Nuits Saint-Georges (suite et fin)

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Suite du Dimanche 10 mai : On se dirige maintenant vers le Clos de Vougeot en traversant les champs de vignes dans un petit chemin typiquement campagne. Les photographes que nous sommes s’en sont donnés à cœur joie durant ce superbe trajet en s’arrêtant à tout instant. Des vignes à perte de vue, des vignes où les feuilles ont commencé à pousser et dont quelques précoces bourgeons ont pointé le bout du nez (voir les photos dans le post jour 1). Et après plusieurs minutes, le château du Clos de Vougeot se dresse devant nous au milieu du champ immense. Les terres n’appartiennent plus au château, elles ont été vendues à 103 viticulteurs. Le clos est un ancien site de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin. Le site est petit, mais on a pu y voir 4 grosses presses à raisin, immenses. Elles sont dans une grande pièce carrée avec le centre sans toit afin de bien faire circuler les émanations et aussi avoir de la lumière. Le plus beau, c’est les alentours du chateau qui est vraiment au milieu des vignes.

[photos du Clos de Vougeot]

Dernier arrêt avant de repartir pour Genève : l’Imaginarium, la magie des bulles. C’est un musée interactif pour nous mener à travers la fabrication des vins effervescents, souvent nommé champagne. Toutefois, le champagne est une marque et les vins effervescents faits en Bourgogne portent le nom de Crémants (puique le nom de Champagne est protégé). Le processus est principalement le même que pour la fabrication du vin, mais quelques ingrédients et étapes s’ajoutent.

Après le pressage (100kg de raisins donne 100 litres de jus), le jus est envoyé à la distillation. De la levure est ajoutée afin d’activer le gaz carbonique. Suit l’assemblage des vins – il y a des dégustations des vins de base avec les mousseux afin de mélanger les différents vins et créer l’assemblage parfait selon le goût recherché. Le mélange choisi est embouteillé et le bidule est utilisé pour boucher la bouteille avant la prise de mousse (bouchon temporaire). Donc après la prise de mousse, les vins sont vieillis sur lattes pour travailler à l’effervescence (9 à 15 mois). Une des étapes additionnelle est celle du dégorgement. Les bouteilles sont mises à -25 degrés à l’envers pour que le dépôt soit dans le goulot et forme un glaçon. Enfin, les bouteilles sont débouchées et sous la pression le glaçon contenant les dépôts est expulsé et ainsi le vin limpide est conservé. La saveur et liqueur d’expédition sont ajoutées et la bouteille est bouchonnée avec le vrai bouchon. Voici ce que nous avons appris suite au visionnement de plusieurs petits vidéos qui nous ont dirigés durant toutes les étapes de la fabrication.

Il est important d’utiliser des flûtes pour servir du vin effervescent afin que la surface du fond soit la plus petite possible, ce qui favorise la multiplication des bulles. Si on prend un verre, la surface du fond du verre est trop grand comparativement au fond d’une flûte où l’action est concentrée. Saviez-vous qu’il y a quelques 250 millions, oui des millions, de bulles dans une seule bouteille de Crémant? Impressionnant!

A la fin de la visite, on a eu droit à une dégustation. Pour être autorisé à donner le nom de Crémant, les bouteilles ne doivent pas contenir plus de 20% de Gamay. Sinon, elles portent le nom de vin mousseux, tout aussi bon mais qui ne respectent pas les critères de l’apellation. On a pu remarquer des différences dans les grosseurs des bulles, certaines sont plus subtiles ce qui fait que c’est meilleur et que le pétillant est moins agressant. Encore, on s’est gâté un peu…..espérons que les douaniers ne décideront pas de nous sélectionner, on a dépassé amplement le quota! Mais bon, avec l’espace schengen les frontières ne sont pas surveillées. Ca n’a rien à voir avec les douanes Canada-USA.

[photos de l’Imaginarium]


One Response

  1. yvon 19/05/2009 at 00:32 #

    merci, super, c’est bien intéressant à voir.

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