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Voyage d’affaires en Suisse

10 au 20 octobre et 31 octobre au 11 novembre 2011: Oui, oui, vous avez bien lu. Après seulement trois semaines au Québec, dont une première semaine au travail, on me réclame en Suisse pour le travail. Je vous rassure tout de suite, c’est temporaire! Je refais donc mes valises et pars en Suisse pour un mois séparé en deux voyages de deux semaines.

Je vous explique rapidement. Notre profession est régie par des règles et il y a des contrôles pour s’assurer que nous les appliquons. Je travaillais sur un client quoté à la bourse américaine et nous sommes soumis aux règles américaines aussi. Ainsi, l’engagement sur lequel j’ai travaillé les trois dernières années a été sélectionné pour révision de qualité de notre travail par les autorités américaines. L’associé nous a réclamé, ma collègue et moi qui étions retournées au Canada, afin de participer à la revue puisque nous sommes les deux personnes juste sous lui qui avons travaillé sur le mandat. Notre expérience et notre rôle sur le mandat est primordial pour supporter l’équipe dans ce processus très sérieux et important.

Après quelques discussions administratives, nous avons l’autorisation de partir en Suisse. Nous serons basés à Zurich (à 3h de Genève) où la revue sera effectuée. Le premier voyage est pour la préparation, se replonger dans le dossier et participer à des formations sur la revue. En fait, la revue est un processus très sérieux et officiel. La deuxième partie, qui débutera le 1er novembre, est la revue en tant que tel. Nos dossiers seront revus et nous serons interrogés sur notre stratégie, procédures et décisions. Ce n’est pas une partie de plaisir, mais ça fait partie de notre travail et c’est tout normalement que je reviens ici pour contribuer et supporter mon équipe.

Je retrouve mes collègues avec qui j’ai travaillé sur ce mandat, je suis très contente de les revoir. Je passe la première fin de semaine sur place à Zurich, seule, ce qui me permet de me reposer, d’aller faire les magasins, d’aller marcher ou jogger sur le bord de la rivière et de me prélasser au lit sans rien penser. Lors de ma deuxième visite, j’irai à Genève pour fêter l’halloween avec les Canadiens qui sont encore à Genève et j’en profiterai aussi pour voir d’autres collègues.

Je ne réalise pas trop que j’ai quitté la Suisse, on dirait que je reviens seulement de longues vacances (ce qui n’est pas faux) et que je suis en voyage d’affaires à Zurich. C’est un intermède, un petit retour avant un deuxième départ officiel.

Brigitte

Rando : Creux du Van

Dimanche 29 mai 2011: Après une très longue nuit de sommeil, je suis réveillée avec le gazouillis des oiseaux à 6h45 sans réveil (hier je me suis couchée à 7h30, la migraine était tellement foudroyante!). Ce matin, ça va mieux et je suis en pleine forme. Le soleil étant de la partie encore une fois, nous pouvons réaliser notre objectif de la journée.

Nous avons sélectionné une région, un décor et une montagne tout à fait différents d’hier. D’abord, aujourd’hui, nous sommes en Suisse dans le canton de Neuchâtel au Ceux du Van pour le circuit dans le Val de Travers. Nous partons de Noiraigue à la station de train et commençons la randonnée en même temps que 30 autres personnes environ. C’est une ambiance très différente d’hier où nous étions pratiquement seuls au monde avec la nature.

En quittant le village et son chemin asphalté à 10h15, nous commençons tout de suite avec une longue montée soutenue de 725m dans la forêt. L’ascension se fait pendant les 2 premières heures, sans arrêt sur un chemin facile, mais toujours pentu. Ca travaille le cardio et nous avons un  bon rythme. Grâce à nos cours de spinning, nous avons une assez bonne forme physique.

Cet effort est récompensé par l’arrivée au Creux du Van, le plus grandiose des amphithéâtres. C’est un cirque naturel d’un diamètre d’un kilomètre qui est le résultat du long travail de l’eau et de la glace contre la roche. Au sommet, le chemin suit le pourtour de l’arène pour nous donner l’impression d’être toujours aux premières loges. On prend une petite pause pour manger notre collation et reprendre notre souffle, il est un peu moins de midi. Là haut, il y a plein de gens qui font des pic-nics. Ils ont triché un peu puisqu’ils y sont arrivés en voiture et n’ont eu qu’à marcher à travers le champs de vaches pour voir la vue magnifique.

Nous prenons le temps sur le cirque pour regarder le paysage à chaque pas ou presque. Nous marchons entre le muret pour les vaches et le bord du cirque, bref c’est là le chemin des randonneurs. C’est assez large, aucun risque et il n’y a pas de clôture pour nous empêcher de tomber puisqu’ici ils nous rendent responsables chacun de nous alors pas besoin de nous materner en mettant des barrières. D’ailleurs, ça gâcherait la vue. Je serais bien curieuse de voir combien de gens sont tombés en bas….certainement pas beaucoup!

La vue est à couper le souffle autant à gauche qu’à droite, bref le paysage sur le Jura est grandiose. Nous prenons une petite pause pour le pic nic de 1hpm sur le bord du cirque avec une vue imprenable sur le creux et le mur de roche devant nous. Autour, le gazon est tout vert et la nature est à son pic de verdure. Ca sent bon, mmmmmmmmm!

La descente est rapide et nous avons un excellent rythme. C’est assez pentu, mais le sol est uniforme ce qui rend la marche plus facile. Nous avons développé notre technique de descente et c’est maintenant plus agréable de descendre et c’est moins une lutte. Il faut se laisser aller et surtout ne pas essayer de s’arrêter à chaque pas, c’est ainsi plus facile pour les jambes, les pieds et les genoux. Avec l’expérience, on regarde les autres et on prend des trucs, ce qui rend nos randonnées plus agréables. Nous rejoignons la voiture à 3hpm bien heureux de notre belle randonnée.

WOW, quel beau week-end sportif. Samedi était une journée technique et acrobatique tandis que dimanche était plutôt cardiovasculaire. Les 2 journées nous ont offert un paysage opposé, samedi tout à découvert, gazon et entouré de montagnes comparativement à la forêt et du roc le dimanche. Toutefois, ces deux journées ont été accompagnées par le soleil, la belle température et le paysage à couper le souffle.

Brigitte

[Photos du Creux du Van]

[Vidéo, 2:58 minutes]

Tessin (Suisse italienne) Ascona – Jour 2

Dimanche 10 avril 2011 : Habitués de se lever tôt, vers 8:00h on se réveille pour le super petit déjeuner et ensuite on saute dans le bus #1 pour commencer la journée à Ascona. Un petit trajet de 20 minutes et on y est déjà. Premier arrêt, information touristique. La dame ne nous aide pas trop pour savoir ce qu’il faut faire, mais nous donne l’indication du petit train touristique, toujours une bonne option pour avoir une vue générale de la ville, avant de la parcourir à pied.

On se perd un peu pour aller au lac, n’ayant pas bien visualisé son emplacement. On dédale un peu dans la ville, où il n’y a rien à voir et on trouve enfin une rue nous menant au fameux lac, le même qu’à Locarno! On court pour attraper le petit train déjà prêt à partir, on réussi et on monte, départ immédiat. Le petit train nous promène dans la vieille ville, mais surtout dans un dédale de ruelles et de maisons. Le commentaire est en allemand et en italien, donc c’est comme dans un livre, on regarde les images et on n’a pas trop compris l’histoire. On est allé dans un petit port de plaisance un peu en dehors de la ville et retour au point de départ. Le tout a pris 35 minutes pour 9 chf chacun, on a déjà vu mieux!

Suite à ce tour de ville pas très intéressant, on prend nos petites pattes et on se dirige vers la butte appelée Monte Verita (colline de la vérité) reconnue comme un centre pour les anarchiste, naturiste, végétarien et artiste de toute sorte. Je vous rassure tout de suite, on n’a vu aucun de leurs représentants sur la colline. Ah oui, on ne vous avait pas dit, on était supposé commencer chacune de nos journées avec une rando, mais comme hier ça a été plus long que prévu, on n’avait plus de temps pour voir les villes. Donc on a sauté le hicking de Maggia et profité plus de la ville.

Donc petite montée de 30 minutes pour atteindre le haut de la butte. En haut, il y a des indications pour plusieurs lieux intéressants, mais soit c’est fermé, soit c’est abandonné, soit c’est un parc ou une piscine quelconque. On trouve tout de même un superbe jardin aménagé de style Japonais (sans centrale atomique) avec plantation de thé et salon de dégustation. Après une petite demi-heure en haut, on redescend pour aller manger sur le bord du lac, toujours au gros soleil et à la chaleur de plus de 30 degrés celcius. Une salade et pizza nous permettront de tenir jusqu’au souper.

Après le diner, le tour d’Ascona est presque terminé, on reprend les quelques rues et ruelles bordées de magasins pour arriver à l’arrêt d’autobus pour le retour à Locarno. Il nous reste une partie de la vieille ville de Locarno à visiter, quelques magasins et boutiques et un glacier pour manger un gelato, on est presque en Italie quand même, il ne faut pas se priver!

Brigitte prendra même le temps d’entrer dans une boutique acheter deux chemises pour l’été, question de rafraîchir sa garde-robe. On reprend le train à 5:00, oui c’est tôt, mais Genève c’est loin en titi, et on ne veut pas arriver à minuit. Le train pour le leg entre Locarno et Domodossola est de type panoramique, mais lent. C’est un train typique de montagne, avec grandes fenêtres pour avoir une vue sur les montagnes, les vallées et les paysages à couper le souffle, mais c’est bref, car le arbres cachent souvent la vue. On restera donc assez éveiller pour profiter de la vue et de la clarté. Le transfert de train à la gare pour prendre celui direction Genève se passe vite, car une grande foule court pour attraper la connexion. On comprend pourquoi, le train est déjà plein, il y a plus de 20 personnes debout par wagon, j’ai jamais vu ca! Nous ferons parti de ceux qui sont debout. Heureusement le premier arrêt du train après 15 minutes est Brig et le train se vide à moitié, on passera donc le reste du trajet à une bonne place assise dans le sens de marche du train. On m’avait dit pour l’allée il faut se mettre à gauche dans le sens de marche et au retour à droite, eh bien, c’est vrai, c’est un bon commentaire, autant être du « bon » côté et profiter de la vue!

Le train étant le moyen le plus rapide, économique et fiable de voyager, on est de retour à Genève à 9:30, assez tôt pour vider les sacs, prendre nos douches et finir d’écrire les posts et trier les photos. Ma mère nous a prêté son netbook, un mini ordinateur que l’on traine avec nous et on écrit les posts au fur et à mesure, au jour le jour, comme cela, vous avez des nouvelles plus rapidement, et nous, on ne passe pas une semaine à écrire des vieilles histoires. La mémoire est plus fraiche la journée même.

La Suisse italienne, c’est la « dolce vita » de l’Italie, la bonne humeur de italiens, avec les bons côtés suisse, la propreté et le respect des horaires. En fait, c’est le meilleur des deux mondes. On veut voir plus de choses en Italie, mais c’est un très grand pays et il ne nous reste plus de temps, on verra. Ce fut donc 2 journées bien remplies, comme on les aime, température de fou.

On a déjà commencé à bronzer et on alterne les coups de soleil et les parties blanches, ayant passé l’hiver sous les vêtements. La semaine prochaine, les vélos sont prêts, on va les sortir pour leur faire voir un peu de pays, et joindre l’utile à l’agréable. Mais ça c’est une autre histoire, faudra attendre la semaine prochaine.

MAM

[Photos de Ascona et sur la route]

[Vidéo du Tessin, 6:00 minutes]

Tessin (Suisse italienne) Locarno – Jour 1

Vendredi 8 avril 2011: Notre défi de visiter plus en profondeur la Suisse se poursuit et c’est dans le Tessin (la partie italienne de la Suisse) que nous passerons la fin de semaine. C’est la première fois que nous irons dans le Tessin, un canton italophone situé au centre-sud de la Suisse, ce n’est pas la porte d’à côté et on part dès le vendredi soir pour bien profiter des 2 jours sur place. On a près de 6h de train à faire avec trois changements pour se rendre à Locarno, un petit village qui nous a été recommandé. Locarno est située à l’extrémité nord du lac majeur (lago Maggiore) et est la vielle la plus ensoleiller de Suisse.

On est parti à 5:00, ce qui nous a permis de voyager à la clarté, ce qui est plus agréable qu’un train de nuit. Le voyage  fut parfait, les trains à l’heure et plutôt confortables même pour la deuxième classe. On arrive à Locarno vers 10:15, petit coup de GPS pour trouver l’hôtel rapidement. Il est super bien situé à 10 minutes de marche de la gare et sur la grande place piétonne avec ses terrasses et plein de gens dehors.

On ne se fait pas prier pour aller se coucher, mais il y a de l’animation dehors, de la musique, les gens chantent et jouent même du piano. Les bouchons sont toujours dans notre « baise-en-ville » (trousse de toilette), ce qui nous permet de passer un nuit complète malgré le tapage. C’est un des inconvénients d’être en plein centre-ville, mais aussi c’est intéressant d’avoir l’animation, les boutiques et les resto.

On est super gâtés côté température, il fait entre 18-20 degrés tous les jours, plein soleil. Ici c’est encore mieux, ils annoncent 28-30 degrés pour la fin de semaine (oui oui, les chiffres sont bons!)… et on est au mois d’avril. En avril ne te découvre pas d’un fil, mais de ce temps-ci on est en short, camisole et la crème solaire est déjà entamée et essentielle.

Samedi 9 avril 2011: Après un super bon petit déjeuner complet, tellement complet que l’on n’a même pas goûter à tout, on se reprendra demain. Donc rassasiés, on va à la gare pour avoir les informations afin de se rendre à Lavertezzo (536m d’altitude) pour un petit hicking vers Locarno. Une marche que j’avais estimé à 4h, qui nous a pris 6 parce que j’avais sous-évalué le distance et surévalué sur notre vitesse de marche!

On saute dans le car postal qui nous amène au village de Lavertezzo plus connu pour son pont à double arches datant du 17 e siècle (ponte dei salti) qui traverse une petite rivière. Toujours dans un très bon état, on l’utilise encore aujourd’hui. Après 1 ou 2 aller-retour pour les photos et les séquences vidéos près du pont, il est déjà 11:30… il est temps de partir finalement pour notre retour à pied vers Locarno. Le départ se fait dans la forêt, parmi les maisons de pierre. Oui ici les maisons sont faites TOTALEMENT de pierre, autant les murs et que le toit. C’est peut-être pour cela qu’elles sont encore debout et habitables aujourd’hui, il y en avait même quelques une à vendre.

Durant toute la journée, on alterne entre sentier boisé et plaine toujours en légère montée. On est parti à 500 mètres d’altitude avant d’atteindre une étape intermédiaire à 800 mètres et notre montée finale pour atteindre les 1’100 mètres avec vue sur le lac majeur. C’est toujours aussi surprenant à pareille altitude et loin de tout, un resto avec un bar et 7-8 personnes attablées autour d’un rafraichissement et ce, au milieu de nulle part.

Il a fait chaud, très chaud toute la journée. Heureusement que l’on a fait le plein à la source d’eau fraîche au premier tiers du parcours, car après il n’y avait plus d’autre source. On a fini le trajet, nos gourdes vides (on a bu un total 5 litres d’eau!). On a bien bu et marché, ce fut assez facile, mais un peu long, ce soir nos jambes nous font souffrir. Notre projet de départ était d’aller jusqu’à Locarno pour rejoindre notre village, mais on serait arrivés trop tard, presque juste pour souper, on a donc bifurqué direction le village de Contrat où l’on a pris le bus local pour retour sans difficulté à Locarno. On a donc marché de 11:30 à 5:15 incluant la pause diner d’une demi heure pour une distance d’environ 15-20 km. Ce fut assez long pour notre vrai début de saison, mais il faut continuer à s’endurcir pour nos 12 jours consécutifs qui s’en viennent à grande vitesse (Ile de la Réunion à la fin juin). D’ici là, on va au gym 3-4 fois par semaine et en plus des rando et/ou vélo le week-end.

Après une douche bien méritée dans notre hôtel, on part à la découverte de la vieille ville, mais il est déjà tard et notre ventre crie famine. On inspecte le menu des différents resto le long du lac et on se décide pour un typique Suisse Italien, ce soir on mange des pâtes. Le repas fut excellent et c’est plein comme un boudin que l’on refait le petit 10 minutes de marche pour aller se coucher, vers 10:00h car demain on visite Ascona, petit village de 5’000 habitants tout près le Locarno, sur les rives du même lac.

MAM

[Photos de Locarno]
[Photos de la randonnée Lavertezzo-Locarno]

Salon de l’auto de Genève 2011

Vendredi 11 mars 2011: Depuis deux semaines, c’est l’enfer pour se déplacer aux alentours de Genève, pourquoi ? et bien parce que c’est le salon de l’auto qui amène plein de monde en ville. Les hôtels sont pleins, les restos débordent. Je n’étais pas très motivé à y aller. A montréal c’est toujours pareil et même de plus en plus bordélique dans un édifice vraiment pas adapté à ça. Ici c’est au Palexpo, un centre d’exposition immense dédié à ce type de présentation.

Une collègue de travail de Brigitte avait un billet gratuit et m’a demandé si je le voulais. C’est gratis, je vais y aller c’est certain, aller voir ce qui énerve tant le monde. Je prends 2h ce vendredi avant notre sortie pour aller à un spectacle de musique: Vivaldi dans la cathédrale Saint-Pierre, très bien en passant…

Donc, avec le billet gratuit, je vais au salon dans l’optique de magasiner nos prochaines voitures, Audi pour Brigitte et Mercedes pour moi. C’est un objectif et non une commande. Premièrement, c’est la foule, ça je m’y attendais, mais c’est surtout immense, sur un immense plancher, tout est au même niveau, des voitures à perte de vue. Évidemment il y a aussi les pitounes qui viennent avec les autos, mais ici ce n’est pas juste des bibelots, mais c’est toutes des conseillères, presque une par auto. Si je n’avais pas su que c’était le salon de l’auto, j’aurais pensé que c’était le salon du iPad. Chaque fille, à côté de chaque auto, avait un iPad pour te montrer des vidéos, des photo et te donner les spécifications que l’on pouvait demander.

Si tu voulais avoir toi-même les infos, des iPad (encore) étaient à côté de chaque voiture. Et plus loin, dans un petit kiosque, il y avait des iPad pour choisir les options, voir les couleurs ou jouer à des jeux d’auto. Donc c’était un 2 pour 1, salon de l’auto et du iPad. J’ai vu une fille avec un binder avec des feuillles de papier… c’étais la seule qui avait l’air d’avoir vraiment quelque chose à vendre et pas juste impressionner avec des gadgets technologiques.

Étant photographe, je suis très attentif à l’éclairage. A Montréal ce qui m’a le plus surpris c’était le manque et la qualité pourrie de celui-ci. Ici c’était presque excessif, des milliers de spots au plafond, ajoutés aux éclairages des kiosques et aux écrans géants partout, c’étais presque un lit de bronzage tellement il faisait clair ici.

Ah oui, que ne serait un salon de l’auto sans la partie « verte » et « électrique » qui était partout. Hybrid, électrique, Blue Fuel, g/co2, Éco Friendly, No émission était tapissé partout. Mais la chose qui m’a le plus surpris c’est la diversité. A Montréal il y a toutes les marques connues et le salon a quelques autres « outsider ». Ici sans blague, il y a plus de 50% des voitures exposées qui étaient des marques que je n’avais JAMAIS entendu parlé, des concessionnaires de luxe ou des constructeurs privés ou des marques juste pas disponible en Amérique. C’est fou comme il y a tout un pan de l’automobile que l’on n’a pas accès. Par exemple, Tata motor (Chine) qui fait des autos à 5’000$ ou Tesla qui a une voiture complètement électrique qui est plus performante qu’une Porsche. Des modèles que l’on n’a pas, la Audi A1, A2, A3, A7. Les modèles électriques ou au diesel « green ».

Donc j’ai refait la paix avec le salon de l’auto. Ce n’est pas juste un gros concessionnaire avec des pitounes, mais à Genève, c’était classe, grand, bien présenté. Un salon de l’auto de grande classe, dans un building fait pour ça et surtout dans une ville où les gens voient des Ferrari et des Mercedes partout, il leur en faut un peu plus pour les impressionner et je crois qu’il y avait tout ce qu’il faut pour y arriver.

MAM

[Photos du salon de l'auto de Genève]

Deuxième semaine de grande visite du Québec

Semaine du 7 au 14 février 2011: Deuxième semaine…. les parents de Brigitte sont partis (snif, snif) et on en profite dans le même créneau pour accueillir Martin (mon vieil ami, mais pas vieux) pour une semaine priorisée sur le ski. Dommage, ici il n’a pas neigé depuis plus d’un mois, mais la température plutôt fraîche et les machines réussissent à faire des pistes de ski dans des conditions acceptables, mais il n’y a pas de poudreuse en vue.

lundi et mardi: Donc les parents de Brigitte bien partis et Martin bien arrivé, on se fait une journée épicerie, lavage et mise en place pour la semaine. On a prévu skier aux 2 jours, soit 3 fois. Je décide d’aller à Nendaz pour la première sortie, une montagne que je ne connais pas… on va découvrir tous les deux. Avant notre sortie ski du mercredi, je fais la visite « standard » de Genève, parc, centre-ville, vieille ville, église et musée de la Croix Rouge. Les Constantin étant encore ici pour une 2e semaine, on les prend avec nous question de leur faire voir des choses différentes de ce qu’ils ont vues par eux-même. Je me trouve assez bon, je ne me trompe pas, je sais plein de détail que j’ai appris au fil des années ici et de ma recherche et fait le tour que j’aurais aimé avoir si j’avais été touriste. Je parle beaucoup… et c’est comme un « running-gag » de dire…. quand ils vont nous quitter, les gens vont dire « on est assez bien de plus l’entendre nous raconter ses histoires ». Vous comprendrez que depuis plus de deux ans, je suis seul devant mon ordi avec assez peu d’interaction sociale et soudain d’avoir des gens avec qui parler, bien je me lâche lousse, un peu trop des fois.

Mardi: On a même le temps de se rendre à l’ONU pour visiter le palais des nations. Je leur dit que c’est la visite des salles de l’ONU, ce qui a bien surpris André, « on va visiter des salles » oui oui et c’est même intéressant! On a eu droit à un tour en français, mais n’avons pas vu la fameuse salle avec le plafond qui représente le fond de l’océan. Moi je l’ai déjà vue, c’est quand même ma 5e visite de l’ONU. Les salles qui sont utilisées ne sont pas visitées, alors chaque fois c’est différent.

Donc, revenons à nos moutons, avec Cécile et André (les Constantin) on a bien mangé, bien bu et surtout parcouru les rues pour avoir une vision globale de la ville. On les motive et les pousse un peu beaucoup à aller à Paris, à seulement 3h de Genève en tgv et d’y passer 2 jours. Durant ce temps, Martin et moi, chérie étant au travail, on va aller en ski.

Mercredi: Nendaz (Suisse) étant notre première destination, on y découvre une nouvelle montagne. Les conditions ne sont pas super, mais on s’y accommode et Martin a l’air de bien s’amuser. Il skie beaucoup mieux que dans mes souvenirs, faut croire que les cours à toute les semaines avec sa fille ont aidé!…. hihihihi Ca lui change aussi les idées, car des bouleversements dans sa vie lui causent un peu de souci, mais il saura faire face et arranger les choses au mieux à son retour, pour l’instant c’est les vacances. Le domaine de Nendaz étant très vaste et étendu sur plus de 4 versants, il faut faire plein de tour de passe-passe pour aller d’une place à l’autre et des fois sans trop de succès! On a (Martin surtout) la « bonne » idee de prendre une direction complètement hors piste pour trouver un raccourci sur une piste qui nous mènera sur un autre versant. Je ne la sens pas trop cette idée, mais je me laisse convaincre et très très vite on s’aperçoit de l’énorme erreur autant de direction que sur la difficulté d’y arriver. Je pose mon véto et décide, que l’on est suffisamment dans le merde, qu’on arrête les dégâts et on remonte la pente vertigineuse « facilement » descendue en ski.

Là deux problèmes se posent, il faut déchausser pour remonter et la neige n’étant pas compressées on calle facilement jusqu’à la taille. Faire 4 pas dans ses conditions et je suis à bout de souffle prêt à mourir. On regarde la carte et il n’y a pas d’autre choix… remonter est la seule solution et retrouver la civilisation. Sur la carte, il y a le numéro d’urgence qui me fait des clins d’oeil, mais on n’en est pas encore là. Après 30 minutes à marcher, caller et forcer pour essayer d’avancer tant bien que mal, on s’aperçoit que l’on n’a pas fait 20 mètres. On est semi dans la merde là! Je décide d’appeler les secours. Deux choix, ils viennent nous chercher tout de suite et on vie avec ou on essaie de s’en sortir seul, on ne réussit pas et ils viennent nous chercher… au final… ils devront venir. Je ne suis pas content, mais c’est leur job et autant en profiter.

Après 10 minutes de conversation avec madame « rescue » elle nous dit qu’elle va nous rappeler! ouin, ok pas le choix… Après 15 minutes à ne rien faire et attendre l’appel, on se dit que autant continuer à monter… et on monte et on monte tant bien que mal, surtout mal! Après 1 heure de montée, on a fait presque la moitié du chemin et un patrouilleur nous rappelle, hourra. Il essaie de nous trouver et ne comprend rien à la position que je lui indique, au final on comprendra qu’il n’était pas à la bonne place, tout un secouriste. Enfin après 1:45 à patauger dans la neige à la taille et avancer à quatre pattes pour grimper une montagne… on arrive exténués et trempés à la piste de ski qui nous mènera aux remontées mécaniques…. qui soudainement sont en panne et les gens montent la pente les ski sur les épaules pour rejoindre une autre chaise… C’est vraiment la merde qui s’acharne. Finalement on fini la journée dans les pistes et c’est très bien ainsi. Ce fut une journée exténuante pas autant pour le ski que pour l’escalade. A noter, NE PLUS SORTIR DES PISTES.

Jeudi, une viré en auto au Mont-Blanc, l’Aiguille du Midi, la Mer de Glace à Montenvers. Oui je sais deux fois en une semaine c’est beaucoup, mais c’est beau. Ici, il fait un magnifique soleil à tous les jours et c’est la température idéale pour aller en montagne. De voir les gens à ski se préparer et descendre en rappel pour aller skier la Vallée blanche ça m’a donné le goût, j’en parlerai à chérie,  on ne sait jamais.

Vendredi, retour sur les pentes, cette fois au Mont-Blanc, mais la partie Brévent-Flégère. Toujours aussi peu de neige, mais avec quelques pistes qui nous amènent assez loin des pistes facilement accessibles, on réussit à trouver des conditions moyennes. La journée se passe bien et il faut toujours aussi beau. On skie dans des conditions de printemps en plein hiver.

Samedi, c’est notre sortie officielle avec le club de ski des grottes et on a inscrit Martin avec nous. On skie sur une montagne que l’on connait par coeur et dès la première descente on va où c’est beau. Ils font un travail extraordinaire pour avoir des pistes dans les meilleurs conditions que j’ai skié cette semaine. Martin fini donc sa semaine sur un high et aura eu, je crois, trois belles sorties de ski. Le soir, nous allons manger avec André et Cécile à la Broche puisque c’est leur dernière journée à Genève. (en passant, ils ont bien aimé leur escapade à Paris).

Dimanche, journée de l’anniversaire de Martin, on va faire le Salève juste nous 3, on le monte en 1:30, c’est un super temps, surtout avec Martin qui se dit « pas trop en forme » j’aimerais être pas en forme comme ça. Il est électricien et sur le chantier il n’est pas souvent assis et travaille plutôt physiquement, alors il garde la forme. Ce n’est pas comme nous 12h par jour devant un ordi, ça élargit les fesses! Le reste de la journée, on le passe à relaxer à l’appartement et on termine le tout au restaurant chinois Chez Kei pour son anniversaire.

Il repart à sa vie, après au moins avoir profité que l’on soit en Europe pour visiter et faire su sport. On aura l’occasion de faire du sport à Montréal ensemble comme depuis le 30 dernières années. Eh oui ça fait très longtemps que l’on se connait et c’est comme un frère pour moi. Notre périple se termine bientôt et on se reverra plus, plus souvent et surtout avec la famille autour pour des bouffes et des sorties.

merci Martin pour ta belle visite, et aussi merci à André et Cécile pour les bons moments passés ensemble ces 2 dernières semaines.

MAM

[Photos avec Martin en Suisse & France]

[Photos panoramiques]

De la grande visite du Québec

Semaine du 1 février 2011: Depuis que je suis en Suisse, mon père s’est promis de venir faire du ski dans les Alpes. Lors de leur première visite en février 2009, nous n’avions pas mis ça à l’horaire. Alors, les voici de retour pour une deuxième visite en Suisse surtout que c’est le dernier hiver que nous sommes sur place. Curieux de découvrir notre petit coin de pays, mon oncle et ma tante (André et Cécile) se joignent à mes parents pour le voyage.

En ce mardi 1 février, avec tous leurs bagages, la famille débarque à Genève. Maman et papa profiterons de notre chambre d’ami improvisée tandis que André et Cécile iront à l’hôtel. Pour la semaine, Marc-André se dévoue corps et âme afin de leur montrer divers endroits typiques, mais surtout les amène à la montagne.

Dès leur première journée, nous leur avons réservé la visite incontournable du village de Gruyère réputé pour le fromage du même nom et le château à l’extrémité du petit village piétonnier. Ils n’ont pas le temps de s’assoupir que le musée du chocolat à la maison Cailler les attend pour faire la découverte de la fabrication, mais surtout de déguster quelques morceaux.

Je ne me joins pas à eux lors des visites, le travail m’appelle. Nous avions bien planifié leur arrivée afin que je puisse quand même profiter de toutes mes soirées avec eux. Heureusement que c’est bien prévu, les deux dernières semaines ont été assez occupées, mais maintenant que les deadlines sont passés, nous pouvons souffler un peu. Ainsi, je peux terminer tôt pour passer du bon temps avec eux.

Mercredi 2 février est la première sortie à la montagne où papa, André, Cécile et Marc-André mettent leurs bottes et ski pour découvrir le domaine skiable de Flaine (France). Pendant ce temps, maman profite de l’air frais de la montagne et de la belle vue sur les Alpes au loin. Il n’y a pas beaucoup de neige puisqu’il n’a pas neigé depuis le 20 décembre environ et ils ont même eu de la pluie en altitude. Toutefois, ils font de la neige artificielle et travaillent bien les pistes, alors ils peuvent bien profiter du ski. Une belle journée ensoleillée et un temps doux, des conditions parfaites pour une première journée de ski.

Jeudi 3 février est destinée au Mont-Blanc et son aiguille du Midi…non non, ici pas de ski pour nous. Bien chanceux, ils ont un temps merveilleux et surtout très dégagé. Aucun d’eux n’a de maux d’altitude, alors tout va bien. Etant sur place, ils en profitent pour prendre un train à crémaillères pour se rendre sur la mer de glace. De là, ils doivent descendre 350 marches…qu’ils devront remonter bien évidemment. Les dames se regardent et décident d’oser l’aventure qu’elles ne regretteront pas. Le site est bien aménagé afin de se rendre sur la mer de glace qui descend d’année en année. Arrivés en bas des escaliers, il y a des grottes creusées dans la glace. Elles sont aménagées avec de la musique et de la lumière pour donner une ambiance festive. Les quelques courageux accompagnés d’un guide (réservé d’avance) qui sont partis de l’Aiguille du Midi arrivent en ski au pied des escaliers qu’ils doivent monter. La piste est longue de 23 km….toute une piste, ce sera pour une prochaine fois, s’il reste de la glace!

[Photos au Mont-Blanc - Aiguille du Midi]
[Photos au Mont-Blanc - Mer de glace]

De retour à la maison, nous avons un spectacle de Elton John et la visite ira voir un match de hockey. Toutefois, les plans sont changés lorsque Marc-André voit un courriel disant que le show est annulé. Nous décidons d’aller voir le hockey du Genève-Servette avec eux, s’il reste des billets. Après des pizzas dans un resto près de l’aréna, on va assister au match. Chanceux, ils restent des billets pour que nous puissions nous joindre à eux. Comme les billets ne sont pas dans la même section, les 3 gars vont d’un côté tandis que les filles vont de l’autre. Nous, les filles, sommes dans le secteur des visiteurs et l’ambiance n’est pas aussi endiablée que de l’autre côté alors à l’entracte nous changeons de place. Et là, nous sommes au coeur des fans avec leur animateur et le gros tambour qui font l’animation de la foule à chaque minute du jeux. Les paroles choquent un peu les oreilles de Cécile, mais après quelques chansons, ça va un peu mieux. La foule est en feu, le match est bon et pour la première fois lorsque nous sommes là, le club du Genève-Servette gagne le match.

Vendredi 4 février, ils se rendent dans le village médiéval de Yvoire (France) qui borde le lac Léman sur l’autre rive. Comme ce n’est plus la saison touristique, presque tout est fermé autant les restaurants que les boutiques. Toutefois, ça n’enlève pas le charme du petit village. Pendant qu’ils visitent, je regarde le prix des billets de train puisque nous le prendrons en fin d’après-midi pour se rendre à Zermatt. Quand on regarde les prix individuellement, ça va, mais lorsque j’ai additionné le tout, je suis arrivé au chiffre exorbitant de 900 chf (idem en $)……ouuu la la! Je décide alors de téléphoner à une agence de location pour voir s’ils ont une familiale 7 places de disponible….eh oui et ce, au prix de 300 chf seulement, surtout comparativement au prix du train. En fait, c’est seulement parce que nous sommes beaucoup, sinon le train demeure l’alternative la moins cher. La durée du trajet étant la même, un peu plus court en voiture, je loue sans hésiter sans demander l’avis du reste du groupe….de toute façon je ne suis pas capable de les rejoindre. Le gros de la péripétie étant passé, je réussi enfin à les joindre et les aviser des changements de plan.

[Photos de Gruyère, maison Cailler et Yvoire]

Nous arrivons à Tasch où nous dormirons, petit village juste avant Zermatt. Il n’est pas trop tard, il est 7h et on commence à avoir faim. On découvre un restaurant très mignon où nous mangeons dans la salle du sous-sol qui est décoré comme une taverne avec une belle ambiance chaleureuse. Le repas est délicieux, surtout l’émincé de veau à la Zurichoise que papa et moi avons mangé!  Une fois bien rassasiés, on regagne chacun notre studio pour une bonne nuit de sommeil (Notre studio/chambre est presque plus grand que notre appartement).

Samedi 5 février, le grand jour, celui tant attendu du ski à Zermatt autant par nous qui avions eu une excellente expérience il y a 2 ans que par mon père et André. Pendant que nous skierons, maman et Cécile visiterons le village, chercherons un endroit pour se faire masser et ont la responsabilité de trouver un restaurant pour le soir. Ainsi, le quatuor prend le train à crémaillère pour se rendre sur la partie ensoleillée et au sommet de Gornergrat à 3089m. De là, on a bien sûr la fameuse vue sur le Cervin (Matterhorn), montagne fétiche de la Suisse reconnue à travers le monde….regardez vos tablettes de Toblerone, c’est le Cervin! Les conditions de ski sont géniales, il n’y a pas beaucoup de monde et on passe une merveilleuse journée de ski. Nous formons un bon petit groupe avec Marc-André et Jacques, les fusées tandis que André et moi formons un duo plus raisonnable. Quand même, on est rapide puisqu’ils attendent à peine après nous.

En mi-journée, on fait une petite pause dans un igloo où papa, André et moi prenons un petit drink en se faisant bronzer pendant que Marc-André fait d’autres descentes. Il fait même assez chaud pour enlever quelques pelures, enlever les gants et le cache-cou pour skier. Chaque descente est superbe et on fait un petit crochet vers Hohtäli une grande gondole qui nous mène à 3286m, mais on revient rapidement vers le Gornergrat où on a plus de plaisir. Marc-André a sorti sa caméra et fait quelques vidéos. Papa tout fier lui dit « regardez comment je fais » et il part, fait un virage à droite, un à gauche et pour une raison encore inconnue il dérape et descend une partie sur les fesses et le dos avant de s’arrêter sans blessure. Ne manquez pas ça sur le vidéo à la fin du post!!!! André, tu t’en tires bien, la caméra n’était pas en marche lorsque tu as pris le virage à grande vitesse et pas assez tourné et que tout est parti en l’air…heureusement sans blessure non plus. Nous avons profité au maximum de cette belle journée inoubliable en ski avant de rejoindre les femmes au village.

Bien massées, les femmes ont accompli leur mission….elles ont trouvé 3 restaurants pour ce soir et fait la réservation dans 2 de ceux trouvé, elles n’arrivent pas à faire leur choix et veulent nous les montrer. Finalement, on choisi le 3e qui n’est pas réservé et avons annulé les autres réservations. En attendant l’heure du repas, on se cherche un bar pour prendre un verre ou une bouteille de vin. Finalement, on opte pour la bouteille de vin dans un chaleureux bar d’hôtel. Le repas se passe sous le thème de la fondue. Fondue au fromage pour nous et mes parents et fondue chinoise pour André et Cécile, savoureux et délicieux! La serveuse, une Portugaise en Suisse depuis 15 ans, est vraiment sympathique et vivante, nous avons eu beaucoup de plaisir avec elle. Le vin a coulé à flot…un peu trop même!

Dimanche 6 février, on retourne pour la dernière fois sur les pistes de ski de Zermatt et cette fois-ci sur le versant du Matterhorn glacier paradise (3883m) pendant que les femmes prennent le train à crémaillère que nous avions pris hier et vont profiter de la vue au Gornergrat. On prend le téléphérique qui nous amène d’un seul coup à Trockener Steg. De là, on prend une chaise pour se rendre au Furggsattel. Les pistes sont larges, très larges même, mais ne sont pas assez pentues, surtout vers la fin où on doit pousser un peu. On fait la queue pour le gros téléphérique qui nous amène au vrai sommet du glacier paradise. Tant qu’à y être, on prend l’ascenseur pour aller au point de vue. L’altitude nous prend par surprise, il faut ralentir notre cadence de montée pour ne pas aller mal. La vue est époustouflante.

On repart en ski puisque nous sommes ici pour skier! Les pistes sont moins intéressantes que la veille et on cherche une piste qui nous donnera un peu plus de challenge. Enfin, c’est celle du Furgg qui gagne le vote général et on y passe quelques descentes. On mange un peu avant de faire les dernières descentes. La fatigue physique commence à nous regagner, mais n’aura pas le dessus. Nous skierons jusqu’en bas complètement par une piste facile, mais étroite. Tout en bas, il fait encore plus chaud et la neige fond. Heureux de notre journée de ski, on rejoint les femmes et on reprend la route jusqu’à Genève.

On est bloqué dans un petit bouchon sur l’autoroute, mais on trouve une alternative, nous passerons sur l’autre rive par les petits chemins. C’est un peu plus long, mais au moins on avance. Nous n’arrivons pas trop tard à Genève et on mange tous ensemble pour la dernière fois dans la vieille ville.

[Photos de Zermatt]

Lundi 7 février, nous reconduisons mes parents à l’aéroport pour leur retour à Montréal. André et Cécile restent en Europe une 2e semaine. Nous accueillerons un autre visiteur cette semaine, Martin, l’ami d’enfance de Marc-André.

merci papa et maman pour votre belle visite cette semaine, ce n’est juste jamais assez long…..mais on sera de retour bientôt.

Brigitte

[Vidéo de la visite du Québec en Suisse, 10:00 minutes]

Berne – la capitale suisse

Samedi et dimanche 13 et 14 novembre2010: Avant de quitter la Suisse, nous devions visiter la capitale sans quoi notre voyage n’aurait été complet. Le trajet en train étant assez court, nous pouvons facilement s’y rendre sans trop de difficulté ni grande préparation. Malgré la date automnale tardive, nous avons eu droit à un superbe week-end ensoleillé et chaud.

Nous arrivons en fin d’avant-midi dans le centre-ville de Berne où l’activité urbaine nous accueille. Nous repérons rapidement l’office touristique afin d’obtenir la carte de la ville et les indications pour se rendre à l’auberge de jeunesse. Dès les premiers pas dans la ville, nous sommes déjà enchantés par l’atmosphère et l’architecture.

Notre hostel est situé au bord de l’Aare au pied de la ville. Une fois nos bagages déposés, nous partons à la découverte de la capitale. Il nous faut donc remonter la grande pente afin d’atteindre la vieille ville. Le casino et quelques grands hotels nous accueillent à notre arrivée tout en haut avant de pénétrer dans les rues dallées de la vieille ville.

Sans plus tarder,  nous faisons notre entrée dans le centre où grouille une activité de touristes et locaux qui font leurs courses. Nous sommes dans la grande artère qui traverse toute la vieille ville. De là, on aperçoit la tour de l’horloge (le zytglogge), l’emblème central de la ville. La tour montre un grand cadran avec les heures et minutes, mais aussi les signes astrologiques. Les automates dont des ours et coqs commencent leur défilé 4 minutes avant l’heure pleine, mais nous n’avons pas eu l’occasion de profiter de cet événement.

Juste un peu plus loin dans la rue, nous nous arrêtons à la maison de Heinstein où il vécut de 1903 à 1905, soit le 49 Kramgasse. Einstein, le célèbre physicien et mathématicien y commença à formuler la théorie de la relativité. Nous avons visité le petit musée qui était à l’époque le petit appartement où il vécut avec sa première femme.  Nous avons appris qu’il a passé une grande partie de sa vie en Suisse à y étudier et y enseigner. Le musée est minuscule, mais les vidéos et affiches sont assez explicites sur son cheminement et ses réalisations sans mettre trop l’emphase sur son domicile.

Comme il fait beau et que le ciel est dégagé, nous poursuivons notre découverte vers le fosse aux ours (Bärengraben). En fait, l’ours est l’emblème de Berne et la ville héberge des ours bruns depuis sa fondation en 1191. Berne tient son nom suite à un concours organisé par le roi de l’époque – il a donc organisé une chasse et la ville portera le nom du premier animal qui sera tué. Ce fut un ours brun, en allemand Bären ou Bear en anglais…..ce qui a donné Berne.

La fosse est située aux abord de la rivière de l’Aare et au moment où nous y sommes allés, il y avait 4 ours. Un mâle adulte dans un enclos et la maman et ses 2 bébés dans le second enclos. Quand nous sommes arrivés, les 2 petits étaient grimpés dans les arbres et se chamaillaient du haut de quelques mètres sans sembler se soucier de la distance qui les séparaient du sol. Grâce à notre patience, nous avons assisté à leur descente ou disons leur glissade jusqu’en bas de l’arbre pour rejoindre maman plus loin. Nous y sommes retournés le lendemain matin où nous les avons vu à la recherche des carottes, céleris et autres surprises cachés dans leur enclos, c’était leur petit déjeuner.
[Photos des ours bruns]

Profitant encore du beau temps, nous montons sur la colline de l’autre côté de la rive pour atteindre le jardin de roses. En cette période, il n’y a plus de roses aux arbustes, mais il y a quand même beaucoup de gens qui profitent du grand air dans le parc. Nous nous joignons à ceux qui sont assis sur le petit muret d’où nous avons une vue surplombante sur la vieille ville. Nous reprenons le petit sentier qui longe la rivière pour retourner à l’auberge de jeunesse et se rafraîchir avant le souper. En passant, nous nous prenons un petit verre de vin chaud, apéro de circonstances.

Avant l’heure du souper, nous avons déambulé dans les rues de la vieille ville. Nous sommes entrés dans une église afin de la visiter et par pur hasard il y avait une pratique de spectacle (chorale et musiciens) à laquelle nous avons assisté plusieurs minutes. Un concert gratuit, pourquoi pas! Un collègue qui vient de Berne nous a recommandé un bon restaurant, le Kornhaus. Anciennement c’était le grenier où les céréales étaient entreposées ainsi qu’une grande cave à vin et maintenant c’est transformé en restaurant très réputé où nous avons bien mangé.
[Photos de Berne samedi jour]
[Photos de Berne samedi soir]

La journée du dimanche est consacrée à la visite guidée de la ville avec l’audioguide qui nous fait découvrir la ville sous un angle différent. A différents endroits de la vieille ville, il y a plusieurs statues ou personnages qui représentent les 13 corporations de l’époque notamment les charpentiers. Une autre particularité de la ville de Berne est les arcades qui se sont greffées aux bâtisses afin de couvrir les boutiques ou caves au rez-de-chaussée. Ceci a fait rétrécir les routes qui étaient très larges à l’époque. De nos jours, on dirait que ce fut pensé et construit de cette façon tellement c’est harmonieux.

En suivant les indications de l’audioguide (MP3), nous parcourons la vieille ville de point d’intérêt à un autre. C’est le meilleur audioguide que nous ayons eu puisqu’il est hyper détaillé et nous guide très précisément, pas à pas. Nous passons devant l’hôtel de ville où il y a un grand escalier. D’un côté c’est le vice tandis que de l’autre c’est la vertu. Il semble que les députés passent par la porte sous l’escalier afin de ne pas avoir à choisir de quel côté de l’escalier (vice ou vertu) ils monteraient.  Tout en poursuivant notre promenade, nous arrivons devant le Palais Fédéral (Bundeshaus), tout imposant sur la place publique. Le bâtiment est au bout de la colline juste avant qu’elle se mette à descendre. Ainsi, sur la terrasse qui longe la façade sud, on peut admirer les Alpes et autres montagnes de l’autre côté de l’Aare.

Notre tour guidé de la ville n’aurait été complet sans la visite de la cathédrale de style gothique. Nous avons grimpé les 254 marches pour se rendre au premier palier, soit à la terrasse carrée avant de poursuivre notre ascension de 90 autres marches pour se rendre sur la terrasse octogonale. De là-haut, la vue sur la vieille ville et les Alpes est magnifique, surtout en cette fin d’après-midi ensoleillée. L’intérieur est tout aussi sobre et imposant que les autres cathédrales gothiques que nous avons visitées ailleurs.

Tout au long du parcours, nos pas nous ont fait traverser plusieurs places publiques, celle de la gare, place du messager, kornhausplatz (place du grenier) et encore d’autres. Malgré que les autos pouvaient circuler dans la vieille ville, nous n’étions pas dérangé par leur passage et l’atmosphère piétonne était préservée. On fait un dernier arrêt à l’auberge de jeunesse pour récupérer nos sacs avant de prendre le train en direction de Genève après ce beau week-end merveilleux.

MAM et Brigitte

[Photos de Berne dimanche partie 1]
[Photos de Berne dimanche partie 2]

L’automne à Genève

Samedi 6 novembre 2010: J’avais oublié comment les feuilles venaient aussi dorées ici à Genève. Nous avons encore de très belles journées ensoleillées qui se fraient un petit chemin parmi les journées nuageuses. Tant mieux lorsque ça arrive durant la fin de semaine, comme ça on peut en profiter.

Ainsi, en ce beau samedi nous partons marcher sans destination particulière, mais comme nous adorons l’eau, on se dirige vers le lac Léman et le cours du Rhône où un petit sentier nous fait sortir de la ville pour profiter de la nature. Il fait tellement bon, l’air est chaud, le bruit des feuilles qui froissent sous nos pas font de cette balade un moment précieux.

Nous découvrons un nouveau chemin de l’autre côté de la rive, il semble vraiment se rendre loin, trop loin pour aujourd’hui puisque nous avons rendez-vous pour une dégustation de vin sur le bâteau COOP ce soir, il ne faut pas être en retard. Quand même, nous avons rempli nos poumons d’air frais durant 3 bonnes heures avant de partir à la découverte de nouveaux vins.

Parmi les 300 vins offerts, on fera certainement certaines découvertes, mais avant d’aller à la quête, nous participons à une dégustation mets fins et vin où 6 vins sont mariés avec des bouchées spéciales. Encore cette année, nous avons apprécié cette soirée.

Finalement, nous revenons le lendemain pour faire nos achats de vin. Nous avons été plus sages que l’année dernière où nous avions acheté beaucoup de caisses, mais cette fois-ci nous avons limité la quantité vu notre retour au bercail prochain. En espérant qu’on pourra retrouver ces vins sur les tablettes de la SAQ!

Brigitte

[Photos d'automne]

Engelberg – deux fois plutôt qu’une

Dimanche au vendredi 22 au 27 août 2010: Lors d’une formation des exécutifs, je suis allée pour la première fois à Engelberg. C’est un petit village niché au creux d’une vallée et entourée de montagnes dans le canton de Berne. J’y ai passé la semaine avec mes collègues managers, senior managers et associés. En soi, je me rends compte que j’ai changé d’échelon depuis ma promotion manager l’année dernière.

Ce fut une semaine riche en apprentissage, pas seulement au niveau de la théorie et tout ce qui est en lien avec le travail, mais j’ai rencontré mes collègues que je ne faisais que croiser quelques minutes au bureau….pour les rares fois que j’y suis allée. Ainsi, j’ai fait des connaissances fort intéressantes et je me sens maintenant bien intégrée dans mon milieu exécutif!

Nous avons eu une soirée « social event » où nous avons pris une cabine téléphérique pour se rendre au sommet, dégusté l’apéro en plein air au sommet avant de marcher pour se rendre au petit restaurant typique suisse où nous avons mangé une bonne raclette au gré d’une musique traditionnelle avant de revenir à pied à la lueur des flambeaux.

Dimanche au vendredi 31 octobre au 4 novembre 2010: Lors de ma précédente formation à Engelberg, je me suis fait de nouveaux contacts dont un qui m’a offert de donner la formation aux assistants 2 à Engelberg, raison pour laquelle je suis de retour ici!

J’ai le plaisir de me replonger dans le bonheur de l’enseignement que j’avais laissé de côté depuis mon arrivée en Suisse. Bien sûr que je continuais à faire du coaching « privé » sur mes mandats, mais de me retrouver devant une classe de 16 personnes, ça faisait longtemps.

Ouf, ce fut une semaine hyper chargée puisque je devais préparer les cours, chose qui prend autant de temps que le donner en soit, c’est du 1 pour 1. Heureusement que je partageais le temps de classe avec ma collègue Isabelle, ce qui nous permettait de se préparer pendant que l’autre donnait le cour.

J’ai adoré l’expérience, j’ai rencontré de nouvelles personnes qui travaillent au même bureau et qui pourraient éventuellement travailler sur mes mandats. Ce n’était pas toujours évident de garder leur intérêt pour certains sujets qui étaient plus lourds ou longs, mais ce fut une réussite.

Il y a eu aussi un « social event » où nous avons visité l’église, le monastère et assisté à un petit concert de violon avant de revenir à l’hotel où une soirée casino était organisée. J’étais tellement claquée (couchée tard à tous les soirs pour faire la préparation), je n’ai pas participé au casino et je suis allée me coucher.

Lors de la dernière journée, chaque classe devait faire une présentation devant tout le groupe (au total 5 groupe d’une vingtaine de personnes, dont 3 classes de suisse-allemands). Notre classe a cassé la baraque avec leur présentation où s’enchainait 3 chansons dont 1 avec les paroles modifiées et chantée accapella, petit sketch et power point….ce fut un succès!

Me voici replongée dans l’enseignement, j’espère pouvoir recommencer l’expérience. Si ce n’est pas ici, ce sera à Montréal.

Brigitte

[Photos de Engelberg]

Suite du voyage de Roxanne en Suisse

Lundi au Dimanche 11 au 17 octobre 2010: Roxanne a passé toute la semaine à Genève chez nous. Malheureusement je n’ai pu prendre de journée de congé, mais j’ai réussi à terminer tôt à tous les soirs pour passer du temps avec ma petite soeur. Durant le jour, elle avait son guide privé qui lui a fait découvrir Genève et bien plus!

Sans aller dans les détails (surtout parce que je n’y étais pas!), voici un résumé de ce qu’elle a réussi à voir durant son voyage suisse. La visite de Genève ne peut se faire sans voir le lac et son jet d’eau. Ainsi, ils ont profité du beau temps pour s’y rendre à pieds en passant par le palais des Nations, le jardin botanique et marcher sur la rade longeant les rives du lac. Le jardin anglais et son horloge fleurie ont fait aussi parti de leur parcours.

S’ensuit la visite de la vieille ville avec la fameuse cathédrale St-Pierre où ils ont gravi les marches pour se rendre dans la tour et admirer la ville. Toujours dans la vieille ville, ils ont traversé la Place du Bourg-de-Four avec ses terrasses, ils ont visité la maison Tavel qui est la plus ancienne maison de Genève. Au parc des Bastion Roxanne a rencontré les Réformateurs sur le mur du même nom.

Fidèle à son métier, elle a manifesté son intérêt pour le musée de la Croix-Rouge qu’elle a visité, mais y aurait passé beaucoup plus de temps (dommage ils y sont allés trop près de l’heure de fermeture). Roxanne a aussi eu l’occasion de visiter quelques salles du Palais des Nations (ONU).

Le vendredi, les nuages ayant finalement laissé place au soleil, Roxanne est allée au Salève et l’a monté à pied avec Marc-André. Elle est en forme ma soeur, elle l’a fait en seulement 2 heures! C’était très joli avec toutes les feuilles dorées au sol et la température était idéale pour la randonnée. Nous avons préparé une surprise pour ma soeur et l’avons invitée à un match de hockey où l’ambiance est était chaude, très belle soirée.

Nous avions loué une voiture pour la journée du samedi et avons décidé de faire le tour du lac. Ainsi, nous nous sommes arrêtés à Yvoire (France) pour visiter la ville médiévale et fleurie. Un coup de coeur assuré! Un peu plus loin, toujours en France, nous avons fait un bref arrêt à Evian où nous avons vu le casino et l’hotel de ville de l’extérieur. En voiture, nous longeons les rives du lac avant de rejoindre la Suisse et la ville de Montreux où nous faisons un arrêt au château de Chillon.

Nous quittons le bord de l’eau pour se rendre à Gruyères pour lui montrer les grosses meules de fromage avant de visiter le petit village et le château de Gruyères. C’est le château le plus intéressant puisqu’il est tout meublé et elle a bien aimé. Sur la route, nous avons fait des arrêts dans un vignoble et un champs de vaches. Enfin, nous nous arrêtons à Lausanne pour se faire un bon souper de fête. D’ailleurs, ma petite soeur a décidé de nous offrir un cadeau, celui d’être rassemblée pour nos fêtes. Ainsi, nous avions réservé au « Vieux Lausanne » où nous avons mangé un excellent repas de chasse. C’est le temps de la chasse et nous avons mangé du cerf et du sanglier….tout à fait délicieux.

Ce soir là, j’ai commencé à ouvrir les cadeaux que ma soeur avait comme mission de me livrer et j’ai découvert une belle bague offerte par mes parents et une chaine avec pendentif de ma soeur, les 2 très fins et délicats….mille mercis!

Brigitte

[Photos prises par Roxanne durant son voyage]
[Photos prises par Marc-André durant cette semaine-là]

Retrouvailles et visite de Bâle et Bienne

Vendredi à dimanche 8 au 10 octobre 2010: Fin de semaine de retrouvailles et visite de Bâle (Basel) et Bienne (Biel).

n.b : Roxanne, la soeur de Brigitte est venue nous visiter en Suisse. On profitera de sa présence pour visiter une partie non encore explorée de la Suisse tous les trois. Voici donc sa contribution à « notreaventure.com », deux jours vus à travers ses yeux et relatés ici en texte et images.

Mon aventure en sol suisse commence le vendredi 8 octobre 2010. J’atterri à Zurich d’où je prends ensuite le train qui m’amènera à Bâle, futur lieu de rencontre avec ma sœur et mon beauf. Le plus ironique de cette rencontre c’est que ce sera moi, la québécoise, qui les accueillera dans cette ville suisse. Comme je suis arrivée le matin tôt et qu’ils ne m’y rejoindront qu’en fin de journée, j’en profite pour flirter avec la ville et m’acclimater à la Suisse. Ensuite, je rattrape un peu de sommeil à l’auberge de jeunesse et hop, il est temps d’aller faire un accueil surprise à Brigitte et Marc-André à la station de tram.

La surprise est réussie et la rencontre très heureuse. On se serre dans nos bras et n’en revenons pas d’être enfin rendu à ce jour tant attendu. Bras dessus, bras dessous nous parcourons un peu la ville à pied, partons à la recherche d’un restaurant qui saura bien nous nourrir et dodo time, le décalage horaire commence à se faire légèrement sentir pour moi.

Un peu d’histoire sur Bâle. Les Bâlois sont forts sympathiques même si une petite barrière linguistique nous sépare. Il faut comprendre que dans cette partie de la Suisse la langue primaire est le suisse-allemand, un équivalent du franglais ici. Bâle est une ville située tout au nord de la Suisse et est bordée au nord par 2 pays, la France, l’Allemagne (est vraiment à la frontière des 2 pays). La ville a une population de 166’000 habitants. Elle est divisée en 19 quartiers sur les deux rives du Rhin, soit la rive droite « Kleinbasel, petit Bâle » et «Grossbasel, grand Bâle ».
[Photos de Bâle 1/3]

Samedi 9 octobre 2010. On se lève à 8h00 et nous devons nous dépêcher pour attraper le déjeuner qui se termine à 9h00. Vers 9h30 nous partons explorer la ville et ses beautés. Notre visite commence par une marche près de l’eau où on découvre une partie ancienne de fortification encore bien sur pieds. Ensuite la Spalentor, une porte gothique construite en 1370 qui faisait alors partie d’une muraille entourant la ville s’offre à nous. On marche tranquillement dans le petit chemin jonché de feuilles d’automnes dorées et on prend beaucoup de photos de nous et du paysage.

Nos pas nous mènent ensuite dans les ruelles bordées de maisons pittoresques pour se rendre plus au centre de la vieille ville. Au centre de la Marktplatz, on s’arrête à la Rathaus qui est en fait l’hôtel de ville de style gothique. Elle est d’une superbe architecture toute revêtue de couleurs flamboyantes. De l’extérieur, c’est un des bâtiment les plus marquants avec sa façade rouge décorée de figures allégoriques. La cour intérieure avec son grand escalier s’orne de fresques du 16e siècle et le tout est d’autant plus agréable que 2 jeunes hommes nous offrent un concert musical. Un délice pour les yeux et oreilles!

Notre régal visuel se continue lors de la visite du Münster, une magnifique cathédrale médiévale débutée au 12e siècle, endommagée par un séisme en 1356 et reconstruite ensuite. Annexée à la cathédrale, le cloître est paisible et renferme de nombreux tombeaux. L’intérieur est typique aux cathédrales protestantes suite à la Réforme, très sobre et dépouillée tout en étant riche, envoûtant et religieux. Nous montons au sommet de ses tours et parcourons la merveilleuse ville de nos yeux. Quelle beauté!

Nous redescendons pour continuer notre tour de la vieille ville à pied. Nous nous arrêtons diner sur une terrasse, recommandé par une collègue de Brigitte, au bord du Rhin. Magnifique fleuve qui traverse 6 pays et où siège le seul port de Suisse vu la profondeur de ses eaux. On y déguste de bonnes pâtes, mais il y avait un peu trop d’huile dans les miennes.

Comme la journée est encore jeune et que nous avons vu la vieille ville, nous prenons le tram pour se rendre un peu plus loin dans un quartier résidentiel plus huppé. De là, on voit la frontière avec la France, nous sommes qu’à quelques pas à peine. C’est très calme, on découvre un grand parc tout vert, on serpente les petites rues avant de revenir au centre-ville. On prend ensuite quelques minutes pour relaxer au soleil sur le bord du Rhin. Je peux y contempler un cygne qui se laisse flotter au gré du courant. Mais il parait que je n’ai rien vu encore en matière de cygnes puisqu’il y en a tout plein et partout. Pour rejoindre l’autre rive, nous empruntons un espèce de drôle de petit bateau pour traverser la rivière (c’est typique à Bâle). Ce dernier est attaché à un câble d’acier et avance en partie par la force du courant. Génial et super romantique!

Le soleil est couché et on commence notre recherche d’un restaurant pour le souper. Nous trouvons un bon petit resto italien. La pizza est au menu et bien sûr accompagnée d’une petite bouteille de rouge! Pas trop tard on s’installe pour la nuit, car demain nous voulons visiter un musée et la ville de Bienne. Beaucoup de projets et peu de temps, alors vaut mieux se lever tôt.

Dimanche 10 octobre 2010. On se lève à 8h00, on fait nos bagages et on va déjeuner. Dès 9h00 nous allons visiter le Kunstmuseum l’un des musées d’art les plus connus au monde avec ses œuvres du 19e siècle de Delacroix, Monet, Manet et du 20e siècle de Rousseau, Cézanne, Picasso, Dàli et Giacometti. Le musée est réparti sur 3 étages et est tout simplement un régal pour les yeux. Je fais sonner les alarmes dans la première salle puisque je m’approche trop près des toiles, la belle affaire! Ne vous inquiétez pas qu’un gardien accourt assez rapidement dans la salle dans ces temps-là! Je me dompte et regarde de plus loin les autres chefs d’œuvres, mais malgré nos précautions, les alarmes de cette salle sonnent 3 fois…le gardien nous rassure en disant qu’il y a des fantômes dans celle-ci (chose qu’on risque de croire puisque dans aucune autre salle l’alarme n’a sonné!). Il y a dans cette exposition beaucoup de scènes bibliques, mais aussi de très beaux paysages.

En début d’après-midi, nous prenons le train en direction de Bienne (Biel). Au revoir Bâle!

[Photos de Bâle 2/3]

[Photos de Bâle 3/3]

A 14h00, nous arrivons à la gare de Bienne. C’est la 2e ville du canton de Berne. Sa principale activité est l’horlogerie avec des fabricants tels que OMEGA et Rolex. C’est aussi la seule ville officiellement bilingue de Suisse, 2/5 parlent allemand et l’autre 3/5 parlent français. La ville est située sur les rives du lac de Bienne et on profite du beau temps pour marcher sur la promenade au bord de l’eau. Là il y a toute une quantité de cygnes avec des plus jeunes qui ont encore leur plumage gris, je suis ravie!

Nous quittons la rive pour se rendre au centre de la vieille ville en passant par diverses ruelles. Nous traversons la ville en passant dans le Ring, la place centrale entourée de bâtiments en arcade. Nous passons à côté de l’église St-Benoit, mais celle-ci est barrée. La vieille ville est minuscule avec ses étroites ruelles pavées et ses belles fontaines, nous avons vite fait le tour.
[Photos de Bienne]

Il est maintenant 16h20 et nous reprenons le train en direction de Genève cette fois-ci, mon lieu de résidence pour la prochaine semaine. Nous arrivons à Genève pour le souper et marchons jusqu’au restaurant « Au petit chalet ». Restaurant typiquement suisse avec de la raclette et de la fondue et où le décor est très local. Après ce bon régal, mes hôtes me reçoivent dans leur humble demeure du quartier Petit- Sarconnex. Le sommeil me rattrape de nouveau et je me couche la tête pleine des choses qui m’attendent ces prochains jours. Mon beau-frère Marc-André m’a préparé tout un parcours, je devrai être en forme.

Merci pour ces beaux moments passés en excellente compagnie Brigitte et Marc-André ! Mon séjour fut des plus agréable et restera aux côtés de ceux à ne pas oublier.

Je vous adore !

Roxanne –xxxxxxxxx-

Tour du lac Léman (en 2 jours)

Samedi et Dimanche 28-29 août 2010: Ca n’a pas été facile, mais on a trouvé une place dans notre horaire super chargé de l’automne pour enfin faire pour de vrai le tour du lac, un projet que l’on a depuis plus de un an. C’est donc en ce samedi de mon anniversaire que l’on part assez tôt (9h) pour fair la première partie du tour par la rive droite. Le trajet d’aujourd’hui nous mènera de Genève, à Nyon, à Lausanne, à Montreux et un peu plus loin car on a décidé de s’arrêter à Lavey pour profier des sources thermales. C’est une distance additionnelle parce que ce n’est pas sur le trajet, mais le détour vaut la peine pour se faire dorloter.

Lors de la première journée, on fera 126 km le long du lac par une température incertaine, très nuageux et 17 degrés. Heureusement il n’y a pas eu de pluie, hourra!  On s’est rendu compte que nous avions déjà fait en vélo la plus grande partie du parcour, soit jusqu’à Vevey. La route est belle, le paysage toujours aussi beau à regarder. On termine la journée sur une superbe piste cyclable dans les champs sous les arbres pour arriver à la ville de Lavey, vraiment claqués et contents d’être arrivés. C’est une bonne distance, la plus longue jamais accomplie jusqu’à présent.

Lors de notre pause diner, nous avons choisi un petit resto pizzéria à Lausanne sur le bord de l’eau. A peine quelques mots et la fille derrière nous se retourne. C’est une québécoise qui est bien contente d’entendre notre accent. En fait, c’est l’entraineure de Joannie Rochette, elles sont les 2 à Lausanne pour l’entrainement. Ca aurait vraiment cool de rencontrer Joannie en personne…

A l’hotel, c’est plein, il y a vraiment beaucoup de monde et on a pris la chance de ne pas réserver avant, dommage pour nous il n’y ‘a plus de chambre et l’hotel le plus proche est à 3 km de là. En vélo, surtout après avoir profité des spas et bains thermaux, ce n’est pas génial de faire 3 km. On nous propose la seule chambre qu’il reste… une suite… Ouin, pas vraiment dans notre budget « normal » pour un hotel, mais on est là, c’est ma fête, autant en profiter. On est donc dans la suite de l’hotel avec l’accès aux bains inclus.

On profite de 3 heures dans les différents bains/spas. Piscine avec tourbillon, bulles, chutes et lumières,  suivi de salles de relaxation avec aroma-thérapie, luminothérapie. Ensuite un spa bio avec senteur, spa mixte très chaud et spa nudiste mixte aussi! Enfin, un  Hamman. La totale.. on aurait pu y passer la journée entière, mais 3 heures c’est suffisant. De toute façon, il fallait aller souper aussi question de compenser pour les calories brulées. Le buffet est plus hot que bien des restaurants à la carte… sur place il y a un chef qui te fait ce que tu veux. On peut choisir entre boeuf, cheval, canard, autruche, lapin, poulet, poisson servis avec sauce, patate et légumes, et ce à volonté. Avec un petit demi litre de vin, on a bien dormi je vous le jure.

Le lendemain, une petite journée de 100 km. Dès que l’on repose nos fesses sur le siège, une douleur intense nous rappelle que l’on a délaissé le vélo au profit du hicking et que nos fesses ont un peu oublié l’inconfort du siège. C’est très désagréable, mais avec 5 heures de route aussi bien s’y faire tout de suite. On reprend la route direction le lac pour terminer notre périple. Direction Evian, en France, retour ensuite en Suisse sur la rive gauche et passage par Genève centre-ville pour remonter chez nous. La route au retour est plus difficile que la veille, non pas que le chemin est plus difficile, mais parce que notre journée d’hier nous rentre dedans. On fait des petites pauses plus souvent. Il fait super soleil, alors c’est quand même agréable de faire le vélo. On s’est arrêté pour diner à Evian question de couper la route en deux.

Sur deux jours, nous avons parcouru un total de 226 km avec une moyenne de 20.2 km/h pour 11:09 re route. Les pause aux heures, les arrêts diner et autres temps morts ne sont pas inclus là-dedans…on n’est pas des machines quand même! On roulait à un bon rythme, mais les cotes et le vent nous ont un peu ralenti au retour. On a pris du soleil en masse la deuxième journée, car il faisait beau et chaud.

Ce post ne contient pas de photo, pas le goût de trainer le kodak, trop pesant et pas le temps de s’arrêter. On a en fait passé par les mêmes endroits plusieure fois (sauf la partie supérieure du lac entre Vevey Yvoire), mais cette fois-ci en continue. On a donc enfin fait notre petit exploit du tour du lac.

On refera surement du vélo cet automne, mais moins intense, tous les kilomètres passé 80 était longs, difficiles et pas super plaisants…. mais comme ont dit « tout ce qui nous tue pas nous rend plus fort » et bien on est un ti peu plus fort maintenant et on n’est pas mort! heureusement !

A suivre prochainement – un petit retour en arrière avec nos récits sur la Croatie que nous avions laissé un peu de côté pour profiter de l’été.

MAM et Brigitte

Grottes de l’Aar et pont du Trift

Samedi et dimanche 14-15 août 2010: On part en train pour 2 jours de découverte de la Suisse, d’ailleurs nos prochains voyages jusqu’à Noël seront sous le thème de « la découverte de la Suisse ». Après 3.75 heures de train et trois changements, on arrive finalement dans le petit village de Innertkirchen dans la partie de l’Oberland-bernois. Située au sud du canton de Berne, c’est la partie la plus élevée du canton.

Le temps est incertain, les nuages sont gris et la pluie menace. On décide d’aller faire un petit hicking dans le coin et découvrir une curiosité régionale. Sur notre chemin se trouvent les gorges de l’Aar qui sont situées entre les villages de Meiringen et Innertkirchen, dans la vallée du Hasli. Les gorges s’étendent sur 1400 mètres avec une profondeur de 200 mètres et peuvent être admirées depuis plus de 100 ans en utilisant une passerelle et en passant par des tunnels.

Cette randonnée est une découverte de la nature d’un genre particulier. C’est super bien aménagé, accessible pour la famille et surtout un peu à l’abri de la pluie. On découvre de superbes grottes naturelles dans le bruit assourdissant de l’eau qui s’engrouffre à travers les rochers. L’air est saturé d’eau et on est presque toujours dans la brume. Nous commençons le trajet là où l’Aar est plus large et se dirige dans une grande crevasse de roches. Les passerelles sont bien accrochées d’un côté de la paroi et on serpente au dessus du fort courant de l’Aar. Plus on avance, plus la distance avec l’autre rocher rétréci pour finalement pouvoir presque le toucher. Là, le bruit est vraiment intense, on sent toute la puissance de l’eau avec le courant à fort débit. On ressort au grand air de l’autre côté de la montagne et il nous faut marcher pour revenir au village.

Donc à la sortie, on se fait un autre petit hicking d’une heure pour le retour à l’hotel, question de se reposer un peu, car on est parti très tôt et la fatigue nous rattrape. On fait même un petit dodo avant d’aller manger un très bon souper dans un resto d’un hotel autour (il n’y a pas beaucoup de choix dans ce petit village). On en profite pour essayer de trouver quelqu’un qui peut nous donner des indications pour aller au pont du trift et étant donner que l’office de tourisme est fermé la fin de semaine (eh oui !) la serveuse s’arrange pour nous donner des infos.
[Photos des grottes de l'Aar]

Le lendemain, on s’est levé tôt pour avoir le plus de temps pour marcher sans se presser. On prend un bus postal et arrive à 9h30 à la base du téléphérique où on décline gentimment l’offre de la dame de monter et on fait la montée de 2h30 à pied. Une montée assez soutenue parmi les moutons, les vaches et les torrents d’eau de source qui descendent de la montagne. Ca fait du bien de faire un peu d’exercices, car on passe toutes nos journées assis devant l’ordi. Arrivés là où s’arrête le téléphérique, il nous reste encore 1h30 de montée pour atteindre le fameux pont du trift. Il est le plus long pont suspendu du monde avec ses 170 mètres (560 pieds) à une hauteur de 100 mètres du sol. Le pont traverse le lac du trift avec une vue sur le glacier, près de Gadmen en Suisse. Le pont est tout neuf, il a été refait en 2009, complété en 6 semaines et reçoit maintenant près de 20,000 visiteurs par année.

Habituellement les marches en montagne sont plutôt monotones avec toujours quelques belles vues, mais celle-là est magnifique du début à la fin, avec des vues époustouflantes, des chutes d’eau et des nuages accrochés aux montagnes. Le pont à la fin parait presque triste, tout petit accroché entre les deux rives. Mais, vu sa hauteur, sa longueur et son emplacement, une fois sur le pont, tu te sens tout petit et impressionné par tout ce qui t’entoure. Brigitte n’aime pas trop les hauteurs, mais à quand même fait la traversée bien agrippée aux cordes et il ne fallait pas que je fasse bouger le pont. Heureusement, on était seul sur le pont autant à l’aller qu’au retour. Dès que nous avons terminé, plusieurs personnes sont arrivées en même temps et le pont était assez achalandé.

On a croisé très peu de gens à l’aller et un peu plus au retour à cause du temps incertain. Nous avons passé la journée sous les nuages, mais qui se sont dispersés le temps que nous étions au pont du trift et qu’on admirait la belle vue sur le glacier. Nous sommes restés un peu pour souffler et profiter de la vue, prendre quelques photos avant de redescendre, car il faut reprendre le bus et les quatres trains pour revenir sur Genève pas trop tard.

On a refait la descente à la pluie battante, mais heureusement nous avions nos punchos pour nous couvrir un peu et la journée était presque finie. On est redescendu en gondolle quetion de laisser un peu d’argent dans la communauté et se sauver 2h30 de marche dans la pluie. Le retour à Genève se passe bien entre les petits dodos et les transferts.

MAM et Brigitte

[Photos de la rando au Trift]

[Panos]

[Vidéo 6:02 minutes]

Lucien et Diane à Genève

Vue des Alpes, de l'aiguille du midi, Chamonix, Mont-Blanc

27 juillet au 2 Août 2010: Mes parents viennent nous voir à Genève. Pour qu’ils profitent bien de leur séjour, on leur a fait un itinéraire style : « découvrez la Suisse et les alentours en une semaine ».

On les a fait atterir à Zurich pour avoir une vrai immersion dans la Suisse allemande. Les 2/3 des gens en Suisse parlent le suisse-allemand, une variation de l’allemand d’Allemagne. C’est donc un goût de la langue et surtout de l’authenticité d’une grande ville qu’ils verront en deux courtes journées à Zurich. Une petite ballade au centre ville, un détour sur le bord du magnifique lac, un souper sur le port et une soirée dans un hotel près de la gare pour être pas trop loin pour prendre le train le lendemain direction Genève.

Pour vraiment savourer l’authenticité suisse, il faut utiliser les transports en commun et surtout le train, rapide et propre. Vraiment chaque petite et grande ville est desservie par un train, qui est toujours à l’heure, car les Suisses sont très ponctuels et recpectueux des règles. Mes parents ont beaucoup apprécié leur parcours de 3 heures de train qui les a fait passer sur la rive droite du lac Léman à travers Yverdon-les-bains, Montreux, Vevey et Lausanne pour enfin arriver à Genève pour passer le reste de la semaine avec nous.

Une fois pris en charge à la gare par Brigitte et moi (Brigitte travaillait juste en face, alors elle a pu se libérer quelques minutes pour les accueillir sur le quai), on rentre à la maison par le tram et le bus (sans Brigitte qui est retournée travailler). En fait, en ville, c’est parfait sans voiture et pour les plus longues sorties, on loue une voiture 2-3 jours selon les besoins.

On débute leur petit parcours initiatique par la vieille ville de Genève, assez typique et surtout grouillante de monde car les fêtes de Genève battent leur plein et la ville est envahie par les touristes du monde et des environs. Après une promenade sommaire dans les rues, on entre dans la Basilique St-Pierre pour voir l’intérieur sobre mais chic d’une église protestante. On se dirige dans le clocher par un escalier de plus de 300 marches où on teste bien la forme physique de mes parents ou plutôt le manque de forme. Ma mère commence à trouver le chemin long et l’air plutôt rare, mais c’est surtout son dos qui fait mal (d’ailleurs, elle a failli canceller le voyage). Enfin, on arrive en haut où on a une vue superbe sur la ville de Genève, la rade et le jet d’eau encadrés par le Jura et le Salève. Après cet effort assez soutenu, on était mûrs pour retourner à la maison, la fatigue du voyage commence à rattraper mes parents… et il faut faire le souper. On mange bien et on placotte, on a 1 an de nouvelle a se raconter tout de même.

[Photos de Genève]

L'horloge fleurie, à l'entrée du jardin anglais, Genève

Le lendemain, un horaire tout aussi chargé nous emmène  au mont Salève en France voisine en peu plus loin sur la rive gauche. Toujours en autobus, on arrive à la frontière où il est toujours intéressant de passer comme si rien n’était, pas de garde, pas de barrière. On prend tout de même le téléphérique pour monter en haut, après la journée d’hier on va éviter à l’avenir les escaliers. La montée se fait par un beau ciel bleu et on peut tout en haut sur la terrase apercevoir au loin le Jura et à ses pieds, la ville de Genève et les environs. J’avais prévu d’aller tout en haut au point le plus élevé de cette partie de la montagne, une petite marche de 20 minutes facile. Mon père, après le diner se sent d’attaque, ma mère nous attendra bien patiemment au soleil. On monte le petit chemin dans la forêt pour atteindre le restaurant et la tour de télécommunication… 2-3 photos, une petite pause et on retourne au téléphérique question de retourner en ville pour la suite de la visite.

Au retour à l’appartement, ou du moins tout près, on emprunte le rue pour arriver aux Nations Unies où trônent tous les drapeaux de tous les pays. On visitera demain l’intérieur du batiment appelé le Palais des Nations. Ensuite, on prend la direction du jardin botanique, à deux pas de là… On en aura marché un trotte durant les vacances, mais c’est à pied que l’on voit et vit le mieux une ville. Une petite balade dans les jardins, les serres et les aires de jeux et d’arbres aménagés.

Par la suite, on prend un chemin qui nous mène directement sur la rade, au pied du lac pour un balade. On retourne au centre ville tranquillement pas vite, en prenant le temps de passer à travers les manèges et les stands aménagés pour les Fêtes de Genève. Aussi, on a fait un petit détour pour voir le petit quartier des Schtroumphs avec ses bâtisses arrondies, colorées, bref pas du tout typiques de l’architecture du cartier des grottes et influencées par le style Gaudi.

Le lendemain, c’est urgence chiro. Ma mère qui est arrivée avec un mal de dos, que les journées de marche n’ont pas aidée doit aller voir un spécialiste pour tenter de régler ou d’apaiser au moins la douleur. Les services médicaux ici sont chers, mais rapides. On appelle et on a rendez vous tout de suite. Pas guérie, mais au moins on a tenté quelque choses pour aider son dos.

Après, on se dirige tranquillement pour cette fois visiter l’ONU ou plus exactement le Palais des Nations. La visite se fait en groupe guidé et est tributaire des différentes salles libres ou pas. On a eu une super visite avec une guide très intéressante. Juste devant l’ONU se tient en haut de la montagne, le musée de la croix rouge internationale que l’on visite à notre rythme. On passe par divers tableaux où la Croix Rouge oeuvre, tant en temps de guerre qu’en aide pour les personnes au prise avec des catastrophes naturelles. Ce n’est pas un musée très joyeux, mais c’est tout de même intéressant et instructif. Ca sera assez pour aujourdhui, on soupe à la maison et dodo.

Musée du chocolat "Cailler" à Gruyère

Samedi le 31 juillet, dernier jour du mois et déjà la moitié des vacances de passé, on loue une auto pour aller sur la rive gauche du lac cette fois, directement en France pour visiter Yvoire, un coup de coeur. Cette petite ville médiévale est très typique, fleurie et vivante. On y visitera le jardin des cinq sens, un jardin ludique et intéressant tant par son contenu que par le cadre enchanteur. On en profite pour manger dans un resto du port où c’est vraiment très bon, mais très cher, 180chf à 4 pour diner, mais bon c’est le prix à payer pour visiter des villes touristiques. Cette bourgade regorge d’artisants où ma mère et Brigitte font un peu de magasinage et trouvent de petits cadeaux à rapporter au Québec.

[Photos de Yvoire]

Dans notre agenda de la journée, on a planifié de visiter le Mont-Blanc, c’est-à-dire de monter jusqu’à l’aiguille du midi en téléphérique et ensuite de visiter un peu le village de Chamonix. On saute donc dans l’auto pour 1:30 de route. Rendus à destination, on se rend compte qu’il est trop tard pour prendre la longue gondole qui nous aurait amené jusqu’à la frontière italienne, mais on peut tout de même monter jusqu’à l’aiguille du midi. On y passera 2 heures au total, presque par obligation car les gondoles sont pleines pour redescendre. Ce fut très impressionnant d’être au point le plus haut des Alpes, à plus de 3’800 mètres d’altitude où l’on ressent très bien les effets de la rarification de l’oxygène. Les plus sensible sont verts et malades, les autres ont le souffle court et mal à la tête tandis que d’autres n’ont aucun symptôme. Tous les quatre on va assez bien, compte tenu que c’est la fin de la journée et on profite du soleil sur la terrasse. Malgré la neige, il fait assez chaud au soleil. Mes parents ne s’attendaient pas à voir de la neige durant leur voyage. On soupe dans le village de Chamonix. De retour au bon taux d’oxygène, on est de nouveau plus fringants… mais la journée a été longue… vivement le retour pour faire dodo.

[Photos de Chamonix]

Le lendemain, en ce premier jour du mois d’août et ayant toujours l’auto, on fait la route le long du lac Léman, en passant par Nyon, Coppet, Lausanne, Vevey pour arriver à Montreux. On s’est arrêté à Nyon pour se promener dans la ville, profiter de la belle vue sur le lac. Ici, on a pris un petit tour de train touristique qui nous a fait découvrir sous un autre angle la ville de Nyon. Par la suite, on a fait une petite halte à Coppet pour marcher autour du château où les gens préparaient la grande fête Nationale. Pour poursuivre sur la thématique du château, on se rend jusqu’à Montreux pour visiter le fameux château de Chillon, qui selon moi est un des plus beaux de Suisse. On est sychronisé avec la visite dominicale gratuite du château interprêtée pas un monsieur qui nous raconte l’histoire du château, mais aussi des anecdotes, nous passe des leçons d’histoire et surtout nous donne son opinion sur tout. Ce personnage rend l’histoire intéressante et la visite ludique. Sur la route pour arriver au chateau, on passe dans le Vinorama du Lavaux, patrimoine de l’Unesco, une plantation de vignes à flanc de montagne descendant dans le Leman. Le meilleur vin de la région provient de ses vignes, ce qu’on goûte souvent à très  bas prix. On se rend ensuite à Lausanne pour la visite de la ville en soirée et manger dans un de nos restaurant favoris, mais en ce dimanche, il pleut, donc pas de visite à pied et le resto est fermé. On retourne à la maison, il y a des restants dans le frigo, on est jamais en manque de bouffe ici.

[Photos sur la route]

[Photos du chateau de Chillon]

Le "Vinorama"sur les rives du lac Léman

Dernière journée, lundi (avec Brigitte qui a pris congé), c’est l’autoroute direction Gruyères pour une visite du musée du chocolat à l’usine Cailler (notre chocolat préféré). Le concept est génial, on se promène de salle en salle par petits groupes où les portes nous menant à la salle suivante s’ouvre au fur et à mesure que le « discours » de la salle est terminé. On peut toucher et sentir les fèves de cacao, les noix et noisettes. Bien évidemment, la visite se termine par une dégustation de chocolat, presque toutes les sortes de barres qui sont produites chez Cailler et la boutique pour acheter tous ces merveilleux produits.

On prend notre diner au petit resto adjacent au musée gruérien (musée du fromage), mais sans visiter le musée puisque nous avons accès au meilleur, soit les étalages de meules de Gruyère. On poursuit la visite par une promenade dans le petit village piétonnier de Gruyères bordé de restos et magasins, surmonté de son magnifique château-musée que l’on visite. Le château est toujours aussi beau et les pièces meublées nous donnent une idée juste de comment ils vivaient à cette époque. On termine la journée au resto question de manger une fondue moitié-moitié, avec pain, patate, viande de grison, cornichons et oignon tout cela arrosé d’un petit vin blanc local. On ne pouvait pas leur faire visiter la Suisse sans manger la traditionnelle fondue, mais après le repas, on roule plus que l’on marche et on est correct pour ne plus manger pour 2 jours tellement on est plein. Ca nous rappelle que la fondue, c’est pas trop souvent et surtout, toujous très bourratif. Retour à la maison pour le dernier dodo, demain je reconduis mes parents à l’aéroport pour leur depart vers midi.

[Photos de Gruyère]

En une semaine, on ne pouvait pas tellement faire plus. Pour profiter du temps et des divers sites, c’est le maximum je crois. On a fait des choix et je crois que sa représente assez bien ce que la Suisse a de mieux, c’est-à-dire, son côté international, de grandes villes et son côté naturelle avec les lacs et montagnes. On vie dans un des plus beau pays du monde et on a parcouru seulement une petite partie avec mes parents qui sont très satisfaits de ce qu’ils ont vu (plus qu’ils ne le pensaient). Pour mes parents, c’est une occasion unique de venir en Europe, sans avoir besoin de gérer les hotels et la logistique des visites. Ca nous a fait très plaisir de les voir et on se dit à dans un an.

Leur retour a été bourré de péripéties….ils sont restés pris à Washington lors de leur escale une nuit au lieu d’une heure pour finalement prendre un avion le lendemain midi. Ils sont restés coincés car le passage des douanes à été plus long que prévu ce qu’il leur a fait manquer leur connexion, leurs bagages n’ont pas suivi et ils arriveront que le lendemain. Finalement, la voiture garé au parking de l’aéroport ne part pas, problème électrique, il appèle le CAA et attendent 1:30…..des vacances qui finissent un peu en queue de poisson. Et durant ce temps, Caroline et moi, alertés par grand-maman, on les cherche n’ayant aucune nouvelle de leur part pour finalement apprendre qu’ils sont pris à Washington. Heureusement, tout se termine bien.

mam

n.b. Comme d’habitude, j’ai fait quelques photos panoramiques, certaines assez intéressante. Les voici :

[Photos panoramique]