Samedi de ski à Flaine

Samedi 6 février 2010 : Enfin la fin de semaine est arrivée, on sort notre nez dehors pour profiter de la saison hivernale, température douce et soleil sont au rendez-vous. A cause des prévisions pas très bonnes pour la région de Avoriaz, on se rabat sur Flaine, une cuvette naturelle où il y a plus de chance d’avoir de la neige. Ce n’est pas catastrophique, Flaine c’est cool, mais Avoriaz c’est encore du nouveau pour nous, on y retournera encore 3 fois.

La route est belle et comparativement à la semaine passée, ça roule bien car il n’y a personne sur la route. En montant dans les Alpes, il fait un beau soleil et je prends quelques photos avec mon téléphone, on en prendra de meilleurs lorsque j’aurai mon appareil professionnel. Heureusement que j’ai pris des photos en montant, car rendus à la montagne, le ciel se couvre déjà et la petite neige commence à tomber, pas fort, mais en continue. On avait bien vu en entrant dans la station des autos stationnées depuis une journée ou plus avec près de 20 cm de neige sur le toit. Ca annoncait de belles conditions de poudreuse.

On commence à skier et on n’est pas déçu, un 10-15cm de poudreuse est encore présent, les bords de piste sont vierges et je peux m’y lancer pour faire du vrai ski « hors piste » tandis que Brigitte profite des pistes dans des conditions parfaites. Elle pratique le ski dans la mi-poudreuse. Le bonheur n’étant pas permanent, les nuages s’installent pour de bon, le soleil disparait et il se met à neiger constamment et vraiment intensément. Des monticules de neige, des bosses, une visibilité nulle ce sont des conditions difficiles. J’appelle ça l’enfer blanc. On essaie tant bien que mal de skier, mais on est constamment déséquilibré, on prend des bosses ou des creux, on ne voit rien devant et surtout pas la texture de la neige. C’est tout juste si on distingue les batons qui font un semblant de balisage pour les pistes. J’ai encore tester le ski les yeux ferméx, c’est pas plus difficile que les yeux ouverts quand on ne voit rien, c’est blanc partout!

On prend les téléchaises de la partie moins achalandée de la montagne et seulement le temps de monter, on ressemble à des bonhommes de neige, c’est ridicule, mais drôle en même temps.

Il y a de moins en moins de gens sur la montagne. Dans les cabines à 20 personnes, on est seul, celle de devant étant vide et celle de derrière aussi. Faut-il croire que nous sommes fous de rester sur les pistes? au moins nous ne sommes pas seuls! 

On essaie des pistes que l’on ne fait que très rarement car elles sont faciles, loin et difficilement accessibles. La visibilité étant toujours nulle, on n’est pas plus avancé, on a skié sur les pistes faciles, mais sans vraiment les voir. De retour dans la section des pistes de départ, on tombe sur une moyennement difficile et on réussit tout de même à skier. On la fait deux fois et on est claqué. Heureusement il est 3:30, la journée est terminée et on retourne à la maison.

Genève est sur l’asphalte, il fait 4-5 degrés et en ville c’est le printemps (ou presque)… donc en 1 heure, on est passé de l’enfer blanc au printemps. C’est ce qui est agréable ici, on peut aller à la neige et s’en aller quand on n’est plus capable. clin d’oeil au Québec!

Skier dans la poudreuse est hyper cardio, c’est un combat de tous les instants, notre coeur pompe comme ça n’a pas d’allure, mais c’est un bon entrainement, quand on skiera dans des conditions normales, on sera top shape!

Brigitte s’améliore toujours et elle sera vraiment bonne quand je ferai des videos si un jour on a du soleil, vous pourrez la voir. On continue le spinning, on fait du ski et de la marche. Comme cela on peut manger de la fondue, du pain, du fromage et des patates en masse pis ça parrait pas trop!… FAUX, totalement FAUX!!! chéri, remets tes lunettes neuves!

[ski à Flaine]

mam et Brigitte


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