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Flaine, fin de saison du ski club

Samedi 20 mars 2010: Ca y est, c’est la fin, c’est la dernière sortie de ski avec le ski club des grottes, organisé par pré-en-bulle. Le choix de la station dépendait de la température, ils annonçaient de la pluie, direction Flaine alors. Dès l’arrivée, il commençait a y avoir une légère pluie, plus des gouttes par-ci, par-là que d’autre chose, mais zéro soleil. Comme une bonne partie de la saison, on n’a pas été chanceux cette année, il faisait mauvais, grosse tempête et tout, ça ne fera pas changement.

Tout en haut, on est DANS les nuages, la pluie sans arrêt et zéro visibilité. Mais dès qu’on descend un peu, on sort des nuages, la visibilité est bonne, mais il pleut toujours. Je skie sur de la neige de style gros sel. Aucune plaque de glace en cette journée, mais quelques endroits à découvert, la saison tire à sa fin, le printemps s’en vient rapidement.

Ah oui, j’oubliais, je skie tout seul, car Brigitte se fait une fin de semaine de “filles” et est à Londres pour magasiner et faire des affaires de filles avec les ses amies Canadiennes. Elle vous racontera ça dans un autre post, là on parle de ski.

Donc, je skie dans le gros sel, ce n’est pas tous les jours que l’on a ses conditions et j’aime bien, ça glisse bien et c’est un peu comme dans la poudreuse. J’ai mon monoski et je me dit que aujourd’hui je vais skier à fond comme un malade et terminer plus tôt question d’aller sécher. Je ne fais que des pistes rouges, la Faust plus particulièrement, d’un dénivelé de 880 mètres tout d’une traite ou presque sans arrêter, car mon coeur ne supporte pas trop cet effort un peu extrême. Je pousse au maximum, question de chercher les limites de mes capacités, où j’en suis rendu question technique et surtout pour tester mes limites. Je suis vraiment pas mal et j’assure bien. Cette année, je me suis amélioré comme jamais et les conditions n’influencent plus trop mon style, je me jette à pleine vitesse et je me rends en bas en un seul morceau… c’est bon !

C’est peut-être à cause de la semaine de ski passée ou de la mauvaise température qui fait enfler les articulations et les anciennes cassures, mais mon pied que j’ai foulé, il y a plusieurs années de cela, bien comme il faut 2 fois et cassé une fois (oui oui toujours le même) me fait souffrir le martyr. Mais quand je skie, les bottes attachées au plus serré c’est supportable. Ce qui l’est moins, c’est la pluie, la pluie, la pluie. Quand je prends le DMC (gondole), c’est pas pire, on est à l’abris et on sèche, mais dans les chaises, c’est ridicule. C’est comme prendre une douche tout habillé, vraiment n’importe quoi.

Déja à 2:00pm je suis mouillé de partout, mais à 3:00, c’est la total, dedans et dehors, combines inclues, ça y est je peux tordre mes vêtements. Il commence à faire un peu froid mouillé et au grand vent, je fais une dernière fois les 880 mètres de descente à fond la caisse, en sachant que c’est fini pour cette année. Direction le bistro pour un vin chaud question d’attendre les 3:30-3:45 l’heure de rentrer au bus et à la maison.

Le petit bistro qui a moins de 10 clients habituellement est rempli à craquer, les gens attendent même dehors pour entrer, c’est donc ici qu’est tout le monde, ah bon !… je me trouve une petit place à une table avec des gens que je ne connais pas pour boire mon petit vin chaud et rentre au bus. On retourne à la maison sans problème, j’ai tellement hâte de prendre un douche chaude et de me changer.

Donc, le ski avec le club est terminé. Ce ne fut pas une année très ensoleillée, mais on a bien skié, les gens sont toujours très gentils et les organisateurs toujours aussi dévoués. J’aimerais remercier personnellement les collègues de pré-en-bulle pour nous permettre de faire du ski dans des conditions vraiment intéressantes et à bon prix. L’organisation est toujours irréprochable, les ados civilisés et les horraires respectés. Nous serons certainement du groupe l’année prochaine.

mam

Autriche – Jour 5, ski à Innsbruck (Igls)

Vendredi 12 mars 2010: Nous voilà rendus à notre dernière journée de ski en Autriche. C’est après une longue analyse et comparaison des 7 différentes stations offertes avec le billet de ski d’Innsbruck que l’on choisi la montagne dans le village de Igls 900m-2’250m, le mont Patscherkofel. C’est tout petit et pas très haut, mais cette station a deux avantages: elle est très très près de notre hotel et de l’autouroute et l’offre télésiges/pistes est intéressante. Même s’il n’y a pas trop de pistes et de télésièges, on peut faire les pistes de haut en bas et remonter directement au sommet… ce qui est plutôt rare ici. Si c’est vraiment poche, on pourra toujours prendre le shuttle et transférer à n’importe quelle des 6 autres montagnes, c’est inclus dans le billet. Heureusement, on n’aura pas à le faire… on a pris une bonne décision, continuez à lire, vous comprendrez.

C’est donc, selon la documentation, une montagne qui a été développée pour les olympiques, c’est donc pentu et presque juste des pistes rouges. On est content! Aussi tout est olympique ici, télécabine olympique, piste olympique, restaurant olympique. La première cabine que l’on prend pour se rendre au sommet en une fois date vraiment des année olympiques, c’est-à-dire 1976. C’est tout juste si elle ne fonctionne pas au charbon, mais c’est ok, on se rend en haut. Pour le reste des chaises, c’est très haute technologie, des chaises neuves. On a aussi pris de petites chaises à une place avec une chainette comme garde pour ne pas tomber, c’était vraiment n’importe quoi la sécurite dans les années 70, mais bon, on a survécu.

Dès la première descente, la piste est parfaite, bien pentue, avec 1’000 mètres de dénivelé, assez pour se payer une vrai descente olympique, pourquoi pas! Aussi, étant entourés de plus gros centres de ski, cette montagne est un peu délaissée par les gens, on est donc très peu sur les pistes, c’est parfait. Il n’y a aucune piste facile, donc pas d’enfants et peu de snowboarders, c’est vraiment un bon choix que nous avons fait, sans avoir pensé à tous ces avantages collatéraux. C’est une belle journée de ski et même si on refait et refait les mêmes pistes, c’est toujours aussi agréable.

Le gros soleil est encore au rendez-vous et il n’y a pas de vent. Notre peau nue, sans crème solaire commence à s’en ressentir et on bronze en raton laveur avec une belle marque de lunette de ski… mais bon, je n’ai pas de défilé de mode cette semaine, ça ne sera pas trop grave! On a commencé la journée une heure plus tôt, car c’est à peine à 15 minutes de l’hotel, on finira donc plus tôt pour se taper les 5:30 de route et un petit souper pour couper le trajet.

A trois heures, on est dans l’auto, prêts à partir, petit changement de vêtements et c’est un départ. Le GPS nous confirme les 600 km, tout est parfait. On ne s’égarera pas, on rencontrera 40 minutes de traffic en passant près de Zurich, mais rien de bien grave, on arrivera un petit peu plus tard c’est tout. On s’arrête dans une halte routière avec plein de magasins et de restaurants et j’ai la grande joie de retrouver un de mes restaurant préféré de Montréal, le Mövenpick. On mange ici c’est certain, tout a l’air tellement bon. Après avoir mangé, c’est reparti.

Cette semaine, on aura parcouru à peu près 1’800 km de route, c’est toute une trotte, mais on a skié sur des montagnes magnifiques, on a eu des conditions impecables presque partout et on a terminé sans blessure ni accident. J’ai deux gros bleus sur les cuisses à cause des chutes lors de carving un peu trop prononcés, mais c’est juste de ma faute, je testais la limite pour des virages très très anglés.

Il reste tellement de montagnes à skier que l’on quittera la Suisse et l’Europe en en ayant skié que quelques une. Les plus grandes, les plus hautes, les plus connues surement, mais aussi celles qui nous ont été suggérées par des amis. On aura encore l’occasion de skier cette année et l’année prochaine, mais là ça sent vraiment le printemps, les vélos vont sortir bientôt. On rangera nos ski sans aucun regret car cette année on en a eu pour notre bonheur. Brigitte et moi finissons la saison un peu meilleurs dans notre technique et aussi avec plein de paysages dans la tête. J’espère que vous apprécierez les photos, mais rien ne vaut d’être sur place. Face aux montagnes on se sent tellement petit, tellement insignifiant, ça nous remet en perspective et nous rapproche aussi des choses importantes dans notre quotidien.

Je vous ai aussi fait une série de photos panoramiques. Elles incluent toutes les journées dans un slideshow, car c’est vraiment long à faire et elles n’étaient pas prêtes lors des autres posts.

mam

[Photos de Igls]

[Panoramas d'Autriche]

Autriche – Jour 3, ski à Kitzbühel

Mercredi 10 mars 2010: Bien oui, une autre station qui donne full de points au scrabble. Aujourd’hui, nous avons suivi le GPS et il nous a amené à une école de ski un peu perdue dans le « no where ». Brigitte n’écoutant que son courage, va demander notre chemin et la personne nous envoie à un parking gratuit à Kirchberg. Bon, je suis déjà un peu stressé, ce n’est pas le bon nom de station, mais il parait que c’est OK et en plus le parking est gratuit… on verra. Brigitte a beau me dire que ce n’est que l’autre versant de la montagne, je ne suis pas rassuré, je veux aller à Kitzbühel!

Arrivés au parking, il y a une piste et une gondole, c’est déjà ça de bon. C’est de là que l’on va partir. Après avoir acheté les billets, on commence à étudier le plan et on comprend que le billet est bon pour tout le domaine qui s’étend sur 170 km de pistes et 54 remontées mécaniques, de quoi s’amuser. Le Kitz Ski Unlimited, comme il l’appelle ici, est composé de Kitzbühel, Kirchberg, Reith, Aurach, Jochberg, Mittersill et Hollersbach.

Déjà à notre première montée, une petite cabine qui monte de 800 mètres à 1’800 mètres en 20 minutes. C’est magnifique, il fait gros soleil, il n’y a presque pas de vent et +2 degrés Celsius. On fait une descente, moitié bleu / moitié rouge : hallucinante. Parfaites conditions, très large, presque pas de monde, aucune bosse et orientée au nord. La neige est donc dure et on a le soleil dans le dos…. Je vous dis, le paradis.

En ayant tiré le gros lot dès la première descente, Brigitte insiste pour répéter afin de profiter au maximum de cette belle piste qui nous donne du challenge et j’acquiesce. C’est vraiment que l’on ne peut demander de mieux pour le ski et une piste à notre niveau en plus…. Il faut dire que l’on fait rarement 4 jours de ski collés et notre corps commence à nous le faire savoir. Petit étirement dans le mollet, raideurs au cou, cuisse qui élance. Mais après une heure de ski, tout est rentré dans l’ordre et rien ne peut nous arrêter.

Contrairement à mon habitude d’aller cherche la piste non ouverte, passer là où il ne faut pas, prendre la direction fermée, interdite ou danger…durant toute la semaine je suis resté sur les pistes balisées, je ne suis presque pas tombé et j’ai mal presque nulle part, je vous le dit, je deviens vieux et raisonnable. Hein papa, tu vois que ton petit conseil avant de partir à porté fruit :-) Suivant quand même mon instinct, je veux aller voir du pays et on s’aventure sur une autre montagne où les pistes ont l’air pas mal bien (oui oui, c’est balisé et ouvert).

Moi, dans mon fantasme, je voulais skier sur la piste où il y a eu la descente olympique, une piste mythique (il parait). Il faut absolument qu’on passe par là, mais pour l’instant ça ne regarde pas bien sur le plan, on dirait que ce bout de montagne est coupé des autres et il faudrait prendre une navette pour revenir sur les autres versants. Bon, allez, une chose à la fois, mais je veux la faire quand même! Je m’assure donc que chérie sache vraiment que je veux au moins une fois faire la piste de descente du slalom des olympiques, mais entre temps, il y a plein d’autres pistes à faire.

Dans le plus fou, j’ai fait une piste noire avec un mur à 70 degrés d’inclinaison. Tout le long, tu ne pense qu’à une chose, ne pas tomber et rester sur les « edges » des skis. C’est parfait, il n’y a pas de bobo. Brigitte, moins téméraire et sentant la fatigue, prend la voie plus facile et reste en vie…. J’ai quand même encore besoin d’elle comme co-pilote… sinon je ne retrouverais pas l’hotel….

La journée alterne entre gondole et chaise pour faire des pistes nettement moins excitantes et moins belles que la super première piste de 1’000 mètres…. 25 minutes pour la descendre, mais c’est encore du très beau ski. En fin de journée, on termine la descente de type coupe du monde (celle tant attendue). Vraiment magique la piste avec une vue imprenable sur la ville. Des courbes avec angulation que les skieurs doivent prendre à toute vitesse…. Malade!… Nous, on se contente de la vitesse pépère, surtout que c’est la dernière descente.

[Photos de Kitzbühel - ski]

Fin de journée, retour au parking de l’autre versant où on attend la navette pour retourner à la voiture. En auto, on revient vers le petit village de Kitzbühel. On fait une petite marche dans le village plein de boutiques partout, mais pas trop de resto. On fini par trouver une place assez typique et sympathique. Ce soir, on mange grillade, soupe à l’oignon, steak en sauce et ribs. C’était assez bon pour 52 euros. Heureusement que l’on a un bon 10 minutes de marche pour retrouver l’auto, sinon on roulerait tellement on est plein!… Il reste encore 1 heure de route pour le retour et on est claqués.
Mam

[Photos de Kitzbühel - village]

[Video de Kitzbühel, 4:35 minutes]

Autriche – Jour 2, ski à Ischgl

Mardi 9 mars 2010: Aujourd’hui, c’est à Ischgl que nous skierons. En tout cas, ce mot-là au Scrabble vaudrait beaucoup de points avec toutes ces consonnes et une seule voyelle. Qui arrivera à le prononcer correctement?

C’est sous le soleil pour une deuxième journée consécutive que nous partons en ski. La montagne, qui fait partie du massif Silvretta, est tout près de celle de St-Anton, mais on sort quelques sorties plus tôt sur l’autoroute et nous devons faire une quinzaine de kilomètres sur une petite route en serpentin. Ca y est, on voit le village de Ischgl et on trouve un parking assez rapidement. Il est gratuit celui-là et nous sommes tout près du téléphérique.

Le billet de ski en main, coût de 43 euros, nous montons dans la cabine à 11h. C’est une cabine de luxe où 18 personnes entrent assises avec les skis pendus au plafond. La montée nous offre une vue panoramique sur les montagnes environnantes. On traverse quelques montagnes avant de se rendre au point de jonction d’une demi-douzaine de télésièges. Lequel prend-on?

Sous l’embarras du choix de téléphériques, Marc-André veut celui qui nous amène le plus haut. Alors, nous prendrons le B3. Heureusement que les télésièges et les pistes ont des numéros et non des noms, parce qu’en Allemand les mots sont hyper longs avec pleins de consonnes qui ne nous disent rien. Alors, comme ça c’est plus facile à lire et surtout à retenir.

Le domaine skiable est immense, les pistes sont larges comme des autoroutes, bien damées et il y a un choix incroyable. Les pistes sont parfaitement entretenues comparativement à hier à St-Anton, car c’est bien plat et il n’y a aucun amoncellement de neige sur les pistes. Il y a beaucoup de monde, surtout au croisement des télésièges où c’était noir de monde, mais juste un peu plus loin, il n’y avait presque plus de monde. C’est tellement grand que les gens sont vite dispersés et ce n’est pas dérangeant et l’attente aux télésièges n’est pas si long.

Nous skions donc au gré des pistes et des télésièges, toutes les pistes sont belles et agréables à skier, quelles soient bleus (faciles), rouges (intermédiaires) ou noires (experts). Bien oui, nous sommes arrivés sur une pente noire qui n’était pas si pire, mais difficile à cause de son inclinaison assez forte. Un virage à la fois et on y arrive. La piste nous fait penser à un vrai mur et lorsque Marc-André s’arrête au milieu de la piste, il n’en est que plus impressionné. Une chance que je ne me suis pas arrêtée, sinon j’aurais eu la trouille!

C’est vraiment une belle journée de ski malgré le fonds de l’air froid et le vent du nord. A presque 3’000 mètres d’altitude, le froid est mordant et on ne peut y échapper, mais c’est agréable. Les conditions ont été impeccables toute la journée et chaque piste que nous avons skiée était très belle. Comparativement à hier où une seule piste était à notre goût et que nous avions fait à plusieurs reprise, ici à Ischgl nous avons fait plusieurs fois la même piste, car elles sont toutes belles.

Sur le domaine skiable, il y a une piste longue de 11km que nous avons empruntée pour terminer notre journée et nous ramener tout droit au centre du village. C’est une piste très occupée en cette fin de journée et elle n’est plus à son meilleur. On va tranquillement, nous sommes un peu fatigués et ce n’est pas le temps de se faire mal avec les plaques de glace et les tas de neige folle. De haut en bas, ça nous a pris presque 40 minutes.

[Photos de Ischgl - ski]

On change nos bottes de ski pour nos running shoes et on se promène dans le beau village d’hotels, de magasins, de restaurants et de bars. L’ambiance est franchement festive, les bars sont remplis, les gens chantent, dansent, la musique bat son plein et il y a plein de gens qui se promènent dans la rue piétonne.

Un petit restaurant pizzéria nous fait un clin d’œil et c’est là que nous savourons une soupe crémeuse à l’ail, une pizza antique et une lasagne le tout arrosé d’un quart de litre blanc et d’un autre quart de litre rouge dans un décor rustique. Très bon et le tout pour 30 euros!

[Photos de Ischgl - village]

[Vidéo de Ischgl, 0:54 minute]

Brigitte

Autriche – Jour 1, ski à St-Anton

Lundi 8 mars 2010: En cette journée internationale de la femme, nous irons skier à St-Anton, montagne qui nous a été recommandée par des amis.

Nous, comme des beaux innocents, on se dit que le GPS nous conduira à la montagne de ski seulement en y entrant le nom. Brigitte ne le trouve pas, nous ne sommes pas encore assez près. On prend sur l’autoroute une mauvaise bifurcation nous menant sur une autoroute payante à 8 euros, direction je ne sais pas trop où, mais certainement pas la bonne. On s’est arrêtés dans un truck stop où je suis allé voir sur une carte et j’ai trouvé le fameux nom de la ville du mont St-Anton à Arlberg, fallait savoir! Nous rebroussons chemin et réussissons à ne pas payer une deuxième fois le péage, merci madame!

Rendus à la station, c’est un peu le bordel pour trouver un parking, mais après quelques essais et erreurs, on en trouve finalement un tout près d’une télécabine pour 7 euros. Il est 11h, il est tard en titi, mais on décide de sauter le diner, de souper plus tôt et profiter de la journée de ski qui nous a coûté 43 euros (plus 5 euros pour la carte magnétique qui nous sera remboursée à la fin).

St-Anton est un immense centre étendu sur 3 versants dans la région du Tyrol. Cette station fait partie d’un resort de 5 montagnes à Arlberg – St-Anton, Lech, St-Christophe, Zurs et Stuben. Les 3 premières descentes ressemblent plus à ce que j’appelle du « commuting », c’est-à-dire une piste qui va vers une autre afin de prendre un télésiège. Pas de chance, les pistes que l’on fait sont laides, achalandées, plein de tas de neige et glacées par endroit, dommage :-(

Une chance que la température est en notre faveur : ciel bleu, aucun nuage, mille et un rayons de soleil et il fait -7 degrés. Ils annonçaient froid, on s’est bien habillés, mais là on crève de chaud.

Moi mon but sur une nouvelle montagne, c’est d’aller tout en haut question d’avoir la vue et le choix des pistes. Mais ici, c’est bordélique. Il faut bien choisir son remonte-pente, car chacun dessert qu’une, deux ou peut-être trois pistes et surtout ils ne montent pas jusqu’en haut. Toutefois, les télésièges sont assez high tech, car il y a des barrières qui donnent le « go » pour aller à la chaise, comme des barrières de départ pour les courses. Ensuite, il y a un tapis roulant qui nous amène jusqu’à l’endroit exact où la chaise va nous prendre. Vive l’ère mécanique!

On décide donc de quitter la montagne principale pour aller voir plus loin sur un autre versant, loin, assez loin. Vers 1h30, nous sommes rendus. En fait, on est rendu à St-Christophe. On y va un peu au hasard et on tombe sur une piste bleue. Habituellement, on vise les pistes rouges, mais celle-ci est parfaite, large avec une pente raisonnable, damée, pas trop achalandée, en plein soleil et longue d’au moins 3 kilomètres….enfin on a trouvé une piste qui fait notre bonheur. On fera encore et toujours cette descente jusqu’à 3h15 où il nous reste exactement 1h pour rentrer, soit à l’autre extrémité de la montagne.

Sur notre chemin de retour, nous avons croisé un chien qui était en grogne après le téléphérique. En fait, les barrières et les recouvres cabines en plastiques se referment automatiquement lorsque nous descendons. Le chien était enragé après le mécanisme….bref, les images valent milles mots, alors nous l’avons filmé pour vous montrer.

Nous avons retrouvé notre point de départ en temps et en heure, sans se presser, notre auto nous attendait sagement. Heureusement que nous avions trouvé cette superbe piste, car les autres que nous avons prises pour retourner à l’auto étaient tout aussi bossées et décevantes que les premières de la journée.

[Photos de St-Anton - ski]

Nous nous promenons dans le petit village de St-Anton, question de visiter, de profiter de l’ambiance après-ski et de faire passer le temps, car il est trop tôt pour manger. Finalement, il est 6h, le soleil se couche, il fait plus froid et on commence à avoir faim. On déniche un petit resto sympa et pas cher où on mange une goulash (soupe tomate avec morceaux de viandes), une escalope viennoise avec frites et un club sandwich accompagné d’un petit vin local pour un total de 44 euros.

[Photos de St-Anton - village]

Il ne faut pas partir trop tard, car on a une heure de route avant de regagner notre hotel.

MAM

St-Anton : altitude de 1’304m à 2’811m, 260km de piste

[Vidéo de St-Anton, 5:05 minutes]

Vacances de ski en Autriche

Dimanche 7 mars 2010: C’est finalement notre semaine de vacances de ski. Brigitte étant toujours très occupée, elle se lève plus tôt pour finir son travail avant de partir la tête en paix. Ca y est, nous sommes prêts à partir pour l’Autriche, notre destination ski!

Pour notre semaine de ski en Autriche, on a loué une auto ce qui nous permettra une plus grande autonomie et de ne pas être tributaire des navettes d’hotel et des centres de ski qu’ils desservent, surtout que les stations de ski que j’ai sélectionnées sont à quelques 1h de route de l’hotel. J’avais fait ma liste des places où je voulais skier, Brigitte elle qui ne fait pas de caprice, elle suivra où on ira. J’ai fait une liste de 7-8 centres de ski, les must, mais ma chérie me fait remarquer que l’on skiera 4 ou 5 fois maximum si tout va bien puisque nous ne serons partis que 6 jours, dont 2 de voyagement. Mon enthousiasme toujours débordant a besoin quelque fois d’être remis en perspective et je fais donc mes choix…. 4 montagnes selon moi incontournables : St-Anton, Ischgl, Kitzbuhel et Innsbruck.

Mais avant de penser à skier, il faut tout de même penser à se rendre et c’est quand même 5:30 heures de route. C’est principalement de l’autoroute suisse, magnifiques conditions, soleil et pas trop de trafic, c’est parfait. A la frontière de l’Autriche, c’est comme d’habitude, un simple passage, pas de questions, on passe c’est tout, on ne s’arrête même pas. Notre entrée en Autriche est saluée par une route qui traverse les montagnes, mais comme en Suisse on a le Jura et les Alpes, les montagnes ça ne nous impressionne plus trop, mais c’est tellement beau!

Direction la ville de Innsbruck, j’ai décidé que l’on allait rester là, car c’est le point central pour les quatre montagnes choisies. On n’est pas vraiment à côté, mais a une centaine de kilomètres au plus loin, c’est-à-dire une heure, une heure et demi max, on est rendu!

Une petite anecdote : Pour se rendre à Innsbruck, il a fallu passer à travers une multitude de tunnels. C’est connu : contourner la montagne c’est plus long que de passer à travers, alors ils font des tunnels et des tunnels. Un tunnel en particulier le Arlberg Schnellstrasse, Arlber Strussentunel fut le plus long tunnel que j’ai jamais fait. Selon les indications, il fait plus de 10km de long. Un cauchemar pour les claustrophobes, mais on s’en est sortie et surprenemment ce fut le seul poste de péage de tout le voyage, 8.50 euro, un deal… quand on pense que le petit tunnel du Mont-Blanc coûte environ 35 euro pour juste 2km.

Arrivés à Innsbruck, on trouve notre hotel très facilement grâce au GPS, il est plus de 7 :00 et on est affamé. Heureusement que l’on peut manger dans l’hotel, mais la salle a manger a été prise d’assaut par un groupe de 50 Italiens qui parlent fort et prennent toute la place. On devra donc attendre qu’ils aient fini… 8 :15….. enfin on mange. Ce n’est pas très bon, mais ça bouche un trou. Direction dodo demain on a une grosse journée.

MAM et Brigitte

3e sortie de ski à Avoriaz

Samedi 13 mars 2010:

Une autre aventure en ski à Avoriaz pour terminer notre semaine de vacances (les posts suivront), mais cette fois, il s’en est passé des affaires. Dès le départ, le bus roule vers la petite route en serpentin qui nous mène à la montagne. Cette route n’est pas très large et même à certains endroits, il y a des petits dégagements pour laisser passer deux bus de large. Les conditions dès 1’500 mètres d’altitude se gâtent et les voitures ont encore peine à monter. Soudainement, une voiture dérape et  j’imagine empiètre sur notre voie, ce qui fait que le chauffeur doit éviter le face à face et donne un violent coup de volant. Le bus heurte le muret en béton et s’immobilise. Le chauffeur descend voir les dégâts, résultat: quelques éraflures sur la carrosserie. Après quelques tergiversations, on est reparti, plus de peur que de mal. ouf!

On arrive sur la montagne, il neige, encore une journée blanche où on ne verra rien. On reprend les pistes déja connues et on fait quelques descentes. Moi, comme d’habitude, je fais du hors piste, mais je prends une direction peu utilisée et je me ramasse en haut d’un précipice. Je détache mes bottes et entreprends de rebrousser chemin dans la poudreuse jusqu’au nombril. Après une grosse demi heure à me battre pour revenir dans la civilisation, je vois Brigitte qui m’attend (merci) et qui est un peu (très) inquiète. Tout est bien qui fini bien, pas eu de bobo. Je vais rester dans la piste aujourd’hui finalement, surtout que nous sommes plus fatigués après une semaine de ski.

Brigitte qui n’est pas très à l’aise dans la poudreuse a un peu de mal à contrôler ses skis et dans l’après-midi, lors d’une descente plutôt difficile, elle perd le contrôle et entre en collision avec un arbre. Comme c’était déjà arrivé quand elle était petite, elle se casse une dent d’en avant (encore). Ca termine donc notre journée de ski avec une petite visite à la clinique où les secouristes mettent de la glace. Elle devra prendre un r-v chez le dentiste pour réparer ça. Personne n’est mort, mais elle aura un drôle de sourire pour quelques temps! Ca termine bien des vacances :-(

Au retour dans l’autobus, on apprend que trois jeunes du groupe qui faisaient du ski avec nous sont manquant. Parrait-il qu’ils sont tombés dans une crevasse et que les sauveteurs les ont récupérés assez rapidement avec l’hélicoptère. On n’a pas vu cela, car on devait être dans une autre partie de la montagne. J’espère qu’ils sont sains et sauf. On part donc sans eux, leurs parents viendront les récupérer quand ils auront le go des secouristes.

A notre retour à l’appartement, on a la malchance de voir notre porte défoncée. On ne reste pourtant pas dans un quartier risqué ni douteux. On s’est donc fait cambrioler… Bizzare, on n’a rien vraiment de valeur, mais mon ordi, mon serveur, mon kodak et le portable de Brigitte sont manquants, ainsi que quelques bouteilles de vin, en fait les choses qui s’apportent facilement. Dommage, ils n’ont pas pris mon vélo, j’en voulais un tout neuf. Ca fini très mal une journeé qui avait déjà son lot de péripéties.

Donc, ceux qui ont lu jusqu’ici doivent dire que c’est presque impossible que tout ça soit arrivé dans une seule journée….. et vous avez raison. J’étais tanné de vous raconter que c’est beau, on ski bien et que l’on soupe à la maison et on se repose. Je voulais un peu de péripéties, d’action.

Pour ceux que j’ai inquiétés, désolé et pour les autres qui m’ont cru, et bien c’est comme un poisson d’avril en avance. Faut bien s’amuser un petit peu!

Notre journée de ski à Avoriaz s’est passée sans aucun incident et tout est comme d’habitude. Le ski était beau avec des pistes bien dammées et surtout le soleil était au rendez-vous. Etant fatigués de notre semaine de ski (question de timing, ces posts seront publiés après), nous avons pris ça un peu plus relaxe qu’à l’habitude, on a pris le temps de manger et on a terminé la journée plus tôt. Le retour s’est passé sans encombre et on est content d’être de retour à la maison.

[Photos de ski à Avoriaz (3e sortie)]

[Vidéo de Avoriaz, 1:25 minutes]

mam et Brigitte

Avoriaz, prise 2

Samedi 13 février 2010: À Genève, l’hiver se résume par un ciel gris presque 50% du temps sans trop de neige au sol. Notez que cette semaine on a eu une trace au sol, que vous pouvez voir sur les 5 premières photos. Pour Genève, c’est le genre de gros hiver sale, le plus de neige que l’on a eu au sol, mais souvent le lendemain c’est parti. Cette année avec le réchauffement de la planète, on a eu droit à plusieurs jours de précipitations de neige en ville avec accumulation. Faut croire qu’il y a trop de Canadiens à Genève et que madame météo pense qu’elle est maintenant au Canada!

Selon météo Suisse, aujourd’hui en montagne c’est une journée avec nuages et un peu de précipitations. On risque donc de skier encore dans les nuages, ce n’est pas emballant, nous qui croyaient se faire un bronzage facial, mais bon c’est la vie.

Dès le départ, Hélène (l’organisatrice du club de ski) nous annonce que les plans ont changé et on se dirige à Avoriaz (vu que la semaine dernière nous sommes allés à Flaine au lieu d’Avoriaz). Yé! On n’a pas eu la chance de vraiment profiter de cette nouvelle montagne, alors moi je suis content, on connait bien Flaine, redécouvront Avoriaz.

Notre chemin pour monter se fait dans les nuages et la mauvaise température nous suit. Le chemin est un peu plus long et un peu plus sinueux qu’habituellement, et certains sont malade, ça ne commence pas trop bien la journée pour eux!

Dès que l’on arrive au bas de la piste, les nuages s’amincissent et le soleil pointe, magnifique. Je regarde les conditions qui nous attendent, toutes les pistes sont parfaitement dammées, je ferai donc du squal aujourd’hui.

A Avoriaz, les pistes sont très larges, parfait pour moi. Brigitte, elle pourra enfin pratiquer ce qu’elle a appris et s’améliorer, car dans la poudreuse la technique fout le camps!

Sur les pistes, toutes les pistes, les conditions sont parfaites, cest dammé, parfaitement plat et avec une légère neige pour bien assurer les virages et le gros soleil est présent. Que demander de mieux! Le seul point négatif, c’est que c’est le début des vacances des Français et qu’il risque d’y avoir plus de monde que d’habitude, mais bon, c’est la vie.

Je vous fait le résumé de la journée en un paragraphe, soleil mur à mur, neige parfaite, pas trop de monde malgré les vacances finalement (ils ne sont pas encore arrivés, ici quand on loue un chalet, ce n’est que du dimanche au samedi). On a fait toutes les pistes ou presque de la montagne et elles sont toute vraiment très belless. On a fait une piste rouge plus pentue qui nous a poussé à être plus aggressifs sur nos virages, mais c’est vraiment très plaisant. On ski non-stop jusqu’à 1:45 où l’on se dit qu’il faudrait bien manger, on allait presque oublier.

On repart à 2:30, ce qui nous ne laisse que peu de temps dans notre après-midi, mais on a profité au max, et on refait quelque 3-4 descentes pour se rendre au stationnement et on arrive à 3:45, heure parfaire pour le thé et se changer relax. Nous avons eu le loisir de croiser une vingtaine de skieurs déguisés en clown. Nous ne savons pour quelle occasion, mais ça mit de la gaieté lorsque nous faisions la file pour prendre les chaises.

[ski à Avoriaz]

Ce soir, on a un souper entre amis-expat-québécois-canadiens organisé par Minzi, une Canadienne d’origine chinoise. C’est le nouvel an chinois, l’année du tigre, on est donc atttendu à 8:00h au resto pour un souper en gang, un groupe qui grossit toujours. La famille de canadiens à Genève est assez grande. Tout le monde n’était pas présent et on était tout de même 18.

Nous avons bien bu, bien mangé, on retourne à la maison il est minuit, après cette journée bien remplie, il est temps d’aller se coucher.

mam et Brigitte

Samedi de ski à Flaine

Samedi 6 février 2010 : Enfin la fin de semaine est arrivée, on sort notre nez dehors pour profiter de la saison hivernale, température douce et soleil sont au rendez-vous. A cause des prévisions pas très bonnes pour la région de Avoriaz, on se rabat sur Flaine, une cuvette naturelle où il y a plus de chance d’avoir de la neige. Ce n’est pas catastrophique, Flaine c’est cool, mais Avoriaz c’est encore du nouveau pour nous, on y retournera encore 3 fois.

La route est belle et comparativement à la semaine passée, ça roule bien car il n’y a personne sur la route. En montant dans les Alpes, il fait un beau soleil et je prends quelques photos avec mon téléphone, on en prendra de meilleurs lorsque j’aurai mon appareil professionnel. Heureusement que j’ai pris des photos en montant, car rendus à la montagne, le ciel se couvre déjà et la petite neige commence à tomber, pas fort, mais en continue. On avait bien vu en entrant dans la station des autos stationnées depuis une journée ou plus avec près de 20 cm de neige sur le toit. Ca annoncait de belles conditions de poudreuse.

On commence à skier et on n’est pas déçu, un 10-15cm de poudreuse est encore présent, les bords de piste sont vierges et je peux m’y lancer pour faire du vrai ski “hors piste” tandis que Brigitte profite des pistes dans des conditions parfaites. Elle pratique le ski dans la mi-poudreuse. Le bonheur n’étant pas permanent, les nuages s’installent pour de bon, le soleil disparait et il se met à neiger constamment et vraiment intensément. Des monticules de neige, des bosses, une visibilité nulle ce sont des conditions difficiles. J’appelle ça l’enfer blanc. On essaie tant bien que mal de skier, mais on est constamment déséquilibré, on prend des bosses ou des creux, on ne voit rien devant et surtout pas la texture de la neige. C’est tout juste si on distingue les batons qui font un semblant de balisage pour les pistes. J’ai encore tester le ski les yeux ferméx, c’est pas plus difficile que les yeux ouverts quand on ne voit rien, c’est blanc partout!

On prend les téléchaises de la partie moins achalandée de la montagne et seulement le temps de monter, on ressemble à des bonhommes de neige, c’est ridicule, mais drôle en même temps.

Il y a de moins en moins de gens sur la montagne. Dans les cabines à 20 personnes, on est seul, celle de devant étant vide et celle de derrière aussi. Faut-il croire que nous sommes fous de rester sur les pistes? au moins nous ne sommes pas seuls! 

On essaie des pistes que l’on ne fait que très rarement car elles sont faciles, loin et difficilement accessibles. La visibilité étant toujours nulle, on n’est pas plus avancé, on a skié sur les pistes faciles, mais sans vraiment les voir. De retour dans la section des pistes de départ, on tombe sur une moyennement difficile et on réussit tout de même à skier. On la fait deux fois et on est claqué. Heureusement il est 3:30, la journée est terminée et on retourne à la maison.

Genève est sur l’asphalte, il fait 4-5 degrés et en ville c’est le printemps (ou presque)… donc en 1 heure, on est passé de l’enfer blanc au printemps. C’est ce qui est agréable ici, on peut aller à la neige et s’en aller quand on n’est plus capable. clin d’oeil au Québec!

Skier dans la poudreuse est hyper cardio, c’est un combat de tous les instants, notre coeur pompe comme ça n’a pas d’allure, mais c’est un bon entrainement, quand on skiera dans des conditions normales, on sera top shape!

Brigitte s’améliore toujours et elle sera vraiment bonne quand je ferai des videos si un jour on a du soleil, vous pourrez la voir. On continue le spinning, on fait du ski et de la marche. Comme cela on peut manger de la fondue, du pain, du fromage et des patates en masse pis ça parrait pas trop!… FAUX, totalement FAUX!!! chéri, remets tes lunettes neuves!

[ski à Flaine]

mam et Brigitte

Flaine + poudreuse = fun

Samedi le 30 janvier 2010: De retour à Flaine pour une journée de ski. Cette semaine, il y a eu 2-3 jours de neige au sol à Genève et ça s’annoncait bien pour l’enneigement en montagne, quelques centimètre à chaque jour. En me levant ce matin, il neige déjà un peu dehors et selon le site web de Flaine.com, il neige là-bas aussi, yé!!!

Hop dans le bus pour le chemin de 1:30 à peu près, mais avec cette neige sur la route, les gens ne sont pas habitués à ça (c’est peu dire) et la circulation ralenti, je m’attends à une arrivée tardive sur la montagne. Notre chauffeur de bus, un sympathique personnage très enjoué nous raconte qu’il a déjà monté à la montagne dans 10 cm de neige sans problème et patati et patata, alors il décide de ne pas s’arrêter pour mettre les chaînes. En fait avec son acent terriblement roumain ou je ne sais d’où, on ne comprend pas grands choses, mais ça n’a pas l’air de l’inquiéter le neige.

Passé les douanes, on rencontre un bus à l’arrêt qui est en train de mettre ses chaînes, oui ici ils ont des pneus d’été (parfois des pneus neige) et des chaînes, c’est ce qu’il faut pour aller à la montagne (spécial non?!?). Notre chauffeur baraguine 2-3 phrases incompréhensibles avec l’autre chauffeur et nous on continu comme si rien n’était. Ben non, on ne met pas les chaînes nous… La neige tombe de plus en plus…. c’est bien pour le ski, mais mauvais sur la route. ça craint!…. La route pour monter à Flaine est plus une étroite bande d’asphalte entre le roc et la falaise et tout ce qui nous sépare du vide, n’est qu’un petit rampar de béton de 50cm tout ou plus.

Notre champion du monde des chauffeurs zizague et double même les voitures qui elles ne montent plus depuis déjà un petit bout, en les traitant de chauffeurs du dimanche et de pauvres français perdus en dehors de leur petite ville toute propre. En fait, même si c’est écrit de mettre des chaînes lorsqu’il neige et qu’il y a des gens qui font la circulation en montagne vu les conditions, il y a des gens qui essaient quand même sans chaîne. Ce n’est pas comme s’il n’y avait qu’1 km à faire, c’est plus de 45 minutes de montée en zig-zag dans les alpes! Certains découvrent à quoi ça ressemble des chaîne et c’est de toute beauté une petite madame en jupe et talons hauts dans la neige sur le bord de la route qui essaie de mettre des chaînes à une grosse Mercedes, bravo! Heureusement qu’il y a un policier qui s’emble être là pour aider… mais bon. Le chemin se passe parfaitement, et c’est vrai, il n’y a rien là un gros autobus dans 5 cm de neige, on dirait que c’est fait pour cela!

[Photos sur la route]

Rendus à Flaine, c’est journée blanche, c’est-à-dire que l’on ne voit ni le ciel ni la terre. On est DANS la tempête et ça va être l’enfer blanc, mais bon on est là et on y va. Tout en haut, les nuages deviennent de plus en plus minces et le soleil se pointe un peu. La première descente est difficile dans 15 cm de poudreuse toute fraîche, il faut vraiment modifier notre style. Moi je n’ai pas de style, c’est simple tout droit, on met notre cerveau à off et on ski. Brigitte plus prudente est surtout plus peureuse et essaie de ne pas tomber, mais cette journée elle battera tous les records du monde pour être tombée le plus de fois dans la même descente (ou plutôt écrasée….et non ce n’est pas celle-ci…il faut continuer la lecture pour en savoir plus!). En attendant, il y a très peu de monde sur les pistes, on dirait qu’on ski sur une montagne fermée.

L’autre descente de 10:30 à 12:30 se passe sous un superbe ciel bleu dans la grosse poudreuse, c’est démentiel. On travaille fort et à midi je suis plus fatigué qu’à 4:00 habituellement. Mon coeur travaille très fort, le cardio est dans le tapis, je pompe ce n’est pas possible, mais on a du fun! En montant dans les chaises, on se dit que c’est un belle piste dessous, on la fait. Brigitte en voyant que c’est une diamand noir (la plus difficile) se dit qu’elle prendra une autre piste… mais change d’idée et décide quand même de me suivre… erreur! (c’est ici que l’enfer commence!).

C’est un couloir de 5 mètres de large entre des rochers et avec des bosses dures recouvertes de poudreuse et avec une pende de 85 degrés!… de la folie quoi!!!!!! Je ne suis pas très bon dans ces circonstances, mais ma technique de “allons y et on verra après” fonctionne assez bien et je me rends en bas sans trop de mal. Brigitte enchaine les virages et les chutes. 1 virage, une chute, un virage, un chute… etc… Elle est prise au dépourvu par les bosses dures dessous, mais surtout c’est son véritable baptême de la poudreuse….c’est toute une aventure! Quand elle me rejoint, après un gros 20 minutes pour faire à peine 100 mètre, elle est tout rouge et vraiment à bout de souffle. Je crois que je vais me faire engeuler de l’avoir ammené ici… en fait je n’aurais même JAMAIS dû y aller moi-même, mais non, elle est trop épuisée pour me chicaner, mais surtout que c’est elle qui a décidé d’elle-même de me suivre. Ca ne fait que prouver qu’elle peut skier N’IMPORTE quelle piste….faut juste ne pas être pressé :-) Mais à l’avenir, on ne la refera plus, quand même on n’est pas fous. Cette épisode nous ayant complètement vidé, on remonte en haut, mais cette fois pour s’arrêter diner. Cheeseburgers et frites, oui vous avez compris, on fait un diète sévère!

Le retour sur les pistea est pénible, non pas pour la digestion, mais pour la visibilité, c’est-à-dire qu’on ne voit rien, niet. On ski encore dans la poudreuse, aussi sur le dur, dans les bosses et ce, sans rien voir même à 10 cm devant. Des fois juste pour rire je skie les yeux fermés, ça ne fait AUCUNE différence. L’effet de vitesse et les bosses que l’on se prend comme cela par surpirse ça surprend et déstabilise. Tout ça en plus de la fatigue créée par les descentes de méga poudreuses de l’avant-midi, on est épuisés. Je crois que si on a fait 4 descentes dans l’après-midi c’est beau. C’était l’enfer blanc. On a terminé la jounée plus tôt, avant de se blesser, devant un petit vin chaud vraiment excellent!

Au retour, les routes étaient dégagées et aucune auto n’était dans le fossé. On est rentré à Genève à l’heure et il a dû faire beau ce samedi en ville, car toute trace de neige était disparue, et ça sentait le printemps.

[Photos en ski]

mam