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Venise – jour 4

Dimanche 16 mai 2010:Les rayons de soleil étant de retour aujourd’hui, la journée s’annonce déjà bien. Après avoir remis les clés de notre chambre, on prend le petit déjeuner sur le bord du canal accompagné d’un seul pigeon qui faisait les cent pas autour de nous en attendant les miettes de notre croissant. J’avais deux chats moins emmerdeurs que lui!

On est à côté du quartier juif, ou plus précisément le Ghetto. On décide d’aller le visiter et on fait une visite guidée des différentes synagogues. Mon ami wiki nous explique que Le ghetto désigne un quartier réservé ou imposé aux juifs où ils peuvent vivre selon leurs lois et coutumes particulières au milieu de peuples étrangers. C’est dans la République de Venise, en 1516, que ce quartier a pour la première fois été appelé ghetto, après que le Conseil des Dix a décidé de regrouper leur communauté à Cannaregio, site occupé par une ancienne fonderie (en italien geto signifie « fusion »).

Le quartier qui abritait plus de 5000 personnes avant la deuxième guerre et la déportation, seulement 8 sont revenus sans compter ceux qui ont pu se sauver ou se cacher. Le ghetto est délimité par ses 3 ponts où le soir venu, on fermait les portes à clé et qui étaient surveillés par des gardiens. Etant confinés sur une petite parcelle de terre et étant de plus en plus nombreux, ils se sont vu dans l’obligation de bâtir en hauteur. Le quartier habrite les plus hauts édifices de tout Venise avec ses 8 étages, ils ont rabaisser les plafonds pour pouvoir mettre le plus d’étage possible et ainsi

Dans le ghetto, c’était le seul endroit où les synagognes étaient autorisées et chacunes des différentes origines de juifs venant des autres pays y avait la sienne pour ses réunions et ses rites. Dans un rayon de moins de 250 mètres, il y a une synagogue pour les juifs allemands, une pour les juifs français, une pour les italiens et une pour les espagnols. Aussi il y en a une plus richement décorée qui était privée et appartenait aux gens les plus riches du quartier. L’intérieur des synagogues (on ne peut pas prendre de photos) est plutôt sobre et dénué de toute représentation (images ou peintures). Le marbre étant un bien de luxe, ça leur est interdit, donc c’est surtout fait de bois et décoré de tissus.

C’était pour nous une occasion d’entrer dans un endoit peu connu et non accessible aux touristes. On devait être accompagnés absolument d’un guide. En temps normal, elle sont aussi ouvertes aux non juifs, mais c’est simplement que ici, elle ne sont plus en utilisation pour la plupart et elle sont fermées à clé. On en a appris un peu plus sur l’histoire des juifs à Venise et de leur lieu de culte et de réunion. Sur la place publique du ghetto, il y a même un petit mur avec un barbelé en haut pour commémorer les camps de concentration. Heureusement, aujourd’hui, les juifs sont libres et ne subissent plus les discrimations de ce temps.

Contrairement aux églises, les synagogues sont plus austères et les richesses ne sont pas étalées comme dans certaines églises catholiques, qui selon moi sont le pire et des fois c’est même gênant d’y voir toute la richesse à l’intérieur. De l’extérieur, c’est presque impossible de distinguer une synagoge d’un édifice d’habitation ordinaire et c’est seulement quelques fenêtres condamnées qui donne un indice.

[Photos du ghetto juif]

Pour la suite de notre visite, on se dirige vers la basilique Saint-Marc (italien : basilica di San Marco), qui est la plus importante basilique de Venise. Construite en 828, reconstruite après l’incendie qui ravagea le palais ducal en 976, elle est, depuis 1807, la cathédrale du patriarche de Venise. Elle est située sur la place Saint-Marc, dans le quartier de San Marco. C’est notre dernière destination avant notre retour à la maison. Arrivés à la place Saint-Marc, on remarque que l’eau a envahi l’endroit et les touristes font la ligne dans les endroits secs où l’eau est moins haute. On fait la queue pour entrer, mais étant donné que tout est chamboulé à cause de l’inondation, les gens sont un peu perdu et la file est vraiment moins longue.

La basilique est construite sous trois immenses domes. Ceux-ci sont décorés d’or et de mosaïque. Avec le soleil qui entre par les vitraux, l’or qui recouvre les plafonds et les murs fait un effet assez intéressant. On n’est supposément pas autorisé à prendre des photos, mais comme je fais toujours un peu ce que je veux, j’en ai prises quelques une et ce même quand les gardiens me criaient « no photo, no photo ».

Bien que l’entrée soit gratuite, plein de parties spéciales sont payantes et on doit payer ici et là pour accéder à un escalier ou une salle. On se rend sur la galerie où on peut voir les passerelles internes et où on accède au toit. Dehors, on a une vue en surplomb de la place et des touristes qui sont pour quelques uns nu pied ou en gougoune avec de l’eau à mi-mollets. Les plus chanceuses se font porter par leur chum pour traverser l’eau et ne pas mouiller leurs pieds de princesse. Ca fait le plaisir des enfants et emmerde plutôt les autres qui n’avaient surement pas prévu ça, mais à vivre dans l’eau on doit se mouiller des fois. Je m’interroge auprès d’un gardien si ça arrive souvent et on m’informe que l’hiver c’est courant et l’été c’est une question de marée et surtout des vents.

[Photos de la Basilique Saint-Marc]

Notre fin de semaine valait le déplacement et on est très content d’être revenu en Italie. Il reste encore tellement d’endroits à voir, mais on est déjà sur les derniers moments et des choix doivent être fait. Dans le train pour les 7:30 de trajet direct cette fois-ci, on esseye tant bien que mal de passer le temps. On n’a plus tellement de choses à lire et on essaie de dormir un peu.

[Photos de la ville et retour]

[Vidéo de Venise, 1:56 minutes]

MAM

Venise – jour 3

Samedi 15 mai 2010: Aujourd’hui on se lève tôt pour notre projet de visite de la Basilique Saint-Marc. Rendus sur la place Saint-Marc, c’est catastrophique, la ligne est deux fois plus longue qu’hier et en plus il pleut. Il est hors de question de faire 2 heures de file sous la pluie et on se dirige directement pour prendre le bateau qui nous emmenera sur l’ile de Murano, mieux connu pour ses souffleurs de verre.

Petite leçon d’histoire avant de poursuivre. Ici tout s’appelle Saint Marc… voici pourquoi selon wiki : Marc né Jean surnommé Marcus, est un des premiers convertis au christianisme et à l’évangélisation de l’Empire romain par l’apôtre Pierre. Il est disciple évangéliste des apôtres Pierre et Paul et l’auteur de l’Évangile selon Marc du Nouveau Testament. Son Évangile est le second du Nouveau Testament et le premier des trois évangiles dits «synoptiques» avec l’Évangile selon Matthieu et l’Évangile selon Luc.

Les quatre évangélistes sont représentés sous formes allégoriques du tétramorphe : l’ange pour Saint-Matthieu, l’aigle pour Saint-Jean, le taureau pour Saint-Luc et le lion pour Saint-Marc. Cette représentation est inspirée par une vision du prophète de l’Ancien Testament Ezéchiel et par la description des quatre Vivants de l’Apocalypse selon Saint-Jean. Le lion symbolisant Saint-Marc est généralement ailé, ce qui le distingue du lion de Saint-Jérôme. Il faut signaler que le Lion, dit « de » Saint-Marc fut l’emblème de la République de Venise.

Ok cela étant dit, on vogue sur les flots pour une grosse demi heure / 45 minutes pour enfin arriver à ce qui est preque la plus éloignée des îles de Venise desservie par les transports publics. Dès notre arrivée, on est dirigé vers l’atelier des souffleurs de verre. Pour 2 euros, on a le privilège de s’asseoir au sec et au chaud quelques minutes, question de voir l’artisant à l’oeuvre. Il fabrique devant nous une vase et un cheval. C’est fou de voir à quelle vitesse ils doivent travailler et c’est avec rapidité et précision qu’ils façonnent le verre en fusion pour lui donner sa forme finale. Les 2 oeuvres sont terminées en mois de 10 minutes et on est redirectionné vers le magasin, détour obligé pour sortir.

Je ne suis vraiment pas un fan de gugusse en verre…. trop fling flang de matante, mais certains doivent apprécier, car ils en font une grande production. Je me demandais pourquoi ils ont concentré tous les souffleurs ici, et mon amis wiki a la réponse. En 1201, le Sénat de Venise rédige un décret qui oblige les verriers de Venise à installer leurs fours sur l’île de Murano. De nombreux incendies s’étaient en effet déclarés à Venise qui avaient eu pour cause des fours de verriers et les Vénitiens s’inquiétaient des risques causés à leurs maisons en bois. C’est ainsi que les verriers de Venise furent forcés de transférer leurs fours et ateliers à Murano où il en subsiste aujourd’hui encore une centaine. Chacune des verreries conserve jalousement ses secrets transmis de père en fils.

Sur notre chemin un deuxième atelier donne aussi une démonstration et celle-ci est gratuite, on y va. Ici aussi on a droit à une vase et un cheval, et je me dis qu’ils doivent avoir un sacré inventaire de chevaux et de vases s’ils en font un aux dix minutes! On a vite fait le tour, et n’avons pas l’intention d’acheter de produits en verre, on se promène dans l’île un peu, mais c’est juste des industries, pas d’autres choses à voir et on termine plus rapidement que prévu.
[Photos de Murano]

On sait qu’il y a une île dédiée comme cimetière, notre billet est bon pour la journée et on s’y dirige. Arrivés sur l’île San Michele (l’île cimetière de la ville), on s’attendait à rien vraiment. C’est en entrant dans l’enceinte du cimetière, très impressionante que l’on apperçoit déjà les divers secteurs. Le cimetière est divisé selon la religion du défunt. Ainsi, on y trouve des divisions juives, catholiques, orthodoxes et évangéliques. C’est immense, fleurie, propre et bien ordonné. Les italiens sont très respectueux de leur morts et un grand soin est apporté à décorer les pierres tombales et les mausolées. Chaques secteur a son propre style et il y en a pour toutes les bourses. Du petit coin de terre dans le gazon, en passant par le mur en marbre et pour terminer les caveaux familiaux.

On a visité l’île cimetière au complet. Il fallait vraiment que ça soit intéressant pour que l’on n’abandonne pas par ce temps où même les canards étaient à l’abris. J’ai eu la chance de visiter le cimetière du Père Lachaise à Paris. Il est probablement un peu plus grand, mais la disposition des tombes, la présentation et l’entretien est vraiment pas à la hauteur comparativement à ici, c’est impeccable et ordonné.
[Photos du Cimetière]

Suite et fin de notre périple dans le îles, direction Burano… oui oui comme Murano mais avec un B. Burano est une île du nord de la lagune de Venise, en Italie. Elle est connue pour sa dentelle et ses canaux bordés de maisons vivement colorées. Ce n’était pas très accessible, seulement un bateau-bus allait jusqu’à cette île, mais on avait une bonne étoile parce que nous n’avons presque pas attendu le fameux bateau. C’est en fait notre coup de coeur de la journée. Il s’est arrêté de pleuvoir et il faisait preques soleil. Les rues de maisons colorées sont bordées de petits commerces familials et Brigitte au detour d’une rue et d’un canal en a profité pour s’acheter un petit cadeau, de elle à elle…un petit foulard rose léger pour l’été.

La ville est habitée ce qui lui donne un cachet bien sympatique. Les terrasses sont fleuries, les femmes entretiennent leur parvis. Les maisons sont toutes collées les unes aux autres et ils n’ont pas de cour. Par contre, chaque maison est différente, d’une couleur vive ou plus douce, mais toutes de couleur différente. Ca fait vraiment joyeux, vivant sans faire trop bonbon. Le tour est assez vite fait, mais on aurait pu habiter là tellement que c’est sympathique… Bien sur c’est comme vivre en banlieue, il nous faudrait au moins un sinon deux bateaux à la porte question d’aller faire les courses en ville. On s’est amusé à se raconter notre journée — il y avait tellement de trafic sur le lac aujourd’hui quand je suis allée travailler!
[Photos de Burano]

C’est maintenant le temps de retourner place Saint Marc et c’est un peu fatigués et en somnolant que l’on s’est tapé une grosse heure de bateau pour le retour au port. Arrivés, on réesseye la visite de la cathédrale, mais c’est fermé, dernière chance demain. Au loin, on entend des tambours de fanfare, on fait la course pour intercepter ce défilé et prendre quelques photos, mais on est vraiment pas les seuls, et en jouant du coude on réussi à voir un peu que c’est une sorte de défilé costumé, mais avec des dignitaires (vrais ?) qui les suivent. Ils se dirigent vers le Palais des Doges. Après avoir fait mes photos, j’ai perdu un peu l’intéret et on décide d’aller manger et surtout de retourner à l’hotel question de se mettre au sec, on a été assez mouillé aujourdhui!
[Photos de la parade]

Petit resto sympa, répéré lors de notre marche pour se rendre à l’hotel. Dommage il est complet et on se rabat sur le pland B de l’autre côté de la rue. Contrairement à la France et la Suisse, en Italie ils prévilégient plus la quantité que la qualité. On mange l’entrée, le premier plat, le deuxième plat et le dessert. La pizza, les pâtes, les viandes, les poissons c’est bourratif, mais pas très fin comme goût. Heureusement que nous n’étions pas obligé de commander tous les plats. Souvent on partageait, donc ça faisait moins gros. On a bien mangé, mais rien à se rouler par terre. Quand tu commandes une escalope de veau et bien il n’y a QUE l’escalope, drette sec là dans l’assiette. Si tu veux des légumes, tu les commandes à part et du riz et des frites et la salade aussi. J’aime bien une assiette où il y a de tout et c’est complet, mais bon on est dans une ville tellement touristique que ce n’est pas représentatif d’un pays. Par contre, quand on était à Rome, les gens sont moins sympathiques, mais on y mange nettement mieux!

Demain, c’est la dernière journée de notre petite escapade. Déjà je peux vous dire que les Véniciens sont imminament sympathiques et que Venise c’est vraiment aussi beau qu’on le dit. Brigitte ne trouvait cela pas aussi romantique que dans les films ou les cartes postales, mais je trouve pour ma part que plutôt que tel ou tel endroit attrape touriste soit « fait » pour être sympa, c’est toute la ville, au détour de ses rues et canaux qui est agréable. Ici tout est authentique, mais aussi en vie. Ce n’est pas une ville morte, ville ouverte aux touristes, mais un coeur qui bat pour et à cause des touristes, mais qui sait aussi être paisible et charmeuse dans les petites ruelles. Les gens les plus sympathiques que j’ai rencontrés dans nos voyages sont sans contre dit les Espagnols, mais ils se font chauffer car en deuxième place c’est les Véniciens.

MAM et Brigitte

[Video de Venise jour 3, 9:49 minutes]

Venise – jour 2

Vendredi 14 mai 2010: Un réveil sans cadran et avec du soleil à Venise, que demander de mieux durant des vacances. On part à la recherche d’une place pour déjeuner et comme on reste juste devant le Mc Do on s’y arrête pour voir. Ils ne font pas de déjeuner, tant mieux finalement, on se le fera nous-même. On trouve une épicerie et on achète ce qu’il faut pour déjeuner à la bonne franquette et on se fait une réserve de fruits.

Ensuite c’est un départ pour la suite de la découverte de Venise et de ses canaux. On repasse par la gare pour découvrir une autre partie de la ville. C’est spécial de se promener dans des ruee tellement étroitee que l’on ne peut passer deux de large. Ici les ponts et passerelles sont monnaie courante et il faut en traverser plusieurs pour aller d’une place à l’autre. Certaines passerelles sont si petites et si basses que c’est tout juste si les bateaux passent dessous, les gondoliers debout dans le bateau doivent s’accroupir pour ne pas se cogner la tête.

Près de la gare il y a un pont tout neuf, fait de verre très futuriste, qui, il faut le dire, ne se marie pas très bien dans le décor. Ce pont a été le sujet de plusieurs controverses, mais faut croire qu’il était déja plutôt avancé et maintenant il est terminé, pas question de retourner en arrière.

On prend une petite pause sur le bord du canal, les pieds presque dans l’eau, question de se reposer et de manger un morceau. Deux écrevisses se sont promenés à nos pieds. Ca fait changement des mouettes qui sont toujours pas loin pour manger les miettes qui tombent des casse-croûtes de touristes. On regarde les gondoles défiler dans un canal pas très achalandé. C’est finalement une visite sans but précis, sans obligation, mais qui nous fait partager le pouls de la ville et nous fait visiter de beau petits endroits.

Dans une église place centrale de la ville, une exposition ayant pour titre, les inventions de Léonard de Vinci, est en cours. Marc-André décide d’aller voir ça de plus près. Moi je m’installe au soleil question de profiter des musiciens, de l’ambiance vénicienne et du soleil. Je me repose, ça fait du bien de s’arrêter, juste comme ça pour rien.

Étant toujours pas loin du port, on s’arrête dans un casse-croute, sur le bord de la mer adriatique pour manger un calzone et une grosse salade. Après ce diner tardif, il est presque déjà 3:00pm et c’est direction place Saint-Marc pour la visite des monuments importants. Oui, Marc-André ne fait pas de photo a midi, c’est le temps où le soleil est au plus haut et que les photos sont les plus laides. Les meilleures photos, c’est bien connu, se font une heure après le lever du soleil et une heure avant le coucher du soleil. Entre temps, les photos sont quand même super belles même si ce n’est pas sous les meilleures conditions.

On se rend sur la place St-Marc et on fait la file pour monter dans le Campanille (la grande tour au centre de la place). Il est 5:00pm, le soleil est plus bas, de meilleures photos en perspective, tant qu’a y être, aussi bien soigner l’éclairage! De là haut, la vue sur la ville est vraiment belle. On y voit bien la place St-Marc et son activité, le port et toutes ses gondoles et bien sûr, la vue sur les toits de la ville. Comme les rues ne sont pas larges, on dirait que toutes les maisons sont collées les unes aux autres. L’île de Venise n’étant pas très grande, on voit presque l’île au complet.
[Photos du Campanile]

A notre descente, une file impressionante attend déjà pour la cathédrale St-Marc et on décide de remettre cela à demain, question de bien profiter de la visite au lieu de courir pour ne rien manquer avant la fermeture, et ce si on réussit à entrer avant. On se rabat sur l’entrée du palais des Doges, où il y a une mini file de même pas 10 personnes et en 2 minutes on est entré. On prend l’audio guide question d’apprendre quelque chose et on s’engage dans la visite. Il y a des pancartes nous interdisant de prendre des photos, mais c’est vraiment immense et il n’y a pas assez de gardes pour me contraindre alors j’ai tout de même pris 56 photos. J’ai pas tous ce qui est intéressant, comme la plus grande toile du monde, mais bon, faut pas pousser sa chance.

Le Palais des Doges actuel fut bâtit en 1340. Il abritait les doges (ducs) de Venise jusqu’en 1789. Ce palais fut pendant de nombreux siècles le siège de l’administration vénitienne. Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y étaient centralisés entre les mains du doge. Le palais était aussi la résidence privée du doge dirigeant de la république de Venise.

Les pièces sont vides de tous les meubles, car à la mort d’un doge, la succession familliale s’empressait de vider le palais de tous les biens. Le palais abrite les différentes salles de conseils et aussi une prison que l’on accède par un petit pont couvert que l’on appelle le pont des soupirs, en référence aux soupirs laissés pas les condamnés qui se dirigaient vers leur cellule après leur procès.

Une des salles les plus grandes réservée aux audiences publiques est décorée du plus grand tableau du monde avec ses 24 mètres de large et ses 150 personnages. Seuls les tableaux sont restés dans les salles, car ils sont peints à même le mur. C’est un magnifique palais qui gagnerait à être garni, mais on peut imaginer.
[Photos du Palais des Doges]

A notre sortie, il fait presque nuit et il est grand temps d’aller souper. On prend place dans un petit resto tout près de l’hotel avec une petite ambiance locale malgré la musique dance / populaire. J’aurais mieux aimé avoir de la petite musique d’ambiance vénitienne.

Brigitte et MAM

[Photos de la ville]

[Video de Venise jour 2, 6:01 minutes]

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Venise – jour 1

Jeudi 13 mai 2010: C’est le début d’un grand week-end de 4 jours….on se lève à 4:30 du matin, déjà un peu en retard alors pas le temps de traîner. C’est sous la pluie que l’on part de la maison pour marcher jusqu’à la gare afin de prendre le train en direction de Milan pour ensuite changer de train pour celui en direction de Venise (Nord de l’Italie), notre destination finale. Prendre le train s’avère une bonne idée, car avec le volcan en Islande, on aurait été pris en Suisse et on n’aurait pas pu faire le voyage.

La météo pour la fin de semaine s’annonçait complètement pourrie, pluie et/ou orage à TOUS les jours. Le voyage était prévu depuis un petit bout de temps… on le fait peu importe la météo!

Après 7 heures de train où on a dormi un peu / beaucoup, on est enfin arrivé. On a laissé la pluie derrière nous et c’est le soleil que nous faisons nos premiers pas dans la ville des amoureux. On se dirige pour aller directement à l’hôtel. La réception et les chambres étant séparés (pas à la même adresse), on doit traverser 4 petit ponts, tourner à gauche au McDo et prendre la mini ruelle derrière pour finalement arriver à notre chambre. On est tout en haut du building, au 4e étage, avec une vue sur les toits de la ville, ça va être parfait.

[Photos du voyage en train, de Milan, de l'hotel et de nous]

Comme première impression, on remarque qu’ici les maisons sont construites dans l’eau, les fondations sont faites sur pilotis et les canaux sont partie intégrante de la ville. Contrairement à Brugges et Amsterdam, ce n’est pas une ville avec des canaux, mais bien une ville dans l’eau. Ici, il est plus pratique d’avoir un bateau qu’une auto. De toute façon la ville est exclusivement piétonne et aucune auto n’est autorisée dans la ville. Tout se fait à pied, en traghetto, en bateau. Pour les gros travaux, des barges de construction sont utilisées. Même les ambulances, les pompiers et le ramassage des vidanges se fait par bateau!

Ayant fait une recherche et une préparation préliminaire, on se fie aux conseils des différents sites et guides de voyage qui suggèrent : « perdez vous dans la ville et promenez vous sans carte ». Pour la partie de se perdre je suis un PRO, mais on a amené une carte au cas où!

Au détour d’une rue, on croise le fameux pont Rialto qui jusqu’au 19 ième siècle était l’unique liaison entre les deux parties de la ville. Aujourd’hui le Rialto est encore une grande zone de commerces, avec un marché de fruits et légumes journalier ainsi qu’un marché aux poissons. C’est un passage obligé et un très beau point de vue sur le coeur du centre ville et de l’activité humaine.

Contrairement à toutes les prévisions, le soleil brille de mille feux et Brigitte est très contente d’avoir apporté sa camisole. On prend un maximum de soleil en se promenant dans les rues de la ville bondée de touristes, de gens de la place et aussi de plusieurs groupe de jeunes en sortie de classe ou quelque chose du genre.

On déambule à travers les petites rues de Venise au gré des petits ponts, des canaux. Quelques fois on est parmi une foule qui n’arrive de nulle part tandis qu’au tournat d’une autre rue, c’est presque désert, étonnant. En passant dans une ruelle minuscule, à peine plus large que mes épaules, on se retrouve seuls, complètement isolés et où les locaux vaquent à leurs occupations, entretiennent leur maison et font le ménage de leur pallier. Je ne sais pas trop quel peut être la qualité de vie pour les résidents, mais il n’y a pas trop de jardins ou de cour où les gens peuvent manger à l’extérieur lors des grandes chaleurs de l’été. On a bien vu quelques minuscules terrasses sur les toits des maisons, mais ce n’est rien comparé à avoir une cour et un patio.

Venise est non seulement reconnue être romantique, mais aussi pour son festival des masques. Partout dans les boutiques de la ville, il y a des masques de toutes les couleurs, toutes les formes. C’est très joli! Il y a même des gens qui se sont pris au jeu et on revêtu les habits de l’époque avec les masques et on fait un tour de gondole. On est arrivé au bon moment pour les voir prendre place et partir pour leur promenade. Les gondoles sont très chic avec leur coque noir, d’un noir pur, des sièges recouverts de coussins et de riches tissus. Toutes les gondoles sont super bien entretenues. D’ailleurs, saviez-vous que les gondoles ne sont pas symétriques pour permettre l’équilibre du gondolier et de sa rame?

Ensuite, on arrive face à l’académie d’art, un magnifique édifice avec un parc tout aussi joli en plein milieu de la ville. Tout près, il y a l’un des quatre ponts qui traverse le grand canal, le pont de l’académie. Un grandiose pont de bois, le plus vieux pont de ce type. Il avait été fait temporairement, mais est encore utilisé et resté intacte au fil du temps. J’ai pris quelques photos de ce point de vue, une de mes plus belles photos vient de ce pont.

Le grand canal est l’autoroute maritime de Venise, les bateaux, petits et gros, se croisent dans tous les sens et à toutes les vitesses. Le gondoles côtoient les bateaux navettes, des genres d’autobus sur l’eau qui font le taxi à travers tout Venise et ses nombreuses îles. Des quais flottants avec des tourniquets pour les billets font office d’abris-bus et on attend le bateau comme on attend l’autobus en ville. C’est assez cher, mais c’est le meilleur moyen de se promener en ville, faute d’avoir sa propre barque! On a même vu des bateaux de police qui font comme en ville et patrouillent les canaux où il y a des limites de vitesse affichées sur des poteaux. On a croisé aussi un bateau ambulance qui, avec leur sirène, ont la possibilité d’aller à fond sur le canal, ce qui fait déborder l’eau du canal sur les trottoirs et sur les terrasses des restaurants. C’est vraiment limite, l’eau à 15 cm du bord de canaux, et il ne faut pas une grosse marrée ou plusieurs jours de pluie pour voir les gens se promener en bottes de caoutchouc dans les rues.

A l’opposé, il y a les minis canaux où les gondoles peine à passer deux de large. C’est l’attrape touriste par excellence, mais ils ne chaument pas et les gondoles font la queue pour le petit parcours à travers les canaux. Les plus chanceux ont droit à une chanson en italien du gondolier pour le même prix.

Ensuite, passage obligé, la Place St-Marc. C’est une grande place vide, bordée de commerces et de terrasses où des orchestres privés animent l’ambiance. Dans le centre, une grande tour monte la garde, on y montera demain. Suite à une longue marche sur la place St-Marc et le port, le temps se couvre rapidement et il se met à pleuvoir assez fort et sonne pour nous le temps de se trouver une place au sec pour souper.

[Photos de Venise, la ville de jour]

On se trouve un resto, italien bien évidemment, et on mange rapido. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais ça fait l’affaire pour ce soir, demain on visera un restaurant plus chic question de mieux apprécier la cuisine italienne. De retour à l’hôtel, on en profite pour sécher, se réchauffer sous l’eau chaude et surtout dormir après la longue journée. Brigitte a eu deux grosses semaines et a travaillé toute la fin de semaine dernière, alors ces quatres jours de repos sont bien mérités.

mam

[Photos de la place St-Marc, du port et de la ville le soir]

[Video de Venise-jour1, 12:36 minutes]

Rome (jour 14)

Jour 14, 4 janvier, dernière journée du voyage : Dernier petit déjeuner chez les frères….on cherche notre personne contact pour lui remettre les clés et lui dire merci, mais il reste introuvable…..il doit être à la chapelle pour la messe du matin. Pas le choix faut partir, Marc-André est allé le voir. Bien sûr qu’on l’a dérangé, mais avec eux il n’a rien qui les dérange vraiment. Ils ont été tellement gentils avec nous, comme des grand-papas gateaux.

Direction, Le Colisée. Le monument le plus reconnu de Rome. Le Colisée, à l’origine amphithéâtre Flavien, est le plus grand jamais construit dans l’Empire romain. Il est l’une des plus grandes œuvres de l’architecture et de l’ingénierie romaines. Sa construction, a commencé entre 70 et 72, sous l’empereur Vespasien, et s’est achevée en 80 sous Titus.

C’était une arène couverte de sable pour le combat de gladiateurs. Le colisée pouvait, selon les divers historiens, contenir entre 40 000 et 70 000 spectateurs. Chacun avait sa place déterminée en fonction de son rang dans l’échelle sociale. Les riches en bas, les pauvres en haut, les femmes encore plus haut. C’est le lieu où les condamnés à mort (prisonniers) avaient la « chance » de pouvoir être libérer s’ils combattaient dans l’arène et gagnaient. Les batailles de gladiateurs où les chasses avec les animaux exotiques étaient organisées par l’empereur deux fois par année.

Outre les jeux traditionnels de gladiateurs, de nombreux autres spectacles y ont été organisés, tels que des simulacres de batailles navales (des naumachies), des chasses d’animaux sauvages, des exécutions publiques, des reconstitutions de batailles célèbres et des drames basés sur la mythologie romaine. Le bâtiment a finalement cessé d’être utilisé au cours du haut Moyen Âge. Il a plus tard été réutilisé pour des buts variés tels que des habitations, des ateliers d’artisans, le siège d’un ordre religieux, une forteresse, une carrière et un sanctuaire chrétien.

La partie manquante du colisée a été démontée, car elle a été endommagée par un tremblement de terre. D’autres parties ont été défaites/volées/recyclées pour construire des églises et des bâtisses plus modernes dans la ville de Rome au moment où le colisée a cessé d’être utilisé, soit après 500 ans de combat de gladiateurs. Une petite partie à l’intérieur a été reconstruite pour bien voir a quoi ça pouvait ressembler. C’est quand même difficile de s’imaginer comment c’était avant tellement il manque des bouts stratégiques, surtout au niveau des estrades. Sinon, on a vu sous l’arène, tous les petits corridors où les combattants se promenaient avant la grande bataille.

Ca devait être incroyable l’ambiance lors des combats. Pas d’écran géant, mais si on était en bas, l’action devait être plus vraie que vraie. Un genre de loft story mais avec des lions qui mangent des gens pour de vrai.

C’est impressionnant de pouvoir marcher dans des ruines. Ce n’est pas le genre de chose que l’on pourrait faire à Montréal. Ici c’est beaucoup moins stricte sur la sécurité. Ils se fondent sur le gros bon sens des gens. Pas trop CSST approved. A chaque fois on se dit que ca durera pas… mais on en profite.

Le soleil de milieu de journée n’est vraiment pas l’idéal pour faire des photos, mais notre avion part à 4:00 et on doit partir pour l’aéroprt vers 1:30 (longue ride de métro et d’autobus pour s’y rendre). On prend quelques photos, on fait le tour et c’est comme cela que se termine notre voyage à Rome et surtout nos deux semaines de folle course à travers l’Espagne et l’Italie.

[Photo du Colisée]

Fin des vacances. Voilà donc notre séjour qui tire à sa fin. Conclusion, l’Espagne c’est magnifique, un bon équilibre entre histoire et modernité. Une chaleur humaine et un vrai amour des tourites. Les espagnols sont des gens que l’on veut connaître et surtout regarder vivre. On retournera en Espagne pour les combats de taureaux, la plage et aussi pour leur accueil. Par contre Rome, c’est en Italie, mais je suspecte que ce n’est pas représentatif. Rome est bondée de touristes et ça doit jouer sur le moral des habitants. Je n’ai pas trouvé le romain très sympatique ni super accueillant. Ils sont juste corrects. L’Italie est un très grand pays que l’on va visiter de long en large, Rome c’est fait, le Vatican aussi, et c’est coché sur notre liste. A moins de visiter avec des romain (amis), ce n’est pas une place assez le fun pour y retourner parce que les choses à voir ont été vu. Il y a à Rome des choses absolument essentielles à voir et qui nous ont vraiment plu. Pour ce qui est de l’ambiance, surtout après Barcelone et Madrid, c’est moins intéressant/invitant.

En résumé, 14 jours, 2 pays, 3 villes, 4 avions, douanes, détecteurs de métal, rayons x, hotels, restaurants, musées, parcs, églises, photos, pluie et froid. C’est assez pour l’instant on a la tête remplie de belles choses, mais on est content de retourner dans nos affaires avec notre routine,.

Merci aussi à tous ceux qui font des commentaires, c’est la seule façon que l’on sait que vous êtes là. On aime avoir du feedback, ce que vous aimez, vos impressions. J’espère que les récit sont plus intéressants maintenant en petite coupure. J’aime bien écrire, oui, moi qui ne sais pas faire deux phrases sans faute. Une chance que j’ai Brigitte pour me corriger et pour me guider (entre autres choses), on fait une belle équipe. On écrit les posts pour nous, car la mémoire est une faculté qui oublie, des fois plus vite que l’on pense, mais aussi pour les partager avec vous. On ne raconte pas nos voyages pour rendre les gens jaloux (quoi que des fois …) mais bien pour vous faire partager une expérience incroyable que je vis avec ma chérie (beaucoup grâce à elle). C’est une fenêtre sur notre monde où vous pouvez regarder quand il vous plait.

C’est donc, Marc-André et Brigitte, plus fatigués qu’au départ, un peu moins riche en $, mais tellement plus intéressés à voir ce que le monde a à offrir. Le monde est vaste, faut sortir pour le découvrir. Et surtout on réalise qu’on n’a pas assez visité notre propre pays ni les villes autour. C’est une nouvelle mission qu’on devra faire à notre retour en sol canadien.

Et juste pour le plaisir… voici les meilleures photos parmi les 6’600. Ce sont des essais, des panos, des photos corrigées et optimisées dans photoshop. C’est juste un début. A savoir combien j’en ai gardé, a peu près 2’800, c’est donc seulement le meilleur que l’on garde.

[Best of Barcelone, Madrid et Rome]

Rome (jour 13)

Jour 13, 4 janvier : Les musées du Vatican. C’est après 1h30 de file d’attente sous la pluie que l’on arrive à la porte. Là commence le défi de visiter les 11 musées dans la journée… pas de temps à perdre.

Le musée égyptien contient une importante collection de momies (que l’on peut vraiment voir) et de sarcophages bien présentés. On peut voir les cheveux, les mains et les pieds des momies vieilles de plus de 5000 ans, impressionant.

Le musée Chîaramonti est un long corridor de tablettes avec plus de 1000 bustse de personnage plus ou moins importants de la Grèce et de Rome.

Le musée Braccio Nuovo, une salle super bien éclairée par la lumière naturelle. Elle contient des statues des dieux grecs et de certains empreurs.

La gallerie du Lapidaria est une impresionnante collection de pierres tombales, been there, done that, next!

En fait, les 11 musées c’est plus de 54 salles, chacune dédiée à une certaine collection. On ne vous racontera pas toutes les salles heureusement, mais on a bien écouté les commentaires de l’audioguide, ça rend les visites plus significatives.

Les papes, vraiment riches, ont du goût pour les belles choses rares. Ok certaines collections leurs ont été donné, d’autres ont été négociées et d’autres encore proviennent de leur propre collection personnelle. Je ne sais pas si c’est vraiment la job des papes de collectionner les objets marquants de l’humanité, mais faut dire qu’ils ont fait une sacré bonne job pour les montrer. C’est au musée du Vatican où les objets sont les plus nombreux et les mieux présentés. Au moins, ils en font profiter les gens.

Les différents musées sont aussi une oeuvre d’art en tant que tel, car tous les murs et les plafonds sont peints. Il y a du marbre partout, de l’or aussi à profusion. Les papes savent s’entourer de belles choses. L’architecture est aussi très intéressante, mais faut avancer, go go go.

Une des salles les plus intéressante que j’ai vue est celle des cartes géographiques. Les papes subventionnaient souvent les grands explorateurs et c’est comme cela qu’ils pouvaient avoir une vue plus réaliste du monde dans lequel ils vivaient. Il y avait dans la salle plus de 32 cartes, des 320cm par 430 cm (immense) accrochées au mur de presque tous les pays de la terre.

En plus de Michel-Ange, Raphael, un grand peintre a fait les appartements de plusieurs papes. On est passé par la salle constantin, utilisée pour les cérémonies officielles de la cour pontificale. Cette salle représente une peinture d’une bataille très connue et qui a été assez meurtrière, comme toutes les guerres de l’époque

C’est après plus de 4 heures que l’on arrive ENFIN à la Chapelle Sixtine. C’est l’une des salles des palais pontificaux du Vatican. C’est dans la Chapelle Sixtine que les cardinaux, réunis en conclave, élisent chaque nouveau pape. C’est le coeur du Vatican. La Chapelle Sixtine, peinte par Michel-Ange, âgé dans la soixantaine, a été complétée en 3 ans. Elle est la représentation de l’art de la parole révélée par Dieu à l’homme. C’est aussi l’histoire du Salut tel que tracé dans la bible. La demande du pape à Michel-Ange concernait des scènes du premier testament, il a donc décidé de peindre rien de moins que l’histoire de l’humanité, oui rien que cela!

Donc, on entre dans la salle, c’est supposé être un chapelle, moi je trouve que ça ressemble à un garage, un gros garage. On est tous tassés comme des sardines au centre avec la tête en l’air, la bouche ouverte et on regarde. Il y a des gardiens qui font entrer/sortir le monde et leur crie de garder le silence dans un temple religieux! Pas impressionnant comme description me direz-vous! Ouin, c’est cela, un garage plein de dessins partout. Disons que côté effet c’est un gros zéro. Je m’attendais un peu à être impressionné c’est sûr, mais la juste pas trop. C’est avec toute la bonne volonté du monde et un peu de recul que l’on est resté 10 minutes à regarder les murs, les plafonds en fait partout. C’est une oeuvre magistrale, impressionante, grandiose et significative, mais en soit ça manque de richesse, de charme. Ce n’est pas comme la chapelle superbement décorée que je m’attendais. Donc en quittant le garage, oups, la Chapelle Sixtine, en laissant un bonne centaine de touristes gaga en arrière que l’on continue la visite.

On passe par la bibliothèque apostolique du Vatican: 70’000 manuscrits, 7’000 imprimables, 700’000 imprimés de tous genres. Le but, la promotion de la foi catholique et de la culture humaine. La bibliothèque est accessible aux membres de la communauté religieuse et aux chercheurs. C’est une succession d’armoires fermées et barrées qui sont posées le long du long corridor qu’est la bibliothèque. Peintes de belles couleurs, les armoires servent à protéger les livres je suppose. C’est la première bibliothèque que je visite et où je ne vois AUCUN livre… Bravo, on aurait pu passer dans les cuisines que ça aurait été plus intéressant.

On termine par la Pinacoteca où toutes les oeuvres religieuses (peintures) significatives sont exposées, on en a tellement vu partout ailleurs que c’est en marchant vite que l’on passe au travers. Je crois que c’est la fin du voyage et la fatigue qui fait que l’on apprécie un peu moins ce qu’on voit, mais détrompez-vous, c’est vraiment vraiment intéressant et surtout impressionnant de retrouver toutes ces belles oeuvres plus différentes les unes des autres sous un même toit. D’ailleurs, on ne s’attendait pas à voir d’autres choses que des oeuvres religieuses et étonnament il y en avait plusieurs.

[Photo des musées du Vatican-Sculptures]

[Photo des musées du Vatican-Salles]

Fini le Vatican et ses musées, direction le Castle D’angelo qui sera notre dernier stop de la journée. Le castle servait au pape en temps de crise, car il était bien protégé. Il y avait ses appartements, mais il ne les habitait pas. Un passage couvert permet de passer directement du castle au Vatican. C’était pendant plusieurs années la forteresse la plus sure d’Europe.

Je ne m’attendais personellement à rien. On prend l’audioguide et on apprend plein de choses très intéressantes. Le château n’est pas très bien meublé et c’est plutôt un hommage aux anciens protecteurs de la ville. C’était aussi un mausolé pour les rois. Rendus à la visite du toit, on a une vue imprenable sur la ville et la Cathédrale St-Pierre au coucher du soleil. Ca me réconcilie un peu avec Rome. Je prends de très belles photos de la ville et on redescend pour aller manger avec des amis.

[Photo du Castle San Angelo]

[Photo de Rome au coucher du soleil]

On avait rencontré Mathieu et Isabelle au Salève à Genève. Ils restent à Londres, mais étaient en même temps que nous à Rome. Joignant l’utile à l’agréable, on est allé se promener dans la ville avec eux et un couple d’amis à eux (Paolo et Paola, original!), de vrais Romains. Ils nous ammènent à des petits endroits très sympathiques pour bien faire comme les locaux, manger et profiter de la vie. On prend une crème glacée par un froid de canard à la place la plus reconnue de Rome pour cela (Gelatini).

On se promène sur la place Nuova où se tient un marché de Noël. Ici, ils sont très forts là-dessus, il y en a partout, sur les grandes places publiques se tienent des marchés style marché au puce. Il y a aussi des kiosques comme à la Ronde avec des vendeurs de toutous, de jeux, d’art, de collier etc. On trouve de tout, on n’avait rien de besoin, on a juste pris des photos.

[Photo du marché de Noël]

On passe par le Panthéon de Rome qui est un édifice religieux de la Rome antique. C’est à l’origine le temple de toutes les divinités de la religion antique, transformé en église chrétienne au VIIe siècle. C’est le plus grand monument du monde antique gréco-romain qui nous soit parvenu pratiquement intact, du fait de son utilisation ininterrompue depuis l’Antiquité. Le Panthéon supporte la plus grande coupole de toute l’Antiquité, qui fut aussi la plus grande d’Europe occidentale jusqu’en 1436. En résumé c’est un igloo pour les dieux grecs (parce qu’au plafond, il y a un trou rond par lequel on peut voir directement dehors, sans vitre…..donc quand il pleut, il pleut à l’intérieur.

[Photo du Panthéon]

On quitte nos amis et on termine la journée dans une super petite pizzeria suggérée par Paolo et Paola (pizzeria Monté Carlo). Délicieux et très authentique. A notre sortie du resto, il y avait une file d’au moins 50 personnes pour manger. On est entré juste à temps! On est très très près de manquer le dernier train pour retourner chez le frères parce que Marc-André gosse encore à prendre des photos (du Castle d’Angelo vue de nuit). Dans 10 ans, c’est tout ce qui nous restera, pas de chance à prendre, d’ailleurs c’est avec plus de 6’600 photos qu’on revient à Genève, méchant ménage à faire.

Rome (jour 12)

Jour 12, 2 janvier : Ok fini le promenage, tout est ouvert aujourd’hui, soyons de bons touristes, en avant les line up. Direction la Place St-Pierre et la Basilique du même nom, c’est notre projet principal de la journée. Passage obligé, la place St-Pierre est une grande esplanade située devant la Basilique Saint-Pierre, au Vatican. C’est très impressionnant tant par ses dimensions que par son côté historique. Au levé du soleil, avec son obélisque au centre, les nombreuses colonnes entourant la place et menant naturellement vers la cathédrale c’est tout simplement époustouflant. Dans les faits, c’est plutôt une aire d’attente pour entrer dans le Vatican et visiter la Basilique. Brigitte fait le line up, je fais de photos et en moins de 30 minutes on est aux portes de la plus grande église au monde.

[Photo de la place St-Pierre]

Basilique St-Pierre nous voici. On y accède en entrant dans la cité du Vatican. C’est comme passer aux douanes, détecteur de métal, gardien et rayons X. Avec la quantité de rayons x et de scans que l’on a passés en 15 jours, je pense que la nuit je luis dans le noir maintenant. Donc, maintenant entrés dans le Vatican, on se rend directement dans la Basilique, direction le Dome tout en haut question de profiter de la belle lumière du matin déja avancée et d’éviter la longue file.

On fait une pause pour visiter l’intérieur du dome. Ridicule. C’est une passerelle de 2 pieds de large qui fait le tour entouré d’une grille de 8 pied de haut tricoté serré. Photos impossibles, vue obstruée sur les très belles fresques qui ornent le plafond très haut… très très haut. C’est un peu déçu que l’on decide de poursuivre l’ascension.

C’est après les 551 marches que nous arrivons tout en haut, sur le dome. Les marches sont  de plus en plus petites. Au niveau des dernières marches, on a à peine la grandeur d’une pointe de pizza et en plus l’escalier est à angle, car on suit la forme de la coupole. Précédé et suivi par des groupes de jeunes scouts de 7-12 ans qui se bousculent et nous aussi par le fait même, on a bien hâte d’arriver en haut. C’est le bordel avec les kids. Rendus en haut sur la terrasse, la vue est à couper le souffle. J’ai tenté de faire des photos intéressantes, mais le soleil dans la face, ce n’est pas évident. Donc, on a fait le tour 2 fois, et c’est parti pour la redescente afin de faire la visite intérieure.

Ah oui, chose surprenante, on est sur le toit de la Basilique, on se promène comme on veut, il y a même des toilettes et un magasin. Un très gros magasin rempli de tout ce qui a rapport à Jésus. De la petite croix en métal à 3 euros en passant pas celles en or à 160 euros et des statues de la vierege et des toiles à 2-3000 euros. Ce sont des soeurs qui s’occupent de cela. On dira bien ce que l’on voudra, je pensais qu’en terme de « merchandising » c’était Disney et tous ses produits dérivés qui était le king, et non, l’église catholique est vraiment trop forte.

[Photo du dome, intérieur, extérieur et vue sur la place St-Pierre]

Après avoir visité plus de 10 basiliques/églises depuis le début de notre aventure européenne, en entrant dans la Basilique Saint-Pierre, ce n’est pas wow que ça fait. C’est grandiose, immense, riche, mais pas wow, juste ok. C’est plutôt sobre. Avec l’audioguide, c’est très interéssant. Chaque fresque, statue ou mosolée est là pour une très bonne raison. On n’expliquera pas tout ce que l’on a appris, faut que vous veniez voir, c’est à ne pas manquer. Juste pour vous dire que Pierre (d’où le nom de la Basilique), l’apôtre préféré de Jésus, celui en qui il a fondé toutes les destinées de l’église moderne est enterré sous l’hotel principal. Tout est significatif, les clous ayant servi à crucifier Jésus et aussi le bout du bois de la croix sont aussi dans certains autel/présentoirs.

Je vais vous raconter un peu ce que l’on a appris. 2000 ans de christianisme, de St-Pierre à Benoit XVI. Beaucoup de symbolisme. Des fresques symbolisent les vertus cardinales (prudence, justice, force et tempérance) et les vertus théologales (foi, espérance et charité). 3 femmes sont enterrées dans la basilique, des martyres, mortes pour ne pas avoir renier leur foi (persécutées par les protestants). Une immense sculpture de Jean 23, le responsable du concil eucuménique du vatican 2, un grand tournant pour la religion. Il a conquis le monde entier par sa singularité d’âme. L’hotel papale (juste le pape peu l’utiliser) est orientée vers l’est, où le soleil se lève, pour signifier au peuple de suivre la lumière, le christ. Sous l’hotel, la tombe de Pierre. Pierre ou saint Pierre, né au début de l’ère chrétienne est l’un des douze apôtres du Christ, parmi lesquels il tient une position privilégiée, il est, selon l’église Catholique, le chef de l’Église fondée par Jésus de Nazareth. D’après la Tradition Catholique Romaine, il est le premier évêque de Rome, ce qui, pour les catholiques, fonde la primauté épiscopale dont le pape actuel est le 264 ième successeur.

[Photo de l'intérieur de la basilique St-Pierre]

Selon notre guide de voyage, Rome a trois catacombes. Deux d’entre elles sont ouvertes. Donc direction catacombes de San Castillo et après 45 minutes d’autobus on est rendu. On ne sait pas trop ce que l’on va voir. On a choisi la visite en français avec un super guide venu des iles. Un raconteur hors pair qui nous taquine bien avec notre accent québécois.

Pendant 3 siècles, les catacombes ont servi à enterrer les morts car c’était illégal d’enterrer les morts à l’intérieur des murs de la ville. Les catholiques, pas toujours très acceptés, ont dû se résigner à creuser la colline pour enterrer les chétiens. Puisqu’ils n’étaient pas riches et ne possédaient pas de terre pour des plaque tombales comme aujourdhui, ils ont commencé à creuser pour enterrer les morts. Les catacombes ont jusqu’à 20 mètres de profond sur 4 niveaux. 20 km de gallerie ont été creusés pour enterrer 500 000 personnes, surtout des bébés car la mortalité infantile était très élevée. Vers 1852, un archéolgue a redécouvert les catacombes, les a vidé de tous les os restants pour les mettre dans une fausse commune, car les gens qui visitaient en prenaient comme souvenir!

Il y a eu 16 papes enterrés dans les catacombes, leurs restes sont retournés à la Basilique St-Pierre. Certaines tombes sont décorées et quelques vestiges restent encore visibles, mais c’est subtil. On est aussi allé visiter les catacombes de San Sebastiano. L’histoire de San Sebastian est intéressante, car c’est un martyr blessé par des flèches, qui a survécu et a été ensuite battu à mort. Il est devenu le patron des romains après une hsitoire de promesse du pape à Marie pour arrêter une épidémie. Il est l’emblème de ceux qui ont souffert.

Les catacombes c’est noir, humide et sale. C’est creusé à même la roche, les trous sont dans les murs et font office de tombe pour mettre les corps. Le trou était fermé par une dalle qui scellait le trou hermétiquement. La chaux active décomposait le corps, ça ne sentait pas. On a aussi appris la signification de plusieurs signes religieux, le poisson voulant dire Jésus Fils de Dieu notre sauveur. Le XP que l’on voit souvent est aussi rien d’autre que Jésus Christ écrit en grec. Une chose intéressant est la Swastika, la coix gammé des nazis. Sachez que ce signe religieux très positif voulant dire simplement soleil a été détourné de sa signification première. Ce signe inversé, voulant dire mort (très approprié pour les nazis) a été connu durant la deuxième guerre mondiale avec la Shoah (l’haulocaute). Pour en savoir plus sur la Swastika cliquer ici.

[Photo des catacombes]

Pour terminer la journée relax, on est allé au Capitole. Située sur l’une des 7 collines de Rome, la Place du Capitole a été le cœur religieux et politique de la Rome antique. Le rôle politique est demeuré par la suite, devenant le siège du gouvernement de la ville. c’est plutôt tranquille mais intéressant comme point de vue.

Le musée est l’un des musées les plus intéressants que j’ai vu. C’est plein. Je veux dire que d’autres musées ont une salle avec une statue dans le centre. Ici, les salles sont remplies de statues mur à mur. C’est ce que je retiens de Rome et ses musées, c’est que ici c’est authentique. Les romains des époques antiques étaient très productifs et ont laissé dans des états souvent presque parfaits des centaines de bustes et statues. Je vous ai déjà dit que je n’aimais pas trop la sculpture. Ca a été ma réconciliation avec la sculpture. Il n’y a que le musée du Vatican qui m’a plus impressionné, plus par la qualité de la présentation que par la quantité, mais ça c’est une autre histoire.

Les highlights du musée. les restants d’une statue de Constantin, juste la main est plus grande que Brigitte. On passe par la salle des oies pour aller dans la salle de la louve. Histoire archi connue de la louve qui a nourri les deux frèrer orphelins mythiques Romulus et Remus. Romulus fondateur de la ville de Rome aurait tué son propre frère pour avoir le pouvoir. La louve est le symbole de la ville. La sculpture et la légende ont été trafiquée pour faire vrai, c’est en fait n’inportequoi!

[Photo du musée du Capitole]

Ouf, juste d’écrire cette journée, je n’en reviens pas. Méchante journée remplie, plus de 1200 photos, des marches en masse, plus de 2000 ans d’histoire.

Rome (jour 11)

Jour 11, 1 janvier : Le premier janvier, tout comme le 25 décembre sont des jours où tout est fermé. Ne se laissant pas abbatre pas de si petits détails, on a décidé de visiter Rome et ses environs à pied, tout ce qui se fait sans payer, ce qui est très rare ici.

Le magnifique Grand escalier de la Trinité des Monts qui mènent à l’église française de la Trinité des Monts. Cet escalier a fait lôbjet de controverse car les papes s’y opposaient….ils ne voulaient pas qu’un escalier mène à une église catholique. C’est un lieu prisé par plusieurs vendeurs itinérants et peintres. On est passé devant un peintre plutôt talentueux qui faisait de belles peintures de Rome. On s’est laissé prendre pas une scène, style impressioniste de Rome et on a acheté la dite toile, petite folie de voyage. C’est donc notre souvenir de Rome, qui sera dans notre salon. Il ne reste qu’à lui trouver un cadre pour la mettre en valeur, peut-être un autre souvenir de voyage d’un autre endroit.

[Photo de l'escalier et de l'église]

Autres activétés libres d’accès et gratuites: l’air, l’eau et le gazon. Une promenade dans le Parc de la Villa Borgese. Le plus grand parc de Rome, il a une grandeur de 80 hectares et a débuté comme une plantation de vignes dans les années 1600. Situé sur une colline de la ville, on y retrouve restaurant, Casino, Zoo, lac et fontaines. On a relaxé un peu, pris des photos et marché. Ca fait différent des journées à la course pour tout visiter, au moins on a le temps de profiter, de se poser et de bien respirer l’air frais.

[Photo du Parc de la Villa Borgese]

Direction Fontaine de Trevi. Un peu cachée au détour d’une petite rue, la fontaine est située en plein cœur de la ville, au centre de bâtisses, à proximité de la place Navone et de la place d’Espagne. Construite à la demande du Pape Benoit XIV, elle est l’œuvre de Nicolas Salvi qui l’achève en 1762.

La fontaine est une allégorie de l’Océan avec, au centre, Neptune, se tenant sur un char en forme de coquille, tiré par deux chevaux marins, représentant l’eau violente (gauche) et l’eau sauvage (droite). Ils sont guidés par deux tritons. Les statues entourant Neptune représentent l’abondance et la salubrité. Les statues du dessus, reprèsentent les quatre saisons.

C’est pacté de monde, tous veulent se faire photographier devant et il commence à pleuvoir. Condition moins idéale pour des photos, on s’est frayé un chemin devant, pris quelques photos. Dommage qu’on ne profite pas plus de cette belle fontaine, on s’habille pour la pluie qui tombe encore plus fort et on continue notre périple. Avec le temps froid et la pluie, pas étonnant que je sois malade, j’ai la guédille au nez depuis deux semaines. Ce nouvel épisode n’aidera pas.

[Photo de la fontaine de Trévi]

En regardant mes notes, on est passé par : l’Eglise Sans Paolo et l’Eglise Maria Alcolia. Surement pas très marquantes car pas de photos et pas d’idée c’est quoi. Je cherche dans nos photos et nos notes, rien. Donc ca reste dans le post comme « been there, done that » mais c’est tout. Ca devait aussi être gratis, il y a tellement rien de gratis à Rome, ça vaut la peine d’en parler. Mais Brigitte elle se souvient, c’est elle qui a pris les notes!!!!! Donc, Brigitte dit que l’église Maria Alcolia est juste derrière le Capitole et que l’Eglise Sans Paolo est en face. Comme on a tellement vu d’église, il est normal qu’on ne se souvienne pas exactement ce qu’il y a dans chacune.

Pour souper, on a décidé de se joindre aux autres invités de la Casa St-Gabriela pour le souper du jour de l’an.

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Rome (jour 10)

Jour 10, 31 décembre : Après avoir quitté Madrid en taxi très tôt le matin, on embarque dans l’avion et arrive à l’aéroport de Rome (Ciampino). C’est l’aéroport « cheep flight » de Rome. On ne le savait pas, là on le sait…. Un aéroport sans passerelle pour entrer dans les avions. Partout, autant à l’arrivée qu’au départ de cet aéroport, c’est de la salle d’attente à l’autobus, et de l’autobus sur la piste, et la tu embarque dans l’avion avec l’escalier. On se croirais dans un pays sous-développer comme haiti.

Après l’avion, on a un trajet de bus-métro-train d’une heure trente pour enfin se rendre à notre pied à terre. Eh non, ce n’est pas un hotel, mais la maison mère des frères St-Gabriela de Rome qui est à l’extérieur du périphérique de la Rome centrale. On avait une personne référence, nous avons pu loger à très bas prix (question de rééquilibrer le portefeuille après le week-end à Londres!!!). L’accueil fut très chaleureux avec une grand-papa qui nous a traiter aux petits soins.

Premières impressions sur Rome: c’est plutôt sale et bordellique. On reste à 20 minutes de train du centre-ville. Il y a des tags partout et on nous a bien avisé de faire attention aux voleurs. Les transports publics sont un peu tout croche: les indication sont parfois erronnées ou totalement absentes. Les chauffeurs de bus sont très brusques et les gens ne font pas trop d’effort pour aider. Ce n’est pas une ville pour le touriste, mais c’est vraiment bondé de touristes, même en ce temps « mort » de l’année. De files halluciante partout et surtout des prix vraiment abusifs.

Pour les points positifs, ben oui il y en a plein, c’est un ville remplie d’histoire avec des monuments plus qu’impressionants. Pas comme avec des musées ici et là avec 2-3 statues trouvées il y a 400 ans. Non, ici la ville est un musée. Des sites archéologiques et des monuments datant de plus de 2000 ans sont partout. Rome est même la seule ville qui a un monument datant d’avant Jesus-Christ toujours en fonction (le Phanthéon). C’est vraiment bizarre de se promener et de voir à une intersection un parc plus bas que le sol, bien clôturé, et qui présente des ruines, comme ça au milieu de la ville.

On a bien réuissi à se promener dans la ville, toujours grâce au sens de l’orientation de Brigitte. En ce temps des fêtes, pas de chance presque tout est fermé, ce qui nous a oubligé à modifier notre horaire. On se contente de la visite extérieure de la Place St-Pierre et de la Basilique. Rendu au capitole (aussi fermé) on est impressioné par les ruines du Forum Romain situé entre le Capitole et le Colisée. Le Forum Romain est un vaste espace regroupant de nombreuses ruines de l’époque romaine. Depuis le Capitole, on a une vue d’ensemble sur les ruines et on peut mieux discerner les contours. L’entrée est payante, mais on n’a JAMAIS trouvé l’entrée. C’est aussi une complication qu’on a eu a quelques reprises, on sait que le building est à tel coin de rue, mais on ne le trouve pas…problème d’indication, mais quand on arrive vraiment devant, là aucun doute, on sait qu’on a trouvé, mais certains endroits n’ont pu être trouvés comme le Forum.

Voici les photos plus ou moins aériennes de l’endroit au coucher du soleil.

[Photo du Forum Romain]

Ce n’est plus vraiment quelque chose de reconnaissable, mais on est quand même une centaine de touristes à prendre des photos. Ici l’histoire, la vraie, est partout. Il y a un dicton qui dit : toutes les rues mènent à Rome. Tout prend son importance maintenant qu’on est là au centre du monde et que de cet endroit important on regarde les vestiges de l’histoire humaine récente (2000 ans) sous nos yeux.

On termine la soirée par un petit resto sympa où Brigitte mange un plat typique de la nouvelle année romaine : Lentille et saucisson en sauce, qui selon la légende apporte de l’argent:-) Moi je me contente d’une lasagne vraiment hallucinante, on est en Italie! C’est cher, mais ça bouche trés bien un trou. On retourne coucher chez les frères. Ils ont l’internet, on en profite pour poster un message de bonne année. Vive la technologie! (heureusement, parce que là on est très en retard sur nos posting)

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