Category Archives: Randonnées / Hicking

Grottes de l’Aar et pont du Trift

Samedi et dimanche 14-15 août 2010: On part en train pour 2 jours de découverte de la Suisse, d’ailleurs nos prochains voyages jusqu’à Noël seront sous le thème de “la découverte de la Suisse”. Après 3.75 heures de train et trois changements, on arrive finalement dans le petit village de Innertkirchen dans la partie de l’Oberland-bernois. Située au sud du canton de Berne, c’est la partie la plus élevée du canton.

Le temps est incertain, les nuages sont gris et la pluie menace. On décide d’aller faire un petit hicking dans le coin et découvrir une curiosité régionale. Sur notre chemin se trouvent les gorges de l’Aar qui sont situées entre les villages de Meiringen et Innertkirchen, dans la vallée du Hasli. Les gorges s’étendent sur 1400 mètres avec une profondeur de 200 mètres et peuvent être admirées depuis plus de 100 ans en utilisant une passerelle et en passant par des tunnels.

Cette randonnée est une découverte de la nature d’un genre particulier. C’est super bien aménagé, accessible pour la famille et surtout un peu à l’abri de la pluie. On découvre de superbes grottes naturelles dans le bruit assourdissant de l’eau qui s’engrouffre à travers les rochers. L’air est saturé d’eau et on est presque toujours dans la brume. Nous commençons le trajet là où l’Aar est plus large et se dirige dans une grande crevasse de roches. Les passerelles sont bien accrochées d’un côté de la paroi et on serpente au dessus du fort courant de l’Aar. Plus on avance, plus la distance avec l’autre rocher rétréci pour finalement pouvoir presque le toucher. Là, le bruit est vraiment intense, on sent toute la puissance de l’eau avec le courant à fort débit. On ressort au grand air de l’autre côté de la montagne et il nous faut marcher pour revenir au village.

Donc à la sortie, on se fait un autre petit hicking d’une heure pour le retour à l’hotel, question de se reposer un peu, car on est parti très tôt et la fatigue nous rattrape. On fait même un petit dodo avant d’aller manger un très bon souper dans un resto d’un hotel autour (il n’y a pas beaucoup de choix dans ce petit village). On en profite pour essayer de trouver quelqu’un qui peut nous donner des indications pour aller au pont du trift et étant donner que l’office de tourisme est fermé la fin de semaine (eh oui !) la serveuse s’arrange pour nous donner des infos.
[Photos des grottes de l'Aar]

Le lendemain, on s’est levé tôt pour avoir le plus de temps pour marcher sans se presser. On prend un bus postal et arrive à 9h30 à la base du téléphérique où on décline gentimment l’offre de la dame de monter et on fait la montée de 2h30 à pied. Une montée assez soutenue parmi les moutons, les vaches et les torrents d’eau de source qui descendent de la montagne. Ca fait du bien de faire un peu d’exercices, car on passe toutes nos journées assis devant l’ordi. Arrivés là où s’arrête le téléphérique, il nous reste encore 1h30 de montée pour atteindre le fameux pont du trift. Il est le plus long pont suspendu du monde avec ses 170 mètres (560 pieds) à une hauteur de 100 mètres du sol. Le pont traverse le lac du trift avec une vue sur le glacier, près de Gadmen en Suisse. Le pont est tout neuf, il a été refait en 2009, complété en 6 semaines et reçoit maintenant près de 20,000 visiteurs par année.

Habituellement les marches en montagne sont plutôt monotones avec toujours quelques belles vues, mais celle-là est magnifique du début à la fin, avec des vues époustouflantes, des chutes d’eau et des nuages accrochés aux montagnes. Le pont à la fin parait presque triste, tout petit accroché entre les deux rives. Mais, vu sa hauteur, sa longueur et son emplacement, une fois sur le pont, tu te sens tout petit et impressionné par tout ce qui t’entoure. Brigitte n’aime pas trop les hauteurs, mais à quand même fait la traversée bien agrippée aux cordes et il ne fallait pas que je fasse bouger le pont. Heureusement, on était seul sur le pont autant à l’aller qu’au retour. Dès que nous avons terminé, plusieurs personnes sont arrivées en même temps et le pont était assez achalandé.

On a croisé très peu de gens à l’aller et un peu plus au retour à cause du temps incertain. Nous avons passé la journée sous les nuages, mais qui se sont dispersés le temps que nous étions au pont du trift et qu’on admirait la belle vue sur le glacier. Nous sommes restés un peu pour souffler et profiter de la vue, prendre quelques photos avant de redescendre, car il faut reprendre le bus et les quatres trains pour revenir sur Genève pas trop tard.

On a refait la descente à la pluie battante, mais heureusement nous avions nos punchos pour nous couvrir un peu et la journée était presque finie. On est redescendu en gondolle quetion de laisser un peu d’argent dans la communauté et se sauver 2h30 de marche dans la pluie. Le retour à Genève se passe bien entre les petits dodos et les transferts.

MAM et Brigitte

[Photos de la rando au Trift]

[Panos]

[Vidéo 6:02 minutes]

Fin de semaine sportive

Samedi 24 juillet 2010: depuis plus d’un mois ici c’est la canicule. Des 33 degrés toute la journée, des nuits où il est difficile de dormir, des journées où je colle sur ma chaise tellement je sue. Mais comme le temps change vite, ce vendredi les températures sont passées de 30 à 20 en une journée et on se surprend même à fermer les fenêtres pour dormir! Donc ce samedi et dimanche, avec une température plus raisonnable, du beau soleil et un ciel bleu on se motive pour faire une activité chaque jour.

Après avoir fait un grand ménage de l’appartement, on enfourche nos vélos pour une route facile, mais jolie à travers les vignes qui longent le lac sur sa rive gauche. On était bien parti et en voyant les affiches annonçant Yvoire on décide que l’on extensionne notre route jusqu’au village médiéval fleuri et très touristique, question de manger sur le bords de l’eau parmi les touristes et vacanciers. Après une pause assez longue à se faire chauffer au soleil, on retourne à la maison avec une bonne vitesse, le vent dans le dos. J’adore cette route car le retour est toujours plus rapide que le chemin pour l’aller et c’est presque toujours en descendant. Il n’est pas rare de rouler à plus de 30 km/h sur le retour, ce qui fait toujours du bien au moral. Brigitte est super en forme et moi je ne peux plus la clancher comme je faisais avant, elle est toujours très près derrière. Ma chérie est rendue une athlète avec notre entrainement de spinning et son gym 2 fois semaine, elle garde la forme. Ce fut une petite balade de 60km, en 2:40 avec une moyenne de 22.2 km/h.

Dimanche 25 juillet 2010: Pour le dimanche, on choisit l’option facile, une balade au Salève. On n’a qu’à suivre et en plus durant l’été on a accès à la navette qui nous monte sur la partie de droite où on peut faire des chemins différents. Le vote désigne le chemin de Chavannes, une route assez facile dans la forêt. C’est dommage de monter pendant prèss de 3 heures à l’ombre, mais au moins on ne sue pas trop, car encore aujourd’hui c’est frais mais ensoleillé. Au final de la montée et pas tout à fait au sommet, on s’arrête pour manger dans une prairie, avec les vaches juste à côté.

Après la pause diner, on repart pour la traversée jusqu’au restaurant et au téléphérique. Comme on est des vrais, on redescend à pied. On déteste descendre, car c’est très dur sur les genoux, mais tant qu’à faire de l’exercice, autant le ressentir le lendemain. On a passé la journée, montée et descente avec un monsieur retraité, sportif, musicien, tapissier décorateur et polyglottes. Je ne croyais pas ça possible, durant TOUT le temps, il m’a raconté diverses histoires de sa vie, de sa famille, de musique etc… j’ai trouvé quelqu’un qui parle plus que moi…. incroyable! Nous allons sans doute profiter de sa maison dans les îles Canaries durant les vacances de Noël.

Cette journée fut encore bien remplie et pour la première fois, Brigitte était devant moi et montait à son rythme. On était un petit groupe de rapides, une dixaine de personnes devant… et le reste du groupe derrière. Un grand groupe en ce dimanche de 50 personnes, deux enfants et un chien! On arrive au l’arrêt d’autobus vers 5:00pm ce qui nous fait une journée de hicking incluant la pause pic-nik de près de 7:00h, on va bien dormir ce soir.

Au retour, on soupe tôt, oui ici quand on soupe avant 7:00h on est des extra terrestres. On va se coucher, les mucles un peu endoloris, mais avec l’impression d’avoir vraiment profité de chaque moment de cette courte fin de semaine.

mam

[Photos du Salève]

Corse (jour 8) Descente finale jusqu’à Conca

Samedi 26 juin 2010: Ce matin on se réveille et on a un peu de difficulté à croire que c’est notre dernière journée du GR20 sud. Pour éviter de courir et d’être stressés, il faut partir assez tôt, car on a un bus-navette qui nous transportera de Conca à Porto-Vecchio à 5h.  Alors, go les jambes, on est fin prêts à partir dès 7h30, tout excité. Déjà, il fait chaud et humide, ça parait qu’on s’approche de la mer!

On débute notre journée par une rando en forêt avec une vue sur les aiguilles et canyons environnants. Pendant une certaine distance, on marche à travers les fougères qui sont plus grandes que moi et c’est assez plat. Aujourd’hui, nous n’avons qu’une seule montée, sinon ce n’est que de la descente, il faut qu’on retrouve le niveau de la mer après avoir été entre 1000 et 2000 mètres d’altitude durant ces 6 jours de marche.

La montée était assez sportive, mais comme nous sommes des habitués on connait notre rythme et ça va super bien. Malgré la fatigue de notre corps, il ne nous fait pas souffrir. Tout en haut, on prend une pause et on savoure une dernière fois le paysage alpin avant d’entamer notre descente finale.

Par endroits, la descente est assez rude et abrupte. On se fait dépasser par des gens qui participent à une course et ils courent littéralement dans la descente. Il faut être super bien entrainés pour ça et surtout avoir une bonne technique, car je ne me sens pas du tout à l’aise de courir dans la descente parmi tous ces cailloux et roches. Un peu avant midi, on arrive à une chute où on fait une pause dîner avec d’autres randonneurs. Marc-André en profite pour faire une petite saucette….l’eau est froide et vous pouvez voir sa baignade dans le vidéo.

On repart pour le leg final toujours en descente. On croise des gens en sens inverse qui commencent leur GR20. Un mec nous a dit qu’il trouvait sa montée rude et on s’est dit dans notre tête qu’il n’avait encore rien vu! Mais bon, vive l’innocence….c’est qui nous a permis de passer au travers! Aussi, à l’heure qu’il était, on trouvait que c’était tard pour commencer une randonnée d’une telle longueur. Ils sentaient encore bon comme nous il y a 6 jours!!!

A 2h30, on atteint notre destination finale et quelques pancartes nous accueillent en nous félicitant de notre périple….et les larmes qui reviennent, toujours de joie. Le sentiment de mission accomplie, de dépassement de soi, d’un défi réalisé s’empare de nous. Au petit village de Conca, on retrouve le couple d’anglais qui nous serrent dans leurs bras, tellement fiers de nous tel des parents. Ils ont été tellement fins et encourageants avec nous que chaque soir nous étions très contents de les revoir. On a félicité aussi les autres randonneurs qui étaient sur place, qui ont croisé notre route ces derniers jours et qui comprennent mieux que quiconque ce que nous venons de vivre. On ne pourra jamais assez bien vous raconter ce que nous avons vécu, nous avons beau avoir pris plusieurs photos et pris des vidéos, c’était bien sûr dans les moments les plus faciles, car dans les endroits risqués ou difficiles, on avait d’autres choses à penser. Pour ceux qui ont soif d’aventure et qui aiment les grandes randonnées, c’est une superbe expérience à vivre……nous pourrions nous joindre à vous pour la partie nord.

On a finalement amplement de temps devant nous avant la prochaine navette, alors on profite pour prendre un verre avec nos nouveaux amis et les yeux de chacun pétillent. Le trajet en bus dure environ 30 minutes et c’est maintenant le temps de quitter les randonneurs et de retrouver notre hotel. Nous avons dû marcher 30 minutes pour atteindre le centre-ville où notre hotel est situé. On savoure l’eau chaude qui coule sur notre corps, on se rase, je lave mes cheveux (enfin!!!) et nous sommes maintenant vraiment propres et on sent bon. Maintenant, il faut trouver une buanderie pour laver tout notre linge qui n’est pas très propre et qui sent la sueur.

On visite un peu la vieille ville durant le lavage et ensuite on se trouve un magnifique petit resto où on a vraiment bien mangé. Nous sommes assez fatigués alors on ne tarde pas à regagner l’hotel et le lit douillet pour une bonne longue nuit de sommeil, enfin seuls dans notre chambre.

MISSION ACCOMPLIE!!!!! YOUPPI!!!!!

Départ: I Paliri
Arrivée: Conca
Altitude: montée 700m, descente 1670m
Longueur: 14 km
Temps avec pause : 7h

Brigitte

[Photos GR20 Conca]

[Vidéo jusqu'à Conca, 1:44 minutes]

Corse (jour 7) Parmi les fleurs jusqu’à I Paliri

Vendredi 25 juin 2010: Ce matin nous aurions dormi encore un peu plus longtemps, mais comme il fait chaud au 3e niveau du refuge, on se lève à 6h30. Ce matin, j’ai étonamment mal nul part. Hier, j’avais mal aux genoux à cause des descentes, mais lorsque je me suis cogné le gros orteil, le mal a changé de place. Tant mieux, ce matin tout va bien.

On commence notre randonnée à 8h15 et on a opté pour la randonnée traditionnelle. Plusieurs randonneurs prennent l’alternative alpine qui est plus sportive à cause du dénivelé à traverser, mais nous voulons profiter de la route des fleurs décrite dans le livre et notre journée est déjà assez bien chargée. Même si selon le livre l’alternative est de durée égale à la route traditionnelle, nous savons que pour nous se sera plus long, alors on n’exagère pas.

La première partie de notre journée commence en forêt avec de belles montées courtes alternées avec des descentes un peu plus longues. Environ à un tiers du trajet, on s’arrête à une source où Brigitte prend son petit déjeuner, car elle a eu de la difficulté à déjeuner ce matin.

Fidèle au livre, le trajet serpente effectivement dans une nouvelle végétation qui privilégie plutôt les fleurs. On se croirait presque dans un sentier botanique avec des plantes vertes et une végétation très différente de ce que nous avons vu les autres jours, mais ce n’est pas très fleuri. On alterne entre sentier en forêt et à découvert, mais on apprécie l’ombre de la forêt, car c’est une journée chaude. A certains endroits, on se croirait dans un canyon à cause des roches et le manque de végétation soudain.

Une montée d’environ 3 km pendant un peu plus de 2h nous mène à Bavella. C’est un village très touristique, un point de départ pour plusieurs randonnées courtes et il y a beaucoup de monde. En fait, nous avons un choc de voir toutes les voitures, de croiser autant de gens et d’entendre tout ce bruit de la civilisation……on réalise que nous étions bien dans notre nature avec les quelques autres randonneurs. On prend quand même une pause ici avant de poursuivre notre route, car nous irons jusqu’à I Paliri (contrairement au livre qui proposait de s’arrêter ici)….une chance, car nous ne sommes pas encore prêts à réintégrer les touristes et l’activité de la civilisation.

Les 5 km à faire pour atteindre le refuge de I Paliri est valloneux et surtout en forêt. Comme il y a plus de gens qui passent sur cette partie du sentier, on remarque qu’il est plus aménagé que le reste du GR20, car il y a des murets de pierres pour solidifier certaines parties et des marches aménagées, ce qui enlève un peu du cachet du sentier naturel. Ici les marques sont bien évidentes, mais à certains endroits on a constaté que les marques sont défraichies ou que l’écorce était tombée en partie là où la marque était ou que la végétation avait pris le dessus et caché la marque sur les roches.

La vue du refuge à 6h15 sous le beau soleil fut appréciée au tournant du sentier et cette fois ça n’a pris que quelques minutes avant de l’atteindre. Belle surprise, on retrouve notre couple d’amis anglais qui ont changé leurs plans puisqu’il n’y avait plus de place à Bavella. Nous prenons notre souper avec d’autres français et un italien dans la section du “self service” et ce fut bien agréable. On fait vraiment de belles rencontres et on échange sur nos expériences.

Le site du refuge est vraiment bien, c’est bien entretenu.  Ah oui, on a découvert les toilettes turques….il n’y a pas de toilette en fait, juste une place sur le plancher pour mettre tes pieds et un trou…avec en prime un tuyau pour nettoyer! Des fois, mieux vaut aller directement dans le bois :-)

C’est notre dernière nuit en refuge, car demain est la dernière journée de notre périple GR20 sud!

Départ: Asinau
Arrivée: I Paliri
Altitude: montée 380m, descente 695m
Longueur: 16 km
Temps avec pause : 10h
Rating du gîte : 4/5

MAM

[Photos GR20 I Paliri]

[Vidéo jusqu'à I Paliri, 1:24 minutes]

Corse (jour 6) Descente infernale pour Asinau

Lundi 24 juin 2010: En ce matin de la St-Jean (ce qu’on n’a réalisé que plus tard), on est prêt pour une autre journée de randonnée. On a bien dormi dans un dortoir de plus en plus basic, mais où le confort est toujours là. Je prends un petit déjeuner (Brigitte ne peut rien avaler ce matin) et on est prêt à partir à 7h30….le plus tôt que nous soyions jamais parti. On sait déjà qu’on va avoir une longue journée et comme on ne veut pas arriver aussi tard que la veille, mieux vaut partir plus tôt.

On commence donc déjà dans un sentier rocheux pendant 1.5h. Ca n’avance pas super vite, mais la vue est grandiose autant à droite qu’à gauche. Le temps est encore aujourd’hui en notre faveur, il fait frais, mais soleil sauf tout en haut où le vent souffle les nuages qui filent à toute allure sur le sentier (voir au début du vidéo). Après le sentier rocheux, on poursuit sur un chemin plus plat et en descente. C’est presque trop facile comparé à ce que nous avons fait hier, mais on apprécie beaucoup.

Comme Brigitte n’a rien mangé, un arrêt s’impose pour essayer de manger quelques noix et fruits secs. On s’arrête alors dans une clairière où il y a une grosse roche et quelques cochons sauvages. Dès que nous prenons place sur la roche et qu’on commence à manger, les cochons se dégênent et s’approchent. En fait, nous sommes encerclés de cochons qui fouinent le sol avec leur museau à la recherche de racines à manger. En fait, ils ravagent vraiment tout sur leur passage et on dirait que le sol a été labouré. Ils ne sont pas méchants, on ne se sent pas menacés, c’est juste comique d’avoir autant de compagnie!

Pour le reste de la matinée, notre chemin se poursuit dans une grande vallée à découvert. Il y a un petit sentier peu large avec des bosquets qui nous égratignent les jambes au passage. C’est le moment de gagner en vitesse puisqu’il n’y a aucune difficulté. On traverse une petite rivière où quelques personnes se sont arrêtées pour prendre leur pic-nic. On choisi de s’y installer aussi, car il y a de l’ombre et un beau gazon verdoyant. Ce sera aussi l’occasion de rafraîchir nos pieds dans l’eau froide et saisissante de la rivière. On aimerait rester encore plus longtemps, mais la seconde partie de la journée s’annonce plus difficile avec une montée de 600m sur 5km suivie d’une descente abrupte de  600m sur seulement 2km.

Heureusement la montée s’avère quand même facile parce qu’on monte le dénivelé sur une longue distance. Vers 2h15 pm, on s’arrête à une aire de bivouac (tente) pour prendre une autre collation. Le temps se couvre et la pluie menace de tomber. On met nos manteaux parce qu’avec le vent il commence à faire plus froid. Finalement, on s’en sauve avec quelques petites gouttes de pluie seulement. On est maintenant arrivés sur la crête où la montée se poursuit. Au sommet, on devait avoir une vue superbe sur les montagnes environnantes, mais on ne voit que les nuages et encore des nuages. Ils montent de plus en plus et on ne voit pas très loin devant nous. 

Il est 4h15 et on entame notre descente pour le gîte d’Asinau auquel on prévoit arriver vers 5h30 (toujours selon les estimations du guide). Finalement, nous arrivons à 7h15, mais dans un meilleur état d’esprit que la veille. La descente infernale, comme nous avons baptisé notre post, représente bien la descente que nous avons fait. Le sable et l’eau sur les roches, le dénivelé et la fatigue ont rendu la descente très difficile et fait en sorte de ralentir beaucoup la cadence pour que la descente prenne 3h au lieu de 1h. Il fallait être très prudent et on est passé proche de perdre pied ou de glisser à quelques reprises. Heureusement, nous sommes arrivés en un seul morceau sans blessure au gîte où nos amis anglais nous ont applaudit lorsqu’on a franchi la porte. (ils sont vraiment impressionnés par nos performances surtout pour une première fois).

Ici aussi la douche est froide, alors on se lave rapidement à la débarbouillette pour se rafraîchir…ça fait du bien même si on apprécierait plutôt une bonne douche chaude! Ensuite, on se prépare deux petits plats liophilysés et c’est encore aussi bon. On est chanceux, il y a des places libres pour manger à l’intérieur bien au chaud. Un bon petit thé nous relaxe avant d’aller retrouver notre lit qui est au 3e niveau des couchettes…..oui, oui, on doit monter une échelle pour s’y rendre. Disons qu’il vaut mieux ne pas avoir une envie de pipi en pleine nuit, car la descente risque d’être périlleuse! Il fait chaud à l’intérieur et surtout au plafond où nous dormons, mais la fatigue prend le dessus et on s’endort rapidement.

Départ: Usciolu
Arrivée: Asinau
Altitude: montée 1010m, descente 1225m
Longueur: 17 km
Temps avec pause : 11h45
Commentaire: malgré la finale, la randonnée en soi n’est pas difficile
Rating du gîte : 3/5 – une des toilettes n’avait pas de porte

MAM

[Photos GR20 Asinau]

[Vidéo jusqu'à Asinau, 2:24 minutes]

Corse (jour 5) Comme des chèvres de montagne pour Usciolu

Mercredi 23 juin 2010: Après une bonne et longue nuit de sommeil, on se réveille à 6h sans cadran et on était les premiers levés. Ce n’est pas étonnant, on était couché longtemps avant tout le monde! C’est quand même surprenant que ce soit aussi silencieux pour un grand dortoir de 20 lits, chacun est respectueux de l’autre. On prend un petit déjeuner rapido, repacte nos sacs et on est prêt à partir à 8h tapant.

On commence la journée en force avec une longue montée assez abrupte dans la forêt. Après 45 minutes, on sort de la forêt et nous avons chaud. On enlève des pelures et on se met de la crème solaire sur nos bras, ce n’est pas le temps d’avoir un coup de soleil. D’ailleurs, heureusement qu’on se mettait de la crème solaire sur le visage et dans le cou à tous les jours, car sinon on aurait été calcinés. Le groupe de français (les 2 ados et les 3 dames) nous ont rejoint et on fait ensemble une bonne partie de la marche de la matinée.

Le sentier zigzague entre les bosquets au grand soleil et les arbres pendant quelques minutes avant de nous mener une deuxième fois en forêt pour poursuivre la montée. Et c’est comme ça que nous commençons notre longue ascension de 2km; en premier lieu en forêt où le sol est fait de terre et ensuite on sort de forêt et les caillous font leur apparition. La montée est exigeante au niveau cardiovasculaire, mais pas très difficile musculairement. L’effort est récompensé au fur et à mesure par la vue qui s’offre à nous jusqu’au sommet, bref un premier sommet car on ne fait que ça arriver à un sommet avant de réaliser que nous marchons vers un autre sommet….on marche maintenant sur les crêtes des montagnes.

Environ 2.5h après notre départ, on atteint le refuge Prati où nous aurions dû coucher hier soir. Une chance qu’on n’a pas fait cette partie là hier, on aurait pleuré je crois. Mais ce matin, frais et dispo, ça été plutôt facile. On prend donc notre collation au refuge et on fait le plein d’eau avant d’affronter les autres sommets qui se présentent devant nous. On quitte la petite vallée pour commencer une autre montée dans les grosses roches. On croise 2 personnes qui refont une beauté aux marques blanches et rouges, chacun avec leur couleur.
[Photos GR20 Usciolu 1/2]

Il nous faut juger chaque pas que nous faisons maintenant puisque nous sommes dans un sentier difficile et surtout périlleux. Il y a le vide d’un côté et la roche de l’autre, un petit passage, de l’escalade ou tout simplement une trace sur une roche qui montre que les gens ont marché là (c’est là que tu es content que tes souliers agrippent bien la paroi rocheuse et ne dérapent pas). A chaque pas, on se dit que le pire est derrière nous, mais on s’est trompé. Il faut mettre son cerveau à off, sinon il pense à ce qui pourrait arriver si…..et c’est là qu’on panique et qu’on fige. Mais rien n’est arrivé, nous sommes arrivés sains et saufs, on a repoussé nos limites au maximum et on est super fier de nous.

On a re-retrouvé les français à qui on se joint pour manger notre pic-nic de midi. Heureusement que nous sommes à l’abri du vent, parce qu’il souffle et nous refroidit bien vite. On ne reste pas trop longtemps et on repart où se poursuit notre randonnée dans les roches. Cette fois-ci, c’est plutôt de la descente, mais attention la descente dans les grosses roches n’est pas de tout repos et c’est parfois aussi difficile que la montée. Alors, on y va un pas à la fois, à notre rythme tout en essayant de prendre des pauses de quelques secondes pour contempler les paysages qui défilent sous nos yeux. Bien sûr, pas question de marcher sans regarder devant nous, c’est trop risqué. On passe d’un côté de la crête à l’autre en alternant montées et descentes sans grand dénivelé toutefois.

Nous arrivons finalement à un endroit plus terreux et on laisse les rochers derrière nous. On a croisé quelques vaches couchées des deux côtés du sentier et elles n’ont même pas bronché lorsque nous sommes passés. Une montée vraiment en zigzague nous attend et on commence à sentir la fatigue nous gagner parce que notre rythme à ralenti. Ce qui nous encourage, c’est que nous approchons de notre objectif. Selon le livre, nous avions planifié arriver vers 5-6h et nous y sommes presque.

A un moment donné, les marques se font plus difficile à trouver parmi les bosquets et les roches. Nous savons que la fin du trajet se termine par une descente, alors on continue à descendre la pente pour se rendre dans la vallée. On se rend compte qu’on ne trouve plus les marques blanches et rouges et le sentier n’est plus aussi clair, bref il n’y a plus de sentier. On regarde au loin et on ne voit pas de sentier plus bas……on se rend à l’évidence que nous avons perdu le chemin. On est claqué et surtout on a juste hâte d’arriver au refuge, mais par quel chemin? On reprend espoir lorsqu’on voit deux personnes tout en haut de la crête…..le chemin doit être là alors on prend notre courage à deux pieds et on remonte la pente. On est à une centaine de mètres plus bas et on attaque la montée en direct, pas de zigzag qui prend plus de temps. Ce fut une excellente idée, car on a retrouvé le chemin. C’est donc le coeur un peu plus léger et moins stressés que nous reprenons la route, mais là plus question d’avancer si on ne voit pas de marque. Depuis cet instant, on crie “OK” à chaque marque qu’on voit ce qui nous garde focus sur le sentier.

Finalement, le refuge se pointe devant nous et je craque….je me mets à pleurer, de joie bien sûr. La pression vient de tomber, je suis soulagée, mais nous ne sommes pas encore arrivés, car malgré qu’on voit le refuge, ça prend encore 45 à 60 minutes pour l’atteindre. Enfin, il est 7h30 et je peux toucher aux murs du gîte, enlever mon sac, mais il faut attendre avant que nos lits nous soient assignées. J’ai encore le coeur gros quand on voit le couple d’anglais et leur explique notre mésaventure….pas besoin d’en dire gros, tout se lit dans mon visage, mais les gens sont super gentils et leur support me fait du bien. Une chance que j’étais avec mon chéri, on a fait une bonne équipe.

Donc le site est super grand, il y a des tentes partout et il semble avoir une deuxième partie plus bas. Il y a une caverne d’Alibaba avec plein de provisions et demain matin on s’achètera des  trucs pour se concocter des pic-nic. Je suis tellement épuisée, que je saute la douche, mais Marc-André a pris sa douche froide, très froide. Il a préparé le repas pendant que je buvais le verre de vin que nos amis nous ont offert. Ce soir, on mange du poulet et c’est très bon.

Dès que notre lit nous est assigné, vers 8h30, on ne perd pas de temps à s’installer et à aller se coucher. J’ai tous les muscles de mon corps qui sont tendus, mais comme je prends le temps pour bien les étirer, j’espère que demain ils seront détendus. Bonne nuit!

Départ: Bocca di Verdi
Arrivée: Usciolu
Altitude: montée 1290m, descente 830m
Longueur: 16 km
Temps avec pause : 11h
Commentaire:  plusieurs passages dangeureux et difficiles avec les sacs à dos, marquage rare à quelques endroits, surtout à la fin
Rating du gîte : 2 / 5

Brigitte

[Photos GR20 Usciolu 2/2]
[Vidéo pour Usciolu, 3:01 minutes]

Corse (jour 4) Traversée de ruisseaux et rivières jusqu’à Bocca di Verdi

Mardi 22 juin 2010 : Aujourd’hui, MAM avait planifié faire une route alternative qui est plus haute pour aller sur le mont Renosu et passer par la plaine d’I Pozzi. En discutant avec la gardienne au gîte, elle nous a fortement déconseillé puisqu’il y a encore de la neige et plusieurs crevasses dangereuses. Alors, nous optons pour le chemin traditionnel. Toutefois, on peut faire un détour et aller à I Pozzi, ce que nous ferons.

Ainsi, après avoir pris notre petit déjeuner qui était servi assez tard, on est fin prêt à partir à 8h30. On commence en force avec une descente dans les gros cailloux pendant environ 2 km. C’est difficile de marcher dans les cailloux et surtout de descendre en marchant sur les roches qui sont hautes à certains endroits.

Le temps est beau, le ciel est dégagé, il fait soleil, mais c’est frais ce qui est parfait pour la randonnée. Toutefois, comme il fait frais la nuit, notre linge et nos serviettes ne sèchent pas. Alors, on les accroche au sac de Brigitte pour les faire sécher au soleil durant la journée. Elle a l’air de superman avec la serviette rouge et bleu…..c’est peut-être ce qui l’aide à traverser les rivières…qui sait!

On poursuit notre route en forêt où on traverse le flanc de la montagne dans un sentier de terre qui est nettement moins difficile pour les chevilles. Il y a beaucoup de pins alors le sol est jonché de cocottes et d’aiguilles. Le sentier est parsemé de fleurs, c’est assez plat avec une légère pente ascendante.

Nous avons traversé deux gros ruisseaux assez larges à fort débit. Après avoir cherché la meilleure place pour passer sur les cailloux, on a eu chaud quand Brigitte a perdu pied sur une roche glissante….on a ça sur vidéo ! Finalement, on a choisi un autre passage un peu plus loin, plus étroit et surtout plus haut. Bon, on peut dire qu’on a cherché plusieurs minutes et marché un peu avant de trouver le passage où Brigitte se sentait à l’aise de passer et on a dû refaire le trajet inverse sur l’autre rive pour retrouver le sentier. Disons que Brigitte a repoussé ses limites, parce que les ruisseaux / rivières que nous avons traversées n’étaient pas faciles avec de grands pas des fois à faire. Avec le sac à dos, ça ajoute du piquant ! mais avec les bâtons, ça nous a aidé.

Sur notre chemin en flanc de montagne, nous avons croisé des vaches qui broutaient paisiblement et notre présence ne les a même pas fait sourciller. Ils doivent se dire « encore des randonneurs qui font le GR20 ! ». Ensuite, on a abouti sur le plateau de Gialgone avec une vue superbe sur les environs. On en a profité pour s’arrêter y manger et profiter de la vue.

La suite de la journée est une descente jusqu’au refuge Bocca di Verdi. Nous n’avons pas trouvé ce refuge sur internet pour réserver notre nuit, alors on a opté pour le refuge suivant, Prati, qui est à au moins 2h plus loin. Malgré que la marche jusqu’à Bocca di Verdi est plutôt facile, notre 2h de détour commence à nous rattraper, les genoux sont un peu mous et surtout on ne se sent pas très d’attaque pour affronter les 2h supplémentaires puisque c’est une montée abrupte jusqu’à Prati.

Arrivés au refuge Bocca di Verdi, on tente notre chance pour voir s’ils ont deux places pour nous accueillir….Hourra, on prend les deux dernières places ! Ici, on retrouve le petit groupe français avec qui on avait mangé la veille. Nous dormirons dans le grand dortoir de 20 lits, mais il y a aussi 2 autres petits chalets et la possibilité de poser les tentes. Le dortoir est simple et les lits sont assez serrés, mais après une bonne journée de marche, on n’est pas trop regardant.

Ce soir, on mange nos plats lyophilisés parce que tout ce que l’on ne mange pas on a à le porter. En plus, ça nous permet de manger quand on a faim et ne pas attendre que le repas du refuge soit servi. Ainsi, au menu ce soir nous avons des pates bolognaises et hachis parmentier avec un velouté de légumes en entrée. Pour des plats dans lesquels on met de l’eau pour hydrater et recuire, ce n’est pas si mal et c’est même largement supérieur à nos attentes. C’est goûteux, les portions sont assez grosses et on est bien rassasiés.

A 7h pm, on est prêt à aller se coucher et ce, avant que ceux qui ont pris le repas du refuge aient terminé. Bonne nuit de sommeil bien méritée après cette deuxième belle journée de marche.

MAM

Départ: U Fugone
Arrivée: Bocca di Verdi
Altitude: montée 320m, descente 620m
Longueur: 14 km + 4 km pour I Pozzi
Temps avec pause : 9h
Commentaire: long long
Rating du gîte :

[Photos GR20 Bocca di Verdi]
[Vidéo de GR20 jour 4, 2:18 minutes] *****portez une attention particulière à 1:06 du vidéo!!!

Corse (jour 3) Acclimatation et découverte jusqu’à U Fugone

Lundi 21 juin 2010: C’est le début officiel de notre défi GR20 sud. Étonnamment, le réveil se fit tout naturellement sans cadran, car le bruit que les autres font même s’ils font attention nous réveille. On prend le petit déjeuner qui nous est servi, c’est assez simple : pain, thé et confiture.

Ils ont annoncé frais sur toute la région et bien sûr on n’y échappe pas. Ce matin, le brouillard nous couvre, mais on sent le soleil qui n’est pas loin et réchauffe un peu. On débute par une montée de 8 km plutôt facile à travers les arbres. C’est impossible de se perdre, car il y a des marques partout et j’ai compté un maximum de 100 pas entre chacune.

Durant la première partie de la journée, on s’acclimate. Brigitte a dû changer à quelques reprises son habillement, met, enlève le manteau, trop chaud avec mais sans il vente un peu trop, on le met juste sur les épaules. On a découvert une façon d’attacher notre sac pour qu’il pèse moins sur les épaules, en fait on le sert bien fort à la taille et le poids est donc sur nos hanches au lieu des épaules, ce qui soulage beaucoup et fait que c’est moins pesant.

Après 2 heures de marche pratiquement seul, on s’arrête pour manger une collation et là on s’est fait dépassé par une quinzaine de personnes. Tant mieux, on a réalisé qu’on n’aime pas être suivi, on se sent poussé. On reprend notre route toujours en montée dans la forêt avant de s’arrêter pour le diner au sommet du Bocca Palmento. Ici, il n’y a plus de forêt, on est à découvert et une vue superbe s’offre à nous. On a droit à quelques brefs rayons de soleil, mais les nuages se déplacent vite et on les voit défiler devant nous.

On repart le ventre plein pour la deuxième moitié vers la Bergerie d’E Capanelle. Ca avance bien, on savoure tout ce qu’on voit et entend dans notre environnement. Devant nous se dresse les bergeries de Scarpacceghje, de petites maisons de pierre avec de petits enclos. A notre passage, il n’y avait personne ni animal, mais on en a profité pour prendre une autre collation. Quand on fait des efforts prolongés, mieux vaut manger un petit peu souvent que gros une seule fois. On s’est acheté des barres de gelée de fruits et granola énergétiques dans un magasin de sport spécialisé. Il est 2h et on repart pour les 2 derniers kilomètres, dont une partie en montée.

Au milieu de nulle part, au virage du sentier entre roches et quelques arbres, le gîte apparait devant nous. Le refuge est adjacent à un mont de ski où on voit très bien les tire fesses. On ne sait pas quel est le nom du mont, c’est assez petit, mais la pente bien raide.

On arrive au gîte d’étape U Fugone vers 3h15 avec encore de l’énergie…..tant mieux car c’est la première journée. Le sentier de la journée était simple et facile, ce qui est une bonne chose pour débuter le trajet et nous a permis de s’acclimater à l’effort, la distance et au poids du sac. Mon sac commence à peser et tire sur mes épaules. C’est le seul inconfort pour le reste tout va bien, autant nos pieds que nos muscles qu’on prend le temps de bien étirer.

On nous assigne chacun notre lit dans une chambre de 4 cette fois-ci. On prend une bonne douche chaude avant de se préparer une petite soupe question de se rendre jusqu’au souper qui sera servi à 6h30.

Durant la fin de l’après-midi, on a l’occasion de discuter avec le propriétaire très sympathique. Il est allé au Québec à quelques reprises et il aime bien les québécois. Pour souper, on est jumelé avec un groupe de 2 ados et 3 dames, dont la doyenne a 76 ans ! Pour les garçons, c’est leur première expérience de grande randonnée, mais leur mère et les 2 autres dames sont des habituées. Ils font transporter leurs bagages d’un gîte à l’autre, service offert par plusieurs agences. Nous avons eu de belles conversations, elles nous ont fait part de leurs expériences de randonnées et ce fut instructif. On a aussi croisé nos partenaires de chambre, un couple de Grande-Bretagne, des habitués de grandes randonnées. On aura l’occasion de se croiser à tous les gîtes et ce seront nos plus grands supporters.

Encore une fois, nous rejoignons assez tôt notre sac à couchage et trouvons le sommeil rapidement après cette belle journée d’activité physique.

MAM

[Photos GR20 U Fugone]

[Vidéo de GR20, 2:43 minutes]

Vacances

Vendredi 2 juillet 2010: Coucou tout le monde, nous sommes de retour de notre première étape de nos vacances, soit la Corse. Nous y avons passé 2 merveilleuses semaines. La première semaine, nous avons mis notre corps à rude épreuve avec 6 jours de randonnées dans le célèbre GR20 réputé pour être le plus difficile en Europe….on commence fort pour une première expérience de grande randonnée.

Finalement, nous avons réussi sans aucune blessure et en un seul morceau, mais ça n’a pas été facile. Nous avons à plusieurs reprises repoussé les limites de notre corps et nous sommes très fiers de ce que nous avons accompli durant cette randonnée. Détrompez-vous, ce n’est pas une balade, mais une véritable expédition avec des journées de marche d’une durée entre 8h et 11h, un sac de 12kg, mais surtout sur un chemin difficile en montagne.

Heureusement, la semaine suivante nous avions plage et visite de villes sur notre horaire pour reposer notre corps. Nous avons eu une température superbe pour chaque activité: frais pour la rando et hyper chaud pour la plage.

Nous avons une journée à Genève avant de repartir pour la Croatie, alors le récit détaillé suivra dans quelques semaines avec des photos bien sûr!

Bonnes vacances
Brigitte et Marc-André

Hicking au Salève

Dimanche 13 juin 2010: Petit retour en arrière, j’avais oublié de corriger le draft que Marc-André avait préparé……C’est presque le temps pour notre semaine de hicking en Corse (France). Nos sacs sont prêts, nos choses sont achtetées et tout rentre dans les sacs. On est à 10 kilos chacun, c’est léger selon les expériences lues sur internet.

En ce beau dimanche de juin, on va aller faire un hicking au Salève et ce, avec nos gros sacs plein de stock, question de voir comment on va survivre à la semaine de hicking.

Après le toujours compliqué vote (la Suisse c’est vraimment trop démocratique!) on s’enligne pour aller faire le sentier du Bois-mouton qui nous fait passer dans le petit village avec le marché du dimanche, très joli. Aussi, presque la moitié du hicking se fait en forêt, moins beau pour la vue, mais parfait pour la température. On a sué en masse, mais on n’est pas brulé au soleil.

Toujours comme à l’habitude, après 3 heures, on est rendu en haut, on se trouve une petite place pour manger et on redescend presque aussitôt question de profiter du reste de la journée pour faire d’autres choses plus essentielles que excitantes, c-a-d réserver les chambres d’hotel et l’auto. C’est toujours très compliqué, car on vérifie toutes les possibilités et on compare les prix, on lit les review et navigue sur les sites des hotels.

Donc, belle journée, un peu mal au pied, on va ajuster quelques détails, packter notre sac plus efficacement, mais je crois que l’on va survivre. J’ai bien hâte de vous montrer les photos et les vidéo, en se souhaitant du beau temps et surtout assez d’énergie pour passer au travers. Heureusement le reste des vacances sera très très relax, plage, plage, route, plage et visite.

mam

[Photos de la balade]