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Dimanche 12 sept 2010: Nous sommes arrivés vers 9:00h avec le train couchette à la gare d’Assouan, légèrement en retard sur l’horaire. On emprunte la rue de la corniche le long du nil, le plus long fleuve du monde, pour trouver notre hotel. Après 20 minutes de marche, on le trouve enfin et encore une fois tout est propre et correct pour une nuit, avec bien sûr l’air climatisé car il fait une chaleur suffocante.
On s’informe tout de suite à la réception de l’hotel pour se rendre au point de départ des autobus pour notre voyage éclair à Abou Simbel tel que prévu à notre horaire. On a un gros problème, on nous informe qu’on aurait dû réserver une journée à l’avance pour aller voir le temple. Conclusion, il est impossible pour nous d’y aller aujourd’hui. La seule possibilité pour s’y rendre c’est de prendre le convoi et d’être sur la liste de la police touristique, aucune autre possibilité. Je suis un peu déçu, car c’est un hightlight de notre voyage, mais on se rabat sur une agence de voyage connue et reconnue pour voir si on peut tenter l’impossible. On nous explique la même chose et même avec des backshish il n’y a rien à faire… je suis triste!
Nous avons donc une journée de libre devant nous à Assouan puisque notre croisière ne débute que demain midi. On parcourt notre livre touristique afin de voir ce qu’il y a à voir ici. Il y a deux îles juste en face d’Assouan que l’on ne visitera pas avec notre guite et croisière, alors ce sera notre plan B. On réserve finalement un bateau moteur et un guide francophone avec l’agence comme ça on ne va pas perdre notre journée au moins. C’est évidemment un peu cher, mais il faut être flexible!
On embarque sur un petit bateau juste pour nous et le guide. On contourne l’île éléphantine pour rejoindre la rive gauche du fleuve où le monastère Saint-Siméon trône en haut d’une petite colline. Deux chameaux nous attendent, une autre balade à dos de chameau qui se passe très bien. Notre guide prend des photos de nous pendant que nos montures montent docilement la petite colline. Arrivés en haut, on suit notre guide qui nous raconte l’histoire du monastère catholique, sa construction, la vie des moines y habitant et son abandon après la guerre au 13e siècle. Le bâtiment assez grand habritait environ 200 moines dans un comfort plutôt surprenant pour une construction en brique, pierre et terre au milieu du désert. Pour être tranquilles, ils devaient l’être! Les chambres et les chapelles sont assez bien conservées et même certains dessins sur les murs sont encore visibles. Il y avait aussi une section pour les animaux et pour entreposer les marchandises.
[Photos du tour guidé]
De retour à l’hotel épuisés, on prend une douche pour se rafraîchir et on fait un petit dodo avant le souper. Vers 5h, on part à la découverte du souk, c’est un très grand marché à ciel ouvert, un genre de bazar. Le souk de Assouan est divisé en trois sections, la section nubienne, égyptienne et arabe. Les boutiques vendent de tout, des boissons, des vêtements, des huiles et surtout des épices et du thé. Dès le premier magasin, le boutiquier capte notre intérêt et nous montre ses épices, nous les fait sentir et goûter. On n’est pas venu pour acheter, seulement pour voir et vivre l’ambiance du souk, mais les épices et les thés c’est pour moi comme un magasin de jouets pour les enfants. On se laisse finalement tenter par 3 thés, à la menthe, au citron et un autre local.
A la sortie, un jeune de 15 ans commence à nous jaser, on vient de quel pays, on parle français et nous parle du souk et des boutiques que nous croisons. Il est toujours poli et surtout n’a rien à vendre, il nous fait plus la description et la visite du souk. Grâce à lui, on se fait beaucoup moins achaler par les commerçants et on apprend un peu plus. On lui pose beaucoup de questions tout en déambulant à travers le souk. Il sera en fait notre guide improvisé pour environ deux heures. Il nous propose même d’aller visiter une mosquée qui est juste à l’extérieur du souk, ce que nous acceptons. Ici encore, Brigitte revêt une cape et il nous fait découvrir une partie de son monde à lui. Je prends des photos au coucher du soleil, c’est parfait.
De retour dans le souk, on repasse devant un autre vendeur d’épices et thé. Encore une fois, on sent les épices et thés et il nous offre de gouter un thé. Je me laisse encore tenter pour l’achat de thé, du thé égyptien cette fois. Le prix est élevé, on négocie et finalement on s’entend, mais on lui fait un petit coup de passe passe. Notre jeune guide/accompagnateur nous attend toujours à notre sortie (on est quand même resté presque 30 minutes à l’intérieur—c’est un rituel pour les vendeurs). Super contents de sa compagnie, nous lui donnons un peu d’argent pour le remercier sans qu’il ne nous demande quoi que ce soit. Je crois que c’est comme ça qu’il doit gagner sa vie ou du moins contribuer à se faire un peu d’argent. En fait, il nous a fait découvrir ce qu’est le vrai Egyptien, car ils ne sont pas tous « harcelants » comme ceux que nous rencontrons. D’ailleurs ceux-là sont devenus comme ça à cause qu’ils travaillent avec les touristes et que c’est un peu qui réussira à vendre quelque chose tellement il y a des commerçants.
[Photos du souk]
Nous devons retourner à l’hotel pour rencontrer notre responsable pour la croisière sur le nil. On en profite pour lui demander s’il peut nous organiser une visite à Abou Simbel en départ tôt le matin et de poursuivre avec notre programme de la journée. En deux coups de téléphone, il réussi à nous mettre sur la liste du convoi. Bingo, c’est possible!!! Il oganise le tout, on a notre voiture privée et notre guide qui nous rejoindront au milieu de la nuit pour faire le voyage à Abou Simbel (au lieu de commencer en matinée comme le programme initial prévu). On en profite aussi pour lui demander de nous conseiller un resto. Nous partons souper le coeur léger, déjà excités de notre visite de demain. C’est super bon, nous mangeons une tagine de boeuf aux légumes (plat typique) et un poulet au curry.
On se couche tôt, notre chauffeur nous attendra à 3ham pour le départ du convoi à 4h et une longue route de 3h…mais ça en vaut la peine selon tout ce que nous avons lu. C’est bien comme les choses s’arrangent. Sans cet imprévu, nous n’aurions pas passé cette belle journée que nous avons eu…et le mieux, c’est que finalement on n’enlève rien à notre planning. Nous devons mener une bonne vie!
Marc-André et Brigitte
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