Lundi 6 juin 2011: Ce matin nous rendons la voiture à l’aéroport et de là on se rend au centre-ville de Malaga pour notre dernière journée de notre longue fin de semaine. Nous prenons le bus A de l’aéroport en direction de la ville et comme nous arrivons à la station d’autobus, nous descendons pensant que c’est le terminus. Nous apprendrons au retour que le bus se rendait au centre-ville ce qui nous aurait évité de marcher un bon quinze minutes. Des fois, on ne fait pas les meilleurs choix ou on ne pose pas les questions, on apprend un peu plus à chaque voyage.
Donc, nous marchons jusqu’au centre touristique et prenons notre petit déjeuner chez McDo….qui n’offre pas de petits déjeuners, alors on se prend des Big Mac, c’est le monde à l’envers pour notre estomac. Nous voilà maintenant rassasiés, on peut commencer la vraie visite de la journée en entrant dans le quartier piétonnier par la rue Marques de Larios. L’architecture ici est assez différente des autres villes puisque les bâtiments semblent plus jeunes tout en étant d’architecture moderne. L’atmosphère est spéciale puisque les touristes sont mêlés aux locaux qui vont au travail. La rue débouche sur la Place de la Constitution où il y a un campement en guise de protestation de la hausse vertigineuse des prix des maisons et des loyers (du moins, c’est ce que nous avons compris).
Avant d’arriver à la cathédrale de Malaga, nous visitons deux petites églises simples et sobres. L’accès à la cathédrale se fait par le jardin et dès les premiers pas à l’intérieur nous sommes surpris par l’immensité de la place. Les hauts plafonds et les immenses colonnes accentuent l’impression. Du même style, mais un peu moins chic que celle d’hier, elle est tout de même impressionnante. Les voûtes ont environ 41 mètres de hauteur et les multiples chapelles autour sont remarquables. L’ambiance est un peu brisée par les tests de son de l’orgue qu’on peut entendre sur la vidéo, une note tenue pendant plusieurs secondes, voire minute n’est pas très agréable.
A notre sortie, nous nous dirigeons vers l’Alcazaba (palais forteresse des gouvernants musulmans de la ville) qui est malheureusement fermé le lundi. Nous irons alors tout de suite vers le château de Gibralfaro (Castillo de Gibralfaro) situé tout en haut de la montagne. L’effort pour l’atteindre en vaut vraiment la peine si ce n’est que de la vue sur l’arène, le port et la ville. L’entrée au coût de seulement 1.20 EUR est très rentable avec une visite sur les ramparts du château qui abritait une garnison de 5’000 hommes au XIVe siècle. A l’intérieur, on voit les jardins qui ont pris le dessus sur les vestiges. C’est difficile de voir où et comment vivaient tous ces hommes, puisque rien sauf le mur extérieur/rampart a subsisté au passage du temps.
Sans se presser, il est maintenant temps de retourner au centre afin de reprendre le bus A. Nous passons à travers les jardins de l’hôtel de ville, on traverse les boutiques de livres qui longent le Paseo del Parque. Nous arrivons juste à temps pour attraper le bus A….mais dans la mauvaise direction! On redescend un arrêt plus loin avant de reprendre le bus dans la bonne direction. Heureusement, nous arrivons encore assez en avance à l’aéroport et avons même le temps de manger une petite salade, un tapas et un morceau de gâteau au chocolat.
Ce fut un très beau long week-end de 5 jours en Andalousie qui a été à la hauteur de nos attentes. Le soleil et le beau temps ont été présent tous les jours, on a vu de très beaux monuments dans un style que nous n’avions pas encore vu. L’atmosphère n’est pas aussi chaleureuse qu’on le croyait, on s’attendait sans doute de retrouver l’ambiance de Don Juan, mais on ose penser que ce n’est que parce que nous sommes restés dans les endroits très touristiques. Pour bien saisir l’ambiance locale, nous devrions aller plus à l’extérieur, en campagne, mais nous manquons de temps pour le faire.
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Brigitte
[Photos d'Andalousie - Malaga]
[Vidéo d'Andalousie, 28:25 minutes]
Dimanche 5 juin 2011: Après un bon petit déjeuner à l’hôtel, nous prenons la route vers Grenade (Granada). Durant le trajet qui dura environ 2.5h, nous passons à travers les vallées d’oliveraies. Nous avons même quitté l’autoroute un peu avant Granada pour circuler dans une petite route de campagne vraiment parmi les oliviers.
Comme il est trop tôt et que nous ne pouvons pas encore entrer sur le site, nous prenons le bus touristique pour nous faire un tour de ville d’une durée de 1.5h avant de revenir à l’Alhambra pour notre plage horaire assignée. Il y a quelques commentaires sur la ville et son histoire et le bus circule beaucoup à l’extérieur du centre, dans des zones plus résidentielles ou industrielles. Ainsi, ça nous permet de voir un autre côté que le centre historique. Sur le chemin, nous passons devant le palais des congrès, le campus universitaire, centre des sciences avec sa tour moderne et une arène. La ville a environ 300’000 habitants. Les bâtiments de la haute-ville sont musulmans (blancs) tandis que ceux de la basse-ville sont chrétiens (style occidental). Nous avons un peu de temps devant nous et on peut descendre du bus afin de visiter l’arène.
Il nous faut reprendre le bus historique qui se fait attendre un peu, mais qui fini par arriver. Durant cette deuxième partie du trajet, on passe par le centre historique et nous avons une première vue sur la cathédrale et les rues piétonnes que nous visiterons en fin de journée. On arrive à l’heure à l’Alhambra et nous devons marcher 20 minutes entre la porte d’entrée et le Palacios Nazaries. Nous passons par un superbe jardin et une grande allée bordée par de grands arbres, c’est magnifique et ce n’est qu’un début. Comme nous marchons vite, on fait le trajet en 10 minutes et on a le temps de souffler un peu et de manger un sandwich acheté dans une machine distributrice avant d’entrer dans le palais.
Notre visite se poursuit en passant à travers les divers jardins qui sont différents les uns des autres, certain sont fleuris, d’autres plus feuillus avec plusieurs bassins d’eau et fontaines, bien sûr! En cours de route, on s’arrête dans les jardins de Partal avec son grand bassin et sa terrasse parsemées de colonnes. C’était la porte du palais et le point central pour nous diriger vers la promenade des tours et le Generalife. On passe à travers des roseraies surtout et c’est un peu comme si on se promenait dans un jardin anglais.
Le temps file à toute allure et on se dirige déjà vers un casse-croûte santé pour se faire un fonds avant de reprendre la route pour se rendre à notre destination finale, Malaga. Sur une grande place, on découvre une crêperie et arrêtons notre choix sur des crêpes salées qu’on mange en direction du dernier bus de 19h au départ de la cathédrale pour nous conduire tout en haut à l’Alhambra pour récupérer notre voiture. Nous aurions pu marcher, mais on ne savait pas trop combien de temps ça prendrait et s’il y avait un raccourci. De toute façon, on doit se taper un peu moins de 2h de route, alors mieux vaut ne pas partir trop tard.
Samedi 4 juin 2011: Ce matin on fait la route entre Séville et Cordoue (Cordoba). Nous traversons les champs de tournesols à travers les vallées. Le trajet dure environ 2 heures et nous arrivons rapidement à Cordoba. Nous entrons dans la ville et il nous faut trouver notre hôtel qui est au coeur du centre historique. D’abord, je dois parcourir des petites rues à peine assez larges pour la voiture, ensuite il y a plein de gens dans les rues, tellement que je crois que je suis sur une rue piétonne. Il est difficile de trouver l’hôtel, mais à force de détours nous y arrivons enfin. Il est juste en face de la Mosquée-Cathédrale, bref très bien situé.
Ainsi, la Grande Mosquée est la plus grande du monde après celle de La Mecque et couvre une superficie de près de 2.5 hectares! A l’intérieur, c’est une immense salle ornée de colonnes à double rangées d’arcades de couleur rouge brique et blanc cassé. Il fait assez sombre, mais les chandeliers éclairent juste assez et donnent à la mosquée une atmosphère calme. Notre regard est concentré sur le haut des colonnes, mais aussi sur les plafonds qui sont très détaillés et remarquables. Tout autour, il y a une panoplie de chapelles destinées à différents saints et il y a les trésors avec plein d’objets du rituel religieux.. Au centre, il y a la cathédrale en soi avec l’immense nef et le chœur spectaculaire. Déjà on voit une différence de style entre la cathédrale et la mosquée et c’est plus éclairé que le reste du monument. Vraiment c’est une cathédrale dans une mosquée!
Notre promenade à travers la vieille ville nous mène vers une maison d’Andalousie que nous visitons. En fait, on voit seulement le rez-de-chaussé, la cour et le petit sous-sol. Ils ont pris une pièce pour montrer les instruments d’imprimerie et quelques papiers de l’époque. Au centre, il y a le jardin bien fleuri avec une fontaine, l’eau est semble faire partie intégrante de leur quotidien. On voit aussi diverses cours intérieures bien fleuries avant d’arriver au pont romain, la porte du pont romain et la tour de la Calahorra. D’apparence assez neuve, mais qui date de plusieurs années déjà, nous traversons la porte et le pont sous le soleil ardent…il fait très chaud. Il n’y a pas l’ambiance du pont Charles de Prague et est sans doute moins reconnu, mais juste pour la vue sur la ville, ça vaut la peine.
Tant qu’à être à l’extérieur du centre, on en profite pour visiter quelques églises tout près. On se dirige lentement vers la cathédrale-mosquée en passant devant des décombres d’un ancien temple, une autre grande place publique plus animée et avec plusieurs boutiques. Malgré l’heure tardive, il y a encore plein de soleil et de lumière et notre objectif de prendre des photos du pont sur la ville n’est pas possible à ce moment.
Vendredi 3 juin 2011: Ce matin nous nous levons dans la ville calme et sereine de Vejer de la Frontera avec toutes ses maisons blanches et la quantité limitée de touristes. On prend un excellent petit déjeuner dans un décor enchanteur, une petite cour intérieure décorée avec goût. Vraiment, ce petit hôtel est une pure merveille et c’est dommage de ne pas en profiter davantage. Il y a d’ailleurs une belle terrasse sur le toit avec une vue sur la ville.
A peine 10 minutes de marche et nous avons rejoint les principales attractions de Séville. En marchant sur la rue San Fernando, nous ressentons le besoin de retourner à l’école quelques instants. Bien sûr, nous n’assisterons à aucun cour, mais nous traversons l’université installée dans un bâtiment imposant et historique. J’aurais aimé ça étudier à cet endroit!
Nous montons dans la Giralda où il y a une rampe d’accès à pente douce au lieu d’escalier afin de permettre au membre de la mosquée qui fait l’appel très âgé de monter à dos de mulet. Au fur et à mesure de notre montée, nous avons la vue qui change à chaque façade. La tour carrée est typique de l’art almohade et doit son nom à la Giraldilla (girouette). La Giralda abrite 25 cloches ayant chacune un nom dont la plus ancienne date de 1400. Evidemment, tout en haut nous avons une superbe vue sur la ville de Séville et les environs. A défaut de me répéter, ça vaut toujours la peine de faire l’effort de monter dans les tours pour avoir une vue d’en haut, ce qui manque lorsque nous restons au sol.
Nous nous dirigeons par la suite vers le palais Alcazar (Reales Alcazares), GRANDIOSE! En dépit de son nom arabe – le château, la forteresse (Al Kasr), l’Alcazar est un monument presque exclusivement chrétien et constitue l’exemple le plus accompli de l’art musulmane. Nous pouvons nous promener partout dans le château, chaque pièce est plus belle que la précédente. Il y a beaucoup de céramique, du plancher jusqu’en haut des murs. Les plafonds et les murs sans céramiques sont travaillés minutieusement qui rappellent le style arabe. Les pièces sont toutes à air ouvertes et sont communicantes, sans porte. Il n’y a aucun meuble et c’est difficile de s’imaginer comment ils y vivaient et utilisaient chacune des pièces.
Nous traversons sur l’autre rive par le pont de Isabelle II pour avoir une vue sur l’arène et la Torre del oro (tour de l’or) avant d’atteindre la Plaza d’Espana pour souper. Comble de malheur, il n’y a aucun restaurant sur cette place, mais la splendeur nous fait oublier un peu notre mal de pied et notre faim. Pour arriver sur la place d’Espana, on traverse le parc de Maria Luisa par une avenue ombragée. Sur la place, au centre, trône une fontaine. Le pavillon d’Espagne borde la place avec sa forme semi-circulaire et impressionne par son ampleur. Juste devant, en suivant la même courbe, un petit canal où les gens peuvent louer des barques et y naviguer quelques instants. C’est une place prisée par les photographes et les mariés qui prennent de belles photos. En tous cas, nous n’aurons pas d’endroit comme ça pour faire des photos si on se marie!
Jeudi 2 juin 2011: Enfin nous y sommes, une très longue fin de semaine de congé. Nous profitons de l’Ascension de ce jeudi pour faire le pont comme on dit en Suisse, c’est-à-dire de prendre le vendredi de congé et tant qu’à y être, nous avons aussi pris le lundi pour nous faire un grand 5 jours de vacances. Nous avons choisi d’aller dans le sud de l’Espagne, en Andalousie et les 5 jours ne seront pas de trop pour parcourir Gibraltar, Vejer de la Frontera, Séville, Cordoue (Cordoba), Grenade (Grenada) et Malaga.
On y arrive et il est déjà 6:00pm, il nous reste donc au plus 3 heures pour visiter avant de refaire un peu de route pour rejoindre notre hôtel. Comme suggéré sur les blogs que nous avons lus avant de partir, nous stationnons la voiture à La Linea de la Concepcion et traversons la frontière à pieds. Juste en voyant la file de voitures qui font la queue pour sortir de Gibraltar, nous comprenons vite pourquoi. On a lu que l’attente pouvait facilement aller jusqu’à 2-3 heures tandis qu’à pieds on traverse en quelques secondes. Suffit simplement de prendre le bus local pour se promener dans Gibraltar, d’ailleurs il y a une station sur le bord de la frontière. On saute dans le bus #5 au terminus de l’aéroport pour ensuite se rendre au centre-ville (Billet aller-retour 2 euros). Une bizarrerie de l’endroit, c’est que la route principale traverse la piste d’atterrissage de la seule piste de l’aéroport, heureusement il n’est pas trop occupé et ce n’est pas un problème.
On est donc sur la route, mais cette fois, je demande au GPS d’éviter les péages, car juste entre Malaga et Gibraltar on est passé par trois péages de respectivement 6, 4 et 2.75 euros environ. Ca fait cher du kilomètre et ce, sans vraiment sauver du temps! On passera à travers un immense parc/réserve avec une petite route asphaltée au milieu des terres inondables, rivières et vallées verdoyantes avec en bonus un beau coucher de soleil. On arrivera vers 9:30pm à Vejer et pour trouver notre hôtel situé au coeur du quartier historique, on passera par un labyrinthe de petites ruelles. Toujours grâce au GPS, il nous mènera droit à notre hôtel, La Casa del Califa, un grand complexe de 10 maisons regroupées en hôtel sur 3-4 étages. On monte et descend, passe à travers des corridors pour enfin rejoindre notre superbe belle petite chambre tout à fait dans le style très rustique. Il y a même un chat dans l’hôtel et on sait que les gens qui aiment les chats sont tous des bonnes personnes.
Samedi 1 janvier 2011: Nous voilà en 2011! Aujourd’hui ce sera une journée de voyagement puisque nous prendrons le ferry pour se rendre sur l’île de Ténérife tout au sud à Los Christianos pour ensuite prendre un bus qui nous amènera au nord à la capitale Santa Cruz de Ténérife. Pour ce faire, Bertram vient nous chercher à la maison et nous conduit au port.
Dimanche 2 janvier 2011: Let’s go, c’est notre journée de touriste. Nous en avions planifié deux, mais on va tout combiner en une journée. On commence par la Laguna à 30 minutes de tram. La Laguna est l’ancienne capitale de l’île et c’est aussi là que fut fondée la première université des îles Canaries, aujourd’hui c’est une ville universitaire. Depuis 1999, le centre historique de la Laguna est classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco, car le tracé de ses rues a servi de modèle à la construction de quelques grandes capitales d’Amérique latine. On y retrouve de nombreux édifices de style canarien typique, avec leurs balcons en bois et de magnifiques patios arborés qui occupent le centre du bâtiment.
On reprend le tram pour se rendre à la gare routière de Santa Cruz et de là prendre le bus qui nous conduira au nord-ouest de l’île à Orotava et Puerto de la Cruz. Avoir su qu’il y avait une gare tout près de la Laguna, nous serions parti de là, mais à la place nous avons fait tout le trajet jusqu’à Santa Cruz. En fait, la Laguna est presque au centre de l’île et l’autoroute passe par là pour traverser sur l’autre rive. Bref, ce n’est pas si grave, on aurait juste sauvé 45 minutes.
Après une, deux, trois petites pâtisseries, nous avons notre dose de sucre et assez d’énergie pour poursuivre la visite. Au final, c’est trop éparpillé, on était souvent dans des rues sans intérêt. On ne tarde pas à retrouver la gare routière de la ville pour prendre le prochain bus qui nous amènera à notre dernier arrêt de la journée, Puerto de la Cruz. La vraie place touristique avec les grands complexes hôteliers, magasins et restaurants à ne plus savoir lequel choisir. C’est là que nous passerons notre soirée, bref l’endroit idéal pour terminer nos vacances.
Lundi 3 janvier 2011: Toute bonne chose ayant une fin, nous voici rendu à la fin de nos vacances de Noël. Nous sommes quand même un peu chanceux puisque Brigitte a pu prendre une journée additionnelle et commencer le travail mardi au lieu du lundi. Avant de prendre l’avion, on a quelques minutes pour aller voir de plus près l’auditorium de Ténérife conçu par l’architecte Santiago Calatrava. Il est l’un des bâtiments les plus emblématiques de l’architecture espagnole et symbole de cette ville.
Jeudi 30 décembre 2010: Aujourd’hui nous allons faire la randonnée de la Caldera de Taburiente. C’est un des cratères d’érosion les plus spectaculaire du monde. Parc National depuis 1954, la caldera a 10 km de diamètre avec des parois de 1’500 m. On décide de faire le trajet le plus connu et plus grandiose selon les livres, le LP13. La boucle étant trop longue, la majorité des gens prennent un taxi collectif pour la montée et font la suite du trajet à pied pour un total de 12km et environ 5h de marche au lieu de 8h15.
On nous indique un sentier qui fait une boucle d’une durée d’environ 5h selon leur estimation. On se rend à un parking intermédiaire Valencia El Burrial par un chemin forestier. De là, on débute notre randonnée jusqu’au Pico Bejenado. Une montée facile sur des chemins de forêt, sur terre ou rochers plats sans grand dénivelé. On maintien une très bonne allure ce qui nous permet d’arriver en haut avec 30 minutes d’avance sur le temps prescrit. De là haut, nous avons une très belle vue sur la Caldera de Taburiente et on prend un petit casse-croûte avec ce superbe panorama.
Vendredi 31 décembre 2010: Ce matin comme tous les autres précédents, les coqs du voisin chantent ou plutôt crient dès l’aube. Ca fait partie du charme de la campagne! C’est la dernière journée de l’année, dernière journée sur l’île de La Palma donc dernière occasion d’y faire une randonnée. Nous irons tout au sud de l’île pour la randonnée des volcans et phare de Fuencaliente. Nous faisons 1.5h de route avant d’atteindre l’information touristique de Los Canarios (Fuencaliente de la Palma) où on nous explique la direction à prendre pour rejoindre le sentier ainsi que l’option de retour avec le bus, si besoin. Selon nos estimations, nous n’en aurons pas besoin puisque le trajet fait 14km aller-retour et serons de retour bien avant la noirceur.
On décide de prendre le bus finalement puisqu’on aimerait faire le trajet du retour de l’autre côté de l’île. Même si c’est plus long, ça nous fera voir une autre partie de l’île que nous n’aurons pas le temps de visiter. Aussi, on pourra dire que nous avons fait tout le tour de l’île! À 4h15, nous sommes dans le camion prêts à partir pour le périple qui nous fera passer par les petits villages. Tout au nord de l’île, nous avons perdu la route principale qu’on suivait et ça nous a pris un certain temps avant de s’en rendre compte (on était rendu dans une mini route à une voie et on traversait des tunnels minuscules) et de retrouver le bon chemin à l’aide des locaux qui nous parlaient en espagnols….à l’aide de signes on s’est compris! Grâce au détour, on a pu voir la Lagune, un immense réservoir en béton avec de l’eau bleue, mais c’était fermé.
Lundi 27 décembre 2010: Notre première activité de la journée fut de se rendre à l’épicerie du village pour acheter tout le nécessaire pour manger cette semaine. Fruits, légumes, lait, yogourt, viande, pain, eau pour 50 EUR…De retour à la maison, on se prépare un petit déjeuner complet et on resaute dans la voiture pour débuter notre randonnée à Tijarafe. Ce sera un trajet circulaire LP12.2 (Tijarafe – Playa del Jurado – Tijarafe) de 3h15, 10.3Km que l’on a fait en 4h30.
Le début se fait dans de petits sentiers sur de la roche volcanique, principalement en descente jusqu’au Prois de Candelaria et Barranco del Jurado avant de remonter tout en haut en passant par El Jesus. La journée n’est pas trop chaude, mais suffisamment pour être en camisole. Autant durant la descente que la montée qui étaient assez abruptes, le sentier faisait des zig-zag pour adoucir un peu et on voit bien sur les photos le serpentin effectué. Tout en bas, il y avait des petites maisons dans des caves au ras des falaises, c’était pour les pêcheurs de l’époque où la baie était utilisée pour l’approvisionnement de la région. Vers la fin de la rando, nous marchions dans les bananeraies.
Mardi 28 décembre 2010: En se levant aujourd’hui et même une partie de la nuit, il a venté extrêmement fort, sans arrêt et il a même plu un peu. C’est normal, c’est l’hiver ici donc c’est la saison des pluies. Ce n’est pas génial pour notre projet de la journée, mais il ne pleut plus. Le plan de match d’aujourd’hui est de monter au point le plus élevé de l’île, le rocher de los Muchachos à 2’426 mètres d’altitude. On monte en voiture jusqu’en haut sur une route qui zig-zag sur une pente d’environ 10-15%. Après avoir traversé quelques nuages, on aperçoit enfin le soleil. Tant mieux, puisque nous voulions laisser la véhicule en haut, redescendre à pied en suivant le sentier LP12 jusqu’à la maison et de revenir le lendemain par le sentier LP11 pour reprendre le camion.
Mercredi 29 décembre 2010: C’est le déluge ce matin, on retourne se coucher. A 11h, on se réveille et il beau soleil malgré que le ciel soit incertain avec des nuages à l’horizon. En fait, l’île est très montagneuse et les nuages qui passent sur l’océan s’accrochent sur les montagnes et s’accumulent au dessus de l’île pendant qu’à l’horizon il fait assez beau. D’un côté de l’île il peut faire grand beau tandis que de l’autre c’est la pluie. Nous décidons de partir quand même faire une petite randonnée au sud de l’île à San Nicolas (LP14.1), là il fera sans doute plus beau puisque c’est quand même à 1h de route. C’est une boucle de 3h qui passe par la coulée de lave de San Juan.
Tout en haut, sur le col de San Juan, au détour d’un bref passage en forêt, on découvre une grosse coulée de lave durcie sur laquelle passe notre sentier…. trop cool!!! Très impressionnant, c’est noir ça ressemble à du charbon, on voit bien le chemin que la lave a pris lors de l’irruption. C’est désolant à voir, mais la nature a repris le dessus et quelques arbres ont commencé à pousser. On prend le temps de bien regarder autour, bien sûr prendre des photos et même un petit vidéo, ce n’est pas habituel de marcher sur une ancienne coulée de lave.
Samedi 25 décembre 2010: Nous profitons des fêtes pour partir une petite semaine en vacances dans le sud. Grâce à notre ami Martin que nous avons rencontré lors de randonnées au Salève et qui nous a offert sa maison dans les îles Canaries, nous avons choisi cette destination.
Rapidement, nous rejoignons les rives et plages pour s’y promener. Dire qu’il y a quelques heures à peine nous quittions la neige pour finalement se retrouver à la chaleur. On a aussi un peu de difficulté à croire que nous sommes la journée de Noël dans ces conditions. Nous marchons sur le sable des plages et des lagunes ou sur l’allée bordée de boutiques et restaurants avec vue sur l’océan. Il y a plein d’activité ici, c’est assez touristique.
Dimanche 26 décembre 2010: Ce matin on se lève tard, mais assez tôt pour profiter du brunch assez ordinaire servi à l’hotel. Ce matin, on profite un peu du soleil sur la plage, on fait le plein de vitamine D avant d’aller prendre le traversier pour l’île de La Palma. 30 minutes avant le départ, on achète nos billets, 46 EUR chaque et on part à l’heure.
C’est beau, propre et juste assez grand: un petit salon annexé avec la salle à manger avec foyer, cuisinette, salle de bain et grande chambre au fond. C’est bien vitré et décoré avec goût, car Martin est tapissier-décorateur ce qui aide à donner un certain cachet à une maison. Il a fait les rideaux et les chaises dans le style Louis XIV.
Jour 9, 30 décembre : Visite du Palais royal, avant le troupeau de touristes, comme si on n’en était pas:-) Je comprends pourquoi il y a autant de monde, c’est MAGNIFIQUE. On ne s’attendait à rien de moins pour le Palais du roi. Ce palais, de style baroque d’influence italienne et française, a été construit en 26 ans par Charles III, fils de Philippe V, roi de l’Espagne. Chaque salle est richement décorée et c’est extraordinairement garni; plein de texture, vases, tapisseries, cadres, chaises, horloges et chandeliers. En fait, on a visité 30 salles du palais qui en compte plus de 2800.
Jour 8, 29 décembre : Tour de bus bleu pour connaître une autre partie de la ville, plus moderne qu’historique cette fois. On est passé devant la bibliothèque contenant 5 millions de livres. Aussi, on a vu une statue de Christophe Colomb beaucoup moins impressionante que celle de Barcelone. On est passé devant le musée National des sciences contenant une grande collection d’ossements de dinosaures et de fossiles. Pas le temps de le visiter et pas dans notre liste anyway.
suite 27 décembre : Nous sommes arrivés à l’aéroport un peu plus tôt que prévu, faute de beau temps, mieux vaut être au sec.
On a adoré les Ménines, de Vélazquez, une oeuvre magnifique, que l’on a déjà vu dans le musée Picasso en photo. Cette toile a GRANDEMENT influencé le maître!… Mais ici, c’est l’original! Wow! Elle n’était pas à vendre, dommage il ne me restait qu’un 20 EURO.(celle qu’on nous a montré et avec laquelle il s’est inspiré pour peindre des toiles surréalistes).
Jour 6, 27 décembre : C’est notre dernière journée à Barcelone. Nous nous sommes levés tôt parce qu’on avait réservé une visite guidée au Palais de la musique. On y était allé le 24, mais il n’y avait plus de place disponible.
La partie qui nous a impressionné est celle où un vidéo nous montre comment il s’inspire pour créer ses toiles surréalistes. La toile en question est celle des Ménines de Vélasquez où il y a plusieurs personnages. Il a donc pris un a un les personnages, dans des toiles différentes, et a déformé un peu les visages, les corps et le décor. Pour la tête, il peut mettre un grand ovale exagéré avec un corps tout croche, mais on voit très bien le lien avec la toile originale. On comprend mieux maintenant sa façon de voir les choses et sa démarche. Encore une fois, photos non permises, donc laissez aller votre imagination. On a joint un exemple pour mieux comprendre son style.
Jour 4, 25 décembre : Tout est fermé, c’est Noël. Comme nous sommes très bien organisés, nous avions réparti nos activités et visites en conséquence pour être certain de ne rien manquer. Cette journée de fête est consacrée au parc et port, tout ce qui est extérieur et ne nécessite aucun droit d’accès.
Jour 5, 26 décembre: Il pleut, il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille……tel que prévu, une bande dépressive survole Barcelone et il pleut….un tout petit peu au début et plus la journée avance, c’est le déluge.
Jour 3, 24 décembre : Cette journée est consacrée à Gaudi. Entre les bâtisses traditionnelles, nous avons vu l’extérieur de la Casa Batllo construite entre 1904-06 qui se démarque remarquablement. La façade extérieure peut faire référence à des os (balcons figurant des crânes avec les orifices pour les yeux et le nez) ou à des ondulations qui rappellent l’océan et des vagues ou encore à un monstre marin d’où on voit les arêtes et les nageoires et la carcasse sur le toit. Vous voyez peut-être mieux maintenant pourquoi certaines personnes pensent que Gaudi est fou? Nous n’avons pas visité l’intérieur, car c’était trop cher pour un seul étage et on nous a conseillé de visiter la Casa Milà.
Le soir, on a marché jusqu’à la Tour Agbar. Cette tour a la forme d’un missile et est équipé de 4000 dispositifs de types DEL qui permettent la création d’images sur les parois extérieures. Nous y sommes allés pour voir la bâtisse toute illuminée, mais elle ne l’était pas. On était déçu, car on avait marché longtemps après notre grosse journée de marche pour ne finalement rien voir de spécial. Cette tour n’a rien d’autre de particulier, car c’est une tour à bureau tout simplement. Lorsque nous arrivons près de l’hotel après être passés à côté de l’arc de triomphe de Barcelone, que voyons-nous? La fameuse tour illuminée tout de bleu!!!! il était trop tôt quand nous y sommes allés… et pas question d’y retourner. Tant pis