Bizzareries de la Suisse, plus précisément Genève

Ca nous arrive souvent d’être surpris par des affaires assez différentes qu’au Québec. On en a fait une petite liste.

Les guichets automatiques, appelés ici Bancomat, donnent des 100 CHF et aussi des 200 CHF. Quand le guichet est « vide », il donne seulement des 1000 CHF. (100 CHF = 109 $ can). On paye ici régulièrement avec des 200 au dépanneur ou à l’épicerie et personne ne les passe au détecteur de faux… il n’y en a peut-être pas de faux!

Dans les bus, les gens aident à monter les poussettes dans les escaliers, aussi à les descendre, te bloquent la porte pour entrer ou sortir si tu as les mains pleines. Et quand une personne agée (cheveux blanc) entre dans le bus, il y a très souvent quelqu’un qui lui cède sa place. Dans d’autres cas, une personne avec un enfant demande la place qu’elle veut à n’importe qui et cette personne lui laisse sa place.

Les gens ici boivent de la bière dans des bouteilles de verre dans le bus et c’est légal.

Tu mets un pied dans la rue ici et camions, autobus, autos s’arrêtent pour te laisser passer. Ca arrive même des fois que je suis juste sur le trotoir, voulant traverser, mais je suis plutôt en train de me demander si je vais passer ou non, les autos s’arrêtent quand même, c’est gênant de ne pas traverser, allez go!

Ici pour sauver de l’eau, les toilettes sont sèches, quand tu flush l’eau coule alors, mais il n’y a pas vraiment d’eau sinon. Il y a aussi deux choix de chasse d’eau, la petite et la grosse. Pour le #1 ou le #2.

Les mobilettes ici dépassent partout, entre les autos, sur les trottoirs, sur les pistes cyclables, ils sont dangereux et ils sont très nombreux. Aux intersections, les piétons, les chiens, les autobus, les tram, les bicyclettes…. ensuite s’il reste de la place et du temps ce sont les autos. On nous dit souvent que c’est l’enfer traverser Genève en auto. Il y a même des 4 roues ou motocross qui roulent dans la rue, c’est plutôt rigolo. Les gens vont travailler en 4 roues dans la ville, mais c’est quand même rare. Enfin, ce n’est pas rare de voir une fille en jupe et talons haut ou homme en veston cravate en bicyclette pour aller travailler.

Ici, il y a autant de chiens que de gens, avec un parc juste à coté c’est le paradis des chiens. Les chats sont plutot rare, mais il y en a quand même. Les chiens sont admis partout, dans le bus (faut acheter un billet demi-tarif pour lui!), au magasin et même dans presque tous les restos. Seulement à l’épicerie, ils n’ont pas leur place…du moins jusqu’à présent.

On peut avoir un vin assez bon ici pour 5 CHF, mais le shampoing est 12 CHF.

C’est presque impossible de trouver des vrais Tylenol, mais une pharmacie en a, en paquet de 20 et elle ne peut pas en vendre plus à la fois à une perssonne, comme si c’était full illégal. Tout est derrière le comptoir comme si tout devait être contrôlé, même le sirop pour la toux.

Les appartements n’ont pas de numéro, c’est juste comme une maison, une adresse that’s it. Pour te faire livrer ton courrier, le facteur cherche ton NOM sur la porte ou sur les boites à lettre. Comment faire compliquer quand on pourrait faire simple.

Le beurre salé c’est super rare, mais on en a trouvé, sinon ça goutte comme la margarine pas bonne, n’importe quoi. Le lait UHT, ce n’est pas buvable, mais c’est éternel, tu le laisses sur la tablette pour 1 mois et il est encore bon. Nous, on achete du lait de vache qui broute dans les Alpes et qui sont heureuses.

Quand on est sur l’autoroute et que l’on veut prendre la sortie pour aller à Lausanne disons, ce n’est pas juste écrit « Lausanne » sur une pancarte, mais aussi sur la route (oui, oui sur l’asphalte), en gros, très gros! L’asphalte est aussi colorée ici, rouge pour la piste cyclable, vert pour les tram, jaune pour les piétons.

Une affaire avec laquelle je ne m’habitue pas, ce sont les chiffres, du moins 2 séries. Cinquante c’est cinquante, soixante c’est soixante, soixante-dix c’est septante et quatre-vingt-dix c’est nonante. Il y a même certaines régions suisses où le quatre-vingt est huitante, mais rare sur Genève. Donc 890.79 c’est huit cent nonante et septante neuf. OUF !

Les billets de bus et de tram c’est sur l’honneur, tu le prends et tu les valides. C’est très rare que l’on se fait vérifier et les gens prennent leurs billets et les valident parce que c’est cela qu’il faut faire, that it! Les gens sont assez honnêtes.

Quand tu éternues ici, ils te disent « santé ». Si on est tous d’accord pour faire quelque choses ici, c’est « ça joue » et quand tout est bien correct ou pas de problème « il n’y a pas de souci ».

Il y a peu de stop et lumières ici, c’est principalement des rond points et ça marche très bien, car les gens savent conduire. Les policiers ne font pas de patrouille, il y a des photos radar partout pour la vitesse et les lumières, autant dans la ville que sur l’autoroute. Les gens ralentissent lorsqu’ils arrivent à un radar, mais ils ne sont pas toujours en fonction (interdi par la loi). Donc par principe, mieux vaut ralentir et ne pas se faire avoir. C’est facile, ils ne bougent pas, ils sont toujours aux mêmes endroits.

Tous les commerces ouvrent à 9:00 et fement à 6:00. Exceptionellement, le jeudi ils sont ouvert jusqu’à 9:00, mais pas tous. Et tout tout tout, presque tout, est fermé le dimanche, c’est journée en famille.

Et pour terminer, pour sauver du temps et de l’argent, à l’épicerie on pèse nos légumes et fruits. Il y a une balange avec 150 numéros, chaque item a son # et tu le punch. Ce n’est pas évident au début, mais ça marche. Encore ici, on voit que les gens se font confiance….parce qu’évidemment on a déjà pensé mettre une seule carotte sur la balance, faire sortir l’étiquette, la coller sur le sac et ensuite en ajouter quelques unes….mais ça ne se fait juste pas ici. Il y a aussi une nouveauté, à certaines épiceries, ils donnent un scanner à l’entrée et tu scannes toi-même tous tes achats, tu passes à une caisse spéciale où tu mets la machine sur un poste et tu payes avec ta carte. Wow!

Ah oui, une des épiceries est COOP, et on ne dit pas CO-OP, mais bien CUP.  La rue à côté de chez nous c’est Trembley qui se prononce Tremblais. Grand Pré sonne comme grand prix. Pour ne nommer que ceux-là.

On peut aussi embarquer dans les significations différentes des termes qu’on utilise. Dans mon quotidien au travail, un cartable est plutôt un classeur, pour eux un cartable est un sac à dos et le classeur est une armoire. Si on te demande une gomme, tu lui donnes une efface et non pas du chewing gum. Disons qu’on peut avoir beaucoup de misère à se comprendre des fois……..et ici misère, c’est vraiment de la misère financière, alors il faut dire « avoir peine à »…..même si on n’a pas envie de pleurer!!! On pourrait continuer comme ça jusqu’aux petites heures du matin et on ne les connait pas encore toutes 🙂 

N’ayez pas peur, ils ne sont pas si différents de nous finalement. Ca met du piquant dans notre quotidien et on s’habitue facilement, faut juste être attentif et ouvert d’esprit!

En revanche, ils se bidonnent bien de nos expressions québécoises, mais surtout de notre accent.

Voici quelques photo prises avec mon cellulaire. Pas très belles, mais ca donne une idée, car un post sans photo c’est triste !

[Photo de Genève]


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