Monthly Archives: December 2009

Vacances

Samedi 19 décembre, 2009: HOURRA ! c’est enfin ce temps de l’année où l’on est en vacances, on profite de la vie, de la famille et où on mange beaucoup.

Nous voici au jour tant attendu, au moment où vous lirez ces quelques lignes, nous serons dans l’avion pour notre grand voyage au Québec! Après plus de 18 mois, nous rentrons temporairement à la maison pour faire le plein d’amour de notre famille.

Brigitte se joint à moi pour vous souhaiter Joyeux Noël et Bonne Année à chacun de vous, notre famille et nos amis.

On prend une petite pause et retrouvons nos deux familles pour le temps de fêtes et on recommencera nos folles aventures à notre retour. Quoique ces deux semaines seront aussi une folle aventure avec tous ces soupers, ces rencontres entre amis et famille.

Strasbourg – jour 2

Dimanche 6 décembre 2009: Après une bonne longue nuit de sommeil, on repart à la découverte de la ville de Strasbourg. On prend le petit déjeuner dans le marché de Noël : gauffre à la cannelle et au sucre, une demi baguette garnie de fromage et lardons, le tout accompagné de jus de pomme et jus d’orange chaud. Délicieux!

Il fait beau et c’est plus chaud que la veille. On se dirige vers l’office du tourisme pour s’informer sur les tours de bateau et la possibilité de visiter le Parlement Européen. En fait, on peut le voir que de l’extérieur, l’intérieur n’étant pas ouvert aux touristes. Par contre, lors du tour de bateau, nous passerons devant et on fera d’une pierre deux coups.

Arrivés au bateau pour prendre les billets de départ, je réalise que nous ne sommes pas retournés à la chambre après le petit déjeuner pour faire le check out de l’hotel. Je décide donc de partir seule, à la course, pendant que Marc-André fait la queue pour acheter les billets. C’est plus certain de cette façon là, sinon il se serait totalement perdu ou juste assez pour manquer le départ du bateau :-) chacun ses forces, toi ce n’est pas le sens de l’orientation…! Alors je cours le plus que je peux juste au cas où il prendrait le prochain départ…dans 30 minutes. Je traverse donc les foules de monde qui font du lèche-vitrine au marché de Noël. Bref, j’ai couru pour rien, car sachant que ça allait prendre du temps, Marc-André n’a pas pris le risque et à choisi un départ plus loin….dommage j’ai couru pour rien, mais au moins je n’ai pas manqué le départ. Tu as eu une bonne idée chéri!

Durant l’attente, nous avons discuté avec 2 dames qui étaient à Strasbourg pour la semaine. C’est là que nous avons appris qu’elles avaient réservées depuis 1 an leur chambre d’hotel….alors on réalise vraiment notre chance d’avoir eu une chambre pour chacune des nuits. Ah oui, aujourd’hui c’est la fête de St-Nicholas, alors c’est lui qui nous accueille sur le bateau.

Le bateau est couvert de vitre, heureusement nous serons au chaud avec les écouteurs où nous avons des commentaires en français tout au long de la promenade. On traverse le pont des tortures où les gens étaient mis en cage et ensuite noyés à une époque pas si lointaine. Ensuite, c’est au tour du pont mobile de nous laisser la place sur la rivière. Comme le bateau est trop élevé, c’est le pont qui se tasse à notre arrivée.

Un peu plus loin, il y a un pont couvert historique. D’ailleurs il date de l’époque de la guerre et le fait d’être couvert n’était pas pour le bien être des canoniers, mais pour protéger la poudre des canons lors des intempéries. Sur le toit du pont, il y a une terrasse panoramique, mais elle est fermée pour l’instant.

Durant la première moitié du trajet, il y a eu un appel sur le tableau de bord du commandant nous avisant que nous devions changer de trajectoire puisque les pompiers étaient à la recherche d’un corps d’un noyé. Tout un événement triste, surtout en période des fêtes. On doit rebrousser chemin et passer par un autre endroit pour voir la fin de notre trajet.

Juste avant d’arriver dans un quartier plus moderne, on croise l’église St-Paul qui est tout près de l’eau avant d’arriver devant la bâtisse de Arte (poste de télévision) qui est télédiffusé en France et Allemagne pour 130 millions de foyers. Ensuite, c’est au tour du palais des droits de l’homme (rond, gris et rouge), le conseil de l’Europe et le Parlement Européen où siège l’administration de l’Union européenne.

[Strasbourg - jour 2, tour de bâteau]

En tout le trajet de bâteau a duré un peu plus d’une heure. Nous profitons de la journée des musées avec accès gratuit pour aller visiter le musée alsacien (Strasbourg est dans la région de l’Alsace). On y voit des objets typique alsaciens, que ce soit de la construction de la maison, les matériaux, les meubles et les styles de pièces (chambre, cuisine, salon), les cadeaux de mariage, les habits de l’époque des différentes classes sociales, les jouets des enfants jusqu’aux objets de décoration, bijoux et cave à vin, on vit bien le style alsacien.

Le tout est présenté dans une belle maison sur plusieurs étages et chaque pièce semble avoir son utilité jusqu’à la cave à vin. On ne sait si elle appartenait à une famille nombreuse, mais elle était sans doute bien riche.

Il est maintenant temps de penser à rentrer à la maison. Avec quelques 4 heures de route à faire, mieux vaut commencer penser à rentrer pour ne pas arriver trop tard.

A l’auto, il y a un pv (contravention) dans la vitre. Nous n’avons pas remis de l’argent dans le parcomètre et les contrôleurs sont passés. Ce n’est pas grave, on est en France et notre voiture de location est immatriculée en Suisse. On nous a dit de ne pas payer l’amende car ils n’ont pas de recours puisqu’il n’y a pas d’entente entre les deux pays à ce sujet. S’ils le disent, c’est ce qu’on fera, mais j’ai encore l’impression d’avoir contrevenu à la loi. Seul l’avenir nous le dira!

[Strasbourg - jour 2, Musée Alsacien]

[Video de Strasbourg]

Et voilà, dernier voyage européen 2009. Le prochain est notre escapade au Québec pour les fêtes, et ce dès demain samedi 19 décembre. On doit aller faire nos bagages, alors bonne fin de journée et on arrive!

Brigitte

Strasbourg – jour 1

Vendredi 4 décembre 2009: Brigitte arrive de travailler tôt ce vendredi pour souper à la maison et hop on part chercher l’auto chez Avis pour notre fin de semaine à Strasbourg. On est parti pour 4 heures de route en direction de la France pour voir ce fameux marché de Noël en Alsace. C’est le plus célèbre marché de Noël en France et ainsi Strasbourg est proclamée capitale de Noël.

On s’attendait à ce qu’il y ait beaucoup de monde, car on a eu un mal fou à réserver un hotel. C’est hyper booké partout, même à plusieurs kilomètres du centre-ville. Et même, on a réussi qu’à réserver pour la nuit de vendredi soir, pour samedi on devra trouver un hotel vraiment à l’extérieur de la ville. Arrivés à Strasbourg, il est tard et on ne tarde pas à trouver l’hotel et gagner le lit douillet. A l’hotel, on a droit a une super chambre avec suisinette aménagée et salle de bain de dimension olympique, mais pas de temps pour en profiter.

Samedi 5 Décembre 2009: La journée de samedi commence assez tôt afin de profiter pleinement de la journée à Strasbourg. C’est à pied que l’on se rend sur l’ile où tous les petits marchés de Noël sont montés. Ce sont de petites cabanes de bois où les artisants/vendeurs proposent leurs produits. C’est très beau et très propre en ce froid et couvert samedi matin. Surprenament il y a déjà assez de monde pas tous très réveillés!

Il y avait plusieurs types/catégories de marchands: il y a d’abord ceux qui vendent des figurines de Noël pour garnir l’arbre ou la crèche. Ca va du petit Jésus au buffle et l’âne en passant par les sapins et aussi de ours? Ensuite, ceux qui vendent des boules de Noël, de lumières, de maisons pour le village de Noël, des crèches…. Des dixaines de modèles et de couleurs pour tous les goûts sont proposés. Certains artisants confectionnent de petits objets/jouets en bois peint à la main, d’autres des bijoux. Il y a toujours les éternels vendeurs de chandelles, on passe rapido, on a déja vu ça! Il y avait une artisane qui vendait des gants et des sacs à main assortis avec des pouvoirs magiques inclus grâce aux baguettes dans le sac (oui oui!?! il n’y avait qu’elle qui y croyait!). Enfin d’autres kiosques plus tranquilles, de l’art africain, des toiles et même des fontaines murales. C’était un peu comme le salon de métiers d’art extérieur!

L’autre grande catégorie est celle des vendeurs de nourriture. De la bouffe en veux-tu, en vla! Des bretzels géants, des beignes, des baguettes de pain style pizza, du chocolat, des biscuits, de la réglisse, des gâteaux, des pains d’épice, des fruits secs, du fromage. Le tout bien accompagné de vin chaud, jus d’orange et jus de pomme chaud, délicieux, on en a bu 3! En fait, le vin chaud est la boisson typique de Noël….d’ailleurs on va en faire pour Noël avec la famille.

La ville de Strasbourg est assez vieille et il y a plusieurs petites rues piétonnes avec dalles ou pierres. Les différents marchés sont répartis à travers la ville sur les différentes places. Certains sont petits tandis que d’autres sont plus importants. Chacun y va de son thème, sa spécialité. D’ailleurs, il y a plus de 10 différents marchés. Voici un aperçu de quelques uns : La villa du partage (sculpture, métiers d’art, téléthon et grand sapin). Ensuite le Broglie, le marché de Noël historique où presque tout y est et où nous avons passé la majorité du temps (c’est notre préféré!). La place de la cathédrale avec une patinoire extérieure et un marché autour. Il y a un marché pour les enfants avec maquillage et jeux.

[Strasbourg - marché de Noël]

Vers midi une foule de gens se presse pour voir l’horloge qui sonne une fois par jour, il parait que c’est spécial. On est déjà en ligne pour monter dans sur la plateforme de la tour de la cathédrale et à l’heure qu’il est il y a peu de chance qu’il reste des billets pour l’entrée de l’horloge. On garde notre focus et on monte à 66 mètres sur la plateforme pour avoir une vue sur la ville. Malgré la pluie qui menace, le vent et le froid, la vue en valait la peine. Tout en haut, on a même eu droit à un concert de cloches qui a duré plusieurs minutes, c’était un moment presque magique surtout avec cette ambiance féérique de Noël. On saura plus tard que c’était relié à la fameuse horloge.

A la descente, on se dirige à l’intérieur de la cathédrale. Même après en avoir vu des dixaines, j’aime toujours l’ambiance des églises. Par contre, il y avait des techniciens qui intallaient le système de son pour un spectacle de Noël et il y avait une foule énorme…. l’ambiance habituellement paisible était un peu rompue avec plein de bruit, mais bon, ça fait partie de l’attrait touristique.

Tout au fond de l’église, on a la chance de voir cette fameuse horloge astronomique, un chef-d’œuvre de l’art et de la science. L’horloge inclus un cadran avec les signes astrologiques, il y a des figurines qui tournent à chaque heure et il y a bien sûr l’heure. En fait, le mécanisme est surement très complex, mais ce n’est pas très impressionnant, alors on n’a rien manqué on a fait le bon choix! (photos 69 à 75)

Sur notre route, au gré des petites chemins, on croise un beau petit resto typique avec vue sur les canaux. On y mangera le soir un Baeckeoffe, un bouilli de 3 viandes avec patates et légumes, vraiment très bon!

Après avoir marché 9 heures pour tout visiter avec une température plutôt frisquette, nous allons récupérer notre voiture de location pour aller à la recherche d’une place pour coucher dans une ville voisine. On passe devant un hotel IBIS, très connu en Europe et où on a déjà couché à quelques reprises, on prend une chance, on entre et demande s’il reste une place. La réceptionniste vient de raccrocher au téléphone, une annulation de dernière minute. On ne fait ni une ni deux, on prend la chambre, ouf c’était moins une! Ca nous permettera de finir notre visite de Strasbourg demain, yé on pourra encore profiter de cette ambiance festive!

[Strasbourg - ville]

Martigny, Saillon et Bex

Samedi et Dimanche 28 et 29 novembre 2009: C’est suite à une discussion avec une employée chez mon client que m’est venue l’idée de visiter Martigny. Elle m’a parlé d’un musée de chiens St-Bernard avec des chiens bien vivants. En plus, nous avions reçu des coupons rabais et on a sélectionné quelques activités de cette région pour remplir une escapade de week-end.

Ainsi, le samedi midi on part pour la visite du musée des chiens St-Bernard. Il y avait 4 gros chiens avec 5 petits chiots qui faisaient la sieste. Ils sont bien dodus et très très calmes. Le musée est en partie seulement dédiée aux chiens en soi, mais la majeure partie concerne les chanoines sans qui les chiens n’auraient pas eu leur place ici.

Il y a plusieurs années, les chanoines avaient un hospice sur la montagne près de Martigny et partaient, accompagnés de St-Bernard, à la rescousse des pèlerins perdus et ou en danger. Le baril attaché sous le cou des St-Bernard n’est pas un simple cliché, en fait il contenait de l’alcool pour revigorer les gens qu’ils secouraient. Maintenant, les chiens St-Bernard ne sont plus utilisés lors des recherches en montagne parce qu’ils sont trop lourds pour être transportés dans les hélicoptères. Les chiens St-Bernard pèsent entre 55 et 65 kg et les chiots se vendent 2’200$….ce n’est pas donné!

On peut les admirer dans les livres et émissions où ils ont un rôle de secouriste, comme dans Heidi et Peter Pan. Il y a plusieurs objets emblématiques du St-Bernard qui ont vu le jour depuis plusieurs années, que ce soit des peluches, casses-tête, sculptures, toiles. Le St-Bernard est aussi associé à la marque de chocolat Suchard, Tobleronne, des cigares, du vin et plusieurs autres.

Dans la section des expositions temporaires, il y avait une exposition sur l’Himalaya avec les divers masques et surtout un beau vidéo d’une fille qui a marché à travers différents pays. Elle est très courageuse, car je n’aurais pas fait ce genre de voyage.

[Martigny - Musée et Chiens St-Bernard]

Parmi les coupons rabais, il y avait une réduction pour aller dans un spa à Saillon, alors on avait prévu le coup et on avait apporté nos maillots. En fait, j’avais fait la valise en cachette et j’ai décidé que nous couchions à l’hotel près du spa pour nous éviter l’heure de route pour retourner à la maison. Plus chanceux que ça tu meures, il y avait un hotel annexé au centre de spa et nous avons pris la dernière chambre.

On a ainsi relaxé dans les différents bains de vapeur, spa et saunas durant deux bonnes heures. Que ça fait du bien de relaxer nos muscles, de se détendre et de juste prendre soin de soi. Evidemment, ça ne dure jamais assez longtemps, nous sommes restés jusqu’à la fermeture, on ne pouvait prolonger davantage.


Le lendemain, nous nous sommes promenés dans les vignobles en montagne où nous avons eu une vue magnifique sur les montagnes environnantes et la vallée. Il y avait aussi un château, du moins ces restes, que nous avons visité tout en haut de la colline. On a même fait un petit bout d’escalade pour se rendre jusqu’à la croix. Ensuite, nous sommes montés dans la tour où la vue autour était encore plus belle vue de là-haut avec les restant de feuilles d’automne. Honnêtement, ils étaient bien équipés dans le temps. Placés là, ils avaient la vue sur quiconque viendrait les attaquer.

[Saillon - vignobles et château]


Enfin, la destination finale de notre week-end est la mine de sel de Bex. Nous avions réservé pour une visite guidée des souterrains des mines de sel. La guide est assez intéressante et comique aussi. On débute la visite par un vidéo dans une des caves.

C’est 200 millions d’années avant Jésus Christ que le sel des Alpes tient son origine lorsque les océans se sont lentement évaporés. Grâce au type de roche à Bex, le sel s’y est imprégné. Le sel des Alpes est assez rare qu’il porte le nom d’or blanc!

La découverte du sel des Alpes a été fait par des chèvres qui faisaient toujours un détour pour aller boire de l’eau à une rivière particulière. Leur berger étant curieux de ce qui les attirait à cette rivière plutôt qu’une autre sur leur trajet goûta à l’eau et découvrit avec surprise qu’elle était salée, et ce à des kilomètres de la mer. C’est ainsi que les explorateurs ont commencé à creuser la montagne à la recherche de cet or blanc.

Le sel est extrait de la roche grâce à l’eau de source des glaciers. La saumure (eau saturée de sel) est alors acheminée à la saline de Bex pour en extraire le sel. En fait, ils concassent de la roche et la submerge dans l’eau qui fait ressortir le sel.


Aujourd’hui, il y a quelques 50 km de souterrains à Bex, 11 étages de canaux et la mine toujours en exploitation produit 100 tonnes de sel par jour. Nous avons pris un petit train, vraiment petit, pour nous amener presque au coeur de la mine accessible aux touristes. A chaque jour, les travailleurs font le même trajet. Ils font surtout du forage pour découvrir de nouveaux canaux où il y a plus de concentration de sel.

Plusieurs produits sont dérivés du sel. Outre le sel de table, le sel de bain, il y a des gommages pour le visage et le corps. Le sel est utilisé dans la fabrication du verre, du savon et bien sûr pour la cuisson entre autre.

La visite de plus de deux heures a été super enrichissante. Non seulement nous avons visité les installations, mais on a marché dans les canaux, on a vu les foreuses des différentes époques, on a testé la cisette et le marteau pour concasser les roches. Une visite bien complète.
[Bex - Mines de sel de Bex]

Brigitte

Belgique – Bruxelles – Jour 3

Lundi 16 novembre 2009: J’ai pris une extension de week-end pour bien profiter de notre escapade en Belgique. Il faut penser à nous quelques fois, pas juste au travail!

Ce matin, nous allons visiter la brasserie Cantillon. C’est une brasserie traditionnelle et familliale depuis 1900. Malgré le fait que nous n’aimions pas la bière, on doit bien visiter une partie du patrimoine belge, parce que les bières belges sont tout à fait particulières. On fait la visite par nous même à travers les diverses salles et installations de la brasserie avec le petit dépliant assez détaillé qu’on nous a remis.

La brasserie est actuellement la dernière représentante de l’artisanat brassicole bruxellois. Les autres brasseries ont choisi de suivre l’évolution technologique laissant derrière les procédés manuels. Ainsi, nous avons découvert l’élaboration de la bière la plus mystérieuse encore brassée: le LAMBIC.

Sans aller trop dans les détails, le lambic est fait de froment, d’orge malté et de houblon qui sont mélangés avec de l’eau chaude avant d’être décanté et filtré pour en extraire le moût. Ensuite, le moût est porté à ébullition afin de stériliser le liquide et de réduire le volume. Enfin le liquide est refroidi avant d’être mis en barril pour la fermentation où les sucres seront transformés en alcool et CO2.

Le lambic, bière naturelle, n’a pas un goût standard. Pour la fabrication de son produit fini, la GUEUZE, le maître-brasseur va mélanger des lambics de 1, 2 et 3 ans d’âge. Les jeunes bières apportent les sucres naturels nécessaires à la champagnisation (pétillant) tandis que celles de 3 ans apportent leur bouquet et leur finesse.

Il est aussi de tradition de mélanger des fruits régionaux au lambic, soit des cerises acides, des framboises ou raisins. Bien sûr le tout est ensuite mis en bouteille. Toutefois, le format est bien différent des bières de chez nous, car ce sont des bouteilles en vitre de 37.5 cl ou 75 cl (comme des bouteilles de vin). D’ailleurs, tout le processus jusqu’aux bouteilles ressemble étrangement à la production du vin.

La visite s’est terminée par une dégustation d’un verre de Gueuze et d’une bière fruitée, moi j’ai pris celle aux cerises et Marc-André celle au raisin. Et bien, malgré qu’elles soient artisanales, je ne les aime pas plus que les bières commerciales. Ca a un goût amer qui ne me revient pas. Mais bon, la visite en valait la peine, c’était bien enrichissant.

[Bruxelles - Brasserie Cantillon]

Notre journée se poursuit par une marche à travers les rues de la ville en passant par la place et l’église Ste-Catherine qui a été assaillie par le vert de gris. (photos 2 à 8) En se dirigeant vers la place de la monnaie, on passe par la rue L’Ecuyer où il y a un bar le L’Ecuyer…et bien dis donc quel drôle de hasard!!!!! Un peu plus loin, on passe sous les verrières des Galeries St-Hubert. Bien oui, nous sommes encore à Bruxelles! La rue St-Hubert de Montréal n’a absolument rien à voir avec ces galeries qui sont tout à fait majestueuses et chics avec les boutiques de luxe et les chocolatiers réputés entre autre. (photos 17 à 19)

On ne peut aller à Bruxelles sans entrer dans la Cathédrale St-Michel-et-Gudule de style gothique français de 1200. Afin de bien sentir à quel point elle est imposante sur la colline, nous prenons quelques minutes pour s’étendre sur les chaises longues en bois juste sur le terrain devant. Fabuleux! L’intérieur est plus époustouflant à chaque pas que nous faisons. Les colonnes qui bordent l’allée centrale sont très hautes et imposantes. Les statues qui ornent les différents coins et recoins de la cathédrale sont plus belles les unes que les autres. L’autel est entouré de plusieurs petites chapelles. Ca ne déborde pas d’or, mais la richesse de l’endroit se ressent tout de même. (photos 36 à 60)

Le fameux Manneken Pis est notre prochain arrêt à ne pas manquer. On en parle dans tous les livres comme un arrêt obligatoire pour toutes personnes visitant Bruxelles. Le Manneken Pis est en fait une statue d’un petit garçon qui fait pipi, cette minuscule statue qu’on aurait totalement ignorée si on ne la cherchait pas. De là à en faire toute une histoire, on doit avoir manqué une partie de l’histoire…. en fait c’est le plus vieux habitant de la ville dit-on. (photos 76 à 78)

Ensuite, avant de passer sur la grande place, on s’arrête à l’église Notre-Dame du Bon Secour qui est assez petite et plutôt ronde. Il y avait des SDF (sans abris) qui s’y abritaient dont un qui tentait de jouer du piano. On n’est pas resté bien longtemps, on ne se sentait pas à notre place.

Bruxelles est reconnue pour sa grande place où se dressent des bâtisses plus imposantes les unes que les autres autour d’une grande cour. L’été, le centre est occupé par un immense tapis de fleurs composé de centaines de milliers de begonias multicolores, mais nous sommes trop tard pour admirer ce beau chef d’oeuvre. Toutefois, les bâtisses y sont toujours présentes avec toute leur grandeur.

Il y a l’hotel de ville, la maison du roi et plusieurs maisons de corporations. Cette place mondialement reconnue pour sa richesse ornementale a été inscrite sur la liste du patrimoine de l’Unesco. Il suffit d’y être pour bien sentir la grandeur et l’importance de la place, car non seulement les bâtisses sont imposantes, mais l’atmosphère est particulière. (photos 20 à 26, 66 à 72, 84 à 92 et 105 à 109)

On y passera les dernières heures de notre escapade belge avant de regagner notre petit appartement qu’on aime bien retrouver à chaque fois. Malgré qu’on aime sortir et visiter, on apprécie aussi bien notre chez-nous européen.

[Bruxelles - ville]

[Video Bruxelles jour 3, 5:11 minutes]

Brigitte

On a ajouté des vidéos sur les autres posts de Bruges et Bruxelles après les avoir mis en ligne, alors si vous les avez manqués, les voici:

[Video Bruges jour 1, 5:54 minutes]

[Video Bruxelles jour 2, 3:04 minutes]

Belgique – Bruxelles – Jour 2

Dimanche 15 novembre 2009: Cette deuxième journée en Belgique commence par un transfer en train de Bruges à Bruxelles d’une durée d’une heure. Ca doit être une correspondance populaire parce que le train était assez bondé pour un dimanche matin.

Bruxelles est la capitale de la Belgique et est un des sièges de l’Union Européenne et de plusieurs de ses institutions. Cette ville est majoritairement francophone et on n’a pas de difficulté à se faire comprendre. La ville est beaucoup plus grande que Bruges, mais toutes les attractions touristiques sont assez centrales autour de la gare. Nous passerons les deux prochains jours à marcher entre ces bâtiments et monuments riches en histoire. Nous découvrirons aussi les rues des différents quartiers de Bruxelles; le centre, le quartier royal, le quartier des sablons et le quartier du parlement.

Notre première destination est le centre belge de la bande dessinée. Nous avons appris qu’il y a plusieurs auteurs de BD connues internationalement qui sont originaires de la Belgique. Tintin est sans doute le Belge le plus célèbre du monde (créateur Hergé). Il n’est pas seul puisque Spirou (Jijé), les Schtroumpfs (Peyo), Boule et Bill (Roba), Lucky Luke (Morris) et Gaston La Gaffe (Franquin) viennent aussi de la Belgique, entre autre.

Dans ce musée, on croise une statue de Schtroumph, de Tintin en astronaute, de Lucky Luke, la fusée de Tintin et la 2 chevaux rouge de Boule et Bill. Bien sûr, il y a des extraits des différentes bandes dessinées qui montrent l’évolution à travers les époques et surtout les styles. On a remarqué qu’il y a une panoplie de styles de BD, que ce soit dans le trait (fin, épais, continu ou plusieurs petits traits), épuré ou beaucoup de détails, en noir et blanc ou en couleur, bref ce n’est qu’une infime partie des différents styles. Certains ne mettent que quelques mots tandis que d’autres BD sont envahies de textes et bulles.

Le musée nous a fait passé à travers les diverses étapes de la conception de la BD jusqu’à l’impression. Aussi, quelques BD ont été animées pour être présentées à la télévision. C’est tout un travail qui demande temps, talent et patience, mais surtout de bonnes idées.

Nous avons été surpris de voir la quantité de BD qui ne sont pas des bonhommes, mais qui sont plus adultes. Les histoires peuvent autant être lufoque, policier, intrigue, historique, amour…les sujets ne manquent pas. D’ailleurs, Marc-André aime bien lire des BD et il a un bon conseiller à notre bibliothèque de quartier qui lui fait découvrir plein de choses.

[Bruxelles - centre belge de la BD]

En sortant de ce musée, on se dirige à l’hotel pour y déposer notre sac à dos et voyager plus léger. Ensuite, pour bien profiter de la gastronomie belge, on mange  une frite (ben oui encore!) sauce américaine (wouahhh c’est piquant!) avec hamburger et pita sur un banc dans la cour d’une église qu’on visite par la suite. L’église Notre-Dame-de-la-chapelle est l’une des bâtisse dont les racines historiques sont les plus anciennes (années 1100) (photos 10 à 24).

A la sortie de l’église, il y a une boutique et un bistro – La Brigittine…. drôle de coïncidence. Tout en marchant, on aperçoit une partie de ruine entre deux bâtisses. En fait, c’est une tour avec un petit bout de forteresse. D’ailleurs, on en a vu d’autres durant notre séjour, c’est spécial de les voir bien intégrés au décor, souvent les autres bâtisses y sont collées.

On remonte une petite rue piétonne avec plusieurs restos pour arriver sur la place du grand Sablon où se dresse l’église Notre-Dame du Sablon (ou Notre-Dame des Victoires) de style gothique. (photos 32 à 50) On s’est arrêté dans une chocolaterie où on s’est laissés tentés par les belles boîtes de chocolat belge, mmiaammm!

On poursuit notre promenade en passant par le petit parc du sablon et le conservatoire de musique avant d’arriver à la place Poelaert où se dresse une statue en mémoire de la gloire de l’infanterie. On a une vue qui surplombe la ville. Tout près, il y a une immense bâtisse qui abrite le palais de justice. On ne peut y entrer mais juste faire le tour sur la galerie nous coupe le souffle tellement c’est imposant, grand et chic. (photos 66 à 77)

La nuit commence déjà à tomber et il nous reste encore quelques endroits à voir avant la fin de la journée. On ne perd pas de temps pour se diriger vers le palais royal. On contourne le grand jardin entouré d’une haute muraille, on ne voit absolument rien jusqu’à ce qu’on arrive devant le palais et là, on voit très bien la façade. Il y a des 2 gardes armés qui font le guets tandis que 3 autres marchent avec la cadence militaire d’un bout à l’autre de la bâtisse. Ils en profitent pour faire leurs petites chorégraphies militaires; change de fusil d’épaule, signe de main… (photos 83 à 88)

On traverse le parc de Bruxelles (parc royal) qui est en face du palais. Il ressemble à un petit “central park” et fait quelques 11 hectares. A l’autre extrémité, on arrive au palais de la nation (parlement) où il semble y avoir une cérémonie. On n’attend quand même pas pour les voir sortir parce qu’on risque de ne pas les connaître de toute façon et on n’est pas des paparazzis!

La dernière visite de la journée se fait un peu à la noirceur, on visite l’église St-Jacques sur Coudenberg qui siège sur la place royale et qui date de la fin des années 1700. Contrairement à toutes les autres églises que nous avons visitées en Europe, l’intérieur de celle-ci est toute blanche qui fait un effet sobre et solonnel. (photos 94 à 98)

Notre courte nuit de vendredi nous rattrape et on décide de faire une petite sieste avant d’aller manger un délicieux petit repas dans un resto coquet.

[Bruxelles - ville]

[Video Bruxelles jour 2, 3:04 minutes]

Brigitte

Belgique – Bruges – Jour 1

Samedi 14 novembre 2009 : C’est enfin notre long week-end en Belgique, plus précisément à Bruges et Bruxelles. Pourquoi ces deux villes? Et bien ce n’est pas trop loin, pas trop cher, les arrivée et départ d’avion étaient intéressants et surtout on nous l’avait conseillé car “c’est beau”.

Nous arrivons donc à l’aéroport de Bruxelles et on prend le train pour Bruges à une heure de train. Bruges est une petite ville très sympathique et assez reconnue à travers l’Europe, donc arrêt obligatoire pour les touristes.

À la sortie de la gare, on se dirige vers notre hotel. Un super beau petit hotel situé au centre-ville… on fera tout à pied (comme d’habitude). Il ne fait pas très chaud et il vente ça n’a pas d’allure. En fait, il y a eu des vents de 40-50 km/h durant toute la fin de semaine.

On marche à travers les petits kiosques du marché sur une grande place, on sillone quelques rues de la ville et on longe la rivière sur une promenade sous les arbres du parc. Le gazon est encore tout vert et les arbres ont encore leurs feuilles orangées. Ca sent bon l’automne! Sur la rivière, on aperçoit des canards et des oies qui font un très beau paysage avec une tourelle de fort en arrière plan. C’est assez charmant.

Bruges est souvent nommée la “Venise du nord” à cause de ses canaux. En fait, la ville est traversée par plusieurs petits canaux qui permettent de s’y promener et aussi anciennement pour l’exportation des produits et services. Les bateaux sont limités en format et en quantité, chacune des compagnies ne peut en avoir 4 seulement.

On passe justement devant un quai où le bateau arrive et décharge le flot de touristes qui vient de faire un tour. Ne faisant ni une ni deux, on achète deux billets et on se paie un petit tour nous aussi qui durera 30 minutes.

Durant notre promenade en bateau, on apprend plein de choses sur les différentes bâtisses qui longent les canaux et leur importance dans la ville. On voit la ville sous un autre angle, ce qui est quelque peu différent du point de vue qu’on a en marchant dans la ville. Notre décision sur un coup de tête s’est révélée être très instructive.

[Bruges - tour de bateau sur les canaux]

On ne manque pas de manger des frites belges qui sont reconnues à travers le monde sans oublier la mayonnaise qui l’accompagne. Mmiaaaammm! Ca nous permettera de patienter jusqu’au souper!

Il y a beaucoup de monde partout, mais tout est assez calme, on ne sent aucun stress dans les foules. Le centre-ville est reconnu pour le Markt place et le Burg où il y a plein d’activité. Les gens s’y rencontrent, font leurs courses, prennent la pause, bref c’est vivant. Le Burg est entouré de l’hotel de ville et d’autres bâtisses assez imposantes qui ont conservé leur état robuste et chic à la fois. Ici, l’ambiance est à la fête.

Le soleil sort enfin en après-midi et nous réchauffe pour notre suite de la visite à travers les rues de la ville. On marche un peu au hasard dans les vieilles rues et on s’imprègne de tout ce qu’on voit, entend et sens. Les rues plus commerçantes sont bondées de monde, alors on bifurque de temps à autre dans les rues moins achalandées.

La vieille ville porte en son centre, près de l’hotel de ville, une tour qui surplombe la ville (la tour Belfort). On est presque arrivés à la fermeture, mais on a notre billet en main de justesse et on monte les 360 minuscules (pas larges) marches pour arriver tout en haut. On fera de belles photos de la ville au coucher du soleil. Comme toute la journée et à cette hauteur en plus, le vent est infernal, mais ça n’affecte pas notre moral, la vue est magnifique. On aura même droit à 2-3 concerts de cloches qui sont au centre de la tour, nous étant sur le pourtour… on n’avait pas de problème à les entendre, c’était même un peu fort!!!

[Bruges - tour de Belfort]

Étant un peu tôt pour souper et ayant mangé des frites, on décide de retourner à l’hotel pour une petite sieste de 30 minutes…. on s’est quand même levés à 5:00h du matin! On se réveille et prend la direction vieille ville pour le souper. On décide de manger authentique, on lit donc bien les menus pour ne pas manger dans un attrape touriste. On passe devant un resto vraiment chic avec des coupes de vin halluciantes. C’est ici que l’on mange, heureusement il y a tout ce que l’on aime. Je prend un waterzoï (plat de poulet en sauce cuisiné à la brugeoise) et Brigitte mange des moules, frites tout cela accompagné de bon vin. Délicieux et copieux. On dormira comme des marmottes…

[Bruges - ville]

[Video Bruges jour 1, 5:54 minutes]

MAM et Brigitte

Kenya – Animaux

Voici un résumé de nos apprentissages et observations des différents animaux lors de notre safari. Outre les animaux populaires, nous avons vu diverses sortes / races d’animaux moins communs pour un total d’environ 36 sortes d’animaux et 11 d’oiseaux. Ainsi, pour notre propre mémoire et pour partager avec vous, on a préparé une fiche qui sommarise les différences et habitudes de vie des animaux qui ont fait de notre safari une réussite. Toutefois, ce résumé n’est pas complet puisque ce n’est pas un documentaire même si on s’est aidé d’internet et de livres pour compléter et ne pas dire de bêtises.

Les photos sont grosses, mais ça fait une belle mise en page “punché” et ça permet d’avoir la description dessous l’image, c’est plus pertinent que d’avoir les photos une à la suite de l’autre dans un “slide-show”.

Le post vient tard, il n’est pas aussi complet que nous l’avions souhaité au départ, mais là il faut passer à autre chose et les animaux les plus importants, qui nous ont le plus marqués sont ici.

ELEPHANT: Il y a 2 types d’éléphants en Afrique : éléphants de savane d’Afrique et éléphants des forêts d’Afrique. L’éléphant de savane est très grand (mesure 4m) et a de grandes oreilles. Leur crâne est à peu près plat et tous les individus portent des défenses qui sont plus longues et habituellement incurvées en avant. Les éléphants des forêts sont en général plus petits, ont les oreilles plus petites et plus circulaires que les éléphants de savane. Aussi, leurs défenses sont plus minces, plus droites et plus courtes. Leur peau est plutôt lisse comparativement à l’éléphant de savane qui a une peau très plissée. Après analyse méticuleuse de nos photos, on conclu que nous n’avons vu que ceux de la savane.

Les éléphants vivent dans une société matriarcale et les troupeaux sont composés de 10 à 20 têtes en moyennes et pouvant aller jusqu’à 50. Il est possible que quelques troupeaux se regroupent ensemble et sont souvent issuent d’une même famille. Ainsi, la soeur ainée prend en charge le groupe, c’est la matriarche. On a vu un troupeau de 28 éléphants qui devait être composé de 3 familles et bien sûr il y avait un très gros éléphant au milieu, sans doute la matriarche (voir post du vendredi matin 4 sept). Les mâles sont plus solitaires et peuvent se regrouper entre mâles. Il est rare de voir des mâles avec les troupeaux d’éléphantes et d’éléphanteaux. Dès que le jeune mâle est mature, il est rejeté du troupeau par la matriarche. Les éléphants sont herbivores et se nourrissent d’herbes, de plantes, de feuilles, de racines, d’écorces et même du bois.

On a remarqué que les dépôts des éléphants ressemblent à des guimauves géantes qui est en fait des herbes hyper compacté et sec. Selon wikipédia, ça prend 2-3 jours de digestion et 40 à 60% de la nourriture n’est pas digérée.

Dans le parc du Tsavo Est, on les nomme éléphant rouge puisqu’ils se couvrent de la terre rouge pour se protéger du soleil et des moustiques. Les éléphants s’aspergent à l’aide de leur trompe ou se roulent tout simplement dans la terre.

GIRAFE (Twiga en Swaéli): Il y a deux sortes de girafes, les girafes Masaï ou du Kenya ont des taches plus foncées et avec des formes irrégulières tandis que les girafes réticulées sont un peu plus pâles et leurs taches sont plus carrées. Aussi on peut voir que les lignes entre les taches de la girafe réticulée sont plus minces et étroites. Selon nos photos, il semble que nous n’ayions vu que des girafes Masaï.

Les girafes ont 2 cornes qui se terminent avec des pompons poillus. Certaines en ont une troisième, mais on n’a pas trouvé pourquoi. En fait, nos sources donnent des raisons différentes, soit que ce sont les vieilles girafes ou tout simplement certains mâles. Leurs cornes sont aussi dures que l’ivoire.

On a noté que les girafes, bien qu’elles vivent en troupeaux, sont assez dispersées. Elles ne sont pas collées les unes contre les autres comme peuvent l’être les éléphants ou lions. Chaque membre du troupeau est à vue, même jusqu’à 1 km à la ronde. Les girafes sont en troupeaux de 2 à 40 têtes mixtes, et un troupeau est composé soit d’un grand mâle ou quelques fois jusqu’à 8 grands mâles, avec des femelles, des ados et des jeunes de différents âges.

Les girafes sont herbivores, elles broutent les feuilles et les tiges d’une large variété d’arbres de grande taille. Leur long cou leur permet de brouter jusqu’à 6 mètres au-dessus du sol. Elles aiment bien les acacias et ne sont pas gênées par les épines. Elles récoltent les feuilles avec leur longue lèvre supérieure et leur langue protactile.

Lorsqu’elles boivent de l’eau, elles doivent écarter fortement leurs pattes de devant (puisqu’elles sont très grandes) et elles sont alors très vulnérables aux attaques des prédateurs. Une girafe peut galoper à vive allure, atteignant 50 km/h d’une façon bien curieuse. Pour se défendre des lions (principal prédateur), elles bottent avec leurs pattes avant, comme des coups de karaté.

LION (Simba en Swaéli): Il est surnommé le “roi des animaux” en référence à sa crinière qui ressemble à une couronne. D’ailleurs, seuls les mâles ont une crinière, mais tous les mâles n’en ont pas nécessairement une (dans le parc national du Tsavo, les mâles sont dépourvus de crinières). Leur pelage entre jaune or et brun ocre est court et uniforme sauf pour les lionceaux qui sont marqués de taches. Leur pelage est plus laineux que les adultes et les taches disparaissent avec l’âge.

Les lions vivent en groupes familiaux, mais il n’est pas rare de voir un mâle seul. Le lion est polygame. Les lionnes se regroupent avec leurs soeurs pour élever leurs lionceaux. Elles ont entre 2 à 4 petits par portée et restent avec leur mère jusqu’à 18 mois. Les lionceaux sont très enjoués et ne sont pas complètement adultes avant l’âge de 3 ans. Puisqu’elles vivent en famille, les lionnes peuvent nourrir les lionceaux des autres femelles, sans discrimination. L’éducation des lionceaux incombe ainsi à toutes les femelles du groupe.

Les jeunes mâles restent 2 à 3 ans dans le groupe avant d’être chassé par le lion dominant. Les femelles,elles, restent toute leur vie dans le groupe.

Le lion est carnivore et se nourrit principalement d’antilopes, d’impalas, de zèbres, de gnous ainsi de jeunes éléphants et hippopotames. Les lions chassent en groupe pour menacer un groupe et diriger la proie vers une embuscade où souvent une femelle attend et attaque la proie, car ce sont le plus souvent les lionnes qui tuent. Toutefois, ils peuvent chasser seuls surtout des animaux faibles, blessés, vieux ou petits. Les femelles partagent leur proie tandis que les mâles ont plus tendance à manger chacun leur tour en suivant bien la hiérarchie.

On a vu deux lionnes se lécher mutuellement. En général, les lions de pratiquent pas de toilettes mutuelles complètes (comme le font les chats), mais ça peut arriver d’effectuer un soin de fourrure lorsqu’il y a du sang des proies. Le lèchement de la tête, des épaules et du cou de l’autre est aussi un signe d’affection.

HIPPOPOTAME: L’hippopotame a une robe gris brunâtre foncé qui tire sur le rosâtre sur la tête. Il peut peser jusqu’à 3 tonnes! Les hippopotames sont amphibies et sont bien adaptés à la vie dans l’eau. C’est leur refuge naturel où ils se “cachent” lorsqu’ils se font déranger. Ils nagent très bien et plongent dans l’eau en moyenne pendant 2 minutes, mais ils peuvent rester sous l’eau jusqu’à 6 minutes. Pour savoir où ils sont, nous n’avons qu’à être attentifs aux bulles qui remontent à la surface.

Ils passent la journée entière à dormir et à se reposer dans l’eau ou sur la rive. Ils vivent en groupe, souvent les femelles sont au centre avec les petits tandis que les mâles les entourent pour les protéger. La nuit, les hippopotames regagnent la terre ferme et vont se nourrir d’herbe.

RHINOCEROS: Il y a des rhinocéros noirs et des blancs. Les blancs sont plus grands, leur tête est plus longue, leur museau plus large et carré. Pour bien les distinguer, les rhinocéros blancs ont une bosse sur la nuque. Ils ont deux cornes sur la tête dont une plus petite en haut et la plus grande est au bout du nez.

Les rhinocéros sont des animaux très placides et de caractère égal. C’est pour cette raison que nous avons pu nous approcher aussi près sans crainte, ils chargent très rarement, ce qui fait contradiction à la croyance populaire.

ZEBRE: Sont-ils noirs rayés blanc ou blancs rayés noir? Selon les livres que j’ai lus, ils sont de couleur générale blanche avec des raies noires.

Il y a deux types de zèbres qu’on distingue principalement par leurs rayures. Les zèbres de Grévy ont des rayures fines tandis que les zèbres de Burchell sont plus larges (c’est d’ailleurs le zèbre qu’on connait plus.) Les petits, zébreaux, ont une couleur plus brune et ils ont sur le dos des raies brunâtre foncé. Leurs rayures n’étant pas utile pour le camouflage, elles ont surtout un effet stroboscopique lorsque le troupeau court ce qui rend flou le contour de l’animal aux yeux du prédateur.

Les zèbres mangent du gazon et ils souffrent particulièrement des périodes de sécheresse. Ils se regroupent en familles de 5 à 20 têtes et se joignent souvent aux Gnous lors des périodes sèches.

PHACOCHERE: Il n’y a qu’une espèce de phacochère qui est reconnue universellement. Un phacochère est en fait un porc sauvage qui a une longue crinière sur le haut du dos et deux défenses dirigées vers le haut. Les défenses peuvent atteidre 60 cm chez les vieux individus. Elles lui servent à déterrer des racines ou des bulbes, mais aussi à se défendre contre ses prédateurs (lions, léopards, hyènes, hommes).

Les phacochères ont un pelage rare et hérissé avec une crinière de longs poils raides sur le cou et les épaules. Ils ont une queue mince et longue, toute droite lorsqu’ils courent (ce qui les caractérise).

Ils se nourrissent principalement de graminés courtes et de plantes. Les phacochères mangent souvent avec les pattes avant repliées, installés sur ses genoux.

HYENE: Les hyènes sont principalement nocturnes même si on peut les voir le jour. Ils vivent seuls ou en couple et en petit groupe lors de la chasse. Ils mangent principalement des petits mammifères ou les petits des grandes espèces, mais leur régime se compose surtout de charognes, particulièrement des restes d’animaux tués par les lions. Les vautours et les chacals sont leurs concurrents pour les charognes….BEURK!

Même si la hyène ressemble à un gros chien, elle ne fait pas partie de la même famille. L’arrière-train est plus bas que le devant du corps ce qui rend son allure bizarre. Leur pelage peut être rayé ou tacheté et est de couleur tirant sur le marron. Bref, ils sont assez laid.

GAZELLE: Les gazelles ressemblent à des chevreuils et il y a plusieurs espèces qui ont de petites différences au niveau de la taille et de la couleur du pelage.

Elles vivent en troupeaux de 5 à 60 têtes avec un seul mâle adulte, mais il n’y a pas vraiment de hiérarchie à l’intérieure. Le groupe est dirigé par une femelle âgée.il n’y a qu’un seul mâle par troupeau. Les autres mâles vivent souvent ensemble et ne rejoignent que les femelles au moment de la reproduction.

Principalement, les gazelles sont herbivores, mangeant de l’herbe, des feuilles et ds pousses. Elles ne sont les proies de peu d’animaux puisqu’elles sont très vives et peuvent courir très vite. Les gazelles s’amusent aussi à bondir pour montrer qu’elles sont en pleine forme et décourager les prédateurs.

Gazelle de Waller ou gazelle-girafe: Elles se distinguent par leur long cou, des membres allongés et très fins et de larges oreilles. Son dos est légèrement plus foncé que le reste de son corps et son ventre est tout blanc.

Gazelle de Thomson: Les gazelles de Thomson sont les plus communes de l’Afrique. La plus élégante des gazelle se distingue par sa finesse et ses couleurs vives. Elle a une large bande noire le long des flancs avec le ventre blanc et son dos brun-roux. Sa queue, complètement noire, fait contraste avec son arrière-train blanc bordé par une étroite raie noire. Les mâles ont des cornes droites et annelées et celles de la femelles sont plus fines et droites.


Gazelle de Grant: Très semblable à l’impala, ses cornes sont moins courbées et son derrière est plus blanc. Sa queue est noire avec une touffe à l’extrémité tandis que celle de l’impala est blanche sans touffe.

ANTILOPE:C’est une grande famille qui regroupe plusieurs espèces assez différentes les unes des autres. Une principale caractéristique est qu’ils se regroupent en troupeau protégé par un mâle dominant.

Impala: Ressamblant aux gazelles et antilopes, il est de couleur fauve roux vif, plus pâle sur les flancs, une ligne étroite noire sur les fesses/cuisses et fesses blanches.

Les impalas sont toujours en groupe et chaque mâle dispose d’un harem de 15 à 20 femelles. Il n’y a qu’un mâle dominant par troupeau, plusieurs femelles, leur progéniture et d’autres mâles impubères. Sinon les autres mâles se retrouvent ensemble, sans aucune femelle.

Antilope sing-sing ou Cobe à croissant ou waterbuck: C’est une antilope plus foncée que les autres espèces. Son poil est un peu plus long et il est de taille plus petite. Son autre caractéristique est le cercle blanc sur son derrière autour de sa queue. Eux aussi vivent en troupeau de femelles et de jeunes gardé par un mâle qui les protège.

Eland: L’éland est la plus grande des antilope d’Afrique. Leur pelage est gris pour les mâles et beige pour les femelles. Les deux ont des stries sur les flancs et des taches noires sur les pattes. Ils ont des cornes très droites et torsadées qui vont vers l’arrière.

Gnou:Il fait partie de la famille des antilopes. Nous avons vu des gnous bleu (à queue noire), ça ressemble un peu à des buffles mais c’est plus petit. Les gnous sont gris noir, ont une barbe à poils raides, une petite crinière et des cornes à pointes dirigées vers l’intérieur.

Ils vivent en troupeau et ils sont plutôt sédentaires sauf si la nourriture devient insuffisante. Alors ils effectuent des migrations très importantes. C’est souvent vers septembre-octobre qu’ils traversent des kilomètres et durant cette migration, des zèbres, gazelles et élands les accompagnent pour former des rassemblements de plus de 2 millions de têtes. Les gnous en migration se rassemblent pour traverser les rivières. C’est une étape difficile et plusieurs gnous périssent durant cette traversée.

Topi: Le topi est aussi une espèce d’antilope. La façon rapide pour le distinguer des autres antilopes est que le topi a des taches grises-noires sur les cuisses et sur les pattes avant. Le reste du corps est brun pourpre comme les autres antilopes et il y a des cornes sur leur crâne.

A chaque fois que nous avons vu des topis, ils étaient seuls. Toutefois, ils ne sont pas solitaires et vivent habituellement en troupeau.

BUFFLE: Nous avons vu des buffles du Cap qui sont plus grand, noirs et ont des cornes lourdes, assez proches l’une de l’autre à la base sur le crâne qui sont incurvées d’abord vers le bas et les extrémités dirigées vers le haut. En fait, le buffle est le seul mammifère africain qui ressemble à un boeuf domestique.

Ils vivent autant en forêt dense que dans des clairières. Toutefois, ils ont tendance à se regrouper avec d’autres troupeaux lorsqu’ils sont à découvert dans la savane puisqu’ils sont moins protégés. Ils ne nourissent avant tout d’herbe, mais aussi de feuilles et de jeunes pousses.

BABOUIN: On n’est pas certain des espèces de babouins que nous avons vu alors c’est difficile d’en parler précisément. Ils ont un pelage assez uniforme, un dos légèrement incliné, avec un crâne et un museau qui sont presque dans un même axe. Sa queue monte d’abord vers le haut avant de “casser” et de redescendre à angle vers le bas.

Celui-ci semble être différent, mais peut être le mâle de l’autre babouin sur la photo précédente. Comme nous ne les avons pas vu en safari, nous n’avons pu profiter des explications du guide. Nous les avons principalement vu sur les camps, alors on conclu qu’ils ne sont pas gênés par notre présence puisqu’ils sont assez près et ne se sauvent pas lorsque nous bougeons.

SINGE: Les petits singes que nous avons vu sont des singes vervet. Ils ont le visage, les mains et les pieds noirs et n’ont pas de poil à ces endroits. Mais ce qu’il y a de particulier, c’est que les mâles ont un scrotum bleu, ce qui nous a permis de bien l’identifier.

Ces petits singes sont très actifs et confirment l’expression “grimper comme des singes”. Ils sont très agiles, grimpaient partout et s’amusaient tout près de nous. Nous en avons vu partout sur les camps et à l’hotel sur le bord de la plage. J’ai même cotoyer une jeune singe qui a mangé dans ma main à l’hotel. Leurs doigts ressemblent aux notres, sont très fins et agiles.

Les petits sont accrochés sous le ventre de la mère et s’ils osent s’en détacher, la mère surveille tout ce qui bouge autour et est très proactive pour remettre le bébé à l’abris sous son ventre.

AUTRUCHE: L’autruche est un oiseau qui ne vole pas. Pour compenser, elles ont des longues pattes musclées qui lui permettent de courir 30km/h et même atteindre 70km/h! Ses pattes sont aussi très utiles pour les coups de pattes meurtrier, les autruches n’ont donc pas de prédateur.

Les mâles ont un plumage noir avec l’extrémité des ailes blanches tandis que les femelles ont un plumage brun terne. On a remarqué que les autruches vivent en petits groupes de 5-6 et souvent bien équilibré en nombre de mâles et femelles.

Etrangement, aucune des autruches que nous avons vu n’avait la tête dans le sable. En fait, elles ont souvent la tête à ras le sol pour nettoyer leur nid et retourner ses oeufs car elle pond dans un trou, ou bien elle rapproche sa tête du sol pour mieux percevoir les bruits et vibrations des prédateurs, mais elle ne met pas sa tête dans le sable. Et bien, l’expression “faire l’autruche” est basée sur de fausses croyances.

DikDik

Nyala

Varan