Category Archives: Espagne

Andalousie (jour 5) Malaga

Lundi 6 juin 2011: Ce matin nous rendons la voiture à l’aéroport et de là on se rend au centre-ville de Malaga pour notre dernière journée de notre longue fin de semaine. Nous prenons le bus A de l’aéroport en direction de la ville et comme nous arrivons à la station d’autobus, nous descendons pensant que c’est le terminus. Nous apprendrons au retour que le bus se rendait au centre-ville ce qui nous aurait évité de marcher un bon quinze minutes. Des fois, on ne fait pas les meilleurs choix ou on ne pose pas les questions, on apprend un peu plus à chaque voyage.

Donc, nous marchons jusqu’au centre touristique et prenons notre petit déjeuner chez McDo….qui n’offre pas de petits déjeuners, alors on se prend des Big Mac, c’est le monde à l’envers pour notre estomac. Nous voilà maintenant rassasiés, on peut commencer la vraie visite de la journée en entrant dans le quartier piétonnier par la rue Marques de Larios. L’architecture ici est assez différente des autres villes puisque les bâtiments semblent plus jeunes tout en étant d’architecture moderne. L’atmosphère est spéciale puisque les touristes sont mêlés aux locaux qui vont au travail. La rue débouche sur la Place de la Constitution où il y a un campement en guise de protestation de la hausse vertigineuse des prix des maisons et des loyers (du moins, c’est ce que nous avons compris).

Avant d’arriver à la cathédrale de Malaga, nous visitons deux petites églises simples et sobres. L’accès à la cathédrale se fait par le jardin et dès les premiers pas à l’intérieur nous sommes surpris par l’immensité de la place. Les hauts plafonds et les immenses colonnes accentuent l’impression. Du même style, mais un peu moins chic que celle d’hier, elle est tout de même impressionnante. Les voûtes ont environ 41 mètres de hauteur et les multiples chapelles autour sont remarquables. L’ambiance est un peu brisée par les tests de son de l’orgue qu’on peut entendre sur la vidéo, une note tenue pendant plusieurs secondes, voire minute n’est pas très agréable.

A notre sortie, nous nous dirigeons vers l’Alcazaba (palais forteresse des gouvernants musulmans de la ville) qui est malheureusement fermé le lundi. Nous irons alors tout de suite vers le château de Gibralfaro (Castillo de Gibralfaro) situé tout en haut de la montagne. L’effort pour l’atteindre en vaut vraiment la peine si ce n’est que de la vue sur l’arène, le port et la ville. L’entrée au coût de seulement 1.20 EUR est très rentable avec une visite sur les ramparts du château qui abritait une garnison de 5’000 hommes au XIVe siècle. A l’intérieur, on voit les jardins qui ont pris le dessus sur les vestiges. C’est difficile de voir où et comment vivaient tous ces hommes, puisque rien sauf le mur extérieur/rampart a subsisté au passage du temps.

Sans se presser, il est maintenant temps de retourner au centre afin de reprendre le bus A. Nous passons à travers les jardins de l’hôtel de ville, on traverse les boutiques de livres qui longent le Paseo del Parque. Nous arrivons juste à temps pour attraper le bus A….mais dans la mauvaise direction! On redescend un arrêt plus loin avant de reprendre le bus dans la bonne direction. Heureusement, nous arrivons encore assez en avance à l’aéroport et avons même le temps de manger une petite salade, un tapas et un morceau de gâteau au chocolat.

Ce fut un très beau long week-end de 5 jours en Andalousie qui a été à la hauteur de nos attentes. Le soleil et le beau temps ont été présent tous les jours, on a vu de très beaux monuments dans un style que nous  n’avions pas encore vu. L’atmosphère n’est pas aussi chaleureuse qu’on le croyait, on s’attendait sans doute de retrouver l’ambiance de Don Juan, mais on ose penser que ce n’est que parce que nous sommes restés dans les endroits très touristiques. Pour bien saisir l’ambiance locale, nous devrions aller plus à l’extérieur, en campagne, mais nous manquons de temps pour le faire.

Pour toute location de voiture : locationdevoiture.fr – Comparateur de prix de location de voiture.

Brigitte

[Photos d'Andalousie - Malaga]

[Photos d'Andalousie - panos]

[Vidéo d'Andalousie, 28:25 minutes]

 

Andalousie (jour 4) Granada

Dimanche 5 juin 2011: Après un bon petit déjeuner à l’hôtel, nous prenons la route vers Grenade (Granada). Durant le trajet qui dura environ 2.5h, nous passons à travers les vallées d’oliveraies. Nous avons même quitté l’autoroute un peu avant Granada pour circuler dans une petite route de campagne vraiment parmi les oliviers.

Nous arrivons vers midi à l’Alhambra tout en haut de la colline qui surplombe la ville. Malgré qu’il était déconseillé d’aller se garer directement à l’Alhambra, nous nous y sommes rendus puisqu’il était plus facile et rapide que de s’être garé en ville et de trouver le moyen de se rendre en haut. Finalement, ce n’est pas si cher et il n’y avait pas de traffic. En plus, partout nous avons lu qu’il est mieux d’acheter les billets d’avance pour visiter l’Alhambra puisqu’ils se vendent comme de petits pains chauds et qu’il ne vaut pas la peine d’aller à Granada sans voir l’Alhambra. Alors, on voulait y être le plus tôt possible afin de s’acheter un billet que nous n’avions pas réussi à acheter sur internet avant notre départ. (on a appris par après que nous aurions pu les acheter à Séville ou Cordoba).

La chance est avec nous, il reste des billets et nous pouvons en acheter 2! La saison touristique n’est pas à son apogée en ce début de juin, mais si vous venez à Granada, ne prenez pas le risque puisque ça vaut vraiment le déplacement. La visite de l’Alhambra (palais arabe) inclus 4 monuments: l’Alcazaba, le Palais nasrides (Palacios Nazaries), jardin de Partal et le Generalife. Le billet est valable soit en matinée de 8h à 14h soit de 14h à 20h et l’heure de visite du Palais nasride est déterminée sur le billet et nous devons respecter cette heure, sinon on ne peut visiter le palais. Pour les autres attractions inclus dans le billet, aucune restriction n’est imposée. Nous avons donc des billets de 14h à 20h avec visite du Palais à 14h30 et il est actuellement 12h30.

Comme il est trop tôt et que nous ne pouvons pas encore entrer sur le site, nous prenons le bus touristique pour nous faire un tour de ville d’une durée de 1.5h avant de revenir à l’Alhambra pour notre plage horaire assignée. Il y a quelques commentaires sur la ville et son histoire et le bus circule beaucoup à l’extérieur du centre, dans des zones plus résidentielles ou industrielles. Ainsi, ça nous permet de voir un autre côté que le centre historique. Sur le chemin, nous passons devant le palais des congrès, le campus universitaire, centre des sciences avec sa tour moderne et une arène. La ville a environ 300’000 habitants. Les bâtiments de la haute-ville sont musulmans (blancs) tandis que ceux de la basse-ville sont chrétiens (style occidental). Nous avons un peu de temps devant nous et on peut descendre du bus afin de visiter l’arène.

Nous entrons donc dans l’arène par les grandes portes rouges et c’est une immense place circulaire avec les estrades autour qui nous accueillent. C’est impressionnant, on se sent tout petit au milieu de l’arène et heureusement qu’il n’y a aucun taureau à l’horizon! On ne perd pas de temps et on se dirige vers l’infirmerie. Et bien, ma première réaction a été « ah oui, ils soignent les animaux ici, c’est bizarre d’avoir des étriers sur la table d’opération »….quelle conne, c’est pour les toréadors qui se sont fait encorner ou piétiner par un taureau. Bref, il y a tout un centre pour soigner les toréadors avec une chambre attenante et une chapelle pour prier avant la corrida ou après pour qu’il guérisse!

Ensuite, on passe par les enclos des taureaux avec les murs et portes assez épais et robustes. On peut s’imaginer qu’ils ne sont pas très calmes et peuvent être parfois tendus et nerveux avant d’entrer dans l’arèn. Les portes sont manœuvrées par un système de cordes du 2e étage afin de ne pas être dans le chemin du taureau lorsqu’il est libéré de son enclos, très astucieux. Nous avons fait une belle visite éclair, mais sommes super contents d’avoir au moins eu une seconde chance pour visiter une arène.
[Photos d'Andalousie - Granada, Bus touristique et arène]

Il nous faut reprendre le bus historique qui se fait attendre un peu, mais qui fini par arriver. Durant cette deuxième partie du trajet, on passe par le centre historique et nous avons une première vue sur la cathédrale et les rues piétonnes que nous visiterons en fin de journée. On arrive à l’heure à l’Alhambra et nous devons marcher 20 minutes entre la porte d’entrée et le Palacios Nazaries. Nous passons par un superbe jardin et une grande allée bordée par de grands arbres, c’est magnifique et ce n’est qu’un début. Comme nous marchons vite, on fait le trajet en 10 minutes et on a le temps de souffler un peu et de manger un sandwich acheté dans une machine distributrice avant d’entrer dans le palais.

Dès les premiers pas dans le palais nasride, on est impressionnés par le détail dans les murs et les plafonds. Le style est tout à fait superbe et très différent de ce que nous connaissons. C’est dépaysant, c’est exotique, c’est chaleureux, c’est splendide! On déambule donc de pièce en pièce en passant par des petites cours intérieures avec bassin. Encore, l’eau est très présente dans le palais. On a aussi l’occasion de voir une salle avec vidéo qui nous montre la restauration des 12 lions qui entouraient une fontaine, que de travail!

En fait, il ne faut pas s’imaginer que c’est une simple forteresse, mais plutôt une ville dans la ville avec ses palais, son administration, sa mosquée, ses commerces et toutes une cour bruissante d’activités. A notre sortie du palais, on se dirige vers l’Alcazaba. C’est le monument le plus ancien de l’Alhambra qui date du XIIIe siècle. C’était aussi la partie militaire du complexe. La forteresse est assez bien conservée et nous pouvons monter dans les quelques tours ou terrasses avec une vue sur le sierra Nevada (parc naturel de 137’000 hectares), la ville de Granada et les autres palais de l’Alhambra. Au centre de la forteresse, il y a les vestiges des divisions des pièces que comportaient le château à l’époque. Outre la vue, il n’y a rien de vraiment intéressant à l’Alcazaba.
[Photos d'Andalousie - Granada, Alhambra]

Notre visite se poursuit en passant à travers les divers jardins qui sont différents les uns des autres, certain sont fleuris, d’autres plus feuillus avec plusieurs bassins d’eau et fontaines, bien sûr! En cours de route, on s’arrête dans les jardins de Partal avec son grand bassin et sa terrasse parsemées de colonnes. C’était la porte du palais et le point central pour nous diriger vers la promenade des tours et le Generalife. On passe à travers des roseraies surtout et c’est un peu comme si on se promenait dans un jardin anglais.

Le Generalife est la dernière étape de notre visite de l’Alhambra et non la moindre. Déjà l’entrée est une longue allée d’arbres et un grand jardin qui ajoute du prestige à l’endroit. Tout au bout de l’allée se dresse le palais du Generalife qui en fait était l’endroit de repos du roi de Granada qui aimait bien se sauver de sa routine. Il devait bien se détendre ici avec tous ses bassins d’eau et le bruit de clapotis des fontaines. C’est superbe, apaisant, bref l’objectif a été amplement atteint, nous aimerions avoir un endroit comme ça pour se détendre aussi.

Notre visite de l’Alhambra est terminée et on reprend l’autobus touristique pour se rendre au cœur de la vieille ville. On commence par la visite de la Cathédrale de Grenade (catedral de Granada) qui est considérée comme la première église renaissance d’Espagne. La cathédrale est annexée à la Chapelle Royale que nous avons aussi visité.  Encore une fois, les plafonds sont hyper hauts et les colonnes sont majestueuses. La nef est splendide, riche, dorée et imposante. Nous avons le souffle coupé avec l’imposant intérieur de la cathédrale, tout est démesurément grand, bref seulement les photos peuvent exprimer une parcelle de ce que nous avons ressenti, il faut y être pour bien saisir l’ampleur.
[Photos d'Andalousie - Granada, Generalife et vieille-ville]

Le temps file à toute allure et on se dirige déjà vers un casse-croûte santé pour se faire un fonds avant de reprendre la route pour se rendre à notre destination finale, Malaga. Sur une grande place, on découvre une crêperie et arrêtons notre choix sur des crêpes salées qu’on mange en direction du dernier bus de 19h au départ de la cathédrale pour nous conduire tout en haut à l’Alhambra pour récupérer notre voiture. Nous aurions pu marcher, mais on ne savait pas trop combien de temps ça prendrait et s’il y avait un raccourci. De toute façon, on doit se taper un peu moins de 2h de route, alors mieux vaut ne pas partir trop tard.

Nous arrivons à Malaga où nous avions loué une chambre dans un hôtel près de l’aéroport. Le restaurant de l’hôtel est fermé, mais heureusement il y a un centre d’achat ouvert juste à côté et on peut manger un peu avant d’aller se coucher. Demain matin, nous retournerons la voiture et irons visiter le centre de Malaga avant de reprendre l’avion pour Genève en fin d’après-midi.

Brigitte

Andalousie (jour 3) Cordoba

Samedi 4 juin 2011: Ce matin on fait la route entre Séville et Cordoue (Cordoba). Nous traversons les champs de tournesols à travers les vallées. Le trajet dure environ 2 heures et nous arrivons rapidement à Cordoba. Nous entrons dans la ville et il nous faut trouver notre hôtel qui est au coeur du centre historique. D’abord, je dois parcourir des petites rues à peine assez larges pour la voiture, ensuite il y a plein de gens dans les rues, tellement que je crois que je suis sur une rue piétonne. Il est difficile de trouver l’hôtel, mais à force de détours nous y arrivons enfin. Il est juste en face de la Mosquée-Cathédrale, bref très bien situé.

Notre hôtel, le Eurostar Maimonides a un parking sous-terrain, ce qui nous épargne bien des soucis de trouver une place pour laisser la voiture. Une fois les bagages déposés dans la chambre et le plan de match déterminé, nous sortons dans les rues pour découvrir Cordoba. Nous nous dirigeons tout droit vers la Mosquée-Cathédrale ou la Grande Mosquée (Mezquita de Cordoba). C’est en fait l’un des plus beaux monuments de l’art musulman d’Espagne selon les livres. En fait, c’est une mosquée érigée en l’an 785 (oui oui avant l’an 1000!). Après la conquête de la ville, Ferdinand III transforme la mosquée en une cathédrale. En fait, il a construit une cathédrale à l’intérieur de la mosquée, ce qui fait un agencement très spécial, vous le verrez à travers les photos et la vidéo.

Ainsi, la Grande Mosquée est la plus grande du monde après celle de La Mecque et couvre une superficie de près de 2.5 hectares! A l’intérieur, c’est une immense salle ornée de colonnes à double rangées d’arcades de couleur rouge brique et blanc cassé. Il fait assez sombre, mais les chandeliers éclairent juste assez et donnent à la mosquée une atmosphère calme. Notre regard est concentré sur le haut des colonnes, mais aussi sur les plafonds qui sont très détaillés et remarquables. Tout autour, il y a une panoplie de chapelles destinées à différents saints et il y a les trésors avec plein d’objets du rituel religieux.. Au centre, il y a la cathédrale en soi avec l’immense nef et le chœur spectaculaire. Déjà on voit une différence de style entre la cathédrale et la mosquée et c’est plus éclairé que le reste du monument. Vraiment c’est une cathédrale dans une mosquée!

Nous poursuivons notre visite avec une promenade dans la vieille ville qui nous permet de découvrir son superbe labyrinthe de ruelles et de places. Plusieurs bars à tapas longent les ruelles et cette fois-ci nous ne manquerons pas notre chance et prenons place dans un d’eux pour le diner. Ainsi, nous mangeons enfin des tapas accompagnés d’une sangria. C’est bien bon et surtout typique. Maintenant il ne reste que la siesta pour faire comme les locaux! non….nous avons trop à voir!

Notre promenade à travers la vieille ville nous mène vers une maison d’Andalousie que nous visitons. En fait, on voit seulement le rez-de-chaussé, la cour et le petit sous-sol. Ils ont pris une pièce pour montrer les instruments d’imprimerie et quelques papiers de l’époque. Au centre, il y a le jardin bien fleuri avec une fontaine, l’eau est semble faire partie intégrante de leur quotidien. On voit aussi diverses cours intérieures bien fleuries avant d’arriver au pont romain, la porte du pont romain et la tour de la Calahorra. D’apparence assez neuve, mais qui date de plusieurs années déjà, nous traversons la porte et le pont sous le soleil ardent…il fait très chaud. Il n’y a pas l’ambiance du pont Charles de Prague et est sans doute moins reconnu, mais juste pour la vue sur la ville, ça vaut la peine.

Nous avions oublié que nous devions visiter l’Alcazar des rois chrétiens (Alcazar de los Reyes Cristianos) et lorsque nous sommes passés devant, c’était fermé….dommage, mais on ne peut rien y faire. On poursuit donc notre marche dans les rues, celles que nous n’avons pas encore fait. On se dirige vers la Place de la Corredera qui est en fait une immense place rectangulaire à l’extérieur du centre touristique et qui n’a pas de charme du tout. C’est une grande surface entourée d’appartements et quelques restaurants avec terrasses. Il y a des garçons qui font du skateboard, qui ont passé l’âge et ne sont pas très bons et  ainsi que des apprentis amuseurs de rue ou cirque, ils ont encore besoin de pratique!

Tant qu’à être à l’extérieur du centre, on en profite pour visiter quelques églises tout près. On se dirige lentement vers la cathédrale-mosquée en passant devant des décombres d’un ancien temple, une autre grande place publique plus animée et avec plusieurs boutiques. Malgré l’heure tardive, il y a encore plein de soleil et de lumière et notre objectif de prendre des photos du pont sur la ville n’est pas possible à ce moment.

Nous avions remarqué une belle terrasse où nous voulions souper, mais à notre passage, il était encore fermé. Nous avons attendu quelques minutes, mais nous avions trop faim pour attendre encore sans savoir à quelle heure il ouvrirait. Aucun autre restaurant ne nous intéresse au centre, alors on se dirige vers le restaurant arabe que nous avions vu plus tôt près de la porte et du pont. Il est ouvert et toutes les places sont libres, alors nous pouvons s’installer pour savourer un petit repas exotique. Nous avons mangé des tajines, une de poulet et une au poisson avec une bonne salade en entrée. Nous avons été seuls au restaurant, faut croire que nous avons mangé trop tôt….il était quand même 10hpm quand nous sommes sortis!

On se promène encore un peu avant de se rendre à l’hôtel et aller au lit un peu plus tôt que les autres soirs, c’est épuisant de marcher toute la journée au soleil, mais c’est tellement enrichissant!

Brigitte

[Photos d'Andalousie - Cordoba partie 1]
[Photos d'Andalousie - Cordoba partie 2]

Andalousie (jour 2) Vejer de la Frontera et Séville

Vendredi 3 juin 2011: Ce matin nous nous levons dans la ville calme et sereine de Vejer de la Frontera avec toutes ses maisons blanches et la quantité limitée de touristes. On prend un excellent petit déjeuner dans un décor enchanteur, une petite cour intérieure décorée avec goût. Vraiment, ce petit hôtel est une pure merveille et c’est dommage de ne pas en profiter davantage. Il y a d’ailleurs une belle terrasse sur le toit avec une vue sur la ville.

Nous nous aventurons dans les petites ruelles, enchantés par la pureté des maisons toutes blanches. Il y quelques restaurants sur la place de Espana, mais tout autour il n’y a que des maisons.  On marche un peu sur les remparts du château en ruine, mais sur un mur duquel nous avons une vue imprenable sur la ville. Le calme nous suit toujours tout au cours de notre visite et seul quelques voitures viennent déranger la quiétude de l’endroit. D’ailleurs, la plupart des rues sont piétonnes et zigzaguent entre les bâtisses.
[Photos d'Andalousie - Vejer de la Frontera]

On rejoint notre voiture à l’extérieur du centre et on se dirige vers la capitale, Séville. On passe à travers les vallées et champs qui s’étendent à perte de vue. C’est une belle route sans trafic et on arrive sans difficulté à l’hôtel juste à l’extérieur du centre touristique. Moins typique que la veille, pas du tout même, l’hôtel est bien situé et du haut du 3e étage nous avons une belle vue sur la cathédrale et la Giralda.

A peine 10 minutes de marche et nous avons rejoint les principales attractions de Séville. En marchant sur la rue San Fernando, nous ressentons le besoin de retourner à l’école quelques instants. Bien sûr, nous n’assisterons à aucun cour, mais nous traversons l’université installée dans un bâtiment imposant et historique. J’aurais aimé ça étudier à cet endroit!

Avant de poursuivre notre visite, on s’arrête pour casser la croûte. Une bonne salade au poulet et une au saumon fumé feront office de notre repas: léger, rapide et rassasiant. Nous sommes fins prêts pour entamer la visite de la cathédrale et de la Giralda. La cathédrale de Séville est le plus grand édifice gothique jamais construit avec plus de 10 hectares! Elle se dresse à l’emplacement de la grande mosquée convertie en église au lendemain de la conquête de la ville. L’église originale a été détruite et reconstruite vers les années 1506. Seul une porte et l’ancien minaret (la Giralda) furent conservés. L’intérieur est tout simplement immense, sobre, entouré de plusieurs chapelles. Mais le chœur en or est grandiose, seulement les photos pourront décrire assez bien l’intérieur.

Nous montons dans la Giralda où il y a une rampe d’accès à pente douce au lieu d’escalier afin de permettre au membre de la mosquée qui fait l’appel très âgé de monter à dos de mulet. Au fur et à mesure de notre montée, nous avons la vue qui change à chaque façade. La tour carrée est typique de l’art almohade et doit son nom à la Giraldilla (girouette). La Giralda abrite 25 cloches ayant chacune un nom dont la plus ancienne date de 1400. Evidemment, tout en haut nous avons une superbe vue sur la ville de Séville et les environs. A défaut de me répéter, ça vaut toujours la peine de faire l’effort de monter dans les tours pour avoir une vue d’en haut, ce qui manque lorsque nous restons au sol.

On retourne ensuite dans la cathédrale voir ce qu’on n’a pas encore vue et surprise, il y a plein de choses à voir. Plusieurs petites pièces sont annexées à la cathédrale qu’on peut aussi visiter et abritent quelques objets religieux. C’est comme un musée intégré. On sort dans la cour des orangers et on fait une petite sieste sur le banc avant d’aller manger une gelato.
[Photos d'Andalousie - Séville, cathédrale]

Nous nous dirigeons par la suite vers le palais Alcazar (Reales Alcazares), GRANDIOSE! En dépit de son nom arabe – le château, la forteresse (Al Kasr), l’Alcazar est un monument presque exclusivement chrétien et constitue l’exemple le plus accompli de l’art musulmane. Nous pouvons nous promener partout dans le château, chaque pièce est plus belle que la précédente. Il y a beaucoup de céramique, du plancher jusqu’en haut des murs. Les plafonds et les murs sans céramiques sont travaillés minutieusement qui rappellent le style arabe. Les pièces sont toutes à air ouvertes et sont communicantes, sans porte. Il n’y a aucun meuble et c’est difficile de s’imaginer comment ils y vivaient et utilisaient chacune des pièces.

Derrière, les jardins sont immenses et très bien entretenus. Il y a quelques fontaines, un labyrinthe et plusieurs endroits pour le repos.  Au centre il y a une tonnelle entourée d’une galerie extérieure décorée de jolis azulejos (carrelage mural peint à la main) et de là nous avons une belle vue sur une partie du domaine.
[Photos d'Andalousie - Séville, Alcazar]

Par la suite, on se dirige avec peine et misère vers l’arène Plaza de Toros de la Maestranza. On tourne un peu en rond, mais comme nous passons par de belles rues, on en profite pour visiter des endroits que nous n’aurions pas vus autrement. On débouche sur une rue avec une cérémonie ou célébration religieuse sans en savoir plus.  A force de zigzaguer dans les rues, nous parvenons enfin à l’arène à 7:50 pm….trop tard pour la dernière visite guidée. Et sans guide, on ne peut visiter l’intérieur, ce n’est pas faute d’avoir essayer d’argumenter un peu avec la dame à l’accueil. Dommage, c’est la plus grande arène et elle est très reconnue. On espère seulement avoir l’occasion de visiter une autre arène ailleurs au cours de notre voyage.

Nous traversons sur l’autre rive par le pont de Isabelle II pour avoir une vue sur l’arène et la Torre del oro (tour de l’or) avant d’atteindre la Plaza d’Espana pour souper. Comble de malheur, il n’y a aucun restaurant sur cette place, mais la splendeur nous fait oublier un peu notre mal de pied et notre faim. Pour arriver sur la place d’Espana, on traverse le parc de Maria Luisa par une avenue ombragée. Sur la place, au centre, trône une fontaine. Le pavillon d’Espagne borde la place avec sa forme semi-circulaire et impressionne par son ampleur. Juste devant, en suivant la même courbe, un petit canal où les gens peuvent louer des barques et y naviguer quelques instants. C’est une place prisée par les photographes et les mariés qui prennent de belles photos. En tous cas, nous n’aurons pas d’endroit comme ça pour faire des photos si on se marie!
[Photos d'Andalousie - Séville, Plaza de Espana]

Il est 8:45pm et c’est maintenant temps de trouver un petit restaurant pour manger. On a déjà pris le rythme espagnol puisqu’on mangera à 9:30pm sur une petite terrasse tout près de la cathédrale. Nous avions choisi ce restaurant puisqu’ils offraient un combo de tapas et sangria, mais malheureusement il ne reste plus de tapas. Tant pis, nous aurons beaucoup d’autres occasions dans les prochains jours pour en prendre. Une bonne salade en entrée suivie de viande….too much avant d’aller se coucher! Encore une fois, on va se coucher super tard, mais au moins on a bien profité de notre journée à Séville.

Brigitte

Andalousie (jour 1) Gibraltar

Jeudi 2 juin 2011:  Enfin nous y sommes, une très longue fin de semaine de congé. Nous profitons de l’Ascension de ce jeudi pour faire le pont comme on dit en Suisse, c’est-à-dire de prendre le vendredi de congé et tant qu’à y être, nous avons aussi pris le lundi pour nous faire un grand 5 jours de vacances. Nous avons choisi d’aller dans le sud de l’Espagne, en Andalousie et les 5 jours ne seront pas de trop pour parcourir Gibraltar, Vejer de la Frontera, Séville, Cordoue (Cordoba), Grenade (Grenada) et Malaga.

Pour des raisons d’heures de vol, cette fois-ci il faut être à l’aéroport pour 1:00pm, seul vol pour Malaga par EasyJet. On ne se lève pas trop tôt, mais assez pour avoir le temps de faire nos bagages et de réserver les hôtels. Étant trop occupés cette semaine, on a sauté cette partie, mais nous avions déjà fait l’expérience de chercher un hôtel sur place et ce n’est pas très agréable et ça demande beaucoup de temps, alors mieux vaut réserver avant de partir. On arrivera finalement assez d’avance à l’aéroport, on n’est jamais partis en vacances aussi peu stressés. C’est un bon départ.

Dès notre arrivée, nous prenons possession de la voiture à l’aéroport de Malaga et on prend la direction de Gibraltar directement (on visitera Malaga à la fin!). Cette fois-ci, c’est Brigitte qui a fait la préparation du voyage et en la relisant, j’ai vu que nous passions près du détroit de Gibraltar et son fameux Rocher et que nous nous y arrêtions pas. Brigitte avait oublié de mettre ça sur la liste, mais nous aurons le temps de faire un détour.

Ainsi, notre premier arrêt sera Gibraltar qui est un territoire britannique d’outre-mer, en bordure du détroit du même nom qui relie la Méditerranée à l’océan Atlantique. Oui, ici ça sent l’Angleterre avec les gens qui parlent avec l’accent « British », les cabines téléphoniques rouges et autres particularités qui rappellent le Royaume-Uni. Le territoire a une superficie de 6’543 m2 et une population d’environ 28′ooo habitants, ce qui lui donne une densité de 4’290hab/km2, soit un des territoires les plus densément peuplé. Une grande partie du territoire comprend l’immense Rocher de Gibraltar.

On y arrive et il est déjà 6:00pm, il nous reste donc au plus 3 heures pour visiter avant de refaire un peu de route pour rejoindre notre hôtel. Comme suggéré sur les blogs que  nous avons lus avant de partir, nous stationnons la voiture à La Linea de la Concepcion et traversons la frontière à pieds. Juste en voyant la file de voitures qui font la queue pour sortir de Gibraltar, nous comprenons vite pourquoi. On a lu que l’attente pouvait facilement aller jusqu’à 2-3 heures tandis qu’à pieds on traverse en quelques secondes. Suffit simplement de prendre le bus local pour se promener dans Gibraltar, d’ailleurs il y a une station sur le bord de la frontière. On saute dans le bus #5 au terminus de l’aéroport pour ensuite se rendre au centre-ville (Billet aller-retour 2 euros). Une bizarrerie de l’endroit, c’est que la route principale traverse la piste d’atterrissage de la seule piste de l’aéroport, heureusement il n’est pas trop occupé et ce n’est pas un problème.

On se rend au centre-ville et ensuite en direction du téléphérique pour monter en haut du rocher à 700 mètres (aller-retour 12.50 euros). Il est déjà 7:00pm et la dernière descente est à 7:45pm, on aura tout juste 45 minutes, c’est mieux que rien. Tout en haut, il y a deux grottes, un parcours piéton sur les anciennes fortifications et rempart ainsi qu’une réserve naturelle de macaques berbères en liberté. D’ailleurs, dès nos premiers pas sur le rocher, nous sommes accueillis par les macaques. Ils sont assez bien nourris, car il sont gros et il y a même quelques bébés qui se chamaillent et deux mères qui en allaitent de tous petits.

On a le soleil de fin de journée, la vue panoramique est splendide et avec tous les bateaux dans le canal c’est joli. Le ciel est assez dégagé et on a même une vue claire sur le Maroc juste de l’autre côté du port, je n’aurais pas pensé que c’était aussi proche. On prend quelques photos des macaques qui sont polis et assez dociles, mais pas domestiqués. Il est bientôt 7:45pm et c’est un peu la course pour attraper le dernier téléphérique, mais heureusement, on ne l’a pas manqué. De retour à l’auto, on reprend la route en direction Vejer de la Frontera pour environ 1.5h. C’est une petite ville en flanc de montagne avec des maisons toutes blanches, un peu comme Santorini en Grèce.

On est donc sur la route, mais cette fois, je demande au GPS d’éviter les péages, car juste entre Malaga et Gibraltar on est passé par trois péages de respectivement 6, 4 et 2.75 euros environ. Ca fait cher du kilomètre et ce, sans vraiment sauver du temps! On passera à travers un immense parc/réserve avec une petite route asphaltée au milieu des terres inondables, rivières et vallées verdoyantes avec en bonus un beau coucher de soleil. On arrivera vers 9:30pm à Vejer et pour trouver notre hôtel situé au coeur du quartier historique, on passera par un labyrinthe de petites ruelles. Toujours grâce au GPS, il nous mènera droit à notre hôtel, La Casa del Califa, un grand complexe de 10 maisons regroupées en hôtel sur 3-4 étages. On monte et descend, passe à travers des corridors pour enfin rejoindre notre superbe belle petite chambre tout à fait dans le style très rustique. Il y a même un chat dans l’hôtel et on sait que les gens qui aiment les chats sont tous des bonnes personnes.

Après être allé stationner la voiture à l’extérieur du centre historique et marché une bonne vingtaine de minutes, Brigitte me rejoint à l’hôtel et nous nous préparons à aller manger léger avant de se coucher. L’hôtel est situé sur la Plaza de Espana avec quelques restaurants autour, donc nous avons l’embarras du choix pour souper. Des tapas seront notre choix: mini burger, patates avec sauce, salade ensoleillée et carpaccio de courgette. Le tout est vraiment au dessus de nos attentes, c’est délicieux et surtout le petit verre de Rioja qui l’accompagne complète bien le tout. C’est d’ailleurs un des meilleurs souper que l’on ait pris en vacances, fin et goûteux.

MAM

[Photos d'Andalousie - Gibraltar]

Îles Canaries – Ténérife – Visite du nord

Samedi 1 janvier 2011: Nous voilà en 2011! Aujourd’hui ce sera une journée de voyagement puisque nous prendrons le ferry pour se rendre sur l’île de Ténérife tout au sud à Los Christianos pour ensuite prendre un bus qui nous amènera au nord à la capitale Santa Cruz de Ténérife. Pour ce faire, Bertram vient nous chercher à la maison et nous conduit au port.

Sur le ferry, on longe l’île de Gomera et on y fait même un arrêt pour prendre quelques passagers supplémentaires. Le trajet dure 2h30 et cette fois-ci nous avons prévu le coup en nous apportant un lunch fait maison et des fruits. Finalement, on arrive à notre destination vers 4hpm…ouf ce fut un long voyage! Rapidement, on trouve notre hotel, on y laisse nos sacs et on part à la découverte de la ville.

En ce jour férié, la ville est déserte sauf quelques touristes comme nous qui se demandent quoi faire. Tous les magasins sont fermés et même la plupart des restos le sont aussi. C’est  tristounet. On en profite quand même pour se promener dans la partie de la vieille ville qui n’a pas grand charme, sur la grande rue commerciale d’où on ne voit que des vitrines. On traverse quelques petits parcs pour enfin s’arrêter sur une terrasse pour prendre un apéro. On se demande bien où nous mangerons ce soir, pour l’instant tout à l’air fermé. Finalement, on mangera au même endroit où nous avons pris l’apéro, mais ce ne fut pas un succès.

Petit jour de l’an tranquille, serait-ce un présage pour l’année qui commence? Nous espérons bien que non puisque notre calendrier est bien chargé et que nous avons de belles destinations riches en surprises et découvertes.
[Photos de Santa Cruz de Ténérife]

Dimanche 2 janvier 2011: Let’s go, c’est notre journée de touriste. Nous en avions planifié deux, mais on va tout combiner en une journée. On commence par la Laguna à 30 minutes de tram. La Laguna est l’ancienne capitale de l’île et c’est aussi là que fut fondée la première université des îles Canaries, aujourd’hui c’est une ville universitaire. Depuis 1999, le centre historique de la Laguna est classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco, car le tracé de ses rues a servi de modèle à la construction de quelques grandes capitales d’Amérique latine. On y retrouve de nombreux édifices de style canarien typique, avec leurs balcons en bois et de magnifiques patios arborés qui occupent le centre du bâtiment.

C’est très touristique, il y a des boutiques de vêtements, de souvenirs, de bijoux et quelques cafés. Les façades des maisons sont colorées (rouge, jaune, bleu, vert) et sont bien entretenues. Il fait très beau et l’ambiance est sympathique. On s’arrête pendant quelques minutes dans 2 églises dont une où nous sommes arrivés en pleine célébration. La Laguna, c’est un arrêt obligatoire, mais on fait rapidement le tour alors on passe à notre deuxième projet de la journée.
[Photos de la Laguna et Orotava]

On reprend le tram pour se rendre à la gare routière de Santa Cruz et de là prendre le bus qui nous conduira au nord-ouest de l’île à Orotava et Puerto de la Cruz. Avoir su qu’il y avait une gare tout près de la Laguna, nous serions parti de là, mais à la place nous avons fait tout le trajet jusqu’à Santa Cruz. En fait, la Laguna est presque au centre de l’île et l’autoroute passe par là pour traverser sur l’autre rive. Bref, ce n’est pas si grave, on aurait juste sauvé 45 minutes.

Nous descendons de l’autobus 1 ou 2 arrêts trop tôt et on doit marcher pour se rendre au centre historique de Orotava. Ca fait du bien de se dégourdir après 1h15 de bus et 30 minutes de tram! On trouve à l’entrée de la ville une carte du centre qui montre plusieurs points d’intérêt à ne pas manquer. On suit un petit trajet qui nous fait voir la majorité des attractions, mais c’est principalement une succession de bâtisses, vieilles maisons ou moulins désaffectés qui n’ont pas l’air de moulins, rien de très impressionnant.

On passe devant la casa de los balcones (maison des balcons) et on y entre. Notre coup de coeur grâce à l’ambiance, la beauté de la cour intérieure et la possibilité de visiter la maison. Tout semble bien fidèle à l’époque, les meubles, la vaisselle, la décoration, les vêtements, le salon, la chambre, la cuisine, la salle de bain et même la grosse presse pour le raisin. Il y a plein de produits d’artisanat et culinaire de la région et le vin local. Visite très intéressante!

Après une, deux, trois petites pâtisseries, nous avons notre dose de sucre et assez d’énergie pour poursuivre la visite. Au final, c’est trop éparpillé, on était souvent dans des rues sans intérêt. On ne tarde pas à retrouver la gare routière de la ville pour prendre le prochain bus qui nous amènera à notre dernier arrêt de la journée, Puerto de la Cruz. La vraie place touristique avec les grands complexes hôteliers, magasins et restaurants à ne plus savoir lequel choisir. C’est là que nous passerons notre soirée, bref l’endroit idéal pour terminer nos vacances.

C’est très animé et vivant sur le bord de l’océan. Il y a une grande foire avec des manèges, les rues sont remplies de touristes et nous nous sentons à notre place. Nous avons encore 2 bonnes heures de soleil devant nous et on en profite pour marcher dans les rues, sur les sites des hôtels et on découvre un beau petit restaurant qui nous accroche. Ce fut un délice, le meilleur repas que nous avons mangé et avec un service impeccable en français en plus.
[Photos de Orotava et Puerto de la Cruz]

Lundi 3 janvier 2011: Toute bonne chose ayant une fin, nous voici rendu à la fin de nos vacances de Noël. Nous sommes quand même un peu chanceux puisque Brigitte a pu prendre une journée additionnelle et commencer le travail mardi au lieu du lundi. Avant de prendre l’avion, on a quelques minutes pour aller voir de plus près l’auditorium de Ténérife conçu par l’architecte Santiago Calatrava. Il est l’un des bâtiments les plus emblématiques de l’architecture espagnole et symbole de cette ville.
[Photos de l'auditorium de Santa Cruz]

Malgré tous les transferts et temps de voyagement, nous avons apprécié chacun des endroits visités. Durant cette semaine de vacances, nous avons savouré la nature, la montagne, la plage, l’océan et la ville, un bel équilibre. Un peu de soleil avant de rentrer à Genève où la grisaille de l’hiver nous attend.

[Photos PSD des îles Canaries]

[Vidéo des îles Canaries, 14:09 minutes]

MAM et Brigitte

Îles Canaries – La Palma (suite)

Jeudi 30 décembre 2010: Aujourd’hui nous allons faire la randonnée de la Caldera de Taburiente. C’est un des cratères d’érosion les plus spectaculaire du monde. Parc National depuis 1954, la caldera a 10 km de diamètre avec des parois de 1’500 m. On décide de faire le trajet le plus connu et plus grandiose selon les livres, le LP13. La boucle étant trop longue, la majorité des gens prennent un taxi collectif pour la montée et font la suite du trajet à pied pour un total de 12km et environ 5h de marche au lieu de 8h15.

Arrivés à la cabane touristique, on nous informe qu’on ne peut aller plus loin puisqu’il y a eu des éboulements à 3 endroits et que le sentier que nous voulons faire est fermé pour une durée indéterminée. La personne nous propose un plan B qui n’est pas trop loin d’où nous sommes. D’autant plus qu’il fait soleil aujourd’hui, il ne faut pas perdre notre journée à ne rien faire. Il nous indique alors un chemin vers El Paso et de là on ira au centre touristique de cette région.

On nous indique un sentier qui fait une boucle d’une durée d’environ 5h selon leur estimation. On se rend à un parking intermédiaire Valencia El Burrial par un chemin forestier. De là, on débute notre randonnée jusqu’au Pico Bejenado. Une montée facile sur des chemins de forêt, sur terre ou rochers plats sans grand dénivelé. On maintien une très bonne allure ce qui nous permet d’arriver en haut avec 30 minutes d’avance sur le temps prescrit. De là haut, nous avons une très belle vue sur la Caldera de Taburiente et on prend un petit casse-croûte avec ce superbe panorama.

La descente se fait par un autre chemin ce qui nous permet de ne pas repasser sur nos pas. Malgré que celui-ci a 1km de plus, il y a moins de partie sur la route, c’est moins pentu et on est plus en forêt. C’est agréable, nous avons une belle température, le temps est dégagé avec quelques nuages et il fait chaud. Nous sommes contents, c’est une des plus belle journée de la semaine et grâce à ce plan B nous avons pu en profiter.
[Photos Randonnée de Pico Bejenado]

Vendredi 31 décembre 2010: Ce matin comme tous les autres précédents, les coqs du voisin chantent ou plutôt crient dès l’aube. Ca fait partie du charme de la campagne! C’est la dernière journée de l’année, dernière journée sur l’île de La Palma donc dernière occasion d’y faire une randonnée. Nous irons tout au sud de l’île pour la randonnée des volcans et phare de Fuencaliente. Nous faisons 1.5h de route avant d’atteindre l’information touristique de Los Canarios (Fuencaliente de la Palma) où on nous explique la direction à prendre pour rejoindre le sentier ainsi que l’option de retour avec le bus, si besoin. Selon nos estimations, nous n’en aurons pas besoin puisque le trajet fait 14km aller-retour et serons de retour bien avant la noirceur.

On arrive rapidement au premier volcan, celui de San Antonio, le plus gros et où il faut acheter un billet pour y accéder. Ce n’est pas inclus dans la durée de la randonnée, mais on saute sur l’occasion de marcher sur les rebords d’un cratère d’un volcan. Le trou est énorme, assez creux, mais comme la dernière irruption date déjà de plusieurs année, la nature a commencé à reverdir.  La suite de la randonnée se poursuit en descente sur un sol de petits cailloux volcaniques et à quelques endroits comme du sable pour se rendre jusqu’au deuxième volcan, celui de Teneguia. La montée jusqu’au sommet est plus sportive que le précédent sans être difficile. La vue y est grandiose, d’un côté il y a l’océan bleu foncé, le ciel est bleu clair, les volcans sont noirs, la terre est un peu rouge à certains endroits et il y a la végétation verte, le tout montre un magnifique contraste avec toutes les autres couleurs autour. Ce volcan a la forme d’un fer à cheval et sa dernière éruption date d’à peine 40 ans.

Il nous reste quelques kilomètres avant d’atteindre la pointe sud avec le phare qu’on atteint à 2h45. Malgré les rallongis (les montées et descentes sur les volcans étant exclus), nous avons tout fait en 3h. Le soleil plombe sur nous depuis midi, la chaleur est au rendez-vous, que ça fait du bien. Près du phare, on aperçoit les salines de l’île qui sont encore en activité et qui produisent 600 tonnes de sel par année. Ensuite, on va tremper nos pieds dans l’eau de l’océan Atlantique quelques minutes. Les vagues sont tellement fortes qu’il faut bien se cramponner pour ne pas se faire emporter et ce même si nous n’avons pas l’eau jusqu’aux genoux.

On décide de prendre le bus finalement puisqu’on aimerait faire le trajet du retour de l’autre côté de l’île. Même si c’est plus long, ça nous fera voir une autre partie de l’île que nous n’aurons pas le temps de visiter. Aussi, on pourra dire que nous avons fait tout le tour de l’île! À 4h15, nous sommes dans le camion prêts à partir pour le périple qui nous fera passer par les petits villages. Tout au nord de l’île, nous avons perdu la route principale qu’on suivait et ça nous a pris un certain temps avant de s’en rendre compte (on était rendu dans une mini route à une voie et on traversait des tunnels minuscules) et de retrouver le bon chemin à l’aide des locaux qui nous parlaient en espagnols….à l’aide de signes on s’est compris! Grâce au détour, on a pu voir la Lagune, un immense réservoir en béton avec de l’eau bleue, mais c’était fermé.

La nuit est tombée, il fait noir et la route serpente et serpente encore, la conduite est plus difficile, c’est long et on est fatigués. On arrive finalement à la maison à 7h30, il était temps. Après avoir mangé, on range la maison, car demain matin Bertram vient nous chercher pour nous conduire au port et retourner à Tenerife. Nous avons fait seulement une infime portion des randonnées possibles sur toute l’île, il y en a vraiment partout et pour tous les goûts. On aurait aimé avoir plus de temps, mais c’était le temps maximum possible et nous en avons profité chaque parcelle.

MAM et Brigitte

[Photos Randonnée des volcans]

Îles Canaries – La Palma

Lundi 27 décembre 2010: Notre première activité de la journée fut de se rendre à l’épicerie du village pour acheter tout le nécessaire pour manger cette semaine. Fruits, légumes, lait, yogourt, viande, pain, eau pour 50 EUR…De retour à la maison, on se prépare un petit déjeuner complet et on resaute dans la voiture pour débuter notre randonnée à Tijarafe. Ce sera un trajet circulaire LP12.2 (Tijarafe – Playa del Jurado – Tijarafe) de 3h15, 10.3Km que l’on a fait en 4h30.

Le début se fait dans de petits sentiers sur de la roche volcanique, principalement en descente jusqu’au Prois de Candelaria et Barranco del Jurado avant de remonter tout en haut en passant par El Jesus. La journée n’est pas trop chaude, mais suffisamment pour être en camisole. Autant durant la descente que la montée qui étaient assez abruptes, le sentier faisait des zig-zag pour adoucir un peu et on voit bien sur les photos le serpentin effectué. Tout en bas, il y avait des petites maisons dans des caves au ras des falaises, c’était pour les pêcheurs de l’époque où la baie était utilisée pour l’approvisionnement de la région. Vers la fin de la rando, nous marchions dans les bananeraies.

L’agriculture, notamment celle de la banane, est la principale ressource économique de La Palma. Les bananeraies couvrent 50 km2 de superficie et produisent 150 000 tonnes de bananes par an. Souvent, on voit des champs recouverts d’une toile pour protéger les bananiers ou de murs de briques puisque les grandes bananes sont fragiles et ils doivent les protéger du vent qui souffle fort sur les côtes. Les petites bananes, elles sont moins fragiles et survivent bien au climat et n’ont pas besoin d’être protégées.

De retour à la maison, nous préparons un petit souper, partons un feu et se couchons tôt….il fait nuit noire dès 7h et à 9h le sommeil nous gagne déjà, c’est l’occasion idéale pour faire du rattrapage de sommeil.
[Photos Randonnée de Tijarafe]

Mardi 28 décembre 2010: En se levant aujourd’hui et même une partie de la nuit, il a venté extrêmement fort, sans arrêt et il a même plu un peu. C’est normal, c’est l’hiver ici donc c’est la saison des pluies. Ce n’est pas génial pour notre projet de la journée, mais il ne pleut plus. Le plan de match d’aujourd’hui est de monter au point le plus élevé de l’île, le rocher de los Muchachos à 2’426 mètres d’altitude. On monte en voiture jusqu’en haut sur une route qui zig-zag sur une pente d’environ 10-15%. Après avoir traversé quelques nuages, on aperçoit enfin le soleil. Tant mieux, puisque nous voulions laisser la véhicule en haut, redescendre à pied en suivant le sentier LP12 jusqu’à la maison et de revenir le lendemain par le sentier LP11 pour reprendre le camion.

Au sommet du rocher de los Muchachos, nous avons profité du soleil pour prendre quelques photos, mais le vent soufflait tellement fort qu’il a vite ramené les nuages qui nous ont bouché la vue sur le paysage, magnifique selon les dires. On s’habille un peu plus pour la descente afin d’éviter de prendre froid. On met notre puncho parce qu’il y a un petit cracha de pluie, mais rien d’effrayant. On descend jusqu’à l’héliport par la route pour rejoindre le début du sentier qui s’enfonce dans la montagne parmi les bosquets. Ca ne fait pas 1 heure que nous sommes parti et les conditions se dégradent plus on descend. La pluie se fait de plus en plus forte et on ne voit aucun espoir de voir le soleil bientôt.  Malgré que nous soyons bien habillés, nous n’avons pas de pantalon de pluie et ils sont rapidement trempés. Nous avons pris la décision de rebrousser chemin même si l’idée d’abandonner nous déplait, mais ce n’est plus agréable. Lorsqu’on rejoint le chemin, Marc-André fait du pouce pour aller plus rapidement chercher le camion et redescendre me chercher (trajet aller-retour en auto de 15 minutes au lieu de 30 minutes à pied sous la pluie). Un gentil couple d’allemands s’arrête et l’embarque.

On reprend la route de la maison (en camion!) pour aller se sécher. En bas, c’est alternance nuage et pluie toute la journée, donc nous avons pris la bonne décision. On en profite pour s’occuper du bois pour le foyer, on va chercher des branches mortes et on se fait un joli feu. Nous passerons la journée à se faire chauffer au bord du feu, à lire des livres et à regarder les cartes pour nos prochaines randonnées. Espérons qu’il fera plus beau demain.
[Photos Roque de los Muchachos]

Mercredi 29 décembre 2010: C’est le déluge ce matin, on retourne se coucher. A 11h, on se réveille et il beau soleil malgré que le ciel soit incertain avec des nuages à l’horizon. En fait, l’île est très montagneuse et les nuages qui passent sur l’océan s’accrochent sur les montagnes et s’accumulent au dessus de l’île pendant qu’à l’horizon il fait assez beau. D’un côté de l’île il peut faire grand beau tandis que de l’autre c’est la pluie.  Nous décidons de partir quand même faire une petite randonnée au sud de l’île à San Nicolas (LP14.1), là il fera sans doute plus beau puisque c’est quand même à 1h de route. C’est une boucle de 3h qui passe par la coulée de lave de San Juan.

Le sentier commence en force avec une montée de 650 mètres. Ici à La Palma, tout est super bien indiqué avec des marques évidentes et surtout lors d’intersections des marques qui nous indiquent que c’est le bon chemin, mais aussi que ce n’est pas le bon chemin si nous n’avons pas pris la bonne direction. La montée se fait dans de grosses roches volcaniques, très abrasif pour les souliers et ceux de Marc-André seront peut-être bons pour la poubelle à la fin de la semaine :-(

Tout en haut, sur le col de San Juan, au détour d’un bref passage en forêt, on découvre une grosse coulée de lave durcie sur laquelle passe notre sentier…. trop cool!!! Très impressionnant, c’est noir ça ressemble à du charbon, on voit bien le chemin que la lave a pris lors de l’irruption. C’est désolant à voir, mais la nature a repris le dessus et quelques arbres ont commencé à pousser. On prend le temps de bien regarder autour, bien sûr prendre des photos et même un petit vidéo, ce n’est pas habituel de marcher sur une ancienne coulée de lave.

Les nuages qui ont fait leur petit bout de chemin nous ont rattrapé et la pluie se remet à tomber tout doucement. On enfile nos punchos, merci Lise et Jacques ils sont très utiles les punchos que vous nous avez donnés! Nous poursuivons notre randonnée avec la descente en forêt sur un sol jonché d’aiguilles de pin…c’est très beau, mais un peu glissant. La dernière partie se fait sur une route locale à travers les vignes pendant environ 45 minutes, une fin plutôt facile, mais moins intéressante.

De retour à la maison, il nous faut définitivement plus de bois pour le feu, car il faut casser l’humidité qui rend la pièce froide et surtout notre linge ne sèchera pas. Nous appelons Martin pour lui demander si on peut débiter les quelques palettes en bois qui sont sur le bord de la maison puisque ça fera un excellent combustible….autorisation obtenue! Marc-André passera alors deux heures à couper ce bois pendant que je prépare une grosse salade et étend le linge à sécher. Martin est un grand connaisseur de musique classique et un musicien accompli (instruments à corde), alors nous écoutons ces CD de Mozart, Beethoven, Vivaldi et compagnie durant la soirée.
[Photos Randonnée San Antonio]

MAM et Brigitte

Îles Canaries – Tenerife, Los Christianos

Samedi 25 décembre 2010: Nous profitons des fêtes pour partir une petite semaine en vacances dans le sud. Grâce à notre ami Martin que nous avons rencontré lors de randonnées au Salève et qui nous a offert sa maison dans les îles Canaries, nous avons choisi cette destination.

C’est ainsi qu’en ce beau matin de Noël, nous mettons le réveil-matin à 4ham afin de prendre le premier avion. Ici à Genève il neige, ce sera un Noël blanc. Heureusement, tout est rentré en ordre à l’aéroport (après une semaine avec plein de retards et d’annulation) et notre avion décolle à l’heure prévue. Nous faisons escale à Madrid, tout est bien synchronisé et arrivons enfin dans les îles Canaries, précisément sur celle de Tenerife où il fait 25 degrés celcius!

Pour vous situer un peu, les îles Canaries font partie des communautés autonomes de l’Espagne. Elles sont situées dans l’Atlantique au nord-ouest du Sahara occidental ou au sud-ouest du Maroc. L’archipel des îles Canaries contient 7 îles principales: La Palma, Gomera, Tenerife, Gran Canaria, Fuerteventura, Lanzarote et El Hierro. Il y a aussi quelques îles secondaires, des îlots et rochers. Lors de notre voyage, nous visiterons Tenerife et La Palma.

Ainsi, nous atterrissons au sud de l’île Tenerife et nous dirigeons vers Los Christianos qui est reconnue pour ses plages. Nous avons eu un peu de difficulté à trouver notre hotel puisqu’il n’y avait aucune pancarte annonçant l’hotel ni adresse, mais finalement nous avons trouvé. C’est un complexe de petits appartements avec piscine, restaurant et terrains de jeux.

Rapidement, nous rejoignons les rives et plages pour s’y promener. Dire qu’il y a quelques heures à peine nous quittions la neige pour finalement se retrouver à la chaleur. On a aussi un peu de difficulté à croire que nous sommes la journée de Noël dans ces conditions. Nous marchons sur le sable des plages et des lagunes ou sur l’allée bordée de boutiques et restaurants avec vue sur l’océan. Il y a plein d’activité ici, c’est assez touristique.

Trop génial d’entendre le bruit des vagues puissantes qui s’écrasent sur la plage suivi du clapotis de l’eau sur les roches lorsqu’elle redescend. Les plages sont directement dans l’Atlantique sans barrière de corail pour ralentir les vagues alors il faut être prudent lorsqu’on va dans l’eau, mais souvent les plages sont dans des lagunes ce qui atténue l’impact.

On s’arrête boire une sangria sur une terrasse tout en attendant le coucher du soleil pour les photos. De toute façon, rien ne presse puisque nous sommes en vacances, mais surtout dans une île espagnole où les gens mangent assez tard. Nous ne trouvons pas de restaurants vraiment typique puisque c’est trop touristique et il n’y a que des restos offrant toutes les cuisines du monde. Alors lorsqu’on voit un restaurant japonais et thaïlandais où ils font la cuisine sur plaque devant nous, on n’hésite pas. C’est excellent, mais on a beaucoup trop mangé! C’est presque en roulant qu’on retourne à l’hotel pour une bonne nuit de sommeil.
[Photos de Los Christianos]

Dimanche 26 décembre 2010: Ce matin on se lève tard, mais assez tôt pour profiter du brunch assez ordinaire servi à l’hotel. Ce matin, on profite un peu du soleil sur la plage, on fait le plein de vitamine D avant d’aller prendre le traversier pour l’île de La Palma. 30 minutes avant le départ, on achète nos billets, 46 EUR chaque et on part à l’heure.

La traversée dure 3 heures sur l’océan calme. Il n’y a rien à faire d’autre que d’écouter des films en espagnol alors on regarde le paysage défiler sous nos yeux pendant un certain temps avant de somnoler. Arrivés à Santa Cruz de la Palma, un ami de notre ami Martin nous attend pour nous conduire à la maison prêtée. Bertram (l’ami en question), nous attend sur le quai avec nos noms inscrits sur une pancarte, on ne peut le manquer. C’est un allemand, mais heureusement pour nous qu’il parle aussi très bien l’anglais. Il vit sur l’île depuis plusieurs année alors il connait bien tous les petits coins à voir, restaurants à découvrir. Il a fait plus d’une heure de route pour venir nous chercher et ça prendra le même temps pour traverser l’île d’est en ouest pour atteindre Puntagorda au nord-ouest où est la maison de Martin.

On fait un petit arrêt chez Bertam pour prendre le camion de Martin et on le suit pour le reste de la route avec quelques arrêts de point de vue, village de Tazacorte qu’il veut nous montrer. La route est sinueuse au flanc de la montagne et on doit descendre d’un côté avant de remonter de l’autre…coeurs sensibles s’abstenir. On arrive enfin au village, mais il nous faut encore tourner à droite et à gauche quelques fois avant de prendre un petit chemin de terre juste assez large pour une voiture….on s’enfonce dans un champs et la petite maison de dresse devant nous.

C’est beau, propre et juste assez grand: un petit salon annexé avec la salle à manger avec foyer, cuisinette, salle de bain et grande chambre au fond. C’est bien vitré et décoré avec goût, car Martin est tapissier-décorateur ce qui aide à donner un certain cachet à une maison. Il a fait les rideaux et les chaises dans le style Louis XIV.

Après avoir défait les valises, on repart pour aller manger au restaurant (les épiceries étaient fermées et nous n’avons rien à manger). Tout d’abord, il faut sortir d’ici, se souvenir du chemin et trouver le resto que Bertram nous a indiqué. Avec le talent de conducteur de Marc-André et mon sens de l’orientation, on a bien trouvé le resto et aussi réussi à revenir à la maison sans se perdre….pas question d’utiliser notre GPS, car il ne sait même pas où nous sommes!

Avant d’aller au lit, on révise notre préparation des différents sentiers de randonnée que l’on veut faire durant nos vacances tout en se faisant chauffer près du feu. Il fait très humide et avec le nuit tombée, il fait froid alors le feu nous réchauffe (pas de chauffage sinon). Dès demain, nous commençons la randonnée à travers La Palma.

MAM et Brigitte

[Photos de Los Christianos et La Palma - 26 décembre]…PS, les 3 dernières photos montrent la vue que nous avons du salon de la maison.

Madrid (jour 9)

Jour 9, 30 décembre : Visite du Palais royal, avant le troupeau de touristes, comme si on n’en était pas:-) Je comprends pourquoi il y a autant de monde, c’est MAGNIFIQUE. On ne s’attendait à rien de moins pour le Palais du roi. Ce palais, de style baroque d’influence italienne et française, a été construit en 26 ans par Charles III, fils de Philippe V, roi de l’Espagne. Chaque salle est richement décorée et c’est extraordinairement garni; plein de texture, vases, tapisseries, cadres, chaises, horloges et chandeliers. En fait, on a visité 30 salles du palais qui en compte plus de 2800.

L’alcazar a passé au feu en 1734, ce qui fait que le palais d’aujourd’hui est plutôt moderne car tout a été reconstruit. Une impressionante salle à diner pouvant accueillir 140 personnes nous a éblouit. En passant ce monde là, ça ne mange pas dans de la vaisselle en carton… les quelques pièces dédiées à la coutellerie et verrerie sont hallucinantes et très riches.

Le roi a même commandé à un certain M. Stradivarius 4 instruments pour son usage personnel. Les intruments sont encore joués aujourd’hui par des solistes internationaux prestigieux. Ce serait un crime de laisser des Stradivarius en vitrine. (pour ceux qui ignorent ce que c’est qu’un Stradivarius, comme Brigitte, c’est un violon fabriqué avec un bois spécial et précieux).

Le palais habrite une très grande pharmacie personnelle. Avec tous les pots d’ingrédients plus bizarres les uns que les autres, les balances et les mortier, cette pharmacie fait vraiment comme dans les films d’époque.

Aussi, on a vu la collection privée des armureries des rois et de leurs descendants. Non seulement les armureries de combat et de parade des guerriers, mais aussi celles des chevaux. Il y a beaucoup de détail, ils ont dû prendre des heures et des heures pour fabriquer chaque pièce. Les armureries ne viennent jamais sans les armes, donc il y avait des épées et mousquets de toute sorte.

[Photos du Palais royal]

La prochaine étape est le musée Thyssen-Bornemisza. Un autre musée de toiles de grands peintres de ce monde. Le 10 premières salles sont dédiées aux peintres espagnols et italiens. Des toiles d’une plus grande beauté et plus plaisantes que celles des peintres allemands des salles suivantes. Après le musée du Prado et ses toiles de 2m x 5m, les « petites » toiles ici sont vraiment moins impressionantes. Jésus, Marie, Joseph, Les apôtres (surtout Pierre) sont toujours présents, mais on a droit à plusieurs portraits très réalistes de gens connus et inconnus de l’époque.

On se surprend même à reconnaître certains artistes par leur style, car on a vu plusieurs de leurs oeuvres au Prado. Nos conaissances commencent à servir ! Le Greco, un peintre très noir, a quelques toiles que l’on a reconnues tout de suite. Un style inimitable, mais que je ne metterais pas dans mon salon, de peur de faire des cauchemnars.

C’est fou de voir les maîtres qui ont « guidé-influencé » des peintres comme Michael-Ange, qui a peint la chapelle sixtine au Vatican – quelque chose de pas pire il parrait et qu’on verra très prochainement. Canaletto a peint plusieurs toiles représentant Venise, tout simplement magnifiques. Un voyage que l’on fera bientôt c’est certain. Venise intemporel et exotique.

Je ne sais pas si c’est juste moi, mais les encadrements, tous différents, sont presque eux aussi une oeuvre à part entière. Certains cadres sont tellement complexes et imposants que ça détourne presque notre attention de la toile.

On passe des scènes de la Bible, aux portraits, aux paysages et à la nature morte. Après 200 Jésus, je pense que j’ai compris, on peut passer à autre chose. Les natures mortes sont d’une beauté hallucinante tant par les détails que par les couleurs. C’est une tendance de la nouvelle époque pour le peintre, le réalisme au pas possible. Il est très rare de voir des scènes d’hiver dans des tableux. Le musée en a pourtant 5-6 vraiment très bien. Les scènes sont détaillées au maximum, comme une photo.

Après avoir vu en moins d’une semaine près de 4000 toiles, notre attention baisse un peu, faut pas nous en vouloir. C’est donc en sautant quelques commentaires de l’audioguide et en faisant des marches rapides que l’on se rend vers la crème de la crème.

Mème s’il n’y en a pas des tas, les Renoir, Monet, Gaugin et les autres impressionnistes nous font travailler plus fort pour comprendre toute la profondeur et la signification de leur toile, mais nous font aussi admirer le summum d’un style reconnaissable parmis tous. On a même acheté une toile de ce style à Rome comme souvenir, ne reste qu’à la faire encadrer!

Assez d’intérieur, faut s’oxygéner un peu. Une petite promenade au Parc du Retiro, oui je dis petite, on a fait un aller-retour dans une allée et ça a pris une heure et demi……. Le parc est immense avec ses 118 hectars au coeur de la ville. Ce doit être un endroit merveilleux en été avec les gens, les chiens, les exposants et les promeneurs. L’hiver même si c’est plus mort, il y a beaucoup de gens.

C’étaient les jardins privés du roi Philippe IV avant d’être cédés à la ville. Il y a un lac artificiel au centre ainsi qu’un palais de verre au sud du lac. C’est un parc à voir, mais surtout à s’y promener.

[Photos Parc du Retiro]

Madrid, c’est déjà du passé, car dès demain matin on doit la quitter. On entame la dernière, mais non moins intéressante, partie de notre voyage: Rome, en Italie. On n’a pas la prétention de dire que l’on visite l’Italie, on ne se concentre que sur le Vatican et la ville des comptes d’Astérix et Obélix. Rome la métropole, le centre du monde antique et une plaque tournate de l’Europe. C’est un peu fatigués, mais motivés que l’on prend encore une fois l’avion (à 7h am le lendemain — quitté l’hotel à 5h30…vive les vacances!).

Madrid (jour 8)

Jour 8, 29 décembre : Tour de bus bleu pour connaître une autre partie de la ville, plus moderne qu’historique cette fois. On est passé devant la bibliothèque contenant 5 millions de livres. Aussi, on a vu une statue de Christophe Colomb beaucoup moins impressionante que celle de Barcelone. On est passé devant le musée National des sciences contenant une grande collection d’ossements de dinosaures et de fossiles. Pas le temps de le visiter et pas dans notre liste anyway.

On croise le stade du club le Real Madrid, la fierté de cette ville. Le club détient le record de victoires en coupe d’Europe au soccer. On apprend aussi que Madrid, au début du siècle, s’étendait sur 10 à 12 Km carrés et est aujourdhui une ville de plus de 400 Km carrés.

Nos plans prévoyaient une visite du Palais Royal, ce sera pour demain, car un file de plus de 2 heures juste pour entrer est déja présente. On fait donc un trajet a pied qui était prévu pour plus tard. On découvre Madrid au gré de nos humeurs, tourne à droite passe par ici, plein de découvertes. Avec Brigitte qui est un vrai petit GPS sur 2 pattes, pas de problème. Après deux jours, on s’y promène presque que comme chez nous (j’ai dit presque!).

On est passé par la cathédrale du Nuestra Senora de la Almudena et ses catacombes. C’est toujours intéressant de visiter des églises aussi riche et vieille. On a fait la file pour aller au deuxième où il y avait un petit hotel. Surprise, les gens essuient la statue et l’embrassent???? certainement pour la remercier, mais bon, nous ne l’avons pas embrassé sans savoir ce qui peut nous arriver! Les catacombes sont le lieu de résidence éternel pour plusiquers évèques et prêtres très importants. Il y en a plus de 100 enterrés ici, sous nos pieds car les tombes composent les dalles qui font le sol des allées. La décoration et les petites chapelles sont très richement ornées d’or. C’est presque excessif.

[Photos Cathédrale du Nuestra Senora de la Almudena]

On a traversé toute la ville pour aller à l’autre extrémité. Rendus au Jardin Botanique, on se rend compte que c’est l’hiver et en hiver c’est pas très fleuri. C’est pas grave, on à fait plein de photos de ce qui restait et des macros de cactus. Brigitte a pris posession de mon kodak et s’est bien amusée. On a aussi vu un chat, car en fait le jardin botanique abrite plusieurs chats… J’aime trop les chats et je tente de l’amadouer, mais celui-ci a décidé d’aller voir Brigitte. Il ne la lâchait pas, on l’a vu 2-3 fois dans le jardin et c’est juste vers elle qu’il allait. Putin de chat con!

Direction serre, vivement la chaleur et l’humidité des forêts tropicales. Cactus et cactus et encore des cactus, mais aussi des orchidés et autres belles plantes comme des oiseaux du paradis. Brigitte s’est vraiment laissée aller sur le kodak dans la serre, je ne pouvais pas l’arrêter….mais j’aurais certainement été pire qu’elle!

Il y avait aussi un mini musée juste avant notre sortie du jardin. Visitons-le! C’était principalement des maquettes sur les techniques de construction pour faire les voûtes des églises, des ponts et bateaux.

[Photos jardin Botanique]

Journée finalement pas très remplie, mais avec beaucoup de marche et surtout promenade dans les rues. La soirée s’est terminée dans un resto plutôt typique. Pas chanceux, bouffe ordinaire et tiède… On a déjà mangé mieux!

Madrid (jour 7)

suite 27 décembre : Nous sommes arrivés à l’aéroport un peu plus tôt que prévu, faute de beau temps, mieux vaut être au sec.

Ayant eu un peu de temps à tuer à l’aéroport, j’ai eu le temps de prendre quelque photos. C’est un peu triste de ne pas avoir eu du soleil en quantité suffisante à Barcelone que l’on se rend à Madrid, en espérant que le ciel soit plus beau.

J’ai pogné la grippe à Londres, je l’ai aussi à Barcelone et je vais la garder jusqu’à Rome. Je réussi à me débarrasser de mon nez morveux seulement la deuxième semaine, soit après le retour… la grippe d’homme c’est pas facile!

[photo de l'aéroport]

Arrivés à Madrid, on cherche et trouve rapidement notre hotel, un 2 étoiles, en plein centre-ville à la sortie du métro. WOW directement dans l’action et de l’action il y en a. L’ambiance dans les rues s’apparente à la sortie du Centre Bell un soir de match du Canadien. Ca n’a juste pas d’allure, les gens bouchent les rues, à la limite du désagréable, ça prend 10 minutes pour faire 50 pas. On a bien cherché à savoir pourquoi il y avait autant de monde, mais aucun événement spécial ne s’est produit. Il y a de la sécurité partout et surtout à chaque 20 pieds il y a un mime qui fait une statue ou un bonhomme. Brigitte aime bien et a pris quelques photos, vous verrez…

Madrid est un modèle de propreté. A toute heure du jour et de la nuit, il y a des gens de « la ville » qui balaient, vident les poubelles et nettoyent la rue. Ils ramassent les vidanges même la nuit, c’est presque du zèle! C’est super agréable à voir, tout est propre.

Donc, rendus à l’hotel, petite chambre sans fla fla et sans chauffage non plus! Cette aile est en rénovation! 5 degrés dehors c’est ok, mais en dedans c’est fret en ta! Donc on a gelé solide durant toute la nuit! La deuxieme journée, on a mis le chauffage dans le tapis tout le temps qu’on n’était pas là et c’était déjà plus acceptable, mais quand même, donc pour le confort on repassera.

Ah oui, je vais vous parler des déjeuners inclus. C’était bien dit dans notre guide de voyage, mais… nous on lit pas tout!… donc le déjeuner, c’est du thé, café, toast, croissant… that it!… Rien d’autre!… Nous avions eu notre expérience avec Barcelone et on a fait des courses avant… Fromage et Jambon de la place… ça fait de meilleurs petits déjeuners.

Madrid, pour je ne sais quelle raison (je ne suis pas un wiki) est comme la mèque du jambom. Non pas comme dans magasin de viande avec du jambon, ce sont des magasins dédiés au jambon. Sans rire, il y a au moins 300 sortes de jambons differents! Il y a même le musée du jambon, la villa du jambon, le palais du jambon. Ici, le cochon est roi et c’est un ours l’emblème de la ville… va comprendre!

[photo des rues de Madrid]

Jour 7, 28 décembre : Début de notre aventure madrilène à la Plaza Mayor (place de la mairie) plutôt tranquille. O y est arrivé tôt pour récupérer nos billets d’autobus touristique, mais ça n’ouvre que dans 30 minutes. Faut donc en profiter pour se promener sur la place. C’est un endroit réservé aux vendeurs de cossins et aux réunions de tous genres. Les vendeurs installaient leur stand, surtout des vendeurs de cartes, monnaie, timbres….bon endroit pour les collectionneurs.

[Photos Plaza Mayor]

Une fois les billets en main, le tout commence avec le traditionnel tour d’autobus Vision Bus Tour à travers la ville. Rien de mieux pour s’orienter et aussi faire un survol de ce qui a l’air intéressant. Ce qui peut avoir l’air intéressant dans un livre l’est des fois moins en vrai, et vice versa. Comme exemple, moi la statue de Christophe Colomb quoté 1 sur 3 j’ai trouvé ça cool!… anyway!

[Photo Visite Vision Bus Tour]

Notre premier arrêt est le Musée du Prado. Un musée grandiose contenant plus de 3000 toiles de TOUS les grands maîtres. C’est, selon notre livre, le plus grand musée d’exposition de toiles au monde. Il y a aussi des sculptures, mais moi et les sculptures, j’aime pas trop!

Habituellement, on ne peut pas prendre de photo dans les musées, c’est bien normal, mais dans celui-ci il faut laisser son sac, question de ne pas accrocher une statue de 2000 ans et de la sacrer à terre… Mais étant donné que j’ai pas exactement un kodak Fisher Price, la madame du locker ne voulait pas le prendre, et on ne voulait pas nous laisser entrer avec… Le gardien ne parlant pas ni anglais ni françcais, la fille du locker et le gardien se sont ostinés, aussi avec nous et surtout entre eux pour touver une soution. A la fin j’ai gardé mon sac, mais je le portais devant… Méchant mal de dos, mais pas le choix.

On a passé 6 heures au musée, en regardant chaques oeuvre 10 seconde, ça vous donne une idée de l’ampleur de la collection. La quantité de tableaux, les grands noms et aussi le format des toiles nous ont « flabergasté »! Les peintres, surtout subventionnés par le clergé et les rois, ont surtout peints des scènes grandement inspirées de la religion catholique et de la Bible. C’est pourquoi les toiles sont grandioses, certaines par leur format de 2m par 5m et d’autres par des scènes dépeintes telle que Saturne dévorant sont fils du peintre Goya (toujours aussi noir)… vraiment troublant!

On a adoré les Ménines, de Vélazquez, une oeuvre magnifique, que l’on a déjà vu dans le musée Picasso en photo.  Cette toile a GRANDEMENT influencé le maître!… Mais ici, c’est l’original! Wow!  Elle n’était pas à vendre, dommage il ne me restait qu’un 20 EURO.(celle qu’on nous a montré et avec laquelle il s’est inspiré pour peindre des toiles surréalistes).

Les audioguides nous font passer à travers l’histoire de peintres et de toiles. Les explications sont vraiment très bien et des fois trop bien, car c’est trop long. Cela nous permet de mieux comprendre le pourquoi et le comment. Sans ces commentaires, les différents musées seraient moins intéressants et on aurait sûrement moins appris. Même si on retient tout au plus 10 % c’est toujours cela de plus.

Pas de photos du Prado, trop de sécurité et pas envie de chercher le trouble. Faut croire que j’étais zen cette journée là.

Après 6 heures debout à regarder des toiles, on a un peu notre quota, et c’est crevés que l’on sort du musée. Même à 5:30, c’est à dire 2 heures avant la fermeture, les gens font la file pour entrer!… une file que l’on estime au minimum 1 heure si tout va bien. Ici des touristes en veux-tu, en vla!

On fini le tour de bus, au coucher du soleil, et il nous ramène à l’hotel. C’est frisquet assis dehors au deuxième étage du bus sans toit, mais au moins on est assis et on écoute les commentaires, c’est facile.

En se promenant dans la ville pour trouver un resto, je parle d’un resto ouvert, car ici presque aucun vrai resto (je ne parle pas de McDo) n’est ouvert avant 8:00h. Donc on soupe pas avant 8:30 ici. Enfin on trouve un resto full sympa juste à côté de l’hotel, vraiment la porte à côté. On y est allé deux fois tellement que tout sur le menu avais l’air bon!

Barcelone (jour 6)

Jour 6, 27 décembre : C’est notre dernière journée à Barcelone. Nous nous sommes levés tôt parce qu’on avait réservé une visite guidée au Palais de la musique. On y était allé le 24, mais il n’y avait plus de place disponible.

Ainsi, nous nous rendons, accompagnés de la pluie (encore!!!), au palais de la musique qui est tout près de l’hotel.

En fait, c’est une vraie salle de concert où les plus grands artistes donnent des concerts. Avec ses 2’146 places, plus de 300 concerts par année sont présentés. Tous les styles sont offerts, du pop au jazz, en passant par le classique et l’opéra, sans oublier tous les autres styles. Seuls les concerts symphoniques ne peuvent y être accommodés parce que la scène est trop petite, mais il y a quand même de la place pour 115 musiciens!

La salle est une explosion de fleurs, il y en a partout : sur les luminaires, les murs, le plafond, les vitraux… Avec le toit vitré, l’entrée de lumière naturelle qui baigne la salle (malgré la journée pluvieuse) est vivifiante.

Bien non, nous n’avons pas de photos, il faut nous croire sur parole ou aller voir par vous-même……d’ailleurs, on se promet d’y retourner pour aller voir et entendre un concert. Selon les entrevues des musiciens qu’on nous a projeté, l’acoustique de la salle est unique.

Ensuite, on se dirige au Musée Picasso. C’est la journée des musées pour tous vu la pluie, alors ce n’est pas surprenant qu’on doive faire la file. On vous raconte notre péripétie…ben oui, même nous on ne s’attendait pas de vivre une péripétie dans un musée. Arrivés à la caisse, on demande s’il y a des tours guidés. La dame nous renvoie dans la salle à côté où ils s’occupent des visites guidées. On attend, on attend, la caissière a l’air d’avoir beaucoup de difficulté avec chacun pour trouver leur réservation en plus de répondre au téléphone qui n’arrête pas de sonner. A notre tour, elle nous dit qu’il n’y a plus de visite guidée. Et là commence l’ostination…..on a perdu du temps pour rien, surtout s’il n’y avait plus de place au moment où on a demandé s’il y en avait. S’ajoute à ça qu’elle ne peut pas nous donner de billet d’entrée simple (sans visite) parce que c’est à une autre caisse et on n’a pas le droit d’y retourner……faut encore attendre l’autorisation, juste pour traverser la fameuse porte…..non mais la la la! A bout de souffle, la gérante ou peu importe son poste fini par venir nous voir et nous escorter à la caisse et nous donner des billets gratuits avec toutes ses excuses…..et bien, malgré tout on a des billets gratuits, mais ce n’était pas les 30 minutes les plus plaisantes.

Revenons à Picasso…..né le 25 octobre 1881 et mort le 8 avril 1973, on eu l’occasion de vérifier notre association de Picasso avec toile abstraite. Contrairement à ce que l’on croit, Picasso a eu une période spéciale où son sujet favori valsait entre les guitares et les fruits et souvent les deux sur la même toile. On a même reconnu le style de Miro (Joan Miro – voir visite du jour 2) avec les constellations, étoiles, soit une autre période par laquelle il est passé. Au gré de ses rencontres, voyages et amis, on voit son style qui change et évolue, passant du réaliste au surréalisme au cubiste avec bien sûr la période rose et bleue.

La partie qui nous a impressionné est celle où un vidéo nous montre comment il s’inspire pour créer ses toiles surréalistes. La toile en question est celle des Ménines de Vélasquez où il y a plusieurs personnages. Il a donc pris un a un les personnages, dans des toiles différentes, et a déformé un peu les visages, les corps et le décor. Pour la tête, il peut mettre un grand ovale exagéré avec un corps tout croche, mais on voit très bien le lien avec la toile originale. On comprend mieux maintenant sa façon de voir les choses et sa démarche. Encore une fois, photos non permises, donc laissez aller votre imagination. On a joint un exemple pour mieux comprendre son style.

La pluie a finalement cessée durant notre visite du musée, nous laissant une chance de se promener une dernière fois dans les rues du Barcelone gothique. Dernière activité avant notre départ pour l’aéroport, on peut enfin visiter la Cathédrale de Barcelone, qui était ouverte cette fois.

Tout aussi grandiose que les autres églises et très attrape touriste, on doit payer pour allumer des lampions ELECTRIQUES! et croyez-nous, il y en a quelques uns d’allumés…ça enlève un peu de magie.

Autour de l’église, il y a plusieurs chapelles dédiée à différents saints/es. Chacune a plus d’or que la précédente, mais seulement les chapelles sont aussi richement décorées. Elles sont d’ailleurs bien protégées par des grillages. Tout ce qui est en dehors des chapelles est assez sobre, tout est en pierre grise très bien taillée.

[Photos Cathedrale de barcelone]

Voilà, notre voyage à Barcelone est terminé. Nous avons beaucoup aimé et nous allons certainement revenir pour découvrir l’ambiance d’été qui doit être très vivante et peut-être assisté à une corida. Direction aéroport pour prendre notre avion qui nous amène à Madrid pour la suite de notre voyage.

Barcelone (jours 4 et 5)

Jour 4, 25 décembre : Tout est fermé, c’est Noël. Comme nous sommes très bien organisés, nous avions réparti nos activités et visites en conséquence pour être certain de ne rien manquer.  Cette journée de fête est consacrée au parc et port, tout ce qui est extérieur et ne nécessite aucun droit d’accès.

Ainsi, nous débutons notre journée, après une grâce matinée, avec l’Arc de triomphe. Elle est située à l’entrée du Parc de la Ciutadella. C’est un des plus grand parc de la ville, créé à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1888. C’est un lieu de promenade pour plusieurs familles barcelonaises.

[Photos de l'Arc de Triomphe]

Il fait très beau et ça fait du bien de sentir la chaleur du soleil sur notre peau. On s’est donc promené tranquillement dans le parc en respirant à plein poumon l’air frais et à regarder tous les gens autour. Étonnemment, il y a plein de gens, certainement des touristes comme nous qui n’ont nulle autre part où aller en cette journée de Noël. On en profite pour s’asseoir sur les bancs et regarder tout simplement les gens ou bien fermer les yeux et relaxer….ça fait du bien.

Dans un coin du parc, il y a une belle cascade monumentale conçue entre autre par Gaudi lorsqu’il n’était encore qu’un étudiant. On y a passé plusieurs minutes et en avons aussi profité pour manger notre petit pic-nic.

[Photos de la cascade Gaudi]

On a poursuivi notre route à travers les rues de la ville jusqu’au port et la plage. On profite des derniers rayons de soleil assis sur la plage et on se laisse bercer par le bruit des vagues.

Sur notre chemin du retour, nous passons par La Rambla, rue commerciale très populaire et où grouille beaucoup d’activité. On fait une petite sieste et on mange de très bonnes lasagne et pizza.

Jour 5, 26 décembre: Il pleut, il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille……tel que prévu, une bande dépressive survole Barcelone et il pleut….un tout petit peu au début et plus la journée avance, c’est le déluge.

Nous avons marché sur La Rambla entre les kiosques d’oiseaux, de fleurs, les boutiques souvenirs et les mimes. Il y a plusieurs personnes déguisés qui font les mimes et lorsque tu les prends en photo ou que tu les regarde trop longtemps, tu dois leur laisser des sous, manière plus cool de faire la quête!

[Photos de la Rambla]

Tout en bas, près du port, il y a la Tour de Christophe Colomb. Un ascenseur à 3 places permet de monter jusqu’à une terrasse vitre au sommet de cette colonne de bronze et acier où trône la statue de Christophe Colomb à 60 m de hauteur. Son doigt, qui pointe vers les Indes, mesure 50 cm….ça en dit long sur la grandeur de la statue! Tout en haut, c’est minuscule et il y a peu d’espace entre le mur et la fenêtre. La vue est très belle et malgré la pluie on peut voir assez loin. Vite on descent, je viens de sentir que la tour bouge et je ne suis pas grosse dans mes culottes :-)

[Photos de la tour de Christophe Colomb]

On marche dans la vieille ville (ville gothique) et on s’arrête au Ministère de la Culture pour laisser passer le déluge. Peine perdue, c’est parti pour durer. On a quand même apprécié la vue sur la cour intérieure peinte d’un jaune soleil!

On repart et croise un petit musée ouvert……allons-y pour occuper notre journée et au sec en plus! C’est le Musée Frédéric Marès (MFM). Sculpteur de métier, cet artiste a commencé à réunir toutes sortes d’objets et d’oeuvres d’art provenant de ses voyages.  On y a vu une exceptionnelle série (au moins une centaine chacun) de Christ en croix et de Vierge à l’Enfant de différentes époques. Rendu à la collection sentimentale où des objets usuels y sont exposés, nous nous sommes fait montrer la porte parce que ça fermait plus tôt cette journée là (temps des fêtes exige), dommage.

[Photos du MFM]

Douche chaude après un petit McDo et siesta pour se réchauffer un peu. À notre réveil, éclair de génie de Marc-André…..il pense à une photo qu’il a vue d’une fontaine illuminée et dont les jets d’eau bougent en fonction du rythme de la musique. Faut qu’on y aille, car c’est notre dernière soirée.  On s’informe à la réception pour savoir où elle est située et on part…toujours sous la pluie!

Après une trentaine de minutes de marche, nous sommes tout trempé et il pleut tellement que l’eau ne réussit pas à s’évacuer et s’accumule dans la rue, créant ainsi de grosses flaques d’eau qu’on doit traverser. Nous sommes réconfortés de voir qu’on n’est pas les seuls fous à assister à ce spectacle. C’est très joli et surtout impressionnant ce qu’on peut faire faire à l’eau de la fontaine avec le jeu des lumières.

[Photos de la fontaine illuminée]

Barcelone (jour 3)

Jour 3, 24 décembre : Cette journée est consacrée à Gaudi. Entre les bâtisses traditionnelles, nous avons vu l’extérieur de la Casa Batllo construite entre 1904-06 qui se démarque remarquablement. La façade extérieure peut faire référence à des os (balcons figurant des crânes avec les orifices pour les yeux et le nez) ou à des ondulations qui rappellent l’océan et des vagues ou encore à un monstre marin d’où on voit les arêtes et les nageoires et la carcasse sur le toit. Vous voyez peut-être mieux maintenant pourquoi certaines personnes pensent que Gaudi est fou? Nous n’avons pas visité l’intérieur, car c’était trop cher pour un seul étage et on nous a conseillé de visiter la Casa Milà.

La Casa Milà, tout près de la Casa Batllo, est la plus célèbre de Gaudi et on l’a visité autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Aussi nommée la Pedrera, cette maison a été construite entre 1906-12 et fait partie des monuments de l’Unesco. Les pièces sont aménagées avec des meubles et objets d’époque pour reconstituer le cadre de vie du début du XXe siècle. On a été impressionné par toute la lumière qui peut entrer dans toutes les pièces, les cadres de portes et de fenêtres qui sont en 3D et ondulés. Même les portes coulissantes qui séparent les pièces sont vitrées pour assurer le passage de la lumière. Le clou de la visite est incontournablement le toit, le fameux toit. D’abord, on a une vue remarquable sur toute la ville. Ensuite, on découvre les cheminées aux formes étranges de guerriers, les cages d’escalier et les tours d’aération aux formes audacieuses et revêtues de fragments de céramique.

[Photos de la Casa Batllo et Casa Milà]

Enfin, le monument qui est de loin le plus attendu de tous les visiteurs et nous-même, la Sagrada Familia, monument bâti en l’honneur de la sainte famille. Bien que l’église ne soit pas encore terminée, elle demeure un site très important. L’édifice fut mis en chantier en 1882 et la première tranche achevée en 1926. En date d’aujourd’hui, la construction n’est qu’à 50% d’avancement. Selon le voeu de Gaudi, le financement de ce chantier titanesque ne provient uniquement que de dons privés, sans aucune subvention publique. Une citation de Gaudi lui-même : « mon client n’est pas pressé, Dieu a tout son temps ».

Malgré sa mort et la perte des plans dans un incendie lors de la guerre civile, la construction se poursuit tout en suivant le modèle et la logique. Seulement une partie de la Sagrada est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco, soit ce qui a été construit du vivant et de la main de Gaudi.

A la fin de la construction, il y aura 3 façades, une représentant la Nativité (déjà construite), une la Passion et une autre la Mort et la Gloire du Christ, 4 Tours par façade représentant les apôtres et une grande tour dominante représentant le Sauveur. C’est une église imposante autant pas sa grandeur que sa hauteur que la beauté de l’architecture.

Lorsque nous y sommes entrés, les cloches ont joué « Il est né le divin enfant », durant notre visite de la tour « Thank to the God, the Lord is born » et finalement à notre sortie, « Silent night », très féérique. La visite et la descente de la tour a été toute une aventure….. les balcons donnent une vue incroyable sur la ville et des recoins de la Sagrada, mais il y a des trous (volontaires) au centre, ce qui fait peur aux madames…dont Brigitte qui a le vertige. Les marches sont très petites, en colimaçon, pas de lumière et pas de rampe dans le milieu, donc assez dangereux. Ça ne passerait pas au Canada ça!

C’est vraiment bizarre de visiter cet endroit qui ressemble plus à un chantier et que ce soit aussi intéressant! En reprenant une phrase de l’audioguide qui nous aide à faire une visite plus enrichissante, on peut dire que « Nous avons été les témoins privilégiés d’un processus vivant, d’un projet en progression constante. »

[Photos de la Sagrada Familia]

Le soir, on a marché jusqu’à la Tour Agbar. Cette tour a la forme d’un missile et est équipé de 4000 dispositifs de types DEL qui permettent la création d’images sur les parois extérieures. Nous y sommes allés pour voir la bâtisse toute illuminée, mais elle ne l’était pas. On était déçu, car on avait marché longtemps après notre grosse journée de marche pour ne finalement rien voir de spécial. Cette tour n’a rien d’autre de particulier, car c’est une tour à bureau tout simplement. Lorsque nous arrivons près de l’hotel après être passés à côté de l’arc de triomphe de Barcelone, que voyons-nous? La fameuse tour illuminée tout de bleu!!!! il était trop tôt quand nous y sommes allés… et pas question d’y retourner. Tant pis :-) en début de paragraphe la seule photo décente.

Ce soir là on a eu un peu de difficulté à trouver un resto ouvert, car c’est la veille de Noël. Heureusement, on en trouve un, c’est là que le serveur a fait meuuuu-meuuuuu pour le hamburger au boeuf de Marc-André qui s’est avérer n’être qu’une boulette de viande! Pour ma part, j’ai goûté aux mets typiques espagnols et catalans : tapas qui sont des entrées de bouchées de toute sorte et des paellas (riz avec légumes et fruits de mer qui a cuit pendant plusieurs heures)….mmmmmmmmm!!!

Pendant notre recherche de resto, nous sommes tombés sur une église, Santa Maria del Mar. On y entre et on découvre un bel intérieur. Il y a une messe de minuit à laquelle on décide d’assister. Donc après notre repas, nous revenons à l’église où nous rejoignons la foule qui attend la célébration (il n’est que 22h15). Avant la messe de minuit, il y a une chorale et un concert de musique. L’église est pleine à craquer et il n’est même pas 23h! La messe débute et impossible d’en comprendre un seul mot sauf les quelques uns que le prêtre a prononcé en français. La fatigue nous a rattrapés et on quitte avant la fin pour se coucher.