Gaspésie (jour 9) Percé

_MG_12806 août 2014: À notre réveil, un épais brouillard entoure le gîte et nous ne voyons même pas le chemin pourtant pas loin. Heureusement que le brouillard s’est dispersé durant que nous déjeunions puisque nous avons planifié visiter l’île Bonaventure et sa colonie de fous de Bassan.

Nos billets en main, nous nous avançons sur le quai pour monter à bord du bateau qui part à 10h. Le billet est assez cher, 28$ par personne, même tarif pour les deux compagnies et tous les vendeurs de billets, ils maintiennent leur prix. Toutefois, ce n’est pas juste un traversier, c’est une croisière en soi.

En fait, on navigue des deux côtés du Rocher Percé tout en recevant des informations dans les hauts-parleurs. Nous apprenons qu’il y avait deux trous à l’époque, mais que suite à l’érosion, une partie s’est effondrée faisant disparaître le deuxième trou. Il n’est maintenant plus recommandé de marcher au pied du Rocher Percé puisqu’il y a trop de pierres qui tombent. Si vous n’avez jamais vu le Rocher Percé de vos propres yeux, ne tardez pas trop sinon vous risquez de ne pas le reconnaître si l’érosion se poursuit à cette vitesse.

_MG_1280Après la visite du Rocher Percé, on fait le tour de l’île Bonaventure, toujours avec des explications aux endroits pertinents. Ainsi, en passant devant la colonie de fous de Bassan, le bateau ralenti et se rapproche même de la côte. L’île renferme le plus important refuge d’oiseaux migrateurs en Amérique du Nord avec ses 120 000 fous de Bassan. Du bateau, on ne voit que 40 pourcent de la colonie qui vole s’accroche aux parois de la falaise , alors nous nous imaginons la foule qui y aura une fois en haut.  Ils se nourrissent de petits poissons et sont reconnus comme d’excellents plongeurs. Nous voyons même quelques phoques qui s’amusent au pied des rochers.

Après un peu plus d’une heure de navigation, nous arrivons au quai pour débarquer sur l’île. Certains demeurent sur le bateau tandis que la majorité descend. Il y a un coût additionnel pour entrer sur l’île, soit la tarification des parcs nationaux, mais nous avons acheté la passe annuelle pour tous les parcs nationaux du Québec. Après une explication des possibilités de sentiers à emprunter pour se rendre à la colonie de fous de Bassan de l’autre côté de l’île, on s’aventure sur le sentier central, celui des colonies de 2.8km, le plus rapide et facile donc le plus populaire.

La marche se fait bien sur un sentier à l’ombre avec quelques petites pentes montantes. Après une quarantaine de minutes de marche en forêt, on entend de plus en plus le cri constant des fous de Bassan et finalement on les aperçoit. Ils sont tous là installés les uns à côté des autres, bien entassés, pourtant rien ne les contraint à être aussi près les uns des autres. Nous avons appris que les fous de Bassan sont fidèles à leur compagne durant toute leur vie qui dure 16 à 20 ans et reviennent toujours au même nid. Ils ont habituellement un seul petit par année et le papa et la maman le couvent en alternance durant 6 semaines. Ensuite, ils le nourrissent durant trois mois par gavage. On a eu l’occasion de voir plusieurs petits avec leur duvet qui semble bien doux, mais ce n’est pas tous les nids qui avaient un jeune fou de Bassan.

_MG_1280C’est dommage que Justine se soit endormie juste avant d’arriver aux oiseaux, elle aurait bien aimé les voir. On a vite fait le tour des différents observatoires qui sont bien aménagés et nous permettent de voir les oiseaux et leur nid de très près. D’ailleurs, c’est une des colonies les plus accessibles. Toutefois, les mouches par centaines sont vraiment envahissantes et nous invitent à s’éloigner. Nous repartons par le sentier « les mousses » de 3.5km qui est magnifique avec sa verdure luxuriante.

Sur l’île, il y a la maison LeBoutillier qu’on peut visiter. Les pièces sont meublées avec les équipements et accessoires d’époque. C’est là que nous avons pu voir une photo du Rocher Percé avec ses deux trous. Nous n’avons pas le temps de voir la maison où sont la boutique et la cantine puisque le bateau pour nous ramener à Percé arrive et nous ne voulons pas attendre le prochain dans 30 minutes.

À notre retour à Percé, nous nous promenons en ville sur la rue principale où toutes les boutiques et restaurants s’alignent. Pendant que je joue au parc et sur la plage avec Justine, Marc-André est allé prendre un bain de pied avec les poissons de peau morte. Ce soir, nous avons arrêté notre choix sur un restaurant qui sert des côtes levées, pizzas et pâtes et nous nous sommes régalés. Avant d’aller se coucher tôt, nous avons joué sur la terrasse pour profiter des derniers rayons de soleil.

Brigitte
[Photos de la Gaspésie (jour 9) Percé]


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