Monthly Archives: February 2009

Escapade à Paris

14-15 février – Paris, juste ce mot fait rêver!!!!! On ne peut être en Europe sans passer par la ville lumières. Et bien, c’est ce que nous avons fait la semaine dernière et ce, en très bonne compagnie.

Après près de 9 mois, Brigitte revoit ses parents, car ils sont à Genève cette semaine. Le but principal de leur voyage est surtout pour visiter leur fille, mais aussi pour visiter un petit bout de l’Europe. On leur a suggéré de s’arrêter à Zurich puisque comme une escale est nécessaire (pas de vol direct Montréal-Genève), aussi bien en profiter pour visiter. Ils ont passé 3 jours là-bas car c’est très beau et il y a plusieurs choses à voir. On leur a fait un itinéraire du TOP de Zurich. Ensuite, ils ont pris le train direction Genève pour passer 2 jours avec nous. Marc-André leur a fait faire le tour de la ville (pendant que moi je travaillais). C’est plutôt vite fait le tour de Genève, mais que de belles choses à voir. Ils ont visité la Basilique St-Pierre, la vieille ville, le parc des Bastions, l’ONU, un musée de céramique et poterie et vu le lac autant de jour que de nuit.

Ainsi, samedi matin très tôt, c’est donc tous ensemble que l’on prend le TGV pour Paris et on passe deux jours là-bas. Le TGV est très confortable, mais la sensation de vitesse est beaucoup moins impressionante que prévu. En fait, je crois que le TGV ne peut pas aller aussi vite que sont maximum prévu partout car les voies ne sont pas toutes “TGV ready”.

On a préparé un petit tour guidé “home made” de Paris, les must à voir, un peu de tout, sans aller trop loin. On a fait nos déplacements en RER et métro pour gagner du temps et conserver nos énergies, mais on s’est aussi et surtout déplacés à pied. Pour marcher, on a marché, hein maman….mais aussi monté des escaliers à n’en plus finir.

Notre visite débute donc par le Louvres. Non non, on n’a pas visité le Louvre, car c’est un pojet d’une semaine! Nous avons passé sur le terrain, apprécié la vue de la bâtisse immense, pris quelques (plusieurs!!!) photos, acheté un petit quelque chose à manger et profité du soleil. On est chanceux, il fait très beau, une belle journée ensoleillée.

On traverse le jardin des Tuileries direction Place de la Concorde avec l’obélisque. Ensuite, on fait un petit détour vers les Invalides avec le dôme cuivré et finalement, direction la tour Eiffel. On arrive devant la tour Eiffel en passant par le Champ de Mars. La vue est intéressante de notre endroit (plus intéressante vue du parc que vue de la ville). C’est une fin de semaine assez occupée à Paris, c’est la St-Valentin et qui dit St-Valentin et Paris dans la même phrase, dit demandes en mariage à la tour Eiffel. C’est la foule et on est noyé dans une mer de monde. On ne montera pas dans la tour, car c’est trop long pour ce que ça donne, et faut croire que Marc-André n’avait pas de bague de mariage dans sa poche de manteau!!!

Après être passés sous la tour Eiffel, traversé la foule et vu la tour de l’autre côté, on se dirige vers l’Arc de Triomphe, tout au bout de l’avenue des Champs Elisées, Place Charles de Gaulle. Pour se rendre au guichet pour monter dans l’Arc, il faut traverser le mega rond point de sept voies de large, un cauchemar pour les automobilistes. On a même, papa et moi, fait croire à maman qu’elle devait courir vite vite et éviter les voitures pour se rendre de l’autre côté….vous auriez dû voir son visage qui disait “pour vrai, mais ça fait pas de sens”. Finalement, on a préféré passer sous la route dans un passage sous-terrain.

Marc-André aime beaucoup la vue que l’on a tout en haut de l’Arc de Triomphe. Et à vrai dire, nous aussi on a bien aimé. C’est vraiment spécial de voir toutes les rues qui convergent vers l’Arc, le point central de la ville. Soit disant, la vue était d’autant plus appréciée après avoir monté les quelques 242 marches. C’est frisquet et c’est la fin de la journée, déjà. Marc-André a attendu le coucher du soleil pour faire de meilleures photos.

On commence à avoir faim, mais rendu en bas, on voit entre 2 buildings que la Tour Eiffel scintille…..on ne veut rien manquer, on y retourne pour prendre des photos de la Tour illuminée. On a même eu droit à la Tour scintillante (tout les 10 premières minutes de chaques heures). Bonne idée c’est magnifique.

Prochaine mission, oui une mission, trouver un resto en cette soirée des amoureux. De justesse, on a pris la dernière table disponible. On a donc mangé ensemble dans un petit resto sympa très typique. On y mange et boit bien. On devait être dans le partie guay, car les couples assis autour de nous et les autres qui se sont cognés le nez à la porte (car resto complet si non réservé) étaient des gars.

Deuxième et dernière journée à Paris. Notre premier arrêt est la Cathédrale Notre-Dame de Paris. En arrivant tôt, il n’y a presque personne, youppi l’attente sera moins longue pour aller visiter les tours. Après une vingtaine de minutes d’attente, on monte les 400 marches en colimaçon pour arriver tout en haut. WOW, la vue est magnifique et ça vaut vraiment la peine d’y être en ce début de journée qui est aussi ensoleillée que la veille. Marc-André a eu la possibilité de faire un panoramique de la ville. On est à quelques mètres des gargouilles qui ont bien impressionnée ma mère (les gargouilles sont des sculptures de laides créatures toutes différentes pour éloigner les mauvais esprits et servent aussi à évacuer l’eau des toits). Les passages sont vraiment minuscules, faut pas être trop large. On a eu la possibilité de voir la plus grosse cloche qui pèse 13 tonnes. On la nomme le bourdon et elle ne sonne seulement qu’aux grandes fêtes catholiques. On a terminé notre visite par l’intérieur de la Cathédrale où avait lieu une messe. Tous les bancs étaient occupés, on a été surpris qu’il y ait tant de monde qui assiste à la messe (non pas des touristes comme nous qui faisaient le tour, d’ailleurs on était tout aussi nombreux).

Après Notre-Dame, on se dirige vers la Sainte-Chapelle. Il y a peu de gens qui font la file, mais c’est très long. On doit passer dans un détecteur comme dans les aéroports et les gardiens sont très sensibles et regardent tout 2 fois plutôt qu’une. Je réussis tout de même à passer avec mon petit canif rose dans mes poches de manteau…ouf. Finalement, la Sainte-Chapelle, c’est pas très grandiose. En fait, c’est une petite pièce au deuxième entouré de vitraux qui présentent différents passages de la Bible.

Avec notre billet d’entrée, nous avions aussi l’accès à la Conciergerie. C’est un ancien palais puissant du Moyen-Age qui a été transformé en prison et où Marie-Antoinette a été enfermée. On a donc visité des cellules types (pour les pauvres et les plus riches) et lu sur les différents prisonniers et exécutés.

On poursuit notre visite en prenant le métro jusqu’à l’opéra. Marc-André avait déjà eu la possibilité de le visiter, c’est très impressionnant comme salle de spectacle tant par son architecture que par sa décoration. L’escalier et les colonnes du hall sont composées de plus de 11 sortes de marbre et il y a de l’or à profusion. La salle d’opéra en soit est riche, les sièges et les murs sont de velour rouge vin qui fait très chic. On n’a jamais rien vu d’aussi beau.

Il nous reste encore un peu de temps avant de prendre notre train pour retourner sur Genève. On décide de terminer notre journée par une autre escalade, direction Montmartre. Le métro nous dépose tout en bas et on monte les nombreuses marches jusqu’en haut où trône la magnifique Basilique du Sacré-Coeur. C’est, après la Tour Eiffel, le point le plus élevé de Paris. Désolée maman, il y a encore des marches…..faut dire qu’après les marches de la tour de Notre-Dame du matin, on avait dit qu’il n’y en aurait plus……mais ce ne fut qu’un mensonge non intentionnel. La montée a été difficile, mais on a réussi et ça a valu la peine puisque le panorama est très beau. En ce dimanche, nous avons eu droit à une deuxième messe qui nous accompagnait durant notre visite. Dommage, on est arrivé trop tard, l’accès au dôme était fermé.

Après nos au revoir à papa et maman, après les avoir bien serré contre moi, on part pour attraper notre TGV de 19h00. Etant timés comme des horloges suisses (que je suis drôle), ce n’est même pas avec 5 minutes d’avance que l’on monte dans le TGV avec un petit sandwhich, prêts à partir pour une ride de 3h.

On a vraiment passé un belle fin de semaine à Paris avec mes parents. Merci à vous deux pour le temps de qualité qu’on a passé ensemble, ce fut très agréable en votre compagnie. Au plaisir de voir d’autres villes d’Europe ensemble. On retournera à Paris pour voir les catacombes qu’on n’a pas eu le temps de visiter et surtout pour entrer et découvrir le Louvre.

[Photo de Paris]

Ski Zermatt

8 février : On a décidé dans la semaine que ce serait super d’aller faire du ski avant les vacances des Francais et des Suisse (mi-février). On a donc décidé d’aller à Zermatt.

Zermatt est une station de ski située dans la Suisse allémanique (allemande) au sud-est de la Suisse, collée sur l’Italie. La station fait partie du “Best of the Alps”, soit une des 12 stations de ski de grande classe. Située à une altitude de 1’620 mètres et avec un point culminant à 3’883 mètres, 313 km de piste de ski sur 4 versants dont un qui se situe en Italie. Zermatt est une ville bâtie autour du ski avec ses 5’600 habitants, mais comptant un total de 13’000 lits….dans la ville il y a que des hotels, des chalets, des boutiques et des restos. Un village tout coquet, bien aménagé et très agréable.

Une ville qui est pensée pour le bien-être, exclusivement piétonne. Aucune voiture n’est permise dans la ville, les seuls moyens de transport sont les autobus/navette-taxi qui fonctionnent à l’électricité, les calèches ou nos pieds. Tout est à proximité, donc le trajet n’est pas long.

Pour aller à Zermatt, on se lève à 6:30 am et on prend le train direction Zermatt durant tout près de 4 heures. On ne sait pas trop si les paysages étaient beau….on a dormi tout le long! Enfin rendus dans la ville, on prend le shuttle pour l’hotel qui est à moins de 5 minutes de la gare. On est dans un super petit hotel, chaleureux et situé directement devant le shuttle pour le ski.

Tout comme Paris a sa tour Eiffel, Zermatt est connue pour son sommet culminant à 4’478 mètres : le Cervin ou le Matterhorn (en allemand) est le sommet le plus photographié de Suisse et l’emblème de plusieurs produits. Mais il n’est pas le seul, 37 autres sommets de plus de 4’000 mètres entourent Zermatt. C’est le paradis de l’escalade, du ski, du hicking et du vtt. Ici, on peut skier toute l’année.

Arrivés sur l’heure du diner, je file patate, fatiguée….mieux vaut ne pas aller skier, alors je part à la découverte du petit village et fait une petite sieste. Pendant ce temps, Marc-André part à la découverte des pentes de skis en bravant la neige qui tombe, qui tombe. La première journée de ski, c’est surtout du repérage et des ride de gondolles. Le site est tellement grand qu’on a tout à découvrir. Oui ici c’est la Suisse, tout y est parfaitement indiqué (heureusement pour moi), mais je n’ai jamais vu autant de gondolles, de chaises et de télécabines. Le domaine de ski est immense et aucune remontée ne part du bas jusqu’en haut. Donc, c’est avec 4 ou 5 petits bouts de remontée que l’on se rend tout en haut, mais il n’y a pas d’attente.

On se répète sans doute, mais le ski ici n’a rien à voir avec nos pentes. Du moins, pour la quantité de neige sur les pistes, les pistes plus ou moins dammées, les températures qui sont plus chaudes (c’est d’autant plus agréable de faire du ski, il n’y a rien de moins plate que de geler des doigts et des pieds), mais surtout pour la longueur/durée des descentes!

Dimanche, Brigitte vient avec moi skier et je l’emmène dans le plus beau secteur que j’ai skié la veille. Un mélange de pente facile, bien dammée entourée de poudreuse et de descente vraiment plus raide, un beau mixte quoi! C’est la première fois depuis le ski que j’ai fait à Vancouver que je redécouvre le vrai plaisir de faire du ski. Nos sorties à Crans Montana et Anzere, c’était plus comme un combat entre la piste et le skieur. Ici c’est la vrai définition de la glisse. Tu te laisses porter sur la neige et tu vas aussi où tu veux ou presque.

De la poudreuse au pire jusqu’à la taille, mais plus souvent jusqu’aux genoux. Les gens passent partout pour aller chercher de la poudreuse vierge. Il y a peut-être 2’000 personnes sur les pistes (je n’en sais rien), mais tu es chanceux de voir 15 personnes en même temps sur la même piste.

Brigitte a essayé de descendre un bout de piste dans la poudreuse….vous auriez dû la voir (et j’aurais aimé me voir moi-même:-))) avec les bras tout écartés, les jambes aussi à descendre tranquillement, un peu plus vite des fois et même à échapper un petit cri…..ouf je ne suis pas tombée, mais c’était les 2 minutes de ski les plus difficiles et longues de ma très courte carrière de skieuse.

Samedi on a terminé la journée par un souper dans un petit resto famillial vraiment très bon. J’ai mangé un trio de filets (porc, boeuf, veau) avec de rosti et Brigitte une brochette mixte avec salade aussi très goûteuse. Le tout bien arrosé avec une bonne bouteille de Merlo.

Notre journée de ski du dimanche s’est terminée à 5h00 pile (soit une heure plus tard que l’horaire initial de Brigitte)…pas besoin de préciser que la course a commencé, retourne à l’hotel, on se change vite vite, on range le linge et les ski, retour à la gare pour prendre le train de 5h39. À peine eu le temps d’attraper des grignotines pour souper. Ensuite, train train chou chou (ben oui, ici les trains font chou chou pour de vrai) jusqu’à Genève… OUF, il est 10h00 et on est épuisés de bonne fatigue! Juste le temps de défaire les valises, de se rafraîchir et de faire un petit téléphone skype avec la famille à Brigitte qui vient nous visiter cette semaine et hop dodo.

Avec toutes les activites possible à Zermatt, il aurait fallu y rester une semaine. On se promet de faire de l’escalade, du hicking et du parapente (je vais peut-être sauter mon tour pour ça…trop chicken!).

Le lever du corps le lendemain matin est plus difficile. Je m’étais entrainer 1 an et demi avant mon voyage de ski à Vancouver, j’étais vraiment top shape. Maintenant 10 ans de plus et plus de 12 heures devant l’ordi par jour, ce matin le lever était plus difficile, mais pas impossible. Brigitte a mal aux mollets (mais il y a un fuck avec ses bottes, il manque de rembourrage!) et moi c’est aux bras, oui je me suis mis dans la merde et j’ai été obligé de poler beaucoup, ce qui m’a fait redécouvrir des muscles. Je me suis souvenu qu’à Vancouver avec Martin, on s’était vraiment mis en danger, c’est avec cette expérience en tête que j’ai choisi la meilleure solution lors de ma sortie hors-piste du samedi et je suis retourné sur mes pas. Une escalade de 30 minutes dans la poudreuse jusqu’à la taille. Arrivé à la piste (que j’avais quitté, pourquoi je me le demande maintenant) j’étais entre mort, épuisé et bien content d’être de retour à la civilisation.

Une chance qu’il fait ses conneries quand je ne suis pas là…au moins je ne m’inquiète pas en le voyant dans le pétrin et je ne peux surtout pas dire “je te l’avais dit de ne pas y aller”. C’est comme un petit garçon, il faut le laisser faire ses expériences…..sauf que mon petit garçon a 34 ans! Tant mieux, tant qu’il ne revient qu’avec des bras et des jambes raquées par l’effort et non pas avec des membres en moins ou en mille morceaux:-)

[Photo de Zermatt]

Bizzareries de la Suisse, plus précisément Genève

Ca nous arrive souvent d’être surpris par des affaires assez différentes qu’au Québec. On en a fait une petite liste.

Les guichets automatiques, appelés ici Bancomat, donnent des 100 CHF et aussi des 200 CHF. Quand le guichet est “vide”, il donne seulement des 1000 CHF. (100 CHF = 109 $ can). On paye ici régulièrement avec des 200 au dépanneur ou à l’épicerie et personne ne les passe au détecteur de faux… il n’y en a peut-être pas de faux!

Dans les bus, les gens aident à monter les poussettes dans les escaliers, aussi à les descendre, te bloquent la porte pour entrer ou sortir si tu as les mains pleines. Et quand une personne agée (cheveux blanc) entre dans le bus, il y a très souvent quelqu’un qui lui cède sa place. Dans d’autres cas, une personne avec un enfant demande la place qu’elle veut à n’importe qui et cette personne lui laisse sa place.

Les gens ici boivent de la bière dans des bouteilles de verre dans le bus et c’est légal.

Tu mets un pied dans la rue ici et camions, autobus, autos s’arrêtent pour te laisser passer. Ca arrive même des fois que je suis juste sur le trotoir, voulant traverser, mais je suis plutôt en train de me demander si je vais passer ou non, les autos s’arrêtent quand même, c’est gênant de ne pas traverser, allez go!

Ici pour sauver de l’eau, les toilettes sont sèches, quand tu flush l’eau coule alors, mais il n’y a pas vraiment d’eau sinon. Il y a aussi deux choix de chasse d’eau, la petite et la grosse. Pour le #1 ou le #2.

Les mobilettes ici dépassent partout, entre les autos, sur les trottoirs, sur les pistes cyclables, ils sont dangereux et ils sont très nombreux. Aux intersections, les piétons, les chiens, les autobus, les tram, les bicyclettes…. ensuite s’il reste de la place et du temps ce sont les autos. On nous dit souvent que c’est l’enfer traverser Genève en auto. Il y a même des 4 roues ou motocross qui roulent dans la rue, c’est plutôt rigolo. Les gens vont travailler en 4 roues dans la ville, mais c’est quand même rare. Enfin, ce n’est pas rare de voir une fille en jupe et talons haut ou homme en veston cravate en bicyclette pour aller travailler.

Ici, il y a autant de chiens que de gens, avec un parc juste à coté c’est le paradis des chiens. Les chats sont plutot rare, mais il y en a quand même. Les chiens sont admis partout, dans le bus (faut acheter un billet demi-tarif pour lui!), au magasin et même dans presque tous les restos. Seulement à l’épicerie, ils n’ont pas leur place…du moins jusqu’à présent.

On peut avoir un vin assez bon ici pour 5 CHF, mais le shampoing est 12 CHF.

C’est presque impossible de trouver des vrais Tylenol, mais une pharmacie en a, en paquet de 20 et elle ne peut pas en vendre plus à la fois à une perssonne, comme si c’était full illégal. Tout est derrière le comptoir comme si tout devait être contrôlé, même le sirop pour la toux.

Les appartements n’ont pas de numéro, c’est juste comme une maison, une adresse that’s it. Pour te faire livrer ton courrier, le facteur cherche ton NOM sur la porte ou sur les boites à lettre. Comment faire compliquer quand on pourrait faire simple.

Le beurre salé c’est super rare, mais on en a trouvé, sinon ça goutte comme la margarine pas bonne, n’importe quoi. Le lait UHT, ce n’est pas buvable, mais c’est éternel, tu le laisses sur la tablette pour 1 mois et il est encore bon. Nous, on achete du lait de vache qui broute dans les Alpes et qui sont heureuses.

Quand on est sur l’autoroute et que l’on veut prendre la sortie pour aller à Lausanne disons, ce n’est pas juste écrit “Lausanne” sur une pancarte, mais aussi sur la route (oui, oui sur l’asphalte), en gros, très gros! L’asphalte est aussi colorée ici, rouge pour la piste cyclable, vert pour les tram, jaune pour les piétons.

Une affaire avec laquelle je ne m’habitue pas, ce sont les chiffres, du moins 2 séries. Cinquante c’est cinquante, soixante c’est soixante, soixante-dix c’est septante et quatre-vingt-dix c’est nonante. Il y a même certaines régions suisses où le quatre-vingt est huitante, mais rare sur Genève. Donc 890.79 c’est huit cent nonante et septante neuf. OUF !

Les billets de bus et de tram c’est sur l’honneur, tu le prends et tu les valides. C’est très rare que l’on se fait vérifier et les gens prennent leurs billets et les valident parce que c’est cela qu’il faut faire, that it! Les gens sont assez honnêtes.

Quand tu éternues ici, ils te disent “santé”. Si on est tous d’accord pour faire quelque choses ici, c’est “ça joue” et quand tout est bien correct ou pas de problème “il n’y a pas de souci”.

Il y a peu de stop et lumières ici, c’est principalement des rond points et ça marche très bien, car les gens savent conduire. Les policiers ne font pas de patrouille, il y a des photos radar partout pour la vitesse et les lumières, autant dans la ville que sur l’autoroute. Les gens ralentissent lorsqu’ils arrivent à un radar, mais ils ne sont pas toujours en fonction (interdi par la loi). Donc par principe, mieux vaut ralentir et ne pas se faire avoir. C’est facile, ils ne bougent pas, ils sont toujours aux mêmes endroits.

Tous les commerces ouvrent à 9:00 et fement à 6:00. Exceptionellement, le jeudi ils sont ouvert jusqu’à 9:00, mais pas tous. Et tout tout tout, presque tout, est fermé le dimanche, c’est journée en famille.

Et pour terminer, pour sauver du temps et de l’argent, à l’épicerie on pèse nos légumes et fruits. Il y a une balange avec 150 numéros, chaque item a son # et tu le punch. Ce n’est pas évident au début, mais ça marche. Encore ici, on voit que les gens se font confiance….parce qu’évidemment on a déjà pensé mettre une seule carotte sur la balance, faire sortir l’étiquette, la coller sur le sac et ensuite en ajouter quelques unes….mais ça ne se fait juste pas ici. Il y a aussi une nouveauté, à certaines épiceries, ils donnent un scanner à l’entrée et tu scannes toi-même tous tes achats, tu passes à une caisse spéciale où tu mets la machine sur un poste et tu payes avec ta carte. Wow!

Ah oui, une des épiceries est COOP, et on ne dit pas CO-OP, mais bien CUP.  La rue à côté de chez nous c’est Trembley qui se prononce Tremblais. Grand Pré sonne comme grand prix. Pour ne nommer que ceux-là.

On peut aussi embarquer dans les significations différentes des termes qu’on utilise. Dans mon quotidien au travail, un cartable est plutôt un classeur, pour eux un cartable est un sac à dos et le classeur est une armoire. Si on te demande une gomme, tu lui donnes une efface et non pas du chewing gum. Disons qu’on peut avoir beaucoup de misère à se comprendre des fois……..et ici misère, c’est vraiment de la misère financière, alors il faut dire “avoir peine à”…..même si on n’a pas envie de pleurer!!! On pourrait continuer comme ça jusqu’aux petites heures du matin et on ne les connait pas encore toutes :-)  

N’ayez pas peur, ils ne sont pas si différents de nous finalement. Ca met du piquant dans notre quotidien et on s’habitue facilement, faut juste être attentif et ouvert d’esprit!

En revanche, ils se bidonnent bien de nos expressions québécoises, mais surtout de notre accent.

Voici quelques photo prises avec mon cellulaire. Pas très belles, mais ca donne une idée, car un post sans photo c’est triste !

[Photo de Genève]

Petite escapade en Italie, a Parma

26-27 janvier : Brigitte avait un décompte d’inventaire à faire à Parma en Italie. Elle m’a invité à venir avec elle. Deux jours seulement, mais c’est comme de petites vacances (ouain…pour Marc-André seulement!).

En fait, le décompte était le lundi et mardi. Ca aurait été vraiment super d’y passer le week-end, mais c’était le week-end de ski du bureau à Anzère. Donc, mieux vaut profiter du ski. C’est pour cette raison qu’on est parti en milieu d’après-midi dimanche.

Tout d’abord, il faut dire que se rendre en Italie quand on est dans les Alpes du côté Suisse, ce n’est pas évident et surtout on n’a pas trop de choix, surtout en hiver. En fait, les passages (nommés les cols) qui zigzaguent dans les creux de montagnes sont assez dangereux et souvent fermés en hiver. Durant la semaine précédente, il avait beaucoup neigé et le vendredi les 2 cols étaient fermés.

Heureusement, selon mon petit trajet Google, on devait passer par le tunnel du St-Bernard. Au lieu de passer entre les montagnes, on passe dessous ou dedans, dépend de quelle façon vous voyez la chose! Bref, on met l’auto sur un train, on reste dans l’auto et après 30 minutes, on arrive en sol italien.

Pourtant, on a bien suivi toutes les indications de Google Map, traversé les 13 rond-points, mais on ne sait pas pourquoi, dans le milieu des indications, ça ne jouait plus et on n’a jamais trouvé la fameuse rue qu’on devait prendre. (ça joue = expression suisse qui veut dire ça marche). On n’avait pas prévu de plan B, mais les pancartes routières ne sont pas là pour rien……juste comme on se pose la question on voit “Milan”: c’est justement par là qu’on s’en va. Parma on arrive!

Évidemment, on ne passe pas du tout par le bon chemin (soit le tunnel), mais bien par le col de Simplon. Il est ouvert, la route est bien dégagée et il fait un très beau soleil. Nous avons eu un gros 2 heures de route dans le col avec une vue à couper le souffle, les rayons de soleil qui plombaient. Cool, que la vie est bien faite….il n’y a rien qui arrive pour rien dit-on!

Arrivés à Parma, il est tard le soir, on check in dans l’hotel et on va manger dans une petite pizzéria sympa. Il y a plein de gens, même à 21h (ben oui, on est en Italie…vous vous souvenez sans doute de nos posts de la période des fêtes…ils mangent très tard). On a donc attendu 30 minutes juste pour avoir une place, mais ça valait la peine.

A Parma, les gens parlent italien et un tout petit peu anglais… Mais on fait des signes et on se comprend!

Le lendemain, Brigitte allant faire ce qu’elle a à faire, moi je visite à pied le centre-ville… je me perds et me retrouve et me reperds. En 5 heures, j’ai dû faire 3 fois le tour de tout et faire un inventaire mental de ce qu’il y a à faire, demain je visite.

Pendant ces deux journées, Brigitte compte et recompte des chandails, pantalons et jupes, visite des entrepôts, est émerveillée devant la machine-trieuse de vêtements et assiste aux meetings. D’ailleurs, elle avait passé sa journée de vendredi à accepter toutes les invitations courriel pour son séjour de 2 jours (à chaque étape de notre visite, je recevais une invitation électronique…..une pour pick up le matin, une pour rencontre avec toute l’équipe, une pour sélection, une pour diner……et jusqu’à la dernière pour mon départ….ouf!!!).

Le soir, on va souper avec le client à Brigitte dans un super petit resto vraiment très typique et très bon. Les italiens mangent beaucoup: l’antipasti, suivi du premier plat, du second plat et du dessert… vraiment trop…. on va se coucher, on ne mange plus pour deux jours!

Le lendemain, j’ai visité:

1) La Basilica Cathedrale Di Parma

2) La Basilica Cathedrale Di Maria Assuna

3) La Basilica Di San Giovani Evangelico

4) Le monastera Di San Giovanni Evangelista Estorica Spezeria

5) Le museo Amedeo Bocchi

6) Santa Maria Della Steccata

7) camera Di San Paolo
8) Galleria National et le Theatro Farnese

9) Museo Archeologico Nationale

10) Museo Glauco Lombardi Maria Luigia et Napoleone

OUF ! Et bien tout cela pour 20 euro à peu près. C’était 2-3 euro chacun. Pas trop long pas trop gros… On rentre, on prend quelques photos et on ressort. Le #8 était vraiment grand et le théatre vraiment impressionnant… on ne pouvait pas prendre de photo, mais j’en ai pris quand même hi hi hi. Vous commencez à mieux me connaître maintenant!

Parma est reconnue pour son jambon et le fromage entre autre. On y mange très bien, les gens sont sympathique et la vie n’est pas trop cher.

Been there, done that. Juste le trajet de voiture pour se rendre et retourner de Parma a été une aventure en soi. Un merveilleux voyage à travers les Alpes, les cols, les tunnels. Pour le retour, on a pris le tunnel du Mont-Blanc: 34 euro pour moins de 25 minutes de route, mais par les cols ça aurait pris 2 heures au moins.

En plus, la frontière est libre circulation, c-a-d tu passes et il n’y a rien. Des fois, 2-3 km plus loin, il y a un check point, mais rien de trop compliqué. Avec notre passeport canadien, ils se foutent de nous et nous laissent passer sans même une question!

[Photo de Parma]

[Photo du chemin pour aller à Parma et au retour à Genève]

Ski week-end à Anzère

23 au 25 janvier : C’est le fameux ski WE de bureau de Brigitte. La tradition montréalaise fait aussi partie de la tradition genevoise, soit que le bureau organise une fois par année une fin de semaine de ski pour tous, conjoints inclus.

Nous avons donc loué une voiture et avons conduit vendredi soir jusqu’au Valais (oui, juste à côté de notre précédent we de ski). On arrivés juste à temps pour ne pas manquer le souper (il était quand même 21h30!)

Samedi et dimanche, sont des journées consacrées au ski pour bien en profiter au max. Le samedi était une journée blanche comme on nomme ici les journées où il neige en montagne. Heureusement, le centre de ski est ouvert, mais seulement une piste, soit LA piste. Elle est tellemment longue qu’on doit arrêter au moins 4-5 fois.

Il avait beaucoup neigé durant la semaine et aussi durant la nuit et encore le matin. Ils doivent sécuriser les pistes pour éviter les avalanches. Comme ils n’avaient pas terminé, il n’y avait qu’une piste d’ouverte. Une piste experte où il y avait beaucoup de neige. On a donc travaillé fort dans la neige, passé à travers les amoncellement de neige. Un ski tout à fait différent que sur du dammé. Mais c’était vraiment cool et épuisant!

Pendant toute la journée, on a entendu des “boum” tout près puisqu’ils créaient des avalanches pour faire s’ébouler la neige pendant qu’il n’y a personne et éviter des catastrophes. Ne vous inquiétez pas, ce n’était pas sur notre piste!

Durant cette journée de samedi, on a connu presque toutes les conditions. Début de journée, neige, on ne voit presque rien devant nous. Midi, il ne neige plus, les nuages sont disparus et le soleil brille de mille feux. Après-midi, on ski à travers les nuages qui ont descendu, donc alternance on voit on ne voit plus.

Il ne faut pas oublier l’après-ski au pied de la pente sous le soleil. Très belle journée qui se poursuit avec un apéro de vin chaud organisé par le bureau avant de tous se rejoindre pour le souper.

La journée de dimanche est bien ensoleillée. Plusieurs pistes sont ouvertes et heureusement, puisqu’il y a beaucoup de monde. Ici les gens sortent de chez eux le dimanche tout particulièrement et avec le mauvais temps de la veille, ils sont juste plus nombreux à venir skier. OUF, c’est beaucoup plus difficile que la veille car les bosses de neige sont plus dures et moins fluffy. Marc s’amuse dans la poudreuse hors piste tandis que moi je travaille fort à contourner les bosses, à reprendre l’équilibre quand je passe dessus et surtout à me concentrer à ne pas tomber. Dure journée qui demande à notre corps de travailler fort. Même le hors piste en a fait baver à Marc!

[Photo de Anzère]

Ski Crans Montana

9 au 11 janvier : Eh oui, enfin notre première sortie de ski. C’est une fin de semaine organisée par nos amis québécois pour la fête de 3 personnes dans un super chalet dans le Valais.

On était 14 personnes et des chambres privées pour tous. Le chalet était immense. On s’est fait de bonnes bouffes, autant pour déjeuner que pour souper.

Le samedi, première sortie de ski. Superbe journée ensoleillée, on a une superbe vue sur les montagnes et les villages au creux des vallées.

Le ski ici n’a rien à voir avec le ski au Québec. Les pistes sont hyper longues, tellement longues que si on fait 6 descentes, on est fier de notre journée.

On a eu beaucoup de plaisir avec tous les amis, on s’est suivi toute la journée sur les pentes de ski. Comme la nature fait bien les choses, les filles sont presque toutes du même calibre de même que les gars entre eux.

Nous avons bien profité des rayons de soleil, car de retour sur Genève, il n’y a plus de soleil, juste une masse nuageuse.

[Photo de Crans Montana]

La vie, la vie

1 février 2009 : Je me suis donnée un défi durant notre voyage des fêtes, soit de prendre des gens en photos dans leur quotidien, leur milieu de vie ou des touristes qui vaquent à leurs occupations. Tout un défi de prendre les gens sur le vif parce que ce n’est pas facile d’être rapide sur le piton pour prendre le moment qu’on vient de voir et le pire dans tout ça, c’est quand les personnes se rendent compte que tu les prends en photos…..je trouve ça gênant et c’est arrivé à quelques reprises.

Je me suis donc amusée à garder l’oeil attentif et pas juste sur les buildings touristiques. J’ai vu plein de choses très intéressantes et j’ai laissé allé le petit artiste qui grandit en moi. Je suis particulièrement fière de moi parce que j’ai accompli ma mission jusqu’au bout. J’ai fait un voyage différent surtout vu sous un oeil différent et je ramène des souvenirs plus personnalisés que touristiques.

Alors, au long de notre voyage, on a essayé d’appliquer la phrase « Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près!». Vous jugerai de ce que ça donne, c’est tout de même un bon début.

[La vie, La vie]

Et pour terminer, je voulais aussi des photos de nous, question de rendre le voyage plus personnel et pour montrer que nous y sommes vraiment allés. On en a glissé quelques unes dans les posts précédents, mais voici une toute autre sélection.

Marc-André a donc nommé cette série de photos, les “photos quétaines”, du moins pour celles qui sont prises devant les attraits touristiques ou avec une statue. On riait à chaque fois que je disait “Marc mets toi là, on va faire une photo quétaine” ou quand je lui demandais de prendre une photo de moi devant tel monument.

[Portraits de nous par nous]