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Croatie (jour 8) Zadar

Samedi 10 juillet 2010: Comme d’habitude, on se lève pas trop tard pour profiter de la journée. Super petit déjeuner avec omelette maison jambon-fromage fait juste pour nous. Le meilleur petit déjeuner de tout le voyage. C’était au resto d’hier en bas, ils savent cuisiner et ça fait différent des déjeuners inclus avec pain sec, confiture et café auquel on a le droit d’habitude, c’est pas assez supportant jusqu’à midi.
Direction Zadar, centre-ville d’une ville fortifiée. En entrant par la porte d’or gardé par le lion de Saint Marc, vestige de l’époque vénicienne, on arrive sur l’ancienne place où les gens puisaient l’eau et où sont encore visibles 5 puits. Ensuite, une longue liste d’églises importantes répertoriées dans le guide se succèdent. L’église de St-Donat, ronde avec son acoustique exceptionelle est encore aujourd’hui utilisée pour les concerts. Il n’y a pas plus de 200 places, mais ça doit être très intéressant car le lieu est vivant. On monte dans le campanile avec ses 180 marches et la traditionelle vue à 360 degrés sur la ville qui se veut assez compacte dans les remparts.

Retour sur le plancher des vaches pour le diner et ensuite on prend la direction du port pour écouter une installation vraiment unique. Le sol du port est percé de trou, de tubes et d’ouverture, qui quand les vagues arrivent changent les différent niveaux d’air dans les trous pour faire de la musique…. Allez voir le vidéo vous comprendrez. C’est vraiment mignon et on s’est laissé bercer au son des vagues qui faisaientt de la musique pendant une grosse demi heure.

De retour sur la route, mais par l’autoroute cette fois-ci en direction de Split et son petit/minuscule aéroport où l’on remettera la voiture. Avant de terminer nos vacances, on bifurque vers Trogir question de profiter des plages, de la mer et du soleil. Il fait 33 degrés, le soleil plombe et aucun nuage dans le ciel et juste un peu de vent aujourd’hui. On trouve un parking payant à 5 km de l’aéroport où une plage moitié béton, moitié sable acceuille les familles et touristes. On a même accès un peu plus loin à une mini baie pour se baigner. A 50 mètres du bord, je touche encore dans le fond, l’eau est très claire, mais pas très chaude car il y a assez de vagues. On alterne baignade et bronzage et après deux heures au grand soleil, on est prêt pour le retour.

Arrivés dans l’aéroport, il n’y a qu’un seul restaurant pour servir tous les gens qui attendent. Toujours le même menu. Notre vol est à 9h et il est 7h, souper sans stress. On dépense les restants d’argent local dans le duty free question de ne pas ramener d’argent croate à la maison. Une bouteille de vin à 10 euros et du chocolat feront l’affaire. On attend une heure dans la salle d’embarquement pour apprendre que notre vol est retardé d’une heure et encore une autre demi-heure jusqu’à ce qu’il ne reste que les gens de notre vol dans la salle d’attente. On écoute les ipod, mange un peu de chocolat et lit les revues achetées dans un magasin local.

EasyJet commence vraiment à faire dur et on se demande si à Noël ils seront encore en affaire tellement le service est pourri et les retards fréquents. D’autres voyageurs nous confirment les mêmes problèmes partout et toujours, retard, annulation et manque de personnel et service.

En résumé, la Croatie est un pays tout nouvellement ouvert au tourisme de masse après des années de guerre civile et d’instabilitée politique. Un pays qui gagne à être connu et visité avec ses montagnes, ses forêts, des plages, la mer, les sites classés UNESCO patrimoine mondial, mais ce n’est pas un coup de coeur comme la Corse ou l’Espagne. C’était ok sans plus, une expérience qui s’améliorera avec les années. Les gens sont accueillants, contents de voir des touristes avec leur euros, mais les sites intéressants sont vraiments loins les uns des autres. Si vous voulez faire de la plage ou des croisières, vous avez l’enbarras du choix, mais moi après deux jours de plage je ne suis plus capable. J’aurais aimé voir et goûter des choses plus typiquex, mais comme je disais, ça va s’améliorer avec les temps. Boire des vins comme en France, manger comme en Espagne et avoir tout proche comme à Disney c’est trop demandé ?… ouin!

C’est une façon de vivre et une mentalité des pays de l’est, moins chaleureux et moins techno. Il n’y a pas autant d’histoire intéressant à visiter. On connait mal cette partie du monde qui a été fermée au tourisme de masse pendant des années, c’est à découvrir. On se promet des voyages encore plus dépaysants pour vraiment vivre autrement et sortir de notre zone de comfort. Ce sont des expériences qui nous changent et nous font évoluer et voir les choses d’un autre point de vue que le nord américain moyen (incluant l’Europe). Notre escapade en Croatie nous a donné le goût de voir plus de “vieux” pays, mais allons-nous avoir assez de temps dans l’année qui reste, j’en doute. On a mis la Pologne sur notre liste déjà.

Ces pays qui sont passés à travers le temps, les guerres civiles et d’indépendance ont plein d’histoires à nous raconter. Juste un exemple, à Zadar il y avait une église qui datait de 800… oui oui l’an 800 pas 1800. Quand on pense que Québec fêait son 400 ème anniversaire, on est des bébés comparativement à leur histoure de plusieurs centaines d’années.

MAM et Brigitte

[Photos de Zadar]

[Photos panoramiques et corrigées]

[Vidéo de la Croatie voyage complet 12:47]

Croatie (jour 7) Parc Paklenica

Vendredi 9 juillet 2010: Ce matin c’est presque la grâce matinée, on se lève à 8:00h. Petit déjeuner assez simplet, on part tout de suite après car on a 4:30 de route à faire pour se rendre à Zadar. On choisi la route panoramique, moins plate que l’autoroute, mais c’est une heure de plus. Mes pauvres fesses vont souffrir sur le siège cheep du conducteur, mais la côte Dalmate est magnifique et on enchaine des montées vertigineusess et des descentes abruptes vers la mer qui nous font oublier que l’on ne roule jamais à plus de 80 km/h.

En s’arrêtant dans un petit parking surélevé comme il y en a partout pour permettre aux gens de prendre des photos des points de vue et paysages, il y a deux jeunes en sac à dos en auto-stop qui viennent de descendre d’une voiture. On s’informe de leur destination et on les prend avec nous puisqu’ils veulent aller dans la même direction que nous. Ce sont deux polonais en voyage pour environ 6 semaines. Une petite pause diner après une demie heure de route, et c’est reparti. On parle des pays qu’ils ont visités, de leur pays d’origine, la Pologne et de leur études universitaires. On leur parle du Québec et du Canada. Au détour d’un petit village, profitant du fait qu’il y a une grosse ville, on les laisse en chemin question de leur laisser choisir leur place de camping ou hotel.

Nous on prend la direction du parc Paklenika, juste au nord de Zadar, un lieu très connu pour l’escalade, mais aussi pour ses sentiers en montagne. Étant donné qu’il est déjà assez tard, on s’enligne sur un petit hicking de 3 heures question de se dégourdir les jambes après autant de route. C’est vraiment facile et il y a juste mémé en marchette qui ne pourrait pas le faire. On n’avait pas le temps d’attaquer les plus hauts sommets et on est resté plutôt sur les sentiers “pour aller” vers les grandes marches. On a même vu une pitoune en gougoune, non mais, faut le faire!

Il est déjà 7:00h pm et on s’enligne pour trouver un hotel et manger (encore!). Il faut se rendre à Zadar pour trouver de la vie et des hotels. Mais comme notre guide nous disait, il n’y a pas de chambre d’hotel dans la ville… et c’est vrai, on n’en a pas trouvé, même si on a fait quelques recherches juste au cas où. On se rabat sur la ville la plus proche à 5 minutes de là et on s’arrête dans un super resto où ils font du meechui et des poulets grillés, ça a l’air super bon. On s’informe aussi pour l’hotel et justement il y a des chambres en haut du resto pas trop cher (50 euro/nuit) avec air climatisé, le bonheur. On mangera deux assiettes spécial carnivore et allons se coucher le ventre plein. Demain c’est Zadar et la dernière journée des vacances.

MAM et Brigitte

[Photos de Paklenica]

Croatie (jour 6) Porec et Pula

Jeudi 8 juillet 2010: Notre journée débute par 3h30 de route pour se rendre à Porec. Nous avons donc laissé derrière nous la belle villa pour faire un trajet d’autoroute toujours aussi plate et long que les autres que nous avons fait jusqu’à présent. La Croatie est un grand pays, alors les distances à parcourir sont assez longues. Toutefois, nous sommes super contents d’avoir fait le trajet pour se rendre jusqu’au parc national de Plitvice, c’était tellement beau.

Enfin arrivés à Porec, sur la pointe au nord de la Croatie, on ne trouve pas d’office du tourisme, alors on s’en remet au petit livre que nous avons apporté avec nous. Le petit guide nous raconte sur 4 pages sur la basilique Euphrasienne, 3 étoiles et coup de coeur (c’est très long, d’habitude ça ne dépasse pas 1 page par sujet). On se dit alors qu’il ne faut surtout pas manquer ça…mais arrivés sur place, il n’y a rien d’impressionant, bref pas autant que semble le raconter le livre. Sans doute sommes nous moins impressionnés vu la quantité de basiliques que nous avons visitées depuis notre arrivée en Europe.

La basilique Euphrasienne fait partie d’un complexe épiscopal, comprenant, outre la basilique elle-même, une sacristie, un baptistère, un campanile et le palais épiscopal. Ce sanctuaire fait partie du patrimoine de l’UNESCO depuis 1997. Donc, la basilique Euphrasienne a une abside en mosaïque unique en son genre et un baptistère octogonal. La visite du campanile nous permet de découvrir la ville vue de haut, ce n’est pas très grand. Après une courte visite à travers les rues de la ville, on revient au port bordé de magasins et restaurants où on mange une salade de poulet et un spagetthi. On reprend la route pour Pula, petite ville sur le bout de la péninsule, à quelques km de Porec.

Enfin arrivés à Pula, Marc-André n’en peut plus d’être assis, le siège de l’auto n’est pas très confo, alors il a mal aux fesses. L’entrée dans la ville est facile et on arrive rapidement en face de l’amphithéâtre romain dans toute sa splendeur. De là, on décide de chercher une chambre d’hote ou hotel. Jusqu’alors, nous n’avons vu aucune pancarte pour chambre à louer, alors on regarde la liste des hotels que j’avais noté avant notre départ. Par pur hasard, il y en a un juste à côté de nous, de l’autre côté du parc. C’est l’hotel Riviera qui était un très grand hotel dans le passé. De cette époque, il n’a gardé que sa façade imposante et son gros escalier. Sinon, il est assez défraichi, a perdu son statut de “majestueux” et a besoin de gros investissements, mais c’est quand même propre. Ce qui est génial, c’est que de notre chambre, nous avons une vue sur le forum.

On commence par aller voir les heures d’ouverture du forum. Comme c’est ouvert jusqu’à 21h30, on préfère aller visiter le reste de la ville et de revenir plus tard, quand le soleil sera plus bas. Notre premier arrêt fut le musée archéologique qu’on n’a visité que de l’extérieur. Derrière se cache les vestiges du théâtre romain, du moins ce qu’il reste des gradins. Il en reste juste assez pour qu’on puisse reconnaître la forme du théâtre de l’époque avec la scène et les gradins.

Juste adossés aux estrades démolies se dressent les murs de la forteresse carrée assise sur le plus haut point de la ville. On en fait le tour extérieur avant d’arriver à l’entrée principale pour faire quelques photos avec les canons. A l’intérieur, il n’y a pas grands choses à voir. Malgré que ce soit le plus haut point de la ville, on n’a pas une si belle vue, car ce n’est qu”une petite colline. Au sortir de la forteresse, on découvre le monastère franciscain qui nous a bien plu. La cour intérieure est très belle avec les colonnes et la végétation tandis que l’église est assez sobre.

Ensuite, au hasard de notre promenade à travers les rues de la ville, on voit 2 affiches annonçant la mosaïque antique et la chapelle Marie Formose. En fait, on a eu beaucoup de difficulté à trouver la chapelle, mais ce n’est qu’une minuscule bâtisse de pierres qu’on ne peut même pas approcher. Tant qu’à la mosaïque, elle reste toujours introuvée :-(

Notre visite se poursuit avec l’imposant amphithéâtre romain. Il ressemble beaucoup à celui de Rome, mais il est dans un bien meilleur état. D’ailleurs, il sert encore de salle de spectacle en plein air durant l’été et il y a une scène en permanence dans l’arène. Sauvé à plusieurs reprises des pilleurs qui utilisaient les pierres de l’amphithéâtre pour faire leur maison ou église, le site est très bien conservé. Nous avons pris un audioguide qui nous a permis de faire une visite instructive du site. C’est quand même difficile de s’imaginer qu’il y avait ici des combats sanglants entre gladiateurs et bêtes sauvages. Heureusement, maintenant plus personne ne risque de se faire manger par un lion!

Le soleil est bien descendu et nos ventres crient famine. Il est 7h et c’est le moment de dénicher un petit resto. Ce n’est pas une ville très touristique et les restos sont soient rares ou nous ne sommes pas dans les bonnes rues. On s’arrête à une terrasse où lasagne et pâtes sont servis. Simple, peu rehaussé, c’est typique de la cuisine croate: pas très sophistiqué.

MAM et Brigitte

[Photos de Porec et Pula] Photos de Porec 1 à 47, le reste c’est Pula
[Photos de Pula]

Croatie (jour 5) Plitvice

Mercredi 7 juillet 2010: Tel que prévu, nous nous sommes levés tôt pour profiter du parc dans le calme avant l’arrivée massive des bus touristiques. Après une courte marche de la villa à l’entrée du parc, on s’informe du trajet à effectuer car plusieurs s’offrent à nous selon le temps de visite prévu (2h, 4h, 6h ou 8h). Comme nous avons prévu toute la journée, on opte pour le plus long trajet qui nous fait passer à travers tout le parc. Il n’y a qu’à suivre la lettre correspondante sur les pancartes.

Nous sommes au parc national des lacs de Plitvice (endroit qui a fait que nous voulions absolument venir en Croatie). Créé en 1949 il a été ajouté sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979. Le parc a une superficie de 295 km2 et comprend un ensemble de 16 grands lacs reliés entre eux par 92 cascades ou petites rivières. Vous comprendrez donc que nous ne visiterons qu’une infime partie du parc, mais sans doute la plus grandiose pour avoir mérité les infrastructures nous permettant de serpenter sur les lacs et aller près des chutes. Outre les quelques chemins et aménagements pour les touristes, la nature est laissée à l’état sauvage, aucune intervention humaine n’y étant autorisée.

Nous avons laissé derrière nous le chaud climat côtier pour celui du climat continental qui domine au parc Plitvice avec des températures de 20 degrés environ (vs 33 sur le bord de l’eau). Même que ce matin il ne faisait que 15 degrés, alors ça fait du bien d’être habillés normalement sans avoir trop chaud. Une autre superbe journée s’offre à nous, ce qui est parfait pour faire une visite en plein air.

Notre visite commence par un transfert en petit train sur roues afin de se rendre à l’extrémité droit du parc, soit la partie inférieure. De là on suit un petit sentier en forêt avant d’arriver au premier lac. En fait, nous avons traversé un passage, comme un sous-terrain ou grotte verticale afin de descendre au niveau du lac. Ce fut une belle expérience de descendre dans ce petit chemin, c’était vraiment beau. Ensuite, pour traverser de l’autre côté du lac, il y a un petit sentier en bois rond au ras du lac qui n’est pas très large, juste assez pour 2 personnes. Le petit “ponton” serpente les bords du lac et nous fait découvrir les poissons et la végétation continentale. L’eau des lacs et rivières passe du bleu au turquoise et est claire comme le crystal.

Le site est très prisé par les touristes et dès le matin, on se suit à la queue leu-leu sur les passerelles et on doit passer en alternance à quelques endroits. Etant donné que tout le monde fait des arrêts fréquents pour prendre des photos, ça ralenti le processus, mais nous ne sommes pas pressés. Toutefois, ça enlève tout le charme que nous pourrions ressentir au milieu de cette faune à couper le souffle. Heureusement, nous sortons assez rapidement de la foule et on commence à découvrir de belles chutes.  C’est dans la partie inférieure des lacs que se trouve la plus haute chute (voir la photo où il y a le groupe avec le grand drapeau jaune et rouge). Il y a plusieurs points de vue possibles pour voir les chutes et les déversoirs des bassins d’un angle différent. Ce qui est bien, c’est qu’on peut non seulement observer à distance, mais aussi se rendre super près car certains sentiers sont littéralement dans la chute ou au pied de celle-ci.

On prend un chemin panoramique, mais finalement il y a tellement d’arbres et de végétation que nous ne voyons pas grand chose durant plusieurs minutes avant de redescendre au niveau des lacs. De là, on prend un bateau électrique pour nous amener à une autre série de lacs. Ici, on serpente vraiment entre les petits lacs, soit en passant au centre ou en le longeant et plusieurs chutes, plus petites, atterrissent près de nous. Les chutes sont toutes différentes, certaines ne sont qu’un filet d’eau ou plusieurs chutes très collées tandis que d’autres sont plus larges, certaines sont très hautes et d’autres assez petites.
[Photos du parc national Plitvice, partie 1]

Nous arrivons à la deuxième extrémité du parcour, soit au bout de la partie supérieure, où on s’arrête pour casser la croûte du diner à 2h! Nous avons bien marché depuis ce matin et nous prenons place sur la table de pic-nic avec plaisir. Les choix sont assez limités et nous optons pour des cheese burgers. Avec les énormes pains, la petite boulette de boeuf se sent assez perdue et il y a beaucoup trop de pain. On aurait dû prévoir un pic-nic au lieu de manger au resto, ça aurait été 100 fois meilleur et beaucoup moins cher. Une fois rassasiés, on s’assoupit un peu au soleil et on relaxe durant presque 2 heures avant de repartir.

La deuxième partie de notre journée est en fait de redescendre les lacs que nous avons traversés pour arriver tout en haut. Il y a la possibilité de passer à des endroits différents, passer sur l’autre rive, alors on évite de refaire le même trajet.  Le soleil a déjà commencé à se cacher derrière les nuages et c’est encore plus frais, mais on apprécie tout de même la température. La partie supérieure du parc est moins impressionante que celle que nous avons fait en début de matinée (partie inférieure), mais le décor évolue presque à chaque pas et on voit des choses différentes.

Au lieu de revenir directement à la villa, on décide de faire à pied une partie du sentier au niveau du lac que nous n’avions pas fait ce matin puisque nous étions passés sur le chemin tout en haut pour le panorama. C’est vraiment bien aménagé et c’est le calme plat ici, il n’y a presque personne sur ce petit sentier. Nous avons marché beaucoup aujourd’hui, mais faut croire qu’il nous reste encore de l’énergie. Le parc national vaut vraiment le détour et le prix d’entrée, parce que les aménagements sont super bien, on voit des choses magnifiques et la nature est préservée. Coup de coeur!

De retour à la villa, on opte pour le seul petit resto du village à quelques pas de notre chambre. En fait, c’est un petit chalet où l’hiver il y a un petit mont de ski. C’est plutôt de style cafétéria, mais c’est plein à craquer. Devinez quoi? c’est encore le même menu! On mange une pizza et une escalope devant le match télévisé de soccer pour la coupe du monde avant d’aller se coucher.
[Photos du parc national Plitvice, partie 2]

MAM et Brigitte

site du parc national: http://www.np-plitvicka-jezera.hr/eng/index.php

Croatie (jour 4) Trogir et Sibenik

Mardi 6 juillet 2010: Ce matin on a droit à un petit déjeuner préparé spécialement pour nous par notre hote Liliana: pain, oeuf dur, jambon, fromage, fruits et thé…tout simple, mais délicieux.

On visite un peu la ville de Trogir avec sa cathédrale classée patrimoine de l’UNESCO et le château. Bien que l’on soit passé à travers la ville hier pour souper, nous avons à peine vu le centre de l’île. Ce matin, on se concentre sur les rues et les monuments de Trogir. Même si la ville est assez petite, c’est compact et surtout très rempli, les édifices sont collés les uns sur les autres et les rues sont étroites. Heureusement que c’est piétonnier, car je ne sais même pas si les véhicules pourraient circuler. La ville est remplie d’édifices plusieurs fois centenaires avec au bout de l’île une tour et forteresse.

On débute par l’une des 5 églises de la ville, et oui, 5 églises sur cette minuscule île. On visite donc la cathédrale St-Laurent avec ses nombreuses sculptures à l’entrée. Malgré que nous n’étions pas autorisés à prendre des photos, personne n’était là pour nous en empêcher. Au centre, il y avait un gros lustre en bois avec des chandelles rouges, ça fait bizarre au centre de cette belle église, ça détonne. Ensuite, on monte dans le campanile qui est identique à celui de Split, mais moins haut. C’est encore une fois l’aventure dans les escaliers, mais la vue tout en haut en vaut vraiment la peine. D’ici, on voit la ville sous un autre angle et on peut savourer en un seul coup d’oeil toute la ville à la fois.

Notre prochaine visite avant de repartir est la tour et sa forteresse. On marche sur les murs de la forteresse, mais on a rapidement fait le tour, elle est toute petite :-) Il faut aussi profiter de la tour qui est sur la pointe de l’île pour regarder encore plus loin à l’horizon..bref il n’y a rien à voir, l’autre rive est beaucoup trop loin.
[Photos de Trogir (jour)]

Il est maintenant 1h et il est temps de prendre la route pour notre prochaine destination, Sibenik. Vous vous dites surement qu’on visite beaucoup de choses en une journée et surtout plus qu’une ville, mais elles sont assez petites ici et il y a peu à voir dans chacune, alors on combine la visite d’au moins 2 villes en une journée, surtout si elles sont proches les unes des autres. On se déplace beaucoup plus que lors de nos autres voyages, mais là on fait presque le tour complet de la Croatie et Dieu sait que c’est assez grand.

Arrivés à Sibenik, on prend un panini qui n’est pas très bon, mais au moins le milk shake qui fait office de dessert est rafraîchissant et bon (surtout en cette belle journée de chaleur intense). On se dirige vers la cathédrale St-Jacques avec une frise bordée de sculptures de visages de tous les habitants de l’époque; hommes, femmes, enfants, vieux et jeunes, tous les visages sont différents. A l’intérieur de l’église, la plus chic que nous ayions vu jusqu’à présent en Croatie, il y a une grosse rosace qui laisse pénétrer la lumière.

Il faut maintenant monter jusqu’au château situé tout en haut de la ville. On se faufile donc dans les petites ruelles, on se croirait presque dans la cour des gens. Ca grimpe, ca grimpe avant qu’on atteigne le cimetière juste au pied du château où on fait un bref arrêt. Les pierres tombales sont bien entretenues et fleuries. On ne s’y attarde pas trop longtemps, c’est quand même un peu triste. Le château, en fait c’est juste une forteresse, il ne reste plus rien du château, offre une vue plongeante sur le port, la mer et la ville environnante.

La visite terminée, on s’offre une deuxième crème glacée…bien oui, il fait chaud et on a besoin de se rafraîchir comme on peut. Heureusement que nous avons l’air climatisé, ça rend le trajet beaucoup plus agréable, surtout que nous avons environ 3 heures de route à faire. Nous laissons le bord de l’eau derrière nous pour s’enfoncer un peu à l’intérieur du continent vers Plitvice où nous passerons les 2 prochaines nuits.

L’autoroute est encore une fois parfaite sans traffic. On profite de la vue sur les quelques rares villages que nous croisons, sinon la route est plutôt tranquille, sans grande activité. On a eu la bonne idée de prendre une carte de la Croatie à l’aéroport, heureusement car le GPS ne trouve pas notre destination…ce n’est pas trop pratique dans ce temps là et on revient aux bonnes vieilles méthodes. On arrive à destination sans s’être perdu et on trouve facilement notre hotel. En fait, c’est une maison privée / grande villa de style chalet qui accueille plusieurs personnes…c’est super beau, fleuri, c’est chic et chaleureux d’autant plus que la dame est vraiment gentille et serviable (elle nous a expliqué comment se rendre au parc national et nous a même proposé un itinéraire). Elle nous a aussi recommandé un restaurant à 10 km de là que nous essayons (il n’y en a pas des tonnes, nous sommes dans un petit village). Le menu est fidèle aux autres restaurants, aucune surprise…je n’ai jamais vu ça, c’est comme s’ils étaient tous allés à la même école de cook! On prend une pizza et une escalope, c’est super bon.

On ne se fait pas trop prier pour dormir, c’est le calme plat, c’est douillet, on se sent comme chez soi.

MAM et Brigitte

[Photos de Sibenik]

Croatie (jour 3) Ston, Split et Trogir

Lundi 5 juillet 2010: Tel que prévu, nous avons pris une heure environ pour aller marcher sur le rampart de la ville de Ston. Il est parfaitement aménagé pour les visiteurs et c’est impressionant de voir cette construction spectaculaire à flanc de montagne. Au début, c’est assez cardio puisqu’il faut monter la montagne et il fait déjà chaud malgré qu’il ne soit que 9ham. On s’arrête à plusieurs reprises pour bien voir le paysage qui s’offre à nous au fur et à mesure que nous montons. Nous n’avons pas fait le tour au complet, mais juste assez pour voir tout ce que nous avions à admirer….vraiment superbe.

La ville de Ston est aussi reconnue pour son sel récolté dans les salines. Alors nous sommes allés voir une saline. C’est comme un grand champs coupé en immenses carrés ou rectangles qui sont remplis d’eau pour être ensuite asséchés par le soleil. Enfin une fois sec, le sel est récolté. Outre les grandes étandues d’eau en processus d’assèchement, il n’y a rien à voir. Au moins, maintenant on sait à quoi ça ressemble!
[Photos de Ston]

On est reparti en auto pour un 200km afin de se rendre à Split. L’autoroute toute neuve n’étant pas terminée, nous devons parcourir une bonne partie du trajet sur de petites routes de campagne….c’est long! Après une heure de route, nous n’avons pas parcouru la moitié du trajet. On a tout de même eu l’occasion de passer à un endroit où le viaduc d’autoroute est en construction à plusieurs mètres du sol. Il y a des colonnes qui attendent que la route y soit déposée et on voit les entrées du tunnel dans la montagne en face où l’autoroute passera.

On retrouve finalement l’autoroute plus loin, une autoroute payante où il n’y a presque personne, pas usée du tout et on peut rouler à 130 km/h (c’est la limite ici).

Nous arrivons finalement à Split à 1h. C’est la seconde ville la plus peuplée de Croatie. La ville de Split été construite à l’intérieur, puis autour de l’immense palais de l’empereur romain dioclétien construit entre 294 et 305 et qui s’étendait sur une surface de 39 000 m². Après un petit goûté sur la promenade du bord de l’eau, nous partons à la découverte du palais. La ville au complet ou du moins la partie qui est à l’intérieur du palais est classé patrimoine de l’UNESCO, donc endroit privilégié autant pour sa valeur patrimoniale que pour sa signification historique.

Le palais s’est transformé au fil du temps en ville fortifiée où on peut y pénétrer par 4 portes: porte d’or au nord, d’argent à l’est, de fer à l’ouest et maritime au sud. Au sud, les bâtisses sont destinées à l’Empereur et ses appartements ainsi que les religieux tandis que la section nord est réservée aux serviteurs, gardes et militaires. Le palais est non seulement une ville, mais il y a tout une partie sousterraine. Nous commençons donc notre visite par la porte maritime dans la partie sousterraine. Il y a un groupe avec une guide francophone auquel nous nous infiltrons afin d’entendre l’histoire du palais et son évolution. C’est grâce à elle que nous remarquons que plusieurs matériaux ont été utilisés pour construire et solidifier le sous-sol (roche, brique, fer). Les murs sont hauts, il y a plusieurs pièces qui servaient à l’entreposage et pour abriter aussi les plus pauvres.

Au cours de notre visite du sous-sol, nous avons vu des personnes déguisées en gardes impériaux avec un empereur et l’impératrice qui marchaient à tambour battant. Nous les avons suivi jusqu’à la cour intérieure du palais où ils nous ont fait un petit numéro, bref, mais comique. Puisque nous sommes maintenant à l’extérieur, on poursuit notre visite au grand soleil dans les petites rues du palais. De l’extérieur, le palais est assez petit finalement et on atteint rapidement les divers murs que forment la forteresse, sauf à l’ouest et l’est où les murs ont été démolis pour permettre l’expansion de la ville.

Juste à côté de la cathédrale, il y a le campanile qui offre une superbe vue sur le port, le palais, la ville et les montagnes derrière. La montée autant que la descente m’ont donné de la difficulté: dans la première partie, les marches étaient hyper hautes tandis que dans la deuxième on voyait à travers les marches grillagées et donc ça me donnait le vertige. Toutefois, rien de dangereux ou périlleux, l’aventure valait vraiment la peine!
[Photos de Split]

Le temps passe, nous avons terminé notre visite de Split et nous avons encore toute la soirée devant nous. On relaxe bien assis sur un banc au bord de l’eau sous le soleil de fin de journée avant de reprendre la route pour se rendre à la prochaine ville que nous visiterons demain, Trogir à 30 minutes de Split. Sur la route, on rencontre un peu de traffic, surtout pour notre entrée dans Trogir. En fait, cette ville est sur une petite île très proche des 2 rives. La ville étant piétonne, nous décidons de coucher juste de l’autre côté de la rive dans une chambre chez l’habitant. Nous sommes dans un deuxième étage d’une maison privée et nous avons l’espace à nous seul et ce, à un prix imbattable (40 euros pour les 2 avec déjeuner inclus). Malgré l’aspect assez vieux, la déco sort tout droit des années 60, c’est propre et quand même chaleureux. Liliana la propriétaire est très gentille et ça fait plaisir de sentir que nous profitons à lui rendre la vie plus facile (nous sommes son gagne-pain) vs que de renflouer les poches déjà pleines des proprio d’hotel.

Le soleil commence à descendre, alors nous en profitons pour aller faire une première exploration de Trogir avant de s’installer sur une terrasse pour déguster notre souper. La vie sur le quai est super active. Il y a plein de monde qui se promènent, les terrasses sont pleines et il y a une bonne ambiance. Encore une fois mon repas me fait travailler dur avant de pouvoir le savourer…hier c’était les crevettes (les “vraies” qu’il faut décortiquer) et aujourd’hui c’est la darne de saumon avec toutes ses arrêtes……je crois que j’en ai assez des poissons et fruits de mer pour un petit bout.

La nuit est chaude, comme l’a été la journée. Notre chambre n’a pas l’air climatisé, mais heureusement que Liliana nous a donné un ventilateur…c’est déjà mieux.
[Photos de Trogir (soir)]

Brigitte et MAM

Croatie (jour 2) Korcula

Dimanche 4 juillet 2010: Ce matin, après le petit déjeuner, on prend la voiture pour 2 heures de route afin de se rendre sur l’île de Korcula. Cette île est réputée pour sa vieille ville, ses balades à pieds de plusieurs kilomètres et ses fameuses plages…que l’on compte bien essayer. Il fait une autre superbe journée ensoleillée, mais aujourd’hui nous nous sommes bien cremés de protection solaire!

On emprunte la route panoramique et ensuite le traversier qui coûte super cher. Sur l’île, la vieille ville de Korcula est tout près et on trouve facilement du parking avant de partir à la découverte. Toutefois, notre priorité est de diner afin de faire la visite le ventre plein et on se trouve un bon petit resto où on mange une délicieuse salade grecque et de succulents fajitas sur la terrasse.

La ville est assez minuscule et même si tu marches à travers toutes les petites ruelles, tu as rapidement fait le tour (2h max) et ce en comptant l’arrêt crème glacée! C’est une ville fortifiée située sur la pointe de l’île avec la vue sur le continent (Croatie). Les commerces et restaurants longent la promenade qui fait le tour de la ville sur les ramparts tandis que les maisons et églises sont concentrées au centre. Sauf se promener dans les rues, il n’y a pas d’endroit à visiter mis-à-part une petite chapelle (l’église étant fermée). C’est mignon, mais ce n’est pas un coup de coeur comme le livre l’avait identifié.

Notre journée se poursuit à la plage 3* de Pupnatska Luka qui est située à une quinzaine de minutes (20km) de la ville de Korcula. La route pour s’y rendre est très étroite et serpente de gauche à droite tout en descendant vers la plage. Tout au bout de la rue, derrière quelques bosquets, la baie de Pupnatska s’ouvre à nous avec sa plage de caillous. Heureusement qu’il n’y a pas beaucoup de monde, parce qu’il n’y a pas de parking “officiel”, on est sur le bord de la rue sur le gazon dans le cul-de-sac. La plage est calme, pas très aménagée, on dirait une plage privée. L’eau est claire et très rafraîchissante. On ne perd pas de temps avant de se diriger vers l’eau pour nager un peu. On fait la traversée jusqu’à l’autre bout de la baie, toujours à une distance raisonnable du bord. Ensuite, on se repose sur les galets sous le soleil ardent.

Vers 5h, on reprend la route pour attraper le traversier de 5h30, le suivant étant à 7h, il n’est pas question de le manquer surtout qu’on a encore une heure de route à faire pour rejoindre notre prochaine destination.  Finalement, pour l’effort demandé, la distance parcourue, le temps nécessaire et le prix du traversier, la visite de Korcula n’en valait pas autant la peine qu’espérée. Sans doute aurait-il fallu visiter l’île au complet sur quelques jours pour bien saisir toute la beauté et le charme de l’endroit.

Sur la route, on croise un petit village en flanc de montagne avec un très long et imposant rampart qui fait presque le tour de la montagne. On s’arrête pour prendre quelques photos. On s’informe s’il reste de la place pour dormir, car on a le goût de visiter le petit village de Ston le lendemain. D’ailleurs on peut aller se promener sur les ramparts qui s’étendent sur une distance de 5.5km (les plus long d’Europe). On nous fait visiter un petit studio super sympa, propre avec cuisinette, bref c’est parfait pour la moitié du prix de notre chambre d’hotel de la veille. On saute sur l’occasion, cette fois-ci la recherche d’une chambre a été facile.

Le choix du resto est assez difficile, ils ont tous la même carte ou presque. Ce soir, on opte pour un menu poisson, évidemment il y en a partout puisque la Croatie est une ville côtière. Plusieurs chats nous tiennent compagnie durant notre repas, heureusement qu’ils sont bien élevés, car aucun n’a essayé de monter sur une chaise ou une table, aucun n’a miaulé pour quémander des miettes. Marc-André était aux anges…des chats et encore des chats!

Brigitte et MAM

[Photos Korcula]

Croatie (jour 1) Dubrovnik

Vendredi 2 juillet 2010: On fait un petit saut en arrière pour vous raconter notre beau voyage en Croatie. Pour nous remettre dans le bain, nous étions revenus à Genève le vendredi suite à notre voyage en Corse. Durant toute la journée, on se repose, on fait la lessive et on profite du beau temps pour aller au parc. Enfin, on refait nos bagages pour le départ de demain matin.

Samedi 3 juillet 2010: On se lève à une heure assez matinale et on marche pour se rendre à l’aéroport. C’est à 6h25 que notre avion Easyjet décolle en direction de Dubrovnik en Croatie. Etonnament, sur 4 hotesses de l’aire, 3 sont des garçcons…j’avoue que ça fait un peu bizarre.

Nous avons décidé d’aller en Croatie après avoir vu les magnifiques photos d’une amie qui avait visité le pays il y a quelques années. Après quelques recherches sur internet, on s’est rendu compte que c’est un pays qui a plein d’endroits superbes à découvrir.

A l’aéroport de Dubrovnik, on a eu un peu de difficulté à trouver l’agence de voyage avec laquelle nous avions réservé. En fait, sur le papier que nous avions, aucune agence n’était inscrite (je n’avais pas reçu le bon papier), alors on a fait toute les agences avant de trouver celle qui avait un véhicule de réservé pour nous. Ensuite, arrivée dans le centre-ville de Dubrovnik, on entre dans un parking sous-terrain avant de se rendre compte que le prix est exhorbitant. On est ressorti assez rapidement! On trouve finalement un autre parking public payant. Bref, il a fallu attendre plusieurs minutes avant que le gars se décide d’ouvrir la barrière pour nous laisser entrer. Enfin, impossible de payer, la machine n’accepte pas nos billets, ni ceux des 2 autres couples devant nous. Personne n’a de pièces pour payer et le fameux clin clin de l’entrée ne peut nous en donner. Finalement, on (les 3 couples) décident de partir sans payer. Le gars n’est pas trop débrouillard.

Dubrovnik est une très belle ville fortifiée sur le bord de l’eau. Les bâtisses sont droites et les toits sont en tuile brun-rouge. C’est vraiment beau. On commence la visite par une marche sur les murs de fortification qui font le tour complet de la vieille ville. La visite est assez longue, on a pris au moins 2h30 pour en faire le tour au complet et écouter les commentaires de l’audio-guide. Les commentaires sont complets, des fois un peu longs, mais assez intéressants. La vue est assez belle, autant sur la ville que sur la mer. De là-haut, on voit l’allée principale avec ses boutiques, quelques bâtisses en ruine parmi les autres bien entretenues.

Maintenant, on a chaud et soif sous le soleil qui surplombe sur nous. Mais surtout, on a vraiment faim…il est 1h30 et le petit croissant que nous avons mangé à 5ham est très très loin. On trouve une belle terrasse ombragée dans le vieux port où on a des courants d’air pour nous rafraîchir un peu. On envie les gens qui sont en train de se baigner dans la mer…peut-être cet après-midi si on a tout vu ce qu’on voulait visiter dans la ville.

S’ensuit la visite de la cathédrale de Dubrovnik qui est la plus importante et ancienne église de la ville. La première chose qui surprend lors de notre entrée dans la cathédrale est l’absence  d’un autel central qui est remplacé par plusieurs autels de styles différents le long des murs. Le palais des recteurs et son musée nous accueillent à l’intérieur de leurs murs. Le palais est plutôt fade, avec une décoration simpliste. Il n’y a que 2 ou 3 pièces meublées et on ne peut même pas prendre de photos. C’est une visite un peu décevante puisque nous n’avons rien appris et pas été impressionnés par les lieux. En fait, l’histoire de la ville et surtout la raison du palais expliquent en soit le vide de la place….en fait, le recteur ne siégait que pour une durée d’un mois et chaque mois des élections avaient lieu, donc aucun des recteurs ne s’y est vraiment bien installés puisque toujours sur le qui-vive de devoir partir au cas de non réélection.

On a déambulé dans la partie la plus vieille de la ville à travers les nombreux escaliers, détours, ruelles remplies de chats errants. Les rues et maisons ont subi les affres de la guerre civile qui a eu lieu dans les années ’90, les bombardements et aussi les tremblements de terre. Surprenament, tout est assez bien reconstruit fidèle au style de l’époque, c’est bien aménagé et il y a une belle ambiance qui se dégage de la ville.

Le manque de sommeil et le soleil qui tape à fonds nous a fatigués…et surtout on est rouge parce qu’on a oublié de se mettre de la crème solaire. Il est temps de partir à la recherche d’un hotel un peu à l’extérieur de la ville. Arrivés au parking pour récupérer l’auto, il y a un ticket qui est bien installé dans le pare-brise…on ne s’en fait pas, c’est une voiture de location, alors on ignore le papier et on part. On avait décidé de ne pas réserver d’hotel à l’avance et de voir au fur et à mesure. C’est une expérience difficile et épuisante quand même, de devoir s’arrêter aux hotels, demander si disponible, demander les prix et de décider, d’aller au suivant sans savoir si ce sera mieux et disponible….on arrête notre choix quand même rapidement sur l’hotel Zagreb parce que ça ne nous plait pas de butiner d’un hotel à l’autre pour pas grand chose de différence à la fin. On a juste le goût de prendre une bonne douche et se reposer. Vive internet où l’on peut magasiner les hotels calmement et choisir celui qui nous convient dans le confort de notre maison. Expérience à ne pas renouveler….j’aime mieux être préparée d’avance.

L’hotel Zagreb est assez beau, bien entretenu avec des chambres en ordre et propres. Toutefois, l’air climatisé nous crache l’air dessus sans contrôle possible, le matelas ressemble à un vieux sofa défoncé, la douche ne se vide pas et l’eau coule comme une hose de jardin…bref pas chic, chic. Pour le prix, on s’attend quand même à mieux.

Nous profitons de la petite rue piétonne où notre hotel est situé pour dénicher un petit grill assez basic mais sympa avec sa grande terrasse. On commande chacun une spécialité de grillade, assez bon, goûteux….ça fait différents des pizzas et fruits de mer.

Brigitte et MAM

* attention, on test un nouveau viewer pour les photos, sans flash… dites nous si c’est mieux ou pire qu’avant

[Photos Dubrovnik partie 1]
[Photos Dubrovnik partie 2]

Corse (jour 13) Filitosa, Tour de Parata

Jeudi 1 juillet 2010: C’est la dernière journée officielle en sol corse. Aujourd’hui, on fait la route jusqu’à Ajaccio où nous dormirons avant de prendre notre vol pour Genève tôt le matin. On fait un peu de grâce matinée puisque le déjeuner n’est servi qu’à partir de 8h30. C’est une journée ensoleillée comme les précédentes, nous sommes vraiment chanceux.

Après une visite éclair du port et de la baie de Propriano, on se dirige vers Olmeto où les gens s’arrêtent habituellement parce que le seul feux sur la route tourne au rouge. Comme notre livre-guide touristique nous a conseillé de s’y arrêter, on suit son conseil. C’est petit, charmant, mais sans plus. Toutefois, la voie à un sens dans le centre du village qui est régulé par un feu de circulation est un véritable échec parce que les voitures ne suivent pas les indications et ça créée de gros bouchons où les voitures doivent reculer, passer sur le trottoir pour faire passer l’autre…bref, c’est la cacophonie!

Notre prochain arrêt tombe à pic, car on commence à être un peu engourdi de rester assis à circuler dans les routes sinueuses. Nous nous arrêtons au site mégalithique de Filitosa. C’est un autre site préhistorique avec des statues-menhirs, mais ce site est beaucoup mieux entretenu et est classé par l’Unesco comme patrimoine national. Le site s’étend sur près de 3 hectares dans un paysage de maquis à fougères et d’oliviers. Ici, on va en apprendre un peu plus sur la signification et la construction des mégalithes datant de 3’000 ans avant JC.  Outre les grandes roches avec les visages sculptés, on voit quelques “maisons” ou abris construits dans la roche. Chaque roche est sablée et polie, mais le plus impressionnant c’est que c’est fait avec les moyens de l’époque, soit rien de très sophistiqué. Ce fut beaucoup plus enrichissant que notre arrêt de la veille.
[Photos de Filitosa]

Ensuite, on fait la route directe jusqu’à Ajaccio où nous voulons aller marcher sur la pointe de Parata avec la tour du même nom. Pour s’y rendre, on suit la route panoramique toujours en serpetin pendant environ une heure. Arrivés sur la pointe de Parata, on suit le petit sentier aménagé pour monter jusqu’à la tour avec une vue sur la mer et les îles sanguinaires. On ne peut monter dans la tour, parce que l’accès ne se fait que par une échelle qui a été intentionnellement enlevée.

Les îles sanguinaires est en fait un archipel de quatre îlots qui prolongent la pointe de Parata. Les îles sont le site de nidification pour de nombreuses espèces d’oiseaux qui n’ont aucun prédateur et aussi contient plus de 150 espèces de plantes différentes. Nous n’y sommes pas allés par manque de temps, mais les îles ne sont plus habitées et il n’y a que 4 tours comme bâtisses.
[Photos de la tour de Parata]

On retourne au centre-ville pour rendre notre voiture de location, mais il y a un petit problème, c’est fermé et ça devait être encore ouvert à cette heure-là. On a beau essayer toutes les portes, téléphoner à l’agence de Ajaccio, celle de l’aéroport, il n’y a aucune réponse. Par chance, la porte bouge assez et on peut lancer nos clés à l’intérieur, on a assez attendu pour rien après eux, pas fort!

Arrivés à l’hotel, on se prépare pour aller souper, notre dernier repas en Corse. Lors de notre recherche de restaurant, on voit un orchestre sur la place publique et on s’arrête pour profiter du spectacle. Marc-André a fait un paparazzi de lui, je crois que nous avions quelques photos de chaque musicien et nous avons fait une sélection serrée des photos…. :-) Nous étions là au bon moment, on ne peut rien demander mieux. Finalement, on trouve une petite terrasse où on mange une bonne pizza et une escalope viennoise….de très grandes portions.

En conclusion, malgré que la Corse appartienne à la France, on voit bien qu’elle s’y distingue assez clairement et les corses ont leur propre personnalité et caractéristiques. Ils sont accueillants et chaleureux, même si parfois un peu campagnards. L’île est magnifique avec ces montagnes à perte de vue, la plage, la mer. Nous avons eu du temps magnifique et parfait pour chaque activité que nous avons fait (frais pour le hicking et chaud pour la plage). On y mange bien, les menus sont variés et frais.

A qui voudrait voir la Corse, je lui dis, “mais qu’est-ce que tu attends????”…..franchement, très belle destination.

Demain matin, nous prenons l’avion à 8h, mais il est bien sûr en retard…disons qu’Easyjet (compagnie aérienne à bas prix) éprouve quelques difficultés à respecter ses horaires, mais heureusement on fini par partir et atterrir à Genève..vous vous souvenez notre péripétie du départ, même si on décolle, nous ne sommes pas certains d’atterrir :-)

Brigitte

[Photos du retour]
[Photos des panoramiques de la Corse]

Corse (jour 12) Sartène, Campomoro et Propriano

Mercredi 30 juin 2010: Aujourd’hui, on fera un peu de route parsemé de quelques arrêts touristiques. Nous partons assez tôt puisque nous sommes réveillés de bonne heure. La route est sinueuse et malgré les beaux paysages, Brigitte doit rester bien concentrée sinon elle a peur ou mal au coeur avec tous ces virages. Mais je suis prudent alors il n’y a pas de risque.

Par le plus pur des hasards, on s’arrête dans une halte routière avec vue panoramique pour regarder ce que tous ces gens ont l’air de trouver si intéressant. Ca nous prend quand même quelques minutes avant de réaliser que nous sommes sur le site de Roccapina avec la tête de lion qui découpe le ciel et la mer sur son promontoire (il n’y a aucune pancarte l’annonçant, mais c’était une destination qu’on avait mis sur notre liste). En fait, c’est une sculpture naturelle qui est le produit de l’érosion. Voyez-vous le lion à droite sur la photo?

Ensuite, on poursuit notre chemin pour se rendre aux menhirs de Palaggiu, un site datant de 3’000 ans avant JC. C’était encore une fois super mal indiqué et ce n’est que sur le retour que nous avons aperçu une petite pancarte annonçant le site. En fait, heureusement que le site était mentionné dans le livre touristique, sinon nous n’aurions jamais pu arriver ici. Le site est fermé, il y a de grosses roches qui bloquent l’accès en voiture à l’entrée. On la laisse sur le bord de la route et on marche presque 30 minutes avant d’atteindre l’endroit où sont présentées les pierres. Le chemin est indiqué par des flèches tracées dans le sable ou avec des petits cailloux, bref pas très touristique. Mais nous n’étions pas les seuls fous, il y avait d’autres touristes avec leur guide touritisque.
Des menhirs, c’est quoi? En fait, ce sont des roches à silhouette humaine dont certaines dépassent 3 mètres. Le site contient plus de 258 monolithes, ce qui représente la plus grande concentration de ce type en Méditerranée. Le site n’étant pas bien entretenu, nous n’avons vu que quelques pierres. Je m’attendais à voir plus des formes humaines ou un peu de sculpture. Plusieurs d’entre elles sont couchées et sont orientées nord-sud sauf une tournée est-ouest.  Il parait que certaines sont ornées d’épées, mais nous ne les avons pas trouvées.

Avec toute notre bonne volonté, nous avons essayé de trouver en vain le site des mégalithes de Cauria qui est à peine à quelques km de là, il n’y a aucune indication. On ne perd pas de temps et on reprend la route jusqu’à Sartène où nous prendrons une pause pour le diner. Il fait encore assez chaud et humide, c’est très collant. Dès notre arrivée dans la ville, on repère une terrasse avec brumisateur à l’ombre où on s’arrête pour manger un hamburger et une salade.

Nous avons la vue sur la place publique qui est assez animée. C’est le point de rencontre pour les discussions, la détente et le marché, mais autrefois c’était où se trouvait la guillotine. La ville située à 330 mètres d’altitude a environ 3’500 habitants. Sartène est une ville fortifiée et l’échauguette est le symbole de la sitée; en fait c’est un rampart qui protège la vieille ville fait à même les maisons, donc les maisons font office de rampart. D’ailleurs, c’était pour les protéger contre les attaques des barbares qui ont sanglanté leur histoire.

Nous avions pris un audio-guide qui nous a fait balader dans la vieille ville et nous a raconté plein de choses intéressantes sur la ville. Nous avons vu le four municipal prêté par le boulanger et où les femmes pouvaient faire cuire leur propre pain.  Les bâtisses sont bien entretenues, c’est assez class malgré qu’elles datent de plusieurs centaines d’années. La marche à travers les petites ruelles a ouvert notre appétit, mais c’est surtout de la gourmandise parce qu’on a mangé un sundae au chocolat avec crème fouettée. Ah oui, j’ai aussi trouvé un chandail qui représente super bien notre voyage en Corse….c’est un chandail du GR20, je suis super content de mon achat, c’est un beau souvenir.

On reprend la route sinueuse pour Campomoro où on se rend jusqu’au bout de la route, dans un cul-de-sac. On descend pour faire la suite à pied en longeant la baie magnifique avec du sable blanc, l’eau claire et les bateaux à l’encre. Pour aller jusqu’à la tour de Campomoro, on doit emprunter un sentier ombragé à travers les arbustes avant d’atteindre le sommet où trône la tour en question. Tout en haut, on a une vue époustouflante à 360 degrés sur la mer, la baie et la terre. La tour est encore en très bon état. On a marché sur les murs / forteresses pour bien sentir le temps où le gardiens montaient la garde pour protéger le territoire, guarantir la sécurité du village.

Après avoir mangé notre melon d’eau sur les remparts, on redescend jusqu’à la voiture pour notre destination finale de la journée. A Propriano, nous avons réservé une chambre d’hôte dans un superbe domaine ou villa fleuri avec piscine creusée. On se croirait dans un autre pays tellement ça fait maison du sud. Dommage, on arrive comme la piscine ferme, mais heureusement que la douche de notre chambre est toujours en service!

On prend notre souper à l’hotel directement sur le bord de la piscine. C’est très très beau, très sympathique avec un superbe coucher de soleil. Pour souper, nous prenons du foie gras, du pigeon rôti et du thon avec oignons caramélisés….un délice pas trop économique!

On réalise que nos journées de vacances sont bien remplies, mais que nous avons le temps de profiter de tout ce que nous faisons.  On découvre plein de belles choses, autant culturel que panoramique et en plus on se repose. Des vacances bien méritées qu’on savoure pleinement jusqu’à présent…..et ce n’est pas fini, heureusement!

MAM

[Photos de la route pour Propriano]
[Photos de Sartène]
[Vidéo sur la route pour Propriano, 2:16 minutes]