Dimanche 10 juillet
marche – Gîte de Basse Vallée @ ville Basse Vallée – 8:15am à 10:30am et reprendre l’autobus jusqu’à St-Denis
nuit – surprise
Nous nous levons en même temps que le groupe pour prendre le petit déjeuner tous ensemble. Cette nuit, il y a eu le déluge et encore ce matin quelques gouttes de pluie tombent. Pourtant, ce n’est pas la saison du tout, ici c’est l’hiver qui devrait être frais et sec de mai à novembre, contrairement à l’été chaud et pluvieux de décembre à avril. Toute règle a une exception faut croire! Nous partons pour la dernière portion de notre traversée de l’île et ce, sous la pluie comme lors de notre premier jour….on boucle la boucle.
Ce dernier tronçon est assez court, mais c’était trop pour l’ajouter à la journée d’hier. C’est principalement de la descente puisque nous sommes dans la colline et que nous devons joindre le village de Basse Vallée sur les rives de l’océan Indien. En cours de route, la pluie diminue jusqu’à s’arrêter avant de nous avoir trempé. Nous longeons des terres agricoles et marchons principalement dans la forêt.
Petite descente facile sans aucune difficulté pour bien terminer cette traversée. Nous arrivons au coeur du village de Basse Vallée sur la route principale en face d’un arrêt d’autobus que nous devons prendre. Ca y est, c’est la fin du GR (grande randonnée), mais pas la fin de notre aventure puisque nous commençons celle de la remontée vers St-Denis en transport en commun. Nous devons prendre un bus qui nous mènera à St-Benoit et de là un autre jusqu’à St-Denis.
Nous sommes dimanche et il y a beaucoup moins de trajets de bus qui s’offrent à nous, surtout pour des longues distances, ce que nous devons accomplir. On marche un peu sur le bord de la route puisque le prochain autobus n’est que dans une heure. En marchant, on s’arrête au Puits des Anglais qui est en fait une aire de pic-nic sur le bord de l’océan. Là on en profite pour manger une salade avant de prendre l’autobus. Nous avons une belle vue sur les vagues qui viennent se fracasser sur les rochers.
A l’heure, l’autobus arrive, mais il ne va pas jusqu’au bout de son trajet, il s’arrête à mi-parcour. Nous choisissons quand même d’embarquer, on fera le reste à pied ou on fera du pouce, ça fera déjà ça de moins à faire. De toute façon, le prochain bus qui peut nous amener à St-Benoit n’est qu’à 5:30pm et il est actuellement midi. Sur la pancarte, nous avons vu qu’un autobus partait de Bois Blanc à 1:15pm et nous tentons de l’attraper à pied, mais tout en sachant qu’il est peu probable que nous y arriverons puisqe c’est trop loin. Toutefois, grâce à cette longue marche sur la route, nous traversons trois coulées de lave récentes qui ont rejoint l’océan. La plus récente date de 2010 et ça fume encore à quelques endroits!
Notre tentative d’auto-stop reste infructueuse, mais il y a des voitures garées sur le bord de la route près d’une coulée de lave durcie et nous en profitons pour les interpeller. Comme elles sont arrêtées, c’est difficile de nous ignorer. La tactique fonctionne bien d’autant plus qu’elles se dirigent dans la même direction que nous sans aller jusqu’à St-Benoit. Encore une fois, ça fera ça de parcouru. Les dames nous déposent à Piton de Ste-Rose là où il y a eu aussi une coulée de lave qui est passée à travers les maisons et l’église. Plusieurs personnes s’arrêtent pour visiter l’église qui a survécu, mais qui est assez endomagée et est maintenant à plus d’un mètre sous le niveau de la route.
A l’arrêt d’autobus, nous découvrons qu’il y a un autre bus qui passe par ici et qui est scédulé pour 2:11pm et il est 2:00pm. Nous l’attendrons jusqu’à 3:00pm et il ne passera jamais finalement. On se décide d’aller au restaurant d’en face pour leur demander de nous appeler un taxi, mais il n’y en a pas qui dessert la ville, surtout le dimanche. On se résigne à manger au restaurant et d’attendre le prochain autobus qui passe ici seulement à 6:00pm. Une longue attente débute.
Au restaurant, il y a un grand groupe de motocyclistes qui terminent leur repas et nous assistons à leur départ bruyant et remarqué en l’honneur du propriétaire du restaurant. Le repas a été long, mais au moins nous a rempli notre temps d’attente. On saute dans l’autobus de 6:00 pm pour enfin se rendre à Saint-Benoit où on espère pouvoir prendre le dernier bus pour rejoinder Saint-Denis, notre destination finale. Finalement, on arrive a Saint-Benoit assez tard, car il fait déjà nuit. On regarde les horraires, il y a un bus dans 30 minutes qui nous ammènera à Saint-Denis, mais après verifications, fausse joie, il ne passe pas le dimanche En plus, on a manqué le dernier bus de 30 minutes.
Là on est un peu dans la merde et nos deux dernières solutions sont soit de trouver un taxi ou un hotel. On marche vers la ville pour chercher un hotel, mais le dimanche, surtout le soir c’est mort mort mort, tout est fermé. On demande alors à des passant de nous indiquer l’hotel le plus proche et la, réponse tout à fait innatendue…il n’y a pas d’hôtel ici. Ah bon, ok un taxi alors ? Ah pas de taxi non plus… La ça va de plus en plus mal. On se dit que les gens sont mal informés et que l’on va trouver d’autres personnes sur notre route pouvant mieux nous aider. On passé devant l’église qui elle, est plein de monde, c’est la sortie d’une messe célébrant une fête quelquonque. La boulangerie est ouverte à cette heure tardive, car plein de gens font leur course avant de rentrer à la maison pour souper. Brigitte a la bonne idée d’aller à la boulangerie où il y a plein de monde, comme cela à 5-10 personnes, il y a surement quelqu’un qui saura nous indiquer un hôtel ou une chambre à louer. Réponse négative de tous, pas d’hôtel ici. Mais par contre un femme vient nous dire personellement qu’elle a une chambre libre chez elle et qu’elle et son mari seraient contents de nous y accueillir. Ayant épuisé nos plan B, et ayant confiance à cette offre surement plus sure que de coucher dans la rue dehors…on accepte, et en deux minute on rencontre son marie et sa fille de 12 ans, tous sortis de l’église il y a quelques minutes.
Comme on se rend chez eux, on discute ensemble et c’est déjà un climat de respect et de confiance mutual qui s’installe. On est même invité à manger avec eux, à leur table et on discute de tout et de rien, de voyage, de politique, de travail et de religion avec eux. Ce sont des gens tout à fait sympatiques, ouverts aux autres et surtout un modèle de charité chrétienne comme il ne s’en fait plus. On est immensément reconnaissant envers eux et surtout très chanceux que Dieu ou simplement la chance les ait mis sur notre route (ils sont catholiques croyants et pratiquants..on ressent ici déjà les effets!). On sera même reconduit par la dame, et ce très tôt le matin, à la gare routière pour prendre finalement le premier bus pour l’aéroport. La suite et fin de notre voyage se termine donc parfaitement bien. On est tôt à l’aéroport, on peut manger et c’est dans relax que l’on retourne chez nous à Genève.
En conclusion, en tout et pour tout, le voyage fut extraordinaire, les randonnées à chaque jour, toujours très différente les unes des autres n’étaient pas trop difficiles. Même les jours les plus froids ou venteux, avec humidité constante et le manque d’eau chaude non pas été des facteurs négatifs, mais font surtout partie de l’expérience. On a terminé dans une forme assez correcte, pas de bobo ni de blessure. On a rencontré des gens super sympathiques, fiers de leur île, encore attachés aux valeurs traditionelles, d’un accueil et d’une gentilles comme il ne s’en fait plus. Oui au final la Réunion c’est la France (techniquement), mais j’ai ressenti ici un mélange de culture, de langue et de fierté de vivre.
Notre aventure tire à sa fin et l’idée d’y ajouter La Réunion pour nos longues vacances fut vraiment excellente. En espérant que notre voyage vous a donné le goût de découvrir par vous-même ce beau petit coin de pays.
MAM
[Photos de La Réunion (jour 15) La finale]
[Photos de La Réunion (jour 16) retour en avion]
[Photos de La Réunion pano et PSD]
Samedi 9 juillet
Nous voici prêts pour dévaler la pente à travers la forêt. Au début, ce sont des petits arbustes d’altitude qui nous côtoient et qui de plus en deviennent garnis et là nous sommes dans une forêt tropicale. Il y a plein de lianes, fougères et du lichen sur tout. L’humidité se fait de plus en plus sentir ainsi que la chaleur. Le sol est jonché de cailloux instables, rien n’est plat et chaque pas doit être pensé. La descente demande notre entière concentration durant les trois heures que ça dure. Nos genoux et notre équilibre sont mis à rude épreuve, il faut être prudent pour limiter les pieds tordus et les chutes dues à des glissades. J’ai glissé et mes fesses ont atterri sur une belle roche bien pointue….ce qui a laissé un bel ecchymose sur ma fesse.
Vendredi 8 juillet
La chapelle Rosemont marque le début de l’ascension du volcan. La chapelle est en fait une cavité dans un amas de lave haut de 4-5 mètres et c’est un bon refuge en cas de mauvais temps. La montée se fait facilement, du moins la pente est douce, mais à certains endroits c’est plus difficile à cause du sol en gratton (petit cailloux instables). Comme nous contournons le cratère, on ne voit jamais le sommet avant les derniers mètres. Toutefois, nous avons une superbe vue sur les environs.
Jeudi 7 juillet
On repart pour une montée sur un sol de plus en plus en pierre volcanique. Les couleurs alternent entre le jaune, le rouge et le noir, ce qui crée un bel effet avec les bosquets verts et le ciel bleu. Sur notre sentier, on passe à côté d’un sanctuaire en l’honneur d’un garde forestier, Josémont Lauret, qui est mort de fatigue et de froid en 1887. Toujours en montant, nous approchons du sommet de la journée où l’oratoire Sainte-Thérèse est placé au bord du rempart. De là haut, on voit de l’autre côté de la montagne notre première vue sur le volcan. Nous voyons le fond de la rivière de l’Est qui coule tout au fond des montagnes qui l’entourent. On voit même une maison de l’autre côté des montagnes et pensons que c’est le gîte où nous nous dirigeons….ça s’avérera vrai.
Mercredi 6 juillet
Après que l’on ait fait alternativement chacun des soins mentionnés, on a doit à un bain tourbillon avec sel de mer et eau thermale. On est bien, c’est chaud et on a même un petit jeu de lumière sous l’eau. Pour finir, on a pris un massage en chaise shiatsu, car un vrai masseur n’était pas disponible. Je pensais que ce serait moche, mais j’ai bien aimé, c’est intense et ça fait ce que ça doit faire même si le massage avec mains est plus profond et reposant. Alors au final, ce n’est pas aussi chic ni reposant ni aussi relaxant que les traitements que l’on peut avoir au Québec, mais ce fut assez agréable. Je continue de trouver les hammams à vapeur chaude et eucalyptus suivi d’une saucette dans l’eau glacée plus revigorant.
Devant l’arrêt, il y a le chai de Cilaos, qui veut dire place où l’on fait et garde le vin. Nous, toujours intéressés par les vins du monde, on entre dans la boutique et on se fait proposer de visionner un film sur le vin de Cilaos suivi d’une dégustation de quatre vins produits ici. Le film est instructif et très pertinent. On y apprend que Cilaos, par sa position dans l’île et surtout son environnement n’a pas moins de 50 microclimats. Les cépages sont choisis selon les résistances aux conditions climatiques extrêmes allant de très chaud, très pluvieux et à plutôt froid et sec.
Mardi 5 juillet
Le chien du gîte marche avec nous au début et on dirait qu’il veut nous montrer le chemin. Il n’était pas au gîte hier soir, alors il a dû faire la montée ce matin et là il est bien parti pour faire la descente. Il doit connaître le sentier par cœur à force de le parcourir. Il nous a délaissé et c’est avec surprise qu’on le retrouvera presque une heure plus tard. D’ailleurs, vous verrez la réaction de Marc-André lorsque le chien nous rejoint.
La pluie n’a pas cessée et on ressort sous les gouttelettes de pluie. Il y a un marché couvert juste à côté et on y entre….il n’y a pas grand chose, mais on réussit quand même à trouver des bananes, du jambon en tranche et du jus d’orange. Nous nous arrêtons ensuite à la boulangerie pour acheter une baguette et au supermarché pour le fromage, le beurre et les chips. Nous avons tout ce qu’il nous faut pour déjeuner et on rentre au gîte.
Lundi 4 juillet
On est presque les premiers au gîte, ce qui fait que l’on a le choix des lits dans le dortoir de 15 places (5×3 lits de haut). On nous indique que le gîte sera plein ce soir, ce qui fait très différent des autres jours où nous étions seuls. On se prépare une petite soupe, question de se réchauffer, car à cette altitude, les vent souffle et c’est frisquet. On laissera faire pour la douche à l’eau froide, mais on se rafraichit rapidement avec une débarbouillette. Après notre soupe, on en profite pour faire une petite sieste, question de garder la forme et de se reposer un peu.
Dimanche 3 juillet:
Nous avons sélectionné une petite case créole typique où le chef cuisinier est aussi le serveur. La salle à manger a un cadre charmeur. Pour repas, nous avons choisi une salade créole (carottes et chou rapés, laitue avec petites bouchées créoles – samoussa), une pizza au jambon-fromage-olive et une portion de frite. Ca fait du bien de manger différemment puisque tous les soirs on mange la même chose. C’est très bon et on prend notre temps. Durant qu’on mange, la pluie a cessée et quelques rayons de soleil ont pointé leur bout du nez.
Samedi 2 juillet
Notre itinéraire nous fait passer par le Col de Fourche à une altitude de 2009m qui est reconnu pour être le plus sportif. Bien heureux, les randonneurs d’un jour ne passent pas par là et nous retrouvons le calme pour notre petit goûter. Puisque nous sommes au sommet, le reste de la journée se fait en descente pour les trois prochaines heures. Nous laissons derrière nous le cirque de Mafate pour entrer dans le cirque de Salazie. Sur ce sentier, il y a quelques coureurs (oui oui coureurs) qui parcourent le sentier comme entrainement pour le Grand Raid aussi nommée Diagonale des fous. Cette course aura lieu en octobre prochain et consiste à la traversée de l’île, sensiblement le même trajet que nous faisons, mais partant du sud au nord pour un total de 160 km et 9000m de dénivelé positif. Les plus rapides le font en moins de 24h et les plus lents en 65h…..et nous nous prenons 14 jours! Bon, ok ils le font aussi de nuit, mais quand même ce n’est pas le même sport!
Vendredi 1 juillet:
Une fois franchie la rivière, nous avons pris deux échelles à flanc de rocher et là commençait le pur plaisir de la rude montée d’un dénivelé de 571m vers La Nouvelle. Au début, nous étions sur les rochers avec peu de prise et ensuite nous avons commencé à faire des lacets toujours en rude montée. A certains endroits, c’était très très étroit, pas même deux pieds de large. Il fallait resté concentré à chaque pas, mais à un moment donné, il y avait des toiles d’araignées partout et on devait lever les yeux pour ne pas s’en prendre une en plein visage.
Pendant l’après-midi à La Nouvelle, nous avons étendu notre linge pour le faire sécher, d’ailleurs vous le verrez sur les photos, notre linge est étalé partout sur la galerie. On écrit le post du jour sur notre petit ordinateur, fait une petite sieste et finalement sommes allés nous promener dans le village. La Nouvelle est le plus grand village de Mafate avec ses 100 habitants. Lors de notre promenade pour repérer le départ pour demain matin, nous sommes passés entre quelques maisons, l’église, une épicerie, un snack bar, une boulangerie et une école fraichement rénovée. Toutes les bâtisses sont jolies, colorées et assez bien surtout au milieu de nul part. Juste à côté de notre gîte, il y a un terrain de soccer où les enfants ont joué un match durant notre sieste.
Jeudi 30 juin:
On repart bien reposés et rassasiés pour la poursuite de la montée dans les escaliers. A certains endroits, ce sont des escaliers en roche, d’autres en ciment ou seulement en terre retenue par des morceaux de bois. Sur le sentier, au milieu de nulle part, on voit une pancarte qui annonce une exposition de sculpture. Intrigués, on fait les 10 mètres requis pour arriver à la clôture. De là, on peut voir quelques sculptures. Comme mentionné sur la porte, on crie pour qu’ils viennent nous ouvrir…faut croire qu’on ne crie pas assez fort, personne n’est venu, on repart.
Durant le repas, le gardien nous jase et nous apprend beaucoup de choses sur la vie ici à Roche Plate. D’abord, on apprend que îlet signifie petit village. Aussi, l’approvisionnement est assez difficile. Il se fait soit par hélicoptère au coût de 260 EUR aller et le même prix pour le retour, sachant que le prix varie si c’est d’un autre îlet. Ils ont droit d’apporter 750 kilos dans un filet et autant de marchandise qui entre dans la cabine. Ce ne sont pas toutes les familles qui peuvent se payer ce type d’approvisionnement ou sinon limitent les fréquences. Les familles les plus pauvres font le trajet à pieds en passant par le Maïdo pour se rendre au prochain village d’où ils prennent alors le bus pour se rendre à St-Paul et y faire leur courses. Ils doivent partir très tôt le matin pour arriver à l’heure pour attraper le bus et surtout revenir à temps pour le bus du retour à 2:00pm et faire le trajet inverse et ce, bien chargés.
Mercredi 29 juin:
Au milieu de matinée, nous avons une longue ascension en bord de falaise. La montée a été assez rude, mais sans trop de difficulté grâce aux marches en ciment et cordes pour faciliter la montée. On marche surtout sur des sentiers jonchés d’aiguilles de pins, c’est moelleux et ça sent bon. Ces sentiers nous font passer par de petits villages tel que îlet à Malheur, la Plaque et îlet à Bourse où nous avons pris notre pause pic-nic. A l’approche de ces villages, les abords du sentier sont bien aménagés avec des boîtes à fleurs fait en bambou, c’est super beau. Dans chaque village, il y a une école, une église et on s’est même arrêté à un bar / épicerie où il y avait beaucoup de choix. Ces endroits ne sont accessibles que par hélicoptère ou à pied, aucune route ne s’y rend, raison pour laquelle ces villages portent le nom de îlet. En fait, ils sont accrochés dans les montagnes, souvent dans de petites ravines ou parties plates.
Mardi 28 juin:
Avant de la traverser, nous prenons quelques minutes pour se rafraîchir puisqu’il fait très chaud et humide. Le groupe de Français y est déjà et nous invite à les rejoindre dans l’eau. Maintenant que nous sommes en maillot et trempés, on peut remettre les sacs et faire la traversée. J’en ai jusqu’aux cuisses, mais je suis assez grande pour ne rien mouiller. De l’autre côté de la rive, nous prenons notre pic-nic avec Dorren, l’Australienne de 79 ans! Elle est avec nous depuis le premier soir, marche seule et nous rejoint pour le repas.
Une partie du groupe de Français qui s’était posé près de la rivière nous rattrape dans la dernière partie de la montée, ce sont des gazelles. Vivement une petite descente sur un sentier gazonné pour enfin arriver dans un mignon petit village, Aurére. Tout au plus, il y a 10 maisons dont 4 gîtes et une école. C’est très mignon et rustique. Nous ne sommes que 4 personnes à coucher ce soir au gîte, le groupe de Français étant dans un autre gîte et l’Australienne couche dans sa tente tout près.
Lundi 27 juin:
Arrivés au sommet, on prend quelques photos et on est rejoint pas le groupe de trois personnes, 2 Français et une Allemande que l’on a rencontrés la veille. On ne reste pas trop longtemps et on redescend par le même sentier, car la journée sera longue. La descente supposée durer une heure durera 1:30 et la montée aura pris 30 minutes de plus… on est déjà une heure en retard sur notre horaire. On prendra toutefois quand même 15-20 minutes pour manger un peu au gîte avant de partir pour la vraie descente vers Dos d’Âne.
Vers la fin de notre randonnée, nous marchons sur la crête avec le cirque à notre gauche et la ville à droite. Le ciel est parsemé de nuages. On verra aussi plusieurs dizaines de grosses araignées , des bides, pas dangereuses, mais impressionnantes par leur taille, leur couleur et surtout la quantité. Leurs toiles sont tissées en travers du sentier, juste un peu au dessus de nos têtes. On passera sous elles sans les déranger, tout est bien comme cela.
Dimanche 26 juin:
Mais avant d’arriver au gîte, on entre dans la Réserve Naturelle de la Roche Écrite. C’est un sentier en pente douce dans une forêt de bambou et tamarins. La pluie continue de plus belle et l’eau s’accumule et forme de petits trous d’eau. Au début, on faisait attention de ne pas passer dans les flaques d’eau, mais maintenant il y en a partout et surtout la boue est bien présente, il faut faire attention de ne pas glisser. Nos pieds sont tous trempés et il est temps que nous arrivions. Après une pente plus raide et la traversée de petites ravines, nous arrivons au détour d’un chemin face au gîte de la Roche Écrite (aussi nommée gîte de la plaine des Chicots). C’est inespéré que ce soit enfin la fin, on est plus que trempés et gelés jusqu’aux os.