Lac St-Jean (jour 1) Alma à Péribonka

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Vendredi 22 juin 2012: Drôle de hasard cette année où nous serons au Lac St-Jean pour la fin de semaine de la St-Jean. On poursuit notre lancée de visite du Canada et cette fois-ci on a plutôt planifié un voyage sportif de vélo sur la Véloroute des bleuets qui fait le tour du lac St-Jean. Il y a six ans, j’avais fait le parcours toute seule, c’était mon premier voyage de vélo. J’ai voulu faire profiter mon chéri de ce circuit plaisant, simple et en boucle.

Ce sera une des dernières fin de semaine de l’été où nous pouvons faire un voyage de vélo puisque la grossesse avance et on approche à grands pas de la date d’accouchement, car je viens de terminer le 7e mois de grossesse. Je suis en bonne forme, la bedaine n’est pas trop grosse, ce qui me permet de rouler sans difficulté. Toutefois, il faut réduire les distances journalières et faire plus d’arrêts afin d’être raisonnables et de ne pas exagérer….il est trop tôt pour accoucher! On fera donc le tour du lac en quatre jours avec environ 60-70km par jour, laissant suffisamment de temps pour faire plusieurs pauses sans arriver tard aux gîtes. C’est un trajet qualifié de facile puisqu’il est principalement plat et qu’il n’y a pas de grandes difficultés.

Nous avons quitté Laval jeudi soir et avons dormi à mi-chemin au pied du mont de ski à Stoneham (juste après Québec), question de limiter la route le vendredi et nous permettre de rouler dès le vendredi. Nous avons débuté notre circuit à Alma au Complexe touristique de la Dam-en-terre vers 11ham. Le ciel est couvert, mais il fait assez beau, d’ailleurs ils annoncent beau toute la fin de semaine. On a limité la crème solaire à notre visage, mais on a changé d’idée environ à mi-parcours lorsqu’on s’est rendu compte qu’il faisait gros soleil. Heureusement que nous avons remédié à la situation…nous avons oublié de crémer nos cuisses où nous avons attrapé un coup de soleil, je n’ose pas imaginer ce qu’aurait eu l’air le reste du corps sans crème…ouchh.

Aujourd’hui, nous parcourons la véloroute entre Alma et Péribonka en passant à travers le parc national de la Pointe-Taillon. Sur le circuit, comme tout le reste du tour, on alterne entre une piste cyclable désignée, un accotement asphalté ou une piste en poussière de pierre. Le trajet se fait assez bien, il y a très peu de monde puisque c’est le tout début de la saison. On ne s’en plaint pas puisque ça été d’une simplicité de réserver les gîtes aux villages sélectionnés.

Dès les premiers kilomètres, on traverse deux barrages privés d’Alcan qui caractérisent si bien le nord du Québec avant d’arriver au bout de la piste. Devant nous, une étendue d’eau et aucune issue sur la terre ferme. Comme on se questionne où nous avons bien pu manquer une indication, un monsieur sort de la cabane pour nous offrir d’embarquer sur le traversier de Maligneau II et nous amener de l’autre côté de la rive de la rivière Grande Décharge. Ce service est inclus dans le parcours de la véloroute, mais il y a un chemin alternatif pour la période où le service n’est pas offert.

On arrive assez rapidement au parc de la Pointe-Taillon et on se rend jusqu’au bout, à la pointe Chevrette où nous avons pris le traversier payant pour arriver rapidement sur l’autre rive à Péribonka, destination finale de la journée. Mais avant d’arriver à la pointe Chevrette, nous avons profité du trajet dans le parc. Nous circulons dans une forêt de bouleaux et de fougères avec des oiseaux qui gazouillent. Marc-André a même frôlé une perdrix et failli passer sur une couleuvre! Ce trajet est très intéressant comparativement au parcours officiel de la véloroute qui fait passer par Ste-Monique et où la piste cyclable est principalement dans l’accotement pour rejoindre Péribonka. De plus, dans le parc il y a plusieurs endroits pour s’arrêter et profiter des plages qui donnent directement sur le lac. Étant presque arrivés à destination finale et encore tôt, on fait une halte pour aller à la plage, relaxer, faire tremper nos pieds dans l’eau fraîche et prendre une collation. Cette pause est bien méritée et surtout très appréciée.

Arrivés à la pointe Chevrette, on voit le traversier, mais l’endroit n’est pas très clairement indiqué. Chanceux que nous sommes, le traversier a un départ prévu à l’heure où nous arrivons justement. Et pour ajouter à notre chance, il se met à pleuvoir assez fort pendant que nous sommes à l’abri dans le traversier. De l’autre côté de la rive à Péribonka, l’aubergîte du Bonheur où nous avons réservé pour la nuit n’est qu’à une cinquantaine de mètres. Ainsi, nous arrivons à peine trempés à destination après un parcours de 53km. Le gîte est une belle maison centenaire où la propriétaire Marie nous accueille chaleureusement. Ce qui est bien sur la Véloroute des bleuets, c’est que les gîtes sont préparés pour accueillir les cyclistes puisqu’ils ont des garages ou abris pour ranger les vélos, des petits déjeuners complets pour les sportifs que nous sommes et souvent mettent des frigos à notre disposition.

Sans attendre, on prend une bonne douche fraiche et on se repose dans notre chambre privée avant le souper. L’orage est parti aussi vite qu’il est arrivé, nous sortons marcher un peu sur le bord de la rivière Péribonka. A l’aubergîte, il n’y a pas de restaurant, mais Marie nous offre des viandes fraîches marinées et des accompagnements variés que nous faisons cuire nous-même sur le BBQ et ce, à prix très abordable. On profite de la télévision du salon mis à notre disposition pour écouter quelques émissions avant d’aller se coucher assez tôt.

Brigitte

[Photos de Alma à Péribonka]


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