Voeux 2012

Décembre 2011: En cette période des fêtes, de la fin de l’année on prend une petite pause entre les rénos et le travail pour vous souhaiter Joyeux Noël 2011 ainsi qu’une bonne et  heureuse nouvelle année 2012.

Nous profitons particulièrement des fêtes de cette année après notre long voyage et nous sommes très contents d’être parmi nos familles et amis pour partager ces moments précieux.

on vous embrasse

MAM et Brigitte

Deuxième livre de nos voyages

Décembre 2011: Ouf ! depuis notre retour c’est la folie, les rénos de la maison, les papiers à demander et aller chercher, le retour au travail, la famille, les fêtes, on n’a pas arrêté 2 secondes.

Nous avons renouvelé l’expérience de notre première année, on a fait un livre qui regroupe les voyages de notre deuxième année de voyage en Europe. Le livre a été fait un peu à la hâte, car on recevait un bon rabais du fournisseur qui valait vraiment la peine de faire un double effort et l’envoyer à temps. Donc, c’est par les soirs, les nuits et les fins de semaine que l’on a mis la touche finale à notre album et enfin terminé le tout à temps. La compagnie photobookcanada a été choisie pour l’imprimer. Le prix, le délais de livraison et le résultat est tout à fait satisfaisant et on est très contents du résultat.

D’ailleurs, nous avons déjà reçu notre exemplaire et il est disponible pour vous, soit en vrai ou via le web avec le lien en bas. Ce sont toutes des photos que vous avez déjà vu dans notre blogue, mais nous avons sélectionné les meilleures pour former une histoire courte et avoir un mémorable souvenir.

Pour les plus perspicaces, vous comprendrez que le numéro 3 et final de 2010-2011 est en préparation. Il sera imprimé vers le mois de mai. C’est plusieurs heures de travail pour la sélection des photos. Choisir 300 photos sur les 25 000 clichés pris pour un an de voyage est un tâche ardue. C’est déchirant de choisir la meilleure et surtout faire une belle histoire. Mais après être passés à travers les deux premiers livres, on est rendu assez bons et surtout on perd bien moins de temps. Restez à l’affît des nouvelles aventures sur notre blog entre temps.

Pour ceux qui voudraient voir le premier de la série, voici le post original datant déja d’un an! : Livre Suisse 2008-2009

MAM et Brigitte

[Livre #2 de notre aventure en suiisse 2009-2010]

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Las Vegas – jour 3

Dimanche 23 octobre: Nous avons devant nous toute la journée pour visiter d’autres endroits de Las Vegas puisque notre vol n’est que très tard en soirée. On prend le train sur rail suspendu pour se rendre à l’extrémité de la Strip et de là nous visiterons les casinos non encore vus. On commence à la Stratosphère avec sa grande tour au bout de laquelle sont installés des manèges qui survolent la ville. Nous n’avons pas le coeur de faire ces manèges si haut et pas l’intention de payer aussi cher pour y aller, alors notre visite se limite à l’intérieur du casino. La Strip à cet endroit est nettement moins intéressante, moins « riche », plus délabrée et on ne traine pas trop. On voit nos premières chapelles où sont célébrés de nombreux mariages…mais on ne se laisse pas tenter.

On visite le casino Circus et évidemment l’intérieur est décoré sous le thème du cirque. Il y a même un carroussel en mouvement où les machines à sous sont installées, il faut rester concentré sur la machine pour éviter d’avoir le tourni qu’on ressent même si ça tourne très lentement.  Sur le reste de la route, on croise plusieurs casinos. Une belle découverte est le casino Encore avec ses papillons, son décor chic et son beau jardin. C’est l’intérieur d’un casino le mieux décoré et le plus beau avec les belles colonnes blanches, les murs et tapis rouges, c’est vraiment très beau. On s’arrête à Treasure Island puisqu’il y a un gros bateau de pirate installé devant le casino et un décor fidèle au thème. A l’intérieur, c’est sobre, mais on remarque que nous sommes à l’intérieur du bateau.

Un coup de coeur fut le Venetian. Déjà l’extérieur montre bien la place St-Marc avec la façade du palais des Doges ainsi que le célèbre pont Rialto avec le canal qui coule dessous. Dès notre entrée dans le hall, on remarque les peintures au plafond qui nous rappellent celles de la chapelle Sistine. Les boutiques longent le grand canal où des gondoles circulent, nous nous sentons vraiment à Venise, ils ont bien réussi à recréer l’ambiance et le décor. D’ailleurs, le plafond est peint en bleu pour bien refléter le ciel et les façades des boutiques représentent celles de Venise. C’est très agréable de s’y promener, d’entendre chanter les quelques gondoliers avant d’arriver à une grande place publique, intérieure toujours. Là on retrouve les terrasses et les gelatos typique d’Italie. L’entrée pour le casino est splendide, mais une fois à l’intérieur de celui-ci, c’est assez ordinaire.

Nous avons poursuivi notre route vers le Mirage où l’ambiance exotique nous a accueilli. Il y a une forêt tropicale dans une grande et haute serre, les bruits de chute et d’oiseaux résonnent dans le casino. Après avoir joué un peu, on se retrouve tous sur la terrasse extérieure où on prend une pause pour un petit apéro bière-vin avec de la musique à tue-tête. On part un peu à la presse puisqu’un monsieur nous empeste avec sa fumée de cigare.

Par la suite, c’est au tour du Ceasar Palace de nous accueillir, là où Céline Dion a élu domicile. Nous avons été surpris de ne pas voir beaucoup d’affiches pour le spectacle de Céline Dion, mais c’est certainement parce que durant notre fin de semaine, elle ne s’y produisait pas, c’était plutôt Elton John. Nous avons toutefois trouvé la boutique de Céline Dion avec ses quelques produits. Le Ceasar Palace est un regroupement de plusieurs édifices et nous nous sommes promené dans les escaliers roulants en colimaçon de la section boutiques, spécial!

C’est maintenant le temps de penser à retourner à l’hôtel pour être à l’heure pour la navette qui nous conduira à l’aéroport. En chemin vers l’hôtel, nous recroisons divers casinos où il faut s’arrêter pour encaisser nos gains. D’ailleurs, les reçus ne peuvent être encaissés ailleurs que dans le casino où nous avons réalisé le gain, chose que nous ne savions pas la première journée.

Notre longue fin de semaine à Las Vegas fut une réussite, mais nous aurions pu y passer quelques jours de plus afin de bien voir tous les casinos. Même si nous avons vu tous les casinos plus « célèbres », nous n’avons pas vu tous les endroits intéressants à l’intérieur. Évidemment, il y a une panoplie de spectacles à voir et il est impossible de tous les voir. Nous avons fait des activités variées typiques à Las Vegas et repartons avec d’excellents souvenirs.

Merci à nos compagnons de voyage, nous avons passé de très bons moments avec vous.

Brigitte

[Photos de Las Vegas - jour 3]

[Vidéo de Las Vegas, 13:31 minutes]

Las Vegas – jour 2

Samedi 22 octobre 2011: En ce jour spécial, celui de mon anniversaire, nous avons réservé une visite du Grand Canyon Ouest. Nous avons fait la réservation avec la compagnie Papillon qui vient nous chercher à l’hôtel vers 8h. Sur le chemin, durant une trentaine de minutes,le conducteur nous raconte plein de choses sur Las Vegas, des endroits touristiques à l’extérieur et la panoplie de centres commerciaux. Rapidement nous rejoignons l’aéroport et nous procédons aux enregistrements ainsi qu’à la pesée pour nous assigner une place dans l’hélicoptère. On se rend à leur aéroport privé où nous prenons d’abord un petit avion de 19 places qui nous amène à leur base d’hélicoptère.

Le vol en avion dure une heure et nous avons des informations qui sont diffusés dans nos oreilles afin de tirer le maximum d’information sur l’endroit que nous survolons. D’abord, nous volons au dessus du grand barrage d’Hoover Dam. Il est situé sur la rivière Colorado longue de 1400 miles allant des montagnes du Colorado au Golf de Californie et traversant sept états. La construction du barrage a été nécessaire pour réguler l’eau afin d’éviter les inondations au printemps et les sécheresses à l’automne. Ainsi, la construction a débuté en 1931 et s’est terminée en 1935, soit deux ans plus tôt que prévu et avec des coûts moins élevés. Il a fallu 3’000 hommes pour achever la construction et plus de 6.7 million de tonnes de ciment, soit assez pour couvrir une autoroute qui traverse les États-Unis d’un océan à l’autre. Ce barrage a créé le lac Mead, soit le plus large réservoir artificiel qui peut contenir 9.2 trillions de gallons.

Cet immense barrage a plusieurs avantages pour les régions autour. D’abord, l’irrigation de plus d’un million d’acres aux États-Unis et près d’un demi million au Mexique favorise l’agriculture de variétés de fruits, légumes et coton durant toute l’année, ce qui génère des millions de dollars pour les économies locales. Ensuite, ça permet l’apport en eau potable pour plus de 20 millions d’habitants de Las Vegas, Los Angeles, San Diego, Phoenix, Tucson, d’autres villes du sud-ouest ainsi que des communautés indiennes d’Arizona, Nevada et Californie. Enfin, le barrage génère de l’hydroélectricité à faibles coûts pour le Nevada, l’Arizona et la Californie, assez pour fournir de l’électricité à 1.3 millions d’habitants.

Une fois traversé ce prestigieux barrage, nous commençons notre survol du Grand Canyon Ouest. On apprend qu’il y a de 8 à 12 cm de pluie par an et que l’eau s’évapore rapidement à cause du vent et du sable. Les températures vont de 12 degrés en hiver à 45 degrés en été. A notre plus grand étonnement, on aperçoit assez de verdure dans le Grand Canyon. Ceci est dû au fait que la nature s’est adaptée aux conditions de la région. Ainsi, les plantes ont diverses façons de survivre: certaines ont une période de dormance, ne se réveillent que durant les périodes de pluie et font ainsi feuilles et fleurs, d’autres ont une couche épaisse pour empêcher l’eau de s’évaporer (on peut penser aux cactus). Les animaux se sont eux aussi adaptés aux conditions arides du Grand Canyon et il n’est pas rare de rencontrer quelques espèces.

Le fleuve Colorado traverse le Grand Canyon et suite à la construction du barrage d’Hoover Dam, le niveau de la rivière est plus importante et stable au cours de l’année. Un débit de 4 à 6 km/h fait circuler l’eau, mais atteint 15 km/h dans les rapides. A cause du fleuve, du vent et des mouvements des plaques tectoniques, le canyon s’élargit et s’agrandit à chaque jour. Le Grand Canyon est une des sept merveilles du monde et nous sommes en train de l’admirer. Les couleurs des pierres, les formes du canyon, la rivière et la verdure attire toute notre attention durant le vol et on ne ménage pas les photos ni les vidéos afin de capturer ce que nous voyons et vivons en cet instant.

Au terme de notre vol, nous arrivons à l’aéroport privé où nous attendons quelques minutes pour embarquer dans notre hélicoptère. C’est une première en hélicoptère pour moi et mes parents et nous sommes très excités. Nous sommes six, Roxanne et François parcourent Las Vegas en amoureux durant ce temps, et nous avons donc un hélicoptère juste pour nous. On nous alloue une place dans l’hélicoptère en fonction de notre poids afin de bien le répartir. Et quelle belle surprise ou cadeau de fête, je prendrai place à côté du pilote, tout devant! Une fois bien installés avec nos écouteurs, la musique entrainante à tue-tête se répand dans nos oreilles. Le choix des chansons n’est certainement pas le fruit du hasard puisque la première est It’s a beautiful day de U2. Tout au long du vol, la musique nous accompagne et contribue grandement à une balade réussie!

Malgré que le tour d’hélicoptère soit assez court, une trentaine de minutes, nous avons l’occasion de raser les conifères avant d’arriver au fameux Grand Canyon avec ses roches rouges. Grandiose, magnifique, coloré, pure sont les mots qui me viennent à l’esprit lors de notre survol. Je ne me lasse pas de regarder partout, chaque coin est différent et m’impressionne à chaque fois. Mes passagers derrière moi (ben quoi, je suis la co-pilote!) sont tout aussi impressionnés et n’ont pas assez de yeux pour tout voir. Vraiment, c’est un moment intense que nous aurions aimé voir durer beaucoup plus longtemps. Toutefois, puisque nous sommes dans un parc national, les circuits et la hauteur de vol sont réglementés et limités au dessus du Grand Canyon.

Notre aventure ne se termine pas à notre atterrissage puisque nous allons voir le canyon de plus près. En fait, nous prenons un minibus pour se rendre sur le bord de la falaise avec une incroyable vue sur le Grand Canyon. Avis aux gens qui ont le vertige, ne vous approchez pas trop près du bord….le fonds est bien bas! Le paysage qui s’offre à nous est à couper le souffle. Malgré que Marc-André et moi ayons déjà vu des endroits similaires en Europe, on est encore impressionnés. L’immensité du lieu, la nature, le calme et le panorama sont uniques. On marche un peu sur le sentier qui longe la falaise toujours en ayant une vue dégagée sur le canyon. Nous avons même rencontré des Québécois qui étaient en long voyage et qui étaient bien contents d’entendre du français.

Une fois de retour à la base, on reprend l’avion pour rentrer à Las Vegas et retrouver ma soeur et François. Ces derniers avaient la tâche de réserver le restaurant pour ce soir. Ils ont bien accompli leur mission puisqu’ils ont réservé au restaurant La Terrasse de Gabi près de l’hôtel de Paris. En fait, c’est la seule terrasse qui donne directement sur la Stip. Nous sommes sur la semi-terrasse, ce qui fait que nous avons une certaine distance avec le trottoir et nous préserve de l’indiscrétion et du va-et-vient des passants. On savoure un excellent repas en très bonne compagnie, c’est un merveilleux souper d’anniversaire.

Après le repas, on passe un peu de temps dans le casino du Bellagio avant de se séparer. Marc-André et moi partons de notre côté pour passer un peu de temps en amoureux. On joue à quelques tables de texas holdem ou de roulette au Bellagio avant de visiter d’autres casinos. Toutefois, la fatigue nous rattrape et on prend lentement la direction de l’hôtel qui est quand même à plusieurs minutes de marche. En passant par le MGM Grand, on tente de voir les lions, mais ils sont déjà couchés, dommage. Ce fut une excellente journée bien remplie, unique et diversifiée, ce sera difficile à battre lors de mes prochains anniversaires.

Brigitte

[Photos de Las Vegas - jour 2 - Grand Canyon]

Las Vegas – jour 1

Vendredi 21 octobre 2011: Dès l’aube, nous sommes sur la route vers l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau en compagnie de Diane et Lucien pour y rejoindre Roxanne, François, Lise et Jacques. Nous partons pour une escapade d’une fin de semaine à Las Vegas! J’entends déjà vos pensées qui vont dans tous les sens pour vous imaginer toutes sortes de choses sur la raison de notre voyage et je peux vous dire tout de suite que vous vous trompez.

L’idée m’est venue au printemps dernier lorsque mon collègue planifiait son voyage à Las Vegas avec trois autres amis pour fêter chacun leur trentième anniversaire de naissance. Au plus loin que je me souvienne, mes parents, ma soeur et moi partions pour une fin de semaine pour fêter l’anniversaire de Roxanne et moi puisque nos fêtes ne sont qu’à 3 jours d’intervalle. Cette année, ma soeur célèbre ses trente ans, nous sommes de retour au Québec après notre long périple en Europe et c’est l’occasion parfaite de reprendre nos bonnes vieilles habitudes et de partir en week-end tous ensemble. Rien de mieux que d’aller à Las Vegas pour fêter en grand! Nous avons invité mes beaux-parents à se joindre à nous, l’occasion ne se représentera sans doute pas et on en profitera pour fêter l’anniversaire de ma belle-mère qui est le 25 octobre.

Une fois arrivés très tôt à l’aéroport, les procédures de douanes et de scanneurs sont très longues et c’est de justesse que nous arrivons à la porte d’embarquement. Nous avions oublié à quel point c’est complexe et long d’entrer aux États-Unis. Le voyage pour se rendre à Las Vegas est un peu long puisque nous avons une escale à faire à Chicago, mais tout se déroule très bien sans aucun retard. Enfin arrivés à destination, les machines à sous nous accueillent dès nos premiers pas dans l’aéroport. On ne peut se tromper, nous sommes bel et bien à Las Vegas!

Notre hôtel étant juste à côté de l’aéroport, on le voit presque, nous décidons de s’y rendre à pied (habitude de grands voyageurs qui marchent dès qu’ils le peuvent). Ça ne s’est pas avéré une bonne idée puisqu’il faut faire un grand tour pour contourner la piste d’atterrissage et qu’il n’y a pas de chemin direct. On a fait plusieurs minutes de marche avant de se rendre au terminal 2 où nous étions dans une impasse. Nous avons donc opté pour prendre la navette qui nous a ramené au terminal 1 et de là nous avons pu prendre la navette pour le centre-ville et notre hôtel. Au coût de 13$ par personne, nous avons le billet aller-retour et l’heure du rendez-vous pour le retour est déjà planifiée.

Après avoir déposé les autres passagers à leurs différents hôtels, nous arrivons finalement au notre. Nous sommes deux blocs à l’extérieur de la Strip près de MGM Grand dans un petit hôtel simple et très économique. Pour le peu de temps que nous y passerons, nous n’avons pas investi dans le prix de la chambre. Heureusement que c’est propre et confortable, c’est la seule chose qui nous importe. Une fois les bagages déposés et avoir mangé au restaurant tout près, nous sommes prêts pour découvrir cet endroit particulier qu’est Las Vegas.

La meilleure façon de découvrir Las Vegas, c’est de marcher, alors c’est à pied que nous visiterons la Strip. La Strip, c’est où tous les grands hôtels et casinos sont situés sur une distance d’environ 2 km. Les hauts édifices, les éclairages, les affiches, les couleurs, les styles particuliers, tout y est. Chaque hôtel a son propre casino et chacun son style ou thème. De la rue, on a une vue impressionnante sur la Strip et déjà un château de princesse, la statue de la Liberté, des manèges, le Sphinx et sa pyramide nous offrent une bonne première impression.

On déambule dans les casinos où malheureusement on ne peut pas prendre de photos (sauf les quelques unes que nous avons pris au vol). Le bruit des machines à sous est constant, le petit ding ding ding annonçant un gain résonne partout. Sans ce bruit, c’est assez calme, tout le monde est rivé sur sa machine ou concentré sur la table de jeu. Il y en a pour tous les goûts, des machines à sous de 1 cent, 5 cents, 25 cents, 1$ avec plusieurs possibilités de jeux, des tables de poker, Texas Holdem, de roulette, de dés et j’en passe, avec différentes mises de fond initiale (10$, 15$ jusqu’à 100$). Nous sommes ici pour jouer et tenter notre chance alors on s’installe à une machine / table lorsque nous sentons que la chance est avec nous. Parfois elle est là, d’autres non, ça fait partie du jeu!

Il faut bien repérer les entrées et sorties parce qu’une fois à l’intérieur, nous n’avons plus la notion du temps et perdons les repères avec l’extérieur. Il y a quelques indications à l’intérieur, mais c’est surtout pour annoncer les différentes salles, rien n’indiquant la sortie. A quelques reprises, on s’est fait avoir à tourner en rond pour trouver une sortie. C’est une façon pour eux de nous garder plus longtemps à l’intérieur du casino et aussi de nous faire passer par les nombreuses boutiques. Nous avons ainsi visité le château de Princesse, le Luxor qui représente l’Egypte avec le gigantesque Sphinx et le casino en forme de pyramide.

Il est temps d’aller récupérer nos billets pour le spectacle du Cirque du Soleil O que nous irons voir ce soir. C’est au Bellagio et nous devons traverser presque toute la Strip puisque cet hôtel est à l’autre extrémité. Nous laissons nos parents à une terrasse pendant que nous quatre partons ensemble. On découvre toutes les passerelles qui nous font entrer et sortir des hôtels (on ne peut pas traverser la rue simplement) avant d’arriver une vingtaine de minutes plus tard au Bellagio. Une fois nos billets en main, on refait le trajet inverse, mais de l’autre côté de la Strip. Nous croisons Mickey et Minnie, Winnie l’ourson, Elvis, Bob l’éponge, Buzz Lightyear et un gladiateur avec qui nous avons pris la pose. En passant sous la tour Eiffel de l’hôtel de Paris, on se prend un cocktail servi dans un grand, non plutôt un immense verre de plastic en forme de tour Eiffel. Sur la Strip, les gens ont des paquets de cartes avec les photos de filles et leur numéro de téléphone afin de faire de la publicité. Toutefois, ils n’ont pas le droit de nous solliciter alors ils font du bruit avec les cartes pour attirer notre attention et nous tendent la carte, sans nous parler. Marc-André s’est amusé à récolter toutes les cartes qu’il voyait et en a accumulé plus d’une cinquantaine.

Une fois que nous avons rejoint nos parents, on se dirige vers l’hôtel pour se faire une beauté avant de souper et d’assister à la représentation de 10pm du spectacle O. Nous avons déniché un très bon petit restaurant asiatique où nous avons mangé de très bons poissons sur grillade, sushi, boeuf et poulet teriyaki. Au Bellagio, nous entrons dans la petite salle de spectacle. En fait, on s’attendait à avoir une très grande salle, mais puisqu’ils donnent deux représentations par jour, mieux vaut réduire la grandeur de la salle pour les avoir bien remplies. Aussi, ça fait en sorte que tu es toujours près de la scène peu importe où tu es assis. La scène est principalement composée d’une immense piscine qui s’ajuste au cours des numéros. La profondeur varie puisque le fond s’élève pour permettre d’y plonger, d’y nager, de marcher avec de l’eau aux chevilles ou même jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau du tout.

Dès le départ, la façon dont les rideaux ont été levés nous a donné un avant-goût du souci du détail, de l’ingéniosité et de la grandeur du spectacle qui suivra. Les tableaux se sont succédés avec des parties dans l’eau, à l’extérieur et même dans les estrades. Les numéros étaient bien différents les uns des autres, ingénieux et attiraient notre attention de toute part de la salle. Les costumes particuliers et les accessoires ont contribué à donner un aspect magique au spectacle. La fatigue causée par une courte nuit et le décalage horaire (moins 3 heures) s’est fait ressentir et certains d’entre nous ont cogné des clous durant la représentation. Le spectacle du Cirque du Soleil est une belle réussite et nous sommes très satisfaits. Toutefois, il aurait sans doute fallu le prendre le samedi soir pour la représentation de 8pm (au lieu de vendredi 10pm) afin de nous permettre de récupérer du manque de sommeil et mieux en profiter.

Brigitte

[Photos de Las Vegas - jour 1]

Gros projet en cours

Automne 2011: De retour au Québec pour nous y installer, nous devons trouver un endroit pour y vivre. À distance, nous avions regardé sur internet les maisons à vendre. C’était simplement par curiosité pour savoir ce qui pouvait s’offrir à nous, pour discuter ensemble de ce que nous aimions ou pas. Nous avons vite réalisé que les offres sur le marché sont limitées, que les maisons ne sont pas nécessairement à notre goût, que les prix sont élevés pour des maisons nécessitant des rénovations ou qui ne répondent pas tout à fait à nos attentes et enfin avec des terrains minuscules.

D’un autre côté, mes beaux-parents ont une belle grande maison à Laval qui est en vente. Nous ne pouvons se la payer, mais nous avions discuté de la possibilité de la transformer en maison intergénération. Les démarches ont été commencées en début d’été où un architecte nous a dessiné la maison intergénération. En fait, nous ajouterons à la maison plein pied un deuxième étage où sera situé un logement indépendant pour mes beaux-parents. Marc-André et moi prendrons le rez-de-chaussée et le sous-sol. Ça y est, nous avons trouvé notre maison, le projet est accepté par nous quatre et la ville qui nous a délivré le permis juste à temps pour notre retour au Québec.

Dirigé par mon beau-père et secondé par notre bon ami Martin, les travaux commencent. Le toit actuel est enlevé suite à un travail ardu, les murs sont installés suivi du nouveau toit. Ces étapes se sont déroulées sur deux semaines avec l’aide précieuse de mon oncle, mon père, deux contracteurs et bien évidemment Marc-André (et moi un peu). Ces premières étapes ont changé rapidement le style de notre maison. Les prochaines étapes seront moins voyantes de l’extérieur puisque nous nous concentrerons sur l’intérieur. C’est un bon timing puisque la température commence à se refroidir.

Nous prévoyons s’offrir un magnifique cadeau de Noël puisque les travaux devraient se terminer fin décembre. D’ici là, Marc-André et moi habitons dans le sous-sol et participons aux travaux selon nos disponibilités.

[Photos des rénovations en cours]

Brigitte

Voyage d’affaires en Suisse

10 au 20 octobre et 31 octobre au 11 novembre 2011: Oui, oui, vous avez bien lu. Après seulement trois semaines au Québec, dont une première semaine au travail, on me réclame en Suisse pour le travail. Je vous rassure tout de suite, c’est temporaire! Je refais donc mes valises et pars en Suisse pour un mois séparé en deux voyages de deux semaines.

Je vous explique rapidement. Notre profession est régie par des règles et il y a des contrôles pour s’assurer que nous les appliquons. Je travaillais sur un client quoté à la bourse américaine et nous sommes soumis aux règles américaines aussi. Ainsi, l’engagement sur lequel j’ai travaillé les trois dernières années a été sélectionné pour révision de qualité de notre travail par les autorités américaines. L’associé nous a réclamé, ma collègue et moi qui étions retournées au Canada, afin de participer à la revue puisque nous sommes les deux personnes juste sous lui qui avons travaillé sur le mandat. Notre expérience et notre rôle sur le mandat est primordial pour supporter l’équipe dans ce processus très sérieux et important.

Après quelques discussions administratives, nous avons l’autorisation de partir en Suisse. Nous serons basés à Zurich (à 3h de Genève) où la revue sera effectuée. Le premier voyage est pour la préparation, se replonger dans le dossier et participer à des formations sur la revue. En fait, la revue est un processus très sérieux et officiel. La deuxième partie, qui débutera le 1er novembre, est la revue en tant que tel. Nos dossiers seront revus et nous serons interrogés sur notre stratégie, procédures et décisions. Ce n’est pas une partie de plaisir, mais ça fait partie de notre travail et c’est tout normalement que je reviens ici pour contribuer et supporter mon équipe.

Je retrouve mes collègues avec qui j’ai travaillé sur ce mandat, je suis très contente de les revoir. Je passe la première fin de semaine sur place à Zurich, seule, ce qui me permet de me reposer, d’aller faire les magasins, d’aller marcher ou jogger sur le bord de la rivière et de me prélasser au lit sans rien penser. Lors de ma deuxième visite, j’irai à Genève pour fêter l’halloween avec les Canadiens qui sont encore à Genève et j’en profiterai aussi pour voir d’autres collègues.

Je ne réalise pas trop que j’ai quitté la Suisse, on dirait que je reviens seulement de longues vacances (ce qui n’est pas faux) et que je suis en voyage d’affaires à Zurich. C’est un intermède, un petit retour avant un deuxième départ officiel.

Brigitte

De retour au Québec…..enfin dirons certains!

Dimanche 18 septembre 2011: C’est tous excités que nous nous levons en ce dimanche. La raison? Nous prenons l’avion dans quelques heures pour Montréal, pour rejoindre notre famille qui nous a manqué et pour commencer une autre aventure. Ce moment semblait si loin et on réalise avec difficulté qu’il est maintenant arrivé.

À l’aéroport, on récupère notre valise laissée en consigne à Voyage du monde et on s’enregistre au comptoir de Air Transat. Dans l’avion, on constate que nos sièges sont dans la rangée du centre, juste à côté des toilettes et qu’il n’y a pas d’écran de télévision individuel. Nous qui voulions regarder des films pendant tout le vol pour faire passer le temps plus rapidement. Au moins, ils en présenteront deux sur les téléviseurs communs, mais le son n’est pas super et évidemment on ne peut choisir celui qui est diffusé. Ce ne fut pas le meilleur vol, il a fait froid, peu de services, bref c’est un vol de moindre qualité pour faire un vol transatlantique. Disons que nous avions été plus choyés avec Air France, Air Canada et Swiss.

Nous arrivons en sol québécois en début d’après-midi et là les formalités commencent. Nous devons passer les douanes canadiennes. Je dois préciser que je reviens m’installer au Canada, que j’ai des biens qui arriveront par bateau et que je veux un document précis pour faire dédouaner mes boîtes lorsqu’elles arriveront. Cette première étape se déroule bien et on m’indique que je dois passer voir d’autres douaniers après avoir récupérer mes bagages pour faire le contrôle final et obtenir ce fameux formulaire. Toutes nos valises se sont rendues à destination et je vais à ce deuxième contrôle que je franchis avec facilité. Ça vaut la peine d’avoir des papiers prêts, en ordre puisque ça donne une bonne impression. Je passe donc les portes tant attendues et c’est ma filleule Raphaelle avec une belle rose bleu venant vers moi que je vois en premier. Là commencent les caresses avec ma famille et mes beaux-parents commencent, ça fait énormément du bien de les tenir enfin dans mes bras.

Je ne vois pas mon chéri, mais où est-il donc? Il est coincé aux douanes parce que sur la déclaration, nous avions mis zéro dans la case ‘’biens achetés’’ et ça faisait louche. Il avait avec lui notre valise commune et lorsque la douanière l’a ouverte, elle a vu du linge féminin et un peu de cadeaux que nous nous étions achetés en Chine. Il a passé un mauvais quart d’heure à argumenter poliment, à dire qu’il n’avait pas pensé à déclarer ces biens, ne recommencera plus et que la prochaine fois il déclarera adéquatement. Bref, il a pu quitter les douaniers sans conséquence et c’est tout surpris qu’il m’a vue de l’autre côté…il ne pensait pas que je passerais plus vite que lui! Tous ensembles, on prend la route pour Laval chez mes beaux-parents où nous prendrons un apéro avant d’aller souper.

On passe un excellent après-midi à parler de tout et de rien. Le temps passé au loin durant ces trois années n’a en rien changé notre relation avec nos familles. Nous sommes tout aussi proches d’eux comme nous l’étions avant. On réalise avec difficulté que nous sommes tous ensemble, c’est comme un rêve, mais heureusement c’est la réalité. Nous sommes de retour au Québec pour s’y établir. C’est le début d’une nouvelle aventure avec plein de nouveaux projets à réaliser. Nous ne renonçons pas à voyager, toutefois il y en aura certainement moins et nous nous concentrerons sur la province du Québec et aussi sur les autres provinces pour mieux connaître notre pays. Nous continuerons à partager avec vous nos aventures sur ce blog.

Brigitte

Paris – Le Moulin Rouge

Samedi 17 septembre 2011: Une fois de retour à Paris, on essaie de peine et de misère à prendre le train pour nous conduire au centre. Nos billets ne semblent pas être les bons et c’est après plusieurs essaies dans différentes bornes que nous allons à l’information. Il nous dit que nous n’avons pas les bons billets, que ceux que nous avons ne sont que pour le centre de Paris et que nous sommes en périphérie. Ce que nous ne comprenons pas, c’est que la dernière fois, ce sont ces mêmes types de billets que nous avons utilisé. Bref, on n’a pas le choix, il faut en acheter de nouveaux et enfin on peut prendre le train. Ce bric à brac nous a pris beaucoup de temps et c’est un peu à la course que nous prenons notre douche pour arriver à l’heure à notre spectacle au Moulin Rouge.

Pour clôturer en beauté ces longues vacances et notre périple en Europe, nous nous sommes gâtés en se payant un souper-spectacle au célèbre Moulin Rouge de Paris. Nous sommes assis tout devant, sur la deuxième rangée de tables et avons une très belle vue sur la scène. Avant que le spectacle ne débute, nous savourons un très bon repas français trois services accompagné d’une bonne bouteille de vin. À l’heure précise, le spectacle tant attendu commence. La musique est entrainante, les costumes sont magnifiques, les chorégraphies sont bien exécutées et les danseuses sont très grandes et belles. Les seins nus, les filles sont légèrement revêtues de paillettes et plumes. Les costumes sont extravagants et dignes du spectacle. Dans la troupe, il y a quelques garçons, mais ils sont beaucoup trop vêtus à mon goût et sont peu mis en valeur puisque ce sont les filles qui sont à l’honneur.

Les tableaux se succèdent, tous aussi dynamiques et avec des costumes différents. Nous avons droit à un tableau sur le thème du cirque, de la mer avec les matelots et plusieurs autres. Il y a eu même un tableau avec une grande piscine où une fille a sauté dans l’eau pour ‘’danser’’ avec trois gigantesques serpents….c’est le tableau que j’ai le moins aimé puisque j’ai les serpents en horreur.

Lors des trois entractes, il y avait un numéro spécial pour nous divertir davantage. Lors du premier, c’était un jongleur qui a jonglé jusqu’à sept ou huit quilles à la fois. Au deuxième, c’était deux gymnastes qui nous ont fait un numéro impressionnant. Le garçon super fort réussissait à garder la fille à bout de bras en équilibre et ce, malgré qu’il soit assis, couché ou tout autre position. Enfin, le dernier entracte était animé par un ventriloque humoriste qui nous a bien fait rire. La soirée a été un succès, nous avons profité de chaque moment et c’est éblouis que nous rentrons à l’hôtel pour notre dernière nuit en Europe, du moins pour cette tranche de notre aventure.

Brigitte

Pologne (jour 4) Château Wawel

Samedi 17 septembre 2011:Vous devez commencer à nous connaître davantage grâce à tous ses récits de voyage des trois dernières années pour savoir que nous profitons au maximum de chaque jour dans la ville visitée. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que nous allons visiter le château Wawel sur la colline du même nom en matinée juste avant d’aller prendre notre avion en après-midi. Hier, nous avions acheté nos billets d’entrée pour la première visite afin de s’assurer d’avoir une place disponible puisque les entrées sont limitées à un certain nombre puisqu’il faut être accompagné d’un guide.

Nous arrivons un peu avant l’ouverture de la cathédrale et surprise, les portes sont grandes ouvertes et personne pour nous réclamer les billets d’entrée. On en profite pour se faufiler et on rejoint par le fait même un groupe d’Italiens qui se font une petite messe intime enjolivée par les chants entonnés par tous. Après quelques chants, ils commencent la visite de la cathédrale, toujours commentée en italien. On les suit même si on ne comprend pas, c’est plus facile de se faufiler avec eux. L’intérieur est simple, sans plus. C’est l’extérieur qui est intéressant avec le toit des chapelles qui ont un style différent puisqu’elles ont été construites à différentes époques par des architectes de différents styles, ce qui crée un ensemble totalement hétéroclite.

L’heure de notre visite est arrivée et on se rend au contrôle avant de pouvoir joindre notre guide. C’est une dame super dynamique qui sera notre guide pour la prochaine heure. Elle nous fait découvrir les appartements royaux. Les pièces sont décorées et meublés avec des articles de l’époque, mais ne provenant pas nécessairement du château. Les hauts plafonds sont bien ornés avec des motifs en trois dimensions et des couleurs sobres ou colorées. Les murs sont habillés de tapisseries ou de grandes toiles de divers artistes. La prise de photos n’étant pas permise et un garde dans chaque pièce nous a contraint à ne pas prendre quelques clichés au vol.

La guide et ses explications fait toute la différence et rend la visite très intéressante. Autrement, on ne ferait que marcher de pièce en pièce sans rien vraiment comprendre. Elle parle vite, les informations se succèdent et il ne faut pas perdre le fil. Nous avons beaucoup à voir en peu de temps. Nous sommes passés dans une pièce couverte de tapisserie de cuir qui couvre tous les murs du plancher au plafond. C’est très avant-gardiste, fragile et unique. Heureusement que c’est une petite pièce dans la tour avec des fenêtres en quantité parce que la tapisserie est très foncée et grâce à la clarté des fenêtres, c’est moins sombre.

Nous avions réussi à acheter des billets pour faire une deuxième visite juste après celle-ci. Elle n’est pas guidée, alors on peut la faire rapidement afin de se rendre à l’aéroport à l’heure. Finalement, on dirait qu’on ne fait que traverser les salles, en jetant un bref coup d’œil parce que ça ressemble aux autres pièces visitées juste avant. Aussi, sans guide, c’est beaucoup moins intéressant. Sur le site du château, il y a quatre forfaits de visite et il faut acheter des billets séparés et pour chacune une heure de visite nous est attitrée que nous devons respecter. Pour ceux qui veulent visiter toutes les expositions / salles, il faut compter environ 5h selon la dame à l’accueil.

On refait le trajet inverse pour se rendre à l’aéroport, mais pour trouver le train qui nous y mène, ce n’est pas aussi facile. À la gare, on tourne un peu en rond, on demande à quelques personnes avant de demander au poste d’information que nous croisons enfin. Elle nous indique le trajet pour se rendre au bon quai d’embarquement. C’est de justesse que nous embarquons dans le train. On s’était quand même gardé de la marge de manœuvre, nous aurions pu prendre le prochain sans arriver en retard, mais mieux vaut arriver d’avance. Comme la majorité de nos vols avec Easyjet, tout s’est passé tel que prévu, sans retard jusqu’à notre destination qu’est Paris.

Brigitte

(aucune photo puisque non autorisé à l’intérieur)

[Photos Best of Pologne - psd et panos]

[Vidéo de Cracovie, 7:03 minutes]

Pologne (jour 3) Tours guidés à Cracovie

Vendredi 16 septembre 2011: La ville de Cracovie regorge d’endroits à visiter et gagne à être découverte. Comme dans la plupart des grandes villes européennes, des tours guidés gratuits sont offerts d’une durée de trois heures environ. Cracovie ne fait pas exception à la règle et deux tours gratuits sont offerts, soit un de la vieille ville et un autre pour le quartier juif. Ayant une journée libre et désireux d’en apprendre plus sur la ville, nous nous joignons aux deux tours guidés, un en fin de matinée et l’autre en milieu d’après-midi.

Le premier tour début à 11ham et se concentre sur la vieille ville médiévale et la colline du château Wawel. La particularité des tours offerts en Pologne c’est qu’uniquement les locaux peuvent devenir guide puisqu’ils doivent passer un examen en Polonais et que ce n’est pas une langue très courante, contrairement aux autres grandes villes où se sont des expatriés qui deviennent guides. Ainsi, un grand Polonais super dynamique est notre guide pour le premier tour. Il sait comment nous captiver, rendre les histoires intéressantes et surtout simplifier ce qu’il nous raconte surtout la partie historique qui est bien complexe.

Durant les trois heures qu’ont duré le tour guidé, nous en avons appris un peu plus sur l’historique de Cracovie et par ricochet un peu de la Pologne. Ils ont un passé meublé de guerres avec tous les voisins et la Pologne était impliquée dans plusieurs conflits. Au début de leur histoire, elle gagnait presque toutes les guerres, mais le vent à tourné de côté et ils ont essuyé plusieurs défaites à la fin. Sans faire un cours d’histoire, nous savons que la ville date de quelques siècles, a été la capitale durant la majorité de cette période avant que le roi ne décide de déménager la capitale à Varsovie puisque c’est une ville plus centrale. Depuis ce temps, ça date quand même du 18e siècle, il existe une rivalité entre ces deux villes, mais Cracovie demeure quand même la capitale culturelle de la Pologne.

La ville de Cracovie n’avait pas les proportions qu’elle a aujourd’hui, elle était restreinte à une faible superficie entourée de fortifications. Quelques 45 tours étaient disposées afin de protéger la ville de style barbican, c’est-à-dire que la tour comporte 9 portes en forme de L ce qui obligeait le char sur roue de bois des ennemis qui avait pénétré la première porte de se retourner. Cette manœuvre prenait beaucoup de temps à cause des roues de bois du char, ce qui permettait aux gardes de se défendre et de contraindre les envahisseurs. Ces tours sont très efficaces.

Nous avons été surpris de constater que les bâtiments ont l’air quand même vieux, on s’attendait à voir une ville reconstruite suite à la deuxième guerre mondiale. En fait, la Pologne a capitulé rapidement après l’envahissement des Allemands. Les bâtiments datent d’environ 150 ans seulement puisque toute la ville avait été ravagée par un incendie déclenché par des noix. Quand des noix sont en feu, elles explosent et créent plusieurs foyers d’incendie. Les Polonais juifs avaient été accusés à l’époque, d’ailleurs lorsque quelque chose de mal arrivait, comme des épidémies, les juifs étaient blâmés. La ville a été reconstruite, les juifs évincés de la ville se sont installés dans un village juste à côté, Kazimierz. De nos jours, ce village fait maintenant partie de Cracovie et fait partie de la deuxième visite guidée.

Aussi, les bâtisses autour de la place du marché ont un ou deux niveaux de sous-sol. C’est dû au sol de la rue qui a augmenté progressivement au cours des années par l’ajout de terre au lieu de balayer et les débris causés lors du grand incendie qui sont demeurés dans les rues au lieu de les déplacer ailleurs. Ainsi, le niveau de la rue est beaucoup plus élevé qu’il y a une centaine d’années. Aussi, quand on se promène dans les rues de la vieille ville médiévale, on rencontre quelques personnes qui tiennent une pancarte de magasin ou restaurant. Nous avons demandé à notre guide pour quelle raison ces gens étaient là. Il nous a expliqué que c’est moins cher de payer le salaire d’une personne à tous les jours pour tenir la pancarte / affiche de la dite compagnie que de payer un permis de la ville pour afficher la pancarte sur le mur.

Après la deuxième guerre mondiale, la Pologne fut communiste. Tous les commerces et les produits vendus étaient contrôlés autant en terme de quantité que de nature. Le premier commerce privé ouvert fut un restaurant McDonald. Les gens faisaient la file durant des heures pour entrer dans le restaurant et ce, non pas nécessairement pour manger ni parce qu’ils aimaient les produits, mais simplement parce que c’était une façon de voir comment était le reste du monde. Les enfants, encore aujourd’hui, sont très attirés par le McDo, mais pas pour les mêmes raisons que nous.

Nous terminons le premier tour guidé sur la colline Wawel avec un palais et une cathédrale qui trônent sur le sommet. La cathédrale est dissimulée derrière quelques chapelles avec une toiture différente. Chacune a son style construite avec des matériaux, styles et couleurs différentes. Chaque chapelle contient une tombe d’un roi précédent. Nous visiterons l’intérieur le lendemain et en discuterons davantage dans le prochain post. D’ailleurs, avant de repartir et une fois ce tour guidé terminé, nous sommes allés acheter le billet d’entrée pour visiter l’intérieur du palais pour le lendemain matin.

[Photos du tour guidé de Cracovie ville]

Nos billets en main, nous prenons un sandwich kebab en route pour arriver à l’heure au second tour guidé qui commence à 3hpm. Comme écrit plus haut, ce tour se concentre sur le quartier juif de la ville et nous commençons par Kazimierz, ancien village annexé maintenant à la ville de Cracovie. Cet quartier de Kazimierz a été créé par les juifs Tchèques qui s’y sont installés suivis des juifs de Cracovie suite à leur expulsion (accusés d’avoir mis le feu tel qu’écrit plus haut). Ils ont donc formé une très grande communauté juive.

Par la suite, nous avons marché jusqu’à une partie qui était le ghetto de 1941 à 1943. 17’000 personnes vivaient dans un endroit pouvant en accueillir habituellement seulement 3’000. Pas besoin d’expliquer dans les détails que des problèmes de salubrité et d’épidémie se répandaient plus rapidement dans ces conditions. Comme nous avons expliqué dans le post des camps de concentration, lorsque les juifs ont quitté le ghetto, ils ont emporté les fournitures, mais ont laissé les meubles. Une fois l’appartement libéré, les nazis sortaient les meubles des appartements et les empilaient sur la place centrale, ce qui a créé un immense tas. Pour commémorer ceci, des chaises en bronze sont installées sur toute la place.

Nous avons vu divers quartiers juifs et en fait ils ressemblent aux autres quartiers de la ville. Nous avons terminé le tour par la visite de la fabrique Schindler. Je me suis permis de copier le texte du site internet « http://www.jewishkrakow.net/fr/see/oscar-schindlers-factory/ » puisqu’il explique bien le récit autour de Schindler.

« Son histoire et sa personne (Oscar Schindler) sont devenues célebres grâce au film de Steven Spielberg « La Liste de Schindler ». C’était une personne controversée et déchirée intérieurement. Au début de la guerre, il semblait être intéressé uniquement par l’argent qu’il pouvait gagner grâce aux évenements tragiques de l’époque. Comme tous les autres Allemands, Schindler reprenait les entreprises juives – deux usines de vaisselles émaillées. En octobre 1939 à Zabłocie (Cracovie), l’usine de vaisselles émaillées « Emalia » est une des usines reprises par Schindler. Il a fait fortune en utilisant ses connexions commerciales et la main d’oeuvre pas chère des ouvriers juifs. Il a mené une vie très active et a profité de tous les avantages accessibles grâce à la position sociale qu’il occupait.

La cruauté du régime nazi a contribué à la métamorphose de Schindler, l’homme pour qui le seul but était de gagner le plus d’argent possible s’était transformé en homme dont la mission consistait à sauver le plus de vies humaines. Les atrocités de la guerre ont transformé Schindler. A chaque fois que ses ouvriers étaient menacés par la déportation vers les camps de concentration, il arrivait à obtenir des permissions nécessaires pour les garder à l’usine. Son action était possible car son usine était très importante pour l’industrie allemande de guerre. Sans cela, il n’aurait pas eu la possibilité de sauver autant de personnes. Si cela était nécessaire, il falsifiait les documents, les risques qu’il encourrait étaient immesurables – p.ex. les personnes figurant sur les listes comme les ouvriers qualifiés n’étaient en réalité que des enfants. Grâce à cela, ses ouvriers ont pu survivre à l’extermination.

Quand le ghetto de Cracovie a été liquidé, en mars 1943, Schindler a profité de ses relations proches avec le commandant du camp de Płaszów – Amon Goethe, et a créé sur le site de l’usine une sorte de « filiale » du camp, ou malgré les conditions défavorables, il a assuré aux ouvriers un bon traitement. En octobre 1944, au moment de l’approche de l’Armée Rouge, Schindler a obtenu la permission de créer une usine à Brünnlitz (Brnenec) en Tchéquie. Mais avant que ses ouvriers aient pu le joindre, ils ont été déportés à Auschwitz et à Rogoźnica (Gross Rosen) – camp de concentration à proximité de Wrocław. Schindler a réussi à les sortir de là-bas. Au total, dans la nouvelle usine environ 1 100 personnes ont trouvé refuge; toutes ont été traitées aussi bien que le permettaient les conditions. L’usine de ce brave homme existe toujours, elle est située dans la rue Lipowa, au numéro 4, (arrêt Plac Bohaterów Getta), 20 à 30 minutes à pied depuis Kazimierz. »

Voilà, nous avons visité cette usine qui est maintenant un musée qui montre plusieurs publications, reportages de l’époque avec des décors très ressemblant et nous ramène à la réalite de l’époque. Nous y avons passé une rapide heure puisqu’il est maintenant tard, que mon ventre crie famine et que nous devons retourner au centre de la vieille ville pour trouver un restaurant intéressant.

[Photos du tour guidé de Cracovie quartier juif]

Brigitte

Pologne (jour 2) Camps de concentration et mine de sel

Jeudi 15 septembre 2011: Les camps de Auschwitz et Birkenau (aussi appeler Auschwitz II) étaient les camps de concentration et d’extermination les plus connus de la deuxième guerre mondiale, mais il y en a eu plusieurs autres, disséminés dans tout l’Europe. Suite à notre voyage à Berlin, en Allemagne, c’est tout naturellement que nous voulions visiter ces endroits maintenant devenus des musées. On a réservé un tour guidé, avec chauffeur privé, c’est donc tout organisé pour nous. On a combiné ce tour avec la visite de la mine de sel, qui sera notre arrêt d’après-midi.

Les camps sont des endroits extrêmement touristiques et visités, c’est donc en petit groupe de 25-30 personnes avec guide et écouteur que nous passerons à travers les différents bâtiments et secteurs du premier camp. Auschwitz, le plus petit pouvait contenir plus de 20 000 prisonniers détenus dans des conditions pitoyables et difficiles. C’est une ancienne base militaire, convertie en camp de concentration suite à l’invasion de la Pologne par les Nazis. Ils ont bien sûr construit plus de bâtiments pour les prisonniers et les gardes, mais l’espace était déjà sécurisé. Les gens qui habitaient autour de la base ont été expropriés pour éloigner le plus possible les témoins de leur base où ils exécutaient et emprisonnais les gens. Le camp et les environs sont bordés de barbelées, souvent en deux rangées pour être certain de son étanchéité avec des gardes armés et autorisés à tirer si les gens s’approchaient des barrières ou les touchaient. De toute façon, elle était électrifiée ce qui électrocutait les plus hasardeux.

Au début, les camps servaient à emprisonner les Polonais, mais durant la guerre, les Juifs ont été déportés ici, car dans les guettos, leur nombre était rendu trop grand. Notre guide nous fait passer par diférents bâtiments numérotés. Dans ce camp, ils étaient entre 400 et 700 dans une bâtisse de brique et étaient plusieurs à partager le même lit dans un dortoir. Le building numéro 7, les dortoirs, un endroit très froid et peu confortable était une sorte de grande grange avec 2 ou 3 étages de lits superposés. La façon de s’en sortir était de s’allier aux autres détenus, de s’entraider pour mieux vivre malgré les conditions et de dormir plusieurs par lits pour garder la chaleur, surtout en hiver. Certains avaient droit à un matelas en dortoir ou sur le sol tandis que d’autres couchaient sur des lits de paille, le pire des endroits.

Les grands espaces entre les bâtiments et les terrains servaient à compter les gens de chacune des baraques. Les Allemands, des gens très rigoureux, comptaient chaque jour tous les prisonniers, ce qui leur servait à savoir s’il en manquait, si certains s’étaient échappés ou combien étaient morts durant la nuit.  Après seulement trois semaines d’utilisation du camp, une première personne s’est évadée, ce qui a mis les nazis en colère et pour savoir comment c’était possible, tous les gens de ce bâtiment sont restés debout dehors au froid et sans nourriture ni dormir pendant 19 heures jusqu’à ce que quelqu’un parle et explique où était la personne manquante et surtout comment elle s’y était prise. Ça a dissuadé les autres d’essayer de s’évader, un peu comme les éxecutionx publiques et les mauvais traitements.

Le bâtiment numéro 1 était une salle d’interrogatoire et d’exécution des prisonniers. Les nazis avaient plusieurs types de cellules pour toturer et « casser » les prisonniers les plus forts et résistants. Il y avait des cellules où l’on enfermait plusieurs personnes sans nourriture durant des jours pour les faire souffrir de la faim. D’autres cellules n’avaient qu’un petit trou vers l’extérieur, ce qui fait que les prisonniers entassés dans la cellule mourraient par suffocation. D’autres cellules de 1 mètre sur 1 mètre servaient à entasser 5 personnes debout après leur journée de travail où ils devaient passer le reste du temps debout et aucun ne pouvait se coucher ni s’asseoir pour dormir.  Souvent, ils mouraient de fatigue et d’épuisement. Il y a un espace derrière un bâtiment avec un mur en planches de bois qui servait aux exécutions silencieuse des prisonniers les plus dangereux ou rebels. Les interrogations, la torture et le mauvais traitemenet étaient courant et certains devaient aller à l’hopital de la base, où contrairement à ce que l’on peut penser, n’était pas pour soigner, mais servait à diverses expériences encore plus macabres et ils finaissaient morts de toute façon.

La bâtisse numéro 10 servait de centre d’expérimentation sur les femmes où le docteur Clauberg, génicologue allemand, faisait diverse expériences pour forcer artificiellement les femmes à tomber enceinte de jumeau et diverses méthodes pour tuer les fétus, enfants et personnes. Des expériences maccabres et totalement inhumaines furent poursuivies dans le but de créer plus d’Allemand ariens et exterminer les sous-races nuisibles à l’expansion des nazis à travers l’Europe.

Le batiment numero 4, reste un de ceux les plus marquant et les plus unique car c’est une ancienne chambre à gaz, avec four crématoire djacent. A la fin de la guerre, les allemand savait que la défaite étais imminente et qu’il fallais détruite les preuves de leurs atrocités. Les 4 chambres à gaz et four crématoire de Birkenau furent dynamitées pour effacer toute trace, mais celui de Auswitz fut conservé car à la fin de la guerre, il servait d’abris anti-bombe pour les nazis.

Les Allemands recevaient de plus en plus de gens déportés de tout l’Europe, principalement des juifs.  Le petit camp de Auschwitz est devenu rapidement trop petit. Les expériences d’extermination de masse ici avaient été couronnées de succès, mais devaient être mises à exécution sur une plus grande échelle. Le camp de Birkenau fut construit à 3 km de celui de Auschwitz.

Birkenau est construit sur un immense terrain vague. Les camps étaient extrêmement bien organisés et parfaitement gérés. Plus de 100 000 prisonniers pouvaient être ici emprisonnés. Les gens arrivaient au camp par train après plusieurs jours de trajet sans eau ni nourriture. Alors qu’ils descendaient, un Nazi les classait en les dirigeant soit vers la droite, soit vers la gauche. D’un côté, il envoyait les femmes, enfants, personnes âgées et malades, et ce pour être directement exécuté dans les chambres à gaz. De l’autre, les hommes les plus forts et les gens avec compétences particulières étaient emprisonnées pour travailler pour les nazis jusqu’à épuisement ou tombaient malade et/ou finissaient eux aussi dans les chambres à gaz. Les prisonniers-travailleurs construisaient les baraques, creusaient des fosses, brûlaient les corps, séparaient les items laissés par les prisonniers ou simplement étaient considérés comme de la main d’oeuvre disponible pour tout autre projet.

Les Allemands ne voulaient pas de paniques dans les camps. Donc à la sortie du train, les gens se faisaient dire qu’ils allaient prendre une douche et allaient ensuite avoir quelque chose à manger et boire, embelli avec des promesses de vie meilleure. Les prisonniers pouvaient même voir le camion de la Croix-Rouge sur le camp qui les suivait jusqu’aux douches, mais en fait il servait à livrer le gaz pour leur exécution. Les fausses douches où étaient entassées les prisonniers étaient en fait les chambres à gaz. Pour ajouter au ridicule, certains recevaient même une serviette pour s’essuyer au sortir de la douche. Après avoir entassé 2000 personnes nues, les nazis faisaient tomber des grumaux de produit qui, activés par la chaleur humaine se transformaient en gaz mortel. Après 30 minutes, les gens étaient morts étouffés par le gaz. La pièce était aérée et les corps étaient montés au premier étage pour être incinérés dans les nombreux incinérateurs. Avant l’incinération, les cheveux étaient rasés pour être vendus et utilisés comme matériel pour tisser des vêtements, faire des couvertures ou rembourrer des matelas. Les cendres étaient réparties dans les champs aux alentours ou étaient déversées dans un puit ou la rivière pour ne laisser aucune trace des exécutions.

Certaines salles d’exposition à Auschwitz étaient dédiées aux objets empilés par catégorie. C’est de loin l’exposition qui donne le plus froid dans le dos, car on comprend bien, en voyant les montagnes d’items, la quantité de personnes mortes. Ces salles où des cheveux, des souliers, des valises, des brosses à cheveux  ainsi que des lunettes font prendre conscience que c’était les biens les plus précieux des gens qui sont venus ici dans l’espoir d’avoir une vie meilleure. Les bijoux et les dents en or étaient aussi récupérés et donnés au plus haut gradé de nazis ou envoyés dans les banques en Allemagne. Certains autres articles étaient expédiés en Allemagne et distribués auprès de la population. C’es entrepôts d’items divers, empillés dans 3 bâtisses dans les camp s’appelaient Canada 1-2-3, car pour eux, le Canada était un pays riche et ici étaient entassées toutes les richesses des prisonniers.

Comme les Polonais et les Juifs pensaient qu’ils allaient enfin vivre mieux que dans les guettos, les diverses photos prises légalement ou illégalement par les nazis montrent des gens assez heureux. Ils ne connaissaient pas encore le sort qui leur était réservé car personne ne revenait des camps pour raconter les atrocitées qui s’y passaient. Au final, les Allemands avaient assez séparé les tâches que même les exécutants ne connaissaient pas l’ampleur du massacre. Les gens qui faisaient entrer les gens dans les « douches » ne tuaient réellement personne, mais devaient bien comprendre puisqu’ils ne revoyaient jamais ces gens. Ils devaient bien se douter qu’il  y avait une procédure un peu spéciale qui s’y passait. Selon les documents historiques, il n’y avait pas 10 personnes dans les nazis qui connaissaient l’ampleur et le détail de la procédure complète de la solution finale.

Les Allemands, comme d’autres peuples, étaient fiers de se qu’ils voulaient accomplir et documentaient par photos et vidéos leur grande colonisation et épuration de l’Europe pour enfin faire, selon eux, le monde idéal de leur rêve. C’est pour cette raison qu’il y a des quantités importantes de récits, images et vidéos originaux sur cette époque et les activités. Lors de la fin de la guerre, ils ont bien essayé de faire disparaitre les preuves, mais comme tout fini par se savoir, ici et là, des documents ont été confisqués, volés ou gardés précieusement pour enfin témoigner de l’horreur et de la réalité de la guerre.

La visite des camps, quoi que assez touchante, était toujours froide, car on avait de la difficulté à visualiser l’ampleur du projet. Seulement quelques bâtiments restant, des terrains vagues et des ruines. Le guide est absolument essentiel avec ses commentaires pour nous faire saisir les détails de ce que l’on voit et essayer d’imaginer l’enfer que tous ici, autant les comdamnés à mort dans les chambre à gaz que le prisonniers, survivants, maltraité, battus, mourant de froid et de faim. Les gens devaient se battre entre eux pour survivre ou s’allier pour réussir à rester en vie. C’était la loi du plus fort où même la logique n’avait pas le dessus et certains survivants, par chance ou par talent, ont réussi à passer au travers de ce système ou à se faire oublier.

A la fin de la guerre, les Allemands ont accéléré les manoeuvres d’extermination pour laisser le moins de monde dans les camps. Lors de la libération, il ne restait que des gens malades et incapable de travailler, les Allemands ayant réunis la majeure partie des plus forts pour les transférer en Allemagne comme esclave dans les champs ou usines. Cette déportation, une longue marche de plusieurs centaines de kilomètres à pied, dans le froid et sans nourriture, a tué une grande partie des prisonniers. Cette marche connue comme la marche de la mort a été la dernière scène avant l’effondrement et la perte de la guerre par les nazis.

Les Allemeands ont emprisonné à Auschwitz 1 300 000 personnes dont 1.1 million ont été exécutées, surtout des Juifs, 140 000 Polonais, 23 000 gypsies, 15 000 Soviétiques. Une phrase écrite sur un mur dit : « Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le reproduire ou le revivre ». – George Santayama. Les camps doivent rester des témoins d’une période où la guerre et la folie d’un peuple ont été l’instrument d’opression des autres. On peut se dire que c’est le pire, mais encore aujourd’hui, la guerre, les génocides et les exterminations sont en ce moment faite dans les pays en guerre. C’est seulement dans quelques années que l’on saura si la deuxième guerre mondiale a été la plus meutrière, mais c’est certainement la plus connue.

Je suis très content d’avoir bouclé la boucle de cette page de l’histoire avec la visite de Berlin et ensuite de la Pologne et des camps. Ce n’est vraiment pas des visites Walt Disney et on sens la lourdeur d’avoir à vivre avec un passé toujours bien réel. De voir des photos, des films ou des expositions, c’est une choses. De se promener dans les camps, les baraques, les chambres à gaz et les crématorium c’est vraiment autre chose. On peut mesurer la détermination d’un peuple à en anéantir un autre. C’est moins solonel que je l’aurais crus, chacun vivant cela à sa manière. On a croisé plusieurs Juifs sur le site, qui eux-même visitent le site à leur façon. J’ai pris des photos pour essayer de me rappeler le plus possible ce que j’ai vu durant les deux heures de visite, mais il reste beaucoup à lire et à voir pour vraiment comprendre l’histoire de cette guerre. De toute façon, il faut lire différents ouvrages pour avoir différents points de vue avant de se forger une opinion.

[Photos des camps de concentration de Auschwitz et Birkenau]

Suite plus légère de la visite guidée d’aujourd’hui, une heure de route pour se rendre à Wieliczka, ville de Pologne de près de 20.000 habitants, située à 14 km de Cracovie et mondialement connue pour sa mine de sel. J’avais vaguement entendu parlé de cette mine et comme notre tour guidé avait la possibilité de l’inclure dans la même journée ce fut fait. Après un bref arrêt pour manger quelque chose sur la route, on arrive sur le site où des visites en anglais sont organisées à toutes les 30 minutes. Il est déjà tard, près de 4:15pm, on sera donc du prochain groupe de 4:30pm. Notre guide de la mine n’est pas très dynamique, car c’est son quatrième groupe aujourd’hui. On commence par une longue descente des 54 demi-étages par les escalier pour arriver enfin au premier niveau de la mine.

Ce n’est pas, ou plus à proprement dit une mine, où l’on extrait les sels, mais plus un centre culturel sous terre où il y avait des opérations à l’époque Aujourd’hui, c’est un musée et nous avons l’occasion de se promener à travers les différents couloirs et salles de la mine. L’entrée de la mine est un dédale de couloirs fait de rondains de bois, des murs montés pour soutenir le plafond pour éviter les effondrements. Depuis plus de 700 ans, Wieliczka exploite son gisement de sel gemme souterrain sur 9 niveaux et 300 km de galeries. C’est la plus ancienne mine de sel d’Europe encore exploitée à ce jour. Elle abrite aujourd’hui un centre de conférences de plus de 1000 places permettant d’organiser des spectacles et des compétitions sportives à 125 m sous terre et un musée. Enfin, à plus de 200 m sous terre se trouve un sanatorium.

La mine mesure 9km par 4 km par 300 mètre de haut. On visitera 3 niveau (1-2-3) et 19 chambres, mais la mine comporte 9 niveau et 2021 chambres. On ne visitera pendant les deux heure seulement 1% du total de la mine. Les différentes salles sont surtout une suite de mises en scène de divers étapes de l’extraction du sel ou simplement de plus ou moins grande sculptures. Les sculptures de sel sont un ensemble de sculptures taillées dans les blocs de sel illustrant la légende de la découverte de la mine et accueille les visiteurs à son arrivée au premier niveau souterrain. Ici TOUT est fait en sel, les murs, les plafonds, les planchers, les sculptures.

Notre guide nous raconte qu’à l’époque médiévale, le sel était plus précieux que l’or ou l’argent, car il servait pour conserver la viande. On voit aussi une mise en scène de chevaux qui tiraient les chariots de blocs de sel. Ça peut paraître bizzare, mais c’était très pratique. Les chevaux vivaient sous terre durant 5 ans et après cette période, ils étaient remontés à la surface et n’y revenaient plus. Ils ont été utilisés jusqu’en 2002 où ensuite la mécanisation pour continuer à extraire le sel a été utilisée, mais en moindre quantité.

La mine accueille jusqu’à un million de visiteurs par an. C’est très demandant pour les guides, et celui qui nous fait faire le tour, ne parle pas fort, a l’air épuisé et veut juste finir sa journée. La visite peut être incroyablement intéressante ou simplement plate et ce, à cause du guide. On entendait d’autres guides très dynamiques qui nous donnaient presque le goût de changer de groupe, ce qui est impossible, on doit rester ensemble, pour ne pas perdre les gens.

Ici et là, des petits bassins sont replis d’eau de couleur verte, car ça vient des minéraux contenus dans le sel (impuretés). L’eau est très dangeureuse dans la mine, car elle érode le sel et affaibli les murs qui s’effondrent ensuite. C’est pour cette raison qu’ils créent des bassins pour récupérer l’eau qui est ensuite évacuée à l’aide d’une pompe. La mine est aussi bizzarement un lieu de culte et contient 20 chapelles. On n’en visitera que 3, dont la plus grande où même le pape Jean-Paul 2 est venu faire une messe. Tous les murs de la mines sont renforcés avec du bois, beaucoup de bois, car ici avec l’air sec, il se conserve très bien et certains morceaux de bois ont plus de 500 ans et sont toujours en bon état.

A une centaine de mètres de profondeur se trouve la plus belle salle de la mine : la chapelle de la bienheureuse Kinga de Pologne (Cunégonde), entièrement fait de sel, qu’il s’agisse du sol, des reliefs, des statues, des sculptures ou même des lustres. De nombreuses scènes bibliques sont représentées (la fuite en Egypte, le miracle de Cana, l’ordre d’Hérode, le massacre des Innocents, le Christ enseignant dans le temple, saint Thomas l’incrédule, la Cène, le Christ crucifié). On y trouve également une crèche de Noël avec tous ses personnages. Cette œuvre unique au monde valut à la mine d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1978. La mine fut visitée par de nombreuses personnalités, telles que Jean-Paul II, Javier Solana ou encore George Bush.

Notre dynamique guide (c’st de l’humour ironique), nous passe sa cassette des différents mythes et légendes associées à la découverte de la mine et à son exploitation. Étant très peu intéressant, je vous fait la joie de ne pas vous raconter ces histoires à dormir debout. Il a même une blague à chacun des arrêts ce qui en fait le guide-clown-triste le plus pathétique du monde.

La conclusion de ce tour de trois heures: 2 heures de visite et 1 heure d’attente pour prendre l’ascenseur pour nous remonter à la surface. Nous passons ce moment d’attente dans une boutique de souvenir en sel, bibelots, bijoux et photos. Les touristes sont rassemblés dans la salle pour les faire patienter avant de prendre l’ascenceur pour remonter. Heureusement que l’on remonte en ascenceur les centaines de marches descendue plus tôt. Le clou de la visite, c’est une file d’attente de 200 personnes pour prendre un ascenceur de 2×9 personnes à la fois. On fait la file plus d’une heure pour avoir le droit de remonter à la surface dans une cage d’ascenceur minuscule où même des sardines auraient été plus à l’aise que ici. Heureusement, la montée en tant que tel est extrêmement rapide, 4 mètres par seconde et on est finalement délivré de notre cage pour revoir l’extérieur et retrouver notre driver pour retourner à l’hôtel.

En résumé, la mine vaut la peine d’être visitée, c’est un monument unique tant au niveau de l’architecture que de l’histoire. Il ne faut pas s’attendre à savoir comment la production de sel fonctionne, ce n’est pas le but de la visite, c’est un musée. Le guide vaut pour plus de 80% de l’expérience et si c’est très occupé, vous allez vous emmerder à attendre la sortie sans possibilité de prendre l’escalier. Donc, expérience 50% agréable 50% désagréable, mais « for the record » on va se rappeler juste de la partie intéressante. En passant, les photos ne sont pas super, car sous terre il fait évidemment noir et c’est assez mal éclairé, faut croire que même ici ils essaient d’économiser sur la facture électrique.

[Photos des mines de sel]

Marc-André

Pologne (jour 1) Cracovie

Mercredi 14 septembre 2011: C’est pour son passé célèbre et triste que nous avons ajouté la ville de Cracovie dans nos destinations voyage. C’est en Pologne, tout près de Cracovie que les plus gros camps de concentration, ceux de Auschwitz et Birkenau sont situés, endroits que nous voulons visiter pour enrichir notre culture sur ce qui s’est passé lors de la deuxième guerre mondiale. Aussi, c’est le pays d’origine du pape Jean Paul II et de Chopin, ça ajoute ainsi de l’intérêt. Alors, tant qu’à s’y rendre, on en profite pour passer quelques jours dans la ville de Cracovie et voir ce qu’elle nous réserve.

Nous arrivons à Cracovie en milieu d’après-midi après un court vol de Paris avec Easyjet. Nous prenons le train en direction de la gare centrale, trajet qui prend une quinzaine de minutes et qui est le plus rapide et économique pour se rendre au centre-ville. De la gare, on marche quelques minutes jusqu’à l’auberge de jeunesse, Hostel Mosquitos. Nous sommes très bien accueillis, l’endroit est vivant, dynamique, jeune et très près du centre. Comme nous avons réservé une chambre privée avec lit double, nous n’aurons pas à dormir dans un dortoir avec d’autres gens. Nous avons même une galerie pour notre chambre uniquement, c’est le grand luxe. Nous sommes très contents de notre choix.

La température est à la pluie à notre arrivée et on hésite sur ce que nous devrions faire pour le reste de la journée. On part quand même à la découverte de la vieille ville munis d’un parapluie emprunté à l’accueil, mais il n’a pas été utile puisque la pluie a cessé dès notre sortie. Nous n’avons pas de trajet particulier, nous ne faisons que nous acclimater en découvrant les rues de la vieille ville. Nous passons par une grande porte d’un mur de fortification, ce qui marque l’entrée dans la vieille ville médiévale et arrivons rapidement à une grande place marquée par la Basilique Sainte-Marie et au milieu de laquelle on trouve le Sukiennice (Halle aux draps remplie de petites boutiques de souvenirs). La place du marché est très animée avec toutes les terrasses qui la bordent et la quantité de gens qui s’y promènent. Nous sommes impressionnés par la quantité de touristes en cette période et surtout en milieu de semaine, nous ne nous y attendions pas.

On profite que la Basilique Sainte-Marie soit ouverte pour aller la visiter après avoir acheté nos billets d’entrée. C’est une basilique de style gothique et elle est particulièrement réputée pour son retable de bois réalisé par Veit Stoss qui domine la nef principale. Deux tours carrées ont été construites sur la façade de la Basilique et la plus haute (80 mètres), coiffée d’un casque gothique pointu fut ornée par la couronne dorée en 1666. Du haut de cette tour, toutes les heures, un messager / annonciateur sonne du clairon (hejnal) un air traditionnel, transmis à midi en direct par la radio Jedynka dans tout le pays. Ceci rappelle à tous le joueur de trompette du XIIIe siècle qui fut transpercé d’une flèche alors qu’il donnait l’alarme d’une invasion tartare, mythe ou réalité, ça n’empêche que 96 fois par jour la trompette est jouée en haut de la tour (4 fenêtres X 24 hrs). Cette triste histoire fut démentie par un guide et il nous a expliqué que cette légende fut créée par un touriste américain qui a écrit un livre sur la Pologne et à qui un guide avait inventé sur le vif cette fausse histoire. Bref, la basilique ressemble aux autres que nous avons visitées en Europe, sans différence majeure.

Lors de notre promenade dans la ville, on s’arrête dans d’autres églises dont celle de Ste-Barbara, l’église dominicaine où une messe était en cours et celle de St-Pierre et Paul. D’ailleurs, dans cette dernière, des concerts de musique classique sont offerts comme dans plusieurs autres églises et nous décidons d’acheter des billets pour la représentation de ce soir qui joue les plus grands succès classiques. On poursuit notre découverte autour du château de Wawel perché sur une colline en la contournant à la base en passant près de la rivière. Nous reviendrons un autre jour avec un tour guidé, alors nous ne montons pas sur la colline et on se concentre sur la rivière avant de retourner sur la grande place centrale pour manger.

On trouve un restaurant qui offre un cadre charmeur et la nourriture servie y est très bonne. On ne peut pas dire que les Polonais ont une cuisine bien particulière, alors on ne recherche pas particulièrement les plats traditionnels. On mange léger pour éviter de somnoler durant le concert et nous arrivons à temps pour la représentation de 8hpm. Un petit public a pris place dans les premiers rangs de chaises de l’église et nous écoutons attentivement les violonistes, contre-bassiste et violoncelliste jouer de beaux morceaux. Lors d’une pièce musicale, une dame qui joue de la flûte traversière se joint à eux et pour deux autres morceaux c’est au tour d’un trompettiste de compléter le groupe. On reconnait plusieurs morceaux bien exécutés et enjolivés par l’atmosphère dégagé par l’église et l’acoustique de la salle. Le spectacle ne dure qu’une heure, alors on retrouve l’auberge de jeunesse pas trop tard.

Brigitte

[Photos de Cracovie ville]

Escale à Paris

Mardi 13 septembre 2011: Très tôt, nous sommes debout, prêts pour aller à l’aéroport. Un taxi, réservé la veille, est à la porte à 5h30am pour nous y conduire. Les quatre heures que dure le vol Islande-Paris passent très rapidement et nous sommes de retour à Paris pour l’après-midi et la nuit. Avant de quitter l’aéroport, on laisse notre grosse valise de vêtements chauds à Baggages du monde qui la gardera jusqu’à notre départ pour Montréal, dans quelques jours, afin de nous éviter de la trainer.

Il nous reste la fin d’après-midi et la soirée à passer à Paris et on décide d’aller marcher vers la place de Charles-de-Gaulle (Place de l’étoile) et vers la tour Eiffel. Nous avons déjà vu ces endroits, mais nous les regardons d’un oeil différent cette fois-ci. En marchant sur les rues parisiennes, on ressent bien que nous sommes revenus en sol Européen dans une ville typiquement européenne. En Islande, c’était surtout des villages du nord, des villages de pêcheurs, en Chine c’était tout autre chose difficile à décrire comme style, mais ici on retrouve l’architecture, les odeurs et l’atmosphère que nous connaissons. Les gens sont installés sur les terrasses des cafés malgré que nous soyons en pleine semaine en fin d’après-midi, ça parle français autour de nous, bref on se sent presque comme chez nous.

Arrivés au pied de la tour Eiffel, il n’y a pas beaucoup de monde et on décide d’y monter, chose que nous n’avions pas fait lors de notre visite précédente. On fait l’ascension des deux premiers étages par les escaliers, ce qui nous permet de voir comment c’est construit et de lire les quelques panneaux sur la construction. Nous aurions pu faire cette partie en ascenseur, mais on préférait monter les quelques 600 marches par nous-mêmes, le sportif en nous veut s’activer. Sur le deuxième étage, il y a une grande galerie avec diverses affiches montrant les édifices autour et d’autres qui donnent des informations sur la tour et sa construction.

Monsieur Gustave Eiffel a participé et gagné le concours lancé à l’occasion de l’exposition universelle de 1889 afin de construire une structure qui représenterait le savoir-faire technique français. Construite en deux ans, deux mois et cinq jours, de 1887 à 1889, par 250 ouvriers, elle est inaugurée, à l’occasion d’une fête de fin de chantier organisée par Gustave Eiffel, le 31 mars 1889. D’une hauteur de 312 mètres à l’origine, la tour Eiffel est restée le monument le plus élevé du monde pendant 41 ans. Sa hauteur a été plusieurs fois augmentée par l’installation de nombreuses antennes, pour culminer à 324 m. Utilisée dans le passé pour de nombreuses expériences scientifiques, elle sert aujourd’hui d’émetteur de programmes radiophoniques et télévisés. Ainsi, ce n’est pas qu’une tour en métal, elle est aussi utile pour la vie courante.

Au début, sa construction fut fortement contestée. On peut comprendre vu la hauteur imposante et la structure métallique, mais M Eiffel a su y trouver une utilité pour assurer sa pérennité. Aujourd’hui, avec l’ajout de lumières, la tour est vraiment jolie une foie la nuit tombée. D’ailleurs, les lumières scintillent durant cinq minutes à toutes les heures. Aussi, nous avons appris que la tour est peinte tous les sept an par une vingtaine d’ouvriers et ça leur prend 18 mois pour tout peindre…un travail colossal pour la garder jolie. La tour Eiffel n’a connu véritablement un succès massif et constant qu’à partir des années 1960 avec l’essor du tourisme international. Elle accueille maintenant plus de six millions de visiteurs chaque année (comparativement à douze millions de visiteurs chacun pour la Cathédrale Notre-Dame de Paris et Disneyland Paris).

Maintenant mieux instruits sur la tour, nous prenons l’ascenseur pour monter au troisième et dernier étage de la tour accessible au public. De là-haut, la vue est encore plus belle et grâce au ciel dégagé, nous voyons très loin. Les buildings sont vraiment minuscules et on reconnait certains d’entre eux; Cathédrale Notre-Dame de Paris, Louvre, place de Charles-de-Gaulle… On passe un bon moment là-haut avant de redescendre par le même chemin et les mêmes moyens. Nous avons une superbe vue avec le soleil couchant, ce qui donne d’excellentes photos de la tour une fois que nous avons rejoint le sol.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans un restaurant pour prendre un bon repas français. Je me gâte en prenant un délicieux foie gras de canard, ce sera sans doute la dernière occasion avant un certain temps. Le vin que nous avons choisi est encore trop jeune et pas assez corsé, mais accompagne bien le repas. Nous avions choisi un restaurant loin de l’hôtel afin de marcher un peu avant d’aller se coucher, mais nous étions finalement encore à une heure de marche. A l’aller, nous n’avions pas noté que nous avions marché autant, mais comme il fait beau et que nous adorons marcher, ça ne nous dérange pas. Nous retrouvons l’hôtel Ibis Montmartre avec plaisir pour y passer une bonne nuit.

Brigitte

[Photos de Paris - tour Eiffel]

Islande (jour 13) Blue Lagoon

Lundi 12 septembre 2011: Nous voici déjà rendus à notre dernière journée en Islande et nous terminons avec la cerise sur le sundae puisque nous passerons du temps au Blue Lagoon pour profiter des bains dans les sources thermales et un bon massage. Avant d’arriver à ce moment de la journée pour se gâter, on fait un tour sur la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest.

Sur la route, on fait quelques arrêts, dont le premier pour voir un petit village de pêcheurs avec de minuscules maisons, simples et colorées sur le bord de l’océan. Aussi, un peu plus loin, nous nous sommes arrêtés dans une aire de repos pour regarder les pancartes informatiques et nous avons vu un escalier de bois qui descend dans le sol. En fait, il mène dans une cave formée par la lave et on prend le temps d’aller voir de plus près. C’est assez haut et large, mais c’est dommage que le plafond se soit écroulé, alors nous avons une cave à ciel ouvert.

Un moment que nous avons bien aimé est celui où nous avons vu un phare au loin et que nous avons emprunté le chemin en gravelle pour s’y rendre. Arrivés au bord de l’eau, nous avons marché jusqu’en haut de la butte et nous avions une belle vue sur l’océan, le rivage, le phare et au loin de la vapeur provenant de sources thermales. D’ailleurs, nous avons fait le chemin pour aller voir ces sources de plus proches juste après cet arrêt. Nous sommes restés sur le sentier aménagé pour éviter d’aller trop près de la marmite de la sorcière provenant de la légende disant qu’une sorcière habitait ici et s’occupait de sa grande marmite de boue qui bouillait. Les vapeurs transportant l’odeur de souffre nous envahit de temps à autre selon la direction du vent. Le sol chaud est multicolore à plusieurs endroits et c’est très spécial.

On poursuit notre route qui fait le tour de la péninsule jusqu’à Keflavik, là où nous arrêterons manger. Finalement cette ville n’a pas vraiment de charme. Il y a une grande rue commerciale, mais sans uniformité ni ambiance. Nous avons regardé pour des restaurants et c’est surtout de style fast food. On s’arrête chez Quiznoz pour manger des wraps, mais c’est annexé à une station service, alors pour le décor, ça fait dure. Bref, au moins le sandwich est excellent.

Quelques minutes plus tard, nous arrivons au Blue Lagoon situé au milieu des champs de lave et de lichen alimenté par l’eau de la centrale électrique géothermique voisine. La particularité de cette station thermale est la création d’un lac totalement artificiel de plus de 200 m de long dans une zone volcanique. L’eau utilisée dans le lagon est naturellement riche en sels minéraux, silicates et algues bleu-vertes. Ce sont ces algues qui donnent au lagon sa couleur bleue turquoise laiteuse. Grâce à un forage à plus de 2’000 mètres de profondeur, la centrale extrait une eau sous pression à 240°C réchauffée par l’activité volcanique de l’île qui permet de produire de l’électricité géothermique et de chauffer les villes de Grindavik et la capitale Reykjavik. L’eau chargée en silice ressort de la centrale entre 30 et 39°C et alimente directement la station thermale et le lac artificiel pour le plus grand bonheur des islandais et des curistes.

Le massage pour lequel j’avais fait la réservation la veille a été mal pris en note et au lieu d’avoir un traitement suivi d’un massage, nous n’avons que le massage. Les plages horaires étant complètes, il n’est pas possible de réparer leur erreur, alors on accepte le massage, c’est quand même mieux que rien. Mais avant de se faire masser, on va dans les bains. Une immense piscine naturelle s’étend derrière le bâtiment moderne. Plusieurs mini baies sont autour du grand lagon et les courants d’eau chaudes se promènent. Il y a aussi deux bains à vapeur, un sauna et une chute massage.

Munis de notre bracelet high tech qui ouvre notre casier, nous permet d’acheter des boissons au bar et de ne payer qu’en sortant, nous entrons dans l’eau. Elle est effectivement chaude, juste assez pour rester longtemps sans avoir trop chaud, mais avec quelques courant d’eau plus chaude à certains endroits. Des bols de silice blanche est à disposition pour se faire un masque facial, alors on s’enduit le visage et on attend que le masque sèche. Ah que ça fait du bien! Il fait une magnifique journée, le soleil est au rendez-vous, on ne peut demander mieux.

L’eau rend notre peau toute douce et nos muscles commencent à se détendre. Toutefois, ce n’est que sous les mains expertes du masseur qu’ils sont bien détendus. Nous avons pris un massage extérieur fait dans l’eau. On s’étend sur un matelas flottant, une couverte mouillée nous recouvre pour nous garder au chaud et le masseur nous fait le massage dans l’eau en nous faisant naviguer. Nous sommes sur le dos et le massage se fait en passant ses mains puissantes entre notre dos et le matelas. C’est un massage particulier, mais qui ne perd pas son efficacité. Aussi, on dirait qu’on danse avec lui dans l’eau puisque les mouvements qu’il fait pour changer de position nous fait virevolter sur la surface de l’eau. Pour nous garder au chaud, il fait en sorte de nous immerger un peu dans l’eau chaude de façon régulière tout en laissant notre tête sortie. C’est vraiment spécial et relaxant.

Les plaisirs de la vie ne peuvent durer éternellement, il est maintenant l’heure de rentrer au guesthouse pour être à l’heure pour le rendez-vous donné à la personne qui vient récupérer le véhicule. C’est ce qui est bien avec la compagnie que nous avons choisie (viking car rental via extreme island) c’est qu’ils viennent chercher le véhicule à l’heure et l’endroit que tu veux. Une fois le véhicule rendu, nous pouvons profiter des installations du guesthouse. Nous sommes dans le sous-sol très bien aménagé d’une maison, Thverholt à Keyflavik. C’est zen, simple et chaleureux. Nous avons deux repas lyophilisés que nous prenons ce soir puisqu’il y a une cuisine aménagée. Aussi, on refait la disposition de nos valises afin de remettre les vêtements chauds dans la grosse valise que nous laisserons à l’aéroport pendant nos quelques jours en Pologne.

Pendant que je rattrape le retard dans l’écriture des posts, Marc-André part à la recherche d’aurores boréales. Il marche dans le boisé derrière la maison lorsque le ciel commence à s’éclairer de vert. Il passe alors plus d’une heure à l’extérieur à prendre plusieurs photos dans des angles différents. C’est tout gelé qu’il revient se glisser sous les couvertes du lit, fier des belles photos prises.

Brigitte

[Photos du Blue Lagoon et pointe sud]

[Photos Best of Islande - psd et panos]

[Vidéo de l'Islande, 28:37 minutes]