Portugal (jour 6) Porto

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Jour 6, Samedi 11 juillet : Nous voilà déjà à notre dernière journée de vacances au Portugal. La semaine est passée à une vitesse incroyable, mais nous a tout de même permis de voir plein de belles choses. Comme on ne prend l’avion qu’en début de soirée, il nous reste encore plusieurs heures pour profiter au max de cette dernière journée. Le ciel est couvert et c’est un peu frisquet comparativement aux autres journées, mais tant qu’il ne pleut pas, on est content. Ce sera une journée parfaite pour faire le tour de bus touristique qu’on n’a pas fait hier.

Ca y est, on est dans le bus pour presque 2 heures. On a choisi le trajet des châteaux qui va un peu à l’extérieur du centre de Porto et longe le Douro (trajet jaune sur la carte). Pendant que l’histoire nous est racontée dans nos écouteurs, on défile le long de la route où les pêcheurs avaient bâtis leurs maisons pour être près de l’eau. On arrive au premier château, qui est plutôt une fortification d’où son nom : Fort Sao Joao Baptista. C’est la première fortification dans le nord de Porto afin de protéger le nord du Douro. C’est très simple, rien de grandiose et on poursuit notre randonnée de bus.

Le narrateur nous a raconté une belle tradition. Vous connaissez tous la fête de la St-Jean. Eh bien, ici aussi ils célèbrent la St-Jean à la même date. Comme nous, il y a des feux d’artifice, c’est une grande fête qui dure toute la nuit. Toutefois, là où la tradition diffère est qu’ici ils prennent un poireau pour frapper gentiment son voisin pour lui souhaiter bonne chance. De nos jours, le marteau en plastic a remplacé le poireau, mais la tradition persiste. Aussi, la rosée de la nuit de la St-Jean a les mêmes propriétés que l’eau bénite. Ainsi les feuilles de houx, de laurier et autres plantes du genre sont bénites avec cette rosée.

On poursuit notre chemin sur l’avenida da Boavista qui est la plus grande artère commerciale. Plusieurs complexes résidentiels, commerces et grands hotels y sont tout près. Le quartier est plus récent et plus chic. Les propriétés sont plus grandes, riches et bien entretenues.

Autre chose que nous avons apprise durant notre trajet : le camélia est la fleur emblématique de Porto. En hiver, il y en a partout, des blanches, des roses et des rouges. On n’est pas dans la bonne saison, alors pas de chance. Il y aurait plus de 600 sortes dont quelques 184 sont originaires de Porto. D’ailleurs, ils se plaisent à dire que Porto est la patrie du camélia.

On a rejoint la ville de Matosinhos où il y a le 2e plus grand port national, le Leixôes. Il y a plusieurs navires avec des quantités impressionnantes de containers. Dans le port, il y a la caserne de pompiers. Ils ont participé à plusieurs incendies et accidents navals. Ils ont un livre où sont recensés toutes leurs interventions. Il y en a eu plusieurs puisqu’ils sont situés à la côte noire, nommée ainsi puisqu’il y a eu plusieurs naufrages. La construction du phare Boa Nova, 46 mètres de haut, a réduit considérablement les accidents.

Le bus avance sur une grande allée qui longe le Douro ainsi qu’une très longue plage. On y voit un deuxième château, qui encore une fois est un fort. Celui-ci était pour protéger l’entrée du fleuve, mais abrite maintenant les bureaux de la douane. On n’est pas choyés en châteaux, mais au moins la balade est intéressante.

[photos du tour de bus touristique]

A la fin du tour, on marche en direction d’un autre bus pour faire un deuxième circuit qui se concentre sur les ponts de Porto. Malheureusement, la personne qui devait remplacer le chauffeur durant sa pause diner n’est pas entré au boulot, donc le prochain départ est annulé. On ne fait ni une ni deux, on marche jusqu’à l’autre rive où il y a toutes les caves. Aujourd’hui, on veut en visiter une et faire des dégustations. On retraverse le pont Luis, celui construit par M. Eiffel. Il y a plein de gens sur les quais et plusieurs tours de bâteau nous sont offerts.

[photos du Douro]

[photos des caves]

En arrivant à la cave Taylor (on l’a choisi car c’est un nom très connu mondialement), on nous indique que la prochaine visite est dans une heure. Comme c’est l’heure du dîner, la majorité des cave est fermée, alors on accepte la proposition de faire notre dégustation de portos avant la visite guidée. De plus, il y avait un visionnement sur l’histoire de la maison de porto Taylor qu’on a regardé tout en dégustant nos 2 portos, un blanc et un rouge. Le blanc est un porto sec avec un goût plutôt acide. Le rouge est un LBV 2003 qu’on a apprécié.

Taylors est une des premières cave de la région, elle date de 1692. Les vignes sont situées assez loin des caves, 150 km, car les sols sont plus propices à la culture tandis que l’emplacement des caves est judicieux puisque c’est tout près de l’eau pour faciliter les expéditions. Le fondateur de Taylor était un commerçant, un marchand de laine très reconnu. Ils a profité de l’occasion de se lancer dans le marché du porto, ce qui fut une belle réussite. D’ailleurs, le sigle utilisé par Taylor, le 4XX, vient de l’élevage des moutons. Son bétail était marqué de 4XX, sa marque en quelque sorte qu’il a aussi utilisé pour identifier son porto. Le signe a été conservé en son honneur.

Taylor utilise des barils usés, car ils ne veulent pas transmettre le goût de bois dans leur porto. Ainsi, les producteurs qui veulent avoir ce goût se défont des barils dès qu’il ne transmet plus assez le goût, mais qui sont encore très bons. Taylor a lancé le LBV pour améliorer l’image des Ruby et vendre plus les porto jeunes qui ne se vendaient pas très bien et avaient une moins bonne réputation.

Le guide était vraiment intéressant. Ils nous a donné plein d’informations autant sur le porto en soi, sur son histoire en plus de nous parler de Taylor. On voit qu’il aime bien son entreprise, mais il est surtout un grand amoureux du porto. Son récit nous a été raconté dans les caves parmi les barrils. On a bien aimé notre visite qui fut bien enrichissante.

[photos de la cave Taylor]

Après notre visite, le timing n’est pas bon pour faire un 2e tour de bus touristique. Alors, on s’arrête dans un bar à porto que Marc-André avait “spotté” la veille. C’est en fait un endroit qui est fort conseillé sur internet lorsqu’il avait fait ses recherches et qu’on a vu par pur hasard. Le bar est tenu par un français, un grand connaisseur du porto. C’est d’ailleurs lui qui nous a fait la présentation des 6 portos du forfait qu’on a choisi. On a bu un blanc sec de 15 ans (Dry Old Port), un blanc doux (Quinta Seara Dordens)**, un Ruby spécial réserve (Magal Haes)***, un Ruby Vintage 2006, un Tawny réserve et un Tawny de 10 ans (Casal dos Jordeos).

Notre dégustation a été un pur plaisir, autant pour les papilles qui s’en sont données à coeur joie, que pour les jambes qui se reposaient et notre cerveau qui était noyé par l’alcool. Bon timing, on fini notre dégustation comme prévu pour aller prendre l’avion. On fait un bref arrêt à l’hotel pour récupérer nos sacs à dos de voyage et on file direction métro. En fait, le métro c’est un mix de métro sous terre et tram hors terre. Une chance qu’il y avait un contrôleur pour nous aider à acheter nos billets, car il n’y avait aucune pancarte.

Etant donné qu’on a acheté des bouteilles de porto et que les bouteilles on plus de 100ml, évidemment!!!, on ne peut pas les garder en cabine avec nous. Habituellement, on ne met aucun bagage en soute, ça coûte moins cher et on sauve du temps en arrivant à la dernière minute et en n’attendant pas nos bagages à l’arrivée. Ici, il faut faire exception et on ne prend pas le risque de les passer en cabine avec nous…..les douaniers se feraient trop plaisir de saisir nos belles bouteilles! Il ne nous reste plus qu’à croiser nos doigts pour qu’ils prennent soin de notre bagage et que les bouteilles ne brisent pas. Nos prières ont été entendues, aucun dégât. OUF!

De l’autre côté des douanes, on a avalé à la vitesse de l’éclair nos lasagnes qu’on a acheté pour souper. Et finalement, en arrivant à la porte d’embarquement, on nous annonce que l’avion est en retard de 45 minutes. Trop tard, on a déjà fini et notre estomac est bien plein. On prend l’avion directement sur la piste, alors on marche pour s’y rendre. C’est ça typique des low cost (compagnies aériennes à bas prix), on se croirait en République Dominicaine!

On a bien aimé notre voyage au Portugal. On a été servi en français presque partout et la langue nous a moins posé problème qu’en Allemagne et Suisse alémanique. La température a été clémente tout le long du voyage et on a bien bronzé. Ce n’est pas un voyage de tout repos pour le corps (on a marché et marché), mais pour l’esprit c’était l’idéal.

[photos de la ville de Porto]

En plus de nos visites très enrichissantes et les miliers de photos prises, on a pris plaisir à prendre d’autres photographes en action.

[photos des photographes en action]

En plus, vous vous souvenez sans doute des céramiques qui couvrent les façades de maisons de Lisbonne. Je crois bien qu’on les a toutes prises en photo. C’est toute une banque de photos que Marc-André s’est construite là. Voici donc les meilleures.

[photos des céramiques]

Finalement, comme on a eu des vues imprenables tout au long de notre trajet, Marc-André a pris plusieurs panoramiques que voici. C’est en quelque sorte un résumé-conclusion sur notre escapade au Portugal.

[Panoramiques du Portugal]

Brigitte


One Response

  1. yvon 30/07/2009 at 03:28 #

    merci. super

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