Grèce (jour 2) Météorès

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Mardi 28 mai 2013 : Hier c’était une journée de reconnaissance, aujourd’hui c’est la grosse journée de visite de 5 monastères éparpillés un peu ici et là dans les montagnes. Les monastères ouvrent tous à 9h00 et dès 8h30 on voit passer les énormes autobus de touristes monter la montagne juste devant notre hôtel. Nous prenons la route à 9h30 pour notre première visite de la journée après avoir mangé un petit déjeuner simple.

La dame de l’hôtel nous a servi un petit déjeuner inclus très simple, soit du pain blanc croûté, de la confiture et du beurre ainsi que du miel, du thé et 2 oeufs à la coque. Ça nous soutient à peine jusqu’à midi, mais c’est mieux que rien. On verra au fil des autres hôtels ce à quoi on aura droit, mais c’est ça qui est ça ici.

Voici en mots ce qu’est météores, car les images ne peuvent pas tout vous dévoiler. Selon wikipédia, voici un peu d’histoire. Les monastères des Météores, « monastères suspendus au ciel » sont un haut lieu du monachisme orthodoxe, situé au nord de la Grèce. Ce sont des monastères chrétiens orthodoxes perchés au sommet d’impressionnantes masses rocheuses grises, sculptées par l’érosion et appelées Météores. Le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. Les rochers, au sommet desquels les monastères sont construits, sont, d’après les écrits d’Anciens, des roches envoyées sur la terre par le ciel, d’où leur nom de météores, pour permettre aux ascètes de se retirer et de prier.

Les premiers moines à habiter les Météores (xie siècle) vivaient dans des grottes, en ermites. Les premiers monastères datent du xive siècle. Ils furent construits afin d’échapper aux Turcs et aux Albanais. À partir du xviie siècle, de nombreux monastères furent progressivement abandonnés. Certains furent détruits ou abîmés au cours des guerres, notamment au début du xixe siècle par les troupes d’Ali Pacha.Vers 1920 furent aménagés les escaliers actuels permettant un accès plus facile. Pendant la Seconde Guerre mondiale le site fut occupé par les troupes allemandes. Seuls six monastères sont aujourd’hui en activité. Grand Météore, ou monastère de la Transfiguration. Il est le premier en taille et en ancienneté. Depuis sa création il fut toujours occupé.

Plutôt que de vous décrire les monastères un à un, je vais vous expliquer en gros ce que l’on a vu et ça s’applique à tous. En premier lieu, je vous parle de l’accès. On avait décidé d’y aller à pied, tel que suggéré sur internet. En fait, un bus partant de Kalampaka, au pied des montagnes, amène les voyageurs tout en haut au grand monastère et ensuite on parcourt à pied les 10 km jusqu’au village en passant d’un monastère à l’autre. Quand on a vu que la majorité des sentiers se faisaient sur la route étroite sans accotement avec les autos, au lieu d’un sentier dédié, on a décidé de changer les plans et de tout faire en voiture. Ceci s’est avéré une excellente idée et ça été bien plus agréable pour tous incluant bébé.

La route est étroite avec de petits endroits pour s’arrêter ici et là afin de prendre des photos. Chacun des monastères a quelques espaces de stationnement. La visite du plus grand et plus intéressant monastère a pris un peu plus d’une heure, et pour les autres entre 30 et 45 minutes. Certains monastères sont très grands, mais souvent seulement la chapelle et les jardins sont ouverts aux visiteurs… Dommage, car à 3 euro par personne par visite, on reste un peu sur notre appétit et on en voudrait plus pour notre argent.

Ici tout est bien fleuri, c’est magnifique et luxuriant, autant Les hôtels, les resto, le village que les monastères. Vous pourrez constater sur les photos à quel point c’est impeccablement entretenu. Les sentiers sont bien propres, en dalle de pierre ou en gravier. À l’intérieur, les fresques peintes sur les murs sont de très anciennes à totalement moderne, car c’est refait à neuf. Les couleurs sont riches et les dorures sont fraîches. Je m’attendais à voir des monastères anciens et vieux, on visite presque des musées. Le bois, les fleurs et les fresques religieuses sont bien présentes dans la religion orthodoxe des grecs et de leur ancien centre religieux.

Ce fut donc une magnifique découverte à 6 heures de route de l’aéroport et on ne regrette pas une minute notre aller-retour pour ces joyaux classés au patrimoine mondial de l’unesco.

Aussi, choses importante à noter, les heures d’ouverture et de fermeture des monastères qui sont variables, différent pour chacun et vraiment très difficile à trouver sur internet et surtout, pas nécessairement à jour. Je vous donne donc les infos pour mai 2013… Valider 2 fois plutôt qu’une auprès de votre hôtel ou l’information touristique.
Agios Nikolaos (Saint-Nicolas) : 9:00 @ 15:30 et fermé le mercredi
Agios Stefanos (Saint-Étienne) : 9:00 @ 13:00 et 15:30 @ 17:00 et fermé le Lundi
Aghia Triada (Sainte-Trinité) : 10:00 @ 17:00 et fermé le jeudi
Grand Météore (Metamorphosis) : 9:00 @ 17:00 et fermé les mardi et jeudi
Roussanou : 9:00 @ 18:00 et fermé le mercredi
Varlaam : 9:00 @ 16:00 et fermé le jeudi

Une fois que nous avons terminé nos visites, on va à Kalampaka pour se promener sur la rue principale Trikalon. Une rue où se côtoient commerces, restaurants et boutiques. Il y a très peu de touristes, on se demande bien où ils peuvent être….à moins qu’ils n’aient fait qu’un aller-retour de Athènes.

On a identifié un restaurant pour ce soir, mais ce n’est pas le choix qui manque. C’est simple, bon, mais sans plus. On en a profité pour demander de faire bouillir une patate et carotte pour Justine. Une chance qu’elle pouvait manger ce que nous avions dans nos assiettes, car ses aliments sont arrivés à la fin du repas, une fois qu’elle avait terminé. Toutefois, aucun gaspillage n’est fait car nous avons toujours avec nous deux petits plats pour conserver les surplus et lui donner lorsqu’elle a faim.

Une belle journée bien occupée sans être surchargée qui s’est bien passée avec Justine. Ça augure bien pour la suite du voyage. Ah oui, Justine a fait sensation lors des visites, tout le monde devenait gaga devant elle, autant les hommes que les femmes. Même si elle ne comprenait pas ce la personne lui disait, car parlait russe, polonais, grec, mandarin ou autre, Justine faisait toujours son plus beau sourire et applaudissait. Elle a d’ailleurs eu droit à une bénédiction d’un quelconque moine/curé.

Marc-André

[Photos de la Grèce (jour 2) Météorès]


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