Lundi 5 avril 2010: Dernière journée pour visiter les derniers musées sur notre liste. Brigitte est plus ou moins enthousiaste à l’annonce que l’on va en faire 4 aujourd’hui, moi je suis heureux, on fera un compromis, 2 seulement.
Je ne pouvais pas manquer de visiter le musée Van Gogh, un artiste hollandais très connu autant pour ses toiles au caractère unique que par sa courte vie tourmentée.
Wiki resume cet artiste comme suit : son œuvre pleine de naturalisme, inspirée par l’impressionnisme, le divisionnisme et le pointillisme, presque inconnue à sa mort, annonce le fauvisme et l’expressionnisme et même le cubisme.
Je ne suis pas un connaisseur d’art, mais j’aime bien l’énergie qui se dégage de ses toiles et comme je dis souvent, l’art ou la vision de l’art, quel que soit sa forme, doit générer un sentiment. Van Gogh exprimait sûrement à travers ses toiles les tourments intérieurs qu’il vivait et je le ressens bien en regardant ses oeuvres. La première partie du musée est consacrés à ses contemporains et les peintres qui l’ont inspiré ou bien formé, même si sa formation fut brève et sa carrière aussi.
Le 200 toiles de l’artiste sont exposées de façon à bien montrer l’évolution d’une palette de couleur foncée et triste, tel ses professeurs et ses confrères utilisaient, pour ensuite passer à une palette plus colorée et avec des scènes plus festives lors de la période où il resta en France.

Ses peintures sont composées de textures grossières, lourdes et brunâtres avec quelques accents de couleur, le temps et la poussière affecte les pigments qui deviennent encore plus foncés ce qui tend à rendre les toiles encore plus tristes. Une restauration minutieuse fait revivre l’oeuvre, mais il y a des discussions qui tentent à dire que la restauration dénature l’oevre et la modifie. Pour ma part, j’aimerais retrouver la toile dans sa version d’originie, mais c’est souvent impossible.

Il a un talent limité et prend des cours à l’école des beaux arts. Il vit tant bien que mal avec l’argent que lui donne son frère, qui tout au long de sa vie le supportera. Dans ses peintures, il évoque plus de ambiances que des scènes réalistes. Sa palette évolue quand il découvre les estampes japonaises et le meilleur de son travail se fera dans ces années plus colorées. Habité par des démons intérieurs, il se coupe un bout d’oreille et se fait interné de son propre gré dans un asile avec des gens beaucoup plus malades que lui. Il peint encore beaucoup dans sa chambre et dans le jardin de l’asile, mais une rechute de sa maladie (selon ses médecins ce serait une sorte d’épilepsi) le rend momentanément fou. Il se tire une balle dans la poitrine et meurt deux jours plus tard. Il n’aura peint que 10 ans et il est mort à 37 ans! Sa renommée n’est donc que post-mortem.

J’ai adoré visiter ce musée, mais après le Prado, tous le musées sont « petits » et on a vite fait le tour. On prend notre avion à 8:00 pm et il nous reste encore plein de temps pour faire plein d’autres choses. On passe devant une tour d’église qui donne un bon point de vue sur la ville. On décide de faire la visite de la tour. C’est une visite à toutes les demie heures par groupe de 6 personnes. On prend donc rendez-vous dans une heure et demi… en attendant on se promène. On passe devant une maison-bateau-musée ouverte pour visiter. Ce sera notre visite la moins cher (à part le musée du sexe) et la plus surprenante. C’est assez grand et plutôt confortable de vivre DANS un bateau qui en fait ne va jamais nullepart. Une famille de quatre vivait là avec le gas, l’électricité, les toilettes et le téléphone. Ce n’est pas pire que de vivre dans une roulotte, en fait c’est même plus spacieux.
L’heure de notre visite de la tour approche et on se rend sur place. On apprend deux trois trucs sur la tour et ses cloches, on monte en haut pour la très belle vue sur la ville et on redescend. Les escaliers pour monter dans la tour sont ridiculement petits, mais après avoir vu ceux de notre hotel, c’est conforme aux normes du bâtiment ici. Je vous le dis, une marche d’escalier a tout juste la largeur de mon pied, pareil comme un escaveau.

C’est le temps de retourner à l’aéroport, pour se rendre compte que notre vol est retardé d’une heure et on a plein de temps pour aller manger. Mais dès notre retour en salle d’attente après avoir mangé du fast food (il n’y avait rien d’autre), c’est presque deux heures de retard que l’avion aura finalement. On écoute notre ipod pour passer le temps, il n’y a rien d’autre à faire, il n’y a pas de boutique de notre côté. Il est presque minuit lorsque nous ouvrons la porte de l’appart. Ce fut épuisant, on a marché beaucoup, mais c’était très instructif. Il annonçait de la pluie tout le week-end, on s’en est pas si mal sorti avec une journée seulement de pluie. La prochaine fois, on prendra un vol plus tôt pour le retour, car on a presque réussi à manquer le dernier bus, déjà qu’à l’aller c’était la course, on est bien heureux de ne pas avoir dû marcher à cette heure-là pour retourner à la maison. Comme mot de fin, ne pas se fier aux apparences, Amsterdam c’est tellement autre chose que le pot et le sexe!
mam
Dimanche 4 avril 2010: Aujourd’hui, on se lève tôt et il pleut déjà. On avait planifié aller à Volendam, un petit village de pêcheurs à 30 minutes de Amsterdam qui est réputé être plutôt joli et typiquement hollandais. Espérons que là-bas il fait plus beau qu’ici et qu’on ne se fera pas mouiller, car juste pour se rendre au centre-ville à pied, on est presque tout trempés. Après avoir acheté les billets de bus et trouvé le bon bus, on est parti avec d’autres touristes.
On se perd volontairement dans les dédales des rues pour avoir une idée plus juste du village. On emprunte même un chemin qui, au détour d’un pont levis, nous mène à l’église du village où on entre pour « voir » et c’est la messe du dimanche pascal. On est invité à s’asseoir et à profiter du discours du prêtre en néherlandais. On ne comprend rien, mais ça ne fait rien, car on peut se réchauffer un peu. Ca semble être une tradition d’assister aux messes lors de certains voyages, c’est arrivé à plusieurs occasions et cette fois-ci on est même allé communier.
Anne Frank est une petite fille juive qui s’est installée avec sa famille à Amsterdam lorsque Hitler a été élu chancelier d’Allemagne (premier ministre). Lors de la 2e guerre mondiale, les juifs d’Amsterdam sont contraints à porter l’étoile jaune pour les identifier, doivent respecter certaines restrictions (dont couvre feu, accès interdits à certains endroits, rationnement alimentaire) avant d’être déportés. Le père d’Anne réussi à cacher sa famille ainsi que celle d’un ami dans l’annexe de son entreprise. Elle vit clandestinement dans ce petit logement avec 7 autres personnes et ils doivent être très vigilants pour ne pas que les employés les entendent. Anne, alors âgée de 13 ans, veut devenir journaliste ou écrivaine. Durant les 25 mois passés dans l’anonymat de ce refuge, Anne tient un journal qui décrit son quotidien pendant l’occupation des nazis et surtout ses pensées qui sont jugées matures et perspicaces.
Samedi 3 avril 2010: Avant chaque voyage, on fait des recherches sur internet afin d’en savoir un peu plus sur la ville que nous allons visiter. Amsterdam n’a pas fait exception à la règle et comme nous allons visiter plus officiellement cette ville aujourd’hui, un petit résumé de nos apprentissages est de mise.



Vendredi 2 avril 2010: Réveil brutal à 4h55 am lorsque je me rends compte que j’ai éteint le cadran et que je me suis rendormie pour 45 minutes au lieu de 5 minutes. A cette heure-ci, nous devrions déjà être à l’aéroport, mais je suis encore en pyjama.

