qui concourent dans une course classique dans l’hippodrome antique. C’est une belle introduction à notre prochaine visite, nous nous sommes bien imprégnés de l’ambiance de l’époque et avons par le fait même vu l’hippodrome.
[Photos du spectacle romain]

Un guide francophone nous accueille à l’entrée officielle du site et on fera la visite avec un couple de Français. Dès les premiers pas, nous arrivons sur l’immense place ovale au centre de la cité avec une fontaine en son centre. Cette place tient lieu d’agora, de place publique et de marché à la fois. D’ailleurs c’est à partir de ce point que part une longue allée orientée nord-sud, bordée de 250 hautes colonnes romaines et longue d’un kilomètre. De chaque côté étaient disposées des magasins qui offraient toutes sortes de produits et à quelques endroits il y en avait sur 2 étages. C’est quand même difficile de s’imaginer comment étaient disposées les boutiques à l’époque, mais l’allées est encore bien préservée avec le pavé qui montre les traces des chariots. Grâce au sable qui avait enseveli l’endroit durant plusieurs années, le tout est assez bien conservé. D’ailleurs, le site est encore en cours de recherches archéologiques par 3 équipes à certains endroits.

Une deuxième allée, d’est en ouest cette fois-ci contient plutôt les résidences. D’ailleurs Jérash est l’exemple même de la planification municipale romaine, vaste et formelle. A la croisée des 2 allées, il y a 4 imposants podiums, 4 statues et 16 boutiques (4 à chaque coin). C’était le coin très prisé par les marchands et on ressent encore l’importance du lieu. Dans la cité, il y a un total de 3 temples dont les 2 plus gros ont été destinés à Zeus et et Artémis. En fait, ce sont 2 rivaux et les temples ont entretenus la rivalité entre les fidèles des deux divinités.

Enfin, nous avons visité les 2 théâtres dont un presque tout couvert et intact tandis que le deuxième est à ciel ouvert, immense et aussi bien conservé que le premier. Nous avons même eu droit à un petit bout de spectacle pour montrer l’acoustique génial du plus grand théâtre. Franchement, ils sont des génis architectes. Ces deux endroits ont été restaurés et accueillent encore des spectacles locaux, surtout l’été.

La visite a été riche en apprentissage et nous avons été émerveillés par les installations romaines. C’est tout à fait étonnant de voir à quel point tout ce qu’ils ont fait est encore sur pied malgré le passage du temps et les quelques tremblements qu’ils ont subis. Le site est complexe, bien pensé et surtout immense. Ce sont de véritables villages. La seule partie encore en exploration est la section résidentielle puisqu’ils se sont concentrés sur les monuments, alors dans plusieurs dizaines d’années, nous serons sans doute en mesure de visiter un petit village typique romain. Encore une fois, chapeau à notre voyage en Jordanie.
[Photos de Jérash]

MAM

Jordanie (Jour 16) Spa Ma’in et mer Morte

Vendredi 24 septembre 2010: Aujourd’hui c’est une journée balnéaire, une journée où on se gâte, se fait dorloter et où on relaxe. Pour ce faire, nous avons choisi de passer 2h dans un spa avec une source d’eau chaude avant de se rendre à la mer Morte. Nous devons faire 1h de route pour se rendre au Spa Ma’in. Sur le chemin, nous nous arrêtons dans une boutique spécialisée dans les produits de la mer Morte: boue corporelle, masques faciaux, toute un panoplie de crèmes, des savons, bref plein de produits cosmétiques. Brigitte en profite pour faire quelques achats.

Un peu plus loin sur la route, nous faisons un arrêt au point zéro puisque nous commençons notre descente sous le niveau de la mer avant d’atteindre le point le plus bas sur terre, soit à -390 mètres. Nous avons une première vue sur la mer Morte, mais nous ne faisons que passer cette fois-ci, nous y reviendrons cet après-midi.

Après une longue montée sinueuse, nous arrivons au Spa Ma’in reconnue pour sa source d’eau chaude naturelle sulfureuse. Nous commençons par des bains d’eau chaude, très chaude durant une trentaine de minutes. Nous sommes séparés puisque les bains ne sont pas mixtes ici, à cause de la religion. Les bains sont vraiment très chauds, en fait c’est une grande piscine sans remouds avec des installations plutôt rudimentaires.

Par la suite, nous allons à l’extérieur pour rejoindre la grande chute naturelle. Cet endroit est mieux aménagé avec une petite terrasse ombragée et quelques tables où les gens apportent leur pic-nic (c’est vendredi et ils sont en congé). Le contraste est flagrant ici. D’abord c’est mixte et les femmes musulmanes qui profitent des bassins et de la chute sont habillées de la tête aux pieds et les touristes dont Brigittes sont à côté en bikini….vive les différences! Brigitte se sent regardée par les hommes, ils ne sont pas habitués à voir autant de peau! C’est quand même un peu gênant, surtout quand elle s’aperçoit qu’ils prennent des photos avec elle dans le cadre….pas assez subtile, elle sort de l’eau.

La chute fait quelques 15-20 mètres de haut et tombe dans un bassin qui se déverse dans un autre plus petit. Tout est chaud, presque bouillant. D’ailleurs, nous sommes entrés dans une grotte et la petite flaque d’eau était tellement chaude que nous avons failli se brûler les pieds juste à traverser. Détrompez-vous, ils ne veulent pas nous faire souffrir puisqu’ils ne contrôlent rien, tout ceci est purement naturel et même la chaleur. L’eau sort à cette température!

On se fait masser par l’eau de la chute qui tombe sur nos épaules, un vrai bon massage. La chaleur est encore intense, mais plus supportable. On passe d’un bassin à l’autre pour profiter de la chaleur de l’eau, des autres petites chutes afin de détendre nos muscles. Il faut sortir de l’eau pour se rafraîchir même s’il fait presque 40 degrés à l’extérieur. Le seul élément manquant est un bassin d’eau froide pour faire un peu comme les bains scandinaves, mais comme nous sommes en Jordanie, faut pas mélanger les habitudes.

Nous repartons pour aller diner au restaurant de la plage publique de la mer Morte, c’est plus abordable que de manger à l’hotel. Le buffet est bon, c’est diversifié et on peut manger encore de l’agneau avec la sauce au yogourt. C’est vite fait, bien fait. Par la suite, on va faire le check in à notre hotel et donnons congé à notre chauffeur pour le reste de la journée. Nous sommes super gâtés, nous avons un 4 étoiles avec une plage privée juste pour l’hotel et 3-4 piscines réparties sur le site. Il y a même une piscine pour les enfants avec des glissades et différents jeux. On se croirait dans le sud sur un resort.

On ne perd pas de temps à déposer nos sacs à la chambre et on part directement à la plage pour profiter de la mer. La mer Morte est neuf fois plus salée que l’eau de mer ordinaire, raison pour laquelle on peut y flotter sans problème. Aussi, il n’y a aucune vie possible, aucune algue ni poisson ne peut y vivre d’où le nom de « morte ». La plage est simple avec peu d’installations. En fait, quand on vient à la plage, ce n’est que pour profiter des bienfaits de l’eau salée sur la peau, d’expérimenter la flottaison et de se faire un enveloppement de boue. D’ailleurs, il n’y a aucune vague et on ne peut pas vraiment nager ni jouer dans l’eau à cause de l’eau salée. Bref, mieux vaut rester assez calme, car il faut éviter à tout prix d’avoir une minuscule goutte d’eau dans les yeux, sinon on n’y voit plus rien et il faut vite se rincer avec de l’eau pure. Autour de nous, certains touristes ont payé le prix et on eu besoin d’aide des autres pour sortir de l’eau et se rincer. Vous ne serez donc pas étonnés qu’il n’y ait pas d’enfant, ils restent à leur piscine plus haut.

Notre première impression lorsqu’on entre dans l’eau est de sentir que l’eau est chaude sans être bouillante comme au spa, notre peau est super soyeuse à cause de l’eau salée, nous sommes tout doux. Dès que nous avons de l’eau à la taille, on se laisse aller sur le dos et instantanément nos jambes et bras remontent à la surface, on flotte littéralement. Trop cool! Mieux vaut rester sur le dos calme, mais quand on s’éloigne du bord, on peut se mettre debout sans toucher au fonds de l’eau et on flotte encore et toujours. L’expérience est vraiment hallucinante!

La boue de la mer Morte est reconnue pour ses vertues thérapeutiques et il y a bien évidemment un gros bac avec de la boue gratuite à notre disposition. Chacun s’enduit de la boue sur le corps entier et les grains de sables ont une action exfoliante. Il faut maintenant faire sécher la boue sur notre corps avant de retourner dans l’eau salée pour l’enlever. Nous avons l’air vraiment un peu bizarres tous couverts de boue, mais tout le monde est dans la même situation et c’est comique de se regarder. On sent les bienfaits sur la peau qui picote et une fois enlevée, notre peau respire et est toute douce.

On termine la journée dans une piscine pour nager un peu avant d’aller manger. Le souper est servi dans une immense salle au rez-de-chaussée et le buffet offre un choix incoyable de plats en passant par la soupe, les salades, les plats principaux, les grillades et les desserts. C’est le meilleur hotel de toutes les vacances, une belle surprise de notre organisateur qui a fait un superbe choix. C’est bien reposés, tout à fait détendus et rassasiés que nous retournons dans notre chambre d’hotel pour rejoindre les bras de Morphée.

MAM et Brigitte

[Photos à la mer Morte]
[Photos à la mer Morte - le lendemain matin]

Jordanie (Jour 15) Sur la route des rois

Jeudi 23 septembre 2010: Aujourd’hui on fait surtout de la route et au lieu de passer par l’autoroute, nous empruntons l’ancienne route des rois qui est plus agréable pour les touristes. En fait, ça suit l’ancien parcours présumé des Hébreux conduits par Moïse lors de l’Exode, un itinéraire de 200km environ avec une vue sur la vallée du Jourdain et sur la mer Morte. On croise quelques petits villages et on a plusieurs points de vue sur les environs. La route est assez sinueuse, alors il faut que je me concentre pour ne pas virer verte.

On fait un bref arrêt pour voir le château Shawback qui est seul sur le bout d’une colline. C’est un endroit stratégique pour voir tout autour, ils ont une vue à 360 degrés des environs et ça leur permettait de protéger efficacement leur site. Selon notre chauffeur, on raconte qu’il y avait des passages sans fin dont un qui menait à une nappe phréatique naturelle sous le château, ce qui permis aux habitants de survivre lors des assiègements puisqu’ils ne mourraient pas de soif. Un peu plus loin, on voit des maisons typiques de l’époque, elles sont très petites et peu élaborées, en fait ce ne sont que 4 murs et un petit toit.

Enfin arrivés à Karak pour visiter le château fort, on peut se dégourdir et prendre de l’air. Le site est assez grand et on prend un audioguide pour en apprendre le plus possible sur l’endroit, car sinon on ne voit que des murs. Nous apprenons que le château a été d’abord construit par les musulmans et on peut le voir par les blocs de calcaire bien taillés et lisses. Par la suite, les croisés en ont pris possession et les constructions ou réparations sont visibles par la mçonnerie sombre et grossière.

La visite est intéressante, le site est super vaste et on peut s’y promener à notre guise. La forteresse pouvait accueillir 5’000 personnes, c’était en fait un véritable petit village. Ainsi, il y avait des immenses pièces avec les cuisines et la boulangerie, on peut encore y voir les installations. Les salles à manger étaient divisées par niveau hiérarchiques et sont très spacieuses. En discutant avec un gardien, nous avons appris qu’il y avait à l’époque 7 étages, mais nous n’en avons vu que 3….vraiment immense. D’ailleurs, même les écuries étaient à l’intérieur des murs sur plusieurs étages et c’est tout simplement gigantesque.

Le château est un labyrinthe sombre fait de salles en pierre voûtées et de galeries soutairennes sans fin. Dans une partie sousterraine, il y a une dizaine de grandes salles qui servaient de réserves et c’était aussi le marché où les habitants du village venaient faire leur course. Aussi, comme dans toute bonne forteresse, il y a une prison. Les cellules sont toutes alignées et elles ont des petites ouvertures pour entendre les cérémonies religieuses qui avaient lieu dans la petite chapelle tout près. Malgré que nous n’ayons vu qu’une partie des installations originales, nous sommes impressionnés par la grandeur de la place, mais surtout l’architecture. Tout est bien structuré, bien organisé, mais avec la quantité de gens qui y vivaient, ils n’avaient pas vraiment le choix.
[Photos du château de Karak]

Une fois la visite terminée, nous rejoignons Issam (notre chauffeur) au restaurant du site pour déguster un diner traditionnel; de l’agneau cuit lentement avec une sauce au yogourt et du riz…tout simplement délicieux! Nous commandons aussi notre nouvelle découverte, c’est du jus de lime avec feuilles de menthe broyées qui est hyper rafraichissant et vraiment bon, un peu du même style qu’une limonade.

Nous reprenons l’ancienne route des rois pour se rendre à Madaba où est érigée l’église St-Georges. C’est un site tout particulier puisqu’il offre une remarquable carte de Jérusalem et des autres villes saintes en mosaïque sur le sol de l’église orthodoxe. Avec ses deux millions de pièces colorées et une superficie de 25 x 5 mètres à l’origine, presque encore tout visible, la carte montre des collines et des vallées, des villes et villages allant jusqu’au Delta du Nil. Selon les livres, ce chef d’oeuvre reste inégalé dans toute la Jordanie malgré plusieurs autres mosaïques datant du 5-6e siècles dispersées dans les églises et maisons de Madaba.

Une visite en Jordanie ne peut se faire sans passer par le Mont Nebo, site saint le plus vénéré de la Jordanie puisqu’il abrite le tombeau de Moïse. Au sommet de la montagne, on peut admirer, comme le fit Moïse, un panorama sur la vallée de la rivière du Jourdain, la mer Morte, Jéricho et Jérusalem. Le Mont Nébo est un lieu de pèlerinage que nous n’avons pu admirer totalement puisque l’église où il y a une belle mosaïque et six tombeaux était fermée pour rénovation. Nous n’avons pas tout manqué puisqu’ils avaient transféré les mosaïques dans une salle adjacente pour éviter de les briser durant les travaux, mais il n’en demeure pas moins que la visite fut assez courte.

Puisque nous sommes dans la région des mosaïques, notre chauffeur s’arrête dans un petit atelier où elles sont fabriquées. En fait, il y a tout plein d’objets avec des mosaïques dessus, que ce soit des tableaux, des sous-plats, des vases et même des tables de patio, les choix ne manquent pas. Cette boutique emploie des gens avec des problèmes afin de les aider à réinsérer la communauté. Malgré les beaux objets, nous n’avons rien acheté.

Nous nous dirigeons finalement vers la ville d’Amman où nous passerons la nuit. Encore une fois, la chambre d’hotel est spacieuse et du haut du 5e étage, nous avons une vue sur la ville autour, bref un grand centre d’achat. Nous sommes un peu au milieu de nul part, pas vraiment au centre-ville alors nous sommes contents que le souper à l’hotel soit inclus puisqu’on ne saurait pas trop où aller. Durant la soirée, nous rencontrons les gens de l’agence pour payer le voyage. Faut croire qu’ils n’étaient pas trop stressés, nous croyions qu’ils avaient processé le paiement quand on leur avait donné la carte de crédit, mais ce n’était qu’une garantie pour eux. Toutes les façons de faire sont bonnes.

Malgré la longue route, nous avons eu une journée parsemée de plusieurs petites visites intéressantes. Demain, nous relaxerons au spa et flotterons à la mer Morte.

MAM et Brigitte

[Photos du Mont Nebo, Eglise St-Georges]

Jordanie (Jour 14) Petra

Mercredi 22 septembre 2010: Journée tant attendue, raison principale pour laquelle nous avons décidé de venir en Jordanie….nous visitons la cité de Petra classée patrimoine mondial de l’Unesco. Marc-André s’est levé tôt pour prendre quelques photos du lever du soleil et nous partons ensuite afin de profiter de toute la journée sur le site. Nous avons un guide privé avec nous pendant presque 3 heures pour nous donner plein d’information pertinente et instructive sur la cité sans lesquelles la visite aurait été moins intéressante.

[Camp bédoin le matin]

Petra particulière en soi parce qu’elle est construite à même les rochers de grès parce qu’il est facile d’y creuser. En fait, les maisons sont creusées dans la montagne c’est un vrai village, mais ce n’est pas tout parce qu’il y a aussi des monuments impressionnants qui y sont construits/creusés. Avant d’arriver au coeur de la cité qui est dissimulée entre des rochers aux parois abruptes, il faut marcher dans le siq un canyon d’environ 1.5 kilomètre de long. A certains endroits c’est plus serré et l’espace ne mesure que 2 mètres de large.

Tout au long de la marche dans ce long couloir, notre guide nous explique les origines de la cité qui fut construite par les nabatéens, occupée par les romains et deux autres civilisations avant d’être abandonnée pendant environ 500 ans. Vu que Petra est bien dissimulée et qu’il n’y a que très peu d’accès, ça a pris beaucoup de temps avant de le redécouvrir et ce fut un explorateur suisse qui avait perdu son chemin vers 1812 qui a redécouvert la Petra (qui veut dire rocher).

Nous avons aussi appris que le siq était en fait à l’époque un long couloir où l’eau passait lors des inondations. Comme la cité est plus basse, les nabatéens ont construits une digue pour détourner le cours de l’eau tout en prenant soin d’installer des canaux le long du siq pour alimenter la cité. Les immenses parois du rocher sont barriollées de diverses couleurs dépendemment des minéraux, ainsi on voit principalement du rouge, mais aussi un peu de jaune, de violet et de bleu. D’ailleurs, Petra est aussi nommée cité rouge à cause de la couleur de la roche de fer.

La nature fait des choses assez impressionantes et un rocher à l’allure d’un poisson, mais dans un angle différent on y voit un éléphant et ceci n’est que le fruit du temps, l’air et l’eau. Un peu plus loin, on voit des gravures dans les rochers montrant des chameaux avec des hommes à la queue leu-leu pour montrer que c’était un chemin de passage. Le sol montre à quelques endroits le pavé original de roches qui est usé par les roues des carrioles tirées par des chevaux. Malgré les quelques 3’000 visiteurs par jour, le site est bien conservé et vu l’immensité on ne sent pas trop l’affluence des gens.

[Pétra 1 de 2]

Au bout du siq se dresse le temple du trésor (la Khazneh), le plus important monument de Petra. Franchement, après avoir marché les 1.5 km entre des parois étroites, on arrive face à cette merveille imposante, c’est juste époustouflant. Malgré qu’il porte le nom de trésor, il n’y a aucun trésor à l’intérieur, mais c’est plutôt un trésor en soi grâce à l’endroit choisi parce qu’il est protégé du vent et de la pluie en tout temps. A l’intérieur, qu’on ne peut visiter, il y a 3 grandes pièces qui sont des tombeaux. On ne se lasse pas de regarder ce monument grandiose construit aussi à même le rocher.

Un peu plus loin sur notre route toujours dans le canyon, on voit plusieurs tombeaux familiaux et maisons creusés dans le grès avant d’arriver au coeur de la cité avec le théâtre nabatéen de 3’000 places. Les marches et estrades ont été creusées dans le rocher et les romains qui ont habités la cité ensuite y ont déposé quelques blocs pour compléter le théâtre. La visite avec le guide se termine comme ça au plein centre de la cité, mais nous sommes libres de continuer notre visite par nous-même pour le reste du site. Il fait beau, on est en pleine forme, il n’est pas encore 13h, alors on profitera de l’après-midi sur le site à découvrir encore et encore (NB certains guides touristiques conseillent d’y passer 2 jours) . Petra est tellement grandiose qu’on lui fera l’honneur d’y passer le maximum de temps, d’ailleurs nous n’avons rien d’autre au programme de la journée et rien ne presse de retourner à l’hotel si tôt.

Nous décidons de s’aventurer vers le monastère d’Ed Deir. Pour y arriver, nous devons faire une promenade de 45 minutes et monter quelques 800 marches au total puisque le monastère est tout en haut de la montagne et nous sommes au pied. Heureusement qu’il ne fait pas trop chaud (seulement 24 degrés vs 42 hier). La montée n’est pas difficile, nous sommes en forme, mais certains la font à dos d’âne, ce qui nous a été fortement déconseillé par le guide vu les accidents passés et les risques. Tout au long de notre montée, il y a des bédouins qui vendent des babioles et colliers. Il y a même un petit magasin au sommet!

Arrivés en haut, le monastère nous accueille dans toute sa splendeur. Juste la devanture prend presque toute la place, mais on ne peut visiter l’intérieur pour apprécier l’immensité des pièces. On remonte encore quelques marches pour atteindre le sommet avec la vue sur la vallée et les autres montagnes autour. La vue est panoramique, c’est le cas de le dire…..ça a valu la peine de faire un peu d’effort pour profiter de cette partie du site. Nous mangeons quelques chips que nous avons acheté en haut installés sur une roche près de 3 chèvres de montagne qui ne nous quittent pas des yeux.

[Pétra 2 de 2]

De retour en bas, nous passons par des petits sentiers que nous n’avons pas fait afin de voir le site sous un angle différent parce qu’il nous faut repasser sur nos pas pour revenir à l’accueil. Nos petits chemins alternatifs nous mènent près des temples magnifiques et on a même l’occasion d’entrer dans un d’eux. C’est comme un labyrinthe et on s’amuse à découvrir l’intérieur comme des jeunes enfants. Nous pouvons voir de près le temple de soie, il porte ce nom parce que sa devanture est toute soyeuse et très colorée. Ici, les couleurs sont à leur maximum et tout est naturel. On s’est dit qu’ils n’avaient pas besoin de décorateurs ni d’artifice pour décorer leur maisons/temples puisque c’était une surprise à chaque fois, une décoration influencée par la nature et les minéraux de la roche.

Il nous faut maintenant regagner l’accueil, car le tonnerre commence à se faire entendre et le ciel se couvre. On ne peut échapper à la pluie qui se met à tomber. Nous décidons de ne pas se mettre à l’abri ne sachant pas si ça va durer longtemps et comme nous avons terminé notre journée, nous aimons mieux avancer mouillés et arriver à l’hotel que de rester là à attendre. Nous avons fait le bon choix, car ça a duré au moins 30 minutes. Nous avons croisés plusieurs personnes qui commençaient leur visite, pauvres eux.

Nous avons eu quelques difficultés à retrouver notre guide, nous avons appelé l’agence qui  l’a appelé, mais en fait il n’a pas appelé le bon guide et s’es rendu compte de son erreur seulement lorsque nous l’avons rappelé 1h plus tard pensant qu’il s’était passé quelque chose avec notre guide….tout ce temps et notre guide n’était qu’à 2 minutes d’auto de nous. En fait, il m’avait donné sa carte d’affaire avec son numéro de cellulaire, mais je pensais que c’était nos billets d’entrée, dire qu’on aurait pu éviter toutes ces complications. C’était de notre faute.

L’hotel est assez luxueux, le buffet est super bien, nous avons accès à internet pour que chéri puisse faire le suivi de ses clients en cours. Une autre belle journée en Jordanie qui vient de se terminer.

MAM et Brigitte

Jordanie (Jour 13) Aqaba et Wadi Rum

Mardi 21 septembre 2010: Nous avons passé une très bonne nuit dans notre hotel de Aqaba et pour une fois nous avons fait un peu la grâce matinée jusqu’à 8h30. Le petit déjeuner n’était pas très varié, mais au moins était de bon goût. Vers 10h30, notre chauffeur vient nous chercher pour commencer la visite de la Jordanie. On en profite pour visiter la ville de Aqaba avant de se rendre dans le désert. Aqaba est la seule ville  cotière de la Jordanie et occupe ainsi un rôle stratégique avec son port et elle bénéficie d’un statut de « duty free ».

Notre premier arrêt fut les ruines de la cité musulmane Ayla. Le site a été découvert il y a quelques années à peine et ce serait les origines de la ville d’Aqaba. Comme il ne reste pas beaucoup des vestiges, c’est difficile de s’imaginer comment c’était à l’origine, mais ce qu’on voit est intéressant. On se promène dans les petits couloirs anciens, on s’imagine l’ancienne mosquée et les diverses tours qui ornaient le site à l’époque.

Par la suite, on retourne dans la voiture à l’air climatisé pour se rendre au fort de Aqaba. Les murs de la forteresse sont bien conservés et on peut y monter pour avoir une belle vue d’ensemble sur les vestiges. Il y a plusieurs pièces avec une utilité différente j’imagine étalées sur 2 étages tout le long des murs de la forteresse. On a bien du plaisir à entrer dans chaque pièce, emprunter tous les petits passages/couloirs pour voir où ils nous mèneront…pas très loin, mais on réalise que le fort est astucieusement construit et que malgré qu’il date du 12e siècle, les gens de l’époque étaient de vrais architectes. De la forteresse, nous avons une vue plongeante sur le golfe d’Aqaba.
[Photos de Aqaba - ville, Ayla et château]

Le prochain arrêt est l’aquarium où on revoit les poissons rencontrés lors de notre sortie en apnée. En fait, ici il y a tous les poissons et coraux de la mer Rouge. C’est très bien présenté, il y a effectivement plusieurs espèces de poissons et heureusement que nous n’avons pas rencontré certains d’entre eux lors du snorkling…je les préfère derrière la vitre. Non qu’ils soient dangereux, mais ils sont plutôt laids. Le tour est assez vite fait et on poursuit notre visite en voiture sur la promenade du port d’où on voit Israël de l’autre côté de la rive et aussi Taba (Egypte). Ensuite, notre guide nous fait un peu découvrir la ville avant d’aller diner. Il nous a choisi un bon petit restaurant avec de la nourriture typique. Ici il y a du poulet sous toutes les coutures jordaniennes. C’est tout à fait délicieux!
[Photos de Aqaba - aquarium]

On reprend la route et cette fois-ci on se dirige vers le désert du Wadi Rum à seulement 1h de Aqaba. Le paysage évolue au fur et à mesure qu’on avance. Ne vous méprenez pas, quand on fait référence au désert ici ce n’est pas plat avec du sable fin, mais c’est plutôt montagneux et il y a beaucoup de rochers. Nous arrivons au camp bédouin où nous allons passer la nuit. Il y a plus de 60 tentes de 2 lits simples préparés pour les touristes. Ce n’est pas un camp où vivent les bédouins, mais c’est typique de leur habitat. Pour votre information, un bédoin est un nomade de culture arabe qui vit dans les déserts du Moyen-Orient et ils pratiquent l’élevage de petits troupeaux. De nos jours, ils sont un plus sédentaires et ils sont bien intégrés à la société.

Avant de rejoindre notre guide bédouin pour la randonnée en Jeep au coucher du soleil, nous relaxons sous l’immense tente avec les autres touristes du site. C’est bien aménagé, on se croirait dans un camp scout avec les tentes, les coussins sous la tente principale qui tient lieu d’endroit de rassemblement, bref c’est typique.

Il est 5h et nous passerons les 2 prochaines heures avec un bédouin qui nous fera découvrir une partie du désert du Wadi Rum jusqu’au coucher du soleil. On traverse le village où 1’200 bédouins vivent avec environ 200 enfants (ce sont des maisons puisqu’ils se sont sédentarisés). On s’arrête à une source (eh oui, il y a une source en plein désert, ce n’est pas un oasis par contre) où on a l’honneur de voir des dromadaires venir s’y abreuver. Il y en a environ 8 qui arrivent comme ça de nul part, ils sont haut sur pattes et se querellent un peu pour boire. Dans un sens, c’est normal de voir un animal boire de l’eau, mais vu le contexte nous sommes assez impressionnés et on savoure cet instant précis. Ils ne sont pas en enclos, ils se promènent à leur gré et leurs propriétaires peuvent être 2-3 jours sans les voir. On nous a raconté qu’un des dromadaire va en Arabie Saoudite (à quelques km au sud) et ramène quelques autres dromadaires avec lui. Ils peuvent être 3 mois sans boire, c’est pour ça que ce sont de bons animaux pour le désert.

Ensuite, on se dirige vers un canyon et on voit une transition entre sable rouge et blanc/jaune. Dans la crevasse, l’air est frais comme si nous étions dans une cave. Les parois sont immenses, on se sent minuscules à côté de ces imposants rochers. La crevasse doit être assez longue puisqu’on ne voit même pas l’autre extrémité. Nous avons le temps de contempler le tout dans le silence avant qu’un autre groupe de touristes nous rejoigne et fasse disparaître la magie du moment. Il y a une famille de bédouins installée tout près avec leur tente qui nous invite à prendre le thé. Il est tellement délicieux qu’on en a acheté un sac pour 5 dinars (6-7$). Ils nous ont offert la possibilité de porter les habits traditionnels bédouins et on se prêtent au jeu, ça ne se représentera pas. Je suis couverte de la tête aux pieds et seuls mes yeux sont visibles. Marc-André est tout mignon, mais le tissu est raide et lourd. Etonnament, ils sont habillés plus chaudement qu’on ne l’aurait cru même si la « tunique » féminine est d’un tissus plus léger.

Nous avons eu la chance de s’arrêter près d’une dune de sable et avons décidé d’y grimper. C’est très semblable à marcher dans la neige sans le froid, c’est difficile car nos pieds s’enfoncent toujours un peu et nos souliers étaient remplis de sable! Ensuite, on se dirige rapidement vers un rocher pour admirer le coucher du soleil. Nous avons pu grimper un peu plus haut sur un plateau pour contempler la descente du soleil dans le désert, ce fut splendide surtout dans l’ambiance silencieuse, paisible et immense du désert. Même lorsque le soleil était disparu derrière les montagnes au loin, nous sommes restés quelques minutes pour profiter pleinement de ce moment. Encore une fois, nous étions seuls avec 3 autres personnes ce qui a rendu le moment plus spécial, moins touristique, unique et mémorable.
[Photos de Wadi Rum - désert]

De retour au camp, on s’installe à une table autour de la grande place avec les autres touristes. On est un peu plus d’une cinquantaine et les gens viennent de partout..de l’Italie, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande. On mangera typiquement bédouin bien évidemment et on nous invite à assister à la sortie du sable de notre repas. En fait, les bédouins creusent un trou dans le sable, y mettent un baril de métal, le remplissent de braise et ensuite mettent la viande à cuire pendant 3 heures. Le tout est protégé par un couvercle et enseveli de sable. La viande, principalement de l’agneau, est tendre et absolument délicieuse!!! Durant la soirée, on nous fait danser avant d’assister à une cérémonie de mariage bédouine interprétée par des gens de l’assistance qui se sont très bien prêté au jeu. Nous avons passé une très belle soirée en plein désert.
[Photos de Wadi Rum - camp bédouin]

Les installations sont assez modernes, on se croirait dans un grand camping, alors on savoure le jet d’eau chaude de la douche puisqu’on pensait ne pas en avoir et avec tout ce sable et la chaleur, ça fait du bien d’enlever cette saleté. La température s’est rafraîchie pendant la soirée et nous devrions bien dormir dans les tentes. A 2 reprises durant la nuit nous avons cru rêver, mais non c’est bel et bien vrai….il a plu dans le désert! Vraiment, il faut changer notre conception du désert, car c’est normal qu’il y ait de la pluie, pas beaucoup mais il pleut dans ce désert-ci du moins. Bref, au risque de se répéter, pour être défini comme désert, il ne doit pas y a voir plus de x quantité d’eau/pluie, alors ça veut dire qu’il peut pleuvoir.

Journée mémorable au désert du Wadi Rum!

MAM et Brigitte

Egypte/Jordanie (jour 12) Ferry pour la Jordanie

Après une petite pause, nous reprenons le récit de notre aventure en Egypte et Jornanie. Lors du précédent post, nous avions fait le long trajet en autobus pour se rendre à Nuweiba d’où nous prendrons le traversier pour la Jordanie.

Lundi 20 septembre 2010: Nous avons passé une très belle nuit à l’hotel et avons apprécié le petit déjeuner servi. Lors du check out, nous sommes avec 4 autres jeunes en sac à dos qui viennent d’Angleterre (comme nous!) et qui se dirigent aussi vers la Jordanie. Nous partageons alors le taxi avec eux pour se rendre au port. Arrivés là, on fait la ligne avec les truckers pour avoir un billet. Ca prend du temps et ça ne semble pas super organisé. A notre tour, nous donnons les 80 USD chaque et nos passeports et on attend encore le temps que le commis derrière traite les données. Après 10-15 minutes, nos passeports et nos billets nous sont enfin remis. Toutefois, il nous reste à clarifier à quelle heure le ferry partira puisque nous avons plein d’info contradictoires. On discute avec le manager qui nous dit que le traversier rapide partira à  2h, 3h ou selon l’heure qui lui plaira….ça veut dire qu’il faut être sur place au moins à 1h.

Il est presque 10h, nous avions prévu se rendre au Monastère Ste-Catherine en attendant, mais comme c’est à environ 1h de trajet d’ici et que le départ du ferry est plus tôt qu’on pensait, c’est trop serré pour prendre le risque de le manquer. On se joint au petit groupe pour relaxer sur une terrasse du coin où la télévision joue à tue-tête pour le soap du matin. On prend un coke, seule boisson disponible, on discute avec les jeunes et on regarde les livres de la Jordanie. Brigitte ne file pas trop, mal de coeur et de ventre, on reste à l’ombre, c’est moche. Heureusement qu’il y a une toilette tout près, mais finalement ça s’estompe un peu.

Il fait très chaud et il n’y a rien à faire d’autre au port que d’attendre. Vers 1h, on se dirige vers l’entrée du port pour s’approcher du bâteau et commencer les procédures d’embarquement. A part remplir un petit bout de papier, il n’y a rien d’autre à faire et on poursuit notre attente. Cette fois-ci, nous sommes dans une grande salle, bref je dirais plus que ça ressemble à un grand hangar et tout le monde attend. Il y a une section touriste pour nous séparer des camionneurs et locaux. Finalement, nous attendons jusqu’à 4h30 avant de commencer l’embarquement. On sort de la grande salle, enfin ça bouge, et on prend un bus pour 2 minutes qui nous amène au méga traversier. On doit laisser nos bagages en bas avant de monter au pont supérieur intérieur. On ne pourra aller à l’extérieur, car ils disent que c’est trop dangeureux vu que c’est un bâteau rapide. Au moins, l’intérieur est assez confo avec les banquettes et tables.

Comme on change de pays, on doit donner nos passeports pour avoir le visa et ils nous nous seront rendus qu’une fois arrivés à Aqaba en Jordanie. On savait que ça se déroulerait comme ça, alors nous ne sommes pas surpris de la façon bizarre de fonctionner. Il y a tellement de gens, on espère ne pas avoir de problème à retrouver nos passeports, mais comme c’est leur façon de faire, ils doivent avoir une méthode efficace. Durant la traversée, on relaxe un peu, on mange une cupper soup et on discute avec les gens d’à côté. Ils viennent de la Nouvelle-Zélande (près de l’Australie) et font un long voyage de 2 mois pour célébrer l’anniversaire de mariage d’un des couples du groupe (ils sont 8-10). Il y a aussi une jeune fille de l’Arabie Saoudite qui parle super bien l’anglais et qui aimerait venir étudier au Canada pour être dentiste, alors je lui ai donné mes coordonnées si elle veut plus d’infos. C’est vraiment agréable, nous faisons de super belles rencontres.

Enfin, à 6h30 nous accostons à Aqaba en Jordanie et le temps de sortir il est presque 7h15. Il nous faut maintenant récupérer nos passeports et trouver notre chauffeur privé. Ce fut très facile, car on a croisé notre chauffeur rapidement et il s’est occupé de trouver nos passeports…OUF! Disons qu’après les dernières péripéties, ça fait du bien d’être repris en charge et de n’avoir qu’à suivre notre guide.

Dès notre arrivée en ville, on remarque la nette différence avec l’Egypte….c’est propre, les voitures et les bâtiments sont plus luxueux et la conduite est plus agréable. Bref, nous sommes dans un autre pays, c’est le cas de le dire! L’hotel est aussi d’une catégorie supérieure et nous avons le souper d’inclus ce qui nous épargne de chercher un restaurant. Quelle surprise, nous sommes dans le même hotel que les néo-zélandais! Rassasiés par le bon petit buffet, nous nous rendons au café internet d’en face pour que je règle quelques derniers points sur un site qui avait été mis en ligne durant l’après-midi.

Durant ce temps, Brigitte fait quelques recherches sur la Jordanie dont voici une brève présentation. La Jordanie est entourée de la mer rouge au sud-ouest, de la mer morte , la Cisjordanie et Israël à l’ouest, l’Arabie Saoudite au sud et à l’est, la Syrie au nord et de l’Irak au nord-est. Ne partez pas en peur juste en lisant les noms des pays autour, car la Jordanie est un terrain « neutre », ce n’est pas un pays en guerre. La langue officielle est l’arabe, mais la plupart des gens parlent un très bon anglais. C’est un nouveau pays ouvert au tourisme qui grandit de plus en plus. La Jordanie est un grand plateau désertique avec des montagnes à l’ouest. L’Islam est la religion d’état, mais il y a environ 6% de chrétiens. D’ailleurs, savez-vous que le Jourdain auquel on fait référence dans la Bible est au nord de la Jordanie (d’où elle tient son nom)? Nous commençons ainsi notre voyage tout au sud par la ville d’Aqaba, passerons une nuit dans le désert de Wadi Rum pour ensuite on emprunte le chemin des rois pour se rendre à Petra au centre-ouest, un petit arrêt à la mer morte et à Jerash pour enfin arriver à la capitale Amman au nord du pays.

à demain pour la vraie aventure jordanienne!

MAM et Brigitte

[Photos de Nuweiba et du traversier]

à voir absolument, c’est le vidéo qui résume tout notre voyage en Egypte, qui montre vraiment l’ambiance. Je sais il est long, mais ça vaut la peine.
[Vidéo de l'Egypte 20:40]