Islande (jour 4) Pointe sud

Samedi 3 septembre 2011: A notre réveil, nous sommes bien contents de constater que le ciel est clair et qu’il fera beau. Nous ouvrons la fenêtre pour faire entrer l’air frais dans la chambre et c’est le calme plat à l’extérieur. Nous avons la vue sur le pâturage des moutons qui montent dans la montagne. Quelques uns broutent l’herbe tout en haut, elle doit être meilleure que celle d’en bas!

Aujourd’hui, nous visiterons la partie la plus au sud de l’Islande où nous espérons voir des oiseaux, notamment des macareux puisque c’est un paradis pour eux et ils viennent ici pour y nicher en mai et juin. Malheureusement, le ciel s’est couvert et il se met même à pleuvoir à intermittence. Nous ne voyons pas d’oiseaux, nous ne savons pas si c’est à cause de la température ou simplement que nous ne sommes pas dans la bonne période. Toutefois, ça ne nous décourage pas puisque nous avons une superbe vue sur le « Rocher percé » de l’Islande, la plage de sable noir et les côtes. La pluie ne nous empêche pas de visiter puisque nous sommes bien habillés et qu’elle ne tombe pas trop fort.

Notre premier arrêt est Dyrholaey, une péninsule / promontoire de 120 mètres de haut près de la petite ville de Vik. De là haut, nous avons une vue sur l’arche volcanique dont son nom signifie l’île haute avec le passage de porte. En fait, les bateaux peuvent naviguer à travers le trou. Nous ne sommes pas situés au meilleur endroit pour voir le trou d’un bon angle (« rocher percé »), mais n’avons pas trouvé d’autre sentier pour avoir une meilleure vue. De plus, avec la pluie, la visibilité n’est pas très dégagée. Toutefois, je savoure le son des vagues qui se fracassent sur les rochers et la plage, bruit que je ne me lasse pas d’écouter. A quelques reprises, on peut voir un bel arc-en-ciel qui prend fin dans les champs verts, mais toujours trop loin pour valider la légende du sceau rempli de pièces d’or.

Avant d’être trop trempés, on se remet à l’abri dans le camion et on reprend la route jusqu’à Gardar pour voir les aiguilles de lave noire du Reynisdrangar. La pluie se poursuit toujours à intermittence, mais ça ne nous arrête pas. Nous sommes maintenant plus bas que lors de notre arrêt précédent et marchons maintenant sur la plage de sable noir. Vers l’ouest, on voit le promontoire où nous étions juste avant. En marchant au pied de la falaise dont les roches forment des escaliers, on découvre une grande grotte assez haute et large sans être très profonde. On a marché quelques minutes et on s’est amusé un peu avec les vagues, toujours en essayant de garder nos pieds au sec. C’est dommage qu’il ne fasse pas chaud avec un beau soleil puisque nous serions bien restés un certain temps étendus sur la plage à écouter le bruit des vagues et sans doute marcher pieds nus dans l’eau de l’océan Atlantique. Ce sera pour une autre fois…

[Photos de Dyrholaey et de la grotte]

D’où nous sommes, on voit deux pics de Reynisdrangar et nous espérons mieux les voir lors de notre prochain arrêt à Vik. Juste avant d’arriver au village de Vik, on emprunte une route accessible que par les 4X4 et qui monte jusqu’en haut de la falaise (149 mètres d’altitude). De là, on a une superbe vue sur les aiguilles de Reynisdrangar, sur le village de Vik vers l’est et le « Rocher Percé » vers l’ouest.

De retour au niveau de la mer, on fait quelques courses à l’épicerie de Vik avant de s’arrêter dans un grill pour diner. La pluie continue de tomber encore et encore. Nous nous comptons très chanceux d’avoir fait la randonnée sur le glacier hier, quel bon timing!

On reprend la route pour une plus longue distance cette fois-ci afin de se rendre à Laki. C’est un volcan très connu suite à sa triste célèbre éruption qui a débuté en juin 1783 pour se terminer en début 1784. Cette éruption est considérée comme la plus importante éruption des temps historiques et a eu d’importantes conséquences en Islande et sur le reste de l’Europe. Pour s’y rendre, nous devons emprunter un sentier non asphalté de 45 km accessible seulement par les 4X4. Après quelque kilomètres j’arrive face à une rivière et je constate que la suite du chemin est de l’autre côté….je suis face à la première rivière que je dois traverser en camion. Les paroles du garçon à qui nous avons loué le camion me reviennent alors…. »surtout il ne faut pas paniquer »! On analyse la situation et détermine de quelle façon je dois procéder. Je (Brigitte) conduis puisque le permis de conduire de Marc-André est échu et nous devons attendre notre retour au Québec pour le renouveler, impossible de le faire à distance. Ainsi, je savoure les joies de la conduite en Islande dont celle-ci. Même si Marc-André peut prendre le volant à certaines occasions (il n’y a pas de policier dans ces sentiers), je suis orgueilleuse et je veux le faire. Sans crier gare, je fonce lentement, mais surement et ma première rivière est traversée. C’est à ce moment là que chéri me dit que je dois en traverser sept autres jusqu’au volcan!!!

Nous avons parcouru les douze premiers kilomètres en quarante-cinq minutes environ et établissons que ça nous prendrait beaucoup trop de temps pour se rendre et surtout il faut revenir par le même chemin, et ce pour avoir une vue sur un volcan dont on ne sait même pas si on pourra bien voir vu la visibilité réduite par la pluie qui tombe encore. Nous sommes en fin d’après-midi et on décide de rebrousser chemin. Je retraverse la rivière, cette fois-ci avec plus d’assurance et on refait le chemin chaotique en sens inverse. Nous avons pris la bonne décision puisque nous sommes quand même arrivés à l’hôtel à 6h30pm.

Nous filons sur la N1 jusqu’à Kirkjubaejarklaustur pour voir le kirkjugolf qui est en fait un dallage naturel formé par l’érosion glaciaire. Au milieu d’un champs près de la grande route, il y a une surface rocheuse qui ressemble à un sol d’église, comme s’il ne restait que les fondations d’une ancienne habitation. En fait, ce n’est pas l’oeuvre de l’homme, mais de la nature et c’est à s’y méprendre. En soi, c’est banal et ça n’a l’air de rien, mais quand on réalise comment ça été créé, ça ajoute de l’intérêt. Ce fut un très bref arrêt avant de poursuivre notre route directement jusqu’à l’hôtel.

Sur le chemin, nous sommes passé à travers la coulée de lave de 1783 et ce, pendant environ une trentaine de kilomètres. Tout autour de nous, il n’y a que de la lave, aucune verdure, aucune maison, juste la lave durcie et la route qui la traverse. C’est un endroit très triste et sans vie. Heureusement que nous retrouvons la verdure à la fin de cette coulée de lave qui a tout dévasté à l’époque et qui n’est pas rétabli encore aujourd’hui.

Notre hôtel est situé à 20 km après Skatfafell et comprend un spa et un sauna…c’est le grand luxe. Nous prenons un excellent repas sur place avant d’aller profiter des installations thermales et de se coucher.

Brigitte

[Photos des aiguilles de Reynisdrangar et route]


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