Monthly Archives: January 2009

Rome (jour 14)

Jour 14, 4 janvier, dernière journée du voyage : Dernier petit déjeuner chez les frères….on cherche notre personne contact pour lui remettre les clés et lui dire merci, mais il reste introuvable…..il doit être à la chapelle pour la messe du matin. Pas le choix faut partir, Marc-André est allé le voir. Bien sûr qu’on l’a dérangé, mais avec eux il n’a rien qui les dérange vraiment. Ils ont été tellement gentils avec nous, comme des grand-papas gateaux.

Direction, Le Colisée. Le monument le plus reconnu de Rome. Le Colisée, à l’origine amphithéâtre Flavien, est le plus grand jamais construit dans l’Empire romain. Il est l’une des plus grandes œuvres de l’architecture et de l’ingénierie romaines. Sa construction, a commencé entre 70 et 72, sous l’empereur Vespasien, et s’est achevée en 80 sous Titus.

C’était une arène couverte de sable pour le combat de gladiateurs. Le colisée pouvait, selon les divers historiens, contenir entre 40 000 et 70 000 spectateurs. Chacun avait sa place déterminée en fonction de son rang dans l’échelle sociale. Les riches en bas, les pauvres en haut, les femmes encore plus haut. C’est le lieu où les condamnés à mort (prisonniers) avaient la “chance” de pouvoir être libérer s’ils combattaient dans l’arène et gagnaient. Les batailles de gladiateurs où les chasses avec les animaux exotiques étaient organisées par l’empereur deux fois par année.

Outre les jeux traditionnels de gladiateurs, de nombreux autres spectacles y ont été organisés, tels que des simulacres de batailles navales (des naumachies), des chasses d’animaux sauvages, des exécutions publiques, des reconstitutions de batailles célèbres et des drames basés sur la mythologie romaine. Le bâtiment a finalement cessé d’être utilisé au cours du haut Moyen Âge. Il a plus tard été réutilisé pour des buts variés tels que des habitations, des ateliers d’artisans, le siège d’un ordre religieux, une forteresse, une carrière et un sanctuaire chrétien.

La partie manquante du colisée a été démontée, car elle a été endommagée par un tremblement de terre. D’autres parties ont été défaites/volées/recyclées pour construire des églises et des bâtisses plus modernes dans la ville de Rome au moment où le colisée a cessé d’être utilisé, soit après 500 ans de combat de gladiateurs. Une petite partie à l’intérieur a été reconstruite pour bien voir a quoi ça pouvait ressembler. C’est quand même difficile de s’imaginer comment c’était avant tellement il manque des bouts stratégiques, surtout au niveau des estrades. Sinon, on a vu sous l’arène, tous les petits corridors où les combattants se promenaient avant la grande bataille.

Ca devait être incroyable l’ambiance lors des combats. Pas d’écran géant, mais si on était en bas, l’action devait être plus vraie que vraie. Un genre de loft story mais avec des lions qui mangent des gens pour de vrai.

C’est impressionnant de pouvoir marcher dans des ruines. Ce n’est pas le genre de chose que l’on pourrait faire à Montréal. Ici c’est beaucoup moins stricte sur la sécurité. Ils se fondent sur le gros bon sens des gens. Pas trop CSST approved. A chaque fois on se dit que ca durera pas… mais on en profite.

Le soleil de milieu de journée n’est vraiment pas l’idéal pour faire des photos, mais notre avion part à 4:00 et on doit partir pour l’aéroprt vers 1:30 (longue ride de métro et d’autobus pour s’y rendre). On prend quelques photos, on fait le tour et c’est comme cela que se termine notre voyage à Rome et surtout nos deux semaines de folle course à travers l’Espagne et l’Italie.

[Photo du Colisée]

Fin des vacances. Voilà donc notre séjour qui tire à sa fin. Conclusion, l’Espagne c’est magnifique, un bon équilibre entre histoire et modernité. Une chaleur humaine et un vrai amour des tourites. Les espagnols sont des gens que l’on veut connaître et surtout regarder vivre. On retournera en Espagne pour les combats de taureaux, la plage et aussi pour leur accueil. Par contre Rome, c’est en Italie, mais je suspecte que ce n’est pas représentatif. Rome est bondée de touristes et ça doit jouer sur le moral des habitants. Je n’ai pas trouvé le romain très sympatique ni super accueillant. Ils sont juste corrects. L’Italie est un très grand pays que l’on va visiter de long en large, Rome c’est fait, le Vatican aussi, et c’est coché sur notre liste. A moins de visiter avec des romain (amis), ce n’est pas une place assez le fun pour y retourner parce que les choses à voir ont été vu. Il y a à Rome des choses absolument essentielles à voir et qui nous ont vraiment plu. Pour ce qui est de l’ambiance, surtout après Barcelone et Madrid, c’est moins intéressant/invitant.

En résumé, 14 jours, 2 pays, 3 villes, 4 avions, douanes, détecteurs de métal, rayons x, hotels, restaurants, musées, parcs, églises, photos, pluie et froid. C’est assez pour l’instant on a la tête remplie de belles choses, mais on est content de retourner dans nos affaires avec notre routine,.

Merci aussi à tous ceux qui font des commentaires, c’est la seule façon que l’on sait que vous êtes là. On aime avoir du feedback, ce que vous aimez, vos impressions. J’espère que les récit sont plus intéressants maintenant en petite coupure. J’aime bien écrire, oui, moi qui ne sais pas faire deux phrases sans faute. Une chance que j’ai Brigitte pour me corriger et pour me guider (entre autres choses), on fait une belle équipe. On écrit les posts pour nous, car la mémoire est une faculté qui oublie, des fois plus vite que l’on pense, mais aussi pour les partager avec vous. On ne raconte pas nos voyages pour rendre les gens jaloux (quoi que des fois …) mais bien pour vous faire partager une expérience incroyable que je vis avec ma chérie (beaucoup grâce à elle). C’est une fenêtre sur notre monde où vous pouvez regarder quand il vous plait.

C’est donc, Marc-André et Brigitte, plus fatigués qu’au départ, un peu moins riche en $, mais tellement plus intéressés à voir ce que le monde a à offrir. Le monde est vaste, faut sortir pour le découvrir. Et surtout on réalise qu’on n’a pas assez visité notre propre pays ni les villes autour. C’est une nouvelle mission qu’on devra faire à notre retour en sol canadien.

Et juste pour le plaisir… voici les meilleures photos parmi les 6’600. Ce sont des essais, des panos, des photos corrigées et optimisées dans photoshop. C’est juste un début. A savoir combien j’en ai gardé, a peu près 2’800, c’est donc seulement le meilleur que l’on garde.

[Best of Barcelone, Madrid et Rome]

Rome (jour 13)

Jour 13, 4 janvier : Les musées du Vatican. C’est après 1h30 de file d’attente sous la pluie que l’on arrive à la porte. Là commence le défi de visiter les 11 musées dans la journée… pas de temps à perdre.

Le musée égyptien contient une importante collection de momies (que l’on peut vraiment voir) et de sarcophages bien présentés. On peut voir les cheveux, les mains et les pieds des momies vieilles de plus de 5000 ans, impressionant.

Le musée Chîaramonti est un long corridor de tablettes avec plus de 1000 bustse de personnage plus ou moins importants de la Grèce et de Rome.

Le musée Braccio Nuovo, une salle super bien éclairée par la lumière naturelle. Elle contient des statues des dieux grecs et de certains empreurs.

La gallerie du Lapidaria est une impresionnante collection de pierres tombales, been there, done that, next!

En fait, les 11 musées c’est plus de 54 salles, chacune dédiée à une certaine collection. On ne vous racontera pas toutes les salles heureusement, mais on a bien écouté les commentaires de l’audioguide, ça rend les visites plus significatives.

Les papes, vraiment riches, ont du goût pour les belles choses rares. Ok certaines collections leurs ont été donné, d’autres ont été négociées et d’autres encore proviennent de leur propre collection personnelle. Je ne sais pas si c’est vraiment la job des papes de collectionner les objets marquants de l’humanité, mais faut dire qu’ils ont fait une sacré bonne job pour les montrer. C’est au musée du Vatican où les objets sont les plus nombreux et les mieux présentés. Au moins, ils en font profiter les gens.

Les différents musées sont aussi une oeuvre d’art en tant que tel, car tous les murs et les plafonds sont peints. Il y a du marbre partout, de l’or aussi à profusion. Les papes savent s’entourer de belles choses. L’architecture est aussi très intéressante, mais faut avancer, go go go.

Une des salles les plus intéressante que j’ai vue est celle des cartes géographiques. Les papes subventionnaient souvent les grands explorateurs et c’est comme cela qu’ils pouvaient avoir une vue plus réaliste du monde dans lequel ils vivaient. Il y avait dans la salle plus de 32 cartes, des 320cm par 430 cm (immense) accrochées au mur de presque tous les pays de la terre.

En plus de Michel-Ange, Raphael, un grand peintre a fait les appartements de plusieurs papes. On est passé par la salle constantin, utilisée pour les cérémonies officielles de la cour pontificale. Cette salle représente une peinture d’une bataille très connue et qui a été assez meurtrière, comme toutes les guerres de l’époque

C’est après plus de 4 heures que l’on arrive ENFIN à la Chapelle Sixtine. C’est l’une des salles des palais pontificaux du Vatican. C’est dans la Chapelle Sixtine que les cardinaux, réunis en conclave, élisent chaque nouveau pape. C’est le coeur du Vatican. La Chapelle Sixtine, peinte par Michel-Ange, âgé dans la soixantaine, a été complétée en 3 ans. Elle est la représentation de l’art de la parole révélée par Dieu à l’homme. C’est aussi l’histoire du Salut tel que tracé dans la bible. La demande du pape à Michel-Ange concernait des scènes du premier testament, il a donc décidé de peindre rien de moins que l’histoire de l’humanité, oui rien que cela!

Donc, on entre dans la salle, c’est supposé être un chapelle, moi je trouve que ça ressemble à un garage, un gros garage. On est tous tassés comme des sardines au centre avec la tête en l’air, la bouche ouverte et on regarde. Il y a des gardiens qui font entrer/sortir le monde et leur crie de garder le silence dans un temple religieux! Pas impressionnant comme description me direz-vous! Ouin, c’est cela, un garage plein de dessins partout. Disons que côté effet c’est un gros zéro. Je m’attendais un peu à être impressionné c’est sûr, mais la juste pas trop. C’est avec toute la bonne volonté du monde et un peu de recul que l’on est resté 10 minutes à regarder les murs, les plafonds en fait partout. C’est une oeuvre magistrale, impressionante, grandiose et significative, mais en soit ça manque de richesse, de charme. Ce n’est pas comme la chapelle superbement décorée que je m’attendais. Donc en quittant le garage, oups, la Chapelle Sixtine, en laissant un bonne centaine de touristes gaga en arrière que l’on continue la visite.

On passe par la bibliothèque apostolique du Vatican: 70’000 manuscrits, 7’000 imprimables, 700’000 imprimés de tous genres. Le but, la promotion de la foi catholique et de la culture humaine. La bibliothèque est accessible aux membres de la communauté religieuse et aux chercheurs. C’est une succession d’armoires fermées et barrées qui sont posées le long du long corridor qu’est la bibliothèque. Peintes de belles couleurs, les armoires servent à protéger les livres je suppose. C’est la première bibliothèque que je visite et où je ne vois AUCUN livre… Bravo, on aurait pu passer dans les cuisines que ça aurait été plus intéressant.

On termine par la Pinacoteca où toutes les oeuvres religieuses (peintures) significatives sont exposées, on en a tellement vu partout ailleurs que c’est en marchant vite que l’on passe au travers. Je crois que c’est la fin du voyage et la fatigue qui fait que l’on apprécie un peu moins ce qu’on voit, mais détrompez-vous, c’est vraiment vraiment intéressant et surtout impressionnant de retrouver toutes ces belles oeuvres plus différentes les unes des autres sous un même toit. D’ailleurs, on ne s’attendait pas à voir d’autres choses que des oeuvres religieuses et étonnament il y en avait plusieurs.

[Photo des musées du Vatican-Sculptures]

[Photo des musées du Vatican-Salles]

Fini le Vatican et ses musées, direction le Castle D’angelo qui sera notre dernier stop de la journée. Le castle servait au pape en temps de crise, car il était bien protégé. Il y avait ses appartements, mais il ne les habitait pas. Un passage couvert permet de passer directement du castle au Vatican. C’était pendant plusieurs années la forteresse la plus sure d’Europe.

Je ne m’attendais personellement à rien. On prend l’audioguide et on apprend plein de choses très intéressantes. Le château n’est pas très bien meublé et c’est plutôt un hommage aux anciens protecteurs de la ville. C’était aussi un mausolé pour les rois. Rendus à la visite du toit, on a une vue imprenable sur la ville et la Cathédrale St-Pierre au coucher du soleil. Ca me réconcilie un peu avec Rome. Je prends de très belles photos de la ville et on redescend pour aller manger avec des amis.

[Photo du Castle San Angelo]

[Photo de Rome au coucher du soleil]

On avait rencontré Mathieu et Isabelle au Salève à Genève. Ils restent à Londres, mais étaient en même temps que nous à Rome. Joignant l’utile à l’agréable, on est allé se promener dans la ville avec eux et un couple d’amis à eux (Paolo et Paola, original!), de vrais Romains. Ils nous ammènent à des petits endroits très sympathiques pour bien faire comme les locaux, manger et profiter de la vie. On prend une crème glacée par un froid de canard à la place la plus reconnue de Rome pour cela (Gelatini).

On se promène sur la place Nuova où se tient un marché de Noël. Ici, ils sont très forts là-dessus, il y en a partout, sur les grandes places publiques se tienent des marchés style marché au puce. Il y a aussi des kiosques comme à la Ronde avec des vendeurs de toutous, de jeux, d’art, de collier etc. On trouve de tout, on n’avait rien de besoin, on a juste pris des photos.

[Photo du marché de Noël]

On passe par le Panthéon de Rome qui est un édifice religieux de la Rome antique. C’est à l’origine le temple de toutes les divinités de la religion antique, transformé en église chrétienne au VIIe siècle. C’est le plus grand monument du monde antique gréco-romain qui nous soit parvenu pratiquement intact, du fait de son utilisation ininterrompue depuis l’Antiquité. Le Panthéon supporte la plus grande coupole de toute l’Antiquité, qui fut aussi la plus grande d’Europe occidentale jusqu’en 1436. En résumé c’est un igloo pour les dieux grecs (parce qu’au plafond, il y a un trou rond par lequel on peut voir directement dehors, sans vitre…..donc quand il pleut, il pleut à l’intérieur.

[Photo du Panthéon]

On quitte nos amis et on termine la journée dans une super petite pizzeria suggérée par Paolo et Paola (pizzeria Monté Carlo). Délicieux et très authentique. A notre sortie du resto, il y avait une file d’au moins 50 personnes pour manger. On est entré juste à temps! On est très très près de manquer le dernier train pour retourner chez le frères parce que Marc-André gosse encore à prendre des photos (du Castle d’Angelo vue de nuit). Dans 10 ans, c’est tout ce qui nous restera, pas de chance à prendre, d’ailleurs c’est avec plus de 6’600 photos qu’on revient à Genève, méchant ménage à faire.

Rome (jour 12)

Jour 12, 2 janvier : Ok fini le promenage, tout est ouvert aujourd’hui, soyons de bons touristes, en avant les line up. Direction la Place St-Pierre et la Basilique du même nom, c’est notre projet principal de la journée. Passage obligé, la place St-Pierre est une grande esplanade située devant la Basilique Saint-Pierre, au Vatican. C’est très impressionnant tant par ses dimensions que par son côté historique. Au levé du soleil, avec son obélisque au centre, les nombreuses colonnes entourant la place et menant naturellement vers la cathédrale c’est tout simplement époustouflant. Dans les faits, c’est plutôt une aire d’attente pour entrer dans le Vatican et visiter la Basilique. Brigitte fait le line up, je fais de photos et en moins de 30 minutes on est aux portes de la plus grande église au monde.

[Photo de la place St-Pierre]

Basilique St-Pierre nous voici. On y accède en entrant dans la cité du Vatican. C’est comme passer aux douanes, détecteur de métal, gardien et rayons X. Avec la quantité de rayons x et de scans que l’on a passés en 15 jours, je pense que la nuit je luis dans le noir maintenant. Donc, maintenant entrés dans le Vatican, on se rend directement dans la Basilique, direction le Dome tout en haut question de profiter de la belle lumière du matin déja avancée et d’éviter la longue file.

On fait une pause pour visiter l’intérieur du dome. Ridicule. C’est une passerelle de 2 pieds de large qui fait le tour entouré d’une grille de 8 pied de haut tricoté serré. Photos impossibles, vue obstruée sur les très belles fresques qui ornent le plafond très haut… très très haut. C’est un peu déçu que l’on decide de poursuivre l’ascension.

C’est après les 551 marches que nous arrivons tout en haut, sur le dome. Les marches sont  de plus en plus petites. Au niveau des dernières marches, on a à peine la grandeur d’une pointe de pizza et en plus l’escalier est à angle, car on suit la forme de la coupole. Précédé et suivi par des groupes de jeunes scouts de 7-12 ans qui se bousculent et nous aussi par le fait même, on a bien hâte d’arriver en haut. C’est le bordel avec les kids. Rendus en haut sur la terrasse, la vue est à couper le souffle. J’ai tenté de faire des photos intéressantes, mais le soleil dans la face, ce n’est pas évident. Donc, on a fait le tour 2 fois, et c’est parti pour la redescente afin de faire la visite intérieure.

Ah oui, chose surprenante, on est sur le toit de la Basilique, on se promène comme on veut, il y a même des toilettes et un magasin. Un très gros magasin rempli de tout ce qui a rapport à Jésus. De la petite croix en métal à 3 euros en passant pas celles en or à 160 euros et des statues de la vierege et des toiles à 2-3000 euros. Ce sont des soeurs qui s’occupent de cela. On dira bien ce que l’on voudra, je pensais qu’en terme de “merchandising” c’était Disney et tous ses produits dérivés qui était le king, et non, l’église catholique est vraiment trop forte.

[Photo du dome, intérieur, extérieur et vue sur la place St-Pierre]

Après avoir visité plus de 10 basiliques/églises depuis le début de notre aventure européenne, en entrant dans la Basilique Saint-Pierre, ce n’est pas wow que ça fait. C’est grandiose, immense, riche, mais pas wow, juste ok. C’est plutôt sobre. Avec l’audioguide, c’est très interéssant. Chaque fresque, statue ou mosolée est là pour une très bonne raison. On n’expliquera pas tout ce que l’on a appris, faut que vous veniez voir, c’est à ne pas manquer. Juste pour vous dire que Pierre (d’où le nom de la Basilique), l’apôtre préféré de Jésus, celui en qui il a fondé toutes les destinées de l’église moderne est enterré sous l’hotel principal. Tout est significatif, les clous ayant servi à crucifier Jésus et aussi le bout du bois de la croix sont aussi dans certains autel/présentoirs.

Je vais vous raconter un peu ce que l’on a appris. 2000 ans de christianisme, de St-Pierre à Benoit XVI. Beaucoup de symbolisme. Des fresques symbolisent les vertus cardinales (prudence, justice, force et tempérance) et les vertus théologales (foi, espérance et charité). 3 femmes sont enterrées dans la basilique, des martyres, mortes pour ne pas avoir renier leur foi (persécutées par les protestants). Une immense sculpture de Jean 23, le responsable du concil eucuménique du vatican 2, un grand tournant pour la religion. Il a conquis le monde entier par sa singularité d’âme. L’hotel papale (juste le pape peu l’utiliser) est orientée vers l’est, où le soleil se lève, pour signifier au peuple de suivre la lumière, le christ. Sous l’hotel, la tombe de Pierre. Pierre ou saint Pierre, né au début de l’ère chrétienne est l’un des douze apôtres du Christ, parmi lesquels il tient une position privilégiée, il est, selon l’église Catholique, le chef de l’Église fondée par Jésus de Nazareth. D’après la Tradition Catholique Romaine, il est le premier évêque de Rome, ce qui, pour les catholiques, fonde la primauté épiscopale dont le pape actuel est le 264 ième successeur.

[Photo de l'intérieur de la basilique St-Pierre]

Selon notre guide de voyage, Rome a trois catacombes. Deux d’entre elles sont ouvertes. Donc direction catacombes de San Castillo et après 45 minutes d’autobus on est rendu. On ne sait pas trop ce que l’on va voir. On a choisi la visite en français avec un super guide venu des iles. Un raconteur hors pair qui nous taquine bien avec notre accent québécois.

Pendant 3 siècles, les catacombes ont servi à enterrer les morts car c’était illégal d’enterrer les morts à l’intérieur des murs de la ville. Les catholiques, pas toujours très acceptés, ont dû se résigner à creuser la colline pour enterrer les chétiens. Puisqu’ils n’étaient pas riches et ne possédaient pas de terre pour des plaque tombales comme aujourdhui, ils ont commencé à creuser pour enterrer les morts. Les catacombes ont jusqu’à 20 mètres de profond sur 4 niveaux. 20 km de gallerie ont été creusés pour enterrer 500 000 personnes, surtout des bébés car la mortalité infantile était très élevée. Vers 1852, un archéolgue a redécouvert les catacombes, les a vidé de tous les os restants pour les mettre dans une fausse commune, car les gens qui visitaient en prenaient comme souvenir!

Il y a eu 16 papes enterrés dans les catacombes, leurs restes sont retournés à la Basilique St-Pierre. Certaines tombes sont décorées et quelques vestiges restent encore visibles, mais c’est subtil. On est aussi allé visiter les catacombes de San Sebastiano. L’histoire de San Sebastian est intéressante, car c’est un martyr blessé par des flèches, qui a survécu et a été ensuite battu à mort. Il est devenu le patron des romains après une hsitoire de promesse du pape à Marie pour arrêter une épidémie. Il est l’emblème de ceux qui ont souffert.

Les catacombes c’est noir, humide et sale. C’est creusé à même la roche, les trous sont dans les murs et font office de tombe pour mettre les corps. Le trou était fermé par une dalle qui scellait le trou hermétiquement. La chaux active décomposait le corps, ça ne sentait pas. On a aussi appris la signification de plusieurs signes religieux, le poisson voulant dire Jésus Fils de Dieu notre sauveur. Le XP que l’on voit souvent est aussi rien d’autre que Jésus Christ écrit en grec. Une chose intéressant est la Swastika, la coix gammé des nazis. Sachez que ce signe religieux très positif voulant dire simplement soleil a été détourné de sa signification première. Ce signe inversé, voulant dire mort (très approprié pour les nazis) a été connu durant la deuxième guerre mondiale avec la Shoah (l’haulocaute). Pour en savoir plus sur la Swastika cliquer ici.

[Photo des catacombes]

Pour terminer la journée relax, on est allé au Capitole. Située sur l’une des 7 collines de Rome, la Place du Capitole a été le cœur religieux et politique de la Rome antique. Le rôle politique est demeuré par la suite, devenant le siège du gouvernement de la ville. c’est plutôt tranquille mais intéressant comme point de vue.

Le musée est l’un des musées les plus intéressants que j’ai vu. C’est plein. Je veux dire que d’autres musées ont une salle avec une statue dans le centre. Ici, les salles sont remplies de statues mur à mur. C’est ce que je retiens de Rome et ses musées, c’est que ici c’est authentique. Les romains des époques antiques étaient très productifs et ont laissé dans des états souvent presque parfaits des centaines de bustes et statues. Je vous ai déjà dit que je n’aimais pas trop la sculpture. Ca a été ma réconciliation avec la sculpture. Il n’y a que le musée du Vatican qui m’a plus impressionné, plus par la qualité de la présentation que par la quantité, mais ça c’est une autre histoire.

Les highlights du musée. les restants d’une statue de Constantin, juste la main est plus grande que Brigitte. On passe par la salle des oies pour aller dans la salle de la louve. Histoire archi connue de la louve qui a nourri les deux frèrer orphelins mythiques Romulus et Remus. Romulus fondateur de la ville de Rome aurait tué son propre frère pour avoir le pouvoir. La louve est le symbole de la ville. La sculpture et la légende ont été trafiquée pour faire vrai, c’est en fait n’inportequoi!

[Photo du musée du Capitole]

Ouf, juste d’écrire cette journée, je n’en reviens pas. Méchante journée remplie, plus de 1200 photos, des marches en masse, plus de 2000 ans d’histoire.

Rome (jour 11)

Jour 11, 1 janvier : Le premier janvier, tout comme le 25 décembre sont des jours où tout est fermé. Ne se laissant pas abbatre pas de si petits détails, on a décidé de visiter Rome et ses environs à pied, tout ce qui se fait sans payer, ce qui est très rare ici.

Le magnifique Grand escalier de la Trinité des Monts qui mènent à l’église française de la Trinité des Monts. Cet escalier a fait lôbjet de controverse car les papes s’y opposaient….ils ne voulaient pas qu’un escalier mène à une église catholique. C’est un lieu prisé par plusieurs vendeurs itinérants et peintres. On est passé devant un peintre plutôt talentueux qui faisait de belles peintures de Rome. On s’est laissé prendre pas une scène, style impressioniste de Rome et on a acheté la dite toile, petite folie de voyage. C’est donc notre souvenir de Rome, qui sera dans notre salon. Il ne reste qu’à lui trouver un cadre pour la mettre en valeur, peut-être un autre souvenir de voyage d’un autre endroit.

[Photo de l'escalier et de l'église]

Autres activétés libres d’accès et gratuites: l’air, l’eau et le gazon. Une promenade dans le Parc de la Villa Borgese. Le plus grand parc de Rome, il a une grandeur de 80 hectares et a débuté comme une plantation de vignes dans les années 1600. Situé sur une colline de la ville, on y retrouve restaurant, Casino, Zoo, lac et fontaines. On a relaxé un peu, pris des photos et marché. Ca fait différent des journées à la course pour tout visiter, au moins on a le temps de profiter, de se poser et de bien respirer l’air frais.

[Photo du Parc de la Villa Borgese]

Direction Fontaine de Trevi. Un peu cachée au détour d’une petite rue, la fontaine est située en plein cœur de la ville, au centre de bâtisses, à proximité de la place Navone et de la place d’Espagne. Construite à la demande du Pape Benoit XIV, elle est l’œuvre de Nicolas Salvi qui l’achève en 1762.

La fontaine est une allégorie de l’Océan avec, au centre, Neptune, se tenant sur un char en forme de coquille, tiré par deux chevaux marins, représentant l’eau violente (gauche) et l’eau sauvage (droite). Ils sont guidés par deux tritons. Les statues entourant Neptune représentent l’abondance et la salubrité. Les statues du dessus, reprèsentent les quatre saisons.

C’est pacté de monde, tous veulent se faire photographier devant et il commence à pleuvoir. Condition moins idéale pour des photos, on s’est frayé un chemin devant, pris quelques photos. Dommage qu’on ne profite pas plus de cette belle fontaine, on s’habille pour la pluie qui tombe encore plus fort et on continue notre périple. Avec le temps froid et la pluie, pas étonnant que je sois malade, j’ai la guédille au nez depuis deux semaines. Ce nouvel épisode n’aidera pas.

[Photo de la fontaine de Trévi]

En regardant mes notes, on est passé par : l’Eglise Sans Paolo et l’Eglise Maria Alcolia. Surement pas très marquantes car pas de photos et pas d’idée c’est quoi. Je cherche dans nos photos et nos notes, rien. Donc ca reste dans le post comme “been there, done that” mais c’est tout. Ca devait aussi être gratis, il y a tellement rien de gratis à Rome, ça vaut la peine d’en parler. Mais Brigitte elle se souvient, c’est elle qui a pris les notes!!!!! Donc, Brigitte dit que l’église Maria Alcolia est juste derrière le Capitole et que l’Eglise Sans Paolo est en face. Comme on a tellement vu d’église, il est normal qu’on ne se souvienne pas exactement ce qu’il y a dans chacune.

Pour souper, on a décidé de se joindre aux autres invités de la Casa St-Gabriela pour le souper du jour de l’an.

Rome (jour 10)

Jour 10, 31 décembre : Après avoir quitté Madrid en taxi très tôt le matin, on embarque dans l’avion et arrive à l’aéroport de Rome (Ciampino). C’est l’aéroport “cheep flight” de Rome. On ne le savait pas, là on le sait…. Un aéroport sans passerelle pour entrer dans les avions. Partout, autant à l’arrivée qu’au départ de cet aéroport, c’est de la salle d’attente à l’autobus, et de l’autobus sur la piste, et la tu embarque dans l’avion avec l’escalier. On se croirais dans un pays sous-développer comme haiti.

Après l’avion, on a un trajet de bus-métro-train d’une heure trente pour enfin se rendre à notre pied à terre. Eh non, ce n’est pas un hotel, mais la maison mère des frères St-Gabriela de Rome qui est à l’extérieur du périphérique de la Rome centrale. On avait une personne référence, nous avons pu loger à très bas prix (question de rééquilibrer le portefeuille après le week-end à Londres!!!). L’accueil fut très chaleureux avec une grand-papa qui nous a traiter aux petits soins.

Premières impressions sur Rome: c’est plutôt sale et bordellique. On reste à 20 minutes de train du centre-ville. Il y a des tags partout et on nous a bien avisé de faire attention aux voleurs. Les transports publics sont un peu tout croche: les indication sont parfois erronnées ou totalement absentes. Les chauffeurs de bus sont très brusques et les gens ne font pas trop d’effort pour aider. Ce n’est pas une ville pour le touriste, mais c’est vraiment bondé de touristes, même en ce temps “mort” de l’année. De files halluciante partout et surtout des prix vraiment abusifs.

Pour les points positifs, ben oui il y en a plein, c’est un ville remplie d’histoire avec des monuments plus qu’impressionants. Pas comme avec des musées ici et là avec 2-3 statues trouvées il y a 400 ans. Non, ici la ville est un musée. Des sites archéologiques et des monuments datant de plus de 2000 ans sont partout. Rome est même la seule ville qui a un monument datant d’avant Jesus-Christ toujours en fonction (le Phanthéon). C’est vraiment bizarre de se promener et de voir à une intersection un parc plus bas que le sol, bien clôturé, et qui présente des ruines, comme ça au milieu de la ville.

On a bien réuissi à se promener dans la ville, toujours grâce au sens de l’orientation de Brigitte. En ce temps des fêtes, pas de chance presque tout est fermé, ce qui nous a oubligé à modifier notre horaire. On se contente de la visite extérieure de la Place St-Pierre et de la Basilique. Rendu au capitole (aussi fermé) on est impressioné par les ruines du Forum Romain situé entre le Capitole et le Colisée. Le Forum Romain est un vaste espace regroupant de nombreuses ruines de l’époque romaine. Depuis le Capitole, on a une vue d’ensemble sur les ruines et on peut mieux discerner les contours. L’entrée est payante, mais on n’a JAMAIS trouvé l’entrée. C’est aussi une complication qu’on a eu a quelques reprises, on sait que le building est à tel coin de rue, mais on ne le trouve pas…problème d’indication, mais quand on arrive vraiment devant, là aucun doute, on sait qu’on a trouvé, mais certains endroits n’ont pu être trouvés comme le Forum.

Voici les photos plus ou moins aériennes de l’endroit au coucher du soleil.

[Photo du Forum Romain]

Ce n’est plus vraiment quelque chose de reconnaissable, mais on est quand même une centaine de touristes à prendre des photos. Ici l’histoire, la vraie, est partout. Il y a un dicton qui dit : toutes les rues mènent à Rome. Tout prend son importance maintenant qu’on est là au centre du monde et que de cet endroit important on regarde les vestiges de l’histoire humaine récente (2000 ans) sous nos yeux.

On termine la soirée par un petit resto sympa où Brigitte mange un plat typique de la nouvelle année romaine : Lentille et saucisson en sauce, qui selon la légende apporte de l’argent:-) Moi je me contente d’une lasagne vraiment hallucinante, on est en Italie! C’est cher, mais ça bouche trés bien un trou. On retourne coucher chez les frères. Ils ont l’internet, on en profite pour poster un message de bonne année. Vive la technologie! (heureusement, parce que là on est très en retard sur nos posting)

Madrid (jour 9)

Jour 9, 30 décembre : Visite du Palais royal, avant le troupeau de touristes, comme si on n’en était pas:-) Je comprends pourquoi il y a autant de monde, c’est MAGNIFIQUE. On ne s’attendait à rien de moins pour le Palais du roi. Ce palais, de style baroque d’influence italienne et française, a été construit en 26 ans par Charles III, fils de Philippe V, roi de l’Espagne. Chaque salle est richement décorée et c’est extraordinairement garni; plein de texture, vases, tapisseries, cadres, chaises, horloges et chandeliers. En fait, on a visité 30 salles du palais qui en compte plus de 2800.

L’alcazar a passé au feu en 1734, ce qui fait que le palais d’aujourd’hui est plutôt moderne car tout a été reconstruit. Une impressionante salle à diner pouvant accueillir 140 personnes nous a éblouit. En passant ce monde là, ça ne mange pas dans de la vaisselle en carton… les quelques pièces dédiées à la coutellerie et verrerie sont hallucinantes et très riches.

Le roi a même commandé à un certain M. Stradivarius 4 instruments pour son usage personnel. Les intruments sont encore joués aujourd’hui par des solistes internationaux prestigieux. Ce serait un crime de laisser des Stradivarius en vitrine. (pour ceux qui ignorent ce que c’est qu’un Stradivarius, comme Brigitte, c’est un violon fabriqué avec un bois spécial et précieux).

Le palais habrite une très grande pharmacie personnelle. Avec tous les pots d’ingrédients plus bizarres les uns que les autres, les balances et les mortier, cette pharmacie fait vraiment comme dans les films d’époque.

Aussi, on a vu la collection privée des armureries des rois et de leurs descendants. Non seulement les armureries de combat et de parade des guerriers, mais aussi celles des chevaux. Il y a beaucoup de détail, ils ont dû prendre des heures et des heures pour fabriquer chaque pièce. Les armureries ne viennent jamais sans les armes, donc il y avait des épées et mousquets de toute sorte.

[Photos du Palais royal]

La prochaine étape est le musée Thyssen-Bornemisza. Un autre musée de toiles de grands peintres de ce monde. Le 10 premières salles sont dédiées aux peintres espagnols et italiens. Des toiles d’une plus grande beauté et plus plaisantes que celles des peintres allemands des salles suivantes. Après le musée du Prado et ses toiles de 2m x 5m, les “petites” toiles ici sont vraiment moins impressionantes. Jésus, Marie, Joseph, Les apôtres (surtout Pierre) sont toujours présents, mais on a droit à plusieurs portraits très réalistes de gens connus et inconnus de l’époque.

On se surprend même à reconnaître certains artistes par leur style, car on a vu plusieurs de leurs oeuvres au Prado. Nos conaissances commencent à servir ! Le Greco, un peintre très noir, a quelques toiles que l’on a reconnues tout de suite. Un style inimitable, mais que je ne metterais pas dans mon salon, de peur de faire des cauchemnars.

C’est fou de voir les maîtres qui ont “guidé-influencé” des peintres comme Michael-Ange, qui a peint la chapelle sixtine au Vatican – quelque chose de pas pire il parrait et qu’on verra très prochainement. Canaletto a peint plusieurs toiles représentant Venise, tout simplement magnifiques. Un voyage que l’on fera bientôt c’est certain. Venise intemporel et exotique.

Je ne sais pas si c’est juste moi, mais les encadrements, tous différents, sont presque eux aussi une oeuvre à part entière. Certains cadres sont tellement complexes et imposants que ça détourne presque notre attention de la toile.

On passe des scènes de la Bible, aux portraits, aux paysages et à la nature morte. Après 200 Jésus, je pense que j’ai compris, on peut passer à autre chose. Les natures mortes sont d’une beauté hallucinante tant par les détails que par les couleurs. C’est une tendance de la nouvelle époque pour le peintre, le réalisme au pas possible. Il est très rare de voir des scènes d’hiver dans des tableux. Le musée en a pourtant 5-6 vraiment très bien. Les scènes sont détaillées au maximum, comme une photo.

Après avoir vu en moins d’une semaine près de 4000 toiles, notre attention baisse un peu, faut pas nous en vouloir. C’est donc en sautant quelques commentaires de l’audioguide et en faisant des marches rapides que l’on se rend vers la crème de la crème.

Mème s’il n’y en a pas des tas, les Renoir, Monet, Gaugin et les autres impressionnistes nous font travailler plus fort pour comprendre toute la profondeur et la signification de leur toile, mais nous font aussi admirer le summum d’un style reconnaissable parmis tous. On a même acheté une toile de ce style à Rome comme souvenir, ne reste qu’à la faire encadrer!

Assez d’intérieur, faut s’oxygéner un peu. Une petite promenade au Parc du Retiro, oui je dis petite, on a fait un aller-retour dans une allée et ça a pris une heure et demi……. Le parc est immense avec ses 118 hectars au coeur de la ville. Ce doit être un endroit merveilleux en été avec les gens, les chiens, les exposants et les promeneurs. L’hiver même si c’est plus mort, il y a beaucoup de gens.

C’étaient les jardins privés du roi Philippe IV avant d’être cédés à la ville. Il y a un lac artificiel au centre ainsi qu’un palais de verre au sud du lac. C’est un parc à voir, mais surtout à s’y promener.

[Photos Parc du Retiro]

Madrid, c’est déjà du passé, car dès demain matin on doit la quitter. On entame la dernière, mais non moins intéressante, partie de notre voyage: Rome, en Italie. On n’a pas la prétention de dire que l’on visite l’Italie, on ne se concentre que sur le Vatican et la ville des comptes d’Astérix et Obélix. Rome la métropole, le centre du monde antique et une plaque tournate de l’Europe. C’est un peu fatigués, mais motivés que l’on prend encore une fois l’avion (à 7h am le lendemain — quitté l’hotel à 5h30…vive les vacances!).

Madrid (jour 8)

Jour 8, 29 décembre : Tour de bus bleu pour connaître une autre partie de la ville, plus moderne qu’historique cette fois. On est passé devant la bibliothèque contenant 5 millions de livres. Aussi, on a vu une statue de Christophe Colomb beaucoup moins impressionante que celle de Barcelone. On est passé devant le musée National des sciences contenant une grande collection d’ossements de dinosaures et de fossiles. Pas le temps de le visiter et pas dans notre liste anyway.

On croise le stade du club le Real Madrid, la fierté de cette ville. Le club détient le record de victoires en coupe d’Europe au soccer. On apprend aussi que Madrid, au début du siècle, s’étendait sur 10 à 12 Km carrés et est aujourdhui une ville de plus de 400 Km carrés.

Nos plans prévoyaient une visite du Palais Royal, ce sera pour demain, car un file de plus de 2 heures juste pour entrer est déja présente. On fait donc un trajet a pied qui était prévu pour plus tard. On découvre Madrid au gré de nos humeurs, tourne à droite passe par ici, plein de découvertes. Avec Brigitte qui est un vrai petit GPS sur 2 pattes, pas de problème. Après deux jours, on s’y promène presque que comme chez nous (j’ai dit presque!).

On est passé par la cathédrale du Nuestra Senora de la Almudena et ses catacombes. C’est toujours intéressant de visiter des églises aussi riche et vieille. On a fait la file pour aller au deuxième où il y avait un petit hotel. Surprise, les gens essuient la statue et l’embrassent???? certainement pour la remercier, mais bon, nous ne l’avons pas embrassé sans savoir ce qui peut nous arriver! Les catacombes sont le lieu de résidence éternel pour plusiquers évèques et prêtres très importants. Il y en a plus de 100 enterrés ici, sous nos pieds car les tombes composent les dalles qui font le sol des allées. La décoration et les petites chapelles sont très richement ornées d’or. C’est presque excessif.

[Photos Cathédrale du Nuestra Senora de la Almudena]

On a traversé toute la ville pour aller à l’autre extrémité. Rendus au Jardin Botanique, on se rend compte que c’est l’hiver et en hiver c’est pas très fleuri. C’est pas grave, on à fait plein de photos de ce qui restait et des macros de cactus. Brigitte a pris posession de mon kodak et s’est bien amusée. On a aussi vu un chat, car en fait le jardin botanique abrite plusieurs chats… J’aime trop les chats et je tente de l’amadouer, mais celui-ci a décidé d’aller voir Brigitte. Il ne la lâchait pas, on l’a vu 2-3 fois dans le jardin et c’est juste vers elle qu’il allait. Putin de chat con!

Direction serre, vivement la chaleur et l’humidité des forêts tropicales. Cactus et cactus et encore des cactus, mais aussi des orchidés et autres belles plantes comme des oiseaux du paradis. Brigitte s’est vraiment laissée aller sur le kodak dans la serre, je ne pouvais pas l’arrêter….mais j’aurais certainement été pire qu’elle!

Il y avait aussi un mini musée juste avant notre sortie du jardin. Visitons-le! C’était principalement des maquettes sur les techniques de construction pour faire les voûtes des églises, des ponts et bateaux.

[Photos jardin Botanique]

Journée finalement pas très remplie, mais avec beaucoup de marche et surtout promenade dans les rues. La soirée s’est terminée dans un resto plutôt typique. Pas chanceux, bouffe ordinaire et tiède… On a déjà mangé mieux!

Madrid (jour 7)

suite 27 décembre : Nous sommes arrivés à l’aéroport un peu plus tôt que prévu, faute de beau temps, mieux vaut être au sec.

Ayant eu un peu de temps à tuer à l’aéroport, j’ai eu le temps de prendre quelque photos. C’est un peu triste de ne pas avoir eu du soleil en quantité suffisante à Barcelone que l’on se rend à Madrid, en espérant que le ciel soit plus beau.

J’ai pogné la grippe à Londres, je l’ai aussi à Barcelone et je vais la garder jusqu’à Rome. Je réussi à me débarrasser de mon nez morveux seulement la deuxième semaine, soit après le retour… la grippe d’homme c’est pas facile!

[photo de l'aéroport]

Arrivés à Madrid, on cherche et trouve rapidement notre hotel, un 2 étoiles, en plein centre-ville à la sortie du métro. WOW directement dans l’action et de l’action il y en a. L’ambiance dans les rues s’apparente à la sortie du Centre Bell un soir de match du Canadien. Ca n’a juste pas d’allure, les gens bouchent les rues, à la limite du désagréable, ça prend 10 minutes pour faire 50 pas. On a bien cherché à savoir pourquoi il y avait autant de monde, mais aucun événement spécial ne s’est produit. Il y a de la sécurité partout et surtout à chaque 20 pieds il y a un mime qui fait une statue ou un bonhomme. Brigitte aime bien et a pris quelques photos, vous verrez…

Madrid est un modèle de propreté. A toute heure du jour et de la nuit, il y a des gens de “la ville” qui balaient, vident les poubelles et nettoyent la rue. Ils ramassent les vidanges même la nuit, c’est presque du zèle! C’est super agréable à voir, tout est propre.

Donc, rendus à l’hotel, petite chambre sans fla fla et sans chauffage non plus! Cette aile est en rénovation! 5 degrés dehors c’est ok, mais en dedans c’est fret en ta! Donc on a gelé solide durant toute la nuit! La deuxieme journée, on a mis le chauffage dans le tapis tout le temps qu’on n’était pas là et c’était déjà plus acceptable, mais quand même, donc pour le confort on repassera.

Ah oui, je vais vous parler des déjeuners inclus. C’était bien dit dans notre guide de voyage, mais… nous on lit pas tout!… donc le déjeuner, c’est du thé, café, toast, croissant… that it!… Rien d’autre!… Nous avions eu notre expérience avec Barcelone et on a fait des courses avant… Fromage et Jambon de la place… ça fait de meilleurs petits déjeuners.

Madrid, pour je ne sais quelle raison (je ne suis pas un wiki) est comme la mèque du jambom. Non pas comme dans magasin de viande avec du jambon, ce sont des magasins dédiés au jambon. Sans rire, il y a au moins 300 sortes de jambons differents! Il y a même le musée du jambon, la villa du jambon, le palais du jambon. Ici, le cochon est roi et c’est un ours l’emblème de la ville… va comprendre!

[photo des rues de Madrid]

Jour 7, 28 décembre : Début de notre aventure madrilène à la Plaza Mayor (place de la mairie) plutôt tranquille. O y est arrivé tôt pour récupérer nos billets d’autobus touristique, mais ça n’ouvre que dans 30 minutes. Faut donc en profiter pour se promener sur la place. C’est un endroit réservé aux vendeurs de cossins et aux réunions de tous genres. Les vendeurs installaient leur stand, surtout des vendeurs de cartes, monnaie, timbres….bon endroit pour les collectionneurs.

[Photos Plaza Mayor]

Une fois les billets en main, le tout commence avec le traditionnel tour d’autobus Vision Bus Tour à travers la ville. Rien de mieux pour s’orienter et aussi faire un survol de ce qui a l’air intéressant. Ce qui peut avoir l’air intéressant dans un livre l’est des fois moins en vrai, et vice versa. Comme exemple, moi la statue de Christophe Colomb quoté 1 sur 3 j’ai trouvé ça cool!… anyway!

[Photo Visite Vision Bus Tour]

Notre premier arrêt est le Musée du Prado. Un musée grandiose contenant plus de 3000 toiles de TOUS les grands maîtres. C’est, selon notre livre, le plus grand musée d’exposition de toiles au monde. Il y a aussi des sculptures, mais moi et les sculptures, j’aime pas trop!

Habituellement, on ne peut pas prendre de photo dans les musées, c’est bien normal, mais dans celui-ci il faut laisser son sac, question de ne pas accrocher une statue de 2000 ans et de la sacrer à terre… Mais étant donné que j’ai pas exactement un kodak Fisher Price, la madame du locker ne voulait pas le prendre, et on ne voulait pas nous laisser entrer avec… Le gardien ne parlant pas ni anglais ni françcais, la fille du locker et le gardien se sont ostinés, aussi avec nous et surtout entre eux pour touver une soution. A la fin j’ai gardé mon sac, mais je le portais devant… Méchant mal de dos, mais pas le choix.

On a passé 6 heures au musée, en regardant chaques oeuvre 10 seconde, ça vous donne une idée de l’ampleur de la collection. La quantité de tableaux, les grands noms et aussi le format des toiles nous ont “flabergasté”! Les peintres, surtout subventionnés par le clergé et les rois, ont surtout peints des scènes grandement inspirées de la religion catholique et de la Bible. C’est pourquoi les toiles sont grandioses, certaines par leur format de 2m par 5m et d’autres par des scènes dépeintes telle que Saturne dévorant sont fils du peintre Goya (toujours aussi noir)… vraiment troublant!

On a adoré les Ménines, de Vélazquez, une oeuvre magnifique, que l’on a déjà vu dans le musée Picasso en photo.  Cette toile a GRANDEMENT influencé le maître!… Mais ici, c’est l’original! Wow!  Elle n’était pas à vendre, dommage il ne me restait qu’un 20 EURO.(celle qu’on nous a montré et avec laquelle il s’est inspiré pour peindre des toiles surréalistes).

Les audioguides nous font passer à travers l’histoire de peintres et de toiles. Les explications sont vraiment très bien et des fois trop bien, car c’est trop long. Cela nous permet de mieux comprendre le pourquoi et le comment. Sans ces commentaires, les différents musées seraient moins intéressants et on aurait sûrement moins appris. Même si on retient tout au plus 10 % c’est toujours cela de plus.

Pas de photos du Prado, trop de sécurité et pas envie de chercher le trouble. Faut croire que j’étais zen cette journée là.

Après 6 heures debout à regarder des toiles, on a un peu notre quota, et c’est crevés que l’on sort du musée. Même à 5:30, c’est à dire 2 heures avant la fermeture, les gens font la file pour entrer!… une file que l’on estime au minimum 1 heure si tout va bien. Ici des touristes en veux-tu, en vla!

On fini le tour de bus, au coucher du soleil, et il nous ramène à l’hotel. C’est frisquet assis dehors au deuxième étage du bus sans toit, mais au moins on est assis et on écoute les commentaires, c’est facile.

En se promenant dans la ville pour trouver un resto, je parle d’un resto ouvert, car ici presque aucun vrai resto (je ne parle pas de McDo) n’est ouvert avant 8:00h. Donc on soupe pas avant 8:30 ici. Enfin on trouve un resto full sympa juste à côté de l’hotel, vraiment la porte à côté. On y est allé deux fois tellement que tout sur le menu avais l’air bon!

Barcelone (jour 6)

Jour 6, 27 décembre : C’est notre dernière journée à Barcelone. Nous nous sommes levés tôt parce qu’on avait réservé une visite guidée au Palais de la musique. On y était allé le 24, mais il n’y avait plus de place disponible.

Ainsi, nous nous rendons, accompagnés de la pluie (encore!!!), au palais de la musique qui est tout près de l’hotel.

En fait, c’est une vraie salle de concert où les plus grands artistes donnent des concerts. Avec ses 2’146 places, plus de 300 concerts par année sont présentés. Tous les styles sont offerts, du pop au jazz, en passant par le classique et l’opéra, sans oublier tous les autres styles. Seuls les concerts symphoniques ne peuvent y être accommodés parce que la scène est trop petite, mais il y a quand même de la place pour 115 musiciens!

La salle est une explosion de fleurs, il y en a partout : sur les luminaires, les murs, le plafond, les vitraux… Avec le toit vitré, l’entrée de lumière naturelle qui baigne la salle (malgré la journée pluvieuse) est vivifiante.

Bien non, nous n’avons pas de photos, il faut nous croire sur parole ou aller voir par vous-même……d’ailleurs, on se promet d’y retourner pour aller voir et entendre un concert. Selon les entrevues des musiciens qu’on nous a projeté, l’acoustique de la salle est unique.

Ensuite, on se dirige au Musée Picasso. C’est la journée des musées pour tous vu la pluie, alors ce n’est pas surprenant qu’on doive faire la file. On vous raconte notre péripétie…ben oui, même nous on ne s’attendait pas de vivre une péripétie dans un musée. Arrivés à la caisse, on demande s’il y a des tours guidés. La dame nous renvoie dans la salle à côté où ils s’occupent des visites guidées. On attend, on attend, la caissière a l’air d’avoir beaucoup de difficulté avec chacun pour trouver leur réservation en plus de répondre au téléphone qui n’arrête pas de sonner. A notre tour, elle nous dit qu’il n’y a plus de visite guidée. Et là commence l’ostination…..on a perdu du temps pour rien, surtout s’il n’y avait plus de place au moment où on a demandé s’il y en avait. S’ajoute à ça qu’elle ne peut pas nous donner de billet d’entrée simple (sans visite) parce que c’est à une autre caisse et on n’a pas le droit d’y retourner……faut encore attendre l’autorisation, juste pour traverser la fameuse porte…..non mais la la la! A bout de souffle, la gérante ou peu importe son poste fini par venir nous voir et nous escorter à la caisse et nous donner des billets gratuits avec toutes ses excuses…..et bien, malgré tout on a des billets gratuits, mais ce n’était pas les 30 minutes les plus plaisantes.

Revenons à Picasso…..né le 25 octobre 1881 et mort le 8 avril 1973, on eu l’occasion de vérifier notre association de Picasso avec toile abstraite. Contrairement à ce que l’on croit, Picasso a eu une période spéciale où son sujet favori valsait entre les guitares et les fruits et souvent les deux sur la même toile. On a même reconnu le style de Miro (Joan Miro – voir visite du jour 2) avec les constellations, étoiles, soit une autre période par laquelle il est passé. Au gré de ses rencontres, voyages et amis, on voit son style qui change et évolue, passant du réaliste au surréalisme au cubiste avec bien sûr la période rose et bleue.

La partie qui nous a impressionné est celle où un vidéo nous montre comment il s’inspire pour créer ses toiles surréalistes. La toile en question est celle des Ménines de Vélasquez où il y a plusieurs personnages. Il a donc pris un a un les personnages, dans des toiles différentes, et a déformé un peu les visages, les corps et le décor. Pour la tête, il peut mettre un grand ovale exagéré avec un corps tout croche, mais on voit très bien le lien avec la toile originale. On comprend mieux maintenant sa façon de voir les choses et sa démarche. Encore une fois, photos non permises, donc laissez aller votre imagination. On a joint un exemple pour mieux comprendre son style.

La pluie a finalement cessée durant notre visite du musée, nous laissant une chance de se promener une dernière fois dans les rues du Barcelone gothique. Dernière activité avant notre départ pour l’aéroport, on peut enfin visiter la Cathédrale de Barcelone, qui était ouverte cette fois.

Tout aussi grandiose que les autres églises et très attrape touriste, on doit payer pour allumer des lampions ELECTRIQUES! et croyez-nous, il y en a quelques uns d’allumés…ça enlève un peu de magie.

Autour de l’église, il y a plusieurs chapelles dédiée à différents saints/es. Chacune a plus d’or que la précédente, mais seulement les chapelles sont aussi richement décorées. Elles sont d’ailleurs bien protégées par des grillages. Tout ce qui est en dehors des chapelles est assez sobre, tout est en pierre grise très bien taillée.

[Photos Cathedrale de barcelone]

Voilà, notre voyage à Barcelone est terminé. Nous avons beaucoup aimé et nous allons certainement revenir pour découvrir l’ambiance d’été qui doit être très vivante et peut-être assisté à une corida. Direction aéroport pour prendre notre avion qui nous amène à Madrid pour la suite de notre voyage.

Barcelone (jours 4 et 5)

Jour 4, 25 décembre : Tout est fermé, c’est Noël. Comme nous sommes très bien organisés, nous avions réparti nos activités et visites en conséquence pour être certain de ne rien manquer.  Cette journée de fête est consacrée au parc et port, tout ce qui est extérieur et ne nécessite aucun droit d’accès.

Ainsi, nous débutons notre journée, après une grâce matinée, avec l’Arc de triomphe. Elle est située à l’entrée du Parc de la Ciutadella. C’est un des plus grand parc de la ville, créé à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1888. C’est un lieu de promenade pour plusieurs familles barcelonaises.

[Photos de l'Arc de Triomphe]

Il fait très beau et ça fait du bien de sentir la chaleur du soleil sur notre peau. On s’est donc promené tranquillement dans le parc en respirant à plein poumon l’air frais et à regarder tous les gens autour. Étonnemment, il y a plein de gens, certainement des touristes comme nous qui n’ont nulle autre part où aller en cette journée de Noël. On en profite pour s’asseoir sur les bancs et regarder tout simplement les gens ou bien fermer les yeux et relaxer….ça fait du bien.

Dans un coin du parc, il y a une belle cascade monumentale conçue entre autre par Gaudi lorsqu’il n’était encore qu’un étudiant. On y a passé plusieurs minutes et en avons aussi profité pour manger notre petit pic-nic.

[Photos de la cascade Gaudi]

On a poursuivi notre route à travers les rues de la ville jusqu’au port et la plage. On profite des derniers rayons de soleil assis sur la plage et on se laisse bercer par le bruit des vagues.

Sur notre chemin du retour, nous passons par La Rambla, rue commerciale très populaire et où grouille beaucoup d’activité. On fait une petite sieste et on mange de très bonnes lasagne et pizza.

Jour 5, 26 décembre: Il pleut, il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille……tel que prévu, une bande dépressive survole Barcelone et il pleut….un tout petit peu au début et plus la journée avance, c’est le déluge.

Nous avons marché sur La Rambla entre les kiosques d’oiseaux, de fleurs, les boutiques souvenirs et les mimes. Il y a plusieurs personnes déguisés qui font les mimes et lorsque tu les prends en photo ou que tu les regarde trop longtemps, tu dois leur laisser des sous, manière plus cool de faire la quête!

[Photos de la Rambla]

Tout en bas, près du port, il y a la Tour de Christophe Colomb. Un ascenseur à 3 places permet de monter jusqu’à une terrasse vitre au sommet de cette colonne de bronze et acier où trône la statue de Christophe Colomb à 60 m de hauteur. Son doigt, qui pointe vers les Indes, mesure 50 cm….ça en dit long sur la grandeur de la statue! Tout en haut, c’est minuscule et il y a peu d’espace entre le mur et la fenêtre. La vue est très belle et malgré la pluie on peut voir assez loin. Vite on descent, je viens de sentir que la tour bouge et je ne suis pas grosse dans mes culottes :-)

[Photos de la tour de Christophe Colomb]

On marche dans la vieille ville (ville gothique) et on s’arrête au Ministère de la Culture pour laisser passer le déluge. Peine perdue, c’est parti pour durer. On a quand même apprécié la vue sur la cour intérieure peinte d’un jaune soleil!

On repart et croise un petit musée ouvert……allons-y pour occuper notre journée et au sec en plus! C’est le Musée Frédéric Marès (MFM). Sculpteur de métier, cet artiste a commencé à réunir toutes sortes d’objets et d’oeuvres d’art provenant de ses voyages.  On y a vu une exceptionnelle série (au moins une centaine chacun) de Christ en croix et de Vierge à l’Enfant de différentes époques. Rendu à la collection sentimentale où des objets usuels y sont exposés, nous nous sommes fait montrer la porte parce que ça fermait plus tôt cette journée là (temps des fêtes exige), dommage.

[Photos du MFM]

Douche chaude après un petit McDo et siesta pour se réchauffer un peu. À notre réveil, éclair de génie de Marc-André…..il pense à une photo qu’il a vue d’une fontaine illuminée et dont les jets d’eau bougent en fonction du rythme de la musique. Faut qu’on y aille, car c’est notre dernière soirée.  On s’informe à la réception pour savoir où elle est située et on part…toujours sous la pluie!

Après une trentaine de minutes de marche, nous sommes tout trempé et il pleut tellement que l’eau ne réussit pas à s’évacuer et s’accumule dans la rue, créant ainsi de grosses flaques d’eau qu’on doit traverser. Nous sommes réconfortés de voir qu’on n’est pas les seuls fous à assister à ce spectacle. C’est très joli et surtout impressionnant ce qu’on peut faire faire à l’eau de la fontaine avec le jeu des lumières.

[Photos de la fontaine illuminée]