Flaine + poudreuse = fun

Samedi le 30 janvier 2010: De retour à Flaine pour une journée de ski. Cette semaine, il y a eu 2-3 jours de neige au sol à Genève et ça s’annoncait bien pour l’enneigement en montagne, quelques centimètre à chaque jour. En me levant ce matin, il neige déjà un peu dehors et selon le site web de Flaine.com, il neige là-bas aussi, yé!!!

Hop dans le bus pour le chemin de 1:30 à peu près, mais avec cette neige sur la route, les gens ne sont pas habitués à ça (c’est peu dire) et la circulation ralenti, je m’attends à une arrivée tardive sur la montagne. Notre chauffeur de bus, un sympathique personnage très enjoué nous raconte qu’il a déjà monté à la montagne dans 10 cm de neige sans problème et patati et patata, alors il décide de ne pas s’arrêter pour mettre les chaînes. En fait avec son acent terriblement roumain ou je ne sais d’où, on ne comprend pas grands choses, mais ça n’a pas l’air de l’inquiéter le neige.

Passé les douanes, on rencontre un bus à l’arrêt qui est en train de mettre ses chaînes, oui ici ils ont des pneus d’été (parfois des pneus neige) et des chaînes, c’est ce qu’il faut pour aller à la montagne (spécial non?!?). Notre chauffeur baraguine 2-3 phrases incompréhensibles avec l’autre chauffeur et nous on continu comme si rien n’était. Ben non, on ne met pas les chaînes nous… La neige tombe de plus en plus…. c’est bien pour le ski, mais mauvais sur la route. ça craint!…. La route pour monter à Flaine est plus une étroite bande d’asphalte entre le roc et la falaise et tout ce qui nous sépare du vide, n’est qu’un petit rampar de béton de 50cm tout ou plus.

Notre champion du monde des chauffeurs zizague et double même les voitures qui elles ne montent plus depuis déjà un petit bout, en les traitant de chauffeurs du dimanche et de pauvres français perdus en dehors de leur petite ville toute propre. En fait, même si c’est écrit de mettre des chaînes lorsqu’il neige et qu’il y a des gens qui font la circulation en montagne vu les conditions, il y a des gens qui essaient quand même sans chaîne. Ce n’est pas comme s’il n’y avait qu’1 km à faire, c’est plus de 45 minutes de montée en zig-zag dans les alpes! Certains découvrent à quoi ça ressemble des chaîne et c’est de toute beauté une petite madame en jupe et talons hauts dans la neige sur le bord de la route qui essaie de mettre des chaînes à une grosse Mercedes, bravo! Heureusement qu’il y a un policier qui s’emble être là pour aider… mais bon. Le chemin se passe parfaitement, et c’est vrai, il n’y a rien là un gros autobus dans 5 cm de neige, on dirait que c’est fait pour cela!

[Photos sur la route]

Rendus à Flaine, c’est journée blanche, c’est-à-dire que l’on ne voit ni le ciel ni la terre. On est DANS la tempête et ça va être l’enfer blanc, mais bon on est là et on y va. Tout en haut, les nuages deviennent de plus en plus minces et le soleil se pointe un peu. La première descente est difficile dans 15 cm de poudreuse toute fraîche, il faut vraiment modifier notre style. Moi je n’ai pas de style, c’est simple tout droit, on met notre cerveau à off et on ski. Brigitte plus prudente est surtout plus peureuse et essaie de ne pas tomber, mais cette journée elle battera tous les records du monde pour être tombée le plus de fois dans la même descente (ou plutôt écrasée….et non ce n’est pas celle-ci…il faut continuer la lecture pour en savoir plus!). En attendant, il y a très peu de monde sur les pistes, on dirait qu’on ski sur une montagne fermée.

L’autre descente de 10:30 à 12:30 se passe sous un superbe ciel bleu dans la grosse poudreuse, c’est démentiel. On travaille fort et à midi je suis plus fatigué qu’à 4:00 habituellement. Mon coeur travaille très fort, le cardio est dans le tapis, je pompe ce n’est pas possible, mais on a du fun! En montant dans les chaises, on se dit que c’est un belle piste dessous, on la fait. Brigitte en voyant que c’est une diamand noir (la plus difficile) se dit qu’elle prendra une autre piste… mais change d’idée et décide quand même de me suivre… erreur! (c’est ici que l’enfer commence!).

C’est un couloir de 5 mètres de large entre des rochers et avec des bosses dures recouvertes de poudreuse et avec une pende de 85 degrés!… de la folie quoi!!!!!! Je ne suis pas très bon dans ces circonstances, mais ma technique de « allons y et on verra après » fonctionne assez bien et je me rends en bas sans trop de mal. Brigitte enchaine les virages et les chutes. 1 virage, une chute, un virage, un chute… etc… Elle est prise au dépourvu par les bosses dures dessous, mais surtout c’est son véritable baptême de la poudreuse….c’est toute une aventure! Quand elle me rejoint, après un gros 20 minutes pour faire à peine 100 mètre, elle est tout rouge et vraiment à bout de souffle. Je crois que je vais me faire engeuler de l’avoir ammené ici… en fait je n’aurais même JAMAIS dû y aller moi-même, mais non, elle est trop épuisée pour me chicaner, mais surtout que c’est elle qui a décidé d’elle-même de me suivre. Ca ne fait que prouver qu’elle peut skier N’IMPORTE quelle piste….faut juste ne pas être pressé 🙂 Mais à l’avenir, on ne la refera plus, quand même on n’est pas fous. Cette épisode nous ayant complètement vidé, on remonte en haut, mais cette fois pour s’arrêter diner. Cheeseburgers et frites, oui vous avez compris, on fait un diète sévère!

Le retour sur les pistea est pénible, non pas pour la digestion, mais pour la visibilité, c’est-à-dire qu’on ne voit rien, niet. On ski encore dans la poudreuse, aussi sur le dur, dans les bosses et ce, sans rien voir même à 10 cm devant. Des fois juste pour rire je skie les yeux fermés, ça ne fait AUCUNE différence. L’effet de vitesse et les bosses que l’on se prend comme cela par surpirse ça surprend et déstabilise. Tout ça en plus de la fatigue créée par les descentes de méga poudreuses de l’avant-midi, on est épuisés. Je crois que si on a fait 4 descentes dans l’après-midi c’est beau. C’était l’enfer blanc. On a terminé la jounée plus tôt, avant de se blesser, devant un petit vin chaud vraiment excellent!

Au retour, les routes étaient dégagées et aucune auto n’était dans le fossé. On est rentré à Genève à l’heure et il a dû faire beau ce samedi en ville, car toute trace de neige était disparue, et ça sentait le printemps.

[Photos en ski]

mam


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