Camping à Farran Park

_MG_12809 au 13 juillet 2016 : C’est la première partie de notre semaine de vacances en Ontario. Pour couper le long trajet et parce qu’il n’y avait pas de disponibilité plus tôt, on reste 3-4 jours à Farran Park avant de déménager notre tente-roulotte à Sandbanks, qui nous a été très fortement recommandé. On part donc avec l’appréhension d’une longue journée d’orage et de pluie. Météo média annonce plus de 30 mm de pluie et orage toute la journée, ça commence mal les vacances de camping !

Après deux heures de route, nous arrivons au camping du parc Farran, un des campings sur le bord du fleuve St-Laurent, en Ontario. Sur place, surprise, c’est immense et même si c’est plein ou presque, ça ne parait pas tellement c’est vaste. Aussi, c’est le premier site où l’on est sur du gazon partout, incroyable. Les terrains saisonniers sont éparpillés parmi ceux des visiteurs, ce qui fait très spécial. On monte notre tente-roulotte au haut d’une petite bute, non loin du fleuve. Si on s’était mis dans l’autre sens, on aurait même eu la vue sur l’eau, mais on a réalisé trop tard que c’était possible.

Plutôt chanceux, la pluie s’est arrêtée le temps de s’installer et de préparer le souper. Toutefois, durant la nuit, il a beaucoup plu et le tonnerre s’est fait entendre à répétition, mais heureusement, les enfants ne se sont pas réveillés. Le lendemain, dimanche, c’est couvert, frais et il mouillasse. On oubli la plage pour aujourd’hui et on se dirige plutôt vers Prescott pour visiter quelques attractions historiques, dont le Fort Wellington.

Dès notre arrivée, je suis surpris par la petitesse de cet emplacement si important supposément. Des personnages vêtus d’habits d’époque nous accueillent en français et nous racontent une partie de l’histoire du fort, des fortifications et des bâtiments à l’intérieur. Dans le block house, bâtiment de 3 étages au centre des fortifications, d’autres personnages nous expliquent les conditions de vie des soldats, de leur famille et parfois même leurs animaux de compagnie. Ils pouvaient être jusqu’à 120 personnes entassées dans cet édifice.

On a pu marcher sur les ramparts et voir les canons de près. Il y avait même un passage sous-terrain pour se rendre dans une salle de garde en premier front. Vraiment particulier ! Au cours de notre visite, la fine pluie a cessé et un soldat en profite pour nous faire une démonstration de tir au fusil. Les enfants sont bien impressionnés. Donc, notre visite a duré une grosse heure et demi pour seulement 3.90$ par adulte, excellent rapport qualité prix et très intéressant !

Tout près du fort, il y a le site historique de la bataille au moulin à vent où un phare est maintenant érigé. Des patriotes, oui les mêmes que chez nous, s’y sont battus en 1837, mais n’ont pas gagnés. L’édifice est plutôt petit et on peut monter presque tout en haut, mais ce n’est pas très impressionnant. Une visite qui a duré quelque minutes, tout au plus un quart d’heure incluant une vidéo explicative de 7 minutes.

[Photos Fort Wellington]

On s’est trouvé une place sur le bord de l’eau pour être à l’abris et manger notre pique-nique. En fin d’après-midi, on est allé marcher sur une portion du sentier riverain (waterfront trail) bordant notre camping où l’on marche carrément dans le fleuve sur une étroite langue de terre. On y a vu de jolis oiseaux, dont un grand héron bleu. C’est un beau sentier qu’on aurait pu faire à vélo tellement c’est long et très beau.

[Photos Waterfront trail]

Une journée pluvieuse qui s’est assez bien déroulée malgré tout et on a su en profiter au maximum. Maintenant, la chaleur peut arriver, car nous sommes impatients d’aller à la plage !

Notre troisième journée est consacrée à la visite de Upper Canada Village, un village des années 1850 reconstruit avec des maisons souvent originales, mais rapatriées ici. Un prochain article relatera notre visite, surveillez vos courriels !

Le lendemain, on fait une randonnée sur les sentiers d’interprétation au sanctuaire des oiseaux à deux pas de notre camping. En fait, ce sont trois boucles de 1-2 km à travers la forêt. Il fait déjà extrêmement humide et chaud et de se promener en forêt à l’ombre fera du bien. On part avec la poussette, mais grosse gaffe, après quelques mètres c’est impossible d’avancer avec les racines et la terre. Retour à l’auto pour prendre le porte bébé et nouveau départ nettement mieux, et surtout tout le monde progresse plus rapidement. La transition entre les diverses boucles est très nette, d’abord le sentier des cèdres et finalement les érables. On voit vraiment la différence autant dans les arbres et le sol.

Justine marche super bien. On lui pose plein de questions et on lui donne des défis, elle escalade les souches, saute par dessus les racines et cherche les bouleaux. Heureusement que l’on est créatif, car en terme de découverte d’oiseaux, c’est nul. Durant la rando, on a vu 4 écureuils et c’est à peu près ça. Une belle balade facile et agréable.

[Photos Randonnée sanctuaire d’oiseaux]

De retour au camping, on peut finalement profiter de notre mini plage où il y a 200 mouettes, 50 canards et 3 personnes. On a la chance de se baigner dans le fleuve, l’eau est plutôt fraîche, mais c’est très faisable de se baigner. On nage et joue dans le sable avec les enfants qui sont heureux comme des poissons dans l’eau.

Lors de notre dernière journée au camping du parc Farran, on a décidé, après mûre réflexion, de fermer la tente-roulotte juste après le déjeuner pour faire les 1h30 de route vers Sandbanks, notre prochain camping, et d’arrêter en chemin à Kingston pour visiter Fort Henry, un must sur notre liste. La suite dans un prochain article !

[Photos Camping parc Farran]

Marc-André et Brigitte


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