Traversée de la Suisse (jour 1)

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22 juin au 1er juillet : Pour nos vacances, on voulait prendre de l’air, avoir le côté sportif mais aussi culturel, voir du pays et surtout profiter de l’Europe, mais sans trop dépenser (notre prochain voyage au Kenya coûte la peau des fesses). On a donc décidé de partir à vélo. On a pris le train jusqu’au nord-est de la Suisse, à Rorschach, on a fait le tour du lac de Constance et on est revenu vers Genève. Pour visualiser le trajet, voir la ligne rouge sur la carte.

On a parcouru un total de 686 km en 9 jours. On a connu la pluie, pas juste la pluie, la pluie diluvienne qui nous mouille jusqu’aux os en quelques secondes, mais aussi la pluie fine qui se sont alternés pendant 4 jours. La pluie a laissé sa place aux nuages pour 2 jours et ensuite au soleil et à la grosse méga chaleur pour les 3 derniers jours.

Les pistes cyclables ne sont pas toutes asphaltées, ainsi la « garnotte », la roche, le sable, la terre, le ciment et l’asphalte se sont alternés tout au long du trajet. On a eu plus qu’on en voulait des pistes non asphaltées et heureusement que mes roues de vélo sont plus grosses que celles des cyclistes de route, sinon le trajet aurait été pénible.

Bon assez pour l’intro, maintenant place au récit journalier de notre aventure à vélo.

Lundi 22 juin : Rorschach (Suisse) à Ludwigshafen (Allemagne) – 78km.
On part de Genève par le train de 8h45 et on arrive à Rorschach vers 1h20. Le temps de s’habiller et de préparer nos vélos et on part pour le tour du lac de Constance où on passera de la Suisse à l’Allemagne et ensuite l’Autriche pour revenir en Suisse. Eh oui, ce lac est au centre de 3 pays qu’on visitera, en partie du moins!

On est parti et il pleuvait quelques gouttes et il faisait frais. On s’est bien habillé avec nos kit de pluie, mais ce n’était pas assez car nos pantalons ne sont pas imperméables et l’eau reste dans nos souliers. L’eau s’accumule dans nos casques et il faut secouer notre tête fréquemment pour en expulser l’eau.

Notre objectif étant de voyager, de visiter et de se rendre à Ludwigshafen, on roule. On n’est pas fait en chocolat, on n’est pas fait en chocolat! (c’est une chanson de Tricot Machine qu’on a chanté tous les jours de pluie, ça nous a un peu consolé).

Après 2h sous la pluie, ça arrête et on sèche un peu. Juste le temps de passer le beau village de Constance où beaucoup de gens sont à vélo. Dans une rue, il n’y avait que des cyclistes partout. D’ailleurs, même sur la piste cyclable tout au long des 4 jours qu’a duré le tour du lac et ce, malgré la température moche, on a croisé une quantité impressionnante de cyclistes, autant des touristes que des locaux.

On s’arrête près de l’eau pour manger notre casse-croûte à Constance. Il y a des canards dont 2, un mâle et une femelle, qui sont à peine à 2 pieds de nous tout au long de notre goûter et qui attendent des miettes qui ne viennent pas. On se dit qu’ils doivent être habitués d’être nourris par les passants pour ne pas être peureux comme ça.

La deuxième partie de notre trajet nous mène droit sur de gros nuages et des éclairs. Pas de chance d’y échapper, il se met à pleuvoir, un vrai déluge. Pas question de s’abriter sous un arbre, c’est peine perdue, on est déjà trempés. Il faut rouler pour se réchauffer, car on commence à avoir froid surtout aux pieds qui flottent dans l’eau de nos souliers. En voyant les photos, vous vous direz « mais il ne pleut pas!!! », en fait on a profité des acalmies pour prendre des photos, sinon le kodak serait foutu avec toute l’eau.

La pluie s’arrête quelques minutes avant notre arrivée à l’hotel qu’on trouve rapidement et qui est libre (on a rien réservé de notre voyage pour nous laisser de la souplesse). Une bonne douche chaude pour nous réchauffer, on demande à l’hotesse de sécher une partie du linge pour le lendemain. Un très bon souper à un restaurant conseillé par un passant, merci!

Brigitte et MAM.

[photos de la première journée de la traversée Suisse]


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