Lac St-Jean (jour 3) Normandin à Chambord

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Dimanche 24 juin 2012: En ce matin de la St-Jean, il fait un merveilleux soleil, le ciel est dégagé et déjà à 9h il fait assez chaud. Après un succulent déjeuner très complet, nous sommes prêts à partir. Nous faisons nos étirements comme avant chaque départ afin d’éviter les maux musculaires et on décolle. Malgré les premiers kilomètres qui se font dans l’accotement, le trajet se fait assez bien. A ce rythme là, nous n’arriverons pas trop tard au village historique de Val-Jalbert que nous comptons visiter avant d’arriver au gîte à Chambord.

Le parcours prévu pour la journée est d’environ 75km entre Normandin et Chambord. En prenant un km à la fois, les km s’accumulent au compteur presque sans s’en rendre compte. Les petites pauses régulières sont efficaces et nous permettent d’arriver vers 13h à la marina de Roberval où on choisit de s’installer bien à l’ombre pour faire notre pic-nic. Le fromage acheté la veille s’avère tout aussi délicieux que lors de notre dégustation et complète bien notre repas. Il est tellement bon qu’on doit se contrôler pour ne manger que la moitié de la brique! Nous faisons quelques pas sur les quais de la marina pour se dégourdir avant d’enfourcher notre vélo pour la quinzaine de kilomètres qui nous sépare de Val-Jalbert.

A 2h45, mission accomplie, nous avons rejoint le village historique. Le coût d’entrée est assez cher, 25$ par personne, mais au moins la visite peut se faire à bord d’une navette avec information commentée sur le village et son histoire. On apprécie bien le fait d’être assis confortablement à l’ombre et de se faire conduire à travers le village. Sans vous faire un long récit détaillé de notre visite, on peut résumer que le village a été construit en 1901 par M Damase Jalbert dans le but d’exploiter le bois pour sa pulpe. L’endroit est spécialement choisi puisqu’il est aux abords d’une rivière dont la chute permet de fournir l’électricité pour tout le village et la force motrice pour faire fonctionner les turbines. Les quelques 40 maisons du village, seulement une vingtaine subsiste aujourd’hui, sont les propriétés de M Jalbert et louées aux ouvriers pour quelques dollars par mois. La mort de M Jalbert seulement trois années après l’ouverture de la pulperie fait passer l’usine et le village par le fait même aux américains avant d’être rachetée par la compagnie de pulpe de Chicoutimi. Malheureusement, à cause du prix de la pulpe de bois et l’arrivée de la pulpe chimique, l’usine ferme en 1927 et entraine l’exode du village puisqu’il n’y a plus de travail. La vie du village aura été bien courte.

Lors de notre visite à bord de la navette, le conducteur nous a déposé à l’usine où nous avons monté une soixantaine de marches pour accéder à la terrasse de verre au dessus de la majestueuse chute Ouiatchouan, plus haute que celles du Niagara. La vue devant nous et sous nos pied est belle et on entend bien le torrent de l’eau…attention à ceux qui ont le vertige. Ensuite, nous montons à bord d’un téléphérique (coût additionnel de 4$ par personne) pour voir la chute Maligne et un petit camp d’ouvrier. Les installations sont bien aménagées et il y a plusieurs points de vue. D’ailleurs, d’ici on voit très bien le Lac St-Jean, les terres agricoles et forêts de pins qui l’entourent. C’est le seul endroit où nous avons pu voir le lac de haut avec ses environs.

Dans le village, en plus des maisons d’époque, il y a un magasin général, un bureau de poste, un couvent-école et une boucherie. D’ailleurs nous pouvons les visiter et il y a des personnes habillées d’époque qui nous accueille et mettent en scène la vie communautaire des années vingt. Ainsi, on apprend tous les potins et nouvelles par la postière, la commère du village. On peut assister à une classe animée par la religieuse Marie-Jeanne et deux élèves qui nous ont bien fait rire durant les quelques trente minutes de jeu de rôle. Ensuite, tous les personnages se rassemblent devant le magasin général pour faire une rencontre de villageois, ce qui met fin à notre visite. Avis aux intéressés, il est possible de loger dans une des chambres au dessus du magasin général (c’est là que j’avais dormi il y a 6 ans) ou de louer une maison d’époque dans le village.

On enfourche une dernière fois nos vélos pour la journée afin de parcourir les derniers 7km et rejoindre le gîte au lac de l’Hécô. Nous sommes chaleureusement accueillis par Hélène la propriétaire qui nous invite à ranger nos montures dans la remise et nous fait visiter les installations. La douche nous fait le plus grand bien, comme à tous les soirs, et c’est rafraîchis que nous nous dirigeons à pied au restaurant tout près. On termine la soirée dans le jardin de fleurs du gîte à se balancer tout en écrivant le récit de notre journée pour le blog.

Brigitte

[Photos de Normandin à Chambord]

[Photos du Village de Val-Jalbert]


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