Chamonix

*Attention* tous les personnages dans ce récit ne sont pas fictifs, si vous pensez reconnaître quelqu’un c’est absolument possible. Les noms n’ont pas été changés, aucun montage n’a été pratiqué.

Dimanche 31 mai 2009. C’est la grande expédition de notre week-end. Ca faisait depuis le ski que je voulais faire de la randonnée à Chamonix, c’est une super place pour ça et les montagnes sont tellement grandes que notre journée de ski nous avait fait voir seulement une toute petite partie. Avec de la visite, c’est une bonne occasion d’y retourner. Par une superbe journée, la route pour aller au Mont-Blanc est vraiment panoramique et tout doucement la montagne se révèle à nous au fil des kilomètres et des tournants.

[photos de la route vers Chamonix]

Chamonix est réputée partout dans le monde pour sa pointe qui culmine à 3’842 mètres appelée: l’aiguille du midi. C’est un endroit très prisé des alpinistes. En fait, on a croisé presque autant de monde qui montaient par eux-mêmes que de « touristes en gondolle ». C’est un endroit super difficile et dangereux, j’ai même entendu qu’il y avait un mort en moyenne par jour à l’aiguille du midi. C’est sûrement exagéré, mais tout de même à la radio en revenant on a entendu qu’une skieuse d’expérience et ses deux amis guides sont morts le vendredi, donc c’est vraiment dangereux.

Mais n’ayez crainte, on a pris l’option pépère! Le but n’étant pas de revenir dans une petite boite. On avait pour objectif de combiner hicking et vue panoramique: mission accomplie. En faisant la ligne pour les billets, on s’est fait dire que c’était poche comme montée dans les sapins et on nous a suggéré un route alternative.

Donc, on achète le méga kit, billet tout inclus, on monte en haut, on traverse deux sommets et on revient… la « totale ». En résumé : Départ du parking de l’aiguille du midi à 1’035 m. De là, on prend la gondolle pour se rendre à la station intermédiaire (plan de l’aiguille). Ensuite, on reprend la cabine pour l’ascension « finale ». Oui, finale parce qu’on ne peut aller plus haut. Enfin, on prend un troisième téléphérique qui nous amène plus loin (pas plus haut) pour voir la mer de glace. Si on poursuit, on redescend du côté italien.

Rendus à l’aiguille du midi, les conditions sont parfaites avec de petits nuages et un gros ciel bleu. De là on prend la connection, la télécabine Panoramic Mont Blanc survole le glacier du Géant jusqu’à la Pointe Hellbronner en Italie. C’est un petit groupe de 3 cabines de 4 places chaque qui s’arrêtent fréquemment dans le vide en plein milieu pour faire monter les gens dans les autres groupes de 3 cabines. La vue est imprenable, la température parfaite. Quand on descend, on a les pieds dans la neige. Vraiment bizarre surtout pour la veille du mois de juin. Etonnament il ne fait pas froid. On quitte avec les nuages qui ont fait une ascension rapide et qui nous empêchent de voir en Italie. Espérons qu’on sera plus vite qu’eux et qu’on profitera de la vue.

De retour à l’aiguille du midi, on décide de manger car on ne se sent pas super top shape. Je suis très content de ne ressentir que très faiblement les effets de l’altitude. Le symptômes du manque d’oxygène vont du souffle court, maux de tête, faiblesse, vomissements et perte de conscience. On a presque tous ressentis des étourdissements et des malaises légers. Ce n’est vraiment pas agréable, car dès qu’on bouge, les effets reviennent au galop.

Drôle de coïncidence, le gars qui nous sert nos paninis à travaillé au golf de Ste-Rose….eh que le monde est petit. (pour les curieux, on ne demande pas à tout le monde d’où ils viennent, mais avec notre accent, on ne passe pas inaperçu et les gens sont très fiers de nous dire qu’ils sont venus au Québec. Ils nous aiment beaucoup, nous les québécois!)

Donc, ayant momentanément « perdu » mes amis, ce qui arrive tout le temps (ben oui, la soif d’un différent point de vue l’amène à aller plus loin et de ne pas trop se soucier de nous), je décide d’entreprende l’ascension finale pour le top du top à 3’842 mètres, c-a-d 12’602 pieds. Mais de gros nuages sont en train d’arriver (ceux qu’on avait vu à la frontière de l’Italie) et la visibilité est douteuse. Vous verrez que les photos du top ne sont pas les plus extra, mais c’est de la faute de la température qui peut changer de très beau à « la fin du monde » en quelques minutes, voir quelques heures. Je me suis surpris à me dire que je ne pouvais pas vraiment faire de photo devant moi rendu en haut, car il n’y avait rien à voir, quand on est sur le top du monde, tout ce qu’il y a à voir en est bas!

Je redescends donc retrouver mes amis qui étaient au resto (et qui commençaient à s’impatienter de mon absence, surtout chérie) et je mange quelques bouchées de ce qui reste et on repart pour le plan de l’aiguille (étape intermédiaire d’où on commencera notre hicking vers le village tout en bas). La descente en gondole, plutôt rapide et brutale, du sommet vers les 2’500 mètres à la station intermédiaire n’a pas fait à tout le monde. Stéphanie était toute plein de belles couleurs, passant du blanc au jaune et un peu par le vert, mais on l’a réchapée, elle n’a pas été malade. Mais un autre passager n’a pas eu cette chance, à peine quelques secondes avant que les portes ne s’ouvrent…juste assez tard pour qu’on n’ait pas à endurer l’odeur.

[photos du téléphérique première partie]

[photos du téléphérique deuxième partie]

De la station intermédiaire, on se prépare pour la descente. On avait pour objectif de passer par la mer de glace pour rejoindre le train qui nous redescendra dans la ville, mais la suite n’a pas été exactement celle-là.

C’est vraiment magnifique de faire cette marche à travers les sentiers plein de roches et les plaques de glace (sans rire). Stéphanie, malgré le fait d’avoir mis de meilleurs souliers qu’hier, faisait plus du patin sur la neige que du hicking, pauvre Steph 🙁 Il y avait des passages plutôt périlleux pour des gens qui avait des bottes de randonnée, donc c’est un miracle qu’elle ai passé à travers. Nous étions tous très bons, de vrais chèvres de montagne. Michael était plus une gazelle et courait dans le sentier. Brigitte avec ses 5 pieds tout juste faisait son possible en courant elle aussi derrière mais sans le rattraper. Pour ma part, j’alternais entre courir pour les rejoindre et m’arrêter pour prendre des photos, ce qui faisait de moi le traineux de la queue toujours en arrière, toute une brochette de randonneur direz-vous! Mais que de plaisir nous avons eu!!!

Arrivés à une indication pour la mer de glace ou le village, il fallait prendre un décision. Notre coeur disait la mer de glace, mais la raison et de simples calculs 1+1=2 nous disait qu’il serait plus raisonnable de descendre directement au village, rejoindre l’auto et se taper 1:30 de route pour le retour à la maison pour souper. Quelle bonne décision de redescendre par le chemin le « plus court », car le chemin court prenait quand même deux heures!

En suivant Michael qui était en feu, on a rejoint l’auto en un peu plus que 1:15. Mais je ne vous dit pas l’état de nos jambes. Les genoux finis, les souliers et les bas trempés, les cuisses en feu et les chevilles un peu molles. Mais on est arrivé en un morceau!

Sur le chemin du retour, le sommeil a rattrapé nos invités qui ont fait un petit roupillon sur la banquette arrière et on n’a pas pu s’empêcher d’immortaliser ça sur photo. hi hi hi!!! De retour à l’appart, la douche était très appréciée suivie d’un petit souper sympa.

mam

[photos de la randonnée et retour]


One Response

  1. yvon 09/06/2009 at 02:07 #

    vraiement imprionnant, combien d’heure pour arriver en haut ?

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