Samedi 10 juillet 2010: Comme d’habitude, on se lève pas trop tard pour profiter de la journée. Super petit déjeuner avec omelette maison jambon-fromage fait juste pour nous. Le meilleur petit déjeuner de tout le voyage. C’était au resto d’hier en bas, ils savent cuisiner et ça fait différent des déjeuners inclus avec pain sec, confiture et café auquel on a le droit d’habitude, c’est pas assez supportant jusqu’à midi.
Direction Zadar, centre-ville d’une ville fortifiée. En entrant par la porte d’or gardé par le lion de Saint Marc, vestige de l’époque vénicienne, on arrive sur l’ancienne place où les gens puisaient l’eau et où sont encore visibles 5 puits. Ensuite, une longue liste d’églises importantes répertoriées dans le guide se succèdent. L’église de St-Donat, ronde avec son acoustique exceptionelle est encore aujourd’hui utilisée pour les concerts. Il n’y a pas plus de 200 places, mais ça doit être très intéressant car le lieu est vivant. On monte dans le campanile avec ses 180 marches et la traditionelle vue à 360 degrés sur la ville qui se veut assez compacte dans les remparts.
Retour sur le plancher des vaches pour le diner et ensuite on prend la direction du port pour écouter une installation vraiment unique. Le sol du port est percé de trou, de tubes et d’ouverture, qui quand les vagues arrivent changent les différent niveaux d’air dans les trous pour faire de la musique…. Allez voir le vidéo vous comprendrez. C’est vraiment mignon et on s’est laissé bercer au son des vagues qui faisaientt de la musique pendant une grosse demi heure.
De retour sur la route, mais par l’autoroute cette fois-ci en direction de Split et son petit/minuscule aéroport où l’on remettera la voiture. Avant de terminer nos vacances, on bifurque vers Trogir question de profiter des plages, de la mer et du soleil. Il fait 33 degrés, le soleil plombe et aucun nuage dans le ciel et juste un peu de vent aujourd’hui. On trouve un parking payant à 5 km de l’aéroport où une plage moitié béton, moitié sable acceuille les familles et touristes. On a même accès un peu plus loin à une mini baie pour se baigner. A 50 mètres du bord, je touche encore dans le fond, l’eau est très claire, mais pas très chaude car il y a assez de vagues. On alterne baignade et bronzage et après deux heures au grand soleil, on est prêt pour le retour.
Arrivés dans l’aéroport, il n’y a qu’un seul restaurant pour servir tous les gens qui attendent. Toujours le même menu. Notre vol est à 9h et il est 7h, souper sans stress. On dépense les restants d’argent local dans le duty free question de ne pas ramener d’argent croate à la maison. Une bouteille de vin à 10 euros et du chocolat feront l’affaire. On attend une heure dans la salle d’embarquement pour apprendre que notre vol est retardé d’une heure et encore une autre demi-heure jusqu’à ce qu’il ne reste que les gens de notre vol dans la salle d’attente. On écoute les ipod, mange un peu de chocolat et lit les revues achetées dans un magasin local.
EasyJet commence vraiment à faire dur et on se demande si à Noël ils seront encore en affaire tellement le service est pourri et les retards fréquents. D’autres voyageurs nous confirment les mêmes problèmes partout et toujours, retard, annulation et manque de personnel et service.
En résumé, la Croatie est un pays tout nouvellement ouvert au tourisme de masse après des années de guerre civile et d’instabilitée politique. Un pays qui gagne à être connu et visité avec ses montagnes, ses forêts, des plages, la mer, les sites classés UNESCO patrimoine mondial, mais ce n’est pas un coup de coeur comme la Corse ou l’Espagne. C’était ok sans plus, une expérience qui s’améliorera avec les années. Les gens sont accueillants, contents de voir des touristes avec leur euros, mais les sites intéressants sont vraiments loins les uns des autres. Si vous voulez faire de la plage ou des croisières, vous avez l’enbarras du choix, mais moi après deux jours de plage je ne suis plus capable. J’aurais aimé voir et goûter des choses plus typiquex, mais comme je disais, ça va s’améliorer avec les temps. Boire des vins comme en France, manger comme en Espagne et avoir tout proche comme à Disney c’est trop demandé ?… ouin!
C’est une façon de vivre et une mentalité des pays de l’est, moins chaleureux et moins techno. Il n’y a pas autant d’histoire intéressant à visiter. On connait mal cette partie du monde qui a été fermée au tourisme de masse pendant des années, c’est à découvrir. On se promet des voyages encore plus dépaysants pour vraiment vivre autrement et sortir de notre zone de comfort. Ce sont des expériences qui nous changent et nous font évoluer et voir les choses d’un autre point de vue que le nord américain moyen (incluant l’Europe). Notre escapade en Croatie nous a donné le goût de voir plus de “vieux” pays, mais allons-nous avoir assez de temps dans l’année qui reste, j’en doute. On a mis la Pologne sur notre liste déjà.
Ces pays qui sont passés à travers le temps, les guerres civiles et d’indépendance ont plein d’histoires à nous raconter. Juste un exemple, à Zadar il y avait une église qui datait de 800… oui oui l’an 800 pas 1800. Quand on pense que Québec fêait son 400 ème anniversaire, on est des bébés comparativement à leur histoure de plusieurs centaines d’années.
MAM et Brigitte
Vendredi 9 juillet 2010: Ce matin c’est presque la grâce matinée, on se lève à 8:00h. Petit déjeuner assez simplet, on part tout de suite après car on a 4:30 de route à faire pour se rendre à Zadar. On choisi la route panoramique, moins plate que l’autoroute, mais c’est une heure de plus. Mes pauvres fesses vont souffrir sur le siège cheep du conducteur, mais la côte Dalmate est magnifique et on enchaine des montées vertigineusess et des descentes abruptes vers la mer qui nous font oublier que l’on ne roule jamais à plus de 80 km/h.
Jeudi 8 juillet 2010: Notre journée débute par 3h30 de route pour se rendre à Porec. Nous avons donc laissé derrière nous la belle villa pour faire un trajet d’autoroute toujours aussi plate et long que les autres que nous avons fait jusqu’à présent. La Croatie est un grand pays, alors les distances à parcourir sont assez longues. Toutefois, nous sommes super contents d’avoir fait le trajet pour se rendre jusqu’au parc national de Plitvice, c’était tellement beau.
Enfin arrivés à Pula, Marc-André n’en peut plus d’être assis, le siège de l’auto n’est pas très confo, alors il a mal aux fesses. L’entrée dans la ville est facile et on arrive rapidement en face de l’amphithéâtre romain dans toute sa splendeur. De là, on décide de chercher une chambre d’hote ou hotel. Jusqu’alors, nous n’avons vu aucune pancarte pour chambre à louer, alors on regarde la liste des hotels que j’avais noté avant notre départ. Par pur hasard, il y en a un juste à côté de nous, de l’autre côté du parc. C’est l’hotel Riviera qui était un très grand hotel dans le passé. De cette époque, il n’a gardé que sa façade imposante et son gros escalier. Sinon, il est assez défraichi, a perdu son statut de “majestueux” et a besoin de gros investissements, mais c’est quand même propre. Ce qui est génial, c’est que de notre chambre, nous avons une vue sur le forum.
Notre visite se poursuit avec l’imposant amphithéâtre romain. Il ressemble beaucoup à celui de Rome, mais il est dans un bien meilleur état. D’ailleurs, il sert encore de salle de spectacle en plein air durant l’été et il y a une scène en permanence dans l’arène. Sauvé à plusieurs reprises des pilleurs qui utilisaient les pierres de l’amphithéâtre pour faire leur maison ou église, le site est très bien conservé. Nous avons pris un audioguide qui nous a permis de faire une visite instructive du site. C’est quand même difficile de s’imaginer qu’il y avait ici des combats sanglants entre gladiateurs et bêtes sauvages. Heureusement, maintenant plus personne ne risque de se faire manger par un lion!
Mercredi 7 juillet 2010: Tel que prévu, nous nous sommes levés tôt pour profiter du parc dans le calme avant l’arrivée massive des bus touristiques. Après une courte marche de la villa à l’entrée du parc, on s’informe du trajet à effectuer car plusieurs s’offrent à nous selon le temps de visite prévu (2h, 4h, 6h ou 8h). Comme nous avons prévu toute la journée, on opte pour le plus long trajet qui nous fait passer à travers tout le parc. Il n’y a qu’à suivre la lettre correspondante sur les pancartes.
Notre visite commence par un transfert en petit train sur roues afin de se rendre à l’extrémité droit du parc, soit la partie inférieure. De là on suit un petit sentier en forêt avant d’arriver au premier lac. En fait, nous avons traversé un passage, comme un sous-terrain ou grotte verticale afin de descendre au niveau du lac. Ce fut une belle expérience de descendre dans ce petit chemin, c’était vraiment beau. Ensuite, pour traverser de l’autre côté du lac, il y a un petit sentier en bois rond au ras du lac qui n’est pas très large, juste assez pour 2 personnes. Le petit “ponton” serpente les bords du lac et nous fait découvrir les poissons et la végétation continentale. L’eau des lacs et rivières passe du bleu au turquoise et est claire comme le crystal.
On prend un chemin panoramique, mais finalement il y a tellement d’arbres et de végétation que nous ne voyons pas grand chose durant plusieurs minutes avant de redescendre au niveau des lacs. De là, on prend un bateau électrique pour nous amener à une autre série de lacs. Ici, on serpente vraiment entre les petits lacs, soit en passant au centre ou en le longeant et plusieurs chutes, plus petites, atterrissent près de nous. Les chutes sont toutes différentes, certaines ne sont qu’un filet d’eau ou plusieurs chutes très collées tandis que d’autres sont plus larges, certaines sont très hautes et d’autres assez petites.
Au lieu de revenir directement à la villa, on décide de faire à pied une partie du sentier au niveau du lac que nous n’avions pas fait ce matin puisque nous étions passés sur le chemin tout en haut pour le panorama. C’est vraiment bien aménagé et c’est le calme plat ici, il n’y a presque personne sur ce petit sentier. Nous avons marché beaucoup aujourd’hui, mais faut croire qu’il nous reste encore de l’énergie. Le parc national vaut vraiment le détour et le prix d’entrée, parce que les aménagements sont super bien, on voit des choses magnifiques et la nature est préservée. Coup de coeur!
Mardi 6 juillet 2010: Ce matin on a droit à un petit déjeuner préparé spécialement pour nous par notre hote Liliana: pain, oeuf dur, jambon, fromage, fruits et thé…tout simple, mais délicieux.
Il est maintenant 1h et il est temps de prendre la route pour notre prochaine destination, Sibenik. Vous vous dites surement qu’on visite beaucoup de choses en une journée et surtout plus qu’une ville, mais elles sont assez petites ici et il y a peu à voir dans chacune, alors on combine la visite d’au moins 2 villes en une journée, surtout si elles sont proches les unes des autres. On se déplace beaucoup plus que lors de nos autres voyages, mais là on fait presque le tour complet de la Croatie et Dieu sait que c’est assez grand.
Lundi 5 juillet 2010: Tel que prévu, nous avons pris une heure environ pour aller marcher sur le rampart de la ville de Ston. Il est parfaitement aménagé pour les visiteurs et c’est impressionant de voir cette construction spectaculaire à flanc de montagne. Au début, c’est assez cardio puisqu’il faut monter la montagne et il fait déjà chaud malgré qu’il ne soit que 9ham. On s’arrête à plusieurs reprises pour bien voir le paysage qui s’offre à nous au fur et à mesure que nous montons. Nous n’avons pas fait le tour au complet, mais juste assez pour voir tout ce que nous avions à admirer….vraiment superbe.
Nous arrivons finalement à Split à 1h. C’est la seconde ville la plus peuplée de Croatie. La ville de Split été construite à l’intérieur, puis autour de l’immense palais de l’empereur romain dioclétien construit entre 294 et 305 et qui s’étendait sur une surface de 39 000 m². Après un petit goûté sur la promenade du bord de l’eau, nous partons à la découverte du palais. La ville au complet ou du moins la partie qui est à l’intérieur du palais est classé patrimoine de l’UNESCO, donc endroit privilégié autant pour sa valeur patrimoniale que pour sa signification historique.
Le temps passe, nous avons terminé notre visite de Split et nous avons encore toute la soirée devant nous. On relaxe bien assis sur un banc au bord de l’eau sous le soleil de fin de journée avant de reprendre la route pour se rendre à la prochaine ville que nous visiterons demain, Trogir à 30 minutes de Split. Sur la route, on rencontre un peu de traffic, surtout pour notre entrée dans Trogir. En fait, cette ville est sur une petite île très proche des 2 rives. La ville étant piétonne, nous décidons de coucher juste de l’autre côté de la rive dans une chambre chez l’habitant. Nous sommes dans un deuxième étage d’une maison privée et nous avons l’espace à nous seul et ce, à un prix imbattable (40 euros pour les 2 avec déjeuner inclus). Malgré l’aspect assez vieux, la déco sort tout droit des années 60, c’est propre et quand même chaleureux. Liliana la propriétaire est très gentille et ça fait plaisir de sentir que nous profitons à lui rendre la vie plus facile (nous sommes son gagne-pain) vs que de renflouer les poches déjà pleines des proprio d’hotel.
Dimanche 4 juillet 2010: Ce matin, après le petit déjeuner, on prend la voiture pour 2 heures de route afin de se rendre sur l’île de Korcula. Cette île est réputée pour sa vieille ville, ses balades à pieds de plusieurs kilomètres et ses fameuses plages…que l’on compte bien essayer. Il fait une autre superbe journée ensoleillée, mais aujourd’hui nous nous sommes bien cremés de protection solaire!
Vers 5h, on reprend la route pour attraper le traversier de 5h30, le suivant étant à 7h, il n’est pas question de le manquer surtout qu’on a encore une heure de route à faire pour rejoindre notre prochaine destination. Finalement, pour l’effort demandé, la distance parcourue, le temps nécessaire et le prix du traversier, la visite de Korcula n’en valait pas autant la peine qu’espérée. Sans doute aurait-il fallu visiter l’île au complet sur quelques jours pour bien saisir toute la beauté et le charme de l’endroit.
Vendredi 2 juillet 2010: On fait un petit saut en arrière pour vous raconter notre beau voyage en Croatie. Pour nous remettre dans le bain, nous étions revenus à Genève le vendredi suite à notre voyage en Corse. Durant toute la journée, on se repose, on fait la lessive et on profite du beau temps pour aller au parc. Enfin, on refait nos bagages pour le départ de demain matin.
Maintenant, on a chaud et soif sous le soleil qui surplombe sur nous. Mais surtout, on a vraiment faim…il est 1h30 et le petit croissant que nous avons mangé à 5ham est très très loin. On trouve une belle terrasse ombragée dans le vieux port où on a des courants d’air pour nous rafraîchir un peu. On envie les gens qui sont en train de se baigner dans la mer…peut-être cet après-midi si on a tout vu ce qu’on voulait visiter dans la ville.
Le manque de sommeil et le soleil qui tape à fonds nous a fatigués…et surtout on est rouge parce qu’on a oublié de se mettre de la crème solaire. Il est temps de partir à la recherche d’un hotel un peu à l’extérieur de la ville. Arrivés au parking pour récupérer l’auto, il y a un ticket qui est bien installé dans le pare-brise…on ne s’en fait pas, c’est une voiture de location, alors on ignore le papier et on part. On avait décidé de ne pas réserver d’hotel à l’avance et de voir au fur et à mesure. C’est une expérience difficile et épuisante quand même, de devoir s’arrêter aux hotels, demander si disponible, demander les prix et de décider, d’aller au suivant sans savoir si ce sera mieux et disponible….on arrête notre choix quand même rapidement sur l’hotel Zagreb parce que ça ne nous plait pas de butiner d’un hotel à l’autre pour pas grand chose de différence à la fin. On a juste le goût de prendre une bonne douche et se reposer. Vive internet où l’on peut magasiner les hotels calmement et choisir celui qui nous convient dans le confort de notre maison. Expérience à ne pas renouveler….j’aime mieux être préparée d’avance.
Jeudi 1 juillet 2010: C’est la dernière journée officielle en sol corse. Aujourd’hui, on fait la route jusqu’à Ajaccio où nous dormirons avant de prendre notre vol pour Genève tôt le matin. On fait un peu de grâce matinée puisque le déjeuner n’est servi qu’à partir de 8h30. C’est une journée ensoleillée comme les précédentes, nous sommes vraiment chanceux.
Ensuite, on fait la route directe jusqu’à Ajaccio où nous voulons aller marcher sur la pointe de Parata avec la tour du même nom. Pour s’y rendre, on suit la route panoramique toujours en serpetin pendant environ une heure. Arrivés sur la pointe de Parata, on suit le petit sentier aménagé pour monter jusqu’à la tour avec une vue sur la mer et les îles sanguinaires. On ne peut monter dans la tour, parce que l’accès ne se fait que par une échelle qui a été intentionnellement enlevée.
Mercredi 30 juin 2010: Aujourd’hui, on fera un peu de route parsemé de quelques arrêts touristiques. Nous partons assez tôt puisque nous sommes réveillés de bonne heure. La route est sinueuse et malgré les beaux paysages, Brigitte doit rester bien concentrée sinon elle a peur ou mal au coeur avec tous ces virages. Mais je suis prudent alors il n’y a pas de risque.
Ensuite, on poursuit notre chemin pour se rendre aux menhirs de Palaggiu, un site datant de 3’000 ans avant JC. C’était encore une fois super mal indiqué et ce n’est que sur le retour que nous avons aperçu une petite pancarte annonçant le site. En fait, heureusement que le site était mentionné dans le livre touristique, sinon nous n’aurions jamais pu arriver ici. Le site est fermé, il y a de grosses roches qui bloquent l’accès en voiture à l’entrée. On la laisse sur le bord de la route et on marche presque 30 minutes avant d’atteindre l’endroit où sont présentées les pierres. Le chemin est indiqué par des flèches tracées dans le sable ou avec des petits cailloux, bref pas très touristique. Mais nous n’étions pas les seuls fous, il y avait d’autres touristes avec leur guide touritisque.
Nous avons la vue sur la place publique qui est assez animée. C’est le point de rencontre pour les discussions, la détente et le marché, mais autrefois c’était où se trouvait la guillotine. La ville située à 330 mètres d’altitude a environ 3’500 habitants. Sartène est une ville fortifiée et l’échauguette est le symbole de la sitée; en fait c’est un rampart qui protège la vieille ville fait à même les maisons, donc les maisons font office de rampart. D’ailleurs, c’était pour les protéger contre les attaques des barbares qui ont sanglanté leur histoire.